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L’annonce de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika sera mise en scène

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Toutes les dispositions sont prises

L’annonce de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika sera mise en scène

La candidature d’Abdelaziz Bouteflika à sa propre succession et pour briguer un cinquième mandat sera en toute vraisemblance rendue publique à la dernière semaine avant l’expiration du délai légal de dépôt des dossiers auprès du Conseil Constitutionnel. Deux dates ont été retenues, le 24 ou le 25 février.

Il reste à deviner les raisons de choix de ces dates, qui coïncident avec les commémorations de l’anniversaire de nationalisation en 1971 du pétrole. Le clan présidentiel serait tenté de faire de cette déclaration de candidature un évènement en le couplant avec les festivités du 24 février. Il n’est pas exclu que l’annonce soit faite dans un grand meeting, animé par Sidi Said, le patron du syndicat maison UGTA, et son allié Ali Haddad, chef du patronat.  

 

Tout est fin pris pour cette date : l’annonce de la candidature de Bouteflika ne sera qu’une formalité. Bien au contraire. La récolte des signatures exigées par la loi conditionnant la validation de sa candidature ne constitue pas un obstacle et c’est à l’administration et aux partis politiques qu’ils lui sont affiliés, à savoir ceux de l’alliance et de l’allégeance, de s’en charger. Le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, a rassuré la semaine dernière ceux qui s’inquiétaient sur les délais très serrés et le bousculement du calendrier que son « administration est prête à organiser le déroulement » de cette énième mascarade.

Les walis ont été déjà destinataires, selon nos sources, d’instructions dans ce sens où il se mêlait l’organisation administrative de l’élection relevant du rôle de l’État au plan d’action au profit du Président candidat. La même instruction qui aurait été adressée aux partis de l’alliance présidentielle. Dans cette lettre de missions, on trouve la répartition des tâches entre les membres de l’alliance et d’autres questions pratiques ayant trait à la préparation et à la synchronisation de la campagne d’Abdelaziz Bouteflika.

Quatre imprimeries officielles sont mises à leur disposition pour les affiches du candidat Bouteflika : À l’est, l’imprimerie de Batna, à l’ouest, celle de Mascara, au centre, celle de Djelfa et au Sud, celle de Tamanrasset. Et l’affiche de chaque parti devrait contenir un slogan différent.  Il leur a été exigé également que les slogans de campagne soient écrits en trois langues : arabe, tamazight et en français.

La consigne est aussi donnée : le bilan du Président doit être présenté d’une manière « concise et claire ».

La date du début de la campagne électorale officielle est ainsi fixée pour le 18 mars et à partir de cette date, précise l’instruction portant l’organisation de l’élection présidentielle, les chaînes de télévision publiques et privées «sont invitées à organiser les interventions des candidats autour de leurs programmes sur la tranche horaire de 16 à 17 heures 30’ ».

La messe est dite pour ceux qui doutent encore ou qui entretiennent l’illusion quant à la nature du régime en lui attribuant la capacité de se dépasser et d’organiser l’alternance par la voie électorale.

Y. R.

Auteur
Youcef Rezzoug

 




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Présidentielle : Carnaval fi dechra électoral !

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REGARD

Présidentielle : Carnaval fi dechra électoral !

Une fois de plus, nous sommes conviés à avaliser le choix que d’autres auront fait pour nous. Le 18 avril, nous aurons à approuver le 5e mandat dans une élection fermée, à l’issue plus que certaine.

A peine quelques jours après la convocation du corps électoral, plus de 100 candidats à la candidature ont retiré les formulaires de parrainage. Une centaine de citoyens qui ont estimé en leur âme et conscience qu’ils (elles) sont capables de gérer le pays et le sortir du marasme dans lequel il se débat depuis des années.

Cet état de fait est le résultat d’un long processus de désarmement du politique, de dévitalisation des ressorts éthiques et moraux et du brouillage des repères culturels et identitaires de la société.

La ruée vers le retrait des formulaires de parrainage est la traduction e la vision du politique comme le moyen le plus court, le plus sûr et le plus rapide pour s’enrichir. Accessoirement, ces candidatures farfelues finiront par désillusionner les militants de l’optimisme à tout prix que le changement n’est pas pour demain.

Pourtant, ce qui est attendu d’une élection est d’apporter le changement. Mais pour cela, il faut que l’idée de changement soit portée par une organisation puissante qui aura ‘travaillé’ la société pendant assez longtemps. C’est que le changement met du temps pour advenir, un temps inversement proportionnel à celui consacré à le préparer. Or, durant les dernières années, ceux qui étaient potentiellement intéressés par le changement ont consacré un temps infinitésimal à sa préparation. Proche de zéro. Dans pareilles circonstances, les mathématiques sont formelles : l’inverse d’un temps proche de zéro est proche de l’infini. Autant dire que le changement n’est pas pour demain.  

A quoi va donc servir cette élection ?

A travers le cinquième mandat, qui est passé du registre de l’invraisemblable à celui du probable pour finir dans la certitude, trois catégories de gens trouveront leur compte : ceux qui ont profité du big-bang de la corruption et qui ont besoin d’un mandat de plus pour effacer les traces de leurs méfaits, ceux qui en profitent actuellement et qui ont besoin d’un peu de temps asseoir leur emprise sur les secteurs de l’économie qui relèvent de leur ‘compétences’, et en fin ceux qui espèrent en profiter à l’avenir.

La porosité entre les trois catégories est telle que les migrations de l’une vers l’autre sont fréquentes.

Ça en fait du monde, pas tant que ça. A peine quelques centaines de milliers. Le reste des 42 millions savent qu’il n’y a rien à attendre d’une élection jouée. Ah si ! Il y a une poignée de gens qui croient dur comme fer qu’il suffit d’interpeller le chef de l’Etat et le chef de l’Etat-major de l’armée deux heures avant la convocation du corps électoral pour être le sauveur et le porte drapeau de changement, celui que le peuple attendait pour se lever comme un seul homme et balayer le système rentier-corrompu qui a plongé la pays dans une crise inextricable.    

