3 avril 2025
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CAN 2025-Maroc : le calendrier complet des matchs

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CAN 2025

Après le tirage au sort effectué lundi 27 janvier, la Confédération africaine de foot a dévoilé le calendrier officiel des matches de la CAN 2025 qui aura lieu du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. Pour cette compétition à cheval sur deux ans, la CAF a prévu des jours de repos le 25 décembre et le 1er janvier. Les rencontres se dérouleront pour la première fois dans neuf stades répartis dans six villes. La capitale, Rabat, se taille la part du lion avec quatre stades hôtes. Retrouvez le calendrier complet de la CAN 2025.

Phase de groupes

21 décembre

  • Match d’ouverture: Maroc – Comores (groupe A) – Stade Prince Moulay Abdellah, Rabat

22 décembre

  • Mali – Zambie (groupe A) – Stade Mohammed V, Casablanca
  • Égypte – Zimbabwe (groupe B) – Grand stade d’Agadir
  • Afrique du Sud – Angola (groupe B) – Grand stade de Marrakech

23 décembre

  • Nigeria -Tanzanie (groupe C) – Stade du Complexe sportif de Fès
  • Tunisie – Ouganda (groupe C) – Stade annexe olympique Moulay Abdellah, Rabat
  • Sénégal – Botswana (groupe D) – Grand stade de Tanger
  • RD Congo – Bénin (groupe D) – Stade El Barid, Rabat

24 décembre

  • Algérie – Soudan (groupe E) – Stade Prince Moulay El Hassan, Rabat
  • Burkina Faso – Guinée équatoriale (groupe E) – Stade Mohammed V, Casablanca
  • Côte d’Ivoire – Mozambique (groupe F) – Grand stade de Marrakech
  • Cameroun – Gabon (groupe F) – Grand stade d’Agadir

25 décembre

  • Repos

26 décembre

  • Maroc – Mali (groupe A) – Stade Prince Moulay Abdellah, Rabat
  • Zambie – Comores (groupe A) – Stade Mohammed V, Casablanca
  • Égypte – Afrique du Sud (groupe B) – Grand stade d’Agadir
  • Angola – Zimbabwe (groupe B) – Grand stade de Marrakech

27 décembre

  • Nigeria – Tunisie (groupe C) – Stade du Complexe sportif de Fès
  • Ouganda – Tanzanie (groupe C) – Stade El Barid, Rabat
  • RD Congo – Sénégal (groupe D) – Grand stade de Tanger
  • Bénin – Botswana (groupe D) – Stade annexe olympique Moulay Abdellah, Rabat

28 décembre

  • Algérie – Burkina Faso (groupe E) – Stade Prince Moulay El Hassan, Rabat
  • Guinée équatoriale – Soudan (groupe E) – Stade Mohammed V, Casablanca
  • Cameroun – Côte d’Ivoire (groupe F) – Grand stade de Marrakech
  • Gabon – Mozambique (groupe F) – Grand stade d’Agadir

29 décembre

  • Maroc – Zambie (groupe A) – Stade Prince Moulay Abdellah, Rabat
  • Comores – Mali (groupe A) – Stade Mohammed V, Casablanca
  • Égypte – Angola (groupe B) – Grand stade d’Agadir
  • Zimbabwe – Afrique du Sud (groupe B) – Grand stade de Marrakech

30 décembre

  • Nigeria – Ouganda (groupe C) – Stade du Complexe sportif de Fès
  • Tanzanie – Tunisie (groupe C) – Stade annexe olympique Moulay Abdellah, Rabat
  • Botswana – RD Congo (groupe D) – Stade El Barid, Rabat
  • Bénin – Sénégal (groupe D) – Grand stade de Tanger

31 décembre

  • Guinée équatoriale – Algérie (groupe E)
  • Burkina Faso – Soudan (groupe E) – Stade Mohammed V, Casablanca
  • Cameroun – Mozambique (groupe F) – Grand stade d’Agadir
  • Côte d’Ivoire – Gabon (groupe F) – Grand stade de Marrakech

1er-02 janvier 2026

  • Repos

Huitièmes de finale

3 janvier 2026

  • 1er groupe D – 3ème groupe B/E/F (H1) -Grand stade de Tanger
  • 2ème groupe A – 2ème groupe C (H2) – Stade Mohammed V, Casablanca

4 janvier 2026

  • 2ème groupe B – 2ème groupe F (H3) – Stade El Barid, Rabat
  • 1er groupe A – 3ème groupe C/D/E (H4) – Stade Prince Moulay Abdellah, Rabat

5 janvier 2026

  • 1er groupe B – 3ème groupe A/C/D (H5) -Grand stade d’Agadir
  • 1er groupe C – 3ème groupe A/B/F (H6) – Stade du Complexe sportif de Fès

6 janvier 2026

  • 1er groupe F – 2ème groupe E (H7) – Grand stade de Marrakech
  • 1er groupe E – 2ème groupe D (H8) -Stade Prince Moulay El Hassan, Rabat

7-8 janvier

  • Repos

Quarts de finale

9 janvier 2026

  • Vainqueur H1 – Vainqueur H2 (Q1) – Grand stade de Tanger
  • Vainqueur H3 – Vainqueur H4 (Q2) -Stade Prince Moulay Abdellah, Rabat

10 janvier 2026

  • Vainqueur H5 – Vainqueur H7 (Q3) -Grand stade de Marrakech
  • Vainqueur H8 Vainqueur H6 (Q4) -Grand stade d’Agadir

11-12-13 janvier

  • Repos

Demi-finales

14 janvier 2026

  • Vainqueur Q1 – Vainqueur Q3 – Stade Prince Moulay Abdellah, Rabat
  • Vainqueur Q4 – Vainqueur Q2 – Grand stade de Tanger

15-16 janvier

  • Repos

Match troisième place

17 janvier 2026

  • Stade Mohammed V, Casablanca

Finale

18 janvier 2026

  • Stade Prince Moulay Abdellah, Rabat

Le prix de la banane s’envole en Algérie : l’Union générale des commerçants dénonce la spéculation

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Banane
Le prix de la banane s'envole

En Algérie, le prix de la banane connaît une hausse significative depuis le début du Ramadan 2025. Dans certaines wilayas, le kilo de ce fruit très prisé par les consommateurs oscille entre 600 et 700 DZD.

Face à la flambée soudaine du prix de ce fruit exotique sur les marchés algériens, l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) a publié un communiqué afin de clarifier la situation et dénoncer les véritables responsables de cette hausse injustifiée. Selon la syndicat, des commerçants, les grossistes, détaillants et agents du marché ne sont pas à l’origine de cette augmentation, qui serait plutôt due à des pratiques spéculatives de certains importateurs.

Un marché manipulé par des importateurs puissants

D’après les informations recueillies par l’UGCAA auprès des grossistes, le problème réside principalement dans la politique tarifaire de certains importateurs. Ces derniers vendraient les bananes à des prix élevés tout en appliquant un double système de facturation : une facture officielle à prix bas et une facturation officieuse plus élevée. Ce mécanisme de gonflement artificiel des prix mettrait en difficulté les commerçants, qui se retrouvent contraints de répercuter ces coûts sur le consommateur final.

