4 avril 2025
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Ligue des champions : le PSG doit renverser Liverpool à Anfield pour continuer à rêver

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Mohamed Salah

Malgré la défaite sur le fil contre Liverpool en 8e de finale aller de Ligue des champions (1-0), le PSG reste « plein d’espoir » avant le retour mardi, mais il faudra tout de même un exploit à Anfield, l’antre terrifiant des Reds, pour poursuivre l’aventure européenne.

Dominant dans les grandes largeurs et dans tous les secteurs de jeu mercredi dernier mais d’une incroyable inefficacité offensive, le club de la capitale veut encore croire à sa qualification en quart de finale en s’appuyant sur sa magnifique prestation au Parc des Princes, où le ballon n’a guère quitté les pieds des joueurs de Luis Enrique, qui n’ont jamais aussi bien joué ensemble.

« L’équipe a répondu de manière très sérieuse et on est plein d’espoir avant Liverpool », a glissé samedi Luis Enrique après la victoire en Ligue 1 à Rennes (4-1), marquée par le retour du réalisme en attaque et de son buteur Ousmane Dembélé, auteur d’un doublé (28 buts cette saison, toutes compétitions confondues).

Pour battre Liverpool, Paris devra compter sur l’international français, irrésistible depuis le début de l’année, mais aussi sur Bradley Barcola, Désiré Doué et Khvitcha Kvaratskhelia pour briser la défense de fer de Liverpool.

La grande confiance du PSG

Depuis le coup de sifflet final et cette défaite cruelle face à la meilleure équipe de la première phase de la Ligue des champions, Luis Enrique et ses joueurs dégagent une grande confiance, à l’image de la réaction de Vitinha qui s’est dit certain de passer au tour suivant, à peine sorti du terrain.

Ou encore celle de Désiré Doué samedi: « On est confiant, on va là-bas pour gagner », a-t-il assuré. Mais est-ce possible que Liverpool, son armada et sa star Mohamed Salah puissent se faire marcher dessus deux fois de suite par le même adversaire ?

Chez eux, à Anfield, les Reds vont forcément se réveiller, hausser leur niveau de jeu et tenter de casser le rythme, comme ils ont déjà fait mercredi dernier.

« Nous devons monter d’un cran en termes d’intensité contre le PSG. Par rapport au match d’aujourd’hui, nous devons faire trois, quatre, cinq, six, sept fois mieux en termes d’intensité si nous voulons avoir une chance de nous qualifier pour le tour suivant », a estimé Arne Slot, qui a reconnu avoir été « chanceux » au Parc des Princes.

Portés par Luis Enrique, l’homme de la « remontada » barcelonaise de 2017 et qui a déjà trouvé les leviers psychologiques pour motiver son équipe à renverser le Barça la saison dernière en quart de finale (défaite 2-3 face à Barcelone au Parc des Princes, puis victoire 4-1 au retour), les Parisiens – désormais sans Kylian Mbappé – devront réaliser le match qu’il faut malgré la jeunesse de l’effectif.

Donnarumma attendu au tournant

Les coéquipiers de Marquinhos ont sans aucun doute marqué psychologiquement l’armada de Liverpool et cela doit rester dans leurs têtes. Mais le PSG est-il capable de reproduire ce qu’il a fait à Paris, ou du moins par séquences ?

S’il y parvient, les Reds auront peut-être du mal à tenir 90 nouvelles minutes sans encaisser de but en étant autant surclassés dans tous les secteurs de jeu.

Rouleau compresseur en Ligue 1, le club de la capitale devra donc harceler son adversaire, multiplier les vagues, être agressif dans le pressing et à la récupération, mais en étant cette fois efficace devant le but tout en évitant les sautes de concentration.

Le latéral gauche Nuno Mendes, qui a cadenassé parfaitement Mo Salah en se battant sur chaque duel, a laissé filer Harvey Elliott, tout juste rentré pour remplacer l’Egyptien et qui a puni le PSG en toute fin de match (87e, 1-0)).

Dans les cages, Gianluigi Donnarumma est attendu pour réaliser enfin un match-référence dans la compétition, lui qui n’a pas sauvé les siens sur la seule occasion de Liverpool, en n’ayant pas assez la main ferme.

L’Italien pourra s’inspirer du portier des Reds, Allison, qui a fait le match de sa vie la semaine dernière. Cette fois à Anfield et aux portes d’un exploit, c’est aux Parisiens de se surpasser.


