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Johnny Hallyday : l’héritage secret des « chasseurs de tristesse »

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Makeda Ketcham
Makeda Ketcham. Crédit photo : DR

Johnny Hallyday n’est pas seulement né d’un prénom de scène et d’une histoire personnelle cabossée. Il est l’aboutissement d’une lignée à la fois improbable et flamboyante, où se croisent des cheminots belges, des danseuses étoile, un comédien dadaïste, un romancier-éthiopien, un musicien de dixieland, et une noblesse africaine oubliée par les récits officiels.

À travers « Il vient de là – La Saga des Hallidays » édité chez David Gaussen, Carol-Makéda Ketcham – fille de Desta et de Lee Halliday, celui qui donna son nom d’artiste à Johnny – recompose une saga familiale méconnue, presque romanesque, où l’enfance du petit Jean-Philippe Smet s’enracine dans un monde plus vaste que celui qu’on lui prêtait.

Beaucoup ont écrit sur Johnny ; très peu sur les siens. Autour de sa naissance, de son enfance et même de ses origines, les rumeurs ont longtemps prospéré. Par fidélité à son cousin, par besoin de vérité et par devoir envers ses ancêtres, Carol-Makéda Ketcham fouille les archives, exhume lettres, photos, certificats et documents inédits. Elle remonte les pistes familiales dispersées entre la Belgique, l’Allemagne, l’Éthiopie et le sud des États-Unis, révélant une constellation d’êtres passionnés, souvent blessés, toujours debout.

Dans ce livre, l’histoire commence bien avant Johnny. Elle reprend la trace de Clément Smet, cheminot belge mort en 1908 après un accident de locomotive, modèle silencieux de courage et de sacrifice. De ses fils, deux mourront durant la Première Guerre mondiale ; le troisième, Léon, marqué par ces drames, deviendra comédien dadaïste puis anarchiste. L’étrange ironie des destins fait qu’à travers Léon, l’esprit du spectacle, du contre-pied et de la rébellion artistique entrera dans la famille, comme une graine déposée pour un futur enfant à venir.

Le récit se déploie ensuite comme un faisceau de trajectoires. On y rencontre une actrice du cinéma muet, des danseuses étoiles formées dans l’univers exigeant des Ballets russes, un danseur de claquettes américain né d’un père journaliste et musicien de dixieland, mais aussi un écrivain et homme d’affaires, consul d’Éthiopie, issu d’une union improbable entre un missionnaire allemand et une noble africaine. Cette géographie humaine, étendue et mouvante, tisse les fondations de ce que sera plus tard l’identité de Johnny : un mélange de rigueur, de spectacle, de nomadisme et de mélancolie.

L’enfance de Johnny s’inscrit pleinement dans cette constellation. Élevé par sa grand-mère Hélène et ses cousines Desta et Menen, il découvre très tôt la discipline, l’art, et cette manière singulière d’avancer coûte que coûte. Leur appartement parisien n’est pas seulement un foyer : c’est un atelier de survie affective où les photos découpées, les trieurs d’archives et les lettres patiemment conservées racontent une lutte silencieuse pour maintenir vivante la mémoire familiale. On y transmet des valeurs : l’effort, la fidélité, l’amour de la scène, mais aussi cette pudeur face au malheur. Les femmes de cette maison ont cette expression : « chasseurs de tristesse ». Elles ne fuient pas la douleur ; elles la transforment en acte, en danse, en lumière.

Lee Halliday, danseur américain et père de Carol-Makéda, deviendra une figure déterminante pour le jeune Jean-Philippe. Sa rigueur physique, son sens du rythme, son approche quasi militaire de la scène influenceront profondément Johnny. Avant d’être l’idole d’un pays, il est un gamin de douze ans qui observe Lee répéter, travailler, se tenir droit. Lorsque lui-même monte pour la première fois sur scène, c’est vers ce modèle qu’il se tourne : il choisit de s’appeler Johnny Halliday, empruntant ce nom comme un talisman, un passeport vers sa propre métamorphose.

Le livre montre alors combien Johnny est le fruit d’un héritage plus vaste qu’on ne l’imaginait. Ses gestes, ses colères, sa tendresse maladroite, sa dévotion au public trouvent racine dans cette dynastie d’artistes, de voyageurs, de croyants obstinés en la vie malgré ses fractures. Rien de linéaire : des joies brèves, des morts injustes, des parcours interrompus, mais toujours, au milieu de ces éclats, une présence : la famille.