Depuis plus d’un an, l’organisation syndicale affirme avoir alerté les autorités sur ces pratiques nuisibles au marché et au pouvoir d’achat des citoyens. Cependant, malgré ces avertissements, le phénomène persiste, aggravant la spéculation et la hausse des prix.

L’UGCAA insiste sur le fait que les commerçants et agents du marché ne doivent pas être tenus pour responsables de cette hausse. Selon elle, ils ne sont que des intermédiaires dans une chaîne de distribution dominée par les importateurs. L’organisation syndicale appelle donc les autorités à intensifier la surveillance sur les véritables responsables, plutôt que de sanctionner les détaillants qui subissent eux-mêmes ces augmentations.

De plus, l’Ugcaa pointe du doigt une méthode de fixation des prix qui échappe complètement aux commerçants. Certains importateurs imposeraient leur tarif quotidiennement par téléphone, sans transparence, ce qui empêche une régulation naturelle du marché.

Propositions pour une régulation efficace

Pour mettre fin à ces pratiques et stabiliser le marché, l’UGCAA a soumis plusieurs propositions aux autorités compétentes et au ministère du Commerce. Il est, notamment, préconisé, une plus grande transparence des factures d’achat et des documents douaniers, permettant d’identifier les véritables sources d’augmentation et les acteurs qui manipulent les prix, un encadrement strict des marges bénéficiaires sur certains produits, notamment ceux contenant du Mozaméthyl, utilisé dans la viande, les pots secs et le café et une importation exclusive de la banane par l’État, via le ministère de l’Agriculture, pour garantir un équilibre du marché et empêcher toute forme de monopole privé.

Un engagement en faveur du pouvoir d’achat

En tant qu’organisation défendant les droits des commerçants tout en considérant l’intérêt des consommateurs, l’UGCAA affirme son engagement à lutter contre ces pratiques contraires à l’éthique. Si les bananes étaient disponibles à leur prix réel, elle assure qu’elle mobiliserait ses membres pour les vendre directement aux citoyens à un tarif abordable.

La fédération réitère ainsi son appel aux autorités pour une intervention immédiate, afin de réguler le marché, sanctionner les véritables coupables et mettre en place des mesures strictes contre la spéculation. Dans un contexte économique déjà difficile, cette hausse injustifiée des prix pèse lourdement sur le budget des ménages, rendant d’autant plus urgente une réponse efficace de l’État.

Flambée du prix de la banane, l’échec des mesures gouvernementales

En 2023, face à une flambée des prix atteignant 800 à 850 DA/kg, le gouvernement avait décidé de doubler les volumes d’importation, passant de 160 000 à 320 000 tonnes, dans l’espoir de faire baisser les prix. Pourtant, loin de se stabiliser, le marché a connu une nouvelle hausse, avec des prix oscillant entre 500 et 600 DA/kg durant l’Aïd El Fitr 2024, malgré un coût de revient estimé à 200 DA/kg.

Le ministre a dénoncé une spéculation orchestrée par les importateurs et distributeurs, qualifiant ces derniers de « voleurs ». Il a ordonné la saisie des lots vendus à des prix jugés excessifs et brandi la menace de retrait des licences d’importation. Pourtant, aucune annonce officielle n’a été faite quant au nombre de licences révoquées, et les mesures antispéculation semblent inefficaces.

Le paradoxe est frappant : alors que l’offre a été multipliée, les prix ont continué d’augmenter. Cela soulève des questions sur l’efficacité des stratégies de régulation du marché et la capacité des autorités à contrôler les circuits de distribution. À défaut d’une action plus rigoureuse contre les pratiques spéculatives, l’appel au boycott lancé par le ministre pourrait être le dernier levier pour forcer une baisse des prix.

Un peu peu plus d’une année après, le même scénario se répète. Après une baisse relative, le prix de la banane (le kg se vendait il y a quelques mois entre 300 et 40 dinars), est reparti à la hausse.

Samia Naït Iqbal

Le rapport de la Rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs et des droits humains en Algérie

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Rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des défenseur·e·s des droits humains, Mary Lawlor
La rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des défenseur·e·s des droits humains, Mary Lawlor

Nous publions le rapport de la Rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs et défenseuses des droits humains, Mary Lawlor, sur sa visite en Algérie.

Ci-dessous l’introduction et l’ensemble du rapport à télécharger.


I. Introduction

La Rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs et défenseuses des droits humains, Mary Lawlor, a effectué une visite officielle en Algérie du 25 novembre au 5 décembre 2023. L’objectif de cette visite était d’évaluer la situation des défenseurs et défenseuses des droits humains, dans le contexte des obligations de l’État en vertu du droit international des droits de l’homme, y compris la Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales universellement reconnus (Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme).

Au cours de sa visite, la Rapporteuse spéciale a tenu des réunions à Alger, à Tizi-Ouzou et à Oran. Elle a rencontré un représentant du Ministère des affaires étrangères et de la communauté nationale à l’étranger, le Ministre de la communication, le Ministre de l’intérieur, des collectivités locales et de l’aménagement du territoire, ainsi que des représentants de la Direction générale des libertés publiques et des affaires judiciaires et de la Direction générale de la sécurité nationale, la Ministre de la solidarité nationale, de la famille et de la condition féminine, le Ministre de la justice et Garde des sceaux, et le Ministre des affaires religieuses et des wakfs.

La Rapporteuse spéciale a également rencontré le Conseiller du Président de la République chargé des organisations non gouvernementales et des droits de l’homme, les walis d’Alger, de Tizi Ouzou et d’Oran, et des représentants du Conseil national des droits de l’homme, de l’Observatoire national de la société civile, de la Haute Autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption, du Conseil national économique, social et environnemental, du Conseil supérieur de la jeunesse, du barreau d’Alger, de la Cour constitutionnelle et du Médiateur de la République.

La Rapporteuse spéciale a également rencontré l’équipe de pays des Nations Unies, ainsi que plus de 50 défenseurs et défenseuses des droits humains, dont des représentants d’organisations de la société civile, des avocats, des activistes, des syndicalistes, des journalistes et des blogueurs. Malheureusement, la Rapporteuse spéciale n’a pas pu rencontrer certains défenseurs des droits humains en raison de leur crainte de représailles, de leur refus d’être associés à la communauté internationale ou de leur difficulté à se déplacer pour la rencontrer.

La Rapporteuse spéciale a également demandé à rencontrer trois défenseurs des droits humains en détention, à savoir Noureddine Tounsi, à la prison d’El Harrach, Kamira Nait Sid, à la prison de Kolea, et Ahmed Manseri, à la prison de Tiaret. Elle a également demandé à assister au procès de trois défenseurs des droits humains, Jamila Loukil, Kaddour Chouicha et Said Boudour, au tribunal de Dar El Beïda. Le Gouvernement algérien a accédé à toutes les demandes de la Rapporteuse spéciale.

La Rapporteuse spéciale remercie le Gouvernement algérien, et plus particulièrement le Ministère des affaires étrangères et de la communauté nationale à l’étranger, pour leur coopération, et le Ministère de la justice pour avoir accédé aux demandes de visites des défenseurs des droits humains. Elle remercie également le personnel de l’équipe de pays des Nations Unies pour son soutien précieux, avant, pendant et après la visite. Elle est reconnaissante à toutes les personnes qui ont pris le temps de la rencontrer.

