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Des vendeurs de boissons alcoolisées sous les verrous à Arris (Batna)

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AURES

Des vendeurs de boissons alcoolisées sous les verrous à Arris (Batna)

Les services de police relevant de la commune d’Arris située à 75 km de Batna ont pu mettre hors d’état de nuire un individu âgé de 28 ans avec en sa possession une grande quantité de bouteilles de boissons alcoolisées. Soit 1265 bouteilles destinées à être revendues au marché noir.

Le présumé trafiquant a été arrêté en flagrant délit de fourguer sa marchandise en plein centre-ville d’Arris sans autorisation, ni registre de commerce, ni factures.

Dans le même sillage, un peu plus loin dans la même commune, un autre individu âgé de 27 ans a été également  arrêté  avec en sa possession 89 bouteilles de boissons alcoolisées diverses dissimulées à l’intérieur de son véhicule.

Les deux individus ont été arrêtés puis ont été présentés devant le procureur de la république près le tribunal d’Arris, et ce, sous les chefs d’inculpation de constitution d’association de malfaiteurs et commerce illégal des boissons alcoolisées (sans factures, ni registre de commerce). Quant à la marchandise saisie, elle a été transférée aux  services des domaines.

Il est à savoir que ce fléau a une fois de plus pris de l’ampleur dans la wilaya. Et s’il y a trafic, c’est qu’il y a une clientèle pour cette marchandise.

En parallèle, il faut signaler aussi que le nombre des accidents de la circulation est en hausse pour cause de conduite en état d’ivresse.

 

Auteur
Abdelmadjid Benyahia

 




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 L’escalade du danger et du burlesque !

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Présidentielles du 18 avril 2019

 L’escalade du danger et du burlesque !

Les « élections » telles que le pays les a vécues depuis l’indépendance, dans l’opacité et le mépris, n’ont jamais rejailli de façon positive sur l’Algérie.

Elles ont toujours donné lieu à des mises en scène, des manœuvres grossières du pouvoir et ont été systématiquement des moments paroxysmiques de luttes d’appareil, qui ont mis le peuple sur la marge de la scène politique et ajourné l’édification réelle d’institutions démocratiques.

C’est pourquoi les incertitudes et les tensions dans lesquelles s’enfonce le pays ne font qu’empirer de jour en jour :

  • Un président à la tête du pays depuis deux décennies, à l’état de santé calamiteux depuis plus de cinq ans et dont la longévité au pouvoir ne semble pas du tout remise en cause par la maladie ;
  • La nomination d’un nouveau président du Sénat, Bensalah, vieux routier du sérail, laquelle confirme le sempiternel choix de l’entre-soi et accentue la gérontocratie du pouvoir. Mais une douzaine de postes du tiers présidentiel n’ont pas été pourvus. Notons que 26 sénateurs du tiers présidentiel ont été reconduits mais que 12 autres postes sont restés vacants. Est-ce à dire que les hommes de confiance ont manqué à l’appel ?
  • Une assemblée nationale bicéphale de fait, puisque déchirée par les luttes intestines que se livrent deux apparatchiks qui revendiquent chacun de son côté la légitimité de l’investiture, une nouvelle vacance à la tête du Conseil Constitutionnel après le tout récent décès de son Président.

– POUR SE RAPPELER : Bouteflika : Mugabe et putschiste à la fois (2) 

Ce qui est assez surréaliste dans ces présidentielles, c’est l’explosion de candidatures, plus burlesques les unes que les autres, de plus d’une centaine ( !!! ) de prétendants à la magistrature suprême, qui vocifèrent et trépignent de se jeter dans la foire d’empoigne qui s’annonce.

Au-delà de l’aspect ubuesque de cette situation, le malaise est bien plus profond que ce que le pouvoir et la scène politique donnent à voir en surface. Observons d’abord l’extrême prudence du sérail quant à l’annonce d’un cinquième mandat de son favori. Ce scrutin électoral semble gêner le pouvoir et met dans l’embarras aussi toute la classe politique. D’aucuns s’interrogent sur la posture inhabituelle des partis et ce, toute couleur politique confondue.

En revanche, nous nous réjouissons que le FFS, le RCD et Jil Jadid aient opté pour le boycott de la mascarade du 18 avril prochain. Espérons que cette inflexion salutaire de leur ligne politique ouvre de nouvelles perspectives au rapprochement des courants démocrates et à l’édification d’un large rassemblement républicain et patriotique.

Dans cette médiocrité ambiante, la candidature du général Ghediri à la présidence semble jouir d’une certaine respectabilité auprès de l’opinion et contraste par la pertinence du discours. Son surgissement « spontané » dans l’arène politique a jeté un pavé dans le marais des postulants mais un homme, aussi bardé de diplômes et aussi puissant soit-il, peut-il à lui seul plier l’ordre établi à ses volontés ?

Il pointe, certes son doigt accusateur contre la rente, fulmine contre la corruption, met en garde contre les dangers d’éclatement de la nation, mais son programme demeure généraliste et insuffisant, voire ambigu sur les questions sociétales.

A un moment où le pays est une véritable poudrière, le silence et les faux fuyants ne sont pas de mise car l’ambiguïté s’accommode mal de l’intransigeance qu’exige le combat pour consacrer le projet de société moderne et l’Etat de droit.

Faudrait-il accorder un blanc-seing à celui qui a fait de la question de l’Ecole un angle mort de ses lignes programmatiques alors que c’est cette institution essentielle qui façonne l’avenir en préparant les générations du futur ? Faudrait-il signer un chèque à blanc à celui qui a fait de la question des femmes un point aveugle de ses prises de position alors que l’émancipation des femmes est une exigence primordiale du progrès et un vecteur essentiel de la mobilisation de la société entière ?

Comment peut-on s’inscrire dans la « rupture », « le moule d’un projet de société moderniste » et l’édification d’une « seconde République » si l’on fait l’impasse sur la nécessité de la séparation du religieux et du politique et si l’on passe à la trappe le besoin d’une refonte radicale de la classe politique ?

