3 avril 2025
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Plus de 2400 logements sociaux bientôt attribués au chef-lieu, révèle le wali

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Tiaret

Plus de 2400 logements sociaux bientôt attribués au chef-lieu, révèle le wali

La liste des pré-bénéficiaires du logement social au chef-lieu de wilaya sera rendue publique dans quelques jours, c’est du moins ce qu’a révélé le chef de l’exécutif, M Bentouati Abdesalam, qui s’est prononcé sur la question. Le wali attribue ce retard aux enquêtes nécessaires afin de dénicher les malins qui n’ouvrent pas droit, ce qui constitue en soi un plus de rigueur, visant à filtrer toutes les demandes, promettant que la levée de d’entrave ne prendra que quelques jours. L’affichage des listes est prévu en fin de février, précise le wali.

En effet, un grand quota de logements de type Logement Public locatif sera à distribuer. Il totalise pas moins de 2431 unités, qui seront affichées au cours de ce mois de février au niveau de la commune de Tiaret ; la plupart des quartiers de la ville seront touchés par cette opération. Plus de 12000 âmes seront appelées à obtenir des logements décents avec toutes les commodités.

Notons que le chef-lieu de wilaya de Tiaret a vu en août dernier l’attribution de pas moins de 2600 logements sociaux. Jamais de mémoire de Tiareti un tel quota de logements n’a été distribué.

Au-delà du nombre d’unités, de l’avis général, le nombre de demandeurs reste étrangement important pour une commune qui compte plus de 200 000 d’habitants. Au départ, le nombre s’élevait à quelques 41.000 demandeurs. La commission d’enquête instituée à cet effet, a réussi à évincé plus des deux tiers pour n’en retenir en fin de compte qu’un maigre quota de demandeurs puisque plus de 28.000 ont été écartés pour diverses raisons, liées notamment aux fausses déclarations.

Par ailleurs, une centaines de bénéficiaires du quota des 2600 récemment attribués ont reçu, jeudi, dans les quartiers de Lala El-Abdia et Zmala leurs clefs des mains des autorités locales dans une atmosphère de joie en attendant la remise des clefs de la cité des 1900-Logements qui est prévue dans quelques jours.

Auteur
Khaled Ouragh

 




Un « vaccin » contre le cancer testé avec succès sur des souris

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Lutte contre le cancer

Un « vaccin » contre le cancer testé avec succès sur des souris

Des chercheurs de l’université de Stanford ont réussi a éliminer les lymphomes en injectant des immunostimulants directement à l’intérieur des tumeurs. Une technique inédite qui fait naître de nouveaux espoirs.

Des chercheurs de l’université de Stanford ont ouvert une nouvelle voie  prometteuse pour l’élaboration d’un « vaccin » contre le cancer. Testée sur 90 souris, la technique a permis d’éliminer toutes traces de lymphome (cancer du système lymphatique) chez 87 d’entre elles. Et sur les trois chez qui la maladie était réapparue, de nouvelles injections ont permis d’en venir à bout détaille l’étude parue dans Science Translational Medecine. En bonus, le traitement aurait eu un effet global sur le corps des rongeurs, en éliminant les métastases.

Jusque-là, l’immunothérapie n’avait pas remporté un franc succès dans la lutte contre le cancer. La stimulation du système immunitaire se heurte au fait que les cellules cancéreuses ne sont pas identifiées comme une menace pour l’organisme. Deux stratégies ont, résument les chercheurs été utilisées jusqu’à maintenant. La première consiste à « identifier les cibles que devront viser les leucocytes (globules blancs) » en les y aidant avec un « traitement spécifique ». La seconde voie utilise des anticorps pour « retirer les freins du système immunitaire, ce qui autorise les lymphocytes T préexistants à attaquer les cellules cancéreuses. »

Une troisième voie explorée

Les chercheurs ont changé de tactique, expliquent-ils en substance: « Nous avons utilisé une approche non spécifique appelée vaccination in situ. »  Après un premier succès éclatant sur les lymphomes, les scientifiques ont essayé leur protocole sur des souris atteintes de cancer du sein, du côlon ou de la peau. « Je ne pense pas qu’il y ait une limite au type de tumeur que nous pourrions potentiellement traiter, tant qu’il a été infiltré par le système immunitaire », a expliqué le docteur Ronald Lévy, auteur de l’étude.

