4 avril 2025
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L’autographe et le selfie, une gloire ou un non-sens ?

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Selfie

L’homme est ainsi fait qu’il veut très souvent se rapprocher de la notoriété, fût-elle indirectement par ceux qui la possèdent. Partager la lumière avec une célébrité, l’autographe (ou la dédicace) et le selfie sont parmi les moyens qui le lui permettent. Ce n’est pas absolu comme déduction, surtout pas, mais ils sont un moyen tentant pour beaucoup. Ce phénomène est plus perceptible pour les autographes c’est la raison pour laquelle il sera privilégié dans le commentaire d’aujourd’hui.

Dans la librairie, une queue jusque dans la rue. On avait annoncé une séance d’autographes du dernier Prix de littérature (un exemple imaginaire). Tous ont apporté ou ont acheté sur place le livre pour qu’un petit mot et une signature de l’auteur y soit inscrits sur la première page.

Des fans de football encadrent une signature d’une star de football, des inconditionnels d’une idole de la musique ou du cinéma attendent des heures devant l’entrée des artistes ou des studios pour obtenir un autographe. Certains demandent une signature sur un ballon, sur leur corps, sur un habit ou sur une photo. Tout support est bon pour faire graver la précieuse marque de la célébrité.

Et lorsque l’autographe devient une dédicace en cumulant une signature avec une petite phrase de gentillesse et le prénom de la personne qui les demande, c’est alors son prix sur le marché des autographes qui s’envole.

Cela en dizaines d’autres exemples, depuis les hommes politiques, aux scientifiques en passant par les grands du monde financier et du numérique. L’autographe ou la dédicace deviennent le Graal, un symbole de fierté qui se raconte et qui s’exhibe.

Si je considère uniquement les autographes en signature (d’autres marques de la célébrité peuvent exister) je les compare à une écriture hiéroglyphe. Imaginons des historiens ou anthropologistes qui essaieront dans plusieurs siècles de découvrir leur signification. Seul un nouveau Champollion pourrait en donner la clé de l’énigme. Pourquoi un gribouilli sur des objets par des être humains que l’histoire aura oublié, pour la plupart depuis leur décès ?

Que peut signifier ces inscriptions ? Qui les a apposées ? Un hommage, une marque d’esclavage, une reconnaissance de dette ou l’équivalent d’une scarification culturelle d’une population ?

Si nous revenons au livre, il y a une méprise assez fréquente. La relation entre un auteur et chaque lecteur est certes de l’ordre de l’intime, le lecteur appréciera ou non l’écrit. Mais cette relation intime est indirecte, elle se construit seulement à travers le texte.

Dédicacer avec un mot de sympathie individualisé alors que les deux personnes ne se connaissent pas est tout à fait irréel et n’a aucun sens. L’auteur ayant rédigé la même phrase à ses nombreux lecteurs prouve que la relation est factice, ce qu’elle est réellement. Le partage de notoriété n’a aucun sens.

C’est une toute autre histoire si l’auteur dédicace son livre à des personnes qui lui sont connues. Ce serait alors une attention d’amitié en offrant le résultat de son travail. A mon départ d’un établissement, on m’avait offert un roman et une biographie d’Albert Camus avec une dédicace de l’équipe pédagogique. Il y avait un rapport entre mes collègues et moi, ce n’est pas Camus qui me les a dédicacées. Pour eux, c’est un acte d’amitié, il est indépendant du rapport que j’ai avec l’œuvre de Camus.

Si l’autographe apportait seulement un sentiment bonheur personnel à celui qui est en admiration de l’auteur, ce serait légitime, compréhensible et positif. La dédicace reste effectivement pour certains un moyen d’exprimer la joie de la lecture et de la rencontre physique avec l’auteur. Ceci n’est absolument pas critiquable. Mais en faire part, montrer publiquement sa fierté de l’avoir obtenue est du domaine du fétichisme et de la vanité.

Si nous revenons à notre librairie de départ, l’autographe est un acte purement commercial puisque le livre est payant. La dédicace n’est alors que la technique de promotion d’un produit qui n’a aucune relation affective entre l’auteur et le lecteur.

Si ce lecteur voulait absolument rencontrer celui qui lui a donné du plaisir dans la lecture de l’œuvre, il faut alors qu’il y ait un véritable échange, sérieux et argumenté. Le simple fait de dire « j’adore ce que vous écrivez, j’ai lu tous vos livres » est loin d’être un rapport sérieux et constructif entre un auteur et son lecteur.