En effet, la classe politique dans son ensemble est celle de tous les reniements. Celle-ci a quitté la terre ferme des principes pour naviguer dans les eaux troubles de la corruption. La compromission de cette classe politique est le tribut qu’elle a choisi de payer pour acheter la paix sociale dans le pays. C’est pourquoi l’Algérie doit tourner définitivement la page de tous les partis, partis-états, partis islamistes, partis démocrates lesquels n’ont aujourd’hui malheureusement d’autre rôle que celui de la brosse à reluire du pouvoir et de la courte échelle aux islamistes.

A bien y réfléchir, nous ne prendrons pas le train de « l’aventure » que nous propose Ghediri car le PLD ne croit ni au démiurge, ni aux solutions magiques et nous ne voulons pas jouer l’avenir du pays à la roulette russe. La candidature de Ghediri et celle de Bouteflika, c’est la division assurée de l’épine dorsale du pays, l’ANP avec toutes les conséquences fâcheuses que cela pourrait entraîner. Deux indices qui risquent de mener à des dérives dangereuses : l’interdiction, il y a quelques jours du forum du quotidien« Liberté » à l’hôtel Sofitel, qui recevait ce dimanche Sofiane Djillali.

La solution sage, c’est l’arrêt immédiat de ce processus « électoral » suicidaire pour éviter le chaos d’une part et ouvrir d’autre part la voie à une transition républicaine et patriotique. L’intérêt suprême du pays n’a pas de préférence partisane. Il transcende tous les clivages politiques. A l’exclusion des islamistes, le salut du pays passera par le rassemblement de tous les patriotes de l’arc républicain, quel que soit par ailleurs leur positionnement politique.

Cette convergence républicaine et patriotique appelle une transition politique pacifique. Celle-ci pourrait être menée à bien si l’ANP, institution républicaine qui a su défendre la patrie aux heures les plus sombres du terrorisme islamiste, s’engage à l’accompagner jusqu’à sa pleine réalisation.

Tout en lançant le débat autour de la nécessité de cette transition, proposition est faite, à tous les républicains et les patriotes soucieux de l’intérêt supérieur de la nation de la décliner selon les points suivants :

  1. – Transition nationale décrétée par le Président de la République et appuyée par les forces     vives du pays et ce, dans les meilleurs délais,
  2. – L’ANP en est garante du caractère pacifique et démocratique,
  3. – Nomination d’un gouvernement de combat républicain pour gérer la transition,
  4. – Dissolution des institutions « élues » ou désignées (Sénat, APN, APW, APC), ainsi que celle des syndicats et associations « maison » (UGTA, UNPA, UNEA, UNFA, …),
  5. – Adoption d’un projet d’une nouvelle constitution afin d’aboutir à la définition d’un projet de société consacrant l’Algérie, RÉPUBLIQUE, DÉMOCRATIQUE, MODERNE, SOCIALE et LAÏQUE,
  6. – Adoption d’un projet de loi sur les partis politiques et leur financement, pour le renouvellement de la classe politique,
  7. – Organisation des premières élections libres et démocratiques (législatives, communales, et présidentielles).

Alger le 2 février 2019,

Le Bureau National du PLD.

Auteur
PLD

 




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La dernière blague d’Ahmed Ouyahia !

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DIGRESSION

La dernière blague d’Ahmed Ouyahia !

Lors de la conférence de presse animée par les partis de l’alliance présidentielle, Ahmed Ouyahia a eu cette déclaration lumineuse : «Il est évident que M. Bouteflika n’animera pas sa campagne électorale». 

La belle blague ! Après ses comparaisons approximatives avec la démocratie allemande et le régime autoritaire chinois pour justifier la continuité, Ahmed Ouyahia justifie une candidature par procuration.

Mais concédons qu’il ne croyait pas si bien dire. Tous les Algériens et ceux qui suivent les grenouillages qui ont cours actuellement à Alger savent que le président Bouteflika (82 ans) est très sérieusement malade et surtout incapable de prononcer trois phrases successives.

Depuis son accident vasculaire cérébral survenu en avril 2013, Bouteflika s’en est sorti lourdement handicapé. Mais pour Ahmed Ouyahia et le clan aux affaires, nul besoin que les électeurs soient convaincus par l’homme puisque « le peuple le connaît désormais ». 

Il est vrai qu’après 20 ans de pouvoir absolu et 19 ans comme ministre des Affaires étrangères de Boumediene, peu d’Algériens ont connu un règne sans sa présence en haut lieu.

Cependant, puisque le peuple le connaît et qu’il n’y a nul besoin qu’il fasse campagne, pourquoi organiser une élection M. Ouyahia ?

Auteur
Yacine K.

 




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Rencontre sur les bonnes pratiques de l’antibiothérapie (ovins, bovins) à Batna

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REGION

Rencontre sur les bonnes pratiques de l’antibiothérapie (ovins, bovins) à Batna

L’association des vétérinaires praticiens privés de la wilaya de Batna (AVPB) a organisé, les 02 et 03 février le 2e forum vétérinaire des Aurès sous le thème “les bonnes pratiques de l’antibiothérapie”.

La rencontre a eu lieu à l’hôtel Les Jasmins en présence du secrétaire général de la wilaya, Bachelaoui Yousef, Safi Mehdaoui, directeur des assurances (CNMA), le DSA, Hamza Samir  ainsi que 450 participants venus de 20 wilayas avec comme invités deux docteurs vétérinaires et conférenciers égyptiens. 

Mostefa Benhadid, docteur vétérinaire et président de l’AVPB a indiqué au Matin d’Algérie que cette 2e édition du forum vétérinaire des Aurès a été consacrée uniquement aux bonnes pratiques de l’antibiotique chez les bovins et ovins, notamment sur les précautions et les préventions de la  fièvre aphteuse et la PPR (peste des petits ruminants). Sachant que ces virus mortels ont contaminé des milliers de bovins.