Le programme des huitièmes de finale (heure en TU)

Mardi 11 mars

16h45 : FC Barcelone – SL Benfica (1-0 à l’aller)

19h00 : Bayer 04 Leverkusen – Bayern Munich (0-3 à l’aller)

Inter Milan – Feyenoord (2-0 à l’aller)

Liverpool – Paris Saint-Germain (1-0 à l’aller)

Mercredi 12 mars

16h45 : Lille OSC – Dortmund (1-1 à l’aller)

19h00 : Aston Villa – FC Bruges (3-1 à l’aller)

Arsenal – PSV (7-1 à l’aller)

Atlético de Madrid – Real Madrid (1-2 à l’aller)

Djelfa : un commerçant écope de 7 ans de prison pour « spéculation illégale » !

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Justice

Dans le cadre de la lutte contre la spéculation illégale sur les produits de première nécessité, le tribunal de Djelfa a condamné un commerçant à sept ans de prison ferme et à une amende de deux millions de dinars. 

Sept ans de prison ferme ! Rien que ça ! Ce commerçant indélicat était accusé de spéculation illégale sur le café en stockant une grande quantité de cette denrée afin de créer une rareté artificielle sur le marché.

Selon un communiqué de la Cour de Djelfa, l’affaire a été déclenchée suite à des informations indiquant qu’un commerçant pratiquait des prix excessifs sur le café tout en accumulant d’importantes réserves dans un but spéculatif. Après enquête et perquisition, l’individu en question, identifié sous les initiales A. M., a été interpellé.

Présenté devant le parquet le 2 mars 2025, il a comparu en procédure de flagrant délit pour spéculation illégale. Le 9 mars 2025, le tribunal a rendu son verdict : sept ans de prison ferme, une amende de deux millions de dinars et un mandat de dépôt immédiat.

Cette décision s’inscrit dans une politique de fermeté visant à réprimer toute tentative de manipulation du marché, particulièrement en ce qui concerne les produits de large consommation. Elle se veut manifestement un signal implacable contre les spéculateurs. Cependant, il faudra peut-être ne pas s’arrêter aux seconds couteaux mais pousser plus haut et plus loin les investigations pour toucher aussi les gros poissons. Mais pour cela…

Samia Naït Iqbal

César, Pompée, Crassus et les trois coqs dans le poulailler

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Trump

J’ai entendu de la part de deux chroniqueurs une analogie des évènements aux Etats-Unis avec l’épisode du premier triumvirat de Rome. Ils n’ont fait que rappeler un rapprochement que nous avons tous dans les esprits depuis le collège sauf à nous faire souvenir du nom du troisième personnage, toujours oublié comme ce fut le cas du troisième dans le célèbre groupe Les Trois Ténors.

Dans une phase tumultueuse de Rome (en existe-t-il qui n’en soit pas ?), un triumvirat non officiel (accord secret) s’est engagé entre César, Pompée et Crassus. Comme pour ce cas, l’alliance au sommet du pouvoir américain est occulte car seul le président est le chef officiel de l’exécutif. Mais il est flanqué de deux autres dont la légitimité à partager le discours officiel est une usurpation. Le vice-président, parce que la constitution ne lui accorde pas ce pouvoir aussi large et Elon Musk qu’aucun américain n’a élu.

Dès le départ, la question n’était pas de savoir si ce triumvirat allait durer mais quand allait-il exploser ?

Et voilà notre second rapprochement, le triumvirat n’a pas plus de chance de perdurer que de celui de César, Pompée et Crassus. Non seulement la dispute s’est invitée inexorablement mais l’histoire s’est également terminée par le triomphe du dictateur que fut Pompée.

Si le dicton nous dit que deux coqs ne peuvent vivre en paix dans un poulailler, on s’imagine avec trois. Dans n’importe quel pays au monde, l’exécutif ne peut être bicéphale sans division, guerre et renversements. C’est aussi le cas dans un régime parlementaire qui évite le problème au mieux qu’il est possible de le faire. Dans le vrai, le président n’est qu’une représentation symbolique et dans le système hybride, la prééminence du pouvoir constitutionnel est attribuée au seul président (portant certains autres noms selon les pays).

Tous les régimes politiques à pouvoir exécutif collectif ont échoué dans l’histoire. Ce fut d’ailleurs le cas lors du second triumvirat de Rome où la même guerre intestine a eu lieu. Nous pouvons constater le même destin d’échec avec le Conseil révolutionnaire lors de la révolution française, le Directoire ou, surtout et plus systématique, avec les juntes militaires. 

Dans cette bombe programmée, le détonateur de l’explosion est l’ego de chacun. Il ne peut y avoir de puissance à ce niveau sans l’ego des membres des exécutifs partagés. Il est tellement proéminent chez ces personnes qu’il est impossible que l’alliance perdure.