En donnant chair à ces vies oubliées, Carol-Makéda Ketcham éclaire l’homme derrière la légende. Elle montre que Johnny n’est pas seulement un chanteur devenu mythe ; il est l’enfant d’une longue chaîne de survivances. Ses ancêtres, dispersés sur plusieurs continents, ont légué un sens profond de la scène, un rapport charnel au courage, et cette manière de se relever chaque fois que l’existence se fait rude.

À la fin du parcours, l’image qui demeure est celle d’un arbre aux racines multiples, d’une famille qui traverse les guerres, les frontières, les époques, pour ne jamais perdre la lumière. Johnny Hallyday apparaît alors comme la dernière incarnation d’un peuple intime : celui des « chasseurs de tristesse », qui transforment la douleur en art, et l’art en vie.

Djamal Guettala 

Référence bibliographique :

Il vient de là – La Saga des Hallidays

Autrice : Makeda Ketcham

Éditions Gaussen, 15 octobre 2024

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PADA appelle à une amnistie générale des détenus politiques et d’opinion en Algérie

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Pour une Alternative Démocratique en Algérie (PADA) appelle, dans son communiqué, à la libération de tous les détenus d’opinion et à une amnistie générale.

PADA appelle à une amnistie générale, claire et sans ambiguïté, comme acte de rupture avec la spirale répressive qui mine la société et fracture la nation. Nul État ne peut durablement se maintenir en piétinant la conscience de ses citoyens, en criminalisant la parole, en poursuivant l’engagement pacifique, en faisant de l’expression une faute et de la divergence un délit.

Les grâces au compte-gouttes ne peuvent occulter la répression persistante et les informations inquiétantes provenant du pays. L’Algérie ne peut avancer sans un véritable apaisement qui exige la libération des détenus politiques et d’opinion, la cessation immédiate des arrestations arbitraires, des poursuites judiciaires, des atteintes répétées aux libertés fondamentales, ainsi que le respect plein et entier de la liberté de circulation, droit pour chaque citoyenne et citoyen d’entrer et de sortir librement du territoire national. La liberté d’opinion, d’expression, d’organisation et de manifestation ne sont pas des concessions gracieuses du pouvoir : elles constituent le socle même de toute légitimité politique et de toute vie nationale digne de ce nom.

Sur le plan juridique, cette amnistie doit couvrir l’ensemble des détenus d’opinion et s’accompagner de leur réhabilitation pleine et entière, incluant la levée de toute discrimination et leur réintégration effective dans leurs postes de travail, avec restitution de l’ensemble de leurs droits professionnels, sociaux et civiques. Elle doit aussi concerner les personnalités civiles et militaires déchues dont les condamnations relèvent davantage du règlement de comptes que d’une justice sereine. Elle doit également permettre, dans un cadre strictement encadré par le droit et l’intérêt général, des mesures de clémence pour des personnes liées aux violences de la décennie noire, notamment celles dont la libération relèverait de considérations humanitaires.

Le pouvoir doit cesser d’instrumentaliser la justice, d’enrôler juges et magistrats au service d’agendas politiques, de violer les lois nationales et internationales et d’user des arrestations comme des libérations sélectives un instrument de chantage, de mise au pas et de communication.

À titre non exhaustif, il doit engager sans délai la révision du procès de Larbâa Nath Iraten, symbole de graves dérives judiciaires, de violation du droit à un procès équitable et de l’usage de la justice comme instrument de répression politique.

La pratique d’une politique de “repentance” imposée à des citoyens dont le seul tort est d’exprimer leurs opinions et d’exercer leurs droits civiques et politiques est une pratique scélérate. Elle ressuscite, sous des formes modernes, l’héritage du Code de l’indigénat : l’idée qu’il existerait des sujets à corriger, à humilier, à mettre à genoux, au lieu de citoyens à respecter. Une telle logique est indigne d’un État national censé exprimer la souveraineté de notre peuple. Cette politique est une impasse historique. Elle ne protège ni l’État ni la Nation ; elle prépare le pire, nourrit les ressentiments, radicalise les colères, et fait le lit de toutes les dérives possibles. Aucun ordre durable ne naît de la peur, aucun avenir commun ne se construit sur l’humiliation et le bâillonnement.

