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Parle-moi …

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LE COIN DES POETES

Parle-moi …

Parle-moi de liberté

Parle-moi d’honnêteté

Je n’ai vu que lâcheté

Subornation et immoralité

Parle-moi du passé

Assez de se sentir floué

Depuis que la dignité

Fut remplacée par la grossièreté

La vulgarité supplée à l’humilité

Le bas-peuple se sent déshérité

La voix des hommes est étouffée

Depuis qu’ils ont tronqué

Leur terre, leur identité

Pour quelques liasses de billets

Parle-moi de vérité

Parle-moi de réalité

Tant de larmes ravalées

Tant de sourires brimés

Nulle ombre de gaité

Quand je vois la vulgarité

Hissée au rang de familiarité

Longtemps vous nous avez bernés

Par des historiettes rabâchées

À longueur de journée

Parle-moi de mon avenir confisqué

L’ombre du doute plane sans abdiquer

Ton corps invasif et vérolé

Invite à te quitter

Mais, mon amour reste à tes côtés

Pour dissiper l’obscurité

En s’abreuvant de l’objectivité

Froide de tes antiquités.

 

Bachir Djaider

Mardi 19 février 2019 

Cet espace est le vôtre ami(e)s poète(esse)s. Nous vous le réservons pour la publication de vos poèmes avec votre illustration.

 

 

Auteur
Bachir Djaider, journaliste et écrivain

 




H’mida Layachi quitte le staff de campagne d’Ali Ghediri

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EXPRESS

H’mida Layachi quitte le staff de campagne d’Ali Ghediri

Le staff de campagne du candidat à la candidature Ali Ghediri vient de connaître une première défection. Son directeur de communication, le journaliste Hmida Ayachi, a annoncé sur sa page Facebook son retrait de la direction de communication et de toute la campagne au profit du général-major à la retraite.

Il justifie cette décision par « l’interview » qu’aurait accordée le candidat à un blogueur où un facebooker et ce, sans informer la direction de communication.

Et ce n’est pas la première fois, précise Hmida Ayachi, que le candidat s’adonne à ces pratiques « volontaristes et non-professionnels », qui entament son crédit d’homme de rupture et « en contradiction radicale » avec ses déclarations antérieures.

Auteur
Y. R.

 




Algérie : main basse sur l’économie et la souveraineté

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REGARD

Algérie : main basse sur l’économie et la souveraineté

« Les libéralisations leur ont donnés des ailes, mais ne leur ont pas permis encore de voler trop haut ». Ils ont eu l’argent, il leur faut maintenant le pouvoir.

Cette prétention de la bourgeoisie affairiste à s’ériger en classe dirigeante est lestée des limites étroites de son horizon de profitabilité. Quant au fond, des handicaps historiques l’ont confinée à la périphérie de la sphère des activités porteuses de dynamisme économique, technologique, social. En bref, la sphère d’activités qui lui aurait conféré la légitimité de classe – agent  historique du développement national.

Sa mise en selle pour s’emparer des rênes du pouvoir politique ne peut être le produit de son propre moteur interne. 

Il faut rappeler que dans les cas de la Corée du Sud, de l’Indonésie, du Brésil, du Chili, par exemple, c’est le capital multinational, des Etats-Unis en particulier, qui a agi directement, au forceps, de manière particulièrement sanglante, sur la formation et la mise en selle des classes dominantes. 

La «nôtre», aussi, devra s’appuyer, pour ce faire, sur les pressions directes et indirectes du capital multinational pour impliquer le pouvoir dans un consensus préfabriqué par le haut qui doit servir de faire-valoir légitimant le basculement du système politique et institutionnel.

Sur quoi doit porter le compromis ? Sur une plus grande soumission des règles institutionnelles aux appétits du capital privé et sur le renoncement au projet de développement national, c’est-à-dire autonome.

En d’autres termes, donner le pouvoir économique et donc de décision à ceux qui n’écoutent que le critère du profit. Mais dans le contexte d’un espace périphérique sur déterminé  économiquement, les déterminants du profit ne sont internes qu’en apparence, ils obéissent, fondamentalement, aux leviers de commande du centre. Les décisions de politique économique nationale ne vont plus correspondre aux nécessités et choix intérieurs mais dépendre d’abord de considérations internationales.