Comme il a été dit au début de cette réflexion, nous avons privilégié l’autographe mais c’est absolument la même chose avec sa forme moderne, le selfie. L’exercice entre amis ou famille aurait un sens très affectif. Mais obtenir d’un président de la république ou de Zinédine Zidane un selfie n’a aucun sens si ce n’est pour le plaisir du moment.

Mais encore une fois la vanité guette car l’intérêt est de montrer aux autres le selfie au profit d’une  fierté personnelle.

Le président de la république ou Zinédine Zidane n’ont aucune idée de qui vous êtes et la plupart du temps le selfie est accordé pour une question d’image médiatique ou, pire encore, pour mettre un terme à un harcèlement qui les insupporte. 

Je lance un appel au rédacteur en chef de ce journal pour qu’il m’obtienne un autographe ou, mieux encore, une dédicace de Tata Hlima, la vedette du quartier de ma jeunesse que vous commencez à  connaître. Cela aurait du sens car elle m’engueulait toujours « va faire tes devoirs au lieu de faire l’imbécile avec tes camarades !». Il y a eu connaissance entre les deux personnes c’est donc justifié et pas ridicule.

S’il vous plaît, monsieur le rédacteur en chef, dites-lui d’écrire sur sa dédicace « À ce brave garnement de Boumédiene qui a finalement écouté mes conseils pour les devoirs ». Je l’encadrerai au mur car ce serait une grande fierté de montrer aux autres le long chemin parcouru dans l’effort.

Boumediene Sid Lakhdar

Monsieur le ministre, l’incarcéré pour opinion, c’est vous !

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C’est avec une grande stupeur que j’ai lu votre déclaration de ministre de la justice, « il n’y a pas d’incarcérés pour opinion en Algérie ». C’est dire combien vous faites partie de ceux qui repoussent les limites de la stupéfaction alors qu’on connaît pourtant depuis longtemps l’immensité de leurs bêtises. Il y a toujours avec eux une marge de progression, vous en êtes.

Cette déclaration restera pour moi dans les annales algériennes au même titre que le mémorable « c’est un chahut de gamin ». On voit que vous souhaitez prendre du galon dans l’histoire des déclarations officielles de ce régime, vous mettez vraiment du talent à y parvenir.

Prétendre qu’il n’y a pas de prisonniers d’opinion en Algérie, ce n’est même pas seulement une contre-vérité, c’est une bêtise du fond des âmes de tous les malheureux qui obéissent au doigt et à l’œil de l’oppresseur en chef.

Il ne m’a pas fallu beaucoup de temps pour réfléchir aux cas d’un emprisonnement d’opinion en dehors de ceux que vous avez jeté dans vos fosses carcérales qui sont condamnés pour une opinion détestable qu’on appelle la démocratie et la liberté d’expression.

Vous, votre incarcération pour opinion est d’un autre ordre. J’en recense trois dans cet ordre. Je vais vous les expliquer si expliquer a un sens pour vous.

Vous êtes un prisonnier d’opinion car elle est incarcérée par un dogme, celui de la croyance aveugle aux vérités proclamées par un régime autoritaire dirigé par une oligarchie d’un autre temps. Vous n’avez même pas d’opinion propre, vous êtes le reflet de ceux qui n’en n’ont qu’à travers le régime autoritaire qu’ils servent.

Puis vous êtes prisonnier de votre cupidité, de votre ambition et de votre prudence à être en permanence dans le périmètre des opinions de vos maîtres. Votre poste de ministre, vous l’avez eu par votre grand opportunisme.

Puis enfin vous êtes prisonnier de votre embrigadement par le système éducatif algérien qui a refusé de vous munir d’une capacité cognitive suffisante pour pouvoir avoir votre libre arbitre. Et cette dernière cause d’incarcération nourrit les deux premières.

Oui Monsieur le ministre, il y a des prisonniers d’opinion en Algérie, vous en êtes la preuve vivante !

Boumediene Sid Lakhdar

Trump qualifie Zelensky de « dictateur »

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le président ukrainien Volodymyr Zelensky
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky

Lors d’une allocution à Miami devant des chefs d’entreprises, Donald Trump a critiqué sévèrement Volodymyr Zelensky, l’accusant de dictateur qui dirige l’Ukraine sans élections depuis le début de la guerre et de détourner l’aide financière et militaire américaine.

