4 avril 2025
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La famille du détenu d’opinion Chérif Mellal communique

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Cherif Mellal
Le détenu Cherif Mellal paye cher son engagement pour la Kabylie

Aujourd’hui marque le 8ᵉ jour de la grève de la faim illimitée entamée par Chérif Mellal pour contester une détention qu’il considère injuste et une procédure entachée d’irrégularités. Depuis plus de 26 mois, il est privé de sa liberté dans des conditions préoccupantes.

Nous, sa famille, exprimons notre inquiétude profonde face à la dégradation de son état de santé et appelons les autorités compétentes à examiner sa situation avec la plus grande attention.

Chérif Mellal et ses avocats estiment que certains éléments du dossier sont contestables, et une plainte a été déposée pour que ces aspects soient clarifiés en toute transparence.

Cette affaire touche non seulement Chérif Mellal et sa famille, mais pose aussi la question du respect des droits fondamentaux et des principes de justice. Nous appelons toutes les institutions et toutes les personnes capables d’agir à veiller à ce que ses droits soient respectés et que son dossier soit traité dans un cadre équitable et impartial.

Chérif Mellal a adressé une lettre au ministre de la Justice et au président de la République, en tant que premier magistrat du pays, afin d’alerter sur sa situation.

Nous remercions toutes les personnes qui manifestent leur soutien et leur solidarité. Notre seul objectif est que toute la lumière soit faite et que cette affaire soit traitée avec justice et intégrité, dans le strict respect des principes de l’État de droit.

La famille de Chérif Mellal.

Guerre en Ukraine : Trump se dit prêt à réinviter Zelensky à la Maison Blanche et va parler à Poutine

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Trump Zelensky

« Les Etats-Unis doivent convaincre la Russie » d’accepter le cessez-le-feu, a réagi mardi soir Volodymyr Zelensky après les premières négociations américano-ukrainiennes depuis l’échange tendu entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky du 28 février.

Donald Trump a dit, mardi 11 mars, qu’il « allait parler à Vladimir Poutine », sans doute cette semaine, après que l’Ukraine a annoncé soutenir une proposition américaine de cessez-le-feu de 30 jours avec la Russie, fruit de négociations américano-ukrainiennes à Djeddah, en Arabie saoudite. « Nous n’excluons pas des contacts avec des représentants des Etats-Unis pendant les prochains jours », a réagi dans la soirée soir la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, selon les agences russes TASS et Ria Novosti.

Le président américain a aussi affirmé qu’il comptait « bien sûr » inviter à nouveau son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, à la Maison Blanche, dix jours après une rencontre très tendue. Il s’exprimait depuis la résidence présidentielle devant la presse, initialement convoquée pour que le président américain fasse la promotion des Tesla, les voitures produites par son ministre Elon Musk. Suivez notre direct.

« Les Etats-Unis doivent convaincre la Russie » d’accepter le cessez-le-feu, déclare Volodymyr Zelensky. Lors de son adresse quotidienne diffusée sur les réseaux sociaux, le président ukrainien a réagi aux annonces de Marco Rubio et Mike Waltz, affirmant que Washington devait désormais « convaincre » la Russie d’accepter le cessez-le-feu de 30 jours proposé lors des pourparlers ukraino-américains en Arabie saoudite. Il a remercié Donald Trump et ajouté que l’Ukraine voyait de manière « positive » cette proposition de trêve.

« La balle est aujourd’hui clairement dans le camp de la Russie », déclare Emmanuel Macron. Le président français s’est « félicité des avancées permises par les discussions entre les États-Unis d’Amérique et l’Ukraine » en Arabie saoudite, « en particulier sur l’idée d’un possible cessez-le-feu pour 30 jours ». Comme d’autres dirigeants, il a estimé sur X que la balle est désormais « dans le camp de la Russie ». « Il s’agit d’une évolution positive qui peut constituer un pas vers une paix globale, juste et durable pour l’Ukraine. La balle est désormais dans le camp de la Russie », ont également écrit la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Antonio Costa sur X, après les pourparlers américano-ukrainiens en Arabie saoudite.

Une proposition de cessez-le-feu et de dégel de l’aide américaine à Kiev. Les négociations entre Kiev et Washington à Djeddah ont duré de longues heures, pour ce qui était la première rencontre diplomatique de haut niveau entre les deux camps depuis l’échange tendu entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump le 28 février. Les Etats-Unis vont lever « immédiatement » la suspension de leur aide à Kiev, ont annoncé dans une déclaration commune Marco Rubio, chef de la diplomatie américaine, et Mike Waltz, conseiller à la sécurité nationale des Etats-Unis. « La balle est maintenant dans le camp de la Russie », a ajouté Marco Rubio. Kiev et Washington sont également convenus de conclure « dès que possible » un accord sur les minerais ukrainiens.