Un essai clinique est en cours chez l’homme. A terme, cette nouvelle thérapie pourrait permettre la disparition des tumeurs sans recourir à la chirurgie et prévenir les rechutes. 

Auteur
BFM TV

 




La France reconnaît le droit à une pension aux victimes civiles algériennes

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Guerre d’Algérie

La France reconnaît le droit à une pension aux victimes civiles algériennes

Le Conseil constitutionnel français a étendu jeudi le droit à des pensions aux victimes d’actes de violence pendant la guerre d’Algérie à l’ensemble des personnes qui résidaient alors dans le pays, quelle que soit leur nationalité.

Abdelkader K. réside aujourd’hui à Bordeaux. Mais à l’âge de 8 ans, en 1958, il est blessé par balle à l’abdomen lors d’un attentat à Mascara, au sud-ouest d’Alger. L’Algérie est à l’époque un département français, il est donc lui-même citoyen français. Abdelkader K. a, depuis, perdu cette nationalité, ce qui l’empêche de bénéficier de la pension aux victimes de la guerre d’Algérie réservée exclusivement aux détenteurs de la carte d’identité française.

En novembre dernier, cet Algérien a saisi le Conseil constitutionnel en déposant une question prioritaire de constitutionnalité. Il conteste l’article 13 de la loi du 31 juillet 1963 qui a créé un régime d’indemnisation des personnes de nationalité française, victimes de dommages physiques subis en Algérie entre le 31 octobre 1954 et le 29 septembre 1962, dates du début du conflit et de la formation du premier gouvernement de l’Algérie indépendante.

Plus de 55 ans après le traumatisme de la guerre d’Algérie, le Conseil constitutionnel français a décidé, ce jeudi, que les civils algériens ayant subi des dommages physiques du fait de violences liées au conflit pouvaient désormais prétendre, eux aussi, à des pensions versées par la France. Les sages ont censuré les mots «de nationalité française» qui réservaient jusqu’alors ces avantages aux seules victimes qui avaient la nationalité française après l’indépendance de l’Algérie, invoquant le principe «d’égalité devant la loi» garanti par la Constitution. Abdelkader K. peut donc maintenant lui aussi prétendre à cette pension.

À l’origine, le législateur avait justifié la création de ce droit pour les victimes françaises par «la carence du gouvernement algérien» à assurer le paiement des rentes à ces victimes prévues dans les accords d’Evian du 18 mars 1962 mettant fin au conflit.

Le statut de victime

Les sages ont considéré que la différence de traitement entre victimes françaises et étrangères n’était pas plus acceptable en ce qui concerne les ayants droit des victimes décédées. «C’est une décision très forte mais parfaitement logique», a réagi auprès de l’AFP l’avocate du requérant, Me Jennifer Cambla.

«On avait du mal à comprendre cette différence de traitement dans la mesure où tous les Algériens étaient Français durant la guerre d’Algérie. Ce n’était donc pas juste de penser que seuls les Français pouvaient bénéficier de ce droit à pension», a-t-elle expliqué en évoquant la fin d’un long combat judiciaire.

En mars 2016, l’avocate avait déjà obtenu une première victoire. Jusque-là, une disposition de la même loi exigeait d’avoir été Français à la date de sa promulgation pour pouvoir prétendre à une pension. Une disposition que le Conseil constitutionnel avait alors censurée. «Mon client, Chérif Y., blessé par balle durant la guerre d’Algérie mais qui n’a obtenu la nationalité française qu’après la loi, a pu, grâce à cette décision, obtenir une pension de 150 euros par mois», a-t-elle rappelé.

Pour l’avocate, «les personnes concernées, dont il est difficile d’évaluer le nombre, attendent avant tout la reconnaissance par la France de leur statut de victime, car les pensions ne représentent pas beaucoup d’argent». Les victimes ou leurs ayants droit peuvent faire valoir leur droit à un rattrapage sur les cinq années précédant la décision du Conseil constitutionnel, précise-t-elle.