Donald Trump a accusé l’Ukraine d’être responsable du déclenchement de la guerre avec la Russie, il a affirmé que Kiev aurait pu éviter le conflit en concluant un accord avec la Russie. Trump a également remis en question la popularité de Zelensky, affirmant que sa côte n’était que de 4 %. 

En réaction, le président Zelensky a déclaré que Trump était piégé dans une bulle de désinformation russe. Il a souligné l’importance du soutien américain pour la survie de l’Ukraine et a nié toute utilisation abusive des fonds reçus. Zelensky a également rappelé que, conformément à la constitution ukrainienne, des élections ne pouvaient pas être organisées en temps de guerre.

Les dirigeants européens ont exprimé leur soutien à l’Ukraine. Le président français, Emmanuel Macron, et le chancelier allemand, Olaf Scholz, ont réaffirmé leur engagement envers la souveraineté ukrainienne et qualifient les propos de Trump de contre-productifs et risquant de renforcer la position russe. De son côté, l’ancien vice-président de Trump, Mike Pence, a soutenu que l’Ukraine n’avait pas commencé la guerre et que la voie de la paix doit passer par la vérité.

Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, les relations entre les États-Unis et l’Ukraine sont devenues compliquées avec des déclarations de part et d’autre témoignant de profondes divergences.

Cette escalade verbale intervient au moment où les États-Unis et la Russie ont entamé des pourparlers directs, excluant l’Ukraine et leurs alliés occidentaux de ces discussions initiales. Cette méthode inédite de l’administration Trump suscite des inquiétudes sur un accord éventuel qui pourrait favoriser Moscou au détriment de Kiev.

Parallèlement, l’Union européenne maintient toujours une pression économique sur Moscou, en annonçant de nouvelles sanctions qui ciblent notamment les importations d’aluminium et les navires pétroliers connus sous le nom de « flotte fantôme » qui contournent l’exportation du pétrole russe.

Les déclarations de Donald Trump à l’encontre de Volodymyr Zelensky ont provoqué une onde de choc sur la scène internationale, mettant en lumière des divergences croissantes entre les alliés occidentaux quant à la stratégie à adopter face à la Russie.

Rabah Aït Abache

Opération antiterroriste au Maroc : 12 suspects interpellés

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La police marocaine a annoncé avoir démantelé une cellule affiliée au groupe État islamique au Sahel qui s’apprêtait à commettre des attentats, mercredi 19 février. Douze personnes ont été arrêtées au cours d’un vaste coup de filet mené simultanément dans plusieurs régions du royaume. 

Drones de reconnaissance, véhicules blindés, unités cynotechniques : les services de sécurité marocains ont déployé les grands moyens, mercredi 19 février, dans le cadre d’une vaste opération de police pour déjouer un « complot terroriste d’une extrême gravité ». 

L’opération, qui s’est déroulée à l’aube dans neuf villes du royaume de Tanger à Laâyoune (Sahara occidental) en passant par Casablanca, Fès, ou encore Tamesna, en banlieue de Rabat, a débouché sur l’arrestation de 12 personnes âgés de 18 à 40 ans accusées d’appartenir à une cellule terroriste téléguidée par « un éminent dirigeant de Daech » depuis le Sahel, assure un communiqué du pôle réunissant la Direction de la sûreté nationale (DGSN) et la Direction de la surveillance du territoire (DGST).

Cocotte-minute, clous, produits chimiques

Des photos prises lors du coup de filet permettent de se faire une idée des saisies réalisées par la police : engins explosifs improvisés en cours de fabrication, argent et un grand nombre d’armes blanches notamment. À Tamesna, les autorités ont trouvé « un colis suspect constitué d’une cocotte-minute contenant des clous et des produits chimiques utilisés dans la fabrication d’explosifs », précise aussi le communiqué de la DGSN et de la DGST qui affirme que les terroristes présumés prévoyaient de s’attaquer à des installations sécuritaires et économiques sensibles, mais aussi des intérêt étrangers.

Il s’agit de la deuxième cellule affiliée au groupe État islamique au Sahel démantelée au Maroc en moins d’un mois. Le 26 janvier dernier, quatre hommes avaient été arrêtés près de Casablanca, la capitale économique du royaume. 

Avec RFI

«Rule-based-Order » (1), i yenna udabu amaynut n Marikan : maca, anti tissas ?