L’Algérie n’a pas besoin de murs de prisons et de silences forcés. Elle a besoin de confiance, de justice, de liberté et de responsabilité collective. Elle a besoin d’un horizon politique ouvert, où le débat remplace la contrainte, où le droit supplante l’arbitraire, où la citoyenneté l’emporte sur la soumission.

Sur le plan politique, cette amnistie doit s’inscrire dans une ouverture démocratique réelle, assumée, fondée sur le respect du pluralisme et le rétablissement de l’expression politique et médiatique pour permettre le nécessaire débat national de sortie de crise.

PADA affirme avec gravité et détermination : il est encore temps de choisir la voie de la raison, du dialogue et de la démocratie. Mais le temps presse. L’Histoire ne pardonne ni l’aveuglement ni l’entêtement. Elle juge sévèrement ceux qui, par calcul ou par peur, refusent d’entendre la voix de leur peuple.

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Marwan Barghouti : sept agressions en 2 ans dans les prisons israéliennes

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Marwan Barghouti
Marwan Barghouti, prisonnier d'Israël. Crédit photo : @Ahmed Ashour

L’Autorité palestinienne des prisonniers et le Club des prisonniers palestiniens ont confirmé, le 16 décembre 2025, que Marwan Barghouti, membre du comité central du Fatah, a été victime de sept agressions violentes dans les prisons israéliennes depuis le début de la guerre à Gaza, il y a près de deux ans.

L’agression la plus récente remonte au 15 septembre 2025, un mois après qu’Itamar Ben-Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale, est entré dans la cellule de Barghouti pour le menacer.

Malgré ces violences répétées, l’avocat de Barghouti a pu lui rendre visite le lundi 15 décembre 2025. Il a constaté que le prisonnier se trouvait en état stable, pleinement conscient et vigoureux, bien que les séquelles physiques des agressions précédentes et les conditions de détention extrêmes continuent de peser sur lui. Les pratiques dénoncées incluent isolement prolongé et privation de nourriture, affectant l’ensemble des détenus palestiniens.

Les agressions ciblent particulièrement les dirigeants palestiniens lors des transferts entre prisons, notamment entre les sections d’isolement de Janot, Nafha et Rimmon vers les cellules du prison de Majdud. Ces déplacements sont encadrés par les unités spéciales « Nahshon », responsables d’attaques systématiques visant à intimider et fragiliser les prisonniers. Depuis l’accord de cessez-le-feu d’octobre 2024, le refus de libération des dirigeants palestiniens s’accompagne d’une pression psychologique constante, renforcée par l’isolement et les violences physiques, qualifiées par les organisations palestiniennes de stratégie d’« exécution lente ».

Aujourd’hui, près de 9 300 Palestiniens sont détenus dans les prisons israéliennes. L’Autorité palestinienne des prisonniers et le Club des prisonniers appellent la communauté internationale à agir, afin de mettre fin à ces pratiques, dénoncées comme des crimes de guerre et crimes contre l’humanité, et de garantir le respect des droits fondamentaux des détenus.

Marwan Barghouti reste un symbole de résistance et de persévérance, malgré les violences répétées et les conditions extrêmes qu’il endure. Sa situation illustre l’urgence d’une surveillance internationale renforcée et la nécessité d’un strict respect du droit humanitaire pour l’ensemble des prisonniers palestiniens.

Djamal Guettala 

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L’Algérie emprunte 747 millions d’euros pour la 1re phase du corridor ferroviaire du Sud

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Chemin de fer du sud.

La Banque africaine de développement (BAD) a accordé à l’Algérie un financement de 747 millions d’euros destiné à la première phase du projet ferroviaire reliant Laghouat à Ghardaïa et à El Ménéa. Cette tranche s’inscrit dans un programme d’envergure visant, à terme, à connecter Alger à Tamanrasset sur près de 2 000 kilomètres.

Selon les autorités, ce projet répond à plusieurs objectifs structurels. Il s’agit d’abord de réduire l’isolement des régions sahariennes, en améliorant leur accessibilité et leur intégration au reste du territoire national. Le développement du réseau ferroviaire est également présenté comme un levier pour abaisser les coûts de transport et de logistique, tout en soutenant la circulation des marchandises et l’essor des activités agricoles et industrielles dans le Sud.