Pour lever tout malentendu potentiel, reconnaissons à tout citoyen le droit de se porter candidat (ils sont déjà 100 à le faire et mazal !) ou de soutenir le candidat qui lui paraît le plus apte à apporter le changement. Soyons généreux et reconnaissons-leur même le droit de s’illusionner. Mais usons de notre droit de déconstruire les chimères sur lesquelles reposent leurs illusions.  

La mère de toutes ces chimères se résume ainsi : la candidature du général Ghediri est l’émanation de l’Etat profond qui ambitionne de réaliser un profond changement en faveur de la démocratie, d’une économie productive et d’une réelle justice sociale. Mais pour cela, il lui faut la légitimité démocratique qui est espérée via la Général-candidat. Seconde chimère, ce dernier est porteur d’un projet démocratique. De là à l’assimiler à un démocrate, il y a un tout petit pas qu’il n’est pas du tout difficile à franchir. Troisième chimère, le changement c’est lui. Succombe à ces chimères tout individu qui hume les vapeurs de l’infusion ‘démémorisante’.

Ceux qui sont dans leurs provinces lointaines, hors d’atteintes des ces vapeurs, savent que c’est l’histoire qui bégaye. Sinon, comment comprendre que ceux qui, il n’y a pas si longtemps, avaient beaucoup de leviers de changement entre leurs mains (une partie des commandes de l’Etat, l’argent, les dossiers, la force…) n’ont pas pu/su/voulu (barrez la mention qui ne vous arrange pas) réaliser le changement, veulent soudainement le faire aujourd’hui qu’ils ont perdu l’essentiel de leur pouvoir ?

La fable de l’Etat profond qui désire le changement a été joué en 1995, en 1999, en 2004… Avec le recul que seul le temps permet, on peut douter, sinon de l’existence même de cette frange positive du système, du moins de volonté de changement.

La partition qui se joue en 2019 ressemble à s’y méprendre à celle de 2004, où on a atteint le summum de la fumisterie politique. A cette époque, au moment où le roi Ubu s’apprêtait à rempiler pour un second mandat, on nous a intoxiqués par cette idée de l’Etat profond était opposé à un second mandat. On a même mandaté un pieu chevalier (un Ali Lapointe postindépendance) de la battre à plate couture. Beaucoup de monde s’est embarqué dans cette aventure, dont le commandant Azzedine le regretté colonel Salah Boubnider qui y ont cru jusqu’au bout au point de se retrouver à la place du 1er mai le soir des élections pour dénoncer la spoliation de leur champion de sa victoire.

Question : que reste-t-il de cet épisode ? Et surtout, quelles leçons en a-t-on tiré ?

Quand on voit l’aura de ceux qui succombent à la même partition jouée 15 ans après, il est permis de douter qu’une quelconque leçon ait été tirée. Bien sûr qu’ils ont le droit à l’illusion. Mais leur droit ne vaut pas moins que le notre à la désillusion ! Usons-le pour rappeler aux marchands de rêves quelques évidences.

Parmi les soutiens du Général-candidat, se trouveraient les Rebrab, Ait Larbi, Layachi en attendant que d’autres goûtent à l’infusion « démémorisante ».

Evacuons le cas Rebrab qui est dans son rôle de chef d’entreprise qui, visiblement déçu par les résultats médiocres de sa stratégie de mise à l’écart du politique, décide de changer de fusil d’épaule en rencontrant le Général-candidat et en lui ouvrant les colonnes de son journal. Vraisemblablement, il cherche à montrer sa capacité de nuisance pour mieux protéger ses intérêts.  

Par la même occasion, expédions le cas Layachi qui n’a pas cessé d’arpenter les couloirs du régime à la recherche d’un mentor pour lui servir de porte-flingue et qui croit faire une bonne affaire en misant sur le cheval gagnant.

Reste Mokrane Ait Larbi, au long parcours militant et dont l’expérience et la fine connaissance des arcanes du pouvoir auraient dû prémunir contre les illusions d’un changement par la voie des urnes en 2019 et qui apporte son soutien à un candidat qui sort de nulle part et qui croit que parce qu’il a interpellé des pontes du régime 2 heures avant les élections, le peuple l’attend comme le messie !   

En tant qu’individu, il est libre de se fourvoyer dans toute aventure qui lui plaira.

Mais il se trouve qu’il reste l’un des rares symboles du combat démocratique à continuer à résister aux chants de sirènes de la rente et de la corruption morale et éthique qui ont broyé tant de symboles de luttes démocratiques dans ce pays.

En soutenant le général-candidat, il lui apporte la caution démocratique et l’aura médiatique dont il jouit. Mais il sait très bien qu’il ne peut y avoir de candidat à connotation démocrate dans cette mahzala électorale, pour la simple raison qu’en 2019, il n’y a pas la moindre place au projet démocratique.

Il sait très bien que les idéaux démocratiques pour lesquels il a consacré sa vie de militant ne peuvent être porté que par un démocrate au parcours avéré, aux convictions démocratiques fermes et qui a prouvé son attachement au combat des démocrates algériens auquel il aura effectivement pris part. Tout ce que le Général-candidat n’est malheureusement pas ! Dommage pour Mokrane Ait Larbi qui a tout à perdre et rien à gagner dans cette aventure. Le soutien qu’il apporte à Ali Ghediri peut avoir un sens dans un seul et unique cas : que ce dernier s’illusionne moins sur le résultat d’une élection jouée d’avance et s’engage publiquement à continuer le combat quelque soit l’issue de l’élection.

Sinon, le capital qu’il offre sur un plateau d’argent à un candidat qui vient de nulle part fondra comme de la glace, car à la moindre anicroche le Général-candidat rejoindra son régiment d’attache. En attendant, le combat démocratique en Algérie aura perdu un de ses éminents symboles.