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Trump
Image par John Hain de Pixabay

Tadyant : deg iseggasen n 1970, inna-yas yiwen i Dda Sliman Azem, s tin n tfenṭazit  : 

– Tamurt n Lezzayer socialiste !

Irra-yas Dda Sliman,

– Ih ! Akka i d-nnan, d beṭṭu n yizem :  « kullec i nek » ! 

Awal n Dda Sliman izmer ad yili d agezzul/résumé ilhan, akken ad d-issemlil ass-a yal tasertit tamaynut iteddun di Marikan si mi ibedd Donald Trump d aselway. 

Tidet, ur iẓri yiwen anida ara tessuffeɣ tikli-nni i tmura n umaḍal, di yal annar iḥman (Ukrainia, Iran, Palestine, Russia, China, azekka di Tafrikt…).

Awal-nneɣ mačči d anekcum di tsertit n Marikan s timmad-is, maca d tamuɣli ɣer sdat, d arid/prévision n wayen d-iteddun i yal tamurt n umaḍal.  

Asalu amezwaru i yellan injer deg ugraw n timura yedduklen illa di tazwara, deffir ṭṭrad ameqqran, « d amennuɣ ɣef tugdut, yal tilelli, akked tneflit n iɣerfan deg umaḍal ». 

Tasertit iteddun gar tmura tella tebna ɣef tgejdit tamezwarut, « La Charte des Nations Unies », akked yal asaḍuf nniḍen, di yal annar, ɣas akken neẓra llan iderma, llant tkerkas akked yal urar uffir. Tallit-nni n « ṭṭrad asemmaḍ » gar wagmuḍ asduklan/communiste akked utaram amsihran/capitaliste, isban-d yal udem n tḥila di tsertit.

Ayen i d-innulfan iseggasen-a ineggura, d abrid amaynut, zun abrid-nni n izerfan akked ubrid n umennuɣ ɣef tugdut (defence of democracy) ur ddin ; issefk abrid-nniden : Marikan yufa-d abrid n ‘’tazmert tameqqrant’’, win iǧehden ad yečč win ur nezmir. Iswi n tikli-nni, « Rule-based-order » (RBO), akken ad issiweḍ USA ad teṭṭef taqacuct, ad tesserwet akken i tebɣa deg iɣerfan n umaḍal, s tsuddest n « national-capitalisme ».

D tamuɣli-nni i yessawḍen D. Trump ad iwwet ad ikcem Groenland, ad iṭṭef targa n Panama, ad ikcem Gaza mi yessuffeɣ imezdaɣ-is, ad yaɣ ayen illan ddaw wakal n Ukrainia, zun d ccert qbel ma teffeɣ Russia…

Ass-a yuɣal-d wawal-nni n Bismarck, di 1870, asmi yerfed iflis-is/sabre (4) deg ufus-is ɣer igenni, iberrem allen-is… zun azref i tefka tezmert yugar win i tefka teɣdemt (5).

Ayen issewhamen deg wayen iḍerrun, amek tamurt n USA, tin i yellan d tamezwarut di yal tamussni, di yal tussna, tin ikesben imussnawen imeqqranen akked tesdawiyin timeqqranin yufraren deg umaḍal (am Harvard, Yale, Berkeley, Standford, Columbia, UCLA, Johns Hopkins,  MIT,… ), ass-a tuɣ abrid n tikli ɣer deffir.

Tikli-nni, azekka tezmer ad tessiweḍ ad tesbedd tuddsa n GIEC / IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change) (3), zun d tuddsa tarebrabt !

Re-engineering akka d wakka

Udem n tsertit i d-ibanen ɣer berra, iga udem-nniḍen ɣer ugensu n tmurt, akken ad yeg tazmert swayes tamurt n USA ad terfed iman-is, zun ahil ihegga :

  • Ad d-yeg afrag s tebzert n talast (douane) i yal asafar d-ikecmen si berra,
  • Ad ikkes yal tallalt i tmura s tukksa n tuddsa USAID (United States Agency for International development)  
  • Ad ikkes yal tuddsa isdafalen ɣef imezdaɣ n tmurt akken ad ikkes miḥyaf gar imezdaɣ ur nezmir ad kecmen di temsizzet (Imarikaniyen inesliyen/Izandyaten, iberkanen, imgiǧan d iminigen n Marikan n wadda…).

