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Ligue 1/France : À 9 contre 11, l’OM s’écroule au Vélodrome face à Nantes

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O Marseille
L'Olympique de Marseille tombe face à Nantes

Handicapé presque tout le match, l’Olympique de Marseille s’incline 0-2 face à un FC Nantes solide qui sort de la zone rouge.

Le Vélodrome a été le théâtre d’une soirée cauchemardesque pour l’Olympique de Marseille. Diminués d’abord à dix puis à neuf, les Phocéens ont subi la loi d’un FC Nantes appliqué et réaliste, qui profite de cette victoire pour sortir de la zone rouge et reprendre espoir dans la course au maintien.

Dès le début, l’OM a montré des signes de faiblesse. Les imprécisions dans les passes, la lenteur dans les transmissions et une nervosité visible ont traduit un collectif en manque de repères. Les supporters, surpris et inquiets, ont rapidement compris que leur équipe serait sous pression toute la rencontre.

Le match a basculé avec la première expulsion, qui a mis l’OM en difficulté. Les Marseillais ont essayé de contenir les assauts nantais, mais la situation a empiré lorsque le second carton rouge est tombé en seconde période. À neuf contre onze, l’équipe locale n’a jamais pu réorganiser son jeu ni retrouver de la stabilité.

De leur côté, les Nantais ont su tirer profit de chaque erreur. Le premier but a été inscrit avec maîtrise, suivi d’un second qui a scellé le sort de la rencontre. Les rares tentatives de Marseille ont été neutralisées, tandis que la vitesse et la précision des transitions nantaises ont semé le désordre dans la défense phocéenne.

Dans les tribunes, la déception et la colère étaient palpables. Les supporters ont assisté à un effondrement complet, constatant l’incapacité de l’équipe à garder discipline et sang-froid. Cette défaite rappelle à Marseille l’urgence de retrouver cohésion et rigueur collective.

Pour l’OM, le message est clair : sans concentration et sans discipline, les ambitions européennes pourraient s’évanouir. Nantes, en revanche, repart avec trois points précieux et la preuve qu’une stratégie solide et une organisation impeccable peuvent faire la différence, même à l’extérieur.

Au Vélodrome, la soirée restera comme celle où Marseille a perdu pied. La reconstruction doit commencer dès maintenant, car le temps pour redresser la barre est compté.

Djamal Guettala

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Macron salue la chute de Maduro, le Quai d’Orsay plus critique sur l’opération américaine

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El Qods
Macron.

L’ensemble de la classe politique française a réagi et condamné rapidement l’action américaine au Venezuela. Mais la première réaction officielle de la France a été exprimée par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, qui a condamné en des termes prudents l’ingérence américaine au Venezuela. Celle du président de la République est arrivée en fin de journée bien après celle du Quai d’Orsay et est d’une tonalité quelque peu différente. Emmanuel Macron ne condamne pas la méthode ni l’intervention américaine.

La réaction d’Emmanuel Macron à l’opération américaine au Venezuela s’est fait attendre et elle est intervenue en fin de journée, le 3 janvier. Dans un post sur le réseau social X le chef de l’État estime que « le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolas Maduro et ne peut que s’en réjouir. En confisquant le pouvoir et en piétinant les libertés fondamentales il a porté une atteinte grave à la dignité de son propre peuple ».

Une transition « pacifique, respectueuse du peuple vénézuélien » 

On ne trouve, dans ce texte, pas un mot sur l’opération américaine menée en dehors de tout cadré légal et ce, malgré les condamnations exprimées aussi bien par l’ONU que par l’Union européenne (UE). Le président français estime néanmoins que la transition à venir doit être « pacifique, démocratique et respectueuse du peuple vénézuélien ». Emmanuel Macron ajoute : « Nous souhaitons que le président Edmundo González Urrutia, élu en 2024, puisse assurer au plus vite cette transition ».

« Aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur »

Un peu plus tôt samedi, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait condamné la capture de Nicolas Maduro par les forces américaines lors d’une opération qui « contrevient » au droit international, estimant qu’« aucune solution politique durable » dans le pays « ne saurait être imposée de l’extérieur ». L’Élysée fait savoir qu’Emmanuel Macron s’est entretenu ce samedi avec Donald Trump mais aussi avec Javier Milei, le président argentin. Il a par ailleurs eu des échanges écrits avec le président brésilien Lula. 

RFI

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Nuit tendue au Burkina Faso après des soupçons de tentative de coup d’État

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La junte militaire au Burkina
La junte militaire sur les dents. Crédit photo : DR

Au Burkina Faso, la nuit du samedi 3 au dimanche 4 janvier a été mouvementée à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. A l’appel des associations de la Veille citoyenne – soutien du régime militaire – des centaines de personnes sont sorties pour faire barrage à « une tentative de coup d’État ».