Il nous restera à nous consoler par cette maxime : les peuples gagnent toujours à perdre leurs illusions.

Auteur
Merhab Mahiout, universitaire

 




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Syrie : un Irlandais ayant rallié l’EI raconte les derniers jours du « califat »

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EXPRESS

Syrie : un Irlandais ayant rallié l’EI raconte les derniers jours du « califat »

Il y a cinq ans, l’Irlandais Alexandr Bekmirzaev débarquait dans la Syrie en guerre. Installé avec sa famille dans les territoires du groupe Etat islamique (EI), il raconte la faim et les bombardements dans un « califat » qui vit ses dernières heures.

« La situation allait vraiment mal. J’ai cru qu’on allait mourir de faim », affirme ce quadragénaire, arrêté avec sa femme et son fils de cinq ans alors qu’ils fuyaient au milieu des civils abandonnant l’ultime bastion de l’EI dans l’est syrien.

Avec deux Américains et deux Pakistanais, il a été interpellé fin décembre par les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde qui poursuit son offensive contre les jihadistes acculés dans leurs derniers retranchements.

Il assure ne pas être venu en Syrie pour se battre -ce que l’AFP n’a pas pu vérifier de manière indépendante. Il veut rentrer en Irlande. Mais l’alliance arabo-kurde accuse le groupe d’être des combattants, infiltrés parmi les civils pour échapper aux forces et constituer par la suite des « cellules dormantes » de l’EI.

Les jihadistes ne tiennent plus qu’une poignée de hameaux dans la province de Deir Ezzor, après avoir battu en retraite face à la progression des FDS et aux raids aériens de la coalition internationale emmenée par Washington.

« Depuis l’été, ils n’ont pas arrêté. Tous les jours, tous les deux jours, des bombardements », raconte M. Bekmirzaev, naturalisé Irlandais en 2010, mais de père Ouzbek et de mère biélorusse.

Hajine, Kishmah, Soussa, al-Chaafa: pour échapper au pilonnage, M. Bekmirzaev et ses proches fuyaient de village en village, dit-il, en s’entassant à plusieurs familles dans une seule maison ou en transformant une mosquée en dortoir.

« Les femmes restaient à l’étage et nous au rez-de-chaussée », poursuit cet homme maigre qui arbore une longue barbe grisonnante.

« Erreur »

L’AFP a rencontré M. Bekmirzaev dans un centre des forces kurdes à Hassaké (nord-est). Ce sont elles qui sélectionnent les détenus autorisés à parler aux médias. De temps à autre, un responsable fait son apparition pour suivre l’entretien.

L’Irlandais fait partie des centaines d’étrangers retenus par les Unités de protection du Peuple (YPG), la principale milice kurde de Syrie.

Ce dossier est un véritable casse-tête pour les autorités kurdes, qui refusent de les juger et réclament un rapatriement vers leur pays d’origine. Mais les nations occidentales sont réticentes à les accueillir.

Avec sa femme biélorusse et son fils, M. Bekmirzaev n’avait quasiment plus rien à manger dans les territoires de l’EI, avance-t-il. « De temps en temps, un voisin nous donnait un bol de riz, du boulghour. On ne pouvait acheter de la farine nulle part ».

Il évoque une jeunesse difficile, entre la Biélorussie et l’Ouzbékistan, marquée par la mort de sa mère à sa naissance puis celle de son père alors qu’il était encore enfant, et le suicide de son frère.

Il plonge dans l’alcool et les drogues, avant de se convertir à l’islam, raconte-t-il.

En Irlande, où il était installé depuis 1999, il multiplie les petits boulots: vendeur dans une boutique de vêtements pour hommes, videur de boîtes de nuit, avant de se retrouver au chômage.

En septembre 2013, il débarque dans le nord-ouest de la Syrie, tenu par les insurgés, où il affirme qu’il assistait des infirmiers dans leur travail. Il espère que cet engagement va lui permettre de surmonter la « dépression » dont il souffre, dit-il.

« Je n’ai pas de formation médicale, mais en Irlande j’ai suivi une initiation aux premiers secours », raconte-t-il encore. Quelques mois plus tard, il fait venir sa famille. « Une erreur », reconnaît-il.

« Nulle part où aller »

Début 2014, le secteur où il est installé dans le nord-ouest est gagné par les combats. Femmes et enfants sont transférés vers une zone plus sûre, à Raqa, dans le nord du pays, ville amenée à tomber sous la coupe de l’EI.

Cette même année, les jihadistes connaissent une ascension fulgurante et proclament un « califat » dans des territoires à cheval sur la Syrie et l’Irak.

« Ils ont pris ma famille vers un secteur qui s’est ensuite retrouvé sous le contrôle de l’Etat (islamique). Que je le veuille ou non, je devais les suivre », argue M. Bekmirzaev.

Il assure avoir plaidé à plusieurs reprises auprès d’un « émir » tchétchène pour qu’on les laisse repartir. Son passeport est alors confisqué et il devient, selon ses dires, ambulancier pendant un an.

Après des années chez les jihadistes, il plaide pour un retour en Irlande.

« Oui je veux rentrer dans mon pays, j’espère qu’ils ne vont pas m’abandonner », affirme-t-il. « C’est là-bas ma maison, je n’ai nulle part ailleurs où aller ».

Auteur
AFP

 




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La faucheuse

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LE COIN DES POETES

La faucheuse

Dans les régions troubles, obscures

Les pensées fugitives s’échouent  

Sur les rives escarpées de la peinture

Pour que le pinceau crache la boue.

 

Quand le mensonge finira sa combustion

Sur les charbons incandescents de la honte

Les regrets jailliront comme un volcan en éruption

Pour laisser couler les larmes comme une lave ardente.  

 

Les désirs sournois indescriptibles

N’attendent que l’instant propice

Pour se révéler, se rebeller comme un diable

Et se livrer à d’atroces sévices.