A savoir qu’une bonne partie des quatre coins du pays ont été touchés par cette maladie meurtrière. Pour rappel, la peste des petits ruminants (PPR) est principalement une maladie très grave des petits ruminants domestiques, dont l’évolution est rapide. Elle touche les ruminants sauvages lorsque ces derniers entrent en contact avec les petits ruminants domestiques.

Elle se caractérise par l’apparition des signes suivant tels que l’état d’abattement, hyperthermie, écoulements naseaux, et oculaire, lésion buccales, difficultés respiratoires avec toux, diarrhée nauséabonde et se termine dans  bien des cas par la mort de l’animal.

La fièvre aphteuse est une maladie contagieuse du bétail. Elle touche généralement les bovins et les ovins ainsi les caprins et d’autres artiodactyles. C’est une maladie virale infectieuse réputée également contagieuse à déclaration obligatoire. Elle se caractérise par une forte morbidité et une faible mortalité. Cependant elle peut engendrer des pertes économiques considérables, Il existe à ce jour sept sérotypes connus (O, A,C Sat1, Sat 2,Sat 3,(Asia 1), apprend-on.

Cette rencontre entre spécialistes a permis aussi de regrouper un bon nombre d’étudiants venus de plusieurs wilayas. Elle a par ailleurs permis non seulement aux enseignants chercheurs, docteurs, vétérinaires et étudiants de parler de la recherche profonde dans le but de ressortir des résultats scientifiques mais encore d’améliorer les synthèses, outils et les mécanismes  de celles-ci.

En outre, une convention a été signée entre le directeur des assurances (CRMA) Safi Mehdaoui et Benhadid Mostefa, président de l’association des vétérinaires praticiens privés de Batna dans le cadre d’un éventuel partenariat et d’accompagnement  de tous les événements liés entre assurance et les activités de l’association, à savoir le sponsoring, assistance, la vulgarisation et la communication, a précisé Mahdaoui Safi, directeur de la CRMA.

Tenant compte de la situation particulièrement inquiétante, l’Etat a déployé des efforts considérables en important d’urgence une quantité de vaccins anti-virus, soit un total de 1 million de vaccins ont été dispatchés à travers les wilayas d’Algérie.

 

Pour sa part, la wilaya de Batna a bénéficié de 250.000 vaccins, sachant 3000 têtes d’ovins et 600 bovines ont trouvé la mort. Quant aux éleveurs, la plupart n’assurent pas leurs cheptels et  moins encore le traitement par les vaccins et autres, apprend-on. De ce fait, des recommandations à ce sujet ont été données par le président de l’association des vétérinaires praticiens privés, à commencer par la nécessité d’une coopération entre l’institut vétérinaire et l’université ; les vétérinaires praticiens et tous les acteurs de la santé et la production animale.

 

Ensuite multiplier les rencontres scientifiques entre les différents acteurs de la santé animale et humaine afin de résoudre les problèmes de la santé publique. Il y a également la mise en place de laboratoires spécialisés pour établir des diagnostics certifiés et éviter les recours aux traitements symptomatiques ; à titre d’exemple, l’usage abusif spar les vétérinaires a induit une antibiorésistante chez les patients en médecine, d’où la difficulté de traiter les malades, ainsi que la création d’une formation continue pédagogique des scientifiques par l’institut vétérinaire et les sciences agronomiques.

 

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Auteur
Abdelmadjid Benyahia

 




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Louisette Ighilahriz : « Oui je suis contre un 5e mandat de Bouteflika »

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Présidentielle

Louisette Ighilahriz : « Oui je suis contre un 5e mandat de Bouteflika »

L’ancienne moudjahida et ancienne sénatrice du tiers présidentielle, Louisette Ighilahriz a déclaré soutenir le candidat Ali Ghediri pour la présidentielle et son opposition à un cinquième mandat de Bouteflika. 

Louisette Ighilahriz a déclaré dans un entretien à Tsa soutenir le candidat Ali Ghediri pour la présidentielle. “Oui, je suis contre le 5e mandat. Je rêve d’une Algérie sereine, digne et debout. Et aujourd’hui, on est catalogué parmi les derniers des derniers dans une multitude de domaines. Cette Algérie là n’est pas celle du million de martyrs. Nous nous sommes battus pour une Algérie fière et digne mais pas pour cette Algérie qui est la risée du monde. J’ai mal au cœur, j’ai mal pour cette Algérie”, a-t-elle affirmé.

Même si elle estime que cela va être difficile, elle ajoute : « J’ai 83 ans et le mieux que je puisse faire est de lui faire de la publicité auprès de mes amis et connaissances pour les convaincre de voter pour lui”.

Cette ancienne moudjahida de la zone autonome d’alger qui a survécu à d’horribles tortures des sbires du général Bigeard s’inquiète sur le pays pour lequel elle a sacrifié sa jeunesse : “L’Algérie est en danger. Elle est devenue un fonds de commerce. Je suis indignée par cette situation qui peut pousser à l’irréparable”.

Louisette Ighilahriz a claqué fin octobre 2018 la porte du Conseil de la nation après avoir figuré dans le tiers présidentiel. Elle avait déclaré être « convaincue que personne ne voit le Président Bouteflika en dehors de ses médecins ».

Auteur
La rédaction

 




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La grande arnaque : les vols d’Air Algérie vers le sud plus chers que vers Dubaï et Pékin !

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Le Collectif CCTA dénonce

La grande arnaque : les vols d’Air Algérie vers le sud plus chers que vers Dubaï et Pékin !

Malgré d’importantes subventions étatiques, les vols d’Air Algérie vers le sud du pays sont nettement plus chers, au kilomètre parcouru, que vers Dubai, Pékin, l’Afrique et Paris.

La compagnie nationale Air Algérie vient de bénéficier d’un montant astronomique de plus de 3700 milliards de centimes au titre de la subvention du service public. Il faut croire que les autorités ne maîtrisent rien au point où la compagnie leur fait admettre ce qu’elle veut.