Abrid-nni n tsertit, akken ad yerwi wennar illan, ittwassen deg umaḍal s yisem n re-engineering di tdamsa : ad ihudd wayen illan, akken ad ibnu umaynut deg umkan-is s tigejda yessefken kan, ur ittili deg-s wayen ur nwata, ur ittaẓay. D abrid ilhan ma yedda s lmizan, s leḥder, mačči d ahuddu kan.

Tella yiwet, re-engineering deg unnar n tsertit ur izmir ad yili am win iteddun di yal annar n tdamsa. Mačči yiwen ubrid, mačči yiwen yiswi.

Tasertit n wass-a n Donald Trump-Elon Musk ad t-ban sya ɣer sdat, acku diɣ tasertit akked business mačči yiwen ubrid-nsen, tissas n talsa akked business ur zdin.

Maca yella wayen ibanen si tura : ulac ayen ad d-yasen d ammud/lfayda i tmura n umaḍal, am akken diɣ 4 iseggasen n tsertit n Trump tezmer ad terr tamurt n USA ɣer deffir s nnig 50 iseggasen. 

Mačči d awezɣi, acku llan imedyaten deg umezruy : Hitler ihudd tamurt-is, Saddam Hussein ihudd Iraq, Margaret Thatcher thudd tadamsa n Legliz, Guadaffi ihudd Libya, Hamas ihudd Gaza…

Aumer U Lamara

Timerna / Notes :

1. Rule-based-order / ordre fondé sur des règles / Tuddsa ibnan ɣef tissas.

Un ordre international basé sur des règles, des valeurs, en opposition avec les équilibres fondés sur des accords, des traités internationnaux bi et multilatéraux (Charte de l’ONU). 

Ẓer aḍris :  « De l’ordre fondé sur des règles » ; revendiquer des valeurs pour contourner le droit. Le Monde N°848, novembre 2024, p. 12.

2. Tissas : valeurs. Amyag ‘’ssis’’ illa si zik : ssis-d aɣrum-ik s yiɣil-ik, « amdan bu tissas/une personne de principes, de valeur », …

3. GIEC (Groupe intergouvernemental sur l’Evolution du climat), évalue l’état des connaissances sur l’évolution du climat, ses causes, ses impacts.

En anglais IPCC (The Intergovernmental Panel on Climate Change) is the United Nations body for assessing the sciences related to climate change.

4. Iflis (flissa) : le sabre flissa. Zik, ijenwiyen imeqqranen (sabres), llan xedmen-ten deg Iflisen n lebḥer (taddart n At Zwaw, …). Ajenwi (= n Jenwa), d iflis i d-yusan si tmurt n Genova di Ṭelyan.

5. Tasuqqilt : Le « droit » permis par la force prime sur le droit permis par la justice !

(ie. la loi du plus fort)

Akli Ourad signera « De Londres à Jérusalem » au Centre culturel algérien…

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L’écrivain Akli Ourad présentera, jeudi, au centre culturel algérien à Paris, 19h, son ouvrage « De Londres à Jérusalem, terreur promise ».

L’ouvrage d’Akli Ourad, expert international en Ingénierie, est récit et témoignage, une oeuvre qui marquera la bibliographie historique sur la Palestine. C’est Salah Guemriche qui sera le modérateur.   

L’artiste-peintre, Samhane Khelil, une grande artiste-peintre algérienne de Valencia (Espagne), expose ses œuvres sur les lieux. Elle est à découvrir ! 

Ligue 1 Mobilis : l’USMA, codauphin, le CSC rate le coche

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USMA

L’USM Alger a rejoint a provisoirement le CR Belouizdad à la deuxième place au classement de la Ligue 1 Mobilis de football, en battant à domicile le NC Magra (2-0), tandis que le CS Constantine a raté l’occasion de rejoindre le «Big Four», en concédant le nul face à l’ASO Chlef (2-2), en ouverture de la 17e journée du championnat, devant se poursuivre ce mercredi, demain jeudi, et dimanche prochain.

Pour le premier match du nouvel entraîneur brésilien, Marcos Paqueta, l’USMA  dominé les débats face à une équipe du NCM, qui confirme sa fébrilité en dehors de ses bases, avec un maigre bilan de 3 points pris sur 27 possibles.

Privé de trois tauliers : Boukhanchouche, Ghacha, et Alilet, le club de Soustara a dû attendre la fin de la première période pour trouver la faille, grâce à une tête du Congolais Likonza (37e). Après la pause, l’USMA a accentué sa domination en faisant le break, par la nouvelle recrue hivernale, Merghem (59e).