Plusieurs casernes de la capitale burkinabè étaient en alerte, car « la situation était tendue », selon plusieurs sources sécuritaires qui ne nous donne pas plus de détails. Depuis cette alerte nocturne, un dispositif est visible, ce dimanche 4 janvier, devant le camp Baba-Sy de Ouagadougou, selon plusieurs habitants joints dans la capitale.

Par ailleurs, des médias qui soutiennent le régime militaire actuel, annoncent plusieurs arrestations et accusent l’ex-président de transition, le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, d’être à la manœuvre, depuis le Togo où il est en exil depuis sa chute, en septembre 2022.

Il faut dire que plusieurs soldats ont été mis aux arrêts, fin septembre, soupçonnés de complicité d’attentat contre la sûreté de l’État. 

Aussi, des centaines de partisans d’Ibrahim Traoré – les Wayignans – ont envahi plusieurs places publiques et ronds-points, durant la nuit avec un mot d’ordre, celui de constituer un rempart contre ce nouveau projet de coup d’État.

Plusieurs pages Facebook de soutien au capitaine Ibrahim Traoré ont lancé une alerte, tard dans la nuit, soutenant que le projet de déstabilisation incluait des assassinats de soldats proches du capitaine Traoré.

RFI

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Algérie : transporteurs en grève, la rentrée scolaire sous tension

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transporteurs en grève
Mécontents des mesures du gouvernement, les transporteurs mettent le frein à main. Crédit photo : DR

La rentrée scolaire, prévue ce dimanche 4 janvier 2026, s’est faite sous le signe de l’incertitude. Depuis le 1er janvier, un impitoyable bras de fer secoue le secteur des transports : chauffeurs de bus, taxis et transporteurs de marchandises ont déclenché un arrêt de travail illimité, bloquant routes et gares dans plusieurs wilayas.

Le déclencheur ? Deux raisons qui se conjuguent : la flambée des prix du carburant et l’application imminente d’un nouveau Code de la route jugé sévère par les professionnels. Pour les chauffeurs, le texte « criminalise la profession » en plaçant toute la responsabilité sur leurs épaules et en imposant des sanctions disproportionnées. Des amendes allant jusqu’à 13 000 dinars et, dans les cas extrêmes, jusqu’à 20 ans de prison pour certaines infractions — vitesse excessive, usage du téléphone au volant, non-respect du port de la ceinture, et pour la première fois, même récupération de déchets jetés depuis les véhicules.

Dans ce contexte, les parents et les élèves redoutent le pire. « Comment allons-nous amener nos enfants à l’école ? » s’inquiète une mère de trois enfants à Alger. Les taxis sont rares, les bus ne circulent pas régulièrement, et même les grandes lignes inter‑wilayas sont touchées.

Les autorités tentent d’éteindre l’incendie. Le ministère de l’Intérieur et des Transports a organisé plusieurs rencontres avec les syndicats pour tenter de trouver un compromis. À l’issue des discussions, une hausse des tarifs de transport a été actée pour répondre aux coûts supplémentaires des chauffeurs. Une décision qui vise à équilibrer les besoins des transporteurs et la capacité financière des citoyens, tout en incitant au retour rapide au travail.

Mais la tension reste palpable. Naftal, le distributeur public de carburant, a mis en garde contre des sanctions sévères pour les transporteurs qui refuseraient de reprendre le ravitaillement, menaçant de résilier les contrats et de déclencher des poursuites légales. La société considère que la grève compromet gravement la mission de service public, alors que le pays entame une nouvelle année scolaire et économique.

Sur le terrain, les conséquences sont visibles : embouteillages dans les rues, arrêts de bus vides, files interminables aux stations-service, et citoyens contraints de réinventer leur mobilité, parfois à pied ou en covoiturage improvisé. La grève ne touche pas seulement les transporteurs ; elle met en lumière une fracture profonde entre les décideurs et ceux qui font tourner la vie quotidienne du pays.

Les syndicats maintiennent leur posture : la sécurité et la reconnaissance de la profession passent avant tout. Ils réclament un dialogue sérieux sur le Code de la route, ses sanctions et ses implications pour une profession qui, selon eux, subit depuis des années des pressions économiques et sociales considérables.

Alors que la rentrée scolaire est lancée, le message est clair : la vie quotidienne des Algériens dépend désormais de la capacité des autorités et des syndicats à trouver un compromis rapide. Les prochains jours seront déterminants pour savoir si les transports reprendront normalement, ou si cette crise sociale s’inscrira dans la mémoire collective comme le premier grand blocage de l’année.