Au-delà de la dimension nationale, le projet s’inscrit dans une perspective d’intégration régionale. En renforçant les infrastructures de transport, l’Algérie cherche à consolider son rôle de hub reliant le Nord du pays aux régions sahariennes, avec des prolongements potentiels vers les pays du Sahel. C’est du moins les arguments avancés en haut lieu pour cet ambitieux projet.

Le financement accordé par la BAD traduit, selon les observateurs, une convergence entre les priorités de développement de l’institution panafricaine et les orientations économiques algériennes, notamment en matière d’aménagement du territoire et de développement durable. Reste toutefois la question de la mise en œuvre effective du projet, dont l’impact dépendra de la maîtrise des coûts, du respect des délais et de la capacité à générer des retombées économiques durables pour les régions concernées.

Il faut cependant rappeler qu’il y a quelques mois Abdelmadjid Tebboune répétait que l’Algérie n’aura pas recours à l’endettement extérieur. Et pourtant, nous y voilà.

La rédaction

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Batna–Khenchela : le « projet du siècle » s’enlise

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Le projet de route Batna -Khenchela s'enlise.
Un projet qui peine à se concrétiser.

Annoncé comme une infrastructure majeure capable de désenclaver les Aurès, le projet de la route Batna–Khenchela peine à sortir de terre. Surnommé par certains médias le « projet du siècle », il devait transformer la route nationale 88 en une voie à double chaussée, modernisée et sécurisée. Mais deux ans après le lancement des travaux et malgré une section inaugurée, le chantier reste un exemple des lenteurs chroniques des grands projets publics en Algérie.

Le projet a débuté fin 2021 avec un budget de 2 milliards de dinars, confié à plusieurs entreprises nationales. Une section de 14 kilomètres a été mise en service en mai 2024 et inaugurée par Abdelmadjid Tebboune en personne. Il fallait bien lui faire plaisir et faire croire à l’opinion que « la nouvelle Algérie » de Tebboune est efficace.

Cependant, cette portion, bien que symbolique, ne reflète qu’une fraction de l’ambition initiale, et ses bénéfices réels sur la circulation restent limités. Autrement dit, de l’affiche pur. Le reste du tracé, lui, accuse un retard inquiétant. Certains tronçons présentent déjà des dégradations, avec des nids-de-poule et un revêtement inégal, mettant en danger les automobilistes.

Les habitants et transporteurs dénoncent une planification déficiente et un manque de contrôle. Les entreprises adjudicataires, bien que nombreuses, semblent dépassées par l’ampleur du chantier. Le contraste est frappant : un projet affiché comme vitrine du développement régional se heurte à des problèmes techniques et organisationnels qui freinent toute avancée tangible. C’est l’incompétence et l’improvisation à tous les niveaux.

Au-delà de l’aspect logistique, ce retard révèle une déconnexion persistante entre promesses politiques et réalité sur le terrain. 

La population locale, qui attendait une amélioration significative de ses conditions de déplacement, se retrouve face à un chantier à moitié achevé, incapable de répondre aux besoins quotidiens. Pour les zones rurales, déjà isolées, cette route devait représenter une bouffée d’oxygène économique et sociale ; elle demeure un symbole de frustration.

Les enjeux économiques et sociaux sont pourtant évidents. La route Batna–Khenchela constitue un axe vital pour le transport des personnes et des marchandises, et sa modernisation pourrait stimuler le commerce local, faciliter l’accès aux services publics et réduire l’isolement des villages environnants. Aujourd’hui, ces promesses restent largement théoriques.

Ce projet, censé être un levier de développement, illustre surtout les limites du suivi et de l’exécution dans les grands chantiers publics. La question n’est plus seulement celle de l’achèvement, mais de la capacité des autorités à garantir cohérence, qualité et calendrier. Tant que les travaux restent suspendus entre communication politique et retard technique, le « projet du siècle » risque de rester un slogan plus qu’une réalité.

La route Batna–Khenchela, si elle veut tenir ses promesses, doit sortir de l’ombre des discours officiels. Les Aurès méritent une infrastructure digne de ce nom, achevée dans les délais, et non une vitrine partielle qui masque des années de lenteur et d’impréparation.