 

Dans le subconscient en éveil

L’ombre de la mort attend

Comme un ogre sans sommeil

Pour cueillir le bolet de Satan.

 

Fugitive, fugace comme l’éclipse

La vie s’éteint comme une étoile

Qui s’évade du ciel comme un phénix

Laissant la mort étendre ses larges voiles.

 

L’espoir entraine si loin les meilleurs

Pour retrouver la joie, même vieille avant l’âge

Même blasé, mais avide de fraicheur

Friand de la liberté sans aucun sevrage.
 

© Bachir Djaider

Mardi 29 janvier 2019

Cet espace est le vôtre ami(e)s poète(esse)s. Nous vous le réservons pour la publication de vos poèmes avec votre illustration.

Auteur
Bachir Djaider, journaliste et écrivain

 




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Des mercenaires de Wagner opèrent au Venezuela et en Centrafrique

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POLEMIQUE

Des mercenaires de Wagner opèrent au Venezuela et en Centrafrique

Il a fallu qu’il s’y reprenne à deux fois pour démentir. « Bien sûr que non », a-t-il finalement lâché. Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a manifesté un certain embarras lors de son intervention télévisée sur la chaîne fédérale Rossiya 1 pour réfuter l’idée de l’arrivée de 400 mercenaires russes au Venezuela.

Une information de Reuters les localise pourtant à Caracas où ils auraient reçu la mission de protéger le président Nicolás Maduro.

Leur employeur ? Wagner, une organisation paramilitaire détenue par Evgueni Prigozhin, 58 ans, un oligarque issu de Saint-Pétersbourg et proche de Vladimir Poutine.

Depuis cinq ans, les hommes de Wagner sillonnent la planète. En 2014, ils participent à l’annexion de la Crimée puis à la déstabilisation du Donbass à l’est de l’Ukraine. L’année suivante, ils débarquent en Syrie pour appuyer les forces du régime. En décembre 2017, ils investissent un territoire situé hors de la zone d’influence de la Russie : la Centrafrique. Cent soixante-dix « instructeurs » y séjournent désormais. On retrouve aussi les supplétifs de Wagner en Libye au sein de la garde rapprochée de Khalifa Haftar, l’homme fort à l’est du pays. Ils stationnent enfin au Soudan pour aider les autorités à mater un mouvement de contestation.

Roi des trolls

Ce n’est pas tout. Leur « boss » Prigozhin tente de nouer des partenariats en République démocratique du Congo, au Mozambique, au Zimbabwe, en Angola, en Guinée-Bissau, à Madagascar. Un travail en eaux troubles assez conforme à son pedigree. En effet, c’est un ancien gangster condamné en 1981 à 9 ans de prison pour vol, fraude et participation à un réseau de prostitution de mineures. L’homme se lance ensuite dans l’alimentaire et ouvre une chaîne de restaurants huppés à Saint-Pétersbourg. En 2001, on le voit servir ses plats à Poutine et à Jacques Chirac, en visite officielle. Un surnom lui est accolé : « chef cuisinier de Poutine ».

Puis c’est l’ascension. Il décroche un contrat d’un milliard de dollars consistant à approvisionner les cantines scolaires et militaires du pays. Son nom sort de l’anonymat au lendemain des élections législatives de 2011. Il fonde alors une agence de « trolls » destinée à inonder les réseaux sociaux de fausses nouvelles et à nuire à la réputation des opposants. Son affaire tourne et réalise bientôt un coup de maître : le parasitage de la campagne présidentielle de la démocrate Hillary Clinton. Une initiative qui vaut à Prigozhin d’être inculpé aux côtés de treize autres ressortissants russes par le procureur spécial américain Robert Mueller.

Intérêts

Pas de quoi intimider l’intéressé dont les activités redoublent avec la création de Wagner. Il confie la direction opérationnelle de son organisation à un agent du GRU, le service des renseignements militaires russes. Son nom ? Dmitri Outkine, décoré par Poutine en 2016, connu pour porter, dit-on, un tatouage de svastika à l’épaule et un casque à cornes lors des combats. C’est lui qui dirige les entraînements de Wagner près de Rostov-sur-le-Don à une cinquantaine de la frontière ukrainienne et planifie les missions à l’extérieur. Parfois au prix d’échecs retentissants. En février 2018, ses hommes décident de prendre d’assaut une raffinerie tenue par les forces kurdes et située dans la province syrienne de Deir ez-Zor. Les représailles sont immédiates. L’aviation américaine bombarde la colonne et tue plus de 200 mercenaires russes.

Prigozhin enrage. Il mobilise en Syrie entre 2 000 et 4 000 hommes payés 2 700 dollars par mois. Il a même conclu avec Damas un contrat lui octroyant 25 % de la production de tout site pétrolier « libéré ». Or, le voilà en déroute sur le théâtre le plus médiatique.

Car, au cœur de la géopolitique, l’oligarque n’oublie jamais ses intérêts commerciaux. C’est le cas au Soudan où il offre ses services en échange de contrats de prospection sur des mines d’or.

« Si M. Prigozhin m’entend au-delà de cette salle, qu’il sache qu’on le connaît bien » (Le Drian)

Même démarche en Centrafrique où ses troupes ont été déployées à proximité de gisements de diamants et d’or. Une intrusion qualifiée d’« antifrançaise » par Paris. « Si M. Prigozhin m’entend au-delà de cette salle, qu’il sache qu’on le connaît bien », souligne même le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian lors d’une audition devant le Sénat fin janvier. Et malheur à ceux qui s’approchent de ses bases. Trois journalistes russes partis enquêter sur Wagner en Centrafrique ont péri dans une embuscade en juillet 2018.

Ses mercenaires dépêchés à la hâte au Venezuela auront cette fois une tâche plus délicate : sauver les milliards de dollars de contrats signés par Nicolás Maduro au profit de Moscou.

Auteur
LePoint

 




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Les Algériens sont-ils travaillés par la fièvre du passe-droit et de l’arrivisme ?