En effet, de quelle subvention parlons-nous ? Une simple analyse des tarifs pratiqués par Air Algérie à l’international et sur le réseau domestique permet de se rendre compte de la grave supercherie dont sont victimes les citoyens et particulièrement ceux du Sud du pays qui n’en finissent pas d’être traités en citoyens de seconde zone.

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Le tableau ci après, qui a été élaboré à partir de quelques consultations sur le site Web de la compagnie montre, clairement et sans ambigüité, que le citoyen de Tamanrasset, Adrar ou Tindouf se rendant à Alger paye, au kilomètre, son billet bien plus cher (jusqu’au double) que le voyageur qui emprunte les lignes d’Air Algérie desservant Dubai ou Paris Dakar ou Abidjan et retour. C’est d’un véritable scandale !!

Les pouvoirs publics doivent absolument se pencher sur cette sérieuse anomalie qui coûte cher au contribuable sans profiter aux populations du Sud qui n’ont pas d’autres choix que de voyager par avion.

Au lieu de supprimer les repas à bord sans baisser les tarifs au détriment des clients, le PDG d’Air Algérie ferait mieux de mettre fin à cette grave duperie et de s’inquiéter des dizaines de vols quasi vides qui sont effectués régulièrement vers des destinations qui n’intéressent pas les Algériens alors que des villes du Sud sont très mal desservies.

Auteur
CCTA

 




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Ali Ghediri est-il l’homme de rupture avec le système ?

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DECRYPTAGE

Ali Ghediri est-il l’homme de rupture avec le système ?

Ali Ghediri est-il vraiment un opposant au régime ? La question est loin d’être tranchée par nombre d’Algériens, dont certains y voient déjà un Macron à l’algérienne. Mais Ghediri n’a pas l’âge de Macron ni son affiliation technocrate ni moins encore son parcours de banquier.

Il est contre toute attente un général-major de l’armée à la retraite qui se prête au jeu des urnes, alors que l’establishment affiche son soutien à Abdelaziz Bouteflika pour un cinquième mandat.

La donne change complètement ! un général, quelle belle affaire ! On peut le comparer alors, disent certains, à De Gaulle, l’homme du 18 juin qui a sauvé la France du nazisme, ou à Liamine Zeroual, le général-major qui a désobéi aux ordres du président Chadli dans la répression des événements d’Octobre 1988, et a su tenir tête, courant les années 1990, à l’hydre du terrorisme au moment où l’Etat algérien est presque à terre, crise économique et sécuritaire oblige.

Mais là encore, on peine à replacer dans son contour exact le personnage. Pas de comparaison possible ! hurlent beaucoup. Ali Ghediri est un homme jaloux de son pays et basta ! Très touché par «la situation misérable» que vit l’Algérie, il s’est porté candidat pour redresser les choses, combattre la corruption et la bureaucratie à la racine, couper les bras longs qui infestent l’économie et la noient dans l’informel, ramener du dynamisme à des institutions étatiques frappées par l’anomie, la mauvaise gestion et le culte de la personnalité, aider la jeunesse et la remobiliser pour le changement et la liste est encore longue ! Comprendre par là, que Ghediri est le sauveur qui sort du bois pour chasser les loups de la bergerie.

Mais pourquoi a-t-il attendu jusqu’à aujourd’hui pour se manifester ? lancent bien d’autres voix sceptiques dans l’autre côté du spectre. Mystère !

Visage aussi sévère que débonnaire, grosses lunettes qui lui donnent l’allure d’un intello trempé dans les livres et le savoir, l’homme semble déterminé à conquérir le palais d’El-Mouradia. Sûr de lui-même et surtout confiant en sa capacité à rafler la mise le 18 avril prochain, il parle sans la moindre crainte et n’hésite pas à critiquer, au passage, ceux qui gèrent le pays.

En revanche, trop conscient que la parole a son poids dans un système obnubilé par l’intox et les rumeurs, il tempère déclarant qu’il n’est pas venu pour des règlements des comptes. Craint-il de déverser du venin sur certains apparatchiks du régime aux commandes des appareils de l’Etat, qui peuvent influer négativement sur son élection à la magistrature suprême ? Craint-il aussi de s’attirer la colère de la grande muette, toujours dans le stand-by concernant son cas ? Ou n’est-il là que dans une dynamique de rassemblement des voix pour un projet de consensus national à même de jouer en sa faveur, vu l’état de santé déplorable du président Boutefilka ? Autrement dit, Ali Ghediri pense-t-il à la date précise du 18 avril prochain, ou à l’après présidentielle ?

En faisant une petite analyse du discours du militaire, on trouve que ses éléments de langage sont bien étudiés et ciblés. En ce sens, il n’est dans l’attaque d’aucune partie, loyaliste ou opposante au pouvoir soit-elle, et se positionne au-dessus de la mêlée. Il parle à double-voix à la fois pour ceux qui soutiennent et ceux qui s’opposent au «Système».

Ce qui lui donne de la hauteur par rapport aux autres candidats et le place en position de favori, au cas où malheur arrive ou Bouteflika renonce à se porter candidat la dernière minute (recours possible de l’armée et de la nomenclature).

Deuxième élément important, Ghediri affirme qu’il est sorti du peuple dont il se réclame, manière de dénigrer implicitement la politique claniste en vigueur, d’insister sur sa condition sociale modeste (son patrimoine étant déclaré à la presse) et de s’allier d’office le soutien populaire.