Emmanuel Macron appelle à planifier des garanties de sécurité pour l’Ukraine. Emmanuel Macron a reçu mardi à Paris les chefs militaires de 34 pays, des représentants de l’Union européenne et de l’Otan, et le représentant ukrainien afin d’élaborer « un plan pour définir des garanties de sécurité crédibles » pour l’Ukraine en cas d’accord de paix avec la Russie, selon l’Elysée. « Face à l’accélération des négociations de paix », le chef de l’Etat a « précisé qu’il fallait aujourd’hui passer du concept au plan pour définir des garanties de sécurité crédibles, afin qu’une paix solide et durable soit possible en Ukraine », a fait savoir la présidence à l’issue de ce rendez-vous. 

Les réunions s’enchaînent à Paris pour préparer l’après-guerre en Ukraine.  La France multiplie cette semaine les consultations avec ses partenaires européens pour tenter de définir les garanties à fournir à l’Ukraine en cas de cessez-le-feu. Après la réunion autour d’Emmanuel Macron, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, réunira ensuite mercredi ses homologues du groupe E5 (France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Pologne), ainsi que des représentants de l’Union européenne et de l’Otan et de l’Ukraine.

L’attaque de drones ukrainiens sur la banlieue de Moscou a fait au moins trois morts. « Je viens d’apprendre qu’un troisième homme est également décédé », a annoncé la maire de Domodedovo, l’une des villes touchées, sur Telegram. Au total, l’armée russe dit avoir abattu 337 drones sur le territoire, dont 91 dans la région de Moscou. Un précédent bilan du ministère de la Santé russe faisait état de deux morts et 18 blessés (dont trois enfants).

Les régions russes frontalières de l’Ukraine visées.  Selon le ministère de la Défense russe, qui a établi un bilan mardi matin sur Telegram, 126 drones ont été interceptés dans la région de Koursk, actuellement contrôlée en partie par l’armée ukrainienne. Par ailleurs, 38 drones ont été abattus dans la région de Briansk, et 25 autres dans celle de Belgorod, elle aussi frontalière de l’Ukraine.

Francetvinfos

Coupe d’Algérie : le CRB à l’épreuve de l’US Chaouia, derby alléchant à Kouba ce mardi

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Coupe d'Algérie

Le détenteur de la Coupe d’Algérie, le CR Belouizdad, devra passer l’écueil de l’accrocheuse formation de l’US Chaouia (Ligue 2), pour espérer poursuivre la défense de son titre, alors que le stade Benhaddad de Kouba abritera un derby alléchant entre le RC Kouba et l’USM Alger, en mise à jour des 1/8es de finale de la Coupe d’Algérie de football 2024-2025, prévue ce mardi et demain mercredi.

Distancé de sept points en championnat de Ligue 1 Mobilis par le leader, le MC Alger, le CRB espère rebondir en «Dame Coupe», cela passera inéluctablement par une qualification aux quarts de finale de l’épreuve, lors du match délocalisé au stade du 5 juillet (Alger), face à l’US Chaouia, actuel 5e du classement de la Ligue 2 amateur (groupe centre-est).

Le Chabab, qui reste sur un nul en déplacement en championnat, face au MC El-Bayadh (0-0), est appelé à faire preuve de vigilance face à une équipe de l’USC, qui abordera ce rendez-vous avec l’intention de créer l’exploit et déjouer les pronostics.

Les joueurs de l’entraîneur, Mohamed Ben Lachetar, restent sur une défaite concédée jeudi dernier à Ouargla face à l’IRBO (2-1), un revers qui est venu mettre fin à une belle série de huit matchs sans défaite, toutes compétitions confondues. La dernière confrontation entre les deux équipes en Coupe d’Algérie, remonte aux 1/16es de finale de l’édition 2022-2023. Le CRB est allé s’imposer à Oum El-Bouaghi sur le score de 2 à 1.

Le stade Benhaddad de Kouba, vibrera de nouveau au rythme d’un derby qui a souvent tenu ses promesses, par le passé. Le RC Kouba, dauphin du groupe centre-ouest de la Ligue 2 amateur, recevra l’USM Alger, l’un des spécialistes de l’épreuve, dans un match qui promet en intensité.