Le 5 décembre 2023, la Rapporteuse spéciale a partagé ses conclusions préliminaires. Bien qu’elle ait pu rencontrer de nombreuses parties prenantes et se rendre dans trois villes différentes au cours de sa visite, les conclusions du présent rapport ne sont pas exhaustives et ne permettent pas d’aborder pleinement la situation des défenseurs et défenseuses des droits humains dans l’ensemble du pays. La Rapporteuse spéciale est prête à continuer à travailler avec le Gouvernement afin d’aborder les différents éléments présentés dans le présent rapport.

    Nous publions ci-dessous en PDF l’intégralité du rapport de Mme Mary Lawlor sur la situation des droits humains en Algérie

    Algérie : des réformes profonde sont nécessaires pour protéger les défenseurs des droits humains

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    CDH
    Conseil des droits humains de l'ONU

    C’est qu’affirment Hassina Oussedik directrice d’Amnesty International en Algérie, dans un communiqué rendu public suite au rapport de la Rapporteuse spéciale des Nations unies sur les violations des droits de l’homme en Algérie.

    Le communiqué ci-dessous :

    Les autorités algériennes devraient engager des réformes pour protéger les défenseurs des droits humains, a déclaré, ce samedi, Hassina Oussedik, directrice d’Amnesty International Algérie, à la suite de la publication du rapport de la Rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des défenseur·e·s des droits humains, Mary Lawlor, après sa visite en Algérie du 26 novembre au 5 décembre 2023.

    Ce rapport met en lumière des préoccupations majeures concernant les restrictions à l’espace civique et les risques encourus par les défenseurs des droits humains.

    « Les autorités devraient renforcer le dialogue avec les instances onusiennes et traduire les recommandations du rapport en mesures concrètes dans les meilleurs délais. Nous appelons les autorités à libérer tous les défenseurs des droits humains emprisonnés, mettre fin au harcèlement et aux restrictions arbitraires, adopter des lois qui protègent l’exercice des droits à l’expression et l’association et réviser la loi sur les associations conformément à la Constitution de 2020 et à leurs obligations envers le droit international. » a déclaré Hassina Oussedik.

    Restrictions de l’espace civique et entraves à la liberté d’association

    La Rapporteuse spéciale a exprimé dans son rapport une vive inquiétude face aux lois et pratiques qui restreignent fortement l’espace civique et criminalisent les activités des défenseurs des droits humains.

    Les autorités invoquent souvent des motifs liés à la sécurité nationale ou à la lutte contre le terrorisme pour justifier des mesures qui créent un climat de peur et entravent les libertés.

    Des défenseurs des droits humains ont fait l’objet de poursuites arbitraires et de harcèlement judiciaire et des évènements publics n’ont pas été autorisés comme des manifestations de soutien au peuple gazaoui.

    La protection des défenseurs des droits humains est un pilier fondamental de tout État respectueux des libertés fondamentalesHassina Oussedik, directrice d’Amnesty International Algérie

    « La protection des défenseurs des droits humains est un pilier fondamental de tout État respectueux des libertés fondamentales. Sans un espace civique libre, il est impossible d’imaginer une société juste, égalitaire et pleinement engagée en faveur des droits humains. » a déclaré Hassina Oussedik.

    La rapporteuse spéciale a également souligné des entraves à la liberté d’association, notamment par le biais d’une loi restrictive, la loi 12-06, qui complique l’enregistrement des organisations et empêche leur fonctionnement normal. En 2021 et 2022, les autorités ont utilisé cette loi pour dissoudre deux importantes associations de défense des droits humains et de la société civile pour des motifs fallacieux.

    « La révision en cours de la loi sur les associations représente une opportunité cruciale pour mettre en place un véritable système déclaratif tel que prévu par la Constitution de 2020, pour abroger les dispositions qui accordent des pouvoirs indus au gouvernement afin de limiter l’enregistrement, les activités et le financement des ONGs et pour reconnaître le rôle essentiel des associations alignant le cadre juridique national sur les obligations internationales de l’Algérie. » a déclaré Hassina Oussedik.

    SOS, Algériens en détresse : ISTN d’un côté, blacklist de l’autre

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    Passeport ISTN

    Si l’on connaît que trop bien ces affaires d’ISTN auxquelles sont soumis nombre de compatriotes d’ici et de là-bas, côté français, on ne semble pas lésiner non plus sur les moyens de faire taire les Algériens qui ne vibrent pas sur le même tempo officiel concernant essentiellement le drame palestinien. Ces commentaires de facebookers sont suffisamment clairs pour en cerner les contours :

    – « La majorité des écrivains, journalistes, intellectuels et même Facebookers algériens, qu’ils soient en Algérie ou en France, hésitent à condamner les crimes sionistes en Palestine occupée, par crainte de représailles des autorités françaises (refus de visas notamment).  Cette autocensure, alimentée par des enjeux politiques et diplomatiques, reflète un climat de peur qui limite la liberté d’expression et la prise de position publique sur des questions sensibles concernant le génocide ethnique palestinien. La solidarité envers la Palestine est souvent perçue comme une opposition aux intérêts géopolitiques de certains états occidentaux, et plus particulièrement la France. Ce qui freine la prise de parole libre et responsable. »

    – « Égoïsme et lâcheté, ni plus ni moins…

    Moi je suis très fier de figurer sur la blacklist de Xavier Driencourt et du Quai d’Orsay… »

    Dire sa fierté de figurer sur une blacklist ne fait pas avancer le schmilblick de la raison et des relations. Mais il est de notre devoir à tous de dénoncer toutes ces formes de chantage indignes qui s’acharnent à museler la liberté d’expression, que ce soit côté français ou algérien !

    Ni ISTN, ni blacklist et autres chantages ne peuvent limiter notre liberté de penser et de dire ! Mais telles formulations resteront vœux pieux tant que les relations entre nos deux pays se font sur la base de querelles de cours de récréation …il est grand temps que cessent ces attitudes revanchardes indignes de toute forme de maturité au sommet.

    En attendant, pour éviter toutes sortes de désagréments, y compris la prison, il reste à espérer que ces listes ISTN et ces blacklists soient rapidement divulguées !

    Kacem Madani

     « Houris » : lutte contre l’oubli (II)  

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    Houris

    Houris n’est pas seulement un roman qu’on lit et qu’on met de côté pour passer à un autre, c’est aussi une invitation à la réflexion et à une prise de position idéologique d’un auteur qui a vécu une « guerre civile ».  

    4-Réalité ou fiction ?   

    D’abord ce roman est un hommage aux victimes oubliées de la « guerre civile » algérienne. C’est un roman qui s’inspire des faits de la « guerre civile » des années 1990.  C’est une critique sur l’absurdité d’un conflit violent qui a causé la mort de plusieurs dizaines de milliers ou même de centaines de milliers de morts et de l’absurdité de vouloir l’oublier. L’appréciation du lecteur du roman est déterminée par sa posture idéologique. L’auteur est dans la description d’une portion de la réalité ; il nous présente juste quelques échantillons de l’horreur que les Algériens ont subie dans les années 1990.

