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4 mars 2024
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Relations entre Alger et Abou Dhabi : rien ne va plus !

Relations algéro-émiraties.

Une crise d’abord silencieuse puis relayée par quelques médias officieux et officiels sévit depuis 2021 entre l’Algérie et les Émirats arabes unis. Mais les ambassadeurs des deux pays sont pour le moment en place.

Une crise larvée, empreinte d’accusations dans la presse, pourrit les relations entre Alger et Abu Dhabi. Pour le moment, elle est circonscrite à ces éclats médiatiques soigneusement ciblés.  Cependant, sans avertissement, les Émirats ont pris des sanctions contre des dignitaires algériens considérés comme hostiles, et ne leur accordent plus de visas. Heureusement ce n’est pas Paris. Ils accusent Alger d’être hostile à leurs intérêts en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne, alors qu’Alger reproche à Abou Dhabi de travailler de concert avec Israël et le Maroc pour « déstabiliser sa sécurité nationale ».

Une tournure plus hostile a été prise, depuis l’été dernier. Les médias proches du pouvoir puis la radio nationale ont multiplié les déclarations comminatoires. Les Emirats arabes unis sont accusé de tentatives de déstabilisation avec le soutien du Maroc et d’Israël, deux pays avec lesquels l’Algérie n’entretient aucune relation diplomatique. Mieux encore, Alger et Rabat se tirent la bourre dans toutes les instances continentales et internationales. Dans ce duel, Israël vient naturellement au secours du voisin de l’ouest, un pays avec lequel elle entretient de puissantes relations de partenariat.

Le torchon brûle entre l’Algérie et les Emirats arabes unis

Ce sont les médias locaux proches du pouvoir algérien qui, souvent, se font l’écho du mécontentement d’Alger qui considère qu’Abou Dhabi œuvre dans les coulisses contre l’intérêt de l’Algérie. Abou Dhabi aurait ainsi été l’un des rares pays à avoir voté contre la candidature d’Alger au Conseil de sécurité des Nations unies. Elle aurait également convaincu l’Inde de voter contre l’intégration d’Alger au Brics.

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Tout récemment, la radio nationale algérienne a accusé les Émirats de financer le Maroc à hauteur de 15 millions de dollars pour saper ses relations avec les pays voisins du Sahel. Le mois dernier, c’est Louisa Hanoune, la secrétaire générale du Parti des travailleurs qui a déclaré après une rencontre avec le président Tebboune que celui-ci était « au courant de ces manœuvres ».

En effet, sur les dossiers régionaux et en géopolitique, tout oppose les deux pays : Alger est plus proche de la Turquie, du Qatar et de l’Iran alors que les Émirats sont les alliés d’Israël et du Maroc. Sur le dossier libyen, les deux pays s’opposent également : Abou Dhabi soutient le maréchal Haftar, l’homme fort de l’est libyen, alors qu’Alger soutient Tripoli.

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Rappelons que les Emirats arabes unis ont livré le 4 août 2021 à l’Algérie Abdelmoumen Ould Kaddour lsuite à un mandat d’arrêt international émis à son encontre pour son implication présumée dans des affaires de corruption.

C’est Bouteflika qui a introduit les Emiratis en Algérie. Rappelons-nous l’affaire Orascom et Djezzy, sa filiale algérienne. Mohamed Al Shorafa affairiste émirati et ami de Bouteflika était le personnage central de cette relation.

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Quelques sociétés émiraties opèrent toujours en Algérie. Dubai Ports World (DP World) dans le domaine portuaire, de Mubadala dans le domaine pétrolier, d’Aabar investments (fonds d’investissement d’Abu Dhabi) dans l’investissement et du Holding Al Qudra dans l’immobilier à côté du conglomérat Emaar.

Signés en 2008 avec les deux entreprises portuaires d’Alger et de Djendjen (Jijel), les accords de DP World, sous forme de contrats de concession d’une durée de 30 ans, portent sur la gestion et la modernisation de ces deux infrastructures portuaires algériennes.

Yacine K.

3 Commentaires

  1. « …. le président Tebboune que celui-ci était « au courant de ces manœuvres ». Tellement au courant qu’il n’ose même pas désigner les EAU par leur nom lors du dernier Haut conseil de sécurité dédié justement à la question des manoeuvres des EAU contre l’Algérie. Quant à Orascom, je pensais que c’était son CEO (le milliardaire égyptien Naguib Sawiris) qui était l »e personnage central de cette relation ». C’était quoi exactement le rôle de l’émirati Mohammed Ali Al Shorafa Al Hammadi, membre du Conseil exécutif de Abu Dhabi, dans cette affaire? Un intermédiaire? C’est vrai que les dirigeants algériens semblent toujours obligés (allez savoir pourquoi?) de passer par les émiratis pour la moindre transaction d’importance. La preuve, le MDN tout défendeur de la souveraineté du pays qu’il est supposé être se voit (encore une fois, allez savoir pourquoi?) obligé de passer par les émiratis pour traiter avec Mercedes, une entreprise connue d’un pays où Tebboune lui-même s’est soigné, apparemment sans passer par les émiratis. Ou peut-être pas! En ce qui me concerne, je ne jure de rien tant dans la Nouvelle Algérie Impossible is nothing!

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