Pour les élèves, les parents et les travailleurs, la question reste la même : arriveront-ils à temps à l’école, au travail, et aux rendez-vous quotidiens ? En attendant, les rues restent silencieuses, les stations de carburant bondées, et la colère contenue des transporteurs plane comme un nuage noir sur la rentrée scolaire 2026.

Mourad Benyahia 

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Mohammed Harbi (1933–2026) : une conscience critique s’éteint

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Mohammed Harbi.
Mohammed Harbi.

Historien majeur de la guerre de libération, ancien militant du FLN devenu l’un de ses analystes les plus rigoureux, Mohammed Harbi est décédé le 1er janvier 2026.

Avec lui disparaît une figure centrale de l’intelligence critique algérienne, dont l’œuvre n’a cessé d’interroger le rapport entre mémoire, pouvoir et vérité. Sa disparition marque la fin d’une vie consacrée à la vérité historique et à la critique des récits officiels. Son œuvre, exigeante et dérangeante, demeure un repère essentiel pour comprendre la guerre de libération nationale et les impasses du pouvoir post-indépendance.

La mort de Mohammed Harbi ne relève pas du simple fait divers intellectuel. Elle marque la disparition d’une voix qui, durant plus d’un demi-siècle, a résisté à la simplification de l’histoire et à sa mise sous tutelle politique. Dans une Algérie où le passé demeure un enjeu de légitimation et de conflit, son œuvre s’impose comme un contrepoint essentiel.

Harbi n’était pas un historien consensuel. Il assumait le dissensus, convaincu que la controverse est constitutive de toute histoire vivante. Cette posture lui a valu l’isolement, parfois l’hostilité, mais aussi une reconnaissance durable dans les milieux académiques internationaux.

Du militant à l’historien

Né en 1933 à El Harrouch (Skikda), Mohammed Harbi s’engage très tôt dans le mouvement national. Il rejoint le FLN dès le déclenchement de la guerre de libération et participe, comme nombre de militants de sa génération, à une lutte vécue comme une urgence historique. Il appartient à cette génération pour laquelle l’indépendance n’était pas seulement une revendication politique, mais une nécessité existentielle. Durant la guerre, il est à la fois militant et observateur. Cette double posture marquera durablement son rapport à l’histoire : engagé, mais jamais aveugle ; solidaire, mais jamais soumis.

Après 1962, Mohammed Harbi participe à la mise en place du nouvel État. Il occupe des responsabilités au sein de l’appareil politique et idéologique. Rapidement cependant, il constate la dérive autoritaire du pouvoir, la marginalisation du pluralisme et la transformation du FLN en instrument de domination. Son refus d’adhérer à la pensée unique lui vaut l’arrestation, la prison et la mise à l’écart. Cette période marque une rupture décisive : Harbi choisit définitivement la voie de la critique intellectuelle, au prix de l’exil.

L’indépendance sous surveillance

Arrêté, emprisonné, puis marginalisé, Mohammed Harbi comprend que la bataille politique est perdue, mais que la bataille pour l’histoire reste à mener. L’exil en France lui offre un espace de liberté intellectuelle que l’Algérie officielle lui refuse. C’est là qu’il devient pleinement historien. Non pas un historien de surplomb, mais un historien impliqué, conscient de sa propre trajectoire et soucieux d’en faire un objet d’analyse plutôt qu’un capital symbolique.

Installé en France, Mohammed Harbi entame une carrière universitaire et se consacre pleinement à l’histoire contemporaine de l’Algérie. Loin de son pays, il gagne ce que l’exil lui avait refusé sur le plan politique : la liberté de penser et d’écrire. Il adopte une démarche rigoureuse, fondée sur les archives, la confrontation des sources et la distance critique. Pour lui, l’histoire ne saurait être un récit sacralisé ni un outil de légitimation du pouvoir.

La publication de ″Le FLN, mirage et réalité″ (1980) constitue un tournant. Pour la première fois, un ancien cadre du FLN déconstruit de l’intérieur les mythes fondateurs du mouvement. L’ouvrage s’attaque frontalement au récit héroïsant de la guerre de libération, en révélant les luttes internes, les exclusions et les mécanismes de confiscation du pouvoir. D’autres ouvrages majeurs suivent : ″Aux origines du FLN″ (1975), ″L’Algérie et son destin. Croyants ou citoyens″ (1993), ″Une vie debout″ (2001), ″La guerre d’Algérie″ (2004) en collaboration avec Benjamin Stora. Ces travaux révèlent les luttes internes, les exclusions, les conflits idéologiques et les mécanismes de confiscation du pouvoir. Ils suscitent de vives polémiques, mais s’imposent durablement comme des références incontournables.

