27 novembre 2022
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Une visite technique pour Elisabeth Borne à Alger

Drapeau Algérie France

Jeunesse, économie, transition énergétique… Aucun sujet qui fâche pour la visite Elisabeth Borne, qui se rendra en Algérie dimanche et lundi.

Borne fera une visite technique à Alger. Pas de sujets qui fâchent. Ni les questions mémorielles, encore moins celles liées aux violations des droits de l’homme, ne seront abordées. On met tout sous le tapis pour parler affaires.

Pas moins de 16 ministres pour une visite consensuelle à Alger. La Première ministre française, Elisabeth Borne fera une visite qui portera essentiellement sur la jeunesse et la coopération économique, alors que des dossiers plus sensibles sur l’immigration ou la question mémorielle font toujours l’objet de discussions.

La question d’une augmentation des livraisons de gaz algérien à la France, dans le contexte de la raréfaction du gaz russe en Europe, ne sera quant à elle « pas à l’ordre du jour » de la visite, selon Le Premier ministère français.

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Cette visite vise à concrétiser la « Déclaration d’Alger pour un partenariat renouvelé », signée par Emmanuel Macron et algérien Abdelmadjid Tebboune le 27 août au terme d’une visite de trois jours du chef de l’Etat français en Algérie, selon l’AFP.

Tout l’enjeu de cette visite après celle de Macron fin août est de passer aux choses concrètes. Le partenariat, mais aussi et surtout la question de l’émigration sera un des dossiers qui sera abordé à cette occasion. Des centaines d’Algériens sont sous Obligation de quitter le territoire. Les autorités françaises souhaitent les expulser. Pour l’heure, on freine des quatre fers à Alger.

Pas seulement. De plus en plus d’Algériens, souvent en famille, arrivent en France sans papiers. Les services sociaux des départements sont surchargés, comme d’ailleurs les centres d’hébergement que cette population sollicitent en dernier recours. Ce dossier des sans papiers sera aussi abordé car les autorités françaises souhaitent endiguer le flux des arrivants.

La visite de Macron en Algérie peut en cacher une autre !

« Soupape » 

Les présidents des deux pays avaient fin août ouvert la voie à un assouplissement du régime de visas accordés à l’Algérie, pour les étudiants, entrepreneurs, scientifiques, sportifs ou artistes, en échange d’une coopération accrue d’Alger dans la lutte contre l’immigration illégale.

Mais « les discussions n’ont pas encore abouti au moment où on se parle », a indiqué jeudi Matignon.

La question des visas a empoisonné la relation bilatérale ces derniers mois après une division par deux de leur nombre par la France pour l’Algérie, jugée pas assez prompte à réadmettre ses ressortissants expulsés de France. Fin août, Paris avait relevé toutefois une hausse du nombre de réadmissions en Algérie et dit espérer une « levée » prochaine des derniers « blocages ».

« L’exercice est difficile », admet auprès de l’AFP l’ancien ambassadeur à Alger Xavier Driencourt, alors que « le visa a une valeur politique considérable en Algérie, c’est une espèce de soupape à une société qui va mal ».

L’autre sujet sensible de la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie ne sera pas non plus au cœur de cette visite.

La commission d’historiens algériens et français qui doit être installée pour examiner « sans tabou » les archives des deux pays, « est encore en cours de constitution », selon Matignon.

Mme Borne présidera avec son homologue algérien Aïmene Benabderrahmane le cinquième Comité intergouvernemental de haut niveau (CIHN), dont la dernière édition remonte à 2017.

Une visite à Alger avait été envisagée en avril 2021 avec le prédécesseur de Mme Borne, Jean Castex et quelques ministres, mais elle avait été reportée à la dernière minute, dans un contexte de relations tendues avec l’Algérie.

Les deux pays devraient signer des accords dans les champs de la formation, de la transition énergétique, de la coopération économique, de la jeunesse et de l’éducation, mais aussi sur des projets plus régaliens.

Les ministres Bruno Le Maire (Economie), Gérald Darmanin (Intérieur) Catherine Colonna (Affaires étrangères) Eric Dupond-Moretti (Justice), Olivier Dussopt (Travail), et Pap Ndiaye (Education) seront notamment du voyage.

L.M./AFP

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