    Le lecteur qui s’attend à ce que l’auteur nous livre dans ce roman une analyse sociologique ou politique savante de cette période de l’histoire de l’Algérie sera forcément déçu. Certes, c’est une belle et dure fiction qu’il nous propose, mais une fiction qui repose sur des faits réels. Il emmène les lecteurs dans des lieux réels.

    L’auteur n’avait pas besoin d’exagérer les faits et de les amplifier pour susciter l’émotion chez le lecteur. Car la réalité de la violence que les Algériens ont vécue dans les années 1990 dépasse de beaucoup l’imagination. Au contraire, l’auteur était contraint par souci de réalisme de réduire de l’atrocité réelle pour la rapprocher de ce que le lecteur a l’habitude de voir et d’estimer sensée et par conséquent être capable de croire facilement. Kamel Daoud dit à ce propos : « J’ai coupé certaines des pires scènes que j’avais écrites. Non pas parce qu’elles étaient fausses, mais parce que les gens ne voulaient pas me croire ».

    Effectivement, la possibilité que le personnage principal, Aube, une fillette de cinq ans, égorgée par un islamiste, existe avec les séquelles et les souffrances telles qu’elles sont décrites par l’auteur, peut susciter beaucoup de doutes, surtout chez les personnes qui n’ont pas vécu la décennie noire. En fait, sans l’apparition dans les médias d’une femme avec une cicatrice et une canule au coup pour respirer revendiquant difficilement à la télévision le personnage d’Aube, beaucoup de lecteurs auraient reproché à l’auteur d’avoir exagéré dans sa description de l’horreur et de son personnage principal dans le but de diaboliser plus les islamistes, auteurs des massacres dans les années 1990.  

    Dans ce roman, il y a une ligne très fine entre la réalité et la fiction, du fait que l’auteur est un journaliste qui s’est habitué à réfléchir à partir des faits, mais aussi du fait que les auteurs des violences de la décennie noire avaient eux-mêmes une imagination fertile dans leurs actions, car ils se sont comportés en « artistes » de la violence pour ainsi dire. Ils ont produit toute une culture du massacre, leurs forfaits sont déjà le fruit d’une imagination débordante qui tend par la violence à rapprocher la réalité de la fiction. De ce fait, l’auteur du roman n’avait pas besoin de solliciter son imagination pour y ajouter quelques choses. Cette fiction est bien en deçà de la réalité, elle n’avait pas besoin d’être augmentée pour susciter la sensibilité du lecteur.

    Ces assassins ne tuaient pas pour éliminer des dangers ou des menaces potentielles, mais pour instaurer la terreur.  La manière de s’y prendre compte énormément pour eux, elle est plus importante que l’acte de tuer lui-même. Éliminer une personne en lui logeant une balle à la tête ou en l’égorgeant ne produit pas les mêmes effets chez le bourreau et surtout dans la société.  Les victimes sont plus des porteurs de messages qu’autre chose.  Le roman ne raconte pas toute l’atrocité, son auteur laisse entendre que la réalité est encore plus horrible que la fiction qu’il décrit dans son roman. Il l’a allégée afin de la rendre tolérable au lecteur.

    L’auteur plonge le lecteur dans l’horreur sans lui laisser aucun temps de répit pour se poser des questions sur l’origine et le pourquoi de cette violence. Les questionnements sur l’histoire du roman jaillissent tardivement, une fois le bouquin fini.  Mais dans l’ensemble, le roman apporte aux lecteurs qui n’ont pas entendu parler de la « guerre civile » en Algérie un regard nouveau sur la société algérienne.

    Cette guerre civile n’est pas un cauchemar qui a tendance à disparaitre au réveil de la personne qui le vit et le subit toute la nuit, c’est une réalité atroce que les Algériens ont vécue pendant dix ans, laissant derrière eux des séquelles matérielles et immatérielles douloureuses qu’ils ne peuvent pas refouler sans conséquence. L’horreur a atteint son paroxysme.  Des Algériens et des Algériennes ont été tués et décapités, d’autres mutilés par des bombes. Des femmes et des filles ont été kidnappées et violées dans les maquis par des islamistes qui aspirent à vivre avec des houris.  Pendant cette guerre civile, comme l’auteur le décrit à travers un de ses personnages « les faux barrages étaient partout, on égorgeait par la nuque, on égorgeait comme on respire » (1).

    5-« Langue intérieur »

    L’héroïne tente tout au long du récit du roman de rétablir l’ordre dans sa vie. Elle veut tuer l’enfant qu’elle porte par amour comme elle le lui dit « je te tuerai par amour et te ferai disparaitre en direction du paradis »(2).  Elle pense à la sauver d’un pays où les femmes ne sont pas bien traitées. Ce n’était pas une tâche facile pour elle, car l’auteur lui a réservée des obstacles imprévus, des rencontres inattendues et il l’a mise dans des situations où elle est obligée de prendre des risques avant le dénouement et avant de se libérer enfin du fardeau qu’elle porte dès le début de son histoire. Ainsi Aube commença à parler à Houri du début du roman, alors qu’elle devrait la tuer (3). 

     « Le vois-tu? ». Avec cette première phrase interrogative du roman, l’auteur d’une part fait d’Aube son personnage principal et sa narratrice et de l’autre part il la met en communication avec l’enfant qu’elle porte en elle, un des éléments essentiels de l’intrigue du roman.

    Dès la première page, Aube a commencé à bavarder avec l’enfant qu’est dans son ventre et qu’elle veut, voire doit lui « ôter la vie sans cérémonie, crûment, presque dans l’insouciance, comme un boucher qui bâillerait sur la carcasse d’un mouton.» (4)  Cependant, avant qu’Aube, cette éventuelle maman, passe à l’acte et avorte, elle entre en communication avec son enfant, qui est encore un fœtus dans son ventre. L’auteur a voulu que ce fœtus soit une fille, avec tout ce que cela implique comme conditions dans une société musulmane, conservatrice et patriarcale. Aube sait que Houri est une petite fille, alors qu’elle n’en connait pas encore le sexe.(5) 

    Le choix du sexe de l’enfant par l’auteur n’est pas anodin. Il ajoute une complication à d’autres dans l’histoire du roman. Sa maman, Aube, lui a déjà donnée un nom, c’est Houri, elle croit qu’elle vient du paradis.

    Ce nom est celui qu’on donne dans la tradition musulmane à des êtres du paradis, des femmes vierges, qui n’existent pas dans ce bas monde ; ce sont ces êtres promis en guise de récompense aux fidèles et aux djihadistes qui sacrifient leur vie au nom d’Allah. La maman ne veut pas que sa future fille Houri quitte ce paradis et vive dans une société qui maltraite les femmes, car pour elle, venir au monde en Algérie pour une femme ne vaut pas la peine.

    Elle décide de mettre fin à sa grossesse pour la sauver de la vie injuste qui l’attend. Un paradoxe que l’auteur exprime en ces mots cruels, mais incisifs : « trois pilules et je sauverai une vie entière de la vie entière »(6). En avortant, elle garde sa fille au paradis jouir des fleuves de miel, de vin ou du lait que l’on décrit dans le Coran (7).  Elle lui décrit « le monde de dehors », sa cicatrice, sa canule et elle lui raconte son histoire, son enfance, son travail en tant que coiffeuse et gérante d’un salon de coiffure, la violence physique et morale qu’elle a subie et surtout l’injustice morale qu’elle ressent en étant qu’adulte à cause de l’omerta imposée sur « la guerre civile ».