Dans le cas américain, un seul coq finira par éliminer les deux autres mais au prix d’un poulailler dévasté. 

Boumediene Sid Lakhdar

Élections de mi-mandat au Sénat : le FLN en tête des résultats préliminaires

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Sénat

Les résultats préliminaires ( en attente de  validation  par la cour constitutionnelle pour être ensuite proclamés par l’ANIE) des élections de mi-mandat à l’Assemblée nationale indiquent illustrent une nouvelle fois le respect des équilibres politiques traditionnels, le Front de libération nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND).

Arrives en-tête dans la majorité des wilayas, les deux partis satellites du pouvoir voient ainsi leur mainmise renforcée sur le Sénat, confirmant leur  suprématie dans l’échiquier politique national.

Le FLN a remporté 19 sièges, consolidant ainsi sa position dominante. Ces sièges sont répartis sur les wilayas suivantes :

Alger, Blida, M’sila, Oran, El Bayadh, Aïn Témouchent, Mostaganem, Mascara, In Guezzam, Djanet, In Salah, Tissemsilt, Aïn Defla, Tébessa, Jijel, Beni Abbas, Skikda et El Oued.

Le Rassemblement national démocratique (RND) arrive en deuxième position, avec 12 sièges remportés dans les wilayas suivantes : Chlef, Batna, Biskra, El Tarf, Djelfa, Touggourt, Ouargla, Sidi Bel Abbès, Sétif, Tlemcen, Tipaza et Tiaret.

Autres partis et indépendants

Le Parti Al Mostaqbal s’impose avec 9 sièges, obtenus à Mila, Constantine, Souk Ahras, Oum El Bouaghi, Béchar, El Meghaïr, El Ménia, Saïda et Bouira.

Les candidats indépendants ont décroché 5 sièges, répartis entre Ghardaïa, Ouled Djellal, Boumerdès, Relizane et Khenchela.

Le Mouvement pour une société de paix (MSP) et le Mouvement de la construction (Al Bina) ont chacun remporté 3 sièges.

Le MSP s’est imposé à Adrar, Timimoun et Bordj Bou Arréridj.

Al Bina a remporté ses sièges à Tamanrasset, Laghouat et Médéa.

Le Front des forces socialistes (FFS) a obtenu 2 sièges, situés à Tizi Ouzou et Béjaïa.

Le parti TAJ remporte un siège dans la wilaya de Naama

Selon l’Autorité électorale indépendante, le corps électoral comprenait 27 241 élus, dont 2 350 membres des conseils populaires provinciaux et 24 891 membres des conseils populaires municipaux.

Au total, 426 candidats étaient en lice pour les 68 sièges disponibles. Parmi eux :

249 candidats étaient parrainés par 20 partis politiques.

177 candidats se sont présentés en indépendants.

La rédaction

Lettre ouverte des membres du Congrès mondial amazigh 

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Kamira Naït Cid

Nous, membres du bureau mondial du Congrès Mondial Amazigh (CMA) et membres du conseil fédéral, souhaitons prendre la parole après trois longues années marquées par des évènements difficiles pour notre organisation, notamment l’emprisonnement et la condamnation injuste de notre coprésidente.

Après trois ans de détention injuste, notre coprésidente a été libérée après avoir purgé la totalité de sa peine, mais cette épreuve a laissé des séquelles et des défis à relever pour le CMA. Il est crucial d’éclairer l’opinion publique sur les récentes évolutions qui ont affecté le CMA.

En tant que représentants de cette institution, nous exprimons notre consternation face aux graves violations des statuts et du règlement intérieur par certains membres de la Diaspora. Nous tenons à souligner plusieurs points préoccupants :

– Des exclusions injustifiées ont été imposées à des membres du Bureau, y compris notre co-président et la trésorière, sans fondement légitime.

– Des décisions arbitraires ont été prises sans la consultation des instances compétentes et des membres, fragilisant ainsi notre cohésion.

– Un climat délétère, préjudiciable à la confiance, a été instauré, compromettant le bon fonctionnement de notre organisation.

– L’accaparement des décisions par certains membres en dehors du cadre statutaire a conduit plusieurs membres du Bureau mondial et du conseil fédéral à quitter le CMA.

– Le secrétaire général, en connivence avec certains membres de la Diaspora, a profité de la situation délicate d’un de nos membres pour procéder à des changements illégaux et contraires à l’éthique au sein du bureau et de la présidence.