A cet effet, il parle ainsi aux masses : «si voulez le changement…», comme si la clé de la serrure est aux mains du peuple, alors que tout un chacun sait qu’en plus de la caution étrangère (occidentale) exigée, les choses se décident d’en haut, dans l’opacité en Algérie. Ghediri accédera-t-il alors au palais ? Disons qu’il a des chances, à condition que…

Auteur
Kamal Guerroua

 




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L’élection présidentielle et la désinformation

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DECRYPTAGE

L’élection présidentielle et la désinformation

(Si on veut connaître un peuple, il faut écouter sa musique. Platon)

A l’ère de l’Internet et des réseaux sociaux, les campagnes électorales traditionnelles sont détrônées voire ringardisées. Les raisons sont multiples, techniques bien sûr mais aussi politique et idéologique.

Les tracts, affiches et le rituel des meetings n’attirent plus les foules qui ne veulent plus perdre leur temps car les slogans sont vides et répétitifs et leur emballage triste comme un jour sans pain.

En revanche, l’Internet où les informations et les analyses circulent comme l’air et à la vitesse de l’éclair fournissent l’occasion à des citoyens avec ou sans étiquette politique de publier des opinions qui ne chantent pas le même refrain que l’idéologie dominante.

Campagne électorale ‘’classique’’ ou ‘’moderne’’, est-ce suffisant pour ‘’séduire’’ le citoyen ? Non car la politique ne se fait pas facilement détrôner mais a besoin cependant de se faire aider pour attirer les voix des citoyens qui aspirent à autre chose. Comme les moyens de communication sont plus ou moins à la portée de tous les ‘’grands’’ candidats, il existe, il doit exister un moyen de gagner même quand le candidat entrant dans l’arène est un inconnu.

Quel est ce moyen qui a le sésame (clé) qui ouvre la voie de la victoire ?

Nommons deux identités alors inconnues du grand public mais bien intégrés dans le système, Donald Trump et Emmanuel Macron. Ces deux exemples sont l’œuvre d’une gigantesque manœuvre médiatique qui a su exploiter des faits réels qui ont exaspéré des catégories sociales. Ce travail a été fait par une ‘’science’’ appelée la désinformation ayant à son service de gros moyens financiers au bénéfice du monde de l’argent, celui décrit par Zola et qui n’a pas perdu une ride. 

La désinformation est un enfant chéri des services de renseignement. Elle est née avec la guerre elle-même car les généraux des armées avaient besoin de renseignements solides pour intoxiquer l’ennemi et le piéger. De nos jours la désinformation a été dotée d’outils sophistiqués qui lui permettent de flirter avec l’art du ‘’mensonge vrai’’ de la grande littérature.

Cette métaphore n’est pas de moi mais des écrivains comme John Le Carré et de Volkoff (1) dont un roman d’espionnage a été remarqué. Pour lui la désinformation qui sort des ateliers d’écriture des services secrets est une ‘’cousine’’ de la littérature.

J’ai donc retenu la vision de cet écrivain qui rappelle les grands pièges tendus par les services secrets pour tromper l’ennemi. Et qu’est ce qui fait la grandeur et la beauté de la littérature si ce n’est la conjugaison de l’imaginaire de l’homme et de l’écriture de fiction à partir de faits de la réalité. C’est exactement ce que font les analystes des services secrets, nous dit Volkoff.

Ainsi un fait du réel est agité pour masquer l’essence des choses grâce à l’art de l’écriture. Les services secrets intoxiquent l’ennemi en se basant sur une info qui donne l’impression du vrai pour l’entrainer sur un terrain miné où une surprise l’attend. On connaît la bourde d’Hitler lors de la seconde guerre mondiale (2).

Les adversaires de Trump par manque de maîtrise de la désinformation ou bien souffrant d’un manque de confiance des citoyens en Hilary Clinton, ont échoué à arrêter Trump vers le pouvoir.

Cette incapacité renforce l’idée qu’il faut tracer une frontière entre le candidat favori et l’adversaire mais aussi donner du bon grain à moudre aux technologies nouvelles. D’aucuns pensent que la seule magie des nouvelles technologies peut terrasser les adversaires politiques.

Hélas pour eux, les technologies nouvelles facilitent certes le travail mais n’ont pas encore remplacé l’imagination et l’intelligence de l’Homme. Les caméras numériques (comme hier l’appareil photo) et l’ordinateur n’ont pas encore accouché d’un Hitchcock, d’un Henri Cartier-Bresson, d’un Robert Doisneau, ou d’un prix Nobel de littérature.

Un exemple chez nous montre le ‘’vainqueur’’ de la joute autour des notions de Rupture et le changement dans la continuité. Qu’éveillent ces deux notions dans la tête du citoyen ? Chacun en son for intérieur n’est pas traumatisé par une rupture avec un ami qui trahit, par un divorce préférable à une vie de couple suffocante etc.

Dans le cas du sujet qui occupe toute la société, la rupture pour le chômeur, pour la famille qui vit dans une ou deux pièces, pour le harag qui joue sa vie et pour le citoyen qui se noie dans le maquis de la bureaucratie, la rupture est synonyme de délivrance.

Quant au changement dans la continuité, cet oxymore utilisé dans la poésie ou la comédie pour faire rire est sur la plan politique une aberration car en philosophie et en science, les contraires s’affrontent, l’eau et le feu, en électricité le plus (+) et le moins (-) etc. Ça me rappelle l’imbécile oxymore de ‘’la régression féconde’’ de quelqu’un ‘’philosophant’’ dans un salon de thé.

Chez nous pour l’instant, peu de fièvre dans la population dans la mesure où le résultat semble, comme d’habitude, connu d’avance. Pour l’heure, seule la cohorte des candidats ‘’amuseurs publics’’ (3) anime le ‘’spectacle’’ comme si on voulait détourner le regard de l’opinion des sourdes luttes motivées par des contradictions politiques et de gros intérêts.

Avant ces ‘’amuseurs publics’ on a vu des hommes politiques s’agiter en faisant des propositions sans que leurs esprits ne soient traversés le moins du monde par la question de la légalité de leurs suggestions au regard de la Constitution. Ils ne se doutent certainement pas que leur petit quart d’heure de gloire a servi de piège à l’arroseur arrosé.

