4 décembre 2022
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Sommet arabe d’Alger : entre absences et renoncements

Sommet arabe

Les dirigeants arabes se réunissent en sommet mardi en Algérie pour la première fois en trois ans, sur fond de divisions et de premières défections. Une constante qui caractérise cette organisation.

Le sommet arabe d’Alger commence par des mauvaises annonces. Mohamed Ben Salmane, prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Zayed Al Nahyane l’émir des Emirats arabes et Nawaf Al-Sabah, l’émir du Koweït viennent d’annuler leur participation au sommet. Ce sont trois poids lourds de la Ligue arabe qui viennent de signifier leur absence.

Le roi Abdallah II de Jordanie ne participera pas non plus à ce sommet, selon l’agence de presse jordanienne, Petra, qui a précisé que le Prince héritier, Al Hussein ben Abdallah, conduira la délégation de son pays à ces travaux.

Reste à savoir si l’Egypte de Sissi viendra y assister ?

Quand Alger rétropédale

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Tout comme la RASD, la Syrie, en dépit de la terrifiante répression de la contestation par Bachar Al Assad, a toujours bénéficié du soutien des autorités algériennes.

L’Algérie qui place ce sommet, le 31ème de l’organisation panarabe, sous le signe du « rassemblement » a essuyé le refus de participation de plusieurs pays, notamment du Golfe. Le prince héritier d’Arabie saoudite est le premier.

L’Algérie voulait la participation de la Syrie du dictateur Bachar Al Assad. Mais la pression des monarchies arabes a pris le dessus. L’Algérie a cherché en effet en coulisses à réintégrer Damas au sein de la Ligue arabe, dont le pays a été exclu fin 2011 au début de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad, mais y a finalement renoncé, officiellement à la demande du régime syrien lui-même.

« Inviter la Syrie au sommet d’Alger dans la conjoncture actuelle comporte un haut risque. L’Algérie a réalisé les conséquences d’une telle présence sur la tenue de son sommet. De concert avec Damas, elle a renoncé à concrétiser son initiative », décrypte M. Abidi, directeur du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (Cermam) à Genève.

Selon Pierre Boussel, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) en France, le retour de la Syrie au sein de la Ligue arabe était pourtant un souhait de la Russie, alliée de Damas mais aussi d’Alger. Ce ne sera pas le cas. Comme d’ailleurs l’absence de la république arabe sahraouie (RASD) en lutte pour son indépendance contre le Maroc. L’Algérie, grand soutien de la RASD, a démenti énergiquement une probable participation de ce mouvement indépendantiste à ce sommet.

L’ombre de la réconciliation avec l’Etat hébreu

La Ligue arabe, qui regroupe 22 pays, s’était réunie pour la dernière fois au sommet en mars 2019 à Tunis. Depuis, plusieurs membres de ce « syndicat de chefs d’Etat et de rois », qui a historiquement placé le soutien à la cause palestinienne et la condamnation d’Israël en tête de son agenda, ont opéré un rapprochement spectaculaire avec l’Etat hébreu.

Les Emirats arabes unis ont ainsi normalisé leurs relations avec Israël en 2020 dans le cadre d’une série d’accords, dits d’Abraham, négociés par Washington. Bahreïn, le Maroc et le Soudan leur ont emboîté le pas.

Ce rapprochement est d’autant plus significatif dans le contexte du sommet que son hôte algérien est un farouche soutien des Palestiniens. Alger a parrainé à la mi-octobre un accord de réconciliation entre factions palestiniennes rivales, même si les chances de le voir se concrétiser sur le terrain paraissent faibles.

La coopération sécuritaire nouée par le Maroc avec Israël après la normalisation de leurs relations a exacerbé les tensions entre les deux frères ennemis d’Afrique du Nord, déjà vives en raison de profonds désaccords sur le Sahara occidental, ayant conduit à la rupture de leur relations diplomatiques en août 2021, à l’initiative d’Alger.

Si le conflit israélo-palestinien et la situation en Syrie, en Libye et au Yémen figurent bel et bien à l’ordre du jour du sommet, les dirigeants arabes et leurs collaborateurs devront se livrer à de véritables acrobaties diplomatiques dans la formulation des résolutions finales – adoptées à l’unanimité – pour éviter de froisser tel ou tel poids lourd de l’organisation.