Mourad Benyahia 

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Escroquerie en ligne : démantèlement de 32 réseaux et arrestations de 197 individus

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DGSN
Des éléments de la DGSN. Crédit image : Radio Algérie

La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a annoncé ce mardi le démantèlement de vastes réseaux spécialisés dans l’escroquerie en ligne, et ce précise ce corps de sécurité, « dans le cadre du renforcement de la sécurité numérique et de la protection des citoyens et de leurs biens contre la criminalité électronique ».

Selon la DGSN, une opération d’envergure, menée à l’échelle nationale par le Service central de lutte contre la criminalité cybernétique (SCLC) et ses équipes spécialisées, a ciblé des groupes impliqués dans le phishing et les fraudes via Internet à travers l’ensemble des wilayas du pays.

Les investigations, qui se sont étalées sur plusieurs jours et ont été appuyées par des techniques avancées de recherche et d’enquête numériques, ont été conduites sous la supervision des procureurs de la République compétents, indique la même source, précisant que ces investigations ont abouti « au démantèlement de 32 réseaux criminels organisés, dont un réseau à dimension internationale opérant depuis un pays asiatique, avec l’arrestation de cinq de ses membres ».

Au total, 197 personnes ont été interpellées, parmi lesquelles 31 faisaient l’objet de mandats d’arrêt pour des affaires d’escroquerie.

Les analyses criminelles des données ont permis de mettre en lumière les méthodes employées pour collecter des informations sur les victimes. Ces pratiques reposaient notamment sur « l’ingénierie sociale », « le phishing », « l’utilisation de logiciels malveillants de vol d’informations » et « l’usurpation d’identité d’entreprises publiques et privées ».

Les préjudices financiers causés aux victimes dépassent 52 milliards et 900 millions de centimes en monnaie nationale, en plus d’autres sommes en devises étrangères.

Les mis en cause ont été présentés devant les procureurs de la République territorialement compétents, ajoute la DGSN, appelant les citoyens « à faire preuve de prudence et de vigilance dans leurs échanges électroniques et bancaires sur Internet », « à vérifier l’origine des messages et des appels reçus », et « à éviter de partager des informations personnelles ou de cliquer sur des liens suspects ».

F.B-Radio Algérie Multimédia

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Droit de change pour voyage à l’étranger : nouvelles modalités de règlement

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Banque d'Algérie
La Banque d'Algérie. Crédit image : APS

La Banque d’Algérie (BA) a précisé, à travers deux notes adressées aux banques les 15 et 16 décembre courant, les modalités de règlement de la contre-valeur en dinars du droit de change pour voyage à l’étranger.

Dans une note datée du 15 décembre, signée par le Directeur général de son inspection générale, la BA a rappelé aux banques l’obligation d’observer rigoureusement les dispositions de l’instruction n 05-2025 du 17 juillet 2025 relative au droit de change pour voyage à l’étranger, notamment celles prévues à son article 10.

A ce titre, les banques sont tenues de s’assurer que les capacités financières du bénéficiaire effectif lui permettent de s’acquitter, pour son propre compte ou au profit des personnes apparentées, telles que définies par l’instruction, du montant afférent à l’opération, conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur.

Par conséquent, l’octroi du droit de change est désormais subordonné à la détention, par le demandeur, d’un compte bancaire. Les établissements bancaires doivent, dans ce cadre, mettre en œuvre l’ensemble des mesures de vigilance prévues par les textes en vigueur, notamment celles relatives à la connaissance du client, à la vérification de l’identité et à l’évaluation de la cohérence des opérations avec le profil du titulaire.

La contre-valeur en dinars du montant en devises doit être réglée exclusivement par des moyens scripturaux émis par les banques, tels que la carte CIB, le chèque bancaire ou tout autre instrument scriptural autorisé. Le paiement en espèces n’est plus admis.

Par ailleurs, les banques doivent informer les bénéficiaires ayant séjourné à l’étranger pour une durée effective inférieure à sept (07) jours, de l’obligation de restituer le montant du droit de change perçu, sous peine de perdre le bénéfice de ce droit pour une durée de cinq (05) années, sans préjudice de poursuites judiciaires.