Dans cette économie ouverte et alignée sur la commande centrale, il s’ensuit qu’il est impossible de ne pas faire ce que les autres font. Les décideurs sont structurellement limités par la nature et les règles du système dont ils font partie.

La discipline du capital ayant désormais étendu sa sphère de validité à l’espace national, quelles marges de manœuvre, leur restera-t-il, sous la contrainte de l’efficacité globale et de la rentabilité financière ?

Quelle influence peut exercer, en l’occurrence, l’«acteur» Algérie sur le taux de change du dollar ou sur le prime rate de la FED (la banque centrale des USA) qui commandent le mouvement des capitaux et leur orientation à l’échelle mondiale, déterminant dans une grande mesure la hiérarchie des zones d’accumulation rentable et de profits maximum ?

L’Etat peut-il orienter les capitaux conformément à la volonté politique «nationale» ? Le mode de production dans un pays donné peut-il être gouverné par des lois de fonctionnement antinomiques avec celles qui commandent le fonctionnement du mode de production dans lequel il s’est inséré à l’échelle internationale ? On voit que la perspective d’un capitalisme «national» est potentiellement conflictuelle, pour ne pas dire impossible. Une chimère, à vrai dire.

En réalité, ce qui est attendu de l’Etat, dans cette phase, c’est de reconfigurer son rôle pour imposer les conditions économiques, politiques et sociales de l’alignement sur la commande centrale, soit la reconversion de l’espace économique national pour permettre la pénétration illimitée des firmes nord américaines et européennes dans le marché national.

Un statut de sous-périphérie qui consacrera définitivement  la fin de toute l’autonomie de décision nationale et videra totalement  de son contenu économique et social l’indépendance nationale. Est-ce que finalement tout le long et dur combat plus que séculaire pour l’indépendance nationale ne fut qu’une impasse parce que nous ne pouvons être rien d’autre qu’un appendice de l’empire néo-colonial ?

Abdelatif Rebah, docteur en économie et spéctialiste des questions énergétiques

Auteur
Abdelatif Rebah

 




7759 affaires traitées par la police dans la wilaya de Batna

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REGION

7759 affaires traitées par la police dans la wilaya de Batna

Dans une conférence de presse animée par le chef de service Sassi Abdelkader en présence de l’ensemble des officiers et commissaires, au siège de la direction de la sûreté de la wilaya de Batna, il a été question de rendre compte du bilan annuel de 2018, sur l’ensemble des 21 daïras comprenant 61 communes de la wilaya de Batna.

Dans ce contexte, le  bilan a été présenté et lu par le premier responsable de ce corps de sécurité indiquant les chiffres sur les différents dossiers traités de manière générale sur la  délinquance dans la wilaya durant l’année écoulée. Selon Sassi Abdelkader, les services de sécurité de la wilaya de Batna ont enregistré 7759 affaires diverses suite aux statistiques données, dont 08 affaires de crimes ont été traitées à 100% impliquant 13 individus et 67 autres affaires de vols de voitures dont 37 d’entre elles ont été aussi traitées. Soit 23 véhicules sur 44 ont été récupérés.

Au registre de la lutte contre le trafic de drogue, 676 individus, impliqués dans 456  affaires de détention et de consommation de stupéfiants, ont été écroués.

23.716 kg, 15873 comprimés psychotropes, 63989 bouteilles de boissons alcoolisées diverses en plus de 254.8 gr de cocaïne ont été saisis, est-il indiqué le bilan annuel.

Alors qu’au registre des constructions illicites, on relève 577 PV d’infractions. Aussi, il a été procédé à 41 démolitions d’habitats sur ordre des autorités administratives.  En outre, 7759 affaires diverses impliquant 7905 individus dont 4157 arrêtés.

Pour information la wilaya de Batna avec ses 1.300.000 habitants est classée 5e au niveau national, soit un policier pour 300 habitants.