L’Algérie a proclamé son indépendance le 5 juillet 1962, après 132 années de présence française et un conflit qui a fait quelque 400.000 morts selon des estimations d’historiens français, 1,5 million de morts selon les autorités algériennes.

 

Auteur
AFP/Reuters

 




La nouvelle mode : s’incliner devant le portrait du président !

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Arrêt sur image

La nouvelle mode : s’incliner devant le portrait du président !

Nouvelle année, nouvelles moeurs en Algérie. A défaut d’une présence physique, le président Bouteflika se fait représenter par son portrait devant lequel défilent à chaque occasion le gratin du pouvoir en place. Le tout avec déférence et en s’inclinant s’il vous plaît. Cela ne choque-t-il donc personne ? Tant mieux !!!

Voilà donc la campagne pour un cinquième mandat est plutôt en bonne voie. 

 

 




Un réseau de trafiquants de drogue et psychotropes démantelé à Hamla

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Batna

Un réseau de trafiquants de drogue et psychotropes démantelé à Hamla

Dans le cadre de la lutte le crime et le banditisme, les services de sûreté urbaine  du 12e arrondissement situé à Hamla (Batna) ont mis fin, mardi, aux activités d’un réseau de trafic de drogue, comprimés et falsification des ordonnances médicales. Ce gang est composé de trois individus. Au total, 600 comprimés psychotropes, des  cartes d’identité nationale, des permis de conduire en plus de grandes sommes d’argent d’un montant de 166 millions 4400 dinars ont été saisis.

Selon nos sources, un individu âgé de 49 ans dealer (récidiviste) qui a été arrêté dans un quartier dit Bouakal-III, situé à proximité du centre-ville, avec en sa possession 547 comprimés *Park Dyll 5 mg en plus d’une somme d’argent de 58400 Da qui a donné l’alerte. Suite à une enquête minutieusement menée par l’officier Farés M., chef de sureté urbaine de Hamla, il a été révélé que le présumé dealer se procurait les comprimés psychotropes en utilisant de fausses ordonnances et fausses cartes d’identités  procurées à l’aide d’un autre individu âgé de 51 ans, toujours en fuite.

Selon la même source, et  après une fouille au domicile de l’individu en fuite, la police a découvert 81 comprimés de psychotropes (ParkDyll 5 mg, des cartes nationales et des permis de conduire ainsi qu’une somme d’argent estimée à 160 millions dissimulée à l’intérieur d’un placard,apprend-on lors d’un point de presse consacré à la présentation de l’affaire et le mis en cause au siège de la sûreté urbaine du 12e arrondissement. Une enquête a été diligentée par les services concernés, L’enquête en cours.

 

Auteur
Abdelmadjid Benyahia

 




Le drame des familles de Dellys après la « harga » de leurs enfants (Vidéo)

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15 jeunes disparus en mer

Le drame des familles de Dellys après la « harga » de leurs enfants (Vidéo)

L’émigration clandestine explose en Algérie. En 2017, les gardes côtes algériens ont déjoué plus de 3000 tentatives de départs. Des chiffres bien en dessous des départs sub-sahariens mais qui témoignent d’un fléau social. De plus en plus de jeunes tentent la traversée jusqu’en Espagne. Et dans une ville comme Dellys, des familles algériennes restent sans nouvelles de leurs enfants.

Hocine Arezki a beau scruter l’écran de son téléphone, depuis 5 mois, pas un coup de fil de son fils, Noureddine. Il a 16 ans, et un jour d’octobre dernier, il a pris la mer avec 14 autres jeunes hommes, comme lui, sur de petites embarcations.

