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La présidentielle : est-ce que le peuple mérite de voir cette clownerie ?

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REGARD

La présidentielle : est-ce que le peuple mérite de voir cette clownerie ?

La date des élections présidentielles en Algérie a donné lieu à la présentation d’un vrai spectacle de clownerie de cirque Amar présenté à ciel ouvert par les chaînes de télévision. 

« Vous pouvez tromper quelques personnes tout le temps. Vous pouvez tromper tout le monde un certain temps. Mais vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps. »Abraham Lincoln

Commençons par énoncer les lois constitutionnelles d’éligibilité de Président de la  République Algérienne.

Art. 86. — Le Président de la République exerce la magistrature suprême dans les limites fixées par la Constitution.

Art. 8732. — Pour être éligible à la Présidence de la République, le candidat doit :

– ne pas avoir acquis une nationalité étrangère ;

– jouir uniquement de la nationalité algérienne d’origine et attester de la nationalité algérienne d’origine du père et de la mère ;

– être de confession musulmane ;

– avoir quarante (40) ans révolus au jour de l’élection ;

– jouir de la plénitude de ses droits civils et politiques ;

– attester de la nationalité algérienne d’origine unique du conjoint ;

– justifier d’une résidence permanente exclusive en Algérie durant un minimum de dix (10) années précédant le dépôt de la candidature ;

– justifier de la participation à la Révolution du 1er novembre 1954 pour les candidats nés avant juillet 1942 ;

– justifier de la non implication des parents du candidat né après juillet 1942, dans des actes hostiles à la Révolution du 1er novembre 1954 ;

– produire la déclaration publique du patrimoine mobilier et immobilier, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Algérie. D’autres conditions sont prescrites par la loi organique.

Art. 88.33 — La durée du mandat présidentiel est de cinq (5) ans.

À la lecture de ces articles, 70 % d’Algériens ne peuvent accéder à ce poste car l’une des conditions nécessaires est d’avoir plus de 40 ans donc tous ceux qui ont moins de cet âge ne peuvent prétendre à devenir président de la République Algérienne (article discriminatoire pour les plus de 18 ans). (combien d’Algériens a plus de 40 ans ?), ajouter à cela ceux qui n’ont pas la nationalité d’origine, ceux qui ont des conjoints étrangers, ceux qui ont un des parents étrangers et ceux qui ont plusieurs nationalités. Et sans risque de se tromper, seule une petite minorité de citoyens peut satisfaire à ces conditions d’éligibilité au poste de président de la République. 

Cela n’explique pas cet engouement de personnes inconnues la plupart du temps, venu de nulle-part, sans aucun passé politique ou syndicale ou intellectuel, inconnues même sur la scène nationale et souvent comique à la prétention de devenir président de la République Algérienne. C’est un véritable carnaval auquel on assiste en Algérie, pour la première. Notre pays continue à être la risée du monde devant cet engouement. Notre pays, terre d’un million et demi de martyrs, l’Algérie ne mérite pas cela. Des questions se posent :

  • Qui sont ceux qui veulent insulter la mémoire de nos martyrs ?

  • Qui sont ceux qui veulent rabaisser le niveau politique du pays ?

  • Qui sont ceux qui veulent ridiculiser et banaliser notre plus haute magistrature ?

  • Qui sont les Algériens qui sont derrière cette mascarade ?

  • Qui sont ceux qui ont poussé le citoyen lambda au nom des critères de notre nation qui sont : république Algérienne Démocratique et Populaire à se présenter.

  • Veut-on nous montrer que des élections libres et démocrates en Algérie sont incontrôlables et donnent ces profils de prétendants à la présidence ?

  • Veut-on à travers ce folklore de prétendants à la présidence toucher au niveau de crédibilité de l’élection présidentielle ?

Ce cinéma est le pire scénario auquel les Algériens pouvaient s’attendre

Personne ne pourra croire que ces pitres prétendants à la présidence l’ont fait de leur propre gré.
Le rêve de devenir président est permis, mais oser se présenter sans programme, ni personnalité militante ni bagage politique et inconnu sur la scène nationale n’est pas un signe de démocratie pour le pays, mais plutôt d’insulte à celle-ci. On ne peut pas du jour au lendemain devenir président de la République. Il faut réunir quelques conditions indispensables dans le but de devenir le futur président de la République et de disposer d’un solide bagage intellectuel et d’un diplôme afin de se présenter aux élections présidentielles. Plusieurs études permettent d’accéder à la fonction suprême de chef de l’État.