Un succès qui permet à l’USMA de rejoindre le CRB à la position de dauphin, avec 29 points chacun, à deux longueurs du leader le MC Alger, qui affrontera dimanche prochain le Paradou AC (20h00). En revanche, le NCM reste sérieusement menacé par le spectre de la relégation (14e, 16 pts), et pourrait même se retrouver en position de relégable, à l’issue de cette journée.

Il s’agit de la troisième confrontation entre les deux clubs depuis le début de la saison. Après un nul vierge en match aller, l’USMA a éliminé le «Nedjm» aux 1/16es de finale de la Coupe d’Algérie (1-0), en match disputé le 10 février au stade du 5-Juillet.

Au stade Chahid-Hamlaoui de Constantine, le CSC croyait tenir sa victoire, avant que l’attaquant togolais, Kokou Avotor, ne surgisse dans le temps additionnel (90e+1) pour crucifier les «Sanafir» et offrir un point inespéré, mais précieux aux siens, ce qui confirme le second souffle des Chélifiens durant le «money-time» cette saison.

Et pourtant, le club constantinois a bien entamé la partie en ouvrant le score en début de match, sur un penalty transformé par Belhocini (4e). L’ASO a bien réagi, en égalisant quelques minutes plus tard, également sur penalty de l’autre Togolais, Agbagno (11e).

Les locaux ont repris l’avantage, suite à un joli travail individuel de Temine (19e), mais c’était sans compter sur l’envie des joueurs de l’entraîneur Samir Zaoui de revenir avec un bon résultat de Constantine.                                    

L’USMK, de mal en pis

Rien ne va plus chez le CSC, qui aligne un troisième match sans victoire, toutes compétitions confondues, ratant l’occasion de se positionner au pied du podium, alors que l’ASO réalise une bonne opération, une semaine après sa victoire à Chlef face au Paradou AC (2-0), et s’empare du coup de la sixième place.

A l’Est du pays, l’USM Khenchela continue de manger son pain noir, en essuyant une sévère, et inattendue défaite, à domicile face la JS Saoura (1-3). Il s’agit du troisième revers «at-home» pour les «Siskaoua», depuis le début de la saison, après ceux face au MC Alger (0-1/ 5e journée) et l’ES Sétif (2-3/ 12e journée).

Les coéquipiers du gardien Litim, dont il s’agit du quatrième revers de suite, ont concédé l’ouverture du score, signée l’Ivoirien Bédi (41e), avant d’égaliser par Djaouchi, peu avant la pause (45e+3). Les visiteurs ont dominé la seconde période, ce qui a permis à Bentaleb de signer un doublé (76e, 90e+3).

La défense de l’USMK est en train de prendre l’eau depuis quelques semaines, en encaissant pas moins de 11 buts lors des quatre derniers matchs, toutes compétitions confondues.

En conséquence à cette nouvelle défaite, l’entraîneur khencheli, Chérif Hadjar, a annoncé sa démission à l’issue de la partie. Si l’USMK stagne à la 10e place au tableau, en compagnie du MC El-Bayadh (20 pts), la JSS remonte, quant à elle, à la 8e position (22 pts).

Les péripéties de cette 17e journée se poursuivront mercredi avec trois matchs au menu, programmés à huis clos : Olympique Akbou – JS Kabylie (15h30), MC Oran – ES Mostaganem (17h00), et US Biskra – MC El-Bayadh (17h00).

APS

Tebboune limoge Sami Medjoubi, wali de Relizane

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Présidence

Abdelmadjid Tebboune, chef de l’Etat, a mis fin, mercredi, aux fonctions du wali de Relizane, M. Sami Medjoubi et décidé de nommer à sa place M. Kamel Berkane, indique un communiqué de la Présidence de la République.

« Le président de la République, Monsieur Abdelmadjid Tebboune, a mis fin, ce jour, aux fonctions de M. Sami Medjoubi en sa qualité de wali de la wilaya de Relizane et décidé de nommer à sa place M. Kamel Berkane », lit-on dans le communiqué.

Mariage en France : l’amour sans papiers, hors-la-loi ?

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Le maire de Béziers (sud de la France), Robert Ménard, refuse de marier un Algérien en situation irrégulière avec une Française.