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COUP DE GUEULE

Les Algériens sont-ils travaillés par la fièvre du passe-droit et de l’arrivisme ?

Il est certes vrai que le terreau s’y prête. Le réseau souterrain de services, trafic d’influence, parrainage et cooptation, magouilles et combines est extrêmement dense.

Il croit avec l’informel qui a tout gangrené. Les « usagers » de ce type d’échanges n’ont ni remords ni scrupule. Il s’agit, pensent-ils, d’un échange de « bons procédés ». Cela se pratique à un niveau assez bas entre « potes » et connaissances. Mais cela continue jusqu’au sommet de l’Etat !

Même pour ceux qui arrivent à accéder à un poste ou une fonction élective, la première question qui se pose à eux, est la suivante : qu’est-ce que je peux en tirer pour mon profit personnel?

Au chômage ou en marge d’une activité professionnelle, chacun de nos concitoyens, ou du moins un grand nombre, semble disposer d’un commerce souterrain ou d’un business, nécessaire non seulement pour arrondir ses fins de mois, mais aussi et surtout pour se procurer des produits, des médicaments ou des pièces de rechange qui font défaut, débloquer une démarche administrative qui s’enlise, ou sinon faire fortune ! 

Il faut dire que la population ayant si bien assimilé le mécanisme, il ne viendrait à l’idée de personne de passer par la filière officielle pour une quelconque démarche, on commencera, toujours, par la combine, c’est-à-dire rechercher les relations susceptibles de faire aboutir ladite démarche. 

Alors, c’est ainsi ? Apparemment oui, car les algériens sont, en définitive, travaillés par la fièvre du passe-droit et de l’arrivisme !

Et leurs élus, tout comme leurs responsables se servent des institutions comme de leur propre bien. Aucun contrôle, ou presque, ne pèse sur eux, au sens macro et micro-économique. On ouvre des milliers de postes de travail bidons, ceux du filet social notamment, pour satisfaire la révolte et on couvre d’avantages tous ceux qui font la grève, pour acheter la paix sociale ? 

Et la preuve vient d’être donnée par Mourad Zemali, le ministre du Travail qui vient d’annoncer officiellement qu’  « il n’est pas question de poursuivre les bénéficiaires des crédits ANSEJ qui ne s’acquittent pas de leurs dettes ! ». Les banques, déjà accusées de frilosité, peuvent attendre !

Mais si tout le monde « trafiquote » et se tourne les pouces, et de plus ne respecte pas la loi, comment la machine pourrait-elle, vaille que vaille, continuer de fonctionner ?

Une question lancinante que tout le monde se pose, même si beaucoup de citoyens se mettent à douter profondément, critiquent les chemins parcourus, hésitent à croire ce qu’on leur dit et surtout commencent à s’impatienter.  Nous avions tout pour réussir: une indépendance héroïquement arrachée, une démographie de jeunes potentiels, des ressources naturelles aussi inimaginables qu’incommensurables, quand d’autres pays sous-développés, moins nantis, ont réussi leur développement. 

Aujourd’hui hélas, nos universités sont à la traine du monde arabe et même en Afrique mais, faut-il l’admettre, le mal n’est pas dans nos étudiants, il est à rechercher chez les enseignants, médiocres pour la plupart, doctorants bidons par milliers qui ont pris le système universitaire en otage : l’université ne produit pas de génies capables de prendre en charge le défi du développement du pays !

Les Chinois et les Canadiens conçoivent et construisent pour nous, non pas des satellites, mais nos routes, nos logements et même notre grande mosquée : vont-ils pour autant rester chez nous à nous accompagner dans l’entretien de ces réalisations pour lesquelles nous continuerons à débourser des budgets en devises ? 

Les Algériens, c’est vrai, sont aussi fatigués que blasés à telle enseigne qu’ils affichent leur défiance pour tout et partout. Cette défiance est d’abord verticale et les oppose à ceux qui les gouvernent qui, selon eux, cultiveraient « l’entre-soi », sans se préoccuper, ou si peu, du peuple. Il serait pourtant naïf de limiter cette défiance aux seuls gouvernants, elle frappe la classe politique toute entière, principalement les partis dont les efforts de positionnement ne sont en fait, que des tentatives pour se rapprocher du pouvoir, donc de la rente !

A cette défiance verticale s’ajoute une autre défiance de type horizontale : les rapports sociaux s’exacerbent et mettent à mal la cohésion sociale ; les syndicats et à leur tête l’U.G.T.A sont désavoués et, la prochaine tripartite risque de les discréditer davantage aux yeux des travailleurs appelés, par ailleurs, à faire preuve davantage de « sacrifices » ! 

On est arrivé progressivement à une impasse !

L’Algérie d’aujourd’hui, tourne le dos au pays profond. Les walis majoritairement n’ont pas amélioré le développement local, encore moins créé de l’emploi et de la richesse ! Certes, l’eau coule quand même dans les robinets, les hôpitaux fonctionnent cahin-caha, des milliers d’enfants sont chaque rentrée scolarisés avec force démonstration, ce qui donne l’impression que le pays bouge, mais pas assez. La faute au « dirigisme » d’Etat, de la lourdeur bureaucratique qui fait de la résistance, des banques timorées et surtout du choix du développement économique qui reste à inventer.

Force est de constater aussi que les investisseurs nationaux ne trouvent aucun intérêt ou si peu, à aller vers la production nationale malgré toutes les facilités qui leur ont été accordées en matière de foncier ou de diminution de la pression fiscale ; dans ce cas là, il ne faut pas s’étonner que les étrangers, règle du 49/51 ou pas, fassent preuve de peu d’engagement !

Mais que peut faire le gouvernement pour gérer les complexités du pays ? Un pays bientôt sans pétrole ni gaz ! Il est juste appelé à gérer les urgences, les révoltes du logement et de l’emploi et des inondations pour cause de défaillance des collectivités locales souvent incompétentes, voire même corrompues à voir le nombre d’élus déférés aux tribunaux ! 

