20 juin 2024
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A peine libéré, l’ex-détenu d’opinion Tayeb Aouine arrêté !

Tayeb Aouine
Tayeb Aouine entre les mains des services de sécurité.

À sa sortie de la prison, ce jeudi, Tayeb Aouine a été arrêté et conduit à la brigade de police judiciaire près la sûreté de wilaya de Tiaret. Pourquoi la police vient à l’encontre du juge ?

Tard dans la soirée, l’ex-détenu Tayeb Aouine est toujours maintenu à l’intérieur des locaux de la police, selon une information publiée par le Comité national pour la libération des détenus d’opinion. La police a confisqué la pièce d’identité de son frère et les papiers du conducteur de la voiture qui sont venus l’attendre à sa sortie de la prison.

Aucune information n’a filtré sur les raisons de cette arrestation, alors qu’il venait de quitter la prison, ajoute la même source.

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Une réduction de peine en appel de Tayeb Aouine a été pourtant prononcée ce jeudi. Il a été condamné par le tribunal criminel de deuxième instance près la cour de Tiaret à 6 mois de prison ferme pour « incitation à l’attroupement non armé  » et « offense au président de la république ». On ne critique pas Tebboune sans impunité dans « la nouvelle Algérie ».

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Tayeb Aouine a été cependant acquitté des accusations, de celle qui est d’ordre criminel de « l’adhésion à entreprise terroriste » et du délit « d’outrage à corps constitué ». Il a donc quitté la prison aujourd’hui avant d’être arrêté de nouveau sans aucune explication.

Il faut souligner que le parquet avait requis 20 ans de réclusion criminelle contre Tayeb Aouine. C’est dire que l’acharnement n’est pas fini contre ce militant.

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Les condamnations contre les Algériens pleuvent quotidiennement dans les tribunaux soumis désormais à l’agenda du pouvoir. Près de 260 Algériennes et Algériens croupissent dans les prisons pour leurs opinions politiques.

Des centaines de citoyens sont sous le coup d’interdiction de quitter le territoire national. Des centaines d’autres sont harcelés et régulièrement convoqués par la police ou la justice pour avoir exprimé leurs opinions, voire pour des accusations imaginaires particulièrement graves, comme « adhésion à entreprise terroriste ». 49 jeunes sont condamnés à la peine capitale il y a un an dans le cadre du très critiqué procès de l’affaire Djamel Bensmaïl.

L. M.

Non à la répression et à l’arbitraire en Algérie ! Non à l’isolement de la Kabylie !

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