Une histoire contre l’oubli

Pour Mohammed Harbi, l’histoire n’est jamais neutre, mais elle ne doit pas être instrumentalisée. Il s’est constamment opposé à l’idée d’une histoire officielle unique, dénonçant de fait la sacralisation du passé comme une forme de violence symbolique, destinée à disqualifier toute critique du présent. Il considérait que l’amnésie organisée et la mythification du passé empêchaient toute construction démocratique durable.

« L’histoire officielle n’est pas une mémoire, c’est un discours de pouvoir. », cette conviction traverse l’ensemble de ses écrits et explique la portée durable de son œuvre.

« Une nation qui ne supporte pas la vérité de son histoire se condamne à la répétition de ses impasses. », cette position lui a valu incompréhension et hostilité, mais aussi le respect de nombreux chercheurs, en Algérie et à l’étranger.

Au-delà de l’historien, Harbi fut un intellectuel engagé dans le débat public. Il alerta sur les dangers de l’autoritarisme, de l’instrumentalisation de la mémoire et du recul des libertés. Sans céder à la radicalité verbale, il défendait une critique patiente, argumentée et profondément éthique. Jusqu’à la fin de sa vie, Mohammed Harbi s’est soucié de la transmission du savoir historique. Il plaidait pour l’ouverture des archives, la pluralité des approches et la formation d’historiens indépendants. Pour lui, la mémoire de la guerre de libération ne devait jamais devenir un dogme, mais rester un champ de recherche vivant.

Longtemps tenu à distance des institutions culturelles nationales, Harbi n’a pourtant jamais cessé de dialoguer avec l’Algérie. Ses livres ont circulé, parfois difficilement, nourrissant une réflexion souterraine, notamment chez les jeunes chercheurs et les étudiants. Son influence se mesure moins à une reconnaissance officielle qu’à la persistance de ses questions : qui écrit l’histoire ? Au nom de qui ? Et à quelles fins ?

Un héritage pour aujourd’hui

À l’heure où les débats sur la mémoire nationale ressurgissent avec acuité, l’œuvre de Mohamed Harbi apparaît d’une actualité saisissante. Elle rappelle que l’histoire ne saurait être un sanctuaire, mais un espace de questionnement permanent. Sa disparition oblige à une responsabilité collective : celle de préserver la liberté de la recherche historique et de transmettre aux générations futures une histoire affranchie de la peur et de la sacralisation.

Mohammed Harbi n’a jamais opposé la critique à l’amour du pays. Il voyait dans la rigueur intellectuelle une forme de fidélité supérieure aux idéaux de Novembre. En ce sens, son parcours demeure exemplaire. Avec sa mort, une conscience critique s’éteint. Mais tant que ses livres seront lus et débattus, Mohamed Harbi continuera d’accompagner l’Algérie dans son dialogue difficile avec son histoire.

Avec la disparition de Mohammed Harbi, une voix s’éteint, mais une œuvre demeure. Elle continuera de nourrir le débat, d’éclairer les zones d’ombre et de rappeler que l’histoire n’est jamais un simple héritage, mais une responsabilité. Rendre hommage à Mohammed Harbi, c’est reconnaître qu’aimer son pays, c’est aussi avoir le courage de l’interroger.

Bachir Djaïder (Journaliste, écrivain)

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Une Iranienne témoigne : « Le peuple prisonnier de la toute-puissance de deux monstres »

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La rue iranienne contre les mollahs
Le peuple iranien manifeste pour un changement profond.

Entre un pouvoir intérieur meurtrier et des pressions étrangères qui instrumentalisent sa souffrance, le peuple iranien vit dans une impasse dramatique. Les rues de Téhéran, Chiraz et des petites villes témoignent d’une détresse qui va bien au-delà des revendications économiques : la survie, la dignité et la liberté sont menacées, tandis que la fracture sociale entre métropoles et provinces fragilise la cohésion du mouvement.

Je traverse les rues de Téhéran. La tension est palpable dans chaque ruelle, chaque marché, chaque café. Les caméras et les policiers en civil surveillent tout. Les regards se croisent discrètement. Les conversations sont mesurées, chaque mot calculé. La peur est omniprésente, mais elle ne suffit pas à étouffer la réalité : un peuple pris au piège entre un guide suprême implacable et des ingérences étrangères manipulatrices.

