21 avril 2024
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Algérie/Mauritanie : lancement de deux projets pour renforcer le partenariat

Tebboune et Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani

Les présidents algériens et mauritaniens renforcent les liens entre leurs deux pays : Abdelmadjid Tebboune et Mohamed Ould Ghazouani ont inauguré, le 22 février, deux postes frontières fixes. Ils ont annoncé le lancement du projet de route entre Tindouf, en Algérie, et Zouerate, en Mauritanie. Les deux chefs d’États ont aussi posé la première pierre d’une future zone de libre-échange.

Cette pierre est un pas de plus vers un partenariat stratégique, soutiennent les autorités algériennes. Aucun délai de réalisation de cette zone franche n’est avancée par les autorités algériennes pour le moment

Les chefs d’États algérien et mauritanien étaient ce jeudi à la frontière de leurs deux pays. Ils ont inauguré deux postes frontaliers fixes, annonçant ainsi le lancement du projet de la route reliant Tindouf en Algérie à Zouerate en Mauritanie.

Abdelmadjid Tebboune et Mohamed Ould Ghazouani ont également posé la première pierre de la zone de libre-échanges située à proximité du poste frontière du côté algérien. Un pas de plus pour resserrer le cordon entre les deux pays liés par un « partenariat stratégique ».

Le coup d’envoi est donné pour le début des travaux. La route reliant Tindouf à Zouerate est longue de 840 kilomètres. Elle permettra aux opérateurs algériens d’accéder aux marchés africains, via la Mauritanie.

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Selon l’Agence de presse algérienne (APS), le poste frontalier du côté algérien dispose de toutes les commodités nécessaires et devrait « consacrer une dynamique économique » entre les deux pays.

Quant à la zone franche, elle constituera un trait d’union en matière d’échanges commerciaux et industriels entre l’Algérie et les pays d’Afrique de l’Ouest, où le volume d’importations et d’exportations enregistre un développement important. L’Algérie du président Tebboune s’est orientée vers une politique volontariste d’exportation hors hydrocarbures. Le chef d’État algérien a souligné hier la nécessité de doper les investissements et le commerce entre les deux nations. Il a donné l’exemple du sucre et de l’huile que l’Algérie pourrait à l’avenir exporter vers la Mauritanie.

Par ailleurs, il existe cinq projets de zone franche que l’Algérie souhaite ériger à la frontière avec ses voisins. A Tin Zaouatine, Timiaouine, Bordj Badji Mokhtar et Debdeb, dans l’extrême sud du pays.

Celui avec la Mauritanie est le premier à être mis à exécution.

Toutefois, étant donné le froid qui caractérise les relations entre Alger avec Niamey et Bamako, tout porte à croire que les autres zones de libre-échange ne sont pas près de voir une première pierre posée.

Au sud de l’Algérie, le Niger, le Mali et le Burkina Faso sont en passe de constituer une fédération. Outre l’Algérie, le Maroc met ses pieds aussi dans la région du Sahel en proposant une voie d’accès à l’Atlantique pour ces derniers pays. Un rapprochement très mal vu au demeurant par l’Algérie qui considérait le Sahel comme son arrière-cour d’influence jusqu’à ces deux crises survenues en 2023 avec le Mali et le Niger.

Avec agences

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