« Le sommet devra adresser un message de soutien aux Palestiniens, leur garantissant qu’ils ne seront pas les sacrifiés des accords d’Abraham », a estimé Hasni Abidi. Mais eu égard aux nombreuses absences de pays importants de cette organisation, il est fort possible que le message final finissent comme toutes les initiatives et autres promesses de cette Ligue arabe. Autrement dit : dans les oubliettes.

Un Sommet pour se légitimer à l’intérieur

En vrai, ce sommet était un marche-pied pour Tebboune en quête de légitimité et d’aura. Alger tient beaucoup à cette rencontre. Elle veut en faire une vitrine pour tromper le peuple algérien et chatouiller son orgueil. Faut-il rappeler que ce sommet a lieu au moment même où 300 détenus d’opinion croupissent dans les prisons. Pas seulement, les procès pour délit d’opinion sont quotidiens dans les tribunaux algériens. Alors parler de réconciliation arabe au moment où les autorités répriment à l’intérieur…

Marqués par un manque flagrant de légitimité, Abdelmadjid Tebboune (77 ans) – 6 Algériens sur 10 ont boudé les urnes de la présidentielle en 2019 – et ses mentors font tout pour faire oublier les immenses manifestations de contestation de 2019 et 2020. Et cette rencontre internationale tombe à pic. A condition que les principaux chefs arabes ne lâchent pas Alger et que ce sommet finisse en échec.

Sofiane Ayache

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22 Commentaires

  1. « il est fort possible que le message final finisse …dans les oubliettes » Lapsus révélateur, j’ai lu « mensonge » au lieu de « message ».

    Il est temps que le « pouvoir algérien  » s’assagisse et se rende à l’évidence. Qu’il s’assoit à la table de négociation avec le peuple algérien pour lui remettre son dû, dans la dignité.

  2. Je ne vois nulle utilité au tissus d’inepties débitées tout au long de votre article, à l’exception des deux derniers paragraphes. Vous auriez dû vous en tenir à ces deux paragraphes, en rappelant que le crédit international de la Ligue arabe, y compris auprès des populations arabes elles-mêmes, est, depuis longtemps, strictement égal à zéro. Ce qui nous aurait gratifiés d’un article tout à fait pertinent.

    • @At Dahman: J’avais envoyé mon commentaire avant de lire le vôtre, et ils disent la même chose. Je pense que les peuples de ces pays seraient presque certainement tous du même avis. La question que je me pose, c’est du point de vue des soi-disant « dirigeants » qui se réunissent lors de ces « Sommets. » Quelle importance peuvent-ils bien y trouver, eux, là où leurs peuples n’en voient pas, là où leurs peuples SAVENT qu’il n’y en a pas ?

    • Je n’ai jamais été arabe,et je ne le serai jamais.
      Donc toute cette tchaktchouka arabe ne vaut que pour les kharabes.
      Je suis Amazigh,je suis Kabyle et fier,je suis athée et je ne crois pas en vos turpitudes .
      Et puis même si dieu existait,je préférerais Satan pour ne jamais faire communauté avec vous.
      Vive la Kabylie libre et indépendante, et morts aux buveurs de pisse de chamelle.

  3. Quand je vois « Sommet Arabe » dans le titre, je ne lis jamais le contenu.
    Ils me rappellent une anecdote soufie d’Abdelkader El Djilani (Djilali pour les algériens.) Un moucheron voulait élire domicile dans l’oreille d’un éléphant, mais avant d’emmenager avec toute sa famille il jugea qu’il fallait faire preuve de bonnes manières. Il s’assit donc au bord de l’oreille de l’éléphant et cria de toutes ses forces pour lui demander l’autorisation de s’y établir. L’éléphant bougea son oreille, signe qui fut interprété par Monsieur Moucheron comme un acquiescement en bonne et due forme. Le moucheron remercia donc chaleureusement son hôte et ramena toute sa smala s’établir dans l’oreille de l’éléphant. Quelque temps plus tard, pour des raisons qui n’avaient rien à voir avec l’éléphant, les circonstances de la vie du moucheron et de sa famille devinrent telles qu’il leur fallait déménager. Seulement, le père moucheron se sentait gêné vis-à-vis de l’éléphant. Il avait peur de froisser ses sentiments, que l’éléphant sente que le moucheron n’était pas satisfait des conditions grâcieusement mises à sa disposition. Tout embarrassé, il s’assit de nouveau sur le bord de l’oreille de l’éléphant et l’assura qu’il n’était pas un ingrat, bien au contraire, et qu’il regrettait de quitter la compagnie d’un hôte si hospitalier. L’éléphant secoua son oreille, et notre moucheron comprit ça comme un signe d’approbation, et soulagé, s’en alla avec sa famille.
    Ce que le moucheron ne savait pas, c’est que l’éléphant ne l’avait jamais entendu et ne savait ni qu’il s’étaient établis dans son oreille ni qu’ils étaient partis. Il ignorait totalement leur existence.
    C’est ça le genre d’importance qu’a le Sommet Arabe, que ce soit à Alger ou à 3arriwa-les-bains.