Dans les villes, sales, dépourvues de commodités et aussi d’espaces culturels, sportifs et de loisirs, c’est l’ennui, les tracasseries de la circulation automobile, les petits boulots de l’informel, le piston et la course au visa pour ceux qui veulent voir ailleurs !                 

C’est la marginalité des jeunes qui n’ont pas de droits et qui, en dehors du foot, n’ont aucun moyen de se dépenser. Les garçons traînent dehors à la merci des narcotrafiquants et des gangs qui les recrutent en masse. Quant aux filles, elles sont sommées de rester à la maison !     

C’est aussi l’exil intérieur des femmes, le sexisme, la misogynie, le machisme des hommes, la violence et la réclusion pour un grand nombre d’entre-elles ; celles qui travaillent, nonobstant les préjugés, doivent donner la preuve de leur probité.

C’est une agriculture déficiente, délaissée, c’est également, une industrie qui tourne au ralenti et qui a perdu le pari de « l’industrie industrialisante ». 

C’est aussi un cinéma et un théâtre moribonds ainsi qu’une production littéraire orientée par l’idéologie islamiste et une chanson phagocytée par le « raï» dont certains adeptes font l’apologie de la « Harga suicidaire » ! Noureddine Bedoui, le ministre de l’intérieur, des collectivités locales et de l’aménagement du territoire a pointé du doigt cette piste et aussi certaines pages des réseaux sociaux à juste titre, nonobstant les cris d’orfraies de certains ! Les chansons et les vidéos des jeunes qui ont  « réussi» leur traversée sont autant « d’appel d’air » pour ceux qui seraient tentés de les suivre.  

Mais, il n’y a pas de harragas sans passeurs ! En accablant les premiers, c’est comme si on cassait le thermomètre pour réduire la fièvre. En fait, les criminels sont les passeurs qui fournissent la logistique allant du zodiac, de la chaloupe bricolée, du moteur en fin de vie, au fuel servit par des pompistes très peu regardants. C’est ces crapules qu’il faut réduire et Noureddine Bedoui qui est conscient du combat à mener désormais, a commencé le travail : 200 d’entre eux ont été trainés en justice avec à la clef des peines très lourdes !

Pour l’heure, les Algériens en sont encore à s’affronter sur le choix du modèle de société. Sur le choix du modèle culturel : arabophone, berbérophone, francophone, voire anglophone pour certains poussés par les télévisions privées très regardées notamment dans le pays profond.

C’est également la place qu’il faut donner à la religion. Les Algériens sont pris en tenaille dans le tourbillon d’un débat malsain sur l’islam. Quel islam voulons-nous ? Comment voulez-vous une réponse unanime acceptable pour tout le monde ? C’est rentrer dans des débats infinis affirme très justement un intellectuel, alors que le débat, le vrai, est sur les nano technologies ! Le problème des Algériens n’est pas religieux a-t-il ajouté : il est économique et technologique. Et nos partis islamiques sont à ce niveau désespérément silencieux ! 

En attendant la rente pétrolière continue à payer la facture. Jusqu’à quand ? Le premier ministre a mis en garde la population ; cela ne l’a pas empêché d’affirmer la volonté des pouvoirs publics d’accélérer les recherches et d’augmenter la production. Et au diable les générations futures !

C’est vrai, nous avons raté nos développements successifs en reproduisant les mêmes erreurs du passé : 98% de notre économie est financé par le pétrole. Le pays n’avait jamais été maître de son destin économique ; il avait légué la bonne gouvernance aux institutions étrangères, les banques mondiales et le FMI dont l’objectif final est connu de tout le monde : privatiser et piller les ressources de l’Algérie. Certes, la dette a été remboursée mais les années qui viennent risquent de ramener le pays à la case départ. A moins d’une meilleur gouvernance.

De ce qui précède, on peut dire que l’Algérie condense tous les problèmes à la fois : ceux des pays en voie de développement et ceux d’un pays nouvellement industrialisé ! 
   
Politiquement parlant, cela ne va pas mieux ! Cela met à nu une classe politique sans vision d’avenir, sans idées. Sans assise populaire surtout. C’est des hommes et aussi des femmes, obsédés par le pouvoir, accrochés à leur siège depuis plus de 25 années pour certains et qui ne veulent rien lâcher. Au prix de retournement de vestes incroyables ! 

Chez les partis au pouvoir, c’est la politique à courte vue, celle des fausses solutions qui tout au plus, accordent un répit à des dirigeants en panne d’idées, qui refusent de se remettre en question et faire leur introspection. Ils sont la majorité au parlement disent-ils, dans un pays ou l’abstention bat des records. Il y a aussi le FLN, coquille creuse prise en otage par des personnes tout juste capables de servir de caution au pouvoir en place ou de se désigner elles-mêmes candidates aux responsabilités et partant, se prêter aux mensonges de ceux qui tirent les ficelles en coulisses ! Ou par presse interposée. 

Les autres partis souffrent aussi d’un discours politique gangréné par la langue de bois et usé jusqu’à la corde. Les citoyens les critiquent dès lors qu’ils ont le sentiment que ces partis tournent complètement en « vase-clos » et sont de plus en plus déconnectés des réalités.
                     

Cela va-t-il apaiser le pays pour autant ? Pas si sûr !

Et le peuple? Qu’on ne s’y méprenne pas surtout de son silence ! Il saura, lorsque l’amplitude du tumulte dépassera celle du verbe flatteur, reconnaître les siens, car il a de tout temps, surtout dans les moments difficiles, su faire la part des choses, c’est-à-dire séparer le bon grain et l’ivraie. Ce peuple, on devrait s’abstenir de lui montrer ses ennemis, écrivait récemment un général à la retraite. Ce sont ceux de la nation, il les connaît, il suffit d’ailleurs de le lui demander et de daigner l’écouter ! 