– La décision d’organiser les prochaines assises du CMA au Maroc constitue de facto une exclusion des Amazighs vivants en Algérie. Étant donné les tensions diplomatiques entre nos deux pays, il est extrêmement difficile, voire impossible, pour les Amazighs d’Algérie de se rendre au Maroc.

Nous rappelons que le CMA est une organisation non gouvernementale, indépendante des États et des partis politiques. Notre vocation est de défendre et de promouvoir les droits amazighs ainsi que les droits humains en général.

Nous souhaitons également faire savoir que nous nous dissocions de toute décision ou activité du CMA qui ne respecte pas les principes fondamentaux sur lesquels cette organisation a été fondée. 

Nous espérons que cette lettre contribuera à clarifier notre position et à restaurer la confiance au sein de notre communauté.

 Afrique du Nord le 08 Mars 2025 / 8Mars 2975

Pour le bureau mondial et le conseil fédéral,  

Les coprésidents,  Kamira Nait Sid et Khalid Zerrari

Vice-président Charif Adardak (Maroc) 

Vice-président Jallol Ghaki (Tunisie) 

Vice-président Ali Atinboukti (Mali)

Vice-président Mohamed Khalilou (Niger) 

La trésorière Nadia Akkar  

10 ans de lutte pour une mer Méditerranée sans plastique

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Méditerranée
Image par floydbarbel de Pixabay

Il y a 10 ans, Beyond Plastic Med (BeMed) a été lancé pour lutter contre la pollution plastique en Méditerranée. Initiée par la Fondation Prince Albert II de Monaco, la Fondation Tara Océan, Surfrider Foundation Europe, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et la Fondation MAVA, BeMed a uni des acteurs de la société civile, de la science et des entreprises pour répondre à ce défi majeur.

Zoom sur 10 ans d’engagement contre la pollution plastique en Méditerranée. 

LA NAISSANCE DE BEMED

Philippe Mondielli, directeur scientifique de la Fondation Prince Albert II de Monaco

« Il y a dix ans, la pollution plastique était déjà bien présente, mais elle était beaucoup moins médiatisée. Dans le cadre d’un appel à projets, nous avons reçu une proposition de Surfrider Europe pour organiser une conférence internationale sur le sujet. A cette occasion, une véritable dynamique s’est instaurée entre les différents acteurs. Pour poursuivre cet effort, nous avons pris la décision de créer BeMed. »

LES GRANDS ACCOMPLISSEMENTS 

Une source de financement continue

Depuis ses débuts, BeMed s’est engagée à soutenir les acteurs de terrain grâce à son appel à micro-initiatives. BeMed a lancé 10 appels à projets et soutenu 113 projets à travers la Méditerranée. En 2020 et 2024, BeMed a également lancé 2 appels à projets dans les îles de Méditerranée afin de préserver les zones insulaires.

La création d’une communauté d’acteurs de terrain 

Tout a commencé par une idée simple : « Ensemble, nous sommes plus forts. » C’est dans cette dynamique que BeMed a créé une communauté rassemblant, à ce jour, les 94 organisations qui partagent leurs bonnes pratiques et travaillent ensemble à un impact plus fort dans la lutte contre la pollution plastique. 

Création d’un dialogue multi-acteurs 

« Avec BeMed, nous avons créé un dialogue entre la science, l’industrie et la société. Pourquoi ? Car l’enjeu de réduction de la pollution plastique mondiale, est surtout un enjeu d’entreprises. Pour ces dernières, la transition plastique, représente un tel investissement qu’elles ne peuvent pas se permettre d’échouer, d’où l’importance du dialogue préalable entre les acteurs. » témoigne Romain Troublé, Directeur Général de la Fondation Tara Océan.

Un appui à la transition des hôtels vers un tourisme durable

En 2022, un projet pilote avec l’InterContinental Marseille – Hôtel Dieu a prouvé qu’il est possible de limiter les plastiques à usage unique en réduisant ses coûts et sans impacter la qualité du service. L’initiative a ensuite été déployée à l’hôtel La Badira en Tunisie, qui a supprimé des milliers d’emballages plastiques.

« Les entreprises sont un formidable levier de la réduction du plastique en Méditerranée. Le Collège d’Entreprises accompagne le secteur de la grande distribution, de l’agroalimentaire ou de l’hôtellerie. À ce titre, plus de 100 000 clients ont été sensibilisés et 2 guides hôteliers ont été édités. » en témoigne, Antidia Citores, ancienne porte-parole de Surfrider Europe, Directrice Générale de Green Marine Europe. 