Depuis le bazar de Téhéran, les protestations ont pris naissance. La flambée du dollar, la paralysie du marché et l’absence totale de volonté politique pour résoudre les crises économiques ont déclenché une vague de colère. La réponse du gouvernement a été superficielle : limoger un gouverneur, convoquer quelques réunions. Mais la colère a dépassé ces gestes symboliques et s’est propagée à d’autres villes. La contestation est devenue politique, visant directement le sommet du régime.

Ali Khamenei interdit toute négociation avec l’étranger, qualifie les manifestants de « fauteurs de troubles » et légitime par la violence la répression systématique. Arrestations, exécutions, intimidation religieuse et politique : chaque décision renforce l’étau. Le peuple est écrasé. Ses propres dirigeants ferment toutes les voies de sortie et condamnent toute perspective d’avenir.

À l’extérieur, les ingérences étrangères ajoutent au chaos. Benyamin Netanyahou et d’autres responsables affichent un soutien ostensible qui n’est perçu que comme une manipulation. Le peuple sait qu’il ne peut se laisser instrumentaliser. Mais cette lucidité n’empêche pas l’angoisse : la pression combinée d’un pouvoir intérieur meurtrier et d’intérêts étrangers pousse le pays dans l’impasse.

Une inquiétude nouvelle se dessine : la fracture sociale et cognitive. Dans les petites villes, moins éduquées et plus vulnérables, les protestations s’étendent rapidement. La résistance pourrait y être plus fragile. À l’inverse, dans les grandes métropoles, les populations instruites demeurent dans une phase de réflexion et d’analyse, hésitant encore à rejoindre le mouvement. Cette division interne est préoccupante : elle menace l’unité nécessaire pour faire face à la répression et aux manipulations extérieures.

La misère matérielle aggrave la détresse. Les coupures d’eau et d’électricité se multiplient. L’air est irrespirable, les lacs et fleuves s’assèchent, les nappes phréatiques disparaissent. L’été, les habitants subissent des coupures massives, l’hiver, le gaz et le chauffage manquent. Le rial s’effondre, les prix s’envolent, la Bourse plonge. La population paie le prix de politiques extérieures et intérieures prédatrices : financement du Hamas, du Hezbollah, soutien à Assad, investissements perdus au Venezuela… pendant que le peuple iranien crie famine et subit la pollution et l’épuisement des ressources.

L’avenir semble suspendu. Le Guide suprême vit reclus, inaccessible même aux plus hauts responsables. La prise de décision est paralysée. Les Iraniens doivent composer avec un pouvoir invisible mais omniprésent et une pression étrangère qui exacerbe les tensions. Chaque choix est vital, chaque décision comporte un risque. La survie politique, économique et humaine de millions de citoyens dépend de leur capacité à naviguer dans cette impasse sans perspectives claires.

Je vois les visages des habitants. Fatigue, colère, désespoir. La douleur n’est pas seulement celle du pain, mais celle de la liberté confisquée. Chaque arrestation, chaque exécution, chaque coup de répression renforce l’étau. Le peuple iranien est conscient, lucide, mais contraint. Les rues respirent la vigilance, la prudence et la tension. Chaque geste, chaque mot, chaque silence raconte la tragédie d’une nation prise entre deux monstres : Khamenei et les ingérences extérieures.

Le pays brûle sous le poids de la répression et des manipulations étrangères. La fracture sociale menace, et l’unité fragile des villes pourrait se fissurer. Pourtant, malgré l’impasse, le peuple continue de vivre, d’observer et de réfléchir. Mais la survie n’est plus seulement une question économique : elle est politique, sociale et humaine. L’Iran est aujourd’hui au bord du gouffre, un peuple forcé de choisir entre la prudence et la dignité, entre la vie et la liberté

Vous entendez ma voix depuis l’Iran, un pays de sang et d’exécutions, un pays dont les habitants brûlent dans le feu attisé par la volonté de domination de deux monstres. Et pourtant, leur douleur n’est pas celle du pain. Leur douleur est celle de la liberté. ».

Synthèse de Mourad Benyahia 

Cet article est la synthèse d’un témoignage d’une Iranienne qui vit à Téhéran.

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Transport public en Algérie : entre revalorisation tarifaire annoncée et montée des tensions sociales

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Le Premier ministre Sifi Ghrieb.
Le Premier ministre Sifi Ghrieb.

Les autorités algériennes s’orientent vers une révision globale des tarifs du transport public de voyageurs, dans un contexte marqué par une crispation sociale persistante. Comme cadeau de bonne année, on a connu mieux.