Ces dispositions visent à sécuriser les conditions d’octroi du droit de change, à garantir son utilisation par les seuls bénéficiaires effectifs et à assurer le bon déroulement de l’opération, précise la note, qui entre en vigueur à compter de la date de sa signature.

Dans une seconde note datée du 16 décembre, signée par la Directrice générale des changes, la BA souligne que l’encaissement de la contre-valeur en dinars du droit de change relève désormais exclusivement des banques, l’octroi de ce droit étant conditionné à la détention d’un compte bancaire.

Le règlement sera effectué directement auprès de la banque par le bénéficiaire effectif du droit de change ou par tout national résident au profit de son conjoint ou de ses ayants droit, conformément aux dispositions de l’article 5 de l’instruction n 05-2025.

Les adaptations introduites visent à rationaliser les circuits de paiement de la contre-valeur en dinars et à permettre aux banques d’assurer une meilleure gestion des flux financiers liés à ce droit de change, conclut le document.

APS

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Pétrole : le Brent chute à 58,92 dollars le baril

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Baril

Les cours du pétrole ont reculé mardi soir, pour la quatrième séance consécutive, subissant de plein fouet les effets de questions géopolitiques.

En terminant à 58,92 dollars (-2,71%), la référence européenne pour livraison en février (le Brent) a même atteint un plus bas en clôture depuis février 2021.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en janvier, a reculé de 2,73% à 55,27 dollars.

APS

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Emmanuel Macron à Marseille : sécurité, narcotrafic et annonces sous le regard des quartiers

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Emmanuel Macron à Marseille à côté de Benoît Payan, maire de la ville. Crédit image : DR

Le président français Emmanuel Macron s’est rendu à Marseille, mardi 16 décembre 2025, pour une visite officielle centrée sur la lutte contre le narcotrafic, la régulation des réseaux sociaux et le suivi des engagements de l’État dans la deuxième ville de France. Un déplacement à forte charge symbolique et politique, dans un contexte marqué par des violences persistantes liées aux trafics de stupéfiants.

La visite a débuté par un moment de recueillement. Emmanuel Macron s’est rendu sur la tombe de Mehdi Kessaci, en présence de son frère Amine. Ce geste, voulu comme un signe de reconnaissance et de solidarité, s’inscrit dans une séquence mémorielle destinée à rappeler le coût humain des violences urbaines et à placer la question sécuritaire au cœur du déplacement présidentiel.

Dans la continuité, le chef de l’État a annoncé une mesure phare : le relèvement de l’amende forfaitaire délictuelle infligée aux consommateurs de drogues. Actuellement fixée à 200 euros, celle-ci devrait passer à 500 euros. Emmanuel Macron a justifié cette décision par la nécessité de renforcer la dissuasion et de réduire la demande, qu’il considère comme un moteur essentiel du narcotrafic. « Ce n’est pas festif de se droguer », a-t-il déclaré, assumant une ligne de fermeté sur le sujet.

Le président a également insisté sur l’évolution des modes opératoires des réseaux criminels. Selon lui, une part croissante du trafic de stupéfiants s’organise désormais via les réseaux sociaux et les messageries chiffrées, ce qui impose une adaptation des outils judiciaires et policiers. La lutte contre le narcotrafic passe ainsi, selon l’exécutif, par un renforcement des moyens techniques et législatifs face au numérique.

À la mi-journée, Emmanuel Macron a échangé avec des lecteurs de la presse régionale autour de la question de la démocratie à l’épreuve des réseaux sociaux. Il a évoqué la possibilité de restreindre l’accès à ces plateformes pour les mineurs de moins de 15 ou 16 ans, estimant que les réseaux sociaux contribuent à la diffusion de contenus violents, à la désinformation et à certaines formes de délinquance. Cette proposition s’inscrit dans un débat plus large sur la régulation du numérique, engagé au niveau national et européen.

L’après-midi a été consacré aux questions de sécurité de proximité. Le président a inauguré le nouveau commissariat des 13ᵉ et 14ᵉ arrondissements de Marseille, aux côtés notamment du ministre de la Justice Gérald Darmanin, du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, du maire de Marseille Benoît Payan, de la présidente de la Métropole Martine Vassal et du président de la Région Sud Renaud Muselier. Les responsables policiers présents ont souligné la nécessité de moyens supplémentaires, en particulier pour remonter les filières et frapper les réseaux à leur sommet, notamment sur le plan financier.