 

Auteur
Abdelmadjid Benyahia

 




Khenchela : un portrait géant de Bouteflika déchiré et piétiné par des manifestants

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Présidentielle

Khenchela : un portrait géant de Bouteflika déchiré et piétiné par des manifestants

Un poster géant du candidat-président Bouteflika a été décroché de la façade de la mairie et piétiné par une foule de manifestants à Khenchela (*).

Environ un millier d’opposants au 5e mandat et des soutiens de Rachid Nekkaz se sont rassemblés et ont enlevé un poster géant de Bouteflika de la façade de la mairie de Khenchela ce mardi matin et l’ont piétiné.

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Cette action est une réponse à un message provoquant posté la veille par le maire de la ville Kamel Hachouf où il a défié les citoyens de la ville d’accueillir l’activiste politique et candidat à la présidentielle Rachid Nekkaz : « Moi maire de Khenchela, lit-on dans la publication , je soutiens le 5eme mandat de Bouteflika et défie quiconque de venir demain accueillir Nekkaz ou tout autre candidat ….. si vous êtes des hommes venez demain », lit-on dans une publication attribué à Kamel Hachouf et supprimé depuis.

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Cette publication s’est propagée comme une trainée de poudre sur les réseaux sociaux et a provoqué une grande indignation parmi les citoyens de la wilaya.

Ce mardi matin, une grande foule de plusieurs milliers de Khenchelis s’est rassemblée devant le siège de la mairie regroupant des soutiens de Rachid Nekkaz mais aussi d’autres citoyens indignés par la provocation du maire de la ville.

« Nekkaz Président ! », « Non au 5e mandat » étaient les slogans scandés par une foule de plus en plus nombreuse et bruyante.

La tension atteint son paroxysme lorsque des jeunes pénètrent dans la mairie et à partir de la terrasse enlèvent un poster géant de Bouteflika et un drapeau algérien que les services de la mairie se sont empressés d’accrocher lorsque Rachid Nekkaz a annoncé sa venue.

Ce dernier est arrivé peu après et a été chaleureusement accueilli par une foule enthousiaste à l’image de celle de Batna et d’Oum El Bouaghi qu’il a visitées hier lundi au début de son périple auressien en quête de signatures pour lancer sa candidature aux présidentielles prochaines.

Voir la vidéo : https://www.dzvid.com/2019/02/19/khenchela-des-citoyens-dechire-le-portait-geant-de-bouteflika/

Auteur
Jugurtha Hanachi

 




Violences en Haïti: le gouvernement nie avoir engagé des mercenaires

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EXPRESS

Violences en Haïti: le gouvernement nie avoir engagé des mercenaires

Après dix jours de manifestations violentes, un certain calme est revenu en Haïti mais la tension reste forte car l’opposition réclame toujours la démission du président Jovenel Moïse.

Dans ce contexte si fragile, l’arrestation dimanche soir d’un groupe de sept étrangers et un Haïtien en possession d’un arsenal de guerre est venue alimenter les rumeurs, mais le gouvernement nie avoir enrôlé des mercenaires.

« Le pouvoir exécutif ne saurait engager des mercenaires pour venir terroriser la population par laquelle nous avons été mandatés et que nous avons la responsabilité de servir. » C’est par ces mots que le secrétaire d’Etat à la Communication, Eddy Jackson Alexis, a démenti lundi soir au téléphone les allégations de possible enrôlement de mercenaires par le gouvernement.

Pour qui travaillent donc ces hommes arrêtés dimanche soir par la police en possession de quantité d’armes de guerres et de matériel de télécommunication ? Et pour quelle mission ont-ils été embauchés ? C’est le grand sujet d’interrogation.

Des fusils d’assaut retrouvés

Il s’agit de cinq citoyens américains, d’un Serbe, d’un Russe et d’un Haïtien. Dans leurs voitures six fusils d’assaut, autant de pistolets, des centaines de cartouches, deux drones professionnels, des téléphones satellitaires et des plaques d’immatriculation, ont été retrouvés.

Le tableau a de quoi faire paniquer. Même le secrétaire d’Etat à la communication le reconnaît mais c’est à la justice de faire la lumière sur ce dossier. L’enquête est en cours, a-t-il assuré.