Même si l’USMA bénéficiera de la faveur des pronostics, eu égard des forces en présence, les Koubéens, qui seront soutenus par un large public, comptent jouer leur va-tout jusqu’au bout, et tenter de rééditer leur coup, comme lors du face à face avec l’autre pensionnaire de l’élite, la JS Saoura (2-1), lors des 1/16es de finale.

Le club koubéen, dirigé sur le banc par l’expérimenté Boualem Charef, déjà passé par l’USMA, compte rendre jouer son va-tout face aux «Rouge et Noir», appelés à sortir le match parfait pour espère éliminer le «Raed».

Le dernier match au programme de cette mise à jour mettra aux prises les deux pensionnaires de la Ligue 1 Mobilis: le MC El-Bayadh à l’Olympique Akbou, dans un rendez-vous qui s’annonce indécis et ouvert à tous les pronostics.

Même si les locaux, sur une courbe ascendante, partiront favoris sur leur terrain et devant leur public, il n’en demeure pas moins que les gars d’Akbou auront à cœur de réaliser une belle performance, et revenir avec le ticket qualificatif en poche.

Invaincu depuis sept matchs, toutes compétitions confondues, le MCEB aspire à préserver la dynamique, et arracher une qualification historique aux quarts de finale.

Après avoir éliminé, tour à tour à domicile le pensionnaire de la Régionale 1, MJ Arzew (1-0) et le CS Constantine (1-0), l’Olympique Akbou, qui marque le pasen championnat (13e, 20 pts), sera face au premier test en déplacement en Coupe d’Algérie.

Pour rappel, les cinq premiers matchs des 1/8es de finale se sont disputés les 6 et 7 février dernier, à l’issue desquels l’ES Mostaganem (L1), l’ES Sétif (L1), le CR Aïn Témouchent (L2), l’USM El-Harrach (L2), et le MO Bejaïa (inter-régions), ont validé leur ticket pour les quarts de finale, programmés les 27 et 28 mars.

Le programme des matchs de la mise à jour des 1/8es de finale de la Coupe d’Algérie de football 2024-2025, prévues ce mardi et demain mercredi :

Mardi 11 mars 2025 :

MC El-Bayadh – Olympique Akbou 15h30

RC Kouba – USM Alger 22h00

Mercredi 12 mars 2025 :

CR Belouizdad – US Chaouia 22h00

Déjà joués :

US Biskra – ES Mostaganem 1-2 (a.p)

Amel El-Eulma – ES Sétif 0-1

CR Aïn Témouchent – CR Béni Tamou 1-0

MO Bejaïa – JS Haï Djebel 2-0

MC Oran – USM El Harrach 0-1.

Avec APS

Armes chimiques en Algérie : un chercheur français identifie 450 opérations militaires françaises

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Reggane

L’historien français Christophe Lafaye a dénoncé le recours de la France aux armes chimiques pendant la Guerre de libération nationale, affirmant avoir réussi à identifier 450 opérations militaires ayant eu recours à ces armes durant la période 1957-1959.

«Dans l’état actuel de ses recherches, Christophe Lafaye a pu identifier +450 opérations militaires ayant eu recours aux armes chimiques en Algérie, principalement concentrées dans les zones montagneuses en Haute-Kabylie et dans les Aurès+», souligne le site d’information actu.fr qui l’a interviewé.

Toutefois, si ce chercheur a pu établir l’existence de 450 opérations, «le tableau demande à être complété par l’ouverture d’archives encore aujourd’hui classées», affirme ce site.

«Un certain nombre de documents sont accessibles mais pas les comptes rendus d’opération, les journaux de marche et opérations, soit le journal de bord de l’unité. La consultation de ces documents est pourtant essentielle car ils permettraient d’évaluer les victimes et, par recoupement, d’identifier des victimes portées disparues. C’est important pour les familles. Et puis, ces documents permettraient de faire une cartographie exhaustive des sites où ces armes ont été utilisées et des lieux exposés aux retombées», indique Christophe Lafaye au site.

Malgré ces contraintes, le travail de Christophe Lafaye retrace de manière assez précise l’histoire de l’utilisation des armes chimiques par l’armée française.

«J’ai pu quand même retrouver certaines décisions politiques. C’est le ministre Maurice Bourgès-Maunoury donc qui a signé l’autorisation d’utilisation des armes chimiques. La 4e République puis la 5e République ont totalement assumé, ordonné et organisé la conduite d’une guerre chimique» en Algérie, ajoute-t-il.