Regardons le parcours de certains présidents français que tout le monde :

Le parcours de François Hollande

Son parcours ne le prédestinait pas à devenir le septième président de la République. Il est passé par les écoles les plus prestigieuses, bien avant d’obtenir le poste de premier secrétaire du Parti socialiste. En effet, il a obtenu son diplôme à l’école des Hautes Études Commerciales (HEC) Paris et à l’Institut d’Études Politiques de Paris. François Hollande est devenu le premier président issu d’une école de commerce. Ses aptitudes au management et à la finance lui ont permis de rejoindre la plus haute fonction de l’État. Rares sont les énarques à avoir suivi des études à HEC.

Le parcours de Valéry Giscard d’Estaing

Les études supérieures de Valéry Giscard d’Estaing débutent par son entrée dans une classe préparatoire au Lycée Louis-Le-Grand. Il participe à la Libération de Paris et préfère effectuer des études à Polytechnique avant d’intégrer un nouvel établissement appelé École Nationale d’Administration (ENA), sans passer de concours. Sorti sixième de l’ENA, promotion Europe, il entre à l’Inspection Générale des Finances et poursuit pendant un temps une carrière administrative. 

Le parcours de Charles de Gaulle

Charles de Gaulle est le premier président de la Ve République a commencer ses études en se dirigeant vers une carrière militaire. Il rejoint l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr, prestigieuse école qui forme l’élite des officiers de l’Armée de Terre. Charles de Gaulle opte pour l’infanterie et fait partie de la promotion Fez. Ses premières expériences militaires le conduisent à devenir un élève officier du 33e régiment d’infanterie d’Arras sous les ordres du colonel Pétain. Il abandonne progressivement les armes en s’intéressant aux affaires de l’État et aux liens qui unissent l’armée et la politique. Il est ensuite affecté au secrétariat général de la Défense Nationale.

Le parcours de Nicolas Sarkozy

L’ancien chef du gouvernement Nicolas Sarkozy a obtenu une maîtrise de droit privé à l’Université Paris X Nanterre. Titulaire de ce diplôme, il décroche son certificat d’aptitude à la profession d’avocat puis un diplôme d’études approfondies (DEA) dans son domaine de prédilection : les sciences politiques. Il décide de passer le CAPA (certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat). Son penchant pour la politique va couper court à sa carrière d’avocat qu’il exercera pendant une courte période. Nombreux sont ceux à s’être intéressés au domaine juridique et qui sont ensuite devenus président de la République. 

J’ai pris comme exemple, certains présidents français, car c’est l’histoire nous a montré qu’on s’est toujours référé sur ce pays sauf en ce qui concerne le point le plus important celui de président de la République.
Aujourd’hui, il n’existe pas de prétendant à la présidence, moudjahid et diplômé ayant moins de 80 ans. (car avoir 20 ans en 1954, c’est être âgé en 2019 de 85 ans). Donc comme on peut le constater, en France pour accéder à la Présidence, il faut avoir un bagage intellectuel et d’un vrai diplôme. 

Alors que dire chez nous, plus de 99 % des prétendants à la présidence en Algérie n’ont aucun bagage intellectuel, ni de grands diplômes de grandes universités ou de grandes écoles, ni de programme sur la base, ils peuvent être élus. 

Aujourd’hui en 2019, 57 ans après notre indépendance n’a-t-on pas droit enfin à un Président issu d’une grande école internationale, militant, politicien né après 62, n’ayant pas mangé dans la grande soupe, capable de faire la rupture, présentant un vrai programme algérien sur l’économie, l’agriculture, les finances, la santé, l’éducation et la défense, n’ayant jamais fait un jour partie du système ni enfant de celui-ci, pouvant nous faire rêver générations avenir et faisant revenir les enfants de l’Algérie qui ont quitter leur pays.

