29 juin 2022
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Le journaliste Ihsane El Kadi convoqué par la gendarmerie de Tizi-Ouzou

El Kadi Ihsane

Ihsane El Kadi, journaliste et directeur d’Interface Média, société éditrice des deux médias Radio M et Maghreb Émergent, a été convoqué par la gendarmerie de Tizi Ouzou. Un autre procès l’attend le 5 avril.

Grand pourfendeur de Tebboune, El Kadi Ihsane collectionne les convocations devant des juges qu’on ne peut créditer d’une quelconque indépendance.

L’une des dernières plumes irrévérencieuses de la presse essuie un énième tir de barrage des autorités.  Il devra se présenter le 17 mars à la gendarmerie de Tizi-Ouzou. Ses avocats ignorent pour l’heure la raison de cette convocation.

Ainsi donc yn journaliste face à des gendarmes ? Il n’y a en effet que dans cette nouvelle Algérie chère à son excellente le grand démocrate Abdelmadjid Tebboune que cela est possible ! Mais El Kadi n’est pas au bout de ses peines. Dûment instruite sans doute, la machine judiciaire en fait une fixation.

Enième affaire d’El Kadi Ihsane : le procès prévu le 5 avril 2022 au tribunal de Sidi M’hamed d’Alger suite à une plainte déposée par l’ancien ministre de la Communication Ammar Belhimer.
Tout commence quand il s’est présenté mardi 18 avril 2021 devant le procureur du tribunal de Sidi M’hamed d’Alger suite à une plainte déposée par Ammar Belhimer, suite à un article publié le 23 mars 2021 à 9h du matin sur Radio M, rappelle le Comité national pour la libération des détenus.
Ihsane El Kadi a été placé sous contrôle judiciaire par le juge d’instruction. Il est obligé de comparution chaque lundi à 10 h pour signer le registre du contrôle judiciaire
Interdiction de sortie du territoire nationale ISTN. Confiscation du passeport.
Interdiction de sortie des limites territoriales de la wilaya d’Alger sauf autorisation.
Les charges sont lourdes. Ihsane El Kadi est poursuivi pour diffusion de fausses informations à même de porter atteinte à l’unité nationale, perturbations des élections, ouverture de la plaie de la tragédie des années 90 et réouverture du dossier de la tragédie nationale (tiré de la loi sur la réconciliation nationale).
Décidément le grand démocrate Tebboune et ses amis ont sérieusement du mal avec la démocratie et le respect de la liberté de la presse. Aussi, ils s’agacent à la moindre critique. Baigné dans l’autoritarisme, suffisant et surtout sûr de son pouvoir, Abdelmadjid Tebboune a mis en coupes réglées la presse, remettant en cause son impertinence et son tranchant acquis au prix du sang des 500 victimes de la tuerie d’octobre 1988.
Outre la presse mise au pas ( quatre journalistes en détention, blocage d’une dizaine de sites dont votre serviteur), le régime a instauré un climat de terreur dans la société. Plus de 330 détenus d’opinion croupissent dans les prisons. Une quarantaine d’entre eux mène depuis fin janvier une terrible grève de la faim.
Sofiane Ayache
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