Pour cet historien, «l’un des personnages centraux de cette histoire, c’est le général Charles Ailleret».

«C’est un polytechnicien resté dans la postérité comme le père militaire de la bombe atomique française. Mais lors de son passage au commandement des armes spéciales, c’est lui qui va faire la promotion de l’emploi des armes chimiques en Algérie. Il a écrit un livre en 1948 dans lequel il décrit l’utilisation de la science dans la guerre comme étant un élément de supériorité dans la conduite des opérations. Il a une conviction profonde dans les vertus de la science comme arme comme pour remporter la victoire sur le terrain», déplore-t-il.

Il affirme, dans ce contexte, avoir pu, à travers les archives, «confirmer l’utilisation d’un gaz appelé CN2D. C’est un composé de deux gaz : le gaz CN est un dérivé du cyanure et le gaz DM qui est une arsine, donc un dérivé de l’arsenic, pour faire simple».

«Il y a un troisième élément appelé kieselgurh: c’est une terre siliceuse très fine, de l’ordre du micron, et qui va mutualiser l’effet extrêmement irritant des arsines avec la rapidité d’action du CN. C’est la combinaison de ces trois éléments qui crée un gaz mortel», explique Christophe Lafaye.

Ces gaz, poursuit-il, «regroupés en une seule munition et dans des quantités extrêmement importantes, entraînaient assez rapidement la mort des gens qui se trouvaient à l’intérieur des grottes».

Selon Christophe Lafaye, docteur en Histoire contemporaine de l’université d’Aix-Marseille et chercheur associé à l’université de Bourgogne, l’armée française décide, dès 1956, de former des équipes spéciales pour l’emploi de ces armes chimiques.

«Des groupes formés d’appelés du contingent : on les appelait les sections +Armes spéciales+. La première unité est créée en Algérie le 1er décembre 1956», note l’historien qui a pu «confirmer l’activité de 119 unités de ce type entre 1957 et 1959 sur le territoire algérien».

Au cours de ses recherches, Christophe Lafaye a pu confirmer l’existence d’une opération ayant fait 116 martyrs, selon le site d’information, soutenant même que le recours de l’armée française aux armes chimiques en Algérie «ne tient pas du hasard mais (relève) d’une véritable doctrine militaire».

APS

Commercialisation de viande d’âne à Sétif : lourde peine de prison

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Viande d'âne vendue à Sétif.
La viande d'ânes commercialisée en plein ramadan

Le tribunal de Sétif a rendu son verdict ce mardi matin dans une affaire de vente illégale de viande de mulet et d’âne. Les trois principaux accusés ont été condamnés à cinq ans de prison ferme, assortis d’une amende d’un million de dinars chacun. Deux autres individus impliqués ont écopé de deux ans de prison ferme.

Cette affaire, qui a suscité réprobation et inquiétude parmi la population, a été révélée deux jours avant le début du mois de ramadan. Les prévenus étaient poursuivis pour mise en danger de la vie d’autrui, vente et exposition de produits impropres à la consommation humaine, ainsi que pour exploitation d’un établissement sans licence.

Un abattoir clandestin démantelé

L’enquête, menée par les autorités judiciaires, a permis de démanteler un réseau criminel opérant dans un abattoir illégal situé dans le quartier de Sfiha, au sud de Sétif. Les membres de ce gang abattaient des ânes et des mulets, les transformaient en viande hachée, puis la distribuaient à plusieurs établissements de restauration rapide, trompant ainsi les consommateurs.

Lors de l’opération, les enquêteurs ont découvert d’importantes quantités de viande hachée destinées à la vente, ainsi que des carcasses d’ânes abandonnées sur place. Cette découverte a renforcé les soupçons quant à l’ampleur de ce trafic, qui constituait une menace sérieuse pour la santé publique.

Presque chaque ramadan, l’Algérie apprend que des bouchers indélicats vendent de la viande d’ânes.

La rédaction

Perte de vitesse de Tesla : entre incendies, boycott et effondrement boursier

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Tesla
Image par Blomst de Pixabay

La situation se complique pour Tesla. Dans la nuit du 2 au 3 mars 2025, un incendie criminel a ravagé une concession Tesla à Plaisance-du-Touch, près de Toulouse, détruisant douze véhicules électriques.