Cet engouement de n’importe qui vers la présidence est un autre moyen de pousser les quelques nationalistes qui restent dans le pays, à le quitter, car le changement n’aura pas lieu. Tous les optimistes de l’élection de 2019 pour une Algérie nouvelle, ouverte, riche, démocratique, contre le régionalisme, de rupture avec les méthodes du passé sans l’oublier, forte économiquement et politiquement commence à en douter fortement.

Nous avons besoin d’un président capable de rassembler tout le monde idéologiquement ou régionalement. Nous n’avons pas besoin d’un Arabe contre l’Amazigh ou d’un Amazigh contre l’Arabe, nous avons besoin d’un président au service du peuple avec toutes ses couleurs régionales, religieuses, linguistiques, jeunes capables de faire rêver toutes les générations capable de faire la rupture avec la légitimité historique, car celui qui est né en 1962 a 57 ans aujourd’hui.

C’est cette légitimité historique, portée par les plus de 70 ans et utilisé par certains qui a barré la route à des centaines de milliers de compétents Algériens plus nationalistes que ceux qui prétendent être plus légitimes, de quitter leur pays et qui n’ont jamais changé leur nationalité. Alors messieurs, allez prenez tout l’argent que vous voulez, toutes les richesses, mais laissez-nous l’Algérie pour qu’on puisse la bâtir sur de vraies bases, mais non sur des mensonges, laissez-nous choisir, un président digne de plus de 42 millions d’habitants ou plus de 80 % sont né après 62.

Une minorité ne peut diriger une majorité, ne nous trainer pas dans la marre avec cette élection présidentielle, laissez-nous rêver et ne nous décevez pas encore une fois. La mer a avalé beaucoup de nos jeunes compatriotes et vous en êtes responsables. Ayez pitié de ces mères qui pleurent leurs enfants morts en mer, de ces jeunes algériens sans toi, ni soins, ni éducation.

L’histoire ne pardonne pas et notre destinée est tracée alors si vous ne pensez pas à nous, pensez à vos enfants, car tout l’or du monde que vous laisserez ne remplacera pas les écrits ou les racontars qu’ils liront ou entendront. Arrêter de banaliser et de ridiculiser le pays, à travers des personnages prétendants à la présidence sans aucun profil.

C’est un vrai spectacle de cirque Amar auquel ont eu droit les Algériens

Dès l’annonce, c’est une ruée de prétendants de tout profil. Chômeur, fonctionnaire, cadre, commerçant, ingénieur, président de partis sans adhérents, entrepreneur… Soit au total, plus de 60 prétendants à la candidature de président de la République se sont déclarés. Nous avons eu droit à un vrai spectacle de clowns avec tous mes respects à ces artistes est présenté aux Algériens, qui ne croyaient pas à leurs yeux
Comment peut-on tomber aussi bas ?

Est-ce que le peuple mérite de voir une telle clownerie ?

Conçue comme un rêve pour certains, une aspiration pour d’autres, la présidence de la République constitue la plus grande instance de pouvoir dans un Etat de droit. Mais, aujourd’hui, nous sommes en train d’assister une sinistre farce télévisée rassemblant des centaines prétendants qui n’ont :

  • Aucun projet de nouveau modèle de société ou de gestion rigoureuse et pragmatique.

  • Aucune qualification de base telle que : la maîtrise de tous les grands sujets politiques et économiques (la culture) ainsi qu’une expérience de l’exercice du pouvoir.

  • Aucune expérience face à une situation grave et imprévue (troubles sociaux, terrorisme de masse), un dirigeant doit être capable de faire face.

Ces critères de choix ne sont certainement pas suffisants, mais ils permettent de faire un tri efficace.
La saison des prétentions de candidatures à l’élection présidentielle est ouverte. Pour l’instant, on n’a pas réussi à voir surgir les vraies raisons d’être de ces prétendues candidatures, sinon des ambitions personnelles, ou un soi-disant dévouement à la cause nationale. Mais ces personnes ne savent même pas que choisir un candidat, c’est choisir un programme et un profil psychologique.