D’autres adoptent la posture du Wait and see (attendre et voir). Ils prennent la précaution de retirer les formulaires de candidature au cas où ! Ces candidats potentiels, sont-ils en possession d’informations qui pourraient changer la donne politique ? Pensent-ils aux divers camps ou tendances qui se seraient formés à partir de la mise à la retraite du chef du DRS en 2015… Suivie de la mise à l’écart humiliante de Abdelmadjid Tebboune en 2017, de la valse de changement des secrétaires généraux du FLN, des changements dans l’appareil du haut commandement de l’armée (2018) etc.

Ces candidats qui sont des politiques connaissant les allées et arcanes du pouvoir n’ont pas classé ces graves et inédits événements dans la case de la simpliste thèse de la lutte des clans que beaucoup avalent comme parole divine ? Ne pas définir le mot clan devient un mot valise que l’on colle sur n’importe quoi par indigence politico-théorique. Pourtant l’histoire récente du pays montre que les ‘’clans’’ se forment selon les tactiques du moment historique mais cette tactique n’efface pas la position politique des acteurs.

Ferhat Abbas et Boumediene font ‘’alliance’’ avec Ben Bella et on connaît le sort de chacun d’eux une fois au pouvoir à Alger. De même Boudiaf et Aït Ahmed furent de farouches opposants dès l’indépendance, non pour des raisons régionalistes mais par motivation et vision politique et quelle vision, du socialisme qu’ils allaient écrire noir sur blanc dans l’idéologie de leurs partis, le FFS et le PRS. Et pour la petite histoire, ce sont ces deux prestigieux dirigeants de la révolution qui ont été approchés pour occuper le poste de chef d’Etat à la suite de la démission de Chadli.

Ces événements que je viens de citer sont le produit non d’une petite cuisine interne de la politique mais des marqueurs historiques d’un pays ayant ou faisant une révolution : congrès de la Soummam en 1956, congrès de Tripoli en 1962, coup d’Etat du 19 juin 1965, émeutes d’octobre 88 et enfin démission de Chadli décembre en janvier 1992.

La maladie du président, socle de l’Etat et la retraite de l’homme tenant le bras armé de l’Etat (DRS) ne pouvaient pas ne pas donner à l’élection de 2019 une importance capitale dans une situation économique gravissime et une conjoncture internationale des plus dangereuses.

L’élection de 2019 produira-t-elle les mêmes effets que les précédentes situations dont les dates ont été citées ci-dessus ? Ou bien sera-t-elle un bis repetita qui ne fera pas bouger les lignes politiques et confirmera la thèse que les vraies décisions se prennent dans un conclave et non selon la devise de la république, la révolution du peuple et par le peuple ?

L’issue de l’élection nous livrera les rôles respectifs joués par la désinformation et les événements depuis 2017. On le voit déjà dans l’émergence des deux notions déjà cités Rupture et le changement dans la continuité. J’ai déjà écrit ici que le mot Rupture était un titre d’un journal algérien paru après octobre 1988. Et l’oxymore (changement dans la continuité), on le doit à Valéry Giscard d’Estaing président français en 1974/1981. Deux visions du monde et de philosophie.

Le triomphe de l’une ou de l’autre philosophie nous donnera une idée de l’évolution des rapports de force chez nous. En tout cas, on peut au moins se féliciter que le mot peuple prenne sa place dans les débats en effaçant les mesquines niaiseries et autre ânerie de ‘’ghachi’’ de ‘’populace’’ou bien les vagues notions de population et tribu (eqbaïl mot arabe) de la littérature coloniale.

Ali Akika, cinéaste

Renvois

(1)  Je cite l’origine russe de Volkoff parce qu’il a écrit un beau roman d’espionnage d’une grande qualité littéraire. Je suppose qu’il a dû étudier les mécanismes de la désinformation dont le KGB fut un champion sinon le maître absolu. Quant à John Le Carré, il exerça le métier d’espion dans le fameux MI5 britannique. Il est devenu un des maîtres de la littérature par la qualité de son écriture et la précision de sa description du monde de l’espionnage.

(2)  On connait le chef d’œuvre de la désinformation des Alliés qui ont roulé dans la farine Hitler en lui faisant croire qu’ils allaient faire le débarquement dans le nord de la France et non en Normandie.

(3)  J’utilise l’image d’amuseurs publics car je m’interdis de coller des adjectifs méprisants comme ‘’édentés’’ comme un certain François Hollande avait nommé les pauvres qu’il a laissés derrière lui ; devenus gilets jaunes. Ce mépris est insupportable comme l’est celui d’un premier ministre qui a osé dire ‘’chawi hachakoum’’ et d’autres de lui répondre ‘’Aqbaïli hachakoum’’ sans parler de ‘’bédouin’’ (Arabe) de ceux qui baignent dans l’ignorance et la bêtise. Qu’ils sachent que le mot de nomade (bédouin) est un mot phare de la poésie. Rimbaud un des plus grands poètes étudiés dans le monde entier a préféré aller vivre et faire du commerce chez eux, dans une région où sont nés tant de prophètes qui par leur verbe ont remué l’humanité. Que l’on soit religieux ou non, on peut reconnaître ce fait historique tout en faisant sienne la maxime : ‘’la religion est l’opium du peuple’’.

Auteur
Ali Akika, cinéaste

 




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Crise vénézuélienne : la demande des pays européens est un fait inédit

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Tribune

Crise vénézuélienne : la demande des pays européens est un fait inédit

Du moins dans la diplomatie occidentale qui part d’un principe universel que le vote est un droit mais pas une obligation, ce qui explique le succès d’une élection par un taux d’abstention faible.

Même dans les pays qui ont opté pour cet ultimatum et à travers la longue histoire de leur alternance démocratique, des partis boycottent ces échéances mais les résultats ne sont jamais contestés.