    Elle lui raconte surtout, ce conflit armé de dix ans, cette « guerre civile » dont les Algériens ne devraient pas parler. Elle dit à l’enfant qu’elle porte « avec toi je résiste à l’effacement que dans ce pays on a imposé en genre comme moi » (8).  Elle parle pour ne pas disparaitre, c’est plus qu’une question de témoignage, c’est une question d’existence. Un islamiste terroriste pressé par le temps a laissé la fillette pour morte, égorgée comme un mouton, cordes vocales tranchées, ce qui la condamne par conséquent à vivre muette et incapable de parler avec une longue et affreuse cicatrice au cou de dix-sept centimètres, formant, selon l’auteur, un sourire monstrueux, qu’Aube décrit avec ironie en disant « qui pétrifie les gens autour de moi comme du fil de fer barbelé. C’est la longue signature calligraphiée du meurtrier qui ne m’acheva pas faute de temps. » (9)

    C’est une miraculeuse. Un témoin sans voix qui revient d’entre les morts pour parler des victimes et des bourreaux de la décennie noire et relater des faits atroces.  C’est une « muette, ou presque » (10). Un témoin qui porte sur son corps les traces d’une « guerre civile ». Aube dit à ce propos « je suis la véritable trace, le plus solide des indices attestant de tout ce que nous avons vécu en dix ans en Algérie. Je cache l’histoire d’une guerre entière, inscrite sur ma peau depuis que je suis enfant »(11). 

    Le cas d’Aube, un témoin sans voix, seulement capable de parler à elle-même est une image représentant le sort des victimes du terrorisme. Un témoin qui a vu beaucoup de choses, mais incapable de parler et de dire ce qu’il a vu et subi dans une langue commune accessible à tout le monde. Aube est une victime qui porte les stigmates de l’horreur de la guerre civile avec un sentiment de culpabilité d’avoir survécu contrairement à sa sœur Taimoucha dont elle n’a que de vagues souvenirs.    

    Pour sortir Aube de la prison du silence, l’auteur, en sauveur prométhéen, a trouvé une astuce pour qu’elle nous parle et nous raconte son histoire malgré son handicap ; il l’a dotée de la capacité de parler une langue qu’il qualifie de « langue intérieure », une langue permettant à Aube d’exprimer ses pensées sans intermédiaires et sans aucune contrainte d’ordre religieux, politique ou grammatical, une langue que les enfants qui ne sont pas encore nés, les fœtus, comme sa Houri, sont capables d’écouter et de comprendre.

    C’est une sorte de télépathie entre une maman et un fœtus. Un monologue qui n’en est pas un en réalité. C’est un dialogue intériorisé entre Aube et sa future fille. Il s’agit de la pensée d’Aube avant de se mettre dans une forme verbale. En fait, comme Aube le dit en s’adressant à sa fille à propos de cette langue « C’est avec elle que je parle pour te renvoyer auprès des femmes du paradis, et te convaincre que venir au monde ne vaut pas la peine. »(12) Ce que l’auteur qualifie de « langue intérieure » est inspiré du concept « langage intérieur » d’Emil Benveniste qui est un langage global, schématique, non construit, allusif, rapide, incohérent et non grammatical, mais compréhensif par son auteur, car il n’y a pas une personne capable de comprendre une autre personne que soi-même.  Kamel Daoud  qualifie cette « langue intérieure » de « langue du rêve, des secrets » et de « langue de ce qui ne possède pas de langue. »(13)

    Le discours d’Aube dans ce roman ne peut être que compréhensif, elle n’a pas besoin d’expliciter ses idées, car en réalité, elle se parle à elle-même, il s’agit d’un entendement qui s’adresse à soi-même, c’est de l’introspection qui procure au sujet pensant des connaissances immédiates est sûres : « Je m’adresse à toi dans ma belle langue retentissante et muette, celle avec laquelle je me raconte des histoires depuis des années ou dont j’use quand je parle dans ma tête à mes ennemis, voisins, imams, à Dieu qui m’a volé des choses précieuses. »(14) C’est un langage qui respecte la fluidité de la pensée. Cette langue intérieure est une sorte de cogito qui fait passer Aube de l’état de Je me souviens à Je parle et enfin à Donc j’existe.     

    L’auteur a créé son héroïne privée de la capacité de parler aux autres dans un langage commun, dans ce qu’il qualifie de « langage extérieur », un langage structuré par des contraintes et des règles de toutes sortes, un langage qui empêche la fluidité de la pensée. En fait, cette « langue intérieure » est une compétence, c’est elle qui fait de l’humain un animal doué de logos, c’est-à-dire de parole et de raison. Elle est l’équivalent du feu que Prométhée a volé aux dieux pour l’offrir aux hommes afin qu’ils puissent compenser leurs faiblesses naturelles.  En fait, cette « langue intérieure » ne permet pas seulement au personnage principal de parler à sa fille et par la même occasion au lecteur, mais aussi de le faire librement et sans aucun tabou.

    Aube parle à sa fille Houri, une allocutaire présente, mais muette comme elle, elle lui parle sans se soucier de ce que les autres, la société dans son ensemble, pensent, car personne n’est capable de l’entendre à part sa fille. Elle lui dit tout sur « la guerre civile » et sur ce qu’elle en pense. Aube définit cette langue intérieure à sa fille en disant « cette langue intérieure est composée de mots qui ne jaillissent pas de ma bouche à cause de …à cause de… de ce que je vais te dire. » (15) Cependant, la liberté de pensée que cette « langue intérieure » offre à Aube dispense l’auteur d’intervenir dans l’histoire du roman en tant que narrateur extérieur au récit pour expliquer et clarifier les propos et les idées de son personnage principal.

    Effectivement, en plus de la langue extérieure que tout le monde parle, une langue dont Aube « utilise à peine quelques mots pour parler»(16) et parle comme un canard(17), l’auteur l’a doté de la capacité de dire tout sans aucune ambiguïté ni réticence à sa fille et par la même occasion à tous les lecteurs du roman. Alors qu’en principe,  cette « langue intérieure » n’est pas accessible aux personnes et consciences qui sont dans son monde extérieur. En fait, elle est une langue intelligible qui, même pour le sujet monologuant, est possible, comme l’a imaginé l’auteur, pour une conscience appartenant à son monde intérieur.

    Pour donner à Aube la possibilité de raconter son histoire avec la liberté, la clarté et la fluidité caractérisant ce que l’auteur qualifie de « langue intérieure », malgré le handicap physique, malgré l’incapacité à parler à cause de ses  cordes vocales tranchées, sans passer pour une folle. Cette « langue intérieure » donne à la narration la possibilité de déployer des pensées sans limites d’ordre politique, moral ou religieux; autrement dit, elle offre au narrateur le pouvoir de penser et de parler sans aucune censure.