Malgré les signaux d’apaisement envoyés par l’exécutif et l’ouverture de cycles de concertation avec les partenaires sociaux, la grève observée par les professionnels du transport se poursuit et tend à s’amplifier, avec des répercussions directes sur la mobilité des citoyens et sur les prix des produits de première nécessité.

Vers un élargissement des hausses tarifaires

Après l’accord de principe conclu avec les chauffeurs de taxi, le gouvernement envisage d’étendre la revalorisation des tarifs à l’ensemble des segments du transport public. La Société d’exploitation et de gestion des gares routières d’Algérie (Sogral) a annoncé la tenue, ce mardi 6 janvier, d’une réunion de concertation consacrée à la fixation de nouveaux barèmes.

Contrairement aux ajustements ponctuels précédents, la hausse envisagée concernerait l’ensemble des réseaux : transport urbain, suburbain et liaisons inter-wilayas. Les autorités justifient cette orientation par l’augmentation des coûts d’exploitation, aggravée par la récente révision des prix du carburant, ainsi que par la nécessité de préserver l’équilibre économique d’un secteur sous forte pression. Au final, ce sont les voyageurs qui vont payer cher cette décision gouvernementale.

Le précédent des taxis, un accord encore fragile

Cette dynamique s’inscrit dans le prolongement de l’accord conclu vendredi dernier entre le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales et le Syndicat national des transporteurs par taxis (SNTT), affilié à l’UGTA. Cet accord, intervenu après plusieurs journées de débrayages à travers différentes wilayas, a porté principalement sur deux engagements :

Une revalorisation officielle des tarifs, destinée à compenser la hausse des charges opérationnelles ;

Une révision annoncée du Code de la route, afin de l’adapter aux contraintes professionnelles des chauffeurs de taxi et des transporteurs de marchandises.

Présenté comme une issue de sortie de crise, cet accord n’a toutefois pas suffi à apaiser l’ensemble des acteurs du secteur, notamment dans le transport collectif de voyageurs, où le mouvement de protestation se poursuit.

Une tension sociale toujours vive

La société est à cran, la tension palpable à tous les niveaux. Malgré les assurances répétées des pouvoirs publics et la multiplication des réunions avec les partenaires sociaux, la situation sur le terrain reste tendue. La grève des transporteurs de voyageurs, observée ces derniers jours, a fortement perturbé la mobilité des usagers. Ce dimanche, de nombreux citoyens ont été surpris par le blocage des moyens de transport, certains n’ayant pas pu rejoindre leurs lieux de travail.

Les répercussions se sont également fait sentir dans le secteur de l’enseignement supérieur. Plusieurs universités ont décidé de reporter les examens, en raison de l’impossibilité pour de nombreux étudiants, résidant dans les agglomérations périphériques des villes universitaires, de se déplacer vers les campus.

L’effet domino sur les prix à la consommation

Parallèlement, les premières conséquences économiques de la hausse des prix du carburant commencent à se matérialiser. Sur certains marchés, le prix du kilogramme de pommes de terre a dépassé le seuil des 100 dinars, alimentant les inquiétudes quant à une propagation de l’inflation vers d’autres produits de large consommation.

Ces signaux renforcent les craintes d’un effet domino, où l’augmentation des coûts de transport se répercute progressivement sur l’ensemble de la chaîne de distribution, pesant davantage sur le pouvoir d’achat des ménages, déjà fragilisé.

Entre gestion de crise et équation sociale

Au-delà de la question tarifaire, l’exécutif semble engagé dans une logique de gestion de crise visant à prévenir une paralysie durable du pays. Les engagements pris, notamment la promesse de réviser le Code de la route et d’introduire des mesures d’accompagnement socio-professionnelles, traduisent une volonté de désamorcer la contestation. Y arrivera-t-il et à quel prix ?

Entre revendications professionnelles et protection des usagers

Reste que l’équation demeure complexe : répondre aux revendications légitimes des professionnels du transport sans accentuer la pression sur les usagers et sur les prix. Dans un contexte économique sensible, la capacité du gouvernement à transformer ces annonces en solutions durables sera déterminante pour contenir la tension sociale et restaurer un climat de confiance.

Une chose est certaine : ces décisions sont un cinglant démenti des promesses et autres assurances lancées par Tebboune lors de son discours devant le parlement à la fin de l’année.

Samia Naït Iqbal

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Trump attaque le Venezuela : l’ICR dénonce une agression criminelle

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Trump attaque le Venezuela : l’ICR dénonce une agression criminelle

Dans un communiqué, l’International communiste révolutionnaire (ICR) dénonce un acte « criminel et impérialiste », fruit d’une politique cynique et froide, entièrement guidée par les intérêts des États-Unis.