C’est également dans ce commissariat qu’Emmanuel Macron a rencontré la mère de Socayna, jeune étudiante tuée en septembre 2023 par une balle perdue alors qu’elle se trouvait dans son appartement. Cet échange, non inscrit initialement au programme, a rappelé la dimension humaine et tragique de la violence liée au narcotrafic à Marseille et le poids des attentes en matière de justice.

En fin d’après-midi, le chef de l’État s’est rendu à la prison des Baumettes. Cette séquence a permis d’aborder les questions liées à l’institution pénitentiaire, à la lutte contre le crime organisé et aux conditions de détention. Emmanuel Macron a réaffirmé sa volonté de maintenir une politique pénale ferme à l’égard des trafiquants, tout en évoquant la nécessité de réformes structurelles à long terme.

La visite s’est conclue par un passage à la gare Saint-Charles, où le président a évoqué le vaste chantier de modernisation engagé pour plusieurs années. Ce projet est présenté par l’exécutif comme un élément clé du développement urbain et économique de Marseille.

À travers ce déplacement, Emmanuel Macron a cherché à afficher l’engagement de l’État face aux défis sécuritaires, sociaux et urbains auxquels Marseille est confrontée. Reste désormais la question centrale de la mise en œuvre effective des annonces, dans une ville où les promesses publiques sont systématiquement jugées à l’aune de leur traduction concrète sur le terrain.

Mourad Benyahia 

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Mondial 2026 : Noureddine Kourichi analyse la poule des Verts et pointe Messi et l’Argentine

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Noureddine Korrichi
Noureddine Korrichi

Dans un entretien exclusif pour annasronline, l’ancien international Noureddine Kourichi revient sur le tirage au sort du Mondial 2026, qui a placé l’Algérie dans la dixième poule avec l’Argentine, l’Autriche et la Jordanie. Pour lui, cette configuration offre autant de défis que d’opportunités pour les Fennecs.

L’élément le plus marquant, selon Kourichi, est le premier match contre l’Argentine. « Le match face à l’Argentine est un atout, pas un obstacle », affirme-t-il. L’ancien joueur observe que l’équipe sud-américaine n’est plus celle du triomphe qatari en 2022 : plusieurs cadres ont vieilli et Lionel Messi, bien qu’étant une légende vivante, n’est plus au sommet de son art. « Messi aura 39 ans et plusieurs joueurs clés ont perdu un peu de leur vigueur. Cela ne diminue pas leur qualité, mais cela rend la rencontre plus abordable », analyse-t-il, insistant sur le fait qu’un bon résultat dès la première journée serait un énorme booster de confiance pour les Verts.

La confrontation avec la Jordanie, perçue comme plus accessible, nécessite tout de même vigilance. « Sur le papier, c’est le match le plus facile, mais la concentration et le sérieux restent essentiels pour assurer la qualification », souligne Kourichi. La victoire face à la Jordanie est selon lui la clé pour prétendre à la deuxième place du groupe ou à une qualification comme meilleur troisième.

Le duel final contre l’Autriche porte une dimension historique particulière. Kourichi rappelle le Mondial 1982, lorsque l’Autriche s’était entendue avec l’Allemagne pour éliminer l’Algérie malgré la prestation héroïque des Verts. « Cette rencontre est l’occasion de laver cette humiliation historique », insiste-t-il, soulignant l’esprit de revanche et la détermination nécessaires.

Pour réussir, plusieurs facteurs sont essentiels : stabilité de la composition, cohésion collective et homogénéité de l’équipe. « Éviter les changements incessants, permettre aux joueurs de se connaître parfaitement et renforcer la défense, c’est fondamental », explique Kourichi. Il insiste aussi sur la Coupe d’Afrique des Nations comme répétition générale pour fixer l’ossature de l’équipe et développer l’osmose entre les joueurs.

« Le groupe est solide et motivé, il peut aller loin », conclut-il. Selon Kourichi, battre la Jordanie et obtenir un résultat positif contre l’un des grands rapprochera l’Algérie du second tour, avec de réelles chances de créer l’histoire.

Djamal Guettala

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