Un incendie criminel en France, des attaques aux États-Unis

L’attaque à Toulouse de cette concession de Tesla, revendiquée par un collectif anarchiste, a engendré des dommages estimés à environ 700 000 euros.

De l’autre côté de l’Atlantique, sept bornes de recharge Tesla ont été incendiées en banlieue de Boston dans une vague d’attaques ciblant la marque d’Elon Musk. Ces incidents s’inscrivent dans une série d’opérations similaires, notamment en Allemagne, où une usine Tesla à Berlin a été visée par des militants écologistes opposés à l’expansion industrielle du constructeur.

Des ventes en chute libre en Europe

Ces attaques interviennent dans un contexte difficile pour Tesla, qui voit ses ventes chuter lourdement sur le Vieux Continent. En Allemagne, les immatriculations ont plongé de 76 %, tandis que la Norvège et le Danemark enregistrent un recul de 48 %. La Suède et la France ne sont pas en reste, avec des baisses respectives de 42 % et 26 %.

Ce ralentissement commercial a pesé sur la valeur boursière de Tesla, qui a perdu 8 % en quelques jours, faisant tomber sa capitalisation sous les 1 000 milliards de dollars. Le 10 mars 2025, l’action a connu une dégringolade historique de 15,4 %, terminant à 222,15 dollars. Depuis le début de l’année, la dépréciation atteint 45 %, soit une perte de près de 800 milliards de dollars en capitalisation depuis décembre 2024.

Trump au secours de Musk

Face à cette tourmente, Donald Trump a publiquement affiché son soutien à Elon Musk. Le président américain a déclaré sur Truth Social : « Aux Républicains, aux conservateurs et à tous les formidables Américains, Elon Musk monte au front pour aider notre nation, et il fait un travail fantastique. Je vais acheter une Tesla toute neuve demain matin en signe de confiance et de soutien à Elon Musk, un véritable grand Américain. » Un soutien politique qui ne suffira peut-être pas à enrayer la crise d’image dont souffre Tesla.

L’effet Musk : entre polémiques et défections

Elon Musk, figure controversée, par son soutien affiché au parti d’extrême droite allemand AfD, ses déclarations polémiques et son salut nazi, a déclenché une vague de boycott inédite, notamment en Allemagne.

Dans plusieurs pays européens, les conducteurs de Tesla cherchent à se débarrasser de leur véhicule ou masquant parfois le logo du constructeur. Aux Pays-Bas, une étude récente révèle qu’un propriétaire de Tesla sur trois envisage de vendre sa voiture. En France, les annonces de revente se multiplient sur Le Bon Coin.

Tesla d’occasion : un marché en pleine déroute

Aux États-Unis, l’image de la marque se dégrade également. De plus en plus de conducteurs affichent leur désaccord par des moyens symboliques : autocollants « J’ai acheté cette voiture avant qu’Elon ne devienne fou » ou « Tais-toi Elon ».

Cette crise de confiance a un impact direct sur le marché de l’occasion. Aux États-Unis, les prix des Tesla de seconde main se sont effondrés, passant de 70 000 dollars en 2022 à environ 30 000 dollars début 2025. Une dépréciation bien plus rapide que celle des autres véhicules électriques.

Tesla traverse une période sombre de son histoire. Entre attaques ciblées, effondrement boursier et rejet d’Elon Musk, l’avenir du géant de l’électrique semble plus incertain que jamais.

Rabah Aït Abache

Tebboune inaugure l’usine de dessalement de l’eau de mer Cap Djinet 2

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Tebboune

Abdelmadjid Tebboune a procédé, ce mardi, dans la wilaya de Boumerdes, à l’inauguration de l’usine de dessalement de l’eau de mer Cap Djinet 2 dotée d’une capacité de production de 300 000 mètres cubes/jour.

« Nous ne pouvons qu’être fiers et nous vanter de ce que nos filles et nos fils ont accompli en Algérie », a déclaré le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, précisant qu’« en un temps record, le projet a été réalisé par des mains algériennes, et je les remercie… Mais les remerciements ne suffisent pas pour ce qu’ils ont accompli ».

«  Je remercie tous ceux qui ont contribué à ces projets, car ils ont posé les bases d’une véritable école algérienne dans le domaine du dessalement de l’eau de mer », a jouté le chef de l’Etat.

La cérémonie d’inauguration de cette importante infrastructure stratégique s’est déroulée en présence du ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, Chef d’Etat-major de l’Armée nationale populaire (ANP), le Général d’Armée, Saïd Chanegriha, du ministre d’Etat, ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Mohamed Arkab, du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Brahim Merad, du ministre de l’Hydraulique, Taha Derbal, ainsi que des responsables des entreprises nationales chargées de la réalisation et des autorités locales.