Auteur
RFI

 




Ouled-El-Bahdja : « Ultima Verba» au 5ème mandat ! (Vidéo)

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COUP DE GUEULE

Ouled-El-Bahdja : « Ultima Verba» au 5ème mandat ! (Vidéo)

Un quarteron de courtisans qui représente un candidat fantomatique.

Si parler vrai au « zawali » pour l’éveiller, en lui renvoyant l’image de ses bourreaux, est l’art de l’artiste et du poète, le groupe Ouled-El-Bahdja peut être fier de chaque message que ses productions distillent pour revivifier une jeunesse prise en otage par une bande d’octogénaires séniles qui feraient mieux de penser à racheter leurs péchés dans ces ultimes instants de leurs existences sur Terre, au lieu de s’accrocher à un pouvoir qui finira tôt ou tard par leur échapper et les emporter !

Quoique vous fassiez, Ouyahia, Sellal et Cie, vous n’enterrerez pas le peuple avec Bouteflika ! Car, il n’échappe à personne que c’est ce que vous voulez ! Quoique vous fassiez, vous ne ferez pas rentrer Aek El Mali dans l’Histoire du pays, sinon comme celui d’un nain égocentrique qui vous fait croire qu’il est la réincarnation de Ramsès II, de Toutankhamon et de Jésus-Christ, tous trois réunis dans l’égo surdimensionné d’un petit imposteur des frontières, aidé de serviteurs zélés dont l’âme n’a pas valeur du moindre dinar !

Avec des mots simples, Ouled-El-Bahdja décrivent la rupture entre ces vieillards qui confisquent le pouvoir pour se servir et le peuple qu’ils sont censés de bienveillance couvrir !

Après « Kilouna », « Y’en a marre », « El casa d’El-Mouradia », etc., des titres qui totalisent des millions de vue sur Youtube et font fureur dans les stades depuis des mois, repris en chœurs dans les gradins par une jeunesse désabusée mais débordante de vitalité, une jeunesse qui ne sait plus où ni comment canaliser sa fureur de vivre ; Ouled-el-Bahdja nous reviennent avec un titre qui résume, à lui seul, des dizaines de chroniques sur les dérives que vit le pays depuis 1962, et surtout depuis les vingt années de gabegies et d’usurpations que le retour d’Aek-El Mali a amplifié ! 200.000 écoutes en 24 h, c’est ce qu’affiche le compteur de « Ultima Verba » (dernier avertissement) (*), un titre, comme les précédents, qui qui ne tardera pas à être hurlé par cette jeunesse avide de soleil, de liberté et d’expression, et qui se retrouve dans des sous-sols, bâillonnée par les tyrans des frontières et leurs serviteurs !

Quelques perles de vérité parmi tant d’autres :

« Les journées partent et reviennent mais l’injustice est toujours là ! »

« Ils n’ont laissé au « zawali » d’autre choix que celui d’adorer le trépas ! »

« Ils ont caché le soleil et nous ont abandonnés dans les sous-sols ».

« Le temps nous appartient, l’état chutera avec ceux qui ont construit l’Autoroute, mais Nous serons toujours là ! »

« Ceux qui ont sucé le sang (des chouhadas) hier sont ceux qui sucent le pétrole aujourd’hui ! »

« Et vous qui croyez que tout se vend et s’achète en en fixant le prix, sachez qu’El-Bahdja ne s’achète pas » !

En écoutant les paroles des titres phares de ce groupe d’Algérois, nos émotions ne résistent pas à un ballottement permanent entre satisfaction ; du fait que notre jeunesse a la même vision sur l’injustice du système Bouteflika que celui que nous avions envers Boumediene, et l’insupportable vérité que rien d’autre que le mal-vivre n’a été légué à ces jeunes pétillant de Vie qui n’aspirent qu’à reconquérir une liberté confisquée par une bande de petits vieux que même dame nature hésite à rappeler, évitant ainsi de souiller la terre berbère de leur pestilence physique et morale.

Il était temps que les arabophones se mettent à la chanson de revendication, car jusqu’ici, à part Baâziz, seuls les berbérophones maintiennent le cap d’une chanson d’éveil qui remonte aux années 1950. Peut-être bien avant !