Dans la nuit du 3 au 4 janvier, Caracas s’est réveillée sous le bruit des explosions. À deux heures du matin, six grandes détonations ont secoué la capitale vénézuélienne, tandis que d’autres frappes touchaient El Higuerote, Miranda, La Guaira et Aragua. Des hélicoptères américains ont survolé la ville. Selon Delcy Rodriguez, vice-présidente du Venezuela, le président Nicolás Maduro et son épouse ont été enlevés et exfiltrés par l’armée américaine hors du pays.

Cette attaque n’est pas un événement isolé. L’ICR rappelle que le Venezuela a été soumis à des mois d’intimidations et d’escalade militaire : saisie de navires pétroliers, bombardements de petites embarcations en mer des Caraïbes, massacres de pêcheurs innocents. Pour l’organisation, tout cela relève d’une stratégie claire : dominer le continent américain, punir les États qui résistent et imposer une hégémonie par la force.

Le général Padrino, chef des forces armées vénézuéliennes, a confirmé des victimes civiles et lancé un appel à la résistance nationale. « Ils nous ont attaqués, mais ils ne nous ont pas soumis », a-t-il déclaré. Dans un pays plus petit face à la colossale puissance militaire américaine, la mobilisation populaire devient cruciale. Les ouvriers, paysans, habitants des quartiers populaires et tous ceux ayant bénéficié de la révolution bolivarienne pourraient décider du cours de cette lutte, si une direction solide leur est donnée.

L’International communiste révolutionnaire (ICR) insiste : soutenir le Venezuela ne signifie pas soutenir aveuglément la politique de Maduro. Cela relève de principes fondamentaux d’internationalisme : s’opposer à l’agression impérialiste, quel que soit le gouvernement ciblé. Toute vacillation, selon eux, constituerait une trahison de la solidarité internationale des peuples et de la classe ouvrière.

Le mouvement ouvrier international et les populations latino-américaines sont appelés à manifester leur solidarité, à organiser des rassemblements devant les ambassades et à exiger l’arrêt immédiat de cette offensive. Cuba, la Russie et la Chine, alliés du Venezuela, sont trop éloignés pour un soutien militaire direct. L’issue dépend donc de la résistance interne et du soutien populaire et international.

L’ICR conclut par un message clair, sans détour : « Pas touche au Venezuela ! Yankee, go home ! À bas l’impérialisme américain ! »

Djamal Guettala 

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Venezuela : Trump acte l’impérialisme américain

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Maduro arrêté
Nicolas Maduro enlevé en claquette. Crédit photo : DR

La conférence de presse donnée le 3 janvier par le président américain après la capture du président Maduro et de sa femme montre sa dérive autoritaire et pourrait ouvrir la porte à de grandes puissances non démocratiques pour qu’elles agissent militairement.

L’enlèvement du dictateur vénézuélien, Nicolas Maduro, semble à première vue une victoire pour la démocratie. Celui qui a volé le pouvoir au peuple vénézuélien lors des dernières élections, le privant de sa dignité et de ses libertés fondamentales, n’a eu que ce qu’il méritait. Bien que la raison donnée pour capturer Maduro et sa femme soit leur propension à envoyer de drogue et des criminels vers les États-Unis, une conférence de presse tenue par Trump quelques heures après les enlèvements, le 3 janvier en avant-midi dans sa résidence de Mar-a-Lago en Floride a révélé d’autres possibles raisons plus problématiques.

Pillage en vue ?

Dans son style habituel qui mélange les faits à la propagande contre les démocrates américains et a une pensée magique résistante à la science, le président a parlé durant cette conférence de presse de ce qui pourrait bien être le but réel de l’action militaire, soit qu’il désirait que son gouvernement gère le Venezuela jusqu’à ce qu’il soit possible d’y faire une transition sécuritaire, prospère et judicieuse de gouvernement. Aucune limite de temps n’a été proposée pour cette gestion américaine.

Dénonçant la situation actuelle dans l’industrie pétrolière vénézuélienne qui ne produirait qu’une infime partie de son potentiel, il affirme vouloir la paix, la liberté et la justice pour les citoyens, incluant ceux qui vivent aux États-Unis qui voudraient revenir dans leur pays, mais aussi que des entreprises américaines allaient s’y installer pour augmenter la production de pétrole et rendre la population plus riche, indépendante et en sécurité.