Le 18 février 2025, Robert Ménard, maire de Béziers et figure emblématique de la droite dure française, a comparu devant le tribunal judiciaire de Montpellier. Il est accusé d’avoir refusé, en juillet 2023, de célébrer le mariage entre Eva, une Française de 30 ans, et Mustapha, un Algérien de 23 ans en situation irrégulière et sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Ce refus soulève des questions fondamentales sur le pouvoir des maires, le respect des droits humains et la lutte contre l’immigration irrégulière en France.

Lors de sa convocation, le procureur de Montpellier a proposé à M. Ménard une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), souvent appelée « plaider-coupable », impliquant une peine allégée en échange de la reconnaissance des faits. M. Ménard a catégoriquement refusé cette proposition.

Cette décision le conduit désormais à un procès en correctionnelle, où il encourt théoriquement jusqu’à cinq ans de prison, une amende de 75 000 euros et une peine d’inéligibilité. Une trentaine d’élus, dont plusieurs maires de la région, se sont rassemblés devant le tribunal pour manifester leur soutien à M. Ménard. 

De son côté, l’avocate du couple, Me Vanessa Edberg, conteste vigoureusement la position de maire de Béziers. Elles rappellent que le droit au mariage est protégé par la Convention européenne des droits de l’homme et que le statut migratoire d’une personne ne devrait pas entraver ce droit fondamental.

Dans une lettre adressée à BFMTV le 16 février 2025, Mustapha a partagé sa détresse face à la situation. Il a décrit comment ce qui devait être le plus beau jour de sa vie s’est transformé en un véritable cauchemar. Après le dépôt d’une plainte contre M. Ménard, Mustapha a raconté avoir été convoqué par la police aux frontières, placé en rétention pendant trois jours, puis expulsé vers l’Algérie sans même avoir eu droit de dire au revoir à sa fiancée.

Vers une réforme législative ?

Le gouvernement français envisage une nouvelle proposition de loi visant à interdire le mariage entre citoyens français et étrangers en situation irrégulière. Présentée comme une mesure de lutte contre les mariages de complaisance, cette initiative suscite une levée de boucliers parmi les défenseurs des droits fondamentaux, qui y voient une atteinte grave à la liberté matrimoniale et une dérive discriminatoire. Les ministres de l’Intérieur et de la Justice ont récemment exprimé leur soutien à cette proposition de loi que le Sénat examinera le 20 février 2025.

Le droit au mariage est un principe fondamental consacré par plusieurs textes internationaux, notamment l’article 16 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui stipule que « l’homme et la femme ont le droit de se marier et de fonder une famille sans aucune restriction quant à leur nationalité ou leur statut. ».

Or, en subordonnant le mariage à la situation administrative de l’un des conjoints, la proposition de loi introduit une restriction qui va à l’encontre de ce principe. Cette interdiction ne s’attaque pas aux mariages frauduleux de manière ciblée mais empêche systématiquement des couples sincères d’accéder à une institution protégée par la Constitution française.

Les mariages de complaisance sont déjà sanctionnés par la loi, notamment par l’article L623-1 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui prévoit de lourdes sanctions pour les unions contractées à des fins frauduleuses. Plutôt que d’interdire le mariage de façon générale aux étrangers sans papiers, le gouvernement devrait renforcer les moyens d’enquête pour détecter les fraudes tout en respectant les droits des couples sincères.

Une telle interdiction créerait une discrimination fondée sur le statut administratif, ce qui est contraire à l’article 14 de la Convention européenne des droits de l’homme. En ciblant une population particulière, elle risque d’exacerber les préjugés et de renforcer la stigmatisation des étrangers en situation irrégulière.

L’application de cette loi aurait des conséquences humaines dramatiques. Elle empêcherait de nombreux couples de régulariser la situation de leur conjoint, les plaçant ainsi dans une précarité juridique et sociale accrue. Aujourd’hui, le mariage constitue un moyen pour un étranger sans papiers de stabiliser sa situation et d’obtenir un titre de séjour. Empêcher ces unions reviendrait à s’ingérer dans la vie privée des citoyens et restreindre leurs choix sentimentaux.

Face à ces dérives, plusieurs associations et instances juridiques alertent sur les dangers de cette proposition. Elles appellent à un respect strict des engagements internationaux de la France en matière de droits humains et exhortent les parlementaires à rejeter une mesure liberticide et inefficace. Ils considèrent cette proposition de loi comme une nouvelle illustration d’une politique migratoire toujours plus restrictive.