À cet égard, il est permis d’affirmer que si la Kabylie perpétue la rébellion contre ce pouvoir de chenapans, c’est grâce au concours de nombreux chanteurs lucides qui maintiennent la jeunesse dans un état d’éveil permanent contre ces colons d’Oujda qui totalisent déjà la moitié de la présence des roumis sur nos terres !

En avant Ouled-El-Bahdja pour dénoncer « El-3ouhda el khamdja » ! Mais attention, pas de débordement ! Ils n’hésiteraient pas à vous canarder comme ils l’ont fait en 1980, en 1988, en 2001, ces vieilles canailles ! Déborder de vie, OUI ! mais défier la mort face à des prédateurs qui ne connaissent pas le sens du frisson, NON !

Auteur
Kacem Madani

 




L’absurdité du cinquième mandat ou la honte d’une nation

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TRIBUNE

L’absurdité du cinquième mandat ou la honte d’une nation

Le cinquième mandat relève d’une absurdité absolue. Un non-sens. Absurde parce que le président Bouteflika auquel on prête l’intention de briguer ce cinquième mandat qui fait honte à la quasi majorité du peuple algérien souffre depuis plusieurs années d’une grave maladie qui le rend non seulement incapable de coordonner ses mouvements, mais aussi incapable d’être le maître de ses facultés réflexives.

Paralysé au point de ne pouvoir se mouvoir que par le biais d’une chaise roulante, le président dont le regard perdu, hagard, inspire la compassion, n’a plus les capacités intellectuelles requises pour conduire à bien les affaires d’une grande nation, comme la nôtre.

Pourtant l’on s’acharne à le réélire, contre toute évidence, pour la cinquième fois consécutive à la tête de la magistrature suprême !

En supposant que le président soit en bonne santé, le cinquième mandat « brigué » est en lui-même contraire à l’esprit de l’alternance, et au « pluralisme démocratique » déclamé et clamé à la face du monde.

En l’occurrence, vouloir porter à tout prix un homme ankylosé, grabataire et inconscient, à la tête de l’Etat, c’est non seulement manquer de respect et de considération à ce président physiquement affaibli, et néanmoins présenté comme sain malgré lui, mais c’est faire boire également au peuple algérien la coupe jusqu’à la lie ! En un mot, imposer le président Bouteflika comme candidat unique à sa propre succession, c’est faire subir au peuple algérien mille avanies. Comme si l’Algérie manquait des hommes éligibles et de candidats compétents !

Risée des Nations civilisées, l’Algérie l’est devenue en effet par le spectacle piteux, lamentable, qu’offre l’image d’un président prostré dans son fauteuil roulant. Au contraire, les partisans du président momifié qui ont perdu toute honte n’ont absolument cure des railleries et des quolibets des nations étrangères.

Certes les concurrents du président frappé d’aphasie ne sont guère mieux lotis politiquement pour prétendre à sa succession. En effet, les candidats des partis d’opposition aussi bien « démocratiques » qu’islamistes ne présentent point une alternative crédible par rapport au système de Bouteflika.

Opportunistes, aux principes volatiles et à l’esprit inconsistant, ces candidats sont attachés par intérêt beaucoup plus au maintien du statu quo qu’au changement radical de l’ordre établi.

Reste maintenant à savoir qui peut, parmi les candidats en lice, satisfaire aux attentes d’un peuple fatigué et las par le marasme d’une gestion politique conduite à huis clos.

Le général-major Ali Ghediri, sauveur de l’Algérie ?

Peut-on, comme certains le pensent déjà, que le général-major à la retraite, Ali Ghediri, sorti presque ex nihilo, pourrait sauver l’Algérie du naufrage dans lequel le régime de Bouteflika l’a enfoncée ? Rien n’est moins sûr.

Ce général-major dont j’ai entendu ici et là les déclarations absconses me parait bien, d’une part, assez terne pour jouer le rôle de rassembleur, et d’autre part, très novice en politique pour présider au destin d’une grande nation, compliquée, complexe et rebelle à la fois. Mais que représente-t-il au juste pour se porter candidat au présidentielle du 18 avril prochain ? Une opinion, un parti politique, un clan ou une coterie ? A l’entendre, il ne représenterait que les intérêts de l’Algérie et ne voudrait assumer d’autres rôles que ceux de la rupture, mot qui revient comme un leitmotiv dans sa bouche.