A cette occasion, Abdelmadjid Tebboune a suivi un exposé détaillé sur le déroulement des travaux et les étapes de réalisation de cette infrastructure vitale, qui s’étend sur une superficie de 18 hectares et assure l’approvisionnement en eau potable des habitants de la wilaya de Boumerdès et de plusieurs wilayas limitrophes.

La concrétisation de ce projet d’envergure s’inscrit dans le cadre du programme national, décidé par le chef de l’Etat pour la réalisation de cinq grandes stations de dessalement de l’eau de mer dans les wilayas d’El Tarf (Koudiet Eddraouche), de Béjaïa (Tighremt-Toudja), de Boumerdès (Cap Djinet), de Tipasa (Fouka) et d’Oran (Cap Blanc), d’une capacité de production de 300.000 m3/jour chacune, pour un coût avoisinant les 2,4 milliards de dollars.

Ces projets d’envergure, réalisés en un temps record grâce à des compétences nationales et à des technologies de pointe, ont pour objectif de renforcer la sécurité hydrique et de répondre aux besoins des citoyens en eau potable. Ils reflètent le saut qualitatif opéré par l’Algérie dans le domaine du renforcement de sa sécurité hydrique.

Avec Agence

Immigration : appel à un rassemblement contre la circulaire Retailleau

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Marche de Solidaires

L’Union syndicale Solidaires a appelé à un rassemblement, samedi prochain, à Clermont-Ferrand, en France, pour exiger l’abrogation de la circulaire sur l’immigration signée, en janvier dernier, par le ministre de l’Intérieur français, Bruno Retailleau.

Dans un communiqué, le syndicat français invite ses militants à un rassemblement, samedi à Clermont-Ferrand, «pour dire non à la guerre contre les migrants».

«Depuis des mois, le ministre de l’Intérieur, Retailleau, multiplie les déclarations visant à supprimer les possibilités d’accueil et de régularisation des personnes migrantes. Sur fond de racisme décomplexé inspiré par l’extrême droite. Le ministre donne aux préfets des consignes fermes de non-régularisation des personnes étrangères vivant en France sans titre de séjour», dénonce le syndicat.

«A Clermont-Ferrand, le zèle préfectoral ne se fait pas attendre : une mère et sa fille de 7 jours sont sorties de l’hébergement d’urgence et se retrouvent à la rue. Des professionnels sont chargés +d’évaluer la vulnérabilité+ des personnes en hébergement d’urgence. La préfecture préparerait-elle une nouvelle mise à la rue en masse, comme l’an dernier, dès le retour du printemps ? Qu’elle ne doute pas de la réaction des Clermontois.es !», poursuit-il.

«Dans la continuité de la loi Darmanin de janvier 2024, cette circulaire

Retailleau met à bas les possibilités de régularisation exceptionnelle des étrangers au titre de la situation familiale ou du travail. Elle augmente la durée de séjour requise sur le territoire à 7 ans au lieu de 5 ans précédemment, voire 3 ans au titre du travail, pour pouvoir solliciter une régularisation à titre exceptionnel (…)», relève le communiqué.

Le syndicat a critiqué, à ce titre, une idée selon laquelle les exilés veulent uniquement «profiter d’une place d’hébergement, de minimas sociaux ou de soins gratuits. Non, les migrants fuient la violence, la guerre, les mafias, la misère et dans ces situations, les Etats occidentaux n’ont pas forcément les mains propres».

«Aujourd’hui, Retailleau veut même en rajouter en proposant une trente-et-unième loi (30 depuis 1980) qui, entre autres, réduirait l’accès à l’Aide médicale d’Etat. C’est stupide et bassement xénophobe», martèle l’union. 

«Rendre les régularisations pratiquement impossibles comme le souhaitent Retailleau, (le ministre de la Justice Gérald) Darmanin, (le Premier ministre François) Bayrou et toute l’extrême droite, c’est fabriquer des sans-papiers, élargir la cohorte des sans droit, refuser de voir que le plus souvent ces gens là travaillent dans des secteurs où leur présence est indispensable (…). Et pour en rajouter dans la xénophobie, des centaines de travailleurs étrangers en situation régulière, à Clermont-Ferrand et ailleurs, perdent leur emploi justement parce que les préfectures accumulent les mois de retard dans le renouvellement des titres de séjour», signale le texte.