« Aucun de ces 15 jeunes n’a donné signe de vie depuis des mois, nous sommes très inquiets, qu’ils soient au Maroc, en Espagne ou en Algérie, on aimerait bien savoir. Je doute qu’ils soient morts noyés, car la mer aurait rejeté leurs corps sans vie, la mer ne garde pas les cadavres. Dieu seul sait où ils sont maintenant. Hocine Arezki, père de Noureddine

Ni Nourredine, ni Rabah, le fils de Mohamed Abderamani n’ont parlé de leur projet de quitter Dellys, leur ville, et plus généralement, leur pays, avant de s’exiler. Mohamed Abderahmani, le père de Rabah, raconte : « Mon fils ne manquait de rien ici, mais ces amis l’ont convaincu de partir avec eux, il voulait rejoindre ses frères qui vivent en Europe, pourtant je partageais mon salaire avec lui ! La question qui me taraude, c’est pourquoi ces jeunes quittent leur pays. »

« Une grande tristesse »

Nabil Alloua a été l’un d’eux. Par deux fois, il a pris la mer et par deux fois, il a été expulsé d’Europe. Son petit frère, Khaled, l’a ensuite imité et lui non plus, n’a donné aucune nouvelle, depuis le mois d’octobre. « A la maison, il y a une grande tristesse, témoigne Nabil Allaoua le frère de Khaled. Il est est difficile de manger et de boire comme si de rien n’était, il y a une atmosphère de mort en permanence, on étouffe« .

« J’évite de rentrer à la maison tellement le spectre de mon frère plane au-dessus de nos têtes ». Nabil Allaoua, frère de Khaled

Dellys, mais plus généralement toutes les villes côtières d’Algérie sont concernées.
En 2017, l’émigration de ceux qu on appelle en arabe les Haragas – ceux qui brûlent les frontières – est repartie à la hausse. Une tendance qui illustre un malaise au sein d’une population algérienne désespérée.

 

Auteur
TV5 Monde

 




Comment « sauver » la révolution tunisienne ?

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Opinion

Comment « sauver » la révolution tunisienne ?

En Tunisie, sept ans après la révolution de 2011, une nouvelle révolte a éclaté en janvier 2018.

Les masses tunisiennes, dont les exigences économiques et sociales n’ont pas changé mais les conditions de vie se sont détériorées depuis la révolution, sont descendues dans la rue avec le slogan « le travail, le pain et une vie décente » contre les plans d’austérité que le gouvernement d’unité nationale essaye de mettre sur pied dans le cadre de l’accord du FMI sur le remboursement de la dette et la hausse des prix et des impôts.

L’an dernier, en signant un accord de quatre ans avec le FMI, l’actuel gouvernement a accepté le programme de remboursement de la dette et la limitation des dépenses publiques. Après la révolution, la dette a augmenté de 56 % en sept ans à cause que les gouvernements ont accepté de rembourser la dette de la dictature dèche de Ben Ali. Dans le pays où le déficit commercial a atteint une somme de 6,5 milliards de dollars, le dinar tunisien a perdu sa valeur à cause de la haute  inflation. Les chiffres officiels du chômage ont continué d’augmenter. Le taux de chômage a grimpé jusqu’à  16 %. Le taux de chômage parmi les jeunes diplômés a atteint le 30 %. Les prix des produits de consommation et de l’essence ont augmenté le 9 % en décembre dernier. Les conditions d’une nouvelle révolte spontanée des travailleurs tunisiens qui souffrent de la pauvreté ont ainsi été réunies.

Au-delà de ce tableau, il existe trois autres facteurs qui ont fait monter la colère du peuple tunisien. La première, c’est la loi adoptée, en septembre dernier, par l’initiative du gouvernement prévoyant  l’amnistie des fonctionnaires impliqués dans la corruption du régime déchu Ben Ali. À la suite de l’adoption de cette loi, la plupart de ces gens corrompue ont regagnés leurs postes et certains d’entre eux ont été assignés aux postes de « technocrate » au sein du gouvernement. Le deuxième facteur qui a provoqué le mécontentement du peuple tunisien a été le fait que tous les gouvernements arrivés au pouvoir après la révolution ont largement utilisé l’un des instruments d’exploitation les plus importants d’exploitation de l’ancien régime, c’est à dire la corruption et le népotisme. Dernièrement, les propos tenus par le président Essebsi disant que le pouvoir exécutif du gouvernement devrait être renforcé par la révision de la Constitution de la révolution et la réinstauration du système présidentiel, constituaient une attaque fondamentale contre les libertés acquises de la révolution de 2011.

