21 juin 2024
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Liberté de la presse : l’Algérie à la 136e place mondiale

Classement de la liberté de la presse
Censure, pressions, interdiction et blocages ont eu raison de la presse algérienne.

Bien loin que le Soudan sud ou l’Ethiopie en guerre l’Algérie est à la peu enviable 136e place mondiale en matière de liberté de la presse, selon le classement de Reporters sans frontières pour 2023.

Le rapport de RSF ne se trompe pas. Avec deux journaliste en détention, El Kadi Ihsane et Mustapha Bendjamaa, on ne pouvait avoir meilleur classement. Pas seulement.

La triste situation de la presse en Algérie est connue par les Algériens et ses observateurs. Autrement dit, il n’y a plus de liberté de la presse depuis l’arrivée de Tebboune et le général-major Chanegriha au pouvoir. Un véritable champ de ruines. La presse papier ne vent plus. Dans les meilleurs des cas, elle sert à emballer sardines et fruits et légumes sur les marchés. Un côté pratique apprécié par les Algériens qui boudent désormais cette presse qui écrit la bouche pleine et obéit le doigt sur la couture. L’Algérie peut toutefois se contenter d’avoir un meilleur classement que notre voisin marocain qui est à la 144e place. Cela devrait chatouiller l’orgueil des zélateurs du nationalisme souffreteux.

La Tunisie, la République démocratique du Congo, le Pérou, le Tchad et même le Qatar sont toutefois beaucoup mieux classés que l’Algérie. La Namibie est à la 22e place, selon donc le rapport de RSF publié en cette journée mondiale de la presse. L’Afrique du sud est à la respectable 25e place… trop loin de notre pays.

C’est dire la dégringolade initiée par le régime hybride en place. On ne peut pas dire qu’on soit exemplaire en Afrique !

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Censure, pressions diverses, blocage de sites comme celui du Matin d’Algérie,  chantage à la publicité,  domestication totale des titres, voire criminalisation de l’investigationjournalistique… tout un arsenal répressif est déployé par les autorités pour faire passer tout ambition dimpertinence et de liberté de ton à la presse. Le résultat on le connaît : des journaux devenus des courroies de propagande officielle, illisibles et des journalistes rongés par la désillusion de la « nouvelle Algérie » chère à Tebboune et affidés.

L.M.

3 Commentaires

  1. La seule presse tolérée par la junte est la presse de l’aplaventrisme, de l’idolatrie et de crier ouvertement sa position d’esclave heureux.

  2. Sur la base de ce classement, l’Algérie peut aisément prétendre à rejoindre les BRICS puisqu’elle fait mieux que l’Inde (161), la Russie (164), la Turquie (165) et la Chine (179) et bon avant-dernier juste avant la Corée du Nord. Néanmoins, l’Algérie est loin, très loin du Niger (61) et de la Mauritanie (86). De toute les façons, selon Tebboune, Reporters sans frontières qui est à l’origine de ce classement n’est qu’une simple ONG sans envergure internationale. son classement est donc considéré par ce même Tebboune comme nul et non avenu. Malgré tout, la junte et ses affidés se contenteront de ce classement tant que l’Algérie devance le Maroc (144). Ouf! l’honneur est sauf, n’en déplaise à Reporters sans frontières et à son représentant en Algérie.

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