  4. Quand on est incapable d’avoir des relations cordiales avec son voisin avec lequel on est près de l’affrontement,quand on est en désaccord sur pratiquement toutes les questions internationales, nous avec les autres et les autres entre eux, comment peut-on se targuer de l’organisation de ce sommet ?

    Le doute quant à son déroulement a prévalu jusqu’aux derniers moments. Ce sommet  » prévu de longue date » a failli ne pas avoir lieu. Sans l’acharnement de l’Algérie qui considère la tenue de ce sommet comme la plus grande de ses réalisations il n’y aurait pas de sommet arabe à Alger. Depuis , on a oublié la raison de sa tenue. Les pays arabes savent-il pourquoi il sont invités? Connaissez-vous ce célèbre dîner? Qui va être le dindon ?

    En attendant c’est à grands bruits que ce sommet est annoncé, tambours et trompettes sont activés pour détourner l’attention. Tous les projecteurs seront braqués sur les représentants. Untel est venu. Markit al khudja yechdah !

    La seule inconnue est de savoir quand nos voisins saboteront ce sommet : avant , pendant ou après. Selon une source généralement bien informée , nos voisins manoeuvrent comme ils peuvent pour troubler la fête. Je crains que comme dit l’addage bien arabe : moul l3ers tehane tehane . En attendant chacun joue son jeu , et cette affaire de la RASD , n’est qu’une diversion parmi d’autres . Le plus difficile est de savoir qui est aux commandes.

    Car qui croit que la réussite de sommet fera plaisir à nos voisins et même aux autres pays arabes ? Je me demande même si notre pays n’a pas choisi ce moment où chacun a d’autres  »saucisses » , comme dirait Dda Cha3vane, pour réussir le fiasco.

    La vraie question est : est-ce que nos zamis zarabes réussiront à empêcher l’Algérie de rater ce sommet. Car le pire qui puisse arriver c’est que l’Algérie le réussisse à son insu.

    Si ce sommet est une réussite tant mieux , si c’est un échec tant pis, et si c’est le contraire ce n’est pas grave. Ce qui est sûr c’est qu’il ne décevra pas tout le monde .

    Pendant ce temps la presse de nos voisins se réjouit de faire savoir que c’est eux qui ont brulé le torchon, rien que pour nous ne nous disions pas que nous avons réussi ce sommet zarabe.

    • En somme le seul intérêt de ce sommet est qu’il puisse avoir lieu. Il s’agit seulement de savoir si une enveloppe vide et dénuée de toute valeur en elle-même arrivera à sa destination ou pas.

      • Azul a yamdakul,

        Outre l’inopportunité de ce sommet qui n’a lieu que parce qu’il devait avoir lieu selon la loi de Murphy, je ne crois pas que nos dirigeants soient si dupes pour y croire.

        Ce que je sais c’est que nos frères zarabes nous haïssent cordialement, peuples et dirigeants. Comment nos dirigeants peuvent-ils penser que si une quelconque initiative il devait y avoir , on la laisserait à l’Algérie qui n’est politiquement en phase avec aucun pays arabe? Comment croire que l’Arabie Saoudite, l’Egypte, les Zémirats, le Qatar, le Maroc, nous laisseraient cette initiative? Alors que l’histoire de ces dernières années ne nous a pas mis dans le même camp? Et serait-ce vraiment raisonnable? rend

        Sans parler du fait que tout qu’entreprend l’Algérie va à l’encontre de ce qu’en attendent ses frères zarabes. En Libye, en Palestine, en Syrie, et partout ailleurs dans le monde. Nous n’avons pas seulement pas les mêmes intérêts , mais parfois ils sont opposés.