    Comme le monologue est un dialogue intériorisé entre un moi locuteur et un moi récepteur, l’auteur a choisi de faire de ce dernier un autre avec une conscience et d’imaginer par conséquent son personnage enceinte, alors qu’il s’agit d’un fœtus de quelques semaines. Il met le lecteur dans cette situation dès les premières phrases du roman. Dans ce monde intérieur, il n’y a pas de distance entre le signifiant et le signifié. Il n’y a pas de place à la confusion et à l’équivoque que la relation arbitraire entre le signifiant et le signifié peut susciter. Tout est clair.

    L’entendement saisit les idées par intuition sans intermédiaire. Le  signifié s’enveloppe dans son signifiant naturellement.  Ainsi l’auteur donne-t-il à Houris le pouvoir de dire la vérité qu’est en elle et que le monde extérieur censure. La « langue intérieure » qu’Aube utilise pour communiquer avec l’enfant qu’elle porte lui permet de donner une représentation directe et globale de sa pensée.      

    Par ailleurs, Aube explique à sa fille d’« où lui vient cette envie irrésistible de tout raconter d’une traite, comme une escamoteuse attrapée»(18), par le fait qu’elle « possède deux langues »(19). Cette deuxième langue qui est dans la tête d’Aube et qu’elle maitrise lui permet de donner des mots à presque toutes les choses de sa mémoire(20).  C’est aussi cette langue qui tient Houri en vie dans le ventre de sa maman. Elle lui dit « ce n’est pas moi qui tiens à toi, c’est ma seconde langue orpheline »(21) . Ce qui fait de Houri une Shahrazade à l’envers, une Shahrazade qui ne raconte pas les histoires, mais qui les écoute. Aube lui dit « je te raconterai tout ce que je peux, mais, à un moment, il faudra bien arrêter. Je suis un livre dont la fin est la tienne. »(22)

    Aube jure à sa fille que cette langue intérieure a commencé à se manifester en elle lorsqu’elle était une élève au primaire dans une classe d’une institutrice qu’elle aimait beaucoup(23); elle a développé cette langue pour compenser sa faiblesse dans l’usage de la « langue extérieure ». À cause de cette « langue intérieure », Aube est piégée dans un monologue (24) qui lui permet de raconter son histoire de fille qui a échappé miraculeusement à un égorgement d’une part et qui permet aussi à Houris, le fœtus qui est en elle, de continuer à vivre de l’autre part. Si bien que, plus tard, Aube renonce finalement à mettre fin à l’enfant qu’elle porte, comme, après mille et une nuits, le roi perse Schahryar à renoncer à son projet de tuer Shahrazade.  

    Daoud attribue à son personnage la maitrise de la « langue intérieure », une langue non construite, non grammaticale.  Aube est la seule à l’entendre, à la parler et à la comprendre. Cependant, admettant que la narratrice est le personnage principal du roman et qu’elle dit en toute liberté tout ce que l’auteur peut penser de la « guerre civile » et du déroulement de l’histoire qu’il a écrite, comment peut-on accéder à cette liberté en tant que lecteur et à la fluidité de la pensée, alors que Kamel Daoud, l’auteur du roman, transcrit les propos ou la pensée  d’Aube dans une langue extérieure, le français en l’occurrence ? Un difficulté épistémologique.

    En fait, cette langue intérieure est en dehors du texte, elle existe seulement dans l’imaginaire de l’auteur avant l’acte de l’écriture. Elle est sa pensée intime. Elle est par définition singulière et incommunicable. Ainsi, toute tentative de la partager avec les autres risques de lui faire perdre son authenticité et sa singularité.  Cette interrogation renvoie à la problématique philosophique suivante : qui de la pensée et de la langue vient en premier ?

    L’auteur semble pencher vers la vision d’Henri Bergson pour qui les mots trahissent la pensée et pense que «  la pensée demeure incommensurable avec le langage ». Daoud a tenté de nous démontrer avec des mots appartenant à la « langue extérieure » qu’on peut penser sans mots et qu’il peut exister une pensée pure supérieure à tout ce qu’un humain peut dire dans ce qu’il appelle « langue extérieure ». Cette tentative qui semble contradictoire éloigne Kamel Daoud de Bergson et le rapproche plus de Hegel. Car ce dernier pense que « c’est dans les mots que nous pensons » et « par conséquent,  vouloir penser sans les mots, c’est une tentative insensée ».

    Ce paradoxe inhérent à la conception de Kamel Daoud du rapport de la pensée à la langue montre que l’existence d’une pensée pure est un mythe, du moment qu’on ne peut la saisir qu’à travers des mots ; de l’autre part, il explique les difficultés que les personnages du roman portant des vérités, des pensées sur la décennie noire, Aube particulièrement, ont rencontrées. En effet, toute l’histoire du roman montre la souffrance que les personnages ressentent dans leurs tentatives de passer des souvenirs personnels et singuliers aux souvenirs de toute une communauté, de passer de la pensée aux mots, de la « langue intérieure » à la « langue extérieure ». Cette histoire d’Aube et de Aissa accuse le pouvoir politique de vouloir à travers la loi de la réconciliation nationale de 2005 empêcher que des témoignages de personnes qui ont vécu la décennie noire soient écrits et deviennent par conséquent une archive documentée qui peut être exploitée dans l’écriture de l’Histoire récente de l’Algérie.

    Le roman invite fortement le lecteur à reconnaitre l’existence de cette guerre, car sans cela il n’y aurait aucun souvenir ni histoire. Les personnages du livre essayent tant bien que mal, dans leurs aventures, de lutter contre l’oubli. Le rôle que l’auteur leur a attribué n’est pas d’expliquer et de faire comprendre au lecteur ce qui s’est passé, mais de rapporter et de dire dans leurs mots la violence de la « guerre civile » qui a marqué leurs âmes et les corps. En fait, ils sont plus dans la description de l’horreur que dans la recherche des causes.

    L’auteur laisse le lecteur à sa soif, il ne lui donne aucune explication pour comprendre pourquoi des Algériens sont arrivés à tuer d’autres Algériens. Ce qui est évident est qu’on ne peut pas arriver au stade de la compréhension des faits si on fait disparaître et on refuse d’admettre l’existence même de ces faits.  Le roman nous invite par la fiction à reconnaitre l’existence d’une « guerre civile » qui a causé des milliers de morts.

    Écrivain et docteur en philosophie Ali Kaidi

    Notes

    1. Ibid.,p.239

    2. Ibid.,p.26

    3.Ibid.,p.43

    4. Ibid.,pp.15,16

    5. Ibid.,p.17

    6. Ibid.,p.52

    7. Ibid.

    8. Ibid.

    9 Ibid.

    10.Ibid.,p.16

    11. Ibid.

    12. Ibid.,p.20

    13. Ibid.,p.17

    14. Ibid.

    15. Ibid.,p.20

    16. Ibid.

    17. Ibid.,p.37

     18. Ibid.,p.19

     19. Ibid.

    20. Ibid.,p.20

    21.  Ibid.,p.26

     22. Ibid.,p.48

    23. Ibid.,p..21

    24. Ibid.,p.26

    Ci-dessous l’analyse au complet

    Fuite des cerveaux d’Algérie : des raisons de partir des diplômés de l’université de Bejaia 

    12
    Université Mira

    L’augmentation du départ des jeunes talents vers des pays offrant de meilleures opportunités soulève des défis majeurs pour le développement socio-économique des pays de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord), notamment l’Algérie où les étudiants ne voient d’avenir qu’à l’étranger.