Tous ces facteurs ont provoqué la mobilisation spontanée des travailleurs, des femmes et des jeunes tunisiens. La mort d’une personne à la suite de la violente intervention de la police et de l’armée a donné lieu à l’expansion des manifestations dans plus de dix villes. Jusqu’à présent plus de 800 manifestants ont été placés en garde à vue. Les deux organisations symboliques du mouvement ouvrier et la gauche tunisiens, l’UGTT et le Front Populaire, ont une fois de plus démontré leur caractère réformiste. L’UGTT, récemment récompensé par le prix Nobel pour son rôle dans la « transition démocratique » après la révolution, s’est contenté d’appeler appelé le gouvernement à prendre des mesures économiques contre la pauvreté au lieu de mobiliser sa propre base pendant  les manifestations. Le Front Populaire qui, depuis la révolution, s’est contenté à défendre les libertés acquises, qui a ajourné la transformation économique et sociale, qui revendique toujours une conception de révolution par étapes, malgré qu’il a appelé les masses populaires à descendre dans la rue avec le slogan « La Tunisie sauve sa révolution », a préféré, au lieu de proposer un programme de lutte pour sortir de la crise économique et conquérir le pouvoir, d’essayer de faire reculer le gouvernement. Devant le vide politique, il y a eu l’émergence du mouvement « Qu’attendons-nous ? », poussés par des jeunes qui appelaient spontanément à la protestation. C’est un pas très positif vers la formation d’une nouvelle alternative politique de lutte.

Le gouvernement, pour sauver la situation, en déclarant qu’il allait augmenter 70 millions de dollars le budget pour les familles à faibles revenus et qu’il allait accorder la santé gratuite aux citoyens touchés par la crise économique, vise à calmer les masses et de à réprimer les manifestations. Mais ces mesures sont loin d’être suffisantes pour satisfaire les revendications des travailleurs tunisiens qui luttent pour « le travail, le pain et une vie décente » depuis sept ans.

Libertés démocratiques sans pain, comment faire ?

Tout d’abord, il faut préciser que l’insurrection révolutionnaire de 2011 avait débuté avec le même slogan qu’aujourd’hui : »le travail, le pain et une vie digne ». À la suite de l’intervention brutale des forces de l’ordre du dictateur, l’insurrection a gagné un caractère anti régime. On essaye maintenant d’arrêter la lutte à l’étape des acquis démocratiques, qui est dès l’origine contre le capitalisme et la politique néolibérale. La non-proposition de la part de la gauche tunisienne et des organisations syndicales d’un programme établissant le lien entre les revendications démocratiques et sociales et visant la sortie du système constitue la cause principale de cette situation.

Dans ce contexte, les sept gouvernements arrivés au pouvoir depuis la révolution, tout en collaborant avec l’impérialisme, ont tous souligné la « transition démocratique » mais ils ont continué à gouverner pour les multinationales et les accords avec le FMI. Et constituent réprimant le peuple. Ils ont continué avec les privatisations et ils ont préparé la destruction des conditions de vie. Et quand ils considéraient qu’ils étaient assez puissants, ils ont aussi envisagé  d’attaquer les libertés démocratiques. C’est dans ce contexte qu’il faut aborder la corruption, le retour des responsables de l’ancien régime et le débat sur le système présidentiel.

Mais les conditions de vie du peuple tunisien se sont tellement détériorées que la vie est devenue insupportable.