Après avoir dénoncé que la nationalisation des industries pétrolières américaines avait été un vol et que cela ne se serait jamais produit s’il avait été au pouvoir, il a encensé la doctrine Monroe qu’il considère très importante pour la sécurité de son pays. Selon le président américain, le pétrole et les ressources qui seront extraits par les compagnies américaines du sol vénézuélien bénéficieront non seulement aux gens du pays, mais aussi à ceux qui ont dû le quitter et comme remboursement des dommages causés au gouvernement des États-Unis. En répondant aux questions de la presse, Trump a précisé que son gouvernement n’hésiterait pas à poster des soldats américains dans le pays et que les compagnies qui ont été expropriées seront compensées.

Un exemple pour la Chine et la Russie ?

Trump affirme qu’il ne veut pas que le prochain gouvernement du pays continue à agir face aux Américains comme l’a fait celui de Maduro. Lors de la période de questions, il a aussi dit que les gouvernements de Cuba et de la Colombie pouvaient aussi être considérés comme des cibles futures, l’un en raison de sa mauvaise gestion gouvernementale, l’autre pour la production de drogue qui s’y fait.

L’attaque américaine pourrait avoir d’importantes répercussions mondiales. Selon un membre associé à la Chaire Raoul-Dandurand, Guillaume Lavoie, si en théorie, la Chine et la Russie perdent un allié en Maduro, puisque l’un achetait son pétrole et l’autre lui vendait des armes, ils pourraient tirer profit de cette situation qui démontre concrètement que l’on peut revenir au modèle impérialiste au niveau mondial et qu’un pays riche et puissant a maintenant le droit d’intervenir militairement s’il se passe quelque chose dans sa cour arrière qu’il n’apprécie pas. On pourrait remplacer le Venezuela par l’Ukraine et Trump par Poutine avec son opération militaire spéciale pour la dénazifier. 

Donald Trump vient d’envoyer un message sans ambiguïté sur le retour de l’empire américain. La première puissance mondiale veut maintenant dominer son continent. Le Venezuela de Nicolas Maduro était une cible facile. Selon Guillaume Lavoie, cela pourrait entraîner plus de problèmes à long terme. Autour de la Russie, il y a aussi l’est de la Moldavie et des pays baltes qui pourraient être forcés militairement de revenir dans les limites de l’URSS. Par cette intervention, les États-Unis perdent leur posture morale et ne peuvent plus demander à la Chine de ne pas envahir Taïwan et ses pays voisins.

Michel Gourd

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Enlèvement de Maduro : le maire Zohran Kwame Mamdani alerte

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Zohran Kwame Mamdani,
Zohran Kwame Mamdani, maire de New-York

L’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse par les forces militaires américaines a provoqué une onde de choc à l’échelle internationale et suscité de vives réactions locales. Le maire de New York, Zohran Kwame Mamdani, a publié un communiqué sur son compte X, rappelant la gravité de la situation et les implications pour la population new-yorkaise.

« Ce matin, j’ai été informé des rapports selon lesquels le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse auraient été capturés par les forces militaires américaines et devraient être détenus dans des locaux fédéraux ici à New York, » a écrit le maire sur son compte.

Il a insisté sur le cadre légal et international : « Une attaque unilatérale contre une nation souveraine constitue un acte de guerre et viole le droit fédéral ainsi que le droit international. De telles actions ont des conséquences considérables, non seulement à l’étranger, mais aussi ici chez nous. Elles affectent directement les New-Yorkais, y compris les dizaines de milliers de Vénézuéliens qui appellent cette ville leur foyer. »

Dans ce message publié sur X, Zohran Kwame Mamdani a également souligné l’importance de protéger les habitants de la ville : « Ma priorité absolue est la sécurité et le bien-être de chaque New-Yorkais. Mon administration suit de près l’évolution de la situation et continuera de fournir des directives claires pour protéger nos communautés. »

Ce communiqué intervient alors que les tensions diplomatiques entre les États-Unis et le Venezuela atteignent un niveau inédit depuis plusieurs décennies. Les analystes estiment que la détention de Nicolás Maduro sur le sol américain pourrait compliquer les relations bilatérales et susciter de nouvelles réactions de Caracas et de ses alliés régionaux.

À New York, la communauté vénézuélienne, qui compte plusieurs dizaines de milliers de résidents, suit la situation avec inquiétude. Les autorités locales ont annoncé qu’elles intensifieraient la communication avec les organisations communautaires pour assurer le maintien de la sécurité et de l’ordre public, tout en surveillant tout impact potentiel de l’événement sur la ville.

Le maire Zohran Kwame Mamdani, par ce communiqué publié sur X, se positionne ainsi à la fois comme gardien de la légalité internationale et protecteur des citoyens new-yorkais, dans une ville où l’impact de décisions étrangères peut se faire sentir de manière immédiate et tangible.

Djamal Guettala 

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