Un président de la République incarne la nation, doit sans cesse penser à la trace de son action dans l’histoire de l’Algérie, passée et future, doit avoir un caractère solide, une grande capacité de travail, s’habiller de façon élégante, s’exprimer dans une langue nationale officielle sans faute, parler au moins parfaitement plusieurs langues étrangères, avoir une capacité à ne pas mentir à lui-même, à garder un secret, à travailler en équipes, mais à décider seul, sans le faire en fonction de ses intérêts propres ou de rancunes personnelles, doit être capable de ne pas se mêler des détails, s’en tenir à de grandes directives, et seulement corriger les ministres quand ils s’écartent de la ligne qu’il a tracée pour le pays, doit avoir aussi une grande connaissance des sujets les plus essentiels pour l’incarnation de la nation: les problèmes militaires, financiers, éducatifs, et sociaux, devra être capable de créer un consensus avec l’opposition sur les grands sujets de défense et de finances publiques, doit avoir une grille de lecture des événements qui nous attendent, et en particulier des conséquences de la crise financière, qui ne peut manquer de revenir, et qui exigera des décisions nécessairement impopulaires.

Un président, aujourd’hui qui ne saurait répondre lui-même à ses e-mails, envoyer un tweet ou naviguer sur Google serait aujourd’hui incapable de comprendre le monde. Pour avoir ses qualités, un candidat à la présidence de la République ne doit donc pas nécessairement avoir été ministre. Au contraire, même, cela pourrait fausser ses réactions, en le ramenant à des considérations de détail. Il doit être jeune pour être supporté par toutes les générations, pour suivre tous les développements technologiques et être à jour.

Alors peut-on donner les rênes d’une nation à n’importe qui ?

Nous avons l’impression que cette caricature de prétention de candidature à l’élection présidentielle n’est pas innocente, mais ne devrait pas nous surprendre, il suffit de voir le niveau des députés qui siègent dans nos assemblées populaires au niveau des communes ou des wilayas ou même dans l’APN ou au Sénat. Ce spectacle de cirque nous interpelle sur les droits de démocratie et de liberté des élections. L’espoir de jours meilleurs en Algérie, est-il fini en Algérie. La joie vécue par l’annonce de la date de l’élection présidentielle s’est transformée en tristesse. « Pauvre Algérie ». L’élection présidentielle est une occasion pour le peuple, car c’est le seul moyen de changement. Beaucoup, penser que le flambeau allé être remis par les moujahidines à la nouvelle génération, mais le scénario auquel nous avons assisté, est décevant.
Par respect au peuple, les chaînes de télévision pouvaient se passer de présenter ces personnes, au moins jusqu’au jour où ils auront réuni les 60 000 signatures.

Cette clownerie poussera encore plus le peuple à se désintéresser de cette élection et le retour de confiance du citoyen au politique est reporté aux calendres grecques. Le prix de cette clownerie coûtera cher car nous aurons surement plus de 100 prétendants qui utiliseront chacun au minimum 60 000 formulaire à raison de 5 DA l’un c’est-à-dire par une simple opération arithmétique cela représentera 60 000 x 100 x 5=30 000 000 DA au minimum avant le début des élections et d’ici le 03 mars 2019, ce chiffre est appelé à augmenter. Combien de prétendants à la présidence seront-ils d’ici le 03 mars 2019 ? 100, 200, 300, 1000… Telle sera la question, mais rien ne doit plus nous surprendre, car nous n’avons plus aucun repère aussi bien politique, social ou de citoyenneté. C’est l’anarchie à tous les niveaux en l’absence de tout principe.

Le poste de président de la république obéit partout dans le monde à certains critères qu’on ne peut ignorer.

« L’honnêteté, la sincérité, la simplicité, l’humilité, la générosité, l’absence de vanité, la capacité à servir les autres – qualités à la portée de toutes les âmes- sont les véritables fondations de notre vie spirituelle. » Nelson Mandela

B. H.

Auteur
Bachir Hakem

 




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Tessons de l’histoire

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LE COIN DES POETES

Tessons de l’histoire

Du bout des doigts je compte le temps

J’entonne le requiem de mon paradis perdu

La violence nous a vomi comme des résidus

Jetés aux confins de l’oubli tel un vieux feuilleton.