    Brain drain

    La fuite de cerveaux vers des pays offrant de meilleures conditions de travail de vie est une réalité en Algérie, mais ailleurs aussi. Les sortants des universités algériens ont les yeux et l’avenir rivés sur l’Occident. Outre la situation économique délétère, les jeunes diplômés algériens aspirent à une vie autrement plus stable où la liberté n’est pas un simple slogan ânonné à longueur de journées par les autorités.

    Ce phénomène appelé aussi fuite des cerveaux ou fuite des compétences académiques a fait l’objet d’une intéressante étude menée par un groupe de chercheurs algériens auprès des étudiants de l’Université de Bejaia en 2024 (*)

    L’étude qui se focalise sur l’intention de migration des étudiants universitaires algériens révèle que près de 65 % des étudiants souhaitent quitter le pays après leurs études. Un chiffre alarmant qui pose de nombreuses questions sur l’avenir de la jeunesse algérienne et le développement du pays.

    Les jeunes diplômés sont attirés par des horizons plus prometteurs, où l’accès à un emploi stable, une meilleure qualité de vie et des perspectives d’évolution sont plus favorables. Mais pourquoi cette volonté de partir est-elle si forte ?

    Des motivations multiples

    Les résultats de l’étude montrent que les raisons économiques sont au premier plan. Le chômage élevé chez les jeunes diplômés, la précarité des emplois et le manque de perspectives professionnelles en Algérie poussent de nombreux étudiants à envisager un avenir ailleurs. 70 % des sondés affirment vouloir partir pour trouver un emploi mieux rémunéré.

    Mais l’économie n’est pas la seule raison. 55 % des étudiants évoquent aussi la volonté d’accéder à une formation de meilleure qualité. Beaucoup considèrent que les universités étrangères offrent un enseignement plus compétitif, reconnu à l’international, et permettent une insertion plus facile sur le marché du travail.

    Enfin, 40 % des étudiants citent des raisons socioculturelles, notamment l’envie d’évoluer dans un environnement où les libertés individuelles et les opportunités de réussite sont plus accessibles.

    Des destinations privilégiées

    La France reste la première destination envisagée par les étudiants algériens, avec 45 % d’entre eux la citant comme leur pays de prédilection. Le Canada suit de près (30 %), attirant par ses politiques d’immigration ouvertes et la reconnaissance des diplômes. L’Allemagne (15 %) et les pays du Golfe (10 %) figurent également parmi les choix les plus populaires.

    Cependant, il existe un écart important entre l’intention et la capacité réelle de migration. Seuls 10 % des étudiants interrogés ont déjà entamé des démarches concrètes pour partir, ce qui montre que, malgré une forte aspiration, la migration reste un processus difficile à concrétiser.

    Retenir les talents : un défi pour l’Algérie 

    Si rien n’est fait, l’Algérie risque de voir ses jeunes talents continuer à s’exiler, au détriment de son développement. La question de la rétention des compétences est plus que jamais un enjeu stratégique pour l’avenir du pays. Pour cela, il faudra des changements structurels profonds dans les administrations mais aussi dans la société. Le régime est-il seulement disposé à le faire ?

    Samia Naït Iqbal

    Pour consulter l’article : 

    (*)Zahir Hadibi, Yasmine Musette, Sonia Kherbachi, Intentions de migration des diplômés universitaires de Bejaia (Algérie) MAGHREB-MACHREK: Vol. 60 No 259 (2024): Approches sociologiques des migrations de et dans la région MENA : Algérie

    **Maghreb-Machrek » est une publication trimestrielle pluridisciplinaire dédiée à l’étude de l’économie, des sciences politiques et des sciences sociales (y compris l’anthropologie, la géographie et la sociologie) au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA). Elle rassemble des articles de chercheurs explorant des thèmes tels que les systèmes économiques et politiques, les mobilisations sociales, les dynamiques transnationales et les relations internationales. La revue adopte une perspective historique pour comprendre les tendances actuelles et propose des analyses approfondies des enjeux contemporains de cette région.

    Ligue 1 Mobilis : l’USB renoue avec le succès, l’ESS s’impose dans le money-time !

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    Es Stif et Saoura

    L’US Biskra, actuelle lanterne-rouge de la Ligue 1 Mobilis de football, a remporté vendredi soir une importante victoire dans la course au maintien, en dominant un autre mal-classé, le NC Magra sur le score d’un but à zéro, pour le compte de la 19e journée, ayant vu l’Entente de Sétif attendre la toute dernière seconde du temps additionnel pour l’emporter (1-0) contre la JS Saoura.

    Les Zibans n’avaient plus goûté à la victoire depuis le 19 octobre 2024, et leur succès deux buts à un, contre cette même équipe de la JS Saoura.

    Cette victoire contre le NCM, assurée dès la 5e minute de jeu par Rayane Adaïka, leur permet donc de se relancer dans la course au maintien, en rejoignant leur adversaire du jour à la 14e place du classement général, avec 17 points pour chaque club.

    De son côté, l’Aigle noir sétifien a longtemps buté sur la défense ultra-hermétique de la JSS, qui avait réussi à annihiler toutes ses tentatives pendant plus 90 minutes.

    Mais les Sétifiens n’ont jamais baissé les bras dans ce match et ont continué à y croire jusqu’à voir leurs efforts récompensés par une ouverture du score signée Eduwo à la 90e+4.

    Un précieux succès à domicile, qui propulse l’ESS à la 5e place du classement général avec 28 points, alors que la JSS reste scotchée à la 7e place, avec 25 points.

    Le bal de cette 19e journée s’était ouvert jeudi, avec le déroulement des quatre premiers matchs inscrits à son programme, et dont  l’actuel leader, le MC Alger, a été le plus grand bénéficiaire, en consolidant sa première place avec trois nouveaux points, après sa précieuse victoire en déplacement chez le MC Oran (2-0).

    De son côté, le Dauphin CR Belouizdad s’est contenté d’un nul vierge chez le MC El Bayadh (0-0), et cette situation a donné encore plus d’importance au succès du Doyen, car il lui a permis de prendre le large, avec désormais sept longueurs d’avance sur le Chabab.

    Autre bonne opération réalisée jeudi, la victoire en déplacement du Paradou AC, qui est allé l’emporter (2-1) chez l’Olympique Akbou, renouant ainsi avec la victoire après un bref passage à vide.

    De son côté, malgré l’avantage du terrain et le soutien d’un public relativement nombreux, l’USM Alger a considérablement souffert face à l’ES Mostaganem et a dû se remettre à un but contre son camp du défenseur Djamel-Eddine Benlamri pour l’emporter finalement  (1-0).

    Néanmoins, et aussi laborieux fut-il, ce succès a permis aux Rouge et Noir de rester solidement accrochés à leur troisième place, avec 32 points, soit à huit longueurs du MCA.

    Les péripéties de cette 19e journée se sont poursuivies vendredi, avec le déroulement de trois autres rencontres, à commencer par le choc USM Khenchela – ASO Chlef, entre clubs de milieu de tableau.

    Le dernier mot est finalement revenu à l’équipe locale, l’ayant difficilement emporté (3-2), grâce notamment à Ibara (15e), Guemroud (73e) et Bakir (90e+1), alors que côté ASO, les deux buteurs du jour ont été Sadahine (30e) et Agbagno (66e).