BEMED+, UNE NOUVELLE ETAPE DANS LA LUTTE CONTRE LA POLLUTION PLASTIQUE 

Mercedes Muñoz Cañas, responsable du programme sur la biodiversité marine et l’économie bleue au Centre de coopération pour la Méditerranée de l’UICN :

« En 2024, nous avons lancé le projet BeMed+, qui vise à capitaliser sur tout le travail réalisé par l’association BeMed pendant 10 ans, afin de réduire la pollution plastique en Méditerranée. Le projet comprend deux zones pilotes, à Monastir et sur la rivière Shkumbin en Albanie, avec le soutien de Surfrider Europe, de l’IUCN, et de l’Institut pour la Conservation de la Nature en Albanie, et l’association Notre Grand Bleu en Tunisie. »

QUELQUES CHIFFRES CLES

  • 113 projets soutenus depuis 2015
  • 94 organisations soutenues depuis 2015
  • 15 pays méditerranéens 
  • 4 millions d’euros investis 
  • 10 multinationales membres du Collège d’Entreprises

Les soutiens financiers : 

L’association BeMed est soutenue par le Fond Français pour l’Environnement Mondial, la Fondation Didier et Martine Primat, la Fondation Veolia, Chanel, le Fonds Aether de la Fondation pour les générations futures, la Région Sud, la Fondation Vilebrequin, la Fondation Sancta Devota, Kresk 4 Oceans, et la Fondation Audemars-Watkins.  

BeMed est également soutenue et abritée par la Fondation Prince Albert II de Monaco.

Le rôle des suppléments alternatifs dans l’entraînement sportif moderne

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Yoga.
Image par jesslef de Pixabay

Dans un monde où la performance sportive est de plus en plus poussée, de nombreux athlètes et amateurs de sport recherchent des moyens naturels pour optimiser leur entraînement. Les suppléments alternatifs gagnent en popularité grâce à leurs bienfaits potentiels sur la récupération, la gestion du stress et l’amélioration des performances physiques. Voici un tour d’horizon des différents suppléments alternatifs et comment ils peuvent jouer un rôle clé dans l’entraînement sportif moderne.

1. Comprendre les suppléments alternatifs

Les suppléments alternatifs englobent une large gamme de produits naturels tels que les plantes médicinales, les extraits de superaliments, les adaptogènes et même certains dispositifs comme les vaporisateurs de plantes. Contrairement aux compléments alimentaires traditionnels, ces suppléments misent sur les bienfaits naturels des plantes et des nutriments spécifiques. Ils peuvent également inclure des huiles essentielles, des probiotiques ou des champignons médicinaux tels que le reishi ou le chaga, reconnus pour leurs propriétés revitalisantes. En plus de soutenir la performance physique, ils contribuent au bien-être mental en aidant à équilibrer l’humeur, à améliorer la concentration et à réduire l’anxiété naturellement.

2. Les adaptogènes : un soutien précieux pour le corps

Les adaptogènes, tels que le ginseng, la rhodiole ou l’ashwagandha, sont connus pour aider l’organisme à mieux résister au stress physique et mental. Ils permettent aux sportifs de maintenir un niveau de performance élevé tout en réduisant les effets de la fatigue. En intégrant ces plantes dans leur routine, les athlètes peuvent bénéficier d’une meilleure endurance et d’une récupération plus rapide.

3. Le rôle des cannabinoïdes non psychoactifs

Les athlètes s’intéressent de plus en plus aux bienfaits des cannabinoïdes non psychoactifs, tels que le CBD (cannabidiol). Le CBD est réputé pour ses propriétés anti-inflammatoires, analgésiques et relaxantes, ce qui en fait un allié de choix pour la récupération musculaire et la gestion du stress lié à la performance.

Avec l’évolution de la technologie, il est désormais possible de consommer certains suppléments alternatifs de manière plus efficace. Par exemple, l’utilisation de vaporisateurs de plantes permet d’extraire les principes actifs des plantes sans combustion, offrant ainsi une méthode d’administration rapide et saine. Le vaporisateur Mighty se distingue par sa capacité à délivrer une vapeur douce et maîtrisée, idéale pour maximiser les bienfaits des plantes médicinales.

4. Les plantes médicinales pour la récupération

Des plantes comme l’arnica, le curcuma ou le gingembre possèdent des propriétés anti-inflammatoires qui favorisent la récupération musculaire. L’utilisation de ces plantes sous forme de tisanes, de compléments ou même via un vaporisateur comme le vaporisateur Mighty peut maximiser leurs effets bénéfiques.