D’ailleurs, en 1993 et 2003, deux lois similaires ont été censurées par le Conseil constitutionnel, car jugées contraires à la déclaration des droits de l’homme de 1789. De plus, avec cette loi, la France risque une lourde sanction financière devant la justice européenne si celle-ci est jugée contraire à la convention des droits de l’homme.

Rabah Aït Abache

Ministre de la Justice : Il n’y a pas de « prisonniers d’opinion » en Algérie !

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Le ministre de la Justice, Lotfi Boujemaa, n’a pas froid aux yeux. Il a affirmé, mardi, qu’il n’hésitera pas à appliquer la loi contre toute personne exploitant les réseaux sociaux pour nuire à l’État algérien ou à ses institutions. Dire qu’il y a quelque 240 Algériennes et Algériens détenus arbitrairement serait donc nuire à l’Etat algérien ou à l’oligarchie qui le dirige ?

Plus c’est gros mieux ça passe ! Répondant aux « préoccupations » des députés au Parlement, il a insisté sur le fait que l’Algérie ne s’est pas construite sur « des insultes et des calomnies », mettant en garde contre toute atteinte aux institutions sous couvert de liberté d’expression.

Il a dénoncé la propagation de contenus diffamatoires sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, affirmant que l’honneur des citoyens est régulièrement bafoué en ligne. Face à ces actes, le ministre promet une application stricte de la loi, sans « place pour la tolérance ». 

Le ministre Boudjemaa est dans son rôle, il défend son rond de cuire et ses privilèges. Il mélange sciemment tout : la vérité et l’insulte, les prisonniers politiques et les délinquants que Tebboune libère en milliers à chaque occasion. Et les ONG de défense des droits humains, les partis et la presse sont aussi dans le leur. Celui de pointer les dépassements et les lieux où s’exerce l’arbitraire. Voire l’innommable.

Un discours officiel en contradiction avec les critiques des défenseurs des droits humains

Cependant, ces déclarations interviennent dans un contexte où de nombreuses organisations de défense des droits humains et l’opposition dénoncent une répression accrue contre les voix critiques en Algérie. Malgré les affirmations du ministre, Amnesty International, Human Right Watch, Riposte Internationale et plusieurs partis politiques d’opposition estiment que la liberté d’expression est de plus en plus restreinte dans le pays, et que des activistes, journalistes et opposants politiques sont poursuivis sous des accusations fallacieuses. Des dossiers vides.

Lotfi Boujemaa a nié catégoriquement l’existence de « prisonniers d’opinion » en Algérie, affirmant que la justice traite chaque dossier selon la loi en vigueur. Irrité, il a qualifié d’« allégations mensongères » les critiques faisant état d’une répression judiciaire ciblant des militants et des journalistes.

Selon ce ministre grand chevalier de la justice intransigeante, ces accusations sont propagées par des « ennemis de la nation » cherchant à ternir l’image du pays. Ne lui en déplaise, il y a bien quelque 240 prisonniers d’opinion. Et un nombre difficile à déterminer de citoyens victimes d’interdictions de quitter le territoire national sans jugement.

Or, plusieurs affaires récentes mettent en doute cette version officielle. Des militants du Hirak, des journalistes et des figures de l’opposition ont été arrêtés et condamnés pour des publications sur les réseaux sociaux ou pour des déclarations publiques critiques envers le gouvernement. Et rien d’autres. Ils ont juste émis des opinions qui tranchent avec la propagande officielle.

Pour les organisations internationales, ces poursuites sont une violation du droit fondamental à la liberté d’expression et vont à l’encontre des engagements de l’Algérie en matière de droits humains.

Liberté d’expression : un droit garanti, mais sous conditions

Le ministre a réaffirmé que la liberté d’expression est garantie en Algérie, mais a précisé qu’elle doit respecter des « limites morales ». Il a insisté sur le fait que la législation protège les citoyens sans restreindre leurs libertés. Cependant, l’opposition politique et la société civile autonome dénoncent l’ambiguïté de ces « limites morales », qui seraient utilisées pour justifier des restrictions arbitraires et des poursuites sélectives.

Dans un pays où les manifestations et les discours critiques sont régulièrement réprimés, de nombreux observateurs considèrent que l’appel du ministre à un « débat public respectueux » masque en réalité un contrôle renforcé de l’expression politique et médiatique.

Samia Naït Iqbal

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