Son programme égrené en huit points dans sa page Facebook se veut une rupture avec les pratiques répréhensibles du système de Bouteflika, telles que, entre autres, « l’autoritarisme et le système rentier et clientéliste.. » ; il promet de fonder une seconde République, « réellement démocratique et moderne » ainsi qu’un Etat de droit respectueux des libertés individuelles et des valeurs des différentes composantes nationales ( arabe, amazigh…).

Pourtant toutes les pratiques répréhensibles que ce général-major dénonce avec force ont prospéré du temps où le général Toufik était encore « Rab Dzayer » (Le Dieu de l’Algérie), et auquel ce Ghediri doit sa carrière et ses promotions successives jusqu’à sa mise à la retraite anticipée en 2015. « Le système rentier et clientéliste » ainsi que « celui des groupes d’intérêts et des oligarques » existait donc du temps de Rab Dzayer et l’on se demande pourquoi le général-major Ghediri n’avait rien fait pour contribuer à son éradication…

Quand les « intellectuels » viennent à la rescousse d’une « casquette » en renonçant à leur indépendance d’esprit

On vient de le voir, le programme politique du général-major Ghediri se réduit à un discours du déjà-vu et de vœux pieux. Un programme qui se veut une rupture avec les pratiques du népotisme, du clientélisme et de leur cortège de corruption et de corrompus, alors que ces pratiques condamnables sont antérieures au système de Bouteflika, lequel, n’a fait, il est vrai, que les accentuer.

Que le général-major à la retraite entre en lice dans cette compétition, ça se comprend. Ce qui l’est moins en revanche, c’est le fait que des intellectuels, comme mon ami H’mida Ayachi, apporte son soutien et sa caution «morale» de journaliste et d’intellectuel à un général mû plus par des ressentiments évidents envers le président Bouteflika dont on connaît, par ailleurs, le sentiment revanchard que par des convictions dépourvues d’arrière-pensées politiques et d’ambitions personnelles.

En devenant chef de campagne d’un militaire tombé en disgrâce et soucieux de prendre sa revanche, H’mida Ayachi s’est-il rendu compte de la perte de son indépendance d’esprit et de sa crédibilité en tant qu’intellectuel ? La même question s’applique à l’avocat Aït Larbi qui s’est mis, lui aussi, au service du même général dans le seul but de discréditer Bouteflika et son cinquième mandat.

L’intellectuel, le vrai, ne devrait-il pas se tenir à distance des querelles des chapelles et des clans ? Certes, il peut prendre des positions, émettre des critiques, faire des propositions, aider à l’élaboration d’une politique intelligente au service du gouvernement, mais en restant toujours impartial. L’impartialité est la grande rançon de l’honnêteté et de la liberté de l’esprit, sans lesquelles, il n’y a point d’intellectuel digne de ce nom.

Je pourrais bien dialoguer et même conseiller les deux antagoniques sans pencher pour autant en faveur de l’un contre l’autre. Telle devrait être, selon moi, la démarche que devrait adopter l’intellectuel qui se respecte…
 

Auteur
Ahmed Rouadjia, Professeur des Universités

 




Un livre sans concession de Jean-Pierre Filiu sur Netanyahu

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PUBLICATION

Un livre sans concession de Jean-Pierre Filiu sur Netanyahu

«Main basse sur Israël, Netanyahu et la fin du rêve sioniste » est le dernier livre écrit par Jean-Pierre Filiu et publié par les Editions La Découverte.

L’auteur plonge dans le passé de l’actuel premier ministre israélien. Il ne passe rien à Benyamin Netanyahu. Ses manœuvres, son machiavélisme brutal, ses nombreuses affaires qui lui font craindre la loi d’airain de la justice mais aussi et surtout sa volonté d’annihiler toute possibilité d’un Etat palestinien digne de ce nom.