Après l’expiration de cette sommation lancée par six pays de la communauté européenne : la France, l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume-Uni, le Portugal et les Pays-Bas ont reconnu dans la journée de ce lundi Juan Guaido comme président légitime, par intérim, de la République bolivarienne du Venezuela. Et probablement un septième, l’Autriche prendra sa décision d’ici peu de temps mais ne devrait pas être très différente étant donné la position ambigüe exprimée par la cheffe de la diplomatie autrichienne Karin Kneissel : «Nous reconnaissons les Etats, pas les gouvernements.» 

Un seul pays, la Grèce, soutient Nicolás Maduro, par fidélité de gauche. A l’opposé du spectre idéologique, l’Italie a jugé, par la voix de son Premier ministre, Giuseppe Conte, qu’il n’était pas «opportun de se précipiter à reconnaître des investitures comme celle de M. Guaido, qui n’ont pas été validées par un processus électoral».

Le chef de fil des initiateurs de cet ultimatum, la France par le biais de son ministre des affaires étrangères, Yve Le Drian a « esquivé » ce matin sur France inter  la question des suites diplomatique à donner à cette décision du moins truculente voire suspicieuse difficile à appliquer sur le terrain. Il a répondu vaguement qu’il verra avec ces partenaires jeudi « une formulation appropriée ».

Auparavant son chef, Emmanuel Macron dans un Tweet posté vers 1 h 51 du matin semble avoir tranché pour reconnaître carrément Juan Guaido comme «président en charge » afin mettre en œuvre un processus électoral. Nous soutenons le Groupe de contact, créé avec l’UE, dans cette période de transition. Pour lui « les Vénézuéliens ont le droit de s’exprimer librement et démocratiquement ».

Pourtant, le samedi, les sympathisants du régime Maduro ont investi les rues de Caracas pour dénoncer haut et fort l’ingérence étrangère et ce sont justement des Vénézuéliens. Cela n’a pas empêché une manifestation des opposants du régime d’exiger le départ de Nicolas Maduro en toute liberté malgré un léger dépassements mais pas comme celui pratiqué avec les gilets jaunes en France dont les arrestations se comptent par milliers.

Il faut souligner que parmi les pays qui soutiennent le président qui refuse le qualificatif « autoproclamé » et dit appliquer l’article 233 de la constitution vénézuélienne qui lui donne 90 jours de présidence intérimaires pour organiser de nouvelles élections, il y a l’Espagne et le Portugal.

Deux pays qui comptent de nombreux ressortissants (ou descendants de ressortissants) du Venezuela, comme le montrent, selon l’Organisation internationale des migrations, les chiffres de migrants vénézuéliens accueillis en 2017 : 209 000 en Espagne, 25 000 au Portugal. Mais c’est aussi le cas de l’Italie qui a vu entrer sur son territoire, la même année, 49 000 migrants.

Si ce que Juan Guaido compte entreprendre attirent plus d’adhésion que le camp adverse, le président en exercice n’a de choix que se soumettre sans l’intervention d’une quelconque main étrangère. Il y va de même pour les pays du Lima qui se réunissent sous l’auspice du Canada aujourd’hui pour dit-on prendre une décision.

Quelle décision ? Peu nombreux sont ceux qui en connaissent la réponse face à une ingérence hors du commun.

D’ailleurs, ils reconnaissent tous que  pour le moment, cette position ne va pas s’accompagner d’une rupture diplomatique avec l’équipe au pouvoir. En tout cas ce problème de reconnaissance de l’élection de Maduro ne date pas ce mois de janvier.

En effet, les vingt-huit européens n’avaient pas reconnu les résultats de la présidentielle du 20 mai 2018, tenus dans un contexte qu’il convient de rappeler. Le Conseil national électoral (CNE), contrôlé par le pouvoir, avait interdit à l’opposition de présenter, comme elle le souhaitait, un candidat unique sous l’étiquette de la table de l’unité démocratique (la coalition MUD).

Plusieurs partis avaient opté pour présenter des candidats, mais le même CNE avait décidé en février d’avancer le scrutin de décembre à avril, date fixée en mai par la suite. Dans l’impossibilité d’organiser des primaires et de préparer en quelques semaines leur campagne, les candidats potentiels de l’opposition avaient alors préféré jeter l’éponge, à l’exception de Henry Falcón, un ex-chaviste très critique.

Faute donc d’adversaires, Nicolás Maduro a été logiquement réélu dans un fauteuil, dès le premier tour, avec 68 % des voix, et un taux de participation pathétique de 46 %. Le déni de démocratie du régime chaviste, bâti sur une totale absence de séparation des pouvoirs, est donc dénoncé de longue date par l’UE.

Mais la reconnaissance de Juan Guaido soulève d’autres questions que l’opinion internationale tente de comprendre avec étonnement car la rapidité des événement dans ce pays : le premier en réserve de pétrole, la quatrième en gaz, l’une des plus grande réserve d’or et de diamant,  d’énormes réserves d’eau potable, d’aluminium, de fer et de coltan interroge plus d’un.

Est-ce là l’enjeu ? Si tel est le cas, nous sommes en face d’une nouvelle forme de colonisation qui préoccupera de nombreux pays détenteurs de ressources naturelles.

Auteur
Rabah Reghis

 




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Union africaine (UA) – Centrafrique: « Le 8e accord de paix de Khartoum, un marché de dupe ?…

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Krimou a lu pour vous

Union africaine (UA) – Centrafrique: « Le 8e accord de paix de Khartoum, un marché de dupe ?…

… qui persiste donc dans le pessimisme affiché depuis la veille de la rencontre de la capitale soudanaise entre représentants gouvernementaux de Bangui qui ne contrôlent plus grand chose dans le pays, et la multitude de chefs de guerre divisés en clans tribaux et ethniques antagoniques.

Le tout corsé par des visées extérieures, chacune avec ses pions locaux, également contraires les unes aux autres. Ce qui n’est guère un facteur d’apaisement mobilisateur pouvant concourir à un accord d’union nationale déjà sans bases objectives compte-tenu de la réalité socio-politique du drame de la Centrafrique sous fond de guerre civile.