5. Les superaliments : booster l’énergie naturellement

Les superaliments tels que la spiruline, le maca ou les baies de goji offrent une concentration élevée de vitamines, de minéraux et d’antioxydants. Intégrés à une alimentation équilibrée, ils contribuent à améliorer l’énergie et la vitalité, éléments essentiels pour tout sportif cherchant à repousser ses limites. En plus de renforcer le système immunitaire, ces superaliments favorisent également la récupération musculaire grâce à leurs propriétés anti-inflammatoires. Par exemple, la spiruline est particulièrement appréciée pour sa richesse en protéines végétales complètes, tandis que le maca est reconnu pour ses effets bénéfiques sur l’endurance et la résistance au stress.

6. Intégrer les suppléments alternatifs dans un programme sportif

Pour tirer le meilleur parti des suppléments alternatifs, il est important de les intégrer de manière réfléchie dans son programme sportif. Il est recommandé de consulter un professionnel de santé ou un nutritionniste spécialisé pour déterminer quels suppléments conviennent le mieux à ses besoins spécifiques. L’accompagnement personnalisé permet d’éviter les surdosages ou les interactions indésirables avec d’autres compléments ou médicaments. En adaptant les doses et en choisissant des produits de qualité, il est possible d’optimiser les performances sportives tout en préservant sa santé à long terme.

7. Les avantages à long terme des suppléments alternatifs

Contrairement à certains compléments alimentaires traditionnels, les suppléments alternatifs offrent souvent des avantages à long terme. En renforçant naturellement l’organisme, ils contribuent à une meilleure gestion du stress, à une amélioration continue des performances et à une réduction des risques de blessures. De plus, leur composition généralement plus naturelle et leur richesse en nutriments essentiels permettent d’éviter les effets secondaires indésirables souvent associés aux produits synthétiques. En intégrant ces suppléments de manière progressive et adaptée à son mode de vie, il est possible de maximiser leur efficacité tout en soutenant un bien-être global, tant sur le plan physique que mental.

N’hésitez pas à vous renseigner davantage et à expérimenter de manière responsable ces suppléments alternatifs pour découvrir ce qui fonctionne le mieux pour vous !

Quand Mohammed VI avance à pas de géant, Tebboune tâtonne à reculons !

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Mohammed VI

Encore une fois, le roi Mohammed VI vient de boucher un sacré trou à tous ces tartuffes de la religion en appelant ses sujets à « s’abstenir d’accomplir le rite du sacrifice cette année ».

Tout en se disant conscient de l’importance de cette fête sur les plans religieux, familiaux et sociaux, le roi a appelé dans un discours lu par le ministre des Affaires religieuses mercredi à la télévision publique son « peuple à s’abstenir d’accomplir le rite du sacrifice de l’Aïd de cette année », en raison d’une diminution du cheptel liée à la sécheresse qui a fait grimper les prix.

À l’inverse, l’Algérie va importer jusqu’à un million de moutons pour l’Aïd-el-Adha 2025. La décision a été prise par le président Abdelmadjid Tebboune lors du Conseil des ministres qui s’est réuni ce dimanche 9 mars, selon un communiqué de la Présidence de la République

Pendant que l’Algérie d’en haut, politique et intellectuelle, verse, à tout va, dans des débats stériles sur un avenir des plus incertains, le Maroc s’engage dans la juste mesure et une approche quasi cartésienne qui le mèneront sans tords, dans une génération ou deux, à bon port. Car le Maroc ne s’encombre plus de chichis, il fait de la prophylaxie, de la bonne prophylaxie pour assainir les esprits et faire accéder son peuple à celui d’une nation moderne et cultivée.

Au-delà du rituel sacrificiel, deux réformes que n’osera jamais l’Algérie : la première, imposée il y à quelques années, concerne la diminution des décibels de l’appel aux prières du matin. Un volume excessif que des propagandistes zélés imposent partout, aux petits, aux vieux, aux malades, et aux insomniaques, sans le moindre état d’âme. Un changement d’utilité publique que n’engagera jamais l’Algérie, pour la simple raison que, selon nos décideurs, les décibels sonores, amplifiés à tout va, servent aussi d’amplificateurs de foi et de rétributions qui sont, aux pratiquants, accordées !

La deuxième a été initiée, il y a dix ans, toujours par le roi Mohammed VI. Elle concerne l’introduction du français dès la première année de scolarité ! Le courage d’une telle évolution mérite bravos, ovations et acclamations ! Et au-delà, cela indique que le roi est à l’écoute de ce qui se fait de mieux ailleurs dans le monde. Car, toutes les études le révèlent, plus tôt un enfant baigne dans le bilinguisme, meilleurs sont l’organisation et le développement des deux lobes actifs de son cerveau.

Alors que le monolinguisme condamne à l’atrophie quasi irréversible de l’une des deux hémisphères cervicaux !