Les Algériens ont tout voulu faire : révolution agraire, révolution industrielle, révolution culturelle et même la révolution de l’ordre mondial ! Ils ont apporté leur soutien au monde arabe et à la Palestine. Ils se sont ouverts à l’Afrique, mais les dividendes tardent à venir face à une démographie galopante et des ressources énergétiques, tarissables à terme.               

L’Algérie au futur n’offre pas de garanties, tout comme les candidats qui veulent être califes à la place du calife ! Sont-ils, vraiment, en capacité d’apporter des solutions aux vrais problèmes qui se posent au pays, et surtout à tenir le cap?
 

Auteur
Cherif Ali

 




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L’ère des responsables policiers est-elle réellement révolue ?

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REGARD

L’ère des responsables policiers est-elle réellement révolue ?

Je voudrais, à travers cette chronique, traiter d’un phénomène très répandu chez nos responsables éducatifs du directeur d’école à l’inspecteur de la circonscription.

Le manque d’expérience chez ceux-là, ainsi que leur obsession pour régner sur les établissements scolaires a nui à la réelle mission pour laquelle ils sont nommés.

L’objet de cette chronique est inspiré d’une visite d’inspection récemment organisée par un inspecteur chez un collègue en l’occurrence Monsieur A. M., un ancien éducateur sortant de l’I.T.E de Béjaia et dont les qualités sont indéniablement reconnues par l’ensemble des enseignants.

En Algérie, dans le secteur de l’éducation, devenir responsable ne veut pas dire cultiver la terreur, ni semer l’épouvante au sein des enseignants, un directeur est d’abord un partenaire sociable, compréhensif, cultivé, la pédagogie doit être son apanage, le style de la frayeur doit être banni de tous les procédés scolaires.

Le comportement policier des inspecteurs doit être exclu voire puni par la loi, ce n’est pas en usant de leur titres qu’ils finissent par s’octroyer le titre de bourreaux. Un vrai inspecteur est celui qui use de son savoir- faire pour aider l’enseignant à s’intégrer graduellement dans ce pointilleux métier qu’est l’enseignement, les méthodes anciennement utilisé sont révolues, la place doit être cédée à la bonne gestion, à l’exemple de bienveillance, il est impératif aux inspecteurs de greffer l’amour du travail chez tous les stagiaires tout en respectant les piliers de l’enseignement que sont les anciens instituteurs devenus par le flux  de l’expérience des écoles d’où    il faut extraire le meilleur avant leur départ en retraite.

Des façons d’inspection sont à dénoncer tant l’impunité garantie par la tutelle a fait germer des comportements insolites, gravissimes, on remarque étonnamment qu’une fois un enseignant est promu au grade de directeur ou d’inspecteur il innove en matière de la répression à la place d’être un parangon de souplesse et de compréhension.  L’élève reste le seul meilleur moyen pour évaluer l’enseignant.

Enjoliver sa paperasse, décorer son cahier-journal, embellir ses fiches n’est, en somme,qu’une manière d’évaluer le superflu au détriment de l’essentiel. L’enseignement est le métier le plus exigeant, c’est pour cette raison qu’il est indispensable de bien former les responsables  de tous les paliers, les munir de bagages pédagogiques, de méthodes qui privilégient  la réussite des élèves à fortiori sont issus des milieux défavorisés.

Un appel est lancé à tous les acteurs de la famille éducative en particuliers aux  inspecteurs auxquels est incombée la tâche de former, orienter et de conseiller les nouveaux enseignants en les engageant dans le rôle d’éducateurs actifs afin de les inciter à avoir une relation riche avec leurs  élèves parce que ce rapport reste un facteur clé pour la réussite scolaire et éviter ainsi le fléau de la déperdition.

Gagner la confiance de l’enseignant, c’est l’inciter à la création, c’est aussi  garantir la stabilité du secteur tant perturbé par les réformes de façades et les grèves.    

 

Auteur
Rachid Chekri

 




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Le foot en Algérie : une miséricorde à sa juste valeur

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Tribune

Le foot en Algérie : une miséricorde à sa juste valeur

Magouille, violence et drogue, c’est le moins qu’on puisse dire, non pas sur les mafieux italiens, ni sur le vécu de Pablo Escobar, mais il s’agit tout simplement d’un football algérien gangréné par des scandales avec bien évidemment l’argent public.

Le secteur de la jeunesse et des sports s’est offert ces derniers temps le soutien de l’entreprise Sonatrach, l’une des plus riches en Afrique, pour gérer des clubs professionnels constamment déficitaires avec le management d’individus qui sortent de nulle part. Résultat ? une discipline squattée par des hommes d’affaires, des politiques ainsi que par des récidivistes, dont la marginalisation des éducateurs sportifs dûment qualifiés par leurs études spécialisés, impose des faits qui demeurent tout, sauf une pratique en éducation physique et sportive.

En ce début d’année de 2019, on en aura vu de toutes les couleurs dans notre soi-disant, championnat professionnel, qui met en avant les dérives d’arbitrage, des scènes de violence, de dopage et pour en finir, des huis-clos prémédités sans que cela ne soit vraiment inquiéter ni par quiconque audite et encore moins par les fameuses commissions d’enquêtes et pourtant, ce n’est pas les lacunes qui se font désirer.

Un paradoxe fruit d’une société étouffée par la politique d’austérité tandis que des milliards coulent à flot dans un domaine qui scande son ras-le-bol et qui s’est malheureusement soldé des conclusions amères mais logique au même temps.

Car en tenant compte des statistiques référencées au cours de cette décennie, et plus précisément, depuis sa professionnalisation en 2010, nous allons vite apercevoir, qu’aucun stade parmi les cinq prévus n’a été inauguré, seulement un club titré en échéance internationale, en l’occurrence, l’ES Sétif en 2014, et des joueurs incapables de décrocher la moindre titularisation dans leur propre équipe nationale et le comble, ce sont ces entraîneurs locaux considérés comme étant, une espèce en voie de disparition.