Laissez-moi ramasser les tessons de mon histoire

Pour remplir le grenier de ma mémoire confisquée

Arroser mes souvenirs, longtemps traqués, attaqués

Par dénégations brutales et à coups de boutoir.

Pleine de piques hérissées semblables aux épis

Qui couvrent les sillons fertiles dans le temps des moissons

Mes cheminées fumeront tant que l’hiver couve les maisons

De son ample manteau blanc qui nous guette sans répit.

Un essaim de délateurs toujours odieux et capricieux

Sème soupçon et doute dans la ruche d’abeilles

Pour s’abreuver du nectar des Dieux sous le soleil

Claironnant à tue-tête comme des paons orgueilleux.

© Bachir Djaider

Mardi 22 janvier 2019    

Cet espace est le vôtre ami(e)s poète(esse)s. Nous vous le réservons pour la publication de vos poèmes avec votre illustration.
 

Auteur
Bachir Djaider, journaliste et écrivain

 




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Présidentielle : Chakib Khelil soutient un 5e mandat de Bouteflika

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EXPRESS

Présidentielle : Chakib Khelil soutient un 5e mandat de Bouteflika

L’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, a finalement rendu public un communiqué dans lequel il dément la rumeur qui le donnait candidat à la présidentielle et annonce son soutien au président Bouteflika. 

« Je démens de manière formelle et définitive tout ce qui a été publié concernant ma volonté de mener la bataille des présidentielles au nom d’une formation ou d’une alliance politique. Ces informations sont infondées et constituent une manœuvre politique », écrit Chakib Khelil. Lequel estime d’ailleurs que cette rumeur est « une manoeuvre politique ». Encore une…

D’une pierre deux coups, Khelil réaffirme encore une fois sa fidélité au président Bouteflika et la « continuité des réformes de Fakhamouhou le président Abdelaziz Bouteflika, entamées depuis 1999 ». Et précise qu’il soutiendra « toute décision qui émanerait du président Abdelaziz Bouteflika concernant ces élections ».

 




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Al-Ismaily disqualifié, le CSC a un point d’une qualification historique

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Champions League africaine

Al-Ismaily disqualifié, le CSC a un point d’une qualification historique

La Confédération africaine de football (CAF) vient de publier un communiqué relatif aux scènes de violence survenue en marge de la rencontre d’Al-ismaily d’Égypte contre le Club africain de Tunis, en disqualifiant les prochains adversaires des Sanafirs, les Pharaons en l’occurrence.

Suite à cette décision, le CS Constantine consolide son fauteuil de leader dans le groupe «C » avec un total de six points contre un compte vierge pour ses adversaires du club Africain et le TP Mazembe.

La sanction de l’instance africaine à l’égard des Egyptiens, intervient à l’issue des incidents survenus lors du match aller comptant pour la 2e journée de la phase des poules en Champions League africaine, disputée le vendredi 18 janvier 2018 sur le pelouse d’ Ismaïlia stadium. Le match a été interrompu à la 86e min sur décision de l’arbitre de la rencontre pour jets de projectiles.

Nos représentants dans cette prestigieuse échéance sont donc à un point seulement pour les quarts de finale. Pour rappel, les Sanafirs ont gagné deux matches de suite, et recevront au prochain rendez-vous, le Club Africain de Tunis au stade de Constantine Chahid Hamlaoui.       

 

Auteur
A. Belkheir

 




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La mort du réalisateur-producteur Youcef Goucem nous interpelle

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HOMMAGE

La mort du réalisateur-producteur Youcef Goucem nous interpelle

Aujourd’hui j’ai reçu un coup de fil qui m’a laissé toute la journée triste et pensif. C’est pour me signaler le décès du réalisateur-producteur audiovisuel kabyle Youcef Goucem. Il venait de rendre l’âme aujourd’hui 24 janvier à 15h à l’hôpital de Douéra (Alger).

Le regretté Youcef Goucem s’est immolé par le feu le lundi 07 janvier 2019 devant le siège de Dzair TV pour protester le non-paiement de ses productions audiovisuelles par l’une des sociétés du groupe Haddad. Son dû est estimé à quelques milliards de centimes.