Dans un pays où les gens sont complètement débordés par le chômage, la pauvreté et la famine, la »démocratie » ne peut être construite par les responsables de l’ancien régime. Il faut que ceux qui veulent « sauver » la révolution tunisienne fassent face à cette réalité. La révolution tunisienne ne peut être sauvée que si elle est conférée à ses vrais acteurs: les ouvriers, les femmes et les jeunes.  Les changements fondamentaux viendront avec la mise en place d’un autre gouvernement, un gouvernement des travailleurs, des jeunes et des secteurs populaires qui rompt avec le FMI, avec les multinationales et avec les privatisations et qui gouverne pour ceux d’en bas. La tâche la plus urgente est de proposer un programme de lutte qui fait le lien entre les revendications démocratiques et sociales, qui vise la construction d’une économie planifiée au service du peuple et qui, pour arriver à cela, propose l’établissement des comités locaux coordonnés pour organiser la lutte dans tout le pays. Pour toutes ces raisons il faut exiger :

L’annulation immédiate de tous les accords avec le FMI !

La suspension d’urgence du remboursement de la dette ! L’utilisation des sources financières pour créer de l’emploi, pour améliorer le système éducatif et les soins de santé ! La nationalisation sans compensation de tous les établissements publics déjà privatisés ! L’exploitation des terres agricoles non-exploitées de l’État par les travailleurs de la région ! Le redémarrage des usines fermées et des moyens de production sous contrôle ouvrier.

L’établissement des comités populaires et indépendants pour lutter contre la corruption !

La traduction des personnes impliquées dans la corruption devant la justice sous la supervision de ces comités ! Liberté pour tous les prisonniers politiques.

Auteur
Görkem Duru

 




Une cinquantaine d’arrestations en Guinée-Conakry

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Après des élections controversées

Une cinquantaine d’arrestations en Guinée-Conakry

Au moins 50 personnes ont été interpellées dans une localité du centre de la Guinée où des violences ont fait cinq morts après les élections locales de dimanche aux résultats toujours attendus, ont indiqué jeudi les autorités locales.

En visite à Conakry, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et chef du bureau des Nations unie pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (Unuwas), Mohamed Ibn Chambas, a appelé au calme et au respect des procédure légale en cas de contestation des résultats, selon le gouvernement guinéen.

Les interpellations se sont déroulées à Kalinko, où des cases et des maisons ont été incendiées mardi, a indiqué sur une radio locale le préfet de Dinguiraye, le commandant Mamadou Lamarana Diallo, dont dépend la localité.

Mercredi, le ministre de l’Administration du territoire, Boureima Condé, avait indiqué que cinq enfants avaient péri dans ce village dans un incendie volontaire.

Un député local de l’opposition, Fodé Maréga, a quant à lui évoqué un bilan de trois enfants tués dans l’incendie de leur case et de deux adultes « brûlés vifs par des manifestants en colère » en guise de représailles.

Des sources locales ont expliqué, sous le couvert de l’anonymat, que les deux adultes tués, un homme et une femme, n’avaient pas participé à la manifestation au cours de laquelle les enfants ont péri mais qu’ils appartenaient à la même communauté que ceux accusés d’avoir mis le feu aux habitations.

« Il faut maudire ces élections communales qui nous endeuillent », a estimé un habitant du village.

« Après les violences de Kalinko, les forces de l’ordre ont procédé à l’arrestation d’au moins 50 personnes qui ont été toutes transférées à la prison civile de Faranah, la capitale régionale », a expliqué le préfet Mamadou Lamarana Diallo.

« Certaines personnes ont été arrêtées en flagrant délit et détenaient des piquets, des gourdins… », a-t-il ajouté, en précisant que des violences avaient également éclaté dans d’autres villages.

Depuis dimanche, un étudiant de 23 ans est également mort à Conakry et une personne à Kindia (ouest) dans des violences post-électorales.

Selon l’opposition, ces élections locales, les premières depuis la fin des régimes autoritaires qui ont dirigé la Guinée pendant plus de 50 ans, ont été entachées de fraudes massives. Mardi, le chef de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, a appelé la jeunesse à la « mobilisation » et à se « lever pour exiger la vérité des urnes ».

La Commission électorale nationale indépendante (Céni), seule habilitée à proclamer les résultats, a promis de les publier d’ici à la fin de la semaine, au moins partiellement.

A l’issue d’une visite de deux jours, le représentant de l’ONU, M. Chambas, a invité jeudi « à la sérénité » les différents acteurs et à « éviter tout acte de violence afin de permettre à la Céni de poursuivre son travail », selon un communiqué du gouvernement guinéen.