« On ne peut qu’être perturbé par l’alliage de perversité et de médiocrité qui en caractérise le personnage », assène Jean-Pierre Filiu. Il y a de quoi quand on lit la somme d’informations colligées dans cet ouvrage particulièrement à charge.

Le professeur Filiu scrute le passé révisionniste de son père, sa vie aux USA avant de rejoindre Israël. Contrairement à son frère, Netanyahu choisira les études à l’armée.

Dès son entrée en politique, il assimile un discours des extrêmes et fait du thème du terrorisme une question centrale de son argumentaire. « L’URSS jusque-là présentée comme « le parrain du terrorisme international » a beau avoir disparu corps et biens, le terrorisme demeure pour Netanyahu une menace existentielle qu’aucun des gestes accomplis par l’OLP, à commencer par la reconnaissance solennelle d’Israël, ne saurait amender. »

D’ailleurs, écrit l’auteur, Benyamin Netanyahu en est arrivé à cautionner « des meetings où sont scandés des slogans tels que « Rabin est le chien d’Arafat », voire « Mort à Rabin ».

Ambitieux en diable, l’homme ne recule devant rien pour assurer sa montée politique et à se faire de nombreux ennemis dans la classe politique. Il faut rappeler que Netanyahu a poussé son mépris de la question palestinien jusqu’à des limites peu tenables pour de nombreux Israéliens mêmes. Ce qui fera dire à Ronald Lauder, président du Congrès juif mondial : «Si les tendances actuelles se poursuivent, Israël fera face à un choix terrible, soit accorder la plénitude de leurs droits aux Palestiniens et cesser d’être un Etat juif, soit leur dénier ces droits et cesser d’être un Etat démocratique ».

En la matière, Benyamin Netanyahu a joué un rôle central. Durant ses 20 ans comme premier ministre, il aura torpillé toutes les tentatives de négociations avec les Palestiniens. « L’alliance stratégique nouée par « Bibi » avec les « sionistes chrétiens » et couronnée lors du transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem, accentue la distance prise par son gouvernement avec la diaspora », observe Jean-Pierre Filiu. Concluant que la « « fin du rêve sioniste » est bel et bien l’œuvre de Netanyahu. Et elle se nourrit d’une forme de deshumanisation »

Auteur
Kassia G.-A.

 




Ben Aknoun : les étudiants de la faculté de médecine demandent des comptes (Vidéo)

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EXPRESS

Ben Aknoun : les étudiants de la faculté de médecine demandent des comptes (Vidéo)

Les étudiants de la faculté de médecine de Ben Aknoun se sont rassemblés dans la matinée de ce lundi pour dénoncer le silence du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique au sujet de la gestion « catastrophique » des œuvres universitaires.

Le silence du ministère et celi des organisations estudiantines, après le crime perpétré à l’intérieur de la résidence universitaire Taleb Abderrahmane-2 à Ben Aknoun, demeure un grand mystère que la communauté estudiantine ne le tolère plus.

Les contestataires ne comprennent pas le fait que les sanctions tardent à venir à l’encontre des responsables d es conditions médiocres qui règnent dans les cités universitaires. En réalité l’assassinat du jeune étudiant Assil est le sommet d’un profond malaise.

En accentuant leurs revendications pour tenter de mettre un terme aux fonctions de tous ceux qui sont associés au laisser-aller et à leur tête le directeur de la résidence universitaire Taleb Abderrahmane-2, les étudiants en médecine sanctionnent aussi l’attitude des organisations estimant qu’elles n’ont aucune légitimité chez la communauté estudiantine.

Arrêté le vendredi dernier par les éléments de la sûreté de Bouzaréah sur les hauteurs d’Alger, le meurtrier présumé d’Assil Bellalta, qui n’est autre qu’un étudiant de 22 ans, qui suit un cursus en science économique à l’université Alger-3 de Dely Ibrahim, a été mis en mandat de dépôt par le juge d’instruction de Bir Mourad Raïs au niveau du tribunal de Saïd Hamdine, après être passé aux aveux en présence de la famille de la victime, dans une séance qui s’est déroulée sous haute surveillance en précaution à l’envahissement des étudiants.

Auteur
La rédaction