        Alors pourquoi ce cinéma ?

        • Continuer à essayer de perpétuer cette sorte de relation avec les zarabes en devient du vrai masochisme.

        • Parce que la Loi d’inertie fait que, tout promoteur d’un projet bâti sur du vide, doit, comme le cycliste, pédaler sans cesse, au risque de tomber.

  5. Les rencontres des dirigeants arabes et assimilés, c’est soit des orgies aux frais du peuple, soit des réunions guindées à faire rire les plus constipés de caractères.

  6. « I have a dream » disait déjà un illustre damné avant de succomber à son rêve! c’est que l’Algérie (état et société) soit ostracisée par ses frères Zaaraves jusqu’à un point de non retour.
    ça nous fera des vacances à nous zôtres damnés qui pensons que l’Algérie irait mieux en empruntant le chemin de sa propre histoire et identité. Mais bon, ce n’est qu’un dream!

    • Le fait est que l’Algérie est bien déjà ostracisée par les zotres zarabes – enfin les plus vrais zarabes. Ce Pouvoir ne veut simplement pas l’admettre, ou fait semblant de ne pas l’admettre.

  7. Donc, si j’ai bien compris, nous sommes guidés par deux lois imparables. Les lois d’inertie et de Murphy. Nous sommes obligé de continuer à pédaler pour ne pas tomber , et tout ce qui doit arriver aux Zarabes va arriver.

    Je ne fustige pas ce sommet Zarabe, parce que c’est un sommet Zarabe, mais d’abord pour son inutilité. Il ne correspond nullement aux nécessités du moment.

    Quand l’Europe a commencé à se construire ce n’était pas sur des bases religieuses ou culturelles. Loin de là. C’était sur l’idée d’une communauté économique. Il a commencé par la levée des barrières douanières qui entravaient la circulation des marchandises et du capital. Les accords politiques ne vinrent que par la suite et passent encore aujourd’hui au second rang. Puis l’adhésion des autres pays s’est faites sous condition de satisfaire à des critères économiques et politiques bien définis : les critères de convergences.

    Sur quels critères de convergences s’est constituée la ligue arabe? Si on considère la raison qui a prévalu à sa création et qui a disparu aujourd’hui cette ligue n’a plus aucune raison d’être.

    Sur un autre plan, peut-on faire comme l’Europe , non pas au niveau Zarabe , mais seulement au niveau régional,sur quels critères économiques pourraient se construire une union maghrébine ?

    Au regard de la situation économique de chaque pays Zarabe, il n’y a aucune nécessité de constituer une quelconque union. Et cela est valable sur le plan politique. Pourquoi la Jordanie, le Liban, qui ont des frontières avec Israël qui est beaucoup plus puissant qu’eux adopteraient-ils la même position que l’Algérie, qui est située à des milliers de kilomètres de ce pays?

    Pourquoi le Qatar qui a de gros appétits et qui peut rivaliser, du moins financièrement, avec Israël sacrifierait-il ses propres intérêts pour Falastine?

    Comment expliiquer que les pays du Golf qui eux ont plus de critères de convergences économiques et les moyens de réaliser leurs ambitions ne créent-ils pas une union Zarabe à l’image de l’U.E ? Et si c’était le cas , auraient-il une raison d’intégrer les pays du Maghreb qui eux n’ont que leur féroce appétit à leur apporter?

  8. Une fois ce soi disant « sommet » fini avec ses histoires marocaines, de quoi va discuter la junte et sa presse pour distraire, détourner et « impressioner » le peuple ? Le MAK 3, le Rachad 4 ou la main de l’étranger (+ l’infini) ? On attend avec impatience le prochain feuilleton. Le reste ? tout le monde, les arabes inclus, savent que ce sommet n’est que du pur khorti et une perte et temps pour eux et d;argent pour le pays. Leurs dès sur les « affaires arabes » sont déja pipées. Seule la junte fait semblant de s’en occuper, sinon, sans faux problémes et sans « suspense », que savent ils faire d’autre ? Construire des mosquées par milliers et fabriquer des mensonge quitidiens a travers leur machines conditionnées.