Mais où est donc passé tout cet argent ? Peut-être que la réponse se trouve dans l’affaire du jeune joueur Mouloudéen, qui s’est avéré consommateur de cocaïne à l’issue des testes antidopage, une manœuvre qui confirme qu’en fin de compte, l’argent du peuple échoue chez les trafiquants de drogue.        

 

Auteur
Anès N.

 




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L’affiliation obligatoire de la main-d’œuvre étrangère en débat à Batna

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REGION

L’affiliation obligatoire de la main-d’œuvre étrangère en débat à Batna

Dans la continuité des campagnes de sensibilisation à la déclaration des salariés effectuées durant ces deux dernières années, la direction de la CNAS de Batna (Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés) a organisé au niveau de son siège, fin de semaine dernière une journée d’études intitulée sur la main d’œuvre étrangère non déclarée.

“Cette campagne de sensibilisation relative à la déclaration de la main d’œuvre étrangère, permet, selon Ait El-Hocine Mourad, de sensibiliser surtout les employeurs privés ou publics à déposer  leurs déclarations annuelles concernant tous leurs employés étrangers”.

Le directeur ajoute que l’objectif visé par ces actions d’information et de sensibilisation, est la lutte contre le travail informel et sur l’importance de l’identification des assurés par la caisse afin de leur garantir leurs droits.

A ce sujet des portes ouvertes ont été organisées en collaboration avec la direction de l’emploi les 13 et 14 janvier.

Selon son directeur Ait El Hocine Mourad, la loi relative aux soumis en matière de sécurité sociale stipule l’obligation de l’affiliation de cette catégorie exerçant une activité salariée ou assimilée, à quelque titre ou en quelque lieu que ce soit et quels que soient le montant ou la nature de leur rémunération et la validité de leur contrat ou leur relation de travail.

Toujours, selon Ait El-Hocine M, indiquant au Matin d’Algérie qu’à ce propos, il va de soi à tous les employeurs quelle que soit le degré, niveau et l’importance de l’entreprise de procéder à la déclaration et affiliation de leurs salariés.

Sachant que des procédures juridiques et réglementaires sont consignées dans les décrets de la loi relative à l’emploi des travailleurs étrangers. En outre, il est à signaler qu’en matière de d’obligations,(Art.21 de la loi 81-10) l’organisme employeur est tenu d’aviser les services de l’emploi territorialement compétents de toute résiliation de contrat de travail d’un travailleur étranger dans les quarante-huit (48) heures, le travailleur étranger concerné est tenu de restituer le permis de travail ou l’autorisation de travail temporaire à son organisme employeur, lequel doit l’adresser aux services de l’emploi territorialement compétents au plus tard quinze (15) jours après la date de rupture de la relation de travail.

Auteur
Abdelmadjid Benyahia

 




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Libye, des révolutionnaires aux rebelles

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PUBLICATION

Libye, des révolutionnaires aux rebelles

Les migrants dont on a tellement parlé ces dernières années ont pour point de départ pour les ports européens les rivages méditerranéens de la Libye. Une vidéo tournée dans ce pays montrait des esclaves au XXIème siècle et les gens qui l’ont visionnée ont eu du mal à y croire.

La Libye a comme particularité d’avoir de nombreuses frontières avec ses voisins et, pour certains, des frontières à n’en plus finir. Sur son flanc est, l’Egypte est le grand voisin qui a fait fantasmer Tripoli du temps de Nasser et de Sadate. Plus au sud que l’Egypte, le Soudan touche le désert libyen sur une courte distance sur sa partie sud-est. Le Tchad longe l’extrémité sud avec, tout le monde s’en souvient, la fameuse crise du Tibesti qui a été le point culminant de la crise qui a opposé les deux pays.

Un peu plus à l’ouest du Tchad, quelques kilomètres délimitent la séparation avec le Niger. Puis les déserts algérien et libyens se frottent l’un à l’autre sur près de mille kilomètres. Et en remontant carrément vers le nord à partir de ces confins, la Tunisie avec, là aussi, les relations « je t’aime moi non plus » avec Bourguiba. Au nord, sur façade aqueuse, la Méditerranée avec en point de mire Malte d’abord et la botte italienne ensuite. Le tableau est brossé.

C’est à partir de cette situation géographique au centre de la mer Méditerranée que l’on saisit l’importance stratégique de la Libye.

La situation politique, quant à elle, est autrement enchevêtrée. De la chute de Mouammar Kadhafi à l’émergence récente de Fayez el-Sarraj, président du Conseil présidentiel, instance reconnue légale par les instances internationales, et du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est du pays, c’est tout un imbroglio qu’il est difficile de démêler.

Avec Libye, des révolutionnaires aux rebelles, Hélène Bravin et Kamel Almarache ont cosigné un document qui nous permet de saisir et de comprendre comment l’armée libyenne s’est désagrégée et comment l’administration a été anéantie. Mieux, les auteurs nous font découvrir ce qui différencie le gouvernement légitime, enfin celui qui est reconnu internationalement, l’armée « régulière », l’armée de l’est de Haftar et les djihadistes. Ajoutons à cela deux parlements, l’un qui siège à l’est et l’autre à l’ouest.

Hélène Bravin et Kamel Almarache, à travers cet essai, démêlent l’embrouillamini de ce pays de tribus, scindé, depuis la chute de Kadhafi, entre des pouvoirs situés à l’est et à l’ouest. Alors que la situation n’évolue plus depuis un certain temps, le défi posé est immense pour espérer un semblant de normalité dans les mois à venir. La restauration de l’unité libyenne ne semble pas encore être à l’ordre du jour.

Kamel Bencheikh

Libye, des révolutionnaires aux rebelles. Hélène Bravin et Kamel Almarache, Editions Erik Bonnier

 

Auteur
Kamel Bencheikh

 




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