Ce jour et suite au niet du nouveau directeur de Dzair TV, M. Abrous Outoudert, ex-DG du journal Liberté, le regretté Youcef Goucem s’est dirigé vers la salle d’eau, il s’est arrosé d’essence qu’il a amené avec lui dans une bouteille de jus, avant de s’immoler dans le hall de la réception. Il a été aussitôt transféré à l’hôpital de Douéra au service des brûlés. 

Comme tous les producteurs audiovisuels kabyles, le regretté Youcef Goucem a connu d’énormes difficultés financières suite au non-paiement de ses prestations par plusieurs chaînes dont TV4, la chaîne étatique algérienne qui émet en tamazight et Dzair TV, la chaîne TV privée qui diffuse de temps en temps en langue kabyle/tamazight.

Pour rappel environ 60 chaînes TV algériennes qui émettent en langue arabe pour seulement quelques-unes en langue kabyle/amazigh. Ce qui explique en grande partie les difficultés financières que rencontrent les producteurs audiovisuels kabyles qui tiennent absolument à produire dans leur langue maternelle.

Les Kurdes, ayant approximativement le même nombre de locuteurs que les Amazighs, et comme eux répartis entre plusieurs pays du monde, possèdent environ 50 chaînes TV. Le nombre de chaînes TV kabyles/amazighs ne dépasse pas le nombre de doigts d’une seule main.

Ce nombre restreint de chaînes kabyles/amazighes au moment où la langue arabe est riche de plusieurs dizaines de chaînes, toutes thématiques confondues, explique pourquoi certains producteurs audiovisuels kabyles sont obligés de produire en langue arabe pour pouvoir survivre.

Personnellement depuis plusieurs années que je soulève ce problème en incitant nos hommes d’affaires kabyles (amazighs) à investir le champ audiovisuel kabyle (amazigh). Il en est de même des politiciens kabyles qui se reconnaissent dans le schéma politique algérien. Ceux-ci doivent pousser le système à respecter la co-officialité linguistique en équilibrant avec des lois le champ audiovisuel arabe et amazigh (kabyle).

Le déséquilibre en cours avec 60 chaînes en arabe versus quelques-unes en kabyle (tamazight), est dangereux pour la survie linguistique et la santé de notre langue maternelle. D’autant plus de nos temps les gens regardent plus les TVs. Celles-ci arabisent les foyers kabyles via toutes les thématiques; de la cuisine (Samira TV) au Sport (Heddaf TV) en passant par des chaines pour enfants, pour femmes, d’infos, de religion, …

J’ai longuement discuté de ce souci avec le regretté Youcef Goucem qu’il partage. Mais que faire me dit-il devant l’inconscience de nos politiques et de nos hommes d’affaires. Le dernier échange que j’ai eu avec lui c’était pour lui demander de m’envoyer les titres de l’ensemble de ses réalisations audiovisuelles, produites par GoFilm, sa boite de production audiovisuelle basée à Tizi Ouzou. Pour l’archivage, la voici telle qu’il me l’a envoyée.

Emissions

  • Cocktail Bladna (15 émissions de variétés avec un invité – 60’) Arabe et kabyle

  • Diwane Essahirine (1 émission de variétés chaabi avec des invités – 90’) Arabe

  • Ftour Ramdane (30 émissions de cuisine – 15’) Arabe

  • Asteqsi (30 émissions religieuses – 15’) Kabyle

  • Histoire et mémoire (34 émissions histoire – 15’) Arabe – Français

  • Rayeh t chouf (émission humoristique – 60’)

