21 juillet 2024
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AccueilA la uneQuand tout a été dit, rien n’a été dit M. Tebboune !

Quand tout a été dit, rien n’a été dit M. Tebboune !

Tebboune
Tebboune veut un second mandat. Est-ce seulement possible après le désastre du premier ?

Le cadran de nos présidents, depuis 1962, n’a jamais cessé de tourner, affichant la même heure alors que les aiguilles indiquent une autre. Dans l’esprit de la mafia politico-militaire qui dirige le pays, le même mantra, selon lequel plus ça change, plus c’est la même chose, suffit de diriger le pays, d’une façon aussi silencieuse qu’implacable.

Alors tout est en marche pour un deuxième mandat du succédané Tebboune, qui, en réalité, est une suite logique des autres mandats du déchu Bouteflika, aggravant ainsi le déficit de légitimité populaire et la crise d’État dans lesquels se trouve le pays.

Qu’est-ce qu’on pourrait espérer de plus de cette mafia politico-militaire qui désigne les présidents : la société est islamisée au plus profond de son être. Jamais les femmes n’ont été aussi et autant voilées que depuis les vingt dernières années. Sous peu, on jugera le présent code de la famille beaucoup plus progressiste que celui qu’il lui succèdera.

Jamais l’économie n’a été en berne, au point où l’on est incapable d’autosuffire à nos besoins alimentaires, et que notre PIB par habitant est à la traine, en comparaison avec beaucoup d’autres pays d’Afrique.

Jamais nos écoles n’ont été un dépotoir pour idéologie salafiste, alors que le FIS, aussi paradoxale que cela puisse paraître, n’existe plus sur la scène politique.  Jamais nos prisons n’ont été gorgées, à ras-le-bol, de détenus d’opinions, depuis la présidence sans président de Tebboune. 

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Le repos de nos cimetières est devenu beaucoup plus salvateur que le désert médical de nos hôpitaux. Quand ce n’est pas dans des embarcations de fortune que nos jeunes jettent leur dévolu pour fuir le mal de vivre qui les guette, c’est en ingurgitant, à volonté, Lyrica -plus largement répondue que tout autre produit de première nécessité-, qu’ils se donnent l’illusion de rêver un pays dans lequel ils y vivraient.

On ne peut pas se contenter de plaindre le peuple, qui désigne le pouvoir politico-militaire comme dépositaire de la crise d’État dans laquelle nous y retrouvons, sans avoir le courage politique de les rejoindre.

À notre tour, nous avons fui les vraies questions, abandonné le peuple, en tuant dans l’œuf les prémisses d’une prise de conscience politique, souillée par des calculs politiciens, où l’on s’obstine à désigner les bons à défendre et les pestiférés à bannir, alors qu’il s’agit d’un combat inaliénable et indissociable pour les droits humains, la dignité et la liberté, pour toutes et tous, sans distinction aucune.

« La guerre ! C’est une chose trop grave pour la confier à des militaires. », disait Clémenceau. Est-ce que la défense de la liberté et des droits de l’homme sont des enjeux trop précieux et éminemment vitaux pour qu’on les abandonne aux islamistes?

Alors, sommes-nous devenus des falsificateurs de l’histoire, pour ainsi raser les murs comme des voleurs, avec dans les yeux la peur de l’ombre de notre ombre? Sommes-nous atteints, à ce point, du syndrome de Stockholm, pour espérer que le salut viendrait d’un quelconque généralissime, qui se lèverait un bon matin, se laverait de toutes les ignominies dont il s’était fait complice, et s’adresserait à nous comme le bon samaritain, se souciant d’aimer son prochain? Ou encore, par une amétropie politique, choisir le moins pire pour que ça empire.

Non, Il ne faut pas pâlir devant le passé, pas plus qu’on ne doit trembler devant les anciens et les nouveaux bourreaux de notre liberté. Regardons-les en face. Reprenons notre droit à la parole libre et libérée, comme une arme contre toutes les injustices qui transcendent le passé et broient encore aujourd’hui notre liberté. Élevons-nous contre les faiseurs de présidents, ces généralissimes omnipotents, comme la potence avec laquelle nos droits et nos vies sont sectionnés.

Tout le monde sait que le monde post-Tebboune serait le même en un peu pire. Alors, mobilisons-nous pour que le Hirak devient le bien de tous, et sa résurrection l’affaire de chacun!

Mohand Ouabdelkader

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