«Maintenir cette politique de stigmatisation des étrangers, c’est laisser croire à la population qu’une immigration zéro est possible (et) désigner encore et toujours des boucs émissaires pour saper toute contestation des politiques libérales (…)», conclut le communiqué.

L’Union syndicale Solidaires est une union interprofessionnelle qui couvre l’ensemble des secteurs professionnels et tous les départements français.

Elle regroupe 33 fédérations ou syndicats professionnels et 55 organisations syndicales.

APS

Les Aurès-Nememcha au cœur des premiers feux de la rébellion

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La mémoire des premiers maquis algériens demeure fragmentaire, souvent éclipsée par les grandes narrations officielles de la guerre d’Indépendance. Pourtant, c’est dans le tumulte des montagnes des Aurès-Nememcha, entre gorges escarpées et forêts impénétrables, que s’est levée, en novembre 1954, la première étincelle de l’insurrection.

Raymond Nart, dans son ouvrage Histoire intérieure de la rébellion dans les Aurès – Adjoul-Adjoul, paru le 1er mars 2015 aux éditions L’Harmattan, collection Histoire et Perspectives Méditerranéennes, exhume un témoignage rare : celui d’un homme de terrain, Adjoul-Adjoul, dont le destin bascule au fil des années de guerre et d’épreuves.

Résumé

L’histoire de la rébellion dans les Aurès est ici relatée par l’un de ses acteurs principaux, Adjoul-Adjoul. Combattant de l’indépendance, il est l’un des collaborateurs de Mostefa Ben Boulaïd, Chihani Bachir et Laghrour Abbas. À la mort de Ben Boulaïd, que certains imputent à Adjoul, une véritable guerre de succession s’engage. Le colonel Amirouche tente de faire exécuter Adjoul, qui se place alors sous la protection de l’armée française. Il livrera aux autorités (2e Bureau et DST) un récit d’une valeur exceptionnelle sur ces événements.

Un récit brut du maquis aurésien

Les premiers maquis étaient composés d’hommes déterminés mais livrés à une organisation naissante et tâtonnante, où chaque décision pouvait influer sur l’avenir de la lutte. Adjoul-Adjoul, combattant de la première heure, se hisse rapidement à la tête de la mintaqa de Kimmel, supervisant cinq douars et dirigeant 450 hommes dans une guerre où chaque sentier devient un théâtre d’embuscades et chaque village un enjeu stratégique.

Les premières pages du livre plongent immédiatement dans la complexité de ces engagements, dévoilant les difficultés rencontrées par Adjoul-Adjoul face à l’adversité. Lors de son arrivée à Kimmel, il fait face à une situation chaotique où l’organisation locale est encore balbutiante, avec des problèmes de coordination et des luttes internes.

Ces pages révèlent la gestion pragmatique et parfois impitoyable des ressources humaines, avec un portrait plus nuancé de la guerre, où l’urgence de l’action prime sur la rigueur des idéaux révolutionnaires.

Mais au-delà du combat contre l’armée française, la guerre dans les Aurès-Nememcha fut également marquée par des luttes intestines, des tensions de commandement et des fractures idéologiques qui affaiblirent l’unité du FLN. Ces tensions, exacerbées par l’isolement géographique et la rudesse du maquis, finirent par miner le moral de nombreux combattants.

Un témoignage à double tranchant

Rallié aux autorités françaises en novembre 1956, Adjoul-Adjoul livre son récit devant les services militaires, un témoignage long de 166 pages dactylographiées, complété par un rapport de la DST à Batna. Ces pages d’aveux, souvent ambivalentes, sont marquées par une volonté de se justifier tout en exposant les fragilités du mouvement indépendantiste dans la région. Raymond Nart n’élude pas cette question et aborde avec rigueur l’ambiguïté de ces documents.

Ce témoignage est-il une confession, un plaidoyer, ou le fruit d’un homme accablé par les dissensions internes et le poids de la clandestinité ? Il est, en tout cas, une source brute, rare, qui offre un regard de l’intérieur sur la mécanique parfois chaotique des premiers maquis. Loin de tout héroïsme figé, le récit met en lumière la complexité des engagements, la dureté des choix imposés par la guerre, et l’inexorable solitude de ceux qui, après avoir combattu, se retrouvent exclus de leur propre camp.