Surtout quand la langue unique en question est synonyme d’un code de vie qui porte en lui un côté mystique dont elle n’arrivera jamais à se débarrasser (si dire cela c’est faire preuve d’islamophobie, alors autant émigrer sur la planète mars) ! Une langue qui sclérose les neurones bien plus qu’elle ne les éveille ne peut pas servir de véhicule à une connaissance universelle de plus en plus dense et exigeante, en termes d’efforts intellectuels.

À cet égard, j’aimerais vous faire part d’un exemple probant, celui d’une nièce qui, après le bac, voulait s’inscrire dans une section de Sciences exactes et technologies arabisée, à l’USTHB. Avec un peu de tact enveloppé d’un peu de forcing, j’étais arrivé à la convaincre de choisir une section francophone.

Les années se suivent et se ressemblent en termes d’efforts. Elle se bat comme une lionne ! Avec une soif d’apprendre portée à l’extrême, elle réussit son parcours jusqu’à obtenir un doctorat en chimie.

Un jour, elle me tint, dans un mélange de français et de kabyle subtil, à peu près ce langage : tu sais « a Dda », quand, au lycée, j’étais plongée dans les sciences arabisées, mon cerveau demeurait dans un brouillard épais, mais au fur et à mesure que je fournissais des efforts pour comprendre la chimie en français, je sentais mon crâne se désankyloser petit à petit, et j’avais l’impression de voir enfin le bout d’un tunnel que jamais je n’avais pensé un jour percevoir ainsi !

Moralité, quoique belle dans la forme que lui donnent les chants des rossignols, comme Abdelhalim Hafez, la langue arabe souffre et souffrira, sans doute pour l’éternité, de cette connotation mystique qui l’empêche d’éveiller les esprits !

Mais je reste convaincu qu’aux côtés du français, l’arabe, bien enseigné, ne peut que rayonner ! Et cerise sur le gâteau pour le Maghreb, le berbère ! Cette langue qui possède une richesse inégalable en termes de phonèmes, ferait de nos petits chérubins des érudits les plus vifs et les plus clairvoyants de la planète ! Mais est-ce vraiment le but de ces petits pillards qui nous servent de gouvernants ? Il est permis d’en douter !

La réintroduction du français à l’école au Maroc, montre aussi que le souverain marocain ne souffre pas du complexe qu’ont développé les dirigeants algériens vis-à-vis du butin de guerre qu’est la langue de Molière. Un butin parti en ruine, en moins d’une génération, par la grâce de décideurs illettrés et analphabètes bilingues !

Bravo majesté ! Quoiqu’en disent et en pensent mes compatriotes, ceux formatés (comme par hasard par une bande surnommée clan d’Oujda) à une belliqueuse inimitié envers tout ce qui est marocain ; par cette réforme, vous venez d’engager votre peuple dans une voie universelle Royale ! Reste à espérer que les brigands d’Alger suivront tel exemple de démarche sage, courageuse et avisée !

Kacem Madani

« L’Etranger » et « Le Manteau » : quand la littérature s’habille en chaoui

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Bouchra Thaziri Douakha
Bouchra Thaziri Douakha

Deux grands classiques réinventés dans la langue chaouie : Imezdi (L’Étranger) d’Albert Camus et Abaltu (Le Manteau) de Nicolas Gogol. Ces traductions ne se contentent pas de transposer des récits, elles redéfinissent leur portée en les imprégnant de l’âme chaouie, offrant ainsi une nouvelle dimension à des œuvres universelles.

Bouchra Thaziri Douakha, une Chaouia originaire de Guelma, se distingue dans cette démarche. En traduisant ces chefs-d’œuvre en chaoui, elle insuffle à L’Étranger et Le Manteau une résonance locale qui les rend encore plus poignants. Il ne s’agit pas seulement de traduire des mots, mais de relier les racines de ces œuvres à celles de la culture chaouie, où l’histoire et la géographie modifient le regard sur l’humanité.

Une traduction vibrante

Imezdi (L’Étranger) va au-delà de la simple retranscription de la quête absurde de Meursault. La solitude du personnage, déjà poignante dans l’œuvre originale, résonne différemment dans le chaoui. La langue des Aurès, avec ses paysages arides et ses silences profonds, semble imprégner chaque mot, offrant à l’histoire une proximité inédite. La confrontation de Meursault avec le non-sens de l’existence devient, dans cette version, à la fois plus proche et plus mystérieuse.

De même, Abaltu (Le Manteau) de Gogol, à travers le chaoui, humanise encore davantage le personnage du fonctionnaire déchu, inscrivant sa solitude dans un contexte algérien profondément marqué par l’histoire et la culture locales.