Regrettant « profondément » les pertes en vies humaines, il a exhorté les responsables des partis politiques et leurs sympathisants à « résoudre tout différend d’une manière pacifique et à travers les lois légales », selon le communiqué.

Appelant au « respect de la loi », le ministre de la Justice, Cheick Sako, a estimé qu’il fallait « absolument un climat de paix, de tolérance et de sérénité en cette période postélectorale pour le bonheur des populations ».

Auteur
AFP

 




Le chanteur Allaoua répond à la députée Naïma Salhi (Vidéo)

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Polémique

Le chanteur Allaoua répond à la députée Naïma Salhi (Vidéo)

Dans cet enregistrement vidéo, le chanteur Mohamed Allaoua répond à Naïma Salhi, députée, auteure de déclaration racistes sur les Kabyles.

Suivre ici les déclarations de la députée.

 




Les normaliens ne décolèrent pas

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Les étudiants de l’ENS paralysent Constantine

Les normaliens ne décolèrent pas

Les étudiants de l’Ecole normale supérieure de Constantine vent debout. 

Près de 3000 étudiants de l’ENS ont marché mardi à Constantine, défiant l’imposant dispositif sécuritaire mis en place pour les en dissuader. Les normaliens ont réussi à paralyser complètement la circulation automobile au centre-ville de Constantine pendant près de trois heures. La situation a même failli dégénérer lorsque les protestataires ont tenté de forcer le barrage des brigades antiémeutes pour porter leur manifestation devant le cabinet du wali encadré d’un impressionnant renfort des forces de l’ordre. Innovant à l’occasion de chaque mouvement de protestation, ils ont réussi une autre fois à déjouer l’étau sécuritaire mis en place. En effet, les policiers qui pensaient maîtriser la procession des étudiant qui s’est ébranlée à partir de la place de la pyramide via l’avenue Abane Ramdane ont été surpris par la ruée soudaine da la marée humaine vers la rue Bouderbala (ex-Petit) donnant accès au boulevard Belouizdad (Saint Jean) qui n’était pas barricadé

Les services de l’ordre qui ont vraisemblablement reçu l’ordre de n’intervenir ni de faire usage de la force sous aucun prétexte ont tenté à maintes reprises de négocier une issue rapide au blocage quasi-total de la ville, imposé par les marcheurs qui ont tempéré le rythme de leur cortège, marqué par des haltes récurrentes de plusieurs minutes.

De retour au point de départ, place de la Pyramide en l’occurrence, ils hausseront davantage le ton en s’en prenant ouvertement dans leurs slogans aux ministres de l’Enseignement supérieur et de l’Education nationale. « Nouria dégage », n’ont-ils cessé de répéter en tentant de forcer le barrage pour accéder à la station du tramway mitoyenne du cabinet du wali. Des empoignades s’en suivront, provoquant la blessure d’un étudiant qui n’abdiquera, visage ensanglanté, que difficilement.

Une étudiante s’est évanouie au cœur de la mêlée et là, les agents des services de l’ordre pècheront par excès de zèle en empêchant ses camarades de la secourir. Elle sera finalement évacuée par les éléments de la protection civile.

Pour rappel, les normaliens qui sont en grève depuis le début de l’année universitaire, exigent du ministère de l’Éducation nationale, le respect du contrat d’engagement liant ce dernier aux diplômés de l’école, notamment son article 4 qui stipule leur recrutement dans les wilayas de leur résidence, dès la fin de leur cursus.

Ils revendiquent également l’application des articles 56 et 71 du décret exécutif 315-08 du 11 octobre 2008 portant statut particulier des fonctionnaires appartenant aux corps spécifiques de l’éducation nationale qui offre la priorité du recrutement aux sortants de l’ENS aux postes de professeurs de l’enseignement moyen ou de l’enseignement secondaire selon le cycle de formation.

Aussi refusent-ils l’option de la plateforme numérique dans les recrutements. 

 

Auteur
Kamel Ghimouze          

 




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