8 août 2022
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AccueilMise en avant20 ans de prison contre Chakib Khelil, ex-ministre de l'Energie

20 ans de prison contre Chakib Khelil, ex-ministre de l’Energie

Chakib Khelil

La cour d’Alger a confirmé mardi en appel la condamnation à 20 ans de prison ferme par contumace de l’ex-tout puissant ministre de l’Energie, Chakib Khelil, en poste pendant 10 ans sous la présidence d’Abdelaziz Bouteflika, selon l’agence officielle APS.

La Cour à Alger a condamné par contumace Chakib Khelil à 20 ans de prison et à deux millions de dinars (13 000 euros) d’amende. L’homme est toujours en fuite. La justice algérienne n’arrive pas encore à mettre la main sur lui.

La peine de cinq ans de prison ferme de l’ancien patron du géant public des hydrocarbures Sonatrach, Mohamed Meziane, jugé lors du même procès a été également confirmée en appel.

Son adjoint, Abdelhafidh Feghouli, vice-président de Sonatrach à l’époque des faits, a été condamné en appel à la même peine de six ans de prison ferme  prononcée en première instance.

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Les responsables de Sonatrach sont notamment accusés d’avoir privilégié le Groupe italien Saipem lors de la conclusion du marché pour la réalisation du complexe gazier d’Arzew (Oran, Ouest), au détriment d’une société émiratie et ce, sur instruction de M. Khelil.

Le tribunal a également condamné par contumace deux représentants du groupe italien Saipem à cinq ans de prison chacun.

En 2013, la justice algérienne avait émis un mandat d’arrêt international contre M. Khelil dans le cadre d’une enquête sur le versement de commissions par une filiale du géant italien ENI pour l’obtention de contrats en Algérie, scandale qui a fait l’objet de plusieurs procès en Italie et en Algérie.

Chakib Khelil condamné à 20 ans de prison ferme

Réfugié aux Etats-Unis, il était rentré en 2016 en Algérie après l’abandon des poursuites contre lui avant de repartir à l’étranger lorsque la procédure a été relancée.

Après la chute de Bouteflika en 2019 sous la pression des manifestations du mouvement de protestation Hirak et de l’armée, la justice a lancé une série d’enquêtes sur les affaires auxquelles étaient mêlés les hommes de son entourage.

Ainsi, deux autres ex-ministres de la Solidarité condamnés en première instance ont vu leurs condamnations confirmées mardi en appel.

Djamel Ould Abbes et Said Berkat, poursuivis pour affaires de corruption, ont été condamnés à respectivement six et quatre ans de prison, selon APS.

Avec AFP

 
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2 Commentaires

  1. « Deux millions de dinars (13 000 euros) d’amende » alors qu’on parle de centaines de millions d’euros détournés. Quand le ridicule non seulement ne tue pas, mais n’assomme même plus. C’est comme si la justice cherchait à narguer le peuple en dévoilant en grandes pompes ces amendes ridicules tout le contraire de dissuasives. Vivement un « Héraclès » pour nettoyer ces écuries d’Augias. Comme il n’y a pas de fleuves à détourner, pourquoi pas au Karcher? C’est plus radical.

  2. Chiche aller demander son extradiction….il habite en Virginie ou il a achete tout un bloc de maisons sur une rue. Un arabo-marocain, ami des Boutefs, marie a la soeur a Yasser Arafat,….

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