Un acte de réinvention

Bouchra Thaziri Douakha n’entreprend pas seulement une traduction, mais une véritable réinvention littéraire. Chaque phrase devient une invitation à redécouvrir ces œuvres sous un autre angle, une nouvelle manière de voir et de comprendre le monde. À travers ce geste, elle honore la langue chaouie, longtemps marginalisée, en lui offrant une place centrale dans la littérature mondiale.

Par ce travail, elle nous invite à une immersion dans une Algérie universelle, où la langue chaouie devient un vecteur d’une expérience humaine partagée.

Adhlis à Batna : un soutien précieux

Le livre Imezdi a vu le jour grâce aux éditions Adhlis à Batna, une maison d’édition qui œuvre pour offrir une visibilité littéraire à la langue chaouie. Cette initiative n’est pas simplement une publication, mais un acte de reconnaissance envers une langue porteuse de mémoire et de culture.

Abaltu, bien qu’édité séparément, partage cette même volonté de réconcilier le chaoui avec le monde littéraire global. Ces deux œuvres témoignent de l’ambition de faire du chaoui une passerelle entre cultures, tout en célébrant la richesse et la profondeur de cette langue.

Quand le chaoui rencontre l’universel

Les traductions de Imezdi et Abaltu ne se contentent pas de transposer des récits, elles en redéfinissent les frontières. En plaçant ces classiques dans le paysage culturel chaoui, Bouchra Thaziri Douakha permet au chaoui de dialoguer avec le monde, tout en restant fermement ancré dans ses racines.

Ces traductions sont une invitation à découvrir une autre vision de l’humanité, plus intime et plus universelle à la fois. Dans cette alchimie littéraire, le chaoui ne fait pas que traduire, il révèle une nouvelle lumière sur des histoires déjà intemporelles.

Djamal Guettala

Corruption : l’ancien ministre de l’Intérieur Salah-Eddine Dahmoune placé en détention provisoire

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L’ex-ministre Salah Eddine Dahmoune
L’ex-ministre Salah Eddine Dahmoune en détention provisoire.

Le juge d’instruction du Pôle financier et économique du tribunal de Sidi M’hamed a ordonné la mise en détention provisoire de l’ancien ministre de l’Intérieur, Salah-Eddine Dahmoune, à la prison de Koléa.

Selon le média de langue arabe Echorouk Online qui rapporte l’information, cette décision s’inscrit dans le cadre d’une enquête judiciaire ouverte en février dernier, portant sur des affaires de corruption financière impliquant l’ex-ministre.

Dans le même dossier, Mokhtar Reguieg, ancien directeur du protocole à la présidence de la République, a également été placé en détention provisoire. Reguieg faisait déjà l’objet d’une arrestation dans une autre affaire de corruption, actuellement sous enquête.

Une affaire liée au secteur de la publicité

Selon le même source, l’enquête porte sur des irrégularités dans l’attribution et la commercialisation de panneaux publicitaires à Alger. Les investigations ont révélé que Salah-Eddine Dahmoune aurait joué un rôle dans l’octroi de privilèges indus à une entreprise appartenant au neveu (actuellement en fuite) de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika.

Cette société, bénéficiant d’un monopole illégal sur l’affichage publicitaire urbain, aurait accumulé des milliards de dinars depuis 2006 grâce à des transactions suspectes. Malgré d’importantes dettes envers les municipalités et des infractions fiscales, elle a continué à dominer le marché de la publicité sur les routes de la capitale.

Des accusations de corruption et d’abus de pouvoir

L’ex-ministre Salah-Eddine Dahmoune est poursuivi pour abus de fonction et trafic d’influence durant son mandat en 2019. De son côté, Mokhtar Reguieg est accusé d’abus de fonction, trafic d’influence et blanchiment d’argent.

L’enquête s’élargit désormais à d’autres responsables locaux, notamment plusieurs secrétaires généraux et maires d’Alger. Les 22 et 23 août, plusieurs maires, anciens et en fonction, ont été placés sous contrôle judiciaire. Parmi eux figurent les édiles des communes d’El Biar, Chéraga, Sidi M’hamed, Belouizdad, Bab Ezzouar et El Madania.

Les charges retenues contre eux incluent l’octroi de privilèges indus, la corruption, la passation illégale de marchés et le détournement de fonds publics.

L’affaire suit son cours et la chambre d’accusation du Conseil suprême doit prochainement examiner le dossier de Salah Eddine Dahmoune.

Rabah Aït Abache

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