10 décembre 2022
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RSF dénonce une vague d’arrestations de journalistes algériens

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RSF dénonce une vague d’arrestations de journalistes algériens

Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé dans un communiqué rendu public jeudi 25 octobre l’arrestation des journalistes et des éditeurs de presse électronique algeriens, Abdou Semmar, Adlène Mellah et Merouane Boudiab entre les 22 et 24 octobre 2018. Les trois journalistes ont été présentés jeudi 25 octobre devant le tribunal pénal de Said Hamdine et le tribunal correctionnel Abane Ramdane et placés en détention provisoire dans la même journée.
 

Le journaliste et rédacteur en chef d’AlgériePart Abdou Semmar ainsi que son collaborateur Merouane Boudiab ont été arrêtés le 23 octobre à Alger par la gendarmerie nationale.

Le directeur des médias en ligne Algérie Direct et Dzairpresse Adlène Mellah a, quant à lui, été interpellé au soir du lundi 22 octobre 2018.

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Selon RSF, ces arrestations font suite à un dépôt de plainte en diffamation par Anis Rahmani le directeur d’Ennahar TV pour des articles qu’il a jugés diffamatoires parus il y a quelques semaines dans AlgériePart et Dzair Presse. Abdou Semmar et Adlene Mellah sont depuis détenus par la brigade de gendarmerie de Ben El Jedid à Alger et Merouane Boudiab a quant à lui été relaché. Ils comparaissent aujourd’hui devant le tribunal pénal de Said Hamdine et le tribunal correctionnel Abane Remdane. Les avocats des journalistes ont été jusque-là interdits de les voir.

Selon RSF, “aucun journaliste ne devrait se retrouver en prison pour des faits de diffamation, déclare Souhaieb Khayati directeur du bureau Afrique du Nord de RSF ». « Est ce comme cela que les autorités célèbrent la journée nationale de la presse ? En arrêtant les journalistes ? », s’interroge l’ONG. 

RSF a qualifié leur interpellation d’une grave atteinte à la liberté de l’information, elle demande leur libération immédiate.

Faut-il le rappeler que, Adlene Mellah et son rédacteur en chef Khelaf Benhadda ont déjà été arrêtés et détenus en juin dernier pour avoir couvert l’affaire de la saisie de 701 kg de cocaïne, ils sont toujours sous contrôle judiciaire.

L’Algérie est 136e place au classement mondial de la liberté de la presse 2018, ajoute RSF

Auteur
La rédaction

 




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