Il est bien évidemment juste de reconnaître que tous les nombreux précédents ou échecs d’approches de paix diplomatiques déjà initiés pour la réhabilitation de l’Etat et de la nécessaire concorde nationale en république centrafricaine laissent très peu de place à l’optimisme comme argumenté ci-après dans le papier consacré au sujet par « Mondafrique ».

Krimo Hammada

Centrafrique, le huitième accord de paix, un marché de dupes ?

Après plus d’une semaine de pourparlers, à Khartoum, la délégation du gouvernement centrafricain et les représentants de 14 groupes armés, se sont entendus pour parapher un projet d’accord de paix et de réconciliation nationale.

Ce document devrait être définitivement signé à Bangui, par toutes les parties prenantes, le mardi 5 ou le mercredi 6 février 2019. L’Accord de Bangui deviendrait alors le huitième accord de paix et de réconciliation, quasiment entre les mêmes protagonistes, depuis le début des hostilités. Faut-Il être davantage confiant dans ces nouveaux engagements, conclus sous l’égide de l’Union africaine et de l’ONU ? On peut craindre que les pourparlers de Khartoum ne seront qu’une nouvelle étape de cet interminable circuit diplomatique, financé par la communauté internationale.

Un accord mort-né, comme les précédents ?

Le document paraphé à Khartoum et signé à Bangui devrait prendre rang après ceux de Syrte (2007), Birao ( 2007), Libreville ( 2008), Libreville II (2013), Brazzaville (2014), le Forum national de Bangui (2015), Rome avec Sant’Egidio ( 2017).  A ces accords,  il faut aussi mentionner les réunions, non reconnues officiellement, de Nairobi (8/04/2014) et de Benguela en Angola (15/12/2016).

Les Centrafricains n’oublient pas qu’à la suite de chacun de ces accords, des manifestations de joie avaient salué cette promesse de paix prochaine. Les gouvernants annonçaient-ils pas « une ère nouvelle », comme vient encore de le faire le chef de la délégation gouvernementale à Khartoum. L’ONU, l’Union africaine et les partenaires de la Centrafrique avaient aussi félicité les signataires de l »accord pour leur sens aigu de l’intérêt national. 

En février 2019, les mêmes communiqués onusiens, de l’Union africaine et de certains partenaires ne manqueront pas. En revanche, tellement échaudés, les Centrafricains, en dehors des « patriotes  » touadériens, resteront circonspects. On ne peut pas leur donner tort.

Comme Mondafrique l’avait annoncé, il était hautement improbable qu’il n’y ait pas eu d’accord de principe à Khartoum. Les organisateurs, le gouvernement centrafricain, les chefs de 14 groupes armés, l’Union africaine, l’ONU et la Russie avaient beaucoup à perdre sans un accord sur un document diplomatique, favorisant de nombreuses interprétations et préservant ainsi les intérêts fondamentaux de chacun.   

Les mêmes causes produisent les mêmes effets

Les principales causes des différents échecs successifs sont toujours présentes. On peut les citer :

– la recherche de l’intérêt général, la volonté politique de sauver l’unité nationale, le renoncement à la captation des richesses et ressources du pays sont absents aussi bien du côté des gouvernants que des groupes armés.

– les deux parties en présence n’ont jamais eu la capacité d’aboutir à un accord durable. Depuis l’Accord de Syrte en 2007, tous les gouvernements des chefs d’État successifs – sauf entre janvier et mars 2013 après l’Accord de Libreville- ont été constitués sur des bases essentiellement ethniques et clientèlistes. Quant aux groupes armés, aux motivations souvent antagonistes, ils sont tellement nombreux et concurrents qu’une plateforme commune est éphémère sinon totalement impossible.

– Quoiqu’en disent le FMI, la Banque Mondiale, l’ONU, l’Union africaine et les principaux.bailleurs, l’État centrafricain ne contrôle plus grand chose sur ce territoire un peu plus grand que la France métropolitaine et la Belgique ou la péninsule ibérique. Comment imposer un accord de paix alors que les trois quarts du pays lui échappe ? Devant cette situation qui perdure, les groupes armés se constituent des fiefs quasiment inexpugnables. Ils « administrent » selon leurs coutumes, leur langue et exploitent les terres et les hommes. Comment obtenir une unanimité durable chez ces hors-la-loi pour établir la paix ?

La prospective est absente aussi bien au niveau des gouvernants que des groupes armés. « Demain est un autre jour ». Il leur faut s’enrichir le plus rapidement possible car les gouvernants savent que leur passage à la  » mangeoire  » sera court et les hors-la-loi n’ignorent pas que leur vie de guerrier est pleine d’embûches.

– Alors que le personnel politique centrafricain et que les seigneurs de la guerre occupent la scène depuis de nombreuses années, leurs interlocuteurs onusiens et les diplomates étrangers connaissent un important turn over qui favorise les mêmes erreurs d’appréciation et permet de « remettre le couvert » tous les ans pour des « négociations de la dernière chance ».

Les acteurs Centrafricains maîtrisent mieux le scénario de ces accords éphémères que les diplomates de passage.

Ce nouvel Accord de paix et de réconciliation nationale est une carte importante pour le président Touadera et ses proches dans le processus de sa très probable réélection en 2021. Il est  paradoxalement aussi, un motif supplémentaire pour un assouplissement de l’embargo sur les armes. Les chefs des groupes armés apprécieront, d’autant que les sanctions internationales, qui pèsent sur eux, seront maintenues, même si les termes utilisés dans l’accord paraphé à Khartoum leur semblent favorables.

Il faut relire les précédents accords de paix pour se convaincre d’une part, que l’amnistie et la participation à un gouvernement d’union nationale rencontreront toujours des obstacles et d’autre part, que le relèvement de l’État et sa réappropriation du territoire national seront très difficiles pour des gouvernements engagés dans la mauvaise gouvernance.

 




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