    Cette 19e journée s’achèvera samedi soir, avec un autre chaud duel entre clubs de sommet de tableau, qui mettra aux prises le CS Constantine (7e/25 pts) et la JS Kabylie (4e/29 pts).

    APS

    Des migrants marocains détenus en Algérie remis aux autorités marocaines 

    1
    Zoudj Bghel

    L’Association marocaine d’aide aux migrants en situation vulnérable a indiqué que les autorités algériennes ont procédé, au courant de ces dernières semaines, à la libération de plusieurs groupes de jeunes Marocains détenus sur leur territoire alors qu’ils tentaient d’émigrer vers l’Europe. 

    Jeudi 6 mars 2025, un groupe de 32 personnes, dont deux femmes, a été remis aux autorités marocaines au poste frontalier de Zoudj  Bghal à Oujda et au poste Colonel-Lotfi à Maghnia. Cette opération s’inscrit dans une série de rapatriements qui ont vu, le 27 février, la libération de 42 autres Marocains, et le 18 février, celle de 31 personnes, incluant une femme.

    Ces migrants faisaient partie d’un vaste dossier de plus de 520 Marocains ayant emprunté les routes migratoires via la Tunisie, la Libye et l’Algérie. Si certains avaient été arrêtés en tentant d’atteindre l’Europe, d’autres se sont retrouvés pris dans les mailles des systèmes judiciaires et administratifs algériens, purgeant des peines de prison avant d’être maintenus en détention administrative pendant plusieurs mois.

    Les migrants récemment libérés sont originaires de diverses villes du Maroc, notamment Fès, Oujda, Taza, Taounate, Driouch, Casablanca, Taousset, Nador, Zaïo, Benslimane, Ain Chouater, Figuig, Tandrara, Laâyoune, Béni Mellal, Azilal, Al-Aroui, Bouarfa, Khénifra et Sefrou.

    L’Association marocaine d’aide aux immigrés en situation difficile appelle les autorités des deux pays à renforcer la coopération pour accélérer les procédures d’expulsion. 

    Outre l’accompagnement des familles et le plaidoyer auprès des institutions, l’Association entend également lutter contre les réseaux criminels exploitant la détresse des jeunes Marocains. Ces mafias et courtiers, qui opèrent souvent via les réseaux sociaux, profitent des difficultés économiques et sociales des candidats à l’émigration pour les engager dans des voyages périlleux. L’Association compte engager des actions légales aux côtés des familles pour dénoncer ces réseaux et protéger les migrants vulnérables.

    Cette action montre si besoin que les canaux de communication ne sont pas si hermétiques que l’on veut bien nous le faire croire. Et c’est tant mieux.

    La rédaction

    Lien page Facebook de l’Association marocaine de soutien aux migrants en situation vulnérable

    https://www.facebook.com/share/p/18iFrzWjr8

    Mise à niveau de la boîte à fusibles de votre voiture : tout ce que vous devez savoir

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    Boite à fusibles
    car engine

    La boîte à fusibles, un composant négligé de votre véhicule, protège votre précieux investissement contre les accidents électriques. Voici tout ce que vous devez savoir à ce sujet:

    Que fait une boîte à fusibles?

    Une boîte à fusibles est un mécanisme de sécurité pour le système électrique de votre véhicule. Il interrompt le flux de courant en cas de surcharge ou de court-circuit. L’objectif est de protéger les composants électriques de votre véhicule en “faisant sauter” un fusible. Une boîte à fusibles de voiture comporte de nombreux fusibles, retards et diodes, qui sont connectés directement à la batterie. 

    La plupart des modèles de voitures ont deux boîtes à fusibles. L’un est situé près du moteur ou sous le capot et protège les composants du moteur tels qu’un ventilateur de refroidissement, une unité de commande du moteur (ECU) et un système de freinage antiblocage (ABS). L’autre est situé près de la boîte à gants et protège les vitres électriques, les éclairages intérieurs, le système d’infodivertissement et les clignotants. 

    Signes d’une boîte à fusibles défectueuse

    Les fusibles peuvent griller, exposant le système électrique de la voiture à des pannes. Voici quelques signes d’une boîte à fusibles défectueuse:

    • Une odeur de brûlé provenant de près du tableau de bord. 
    • Les portes et fenêtres électriques ne fonctionnent pas. 
    • Une ou plusieurs lumières clignotent excessivement ou ne fonctionnent pas. 
    • Le ventilateur de chauffage ne fonctionne pas. 
    • Radio ou système de musique rencontrant des problèmes ou ne fonctionnant pas du tout. 
    • Les essuie-glaces ne fonctionnent pas. 

    Tous ces problèmes indiquent que votre boîte à fusibles approche de son expiration. 

    Comment identifier un fusible de voiture grillé

    La plupart des fusibles de voiture sont transparents et vous pouvez voir le filament les traverser. Effectuez un contrôle visuel pour vous assurer que le filament est continu d’une borne à l’autre. Si le filament est cassé ou s’il y a des marques de brûlure noires et brunes à l’intérieur, c’est une indication claire d’un fusible grillé. 

    Vous pouvez également utiliser un testeur de circuit ou un testeur de lumière. Connectez la lampe de test à une masse connue et vérifiez individuellement chaque côté du fusible. Si la lumière ne s’allume que d’un côté, c’est le signe d’un fusible grillé. Identifier un fusible grillé peut vous éviter des réparations coûteuses à long terme. 

    Avantages de la mise à niveau de la boîte à fusibles

    Si vous rencontrez fréquemment des fusibles grillés, envisagez d’utiliser une boîte à fusibles améliorée. Les avantages comprennent:

    Sécurité renforcée

    Des boîtes à fusibles nouvelles et améliorées peuvent rapidement interrompre un circuit surchargé, assurant la sécurité et minimisant le risque d’incendie dans votre voiture. 

    Amélioration de la capacité et de la protection des circuits

    Les boîtes à fusibles améliorées ont une capacité de circuit accrue et intègrent des caractéristiques modernes de la voiture telles que des sièges chauffants et des systèmes d’infodivertissement. 

    Augmentation de la valeur de revente du véhicule 

    Une boîte à fusibles améliorée offre une promesse de sécurité et de commodité pendant des années. Cela peut augmenter la valeur de revente de votre véhicule, vous aidant à en avoir pour votre argent. 

    Conseils pour la mise à niveau ou le remplacement d’une boîte à fusibles

    Choisir une boîte à fusibles pour votre voiture peut être un défi. Suivez ces conseils pour rationaliser le processus:

    • Remplacez toujours le fusible avec exactement le même calibre que l’original. Par exemple, si vous possédez une Renault Clio 3, trouvez une boîte à fusibles Clio 3 auprès d’un fournisseur de pièces de rechange fiable. 
    • Consultez le catalogue de produits et les avis clients des différents fournisseurs de pièces de rechange et choisissez celui qui convient le mieux à votre budget. 
    • Consultez votre manuel du propriétaire pour vous assurer que vous choisissez la cote, la taille et le style corrects. 

    Apprenez à remplacer vous-même une boîte à fusibles ou demandez l’aide d’un professionnel.

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