Un livre qui interroge l’histoire

Avec cet ouvrage, Raymond Nart ne se contente pas de retranscrire un document d’archives. Il invite à une réflexion sur la construction du récit historique, sur la manière dont se forgent les mythes et sur ces zones d’ombre qui échappent souvent aux grandes fresques officielles.

Après avoir pris connaissance de cet ouvrage fascinant, j’avais envisagé de m’entretenir directement avec l’auteur pour discuter des enjeux historiques et personnels soulevés par son livre. Cependant, l’attaché de presse des éditions L’Harmattan m’a informé avec tristesse que Raymond Nart est décédé. Cette nouvelle renforce d’autant plus l’importance de son travail, qui reste un témoignage précieux pour les générations futures.

Histoire intérieure de la rébellion dans les Aurès s’impose ainsi comme une lecture essentielle pour ceux qui cherchent à comprendre les complexités du soulèvement algérien, loin des visions monolithiques, au plus près du terrain et des hommes qui ont façonné l’histoire.

Djamal Guettala

« Histoire intérieure de la rébellion dans les Aurès – Adjoul-Adjoul » de Raymond Nart

Carnaval de Nivelles, invoquer le renouveau du printemps

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Nivelles
© Véronique Perrault

Cela faisait des années que j’en rêvais. Cette fois, c’était la bonne. Pour la première fois, j’ai enfin assisté à un carnaval belge et c’était celui de Nivelles, et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’attente en valait la peine. Oui, cela faisait des années que je rêvais d’y assister.

D’être au cœur de cette effervescence, de voir les gilles surgir en cadence, d’entendre le martèlement de leurs sabots sur les pavés, le son vibrant des tambours et le tintement des clochettes cousues à leurs costumes. Cette année, enfin, j’ai vécu mon premier carnaval. Et quelle expérience ! 

Les gilles trépignaient d’impatience depuis un an, prêts à faire résonner à nouveau leurs sabots sur les pavés de la Grand-Place, au rythme des tambours et du tintement des clochettes cousues sur leurs costumes. Ils attendaient ce moment, piaffant de pouvoir à nouveau envahir les rues, danser, et partager leur ferveur avec la foule. Difficile d’évaluer combien de personnes ont envahi les rues de Nivelles ce 9 mars 2025, mais une chose est certaine : la foule était au rendez-vous.

Et les gilles ont été particulièrement choyés cette année. Un soleil éclatant a inondé la ville, faisant briller les cuivres et réchauffant les cœurs. Pas une goutte de pluie en ce dimanche festif, une météo idéale qui a permis aux gilles d’arborer fièrement leurs imposants chapeaux de plumes d’autruche durant le cortège de l’après-midi – même si la chaleur sous leurs bosses de paille a dû se faire sentir !

Dès l’aube, la ville s’est animée pour accompagner les figures emblématiques du folklore : gilles, arlequins, paysannes… Le carnaval nivellois, qui en est déjà à sa 121e édition, a poursuivi ses festivités jusqu’au lundi soir, avec en point d’orgue le célèbre brûlage des bosses auquel je n’ai pas eu la chance d’assister.

Les rues étaient noires de monde pour acclamer les centaines de gilles qui, comme le veut la tradition, ont lancé à la foule des milliers d’oranges tout au long de leur parcours. Symbole de prospérité et d’espoir, ces fruits jetés avec ferveur marquent la volonté de chasser l’hiver et d’invoquer le renouveau.

Malgré une petite pluie tombée le lundi après-midi, l’enthousiasme des festivaliers est resté intact. Dans un défilé haut en couleur, majorettes, sorcières, lanceurs de paniers, fanfares et arlequins ont traversé la ville, de la gare jusqu’à la Grand-Place, sous les acclamations d’un public conquis, souvent le verre à la main.

Le moment le plus attendu ? L’apparition majestueuse des gilles dans leurs costumes traditionnels, accompagnés de leurs proches. En dansant, ils ont distribué leurs oranges comme des offrandes, perpétuant un rite ancestral qui unit les femmes et les hommes depuis des siècles. Car si chaque carnaval est une fête, il est avant tout le reflet d’une mémoire collective, celle de croyances millénaires destinées à conjurer le mauvais sort et à célébrer le renouveau.

À Nivelles, cette tradition bat son plein. Année après année, elle rassemble des générations entières autour d’un même élan de joie et de convivialité. Une véritable explosion de couleurs, de musique et de ferveur populaire qui, pour ma part, restera gravée dans ma mémoire.

Et une certitude : ce n’était que la première fois, sûrement pas la dernière.

Kamel Bencheikh, écrivain.

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