  9. Une fois ce soi disant « sommet » fini avec ses histoires marocaines, de quoi va discuter la junte et sa presse pour distraire, détourner et « impressioner » le peuple ? Le MAK 3, le Rachad 4 ou la main de l’étranger (+ l’infini) ? On attend avec impatience le prochain feuilleton. Le reste ? tout le monde, les arabes inclus, savent que ce sommet n’est que du pur khorti et une perte et temps pour eux et d;argent pour le pays. Leurs dès sur les « affaires arabes » sont déja pipées. Seule la junte fait semblant de s’en occuper, sinon, sans faux problémes et sans « suspense », que savent ils faire d’autre ? Construire des mosquées par milliers et fabriquer des mensonges quotidiens a travers leurs machines conditionnées.

  10. Hend uqaci : Ce n’est pas la peine de se référer à l’Union Européenne ! Même si l’Algérie a décidé de quitter l’UE en 1976 (héritage de la France et des accords d’Evian)
    Il suffit de voir comment les pays de l’Afrique de l’ouest ont gardé la monnaie unique CFA pour créer une zone de libre-échange CEDEAO ! Elle a tellement de succès qu’elle s’agrandit à l’Afrique centrale et crée une nouvelle monnaie ECO pour intégrer les pays non CFA !
    Les africains qui ont connu la colonisation française sont plus fins que les Maghrébins !

  11. Une diplomatie rationnelle, c’est-à-dire celle qui organise les relations d’un État avec d’autres États, doit partir de cette observation d’évidence, que dans le monde tel qu’il est, les États n’ont ni amis, ni ennemis, mais seulement des intérêts. Elle n’est donc guidée que par la quête de la satisfaction optimale du bien être économique, social et culturel, ainsi que la garantie de sécurité intérieure et extérieure pour son peuple. C’est dire, qu’une telle démarche requiert moins de, je ne sais quelles affinités, religieuses, culturelles, linguistiques ou autres, que la recherche de conjonctions d’intérêts, seul ciment de véritables alliances, qui, du reste, ne durent elles-mêmes que tant que dure cet intérêt commun.
    S’il en était autrement, la Turquie n’aurait pas voté à l’ONU, contre toutes les Résolutions en faveur de l’exercice par peuple algérien de son droit légitime à l’autodétermination. Laquelle Turquie qui fut, quelques décennies plus tard, contrainte d‘opérer une révolution copernicienne de sa diplomatie, après que l’Europe ait commis l’incroyable bévue de lui fermer la porte au nez. Claque qui lui ouvrit les yeux, en lui faisant découvrir, que ses intérêts vitaux, et donc son destin, se jouent d’abord en Mer Noire, au Caucase, en Asie centrale, en Méditerranée et au Moyen-Orient. Dans le même ordre d’idées, on peut relever que les Émirats Arabes Unis se sentent aujourd’hui, davantage d’affinités avec Israël qu’avec l’Algérie, et, last but not least, nous avons sous les yeux l’exemple le plus significatif, celui de ces nouvelles générations de l’Arabie qui entendent, désormais, s’établir à leur compte, en cessant d’être les idiots utiles de l’Oncle Sam, pour se tourner vers d’autres cieux, à la recherche de nouvelles conjonctions d’intérêts, pour de nouvelles alliances et de nouvelles ambitions. Il est grand temps que notre peuple, lui aussi, quitte le quai d’où il regarde passer les trains, pour prendre, enfin, ses intérêts et son destin en main,

  12. « Il est grand temps que notre peuple, lui aussi, quitte le quai d’où il regarde passer les trains, pour prendre, enfin, ses intérêts et son destin en main, » – Pour l’instant ce sont les illégitimes et la junte qui prennent les décisions clefs, catastrophiques ou désastreuses. Personne ne les controle meme s’ils nous mènent droit au mur ou a l’abysse. Le peuple est paralysé. Il sera de même devant une guerre. Personne n’ira mourir pour aider a perdurer une issaba sans nom.

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