21 février 2024
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La dangereuse escalade entre le Maroc et de l’Algérie

Le MAE marocain porte de graves accusations

La dangereuse escalade entre le Maroc et de l’Algérie

Les autorités algériennes et marocaines sont en train de jouer à un jeu dangereux où les accusations des uns répondent aux manoeuvres des autres et vice et versa. En effet, et après les manœuvres militaires de grande envergure, «Toufane » (déluge), menées par les autorités algériennes en début du mois de mai, à Oran, le Maroc a cru bon de répondre d’une manière très violente en portant des accusations très graves contre l’Algérie.

Après avoir rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran en début de semaine passée, le Maroc accuse l’Algérie, par le biais de son MAE d’avoir « apporté couverture, soutien et appui opérationnel », au Hezbollah libanais et au Polisario. Rien que ça ! « En plus, certaines réunions entre le Polisario et le Hezbollah se sont tenues dans une « planque » algéroise bien connue des services algériens, concédée en location à une certaine « D.B. », Algérienne mariée à un cadre du Hezbollah, et convertie en agent de liaison du Hezbollah, notamment avec le Polisario », a accusé Nasser Bourita dans un entretien accordé à Jeune Afrique publié sur le site officiel de la diplomatie marocaine.

Le diplomate marocain a également soutenu que l’Algérie allait créer d’autres problèmes dans la région et au-delà, sous entendant que l’Algérie œuvre dans l’ombre à déstabiliser la région toute entière afin que le régime puisse se pérenniser. « Tels que nous les connaissons, ils vont certainement créer d’autres problèmes dans la région et au-delà », a estimé Bourita, rappelant qu’Alger s’emploie à induire en erreur l’opinion publique algérienne et internationale, en martelant dans les médias que la résolution lui est favorable, alors qu’elle est on ne peut plus claire (…) Le régime algérien, qui est confronté à une grave crise institutionnelle, politique, économique et sociale, n’a survécu jusque-là que grâce aux problèmes et tensions qu’il a lui-même générés ou qu’il a l’intention de créer, afin de détourner l’attention des Algériens de leurs véritables préoccupations», a soutenu le MAE marocain. Et d’expliquer en brandissant la menace de l’arrêt du processus politique que  « l’Algérie est tentée aujourd’hui de commettre l’erreur stratégique de pousser le Polisario hors des camps de Tindouf, juste pour se dédouaner politiquement et ne plus être pointée comme le pays qui abrite ces séparatistes, au risque de déstabiliser gravement la région, de compromettre définitivement le cessez-le-feu et d’anéantir toute chance de relance du processus politique ».

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Bourita soutient encore que « cette attitude est loin d’être nouvelle » accusant l’Algérie d’avoir accepté « déjà entre 1975 et 1992 que des armes soient livrées au Polisario par certains pays comme la Libye et Cuba.»

Cette escalade verbale du Maroc survient alors que le même ministre Bourita serait sur la sellette, selon plusieurs médias marocains, qui avancent même le nom de Yassine Mansouri, un homme qui a passé treize années à la tête des services de renseignements extérieurs du Maroc comme son remplaçant. Est-ce une indication de changement de cap de la diplomatie marocaine ? Est-ce que ce changement aura un impact positif ou empirera-t-il les relations avec l’Algérie ? L’avenir proche nous le dira. 

Ce qui est sûr c’est qu’une telle situation conflictuelle n’est sans doute pas dans l’intérêt des peuples frères du Maroc et de l’Algérie. La vigilance de tous est de mise, et les déclarations se doivent d’être plus tempérées de part et d’autre, y compris des médias, si l’on veut éviter le pourrissement.

Auteur
B. Karima

 




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