Documentaires

  • Massinissa – 52’ – kabyle sous titré en français

  • Jugurtha – 52’ –  Kabyle sous titré en français

  • Syphax – 52’ – Kabyle – Arabe kabyle sous titré en français

  • Tiddis la rouge – 26’ – Arabe

  • Timgad – 52’ – kabyle sous titré en français

  • Sidi Ahmed El Mejdoub – 26’ – Arabe

  • Ait Amrane – 52’ – kabyle sous-titré en français

  • La poterie de Maatkas – 26’ – Kabyle – français

  • La cerise Nath Iraten – 52’ – Kabyle – français

  • Le tissage de Beni Senous – 26’  Arabe – français

  • La pierre sèche – 13’ – Français

  • Ali Kherraz – 13’ – Kabyle

  • Tamanrasset – 2×60’ – Français

Fictions

  • Le sang et l’argent – 90’ – Kabyle

  • Cri contre la violence – 120’ – Arabe

  • La toile d’araignée – 120’ – Kabyle

  • Moul Enniya – 90’ –Arabe

  • Itij N Zira – 120’ – Kabyle

  • Tighersi – 120’ – Kabyle

  • Chems Barda – 60’ – Arabe

  • Iseflane – 120’ – Kabyle

  • Hommes d’honneur – 120’ – Arabe

  • Le verdict noir – 90’ – Kabyle

  • Asshissef – 90’ – Kabyle

  • L’espoir brisé – 90’ – Kabyle

  • Le prix de la vengeance – 90’ – Kabyle

Chanson

Gofilm dispose de plus de 2000 clips et plus de 200 spectacles variés.

Paix à ton amé mon cher Youcef et toutes mes condoléances à sa famille et ses amis.

 

Auteur
Rachid At Ali uQasi

 




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Venezuela: Le journal suisse « Le Temps » s’en prend aux engagements économiques russes à Caracas…

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Krimou a lu pour vous

Venezuela: Le journal suisse « Le Temps » s’en prend aux engagements économiques russes à Caracas…

…en raison, estime-t-il, de la faillite « globale » du système politique en place inhérent à la « révolution bolivarienne ». « Vladimir Poutine joue à la roulette russe à Caracas » y est-il affirmé d’emblée dans le titre de ce qui s’apparente à un brûlot pro-américain.

Il va de soi que Washington comme ses manœuvres, ingérences et intimidations d’une part, et les rodomontades de ses alliés fascistes brésiliens et colombiens entre autres, sont épargnés et d’évidence préalablement absous par le journal helvétique aux thèses néolibérales alignées sur les milieux de la finance internationale et leur hégémonie mortifère sur les peuples du monde entier.

Le ton partial et belliqueux est digne des pires moments de la guerre dite « froide » qui semble se poursuivre par d’autres moyens chez certains, et la Russie remplacerait naturellement l’ex-urss dans son rôle « d’ennemi de la liberté et de la démocratie » des mots d’ordre toujours usités malgré leur vacuité compte-tenu des réalités occidentales, nord-américaines tout particulièrement. Réalités empreintes désormais aux yeux de beaucoup de soumission à la dictature de l’argent roi.

Bonne lecture!

Krimo Hammada 

Le Temps :

Vladimir Poutine joue à la roulette russe à Caracas

Le Kremlin soutient à bout de bras le régime de plus en plus isolé de Nicolas Maduro. Des armes, du pétrole, des roubles et le spectre du nucléaire dans un pari risqué pour saper l’influence de Washington dans la régi

L’isolement international du régime de Nicolas Maduro fait les affaires de Moscou. L’effondrement de l’économie vénézuélienne offre au Kremlin l’occasion de jouer un rôle clé à Caracas, confortant du même coup les ambitions géopolitiques de Vladimir Poutine. Le site d’information russophone The Bell vient de révéler que Moscou a dépêché à Caracas en novembre un groupe d’experts dirigés par le vice-ministre des Finances Sergueï Stortchak, chargés de sauver du naufrage le régime de Nicolas Maduro.

Quatre points ressortent du programme de sauvetage: l’introduction d’un revenu de base pour tous les ménages, l’abandon de la planche à billets (qui a mené à une hyperinflation), une politique fiscale privilégiant les impôts indirects; enfin, un rebond de la production pétrolière, couplé à une diversification des exportations (dont les Etats-Unis captent 45%). Caracas n’a pas réagi officiellement aux propositions russes formulées en coulisses.

Ce n’est que le dernier volet d’une série de perfusions russes dont le régime Maduro est de plus en plus dépendant. Au total, depuis 2006, Caracas aurait contracté un total de 17 milliards de dollars de dette envers Moscou, d’après les calculs de l’agence Reuters. Le rapprochement entre les deux pays a démarré quand Hugo Chavez a entamé son virage vers le «socialisme bolivarien» et a commandé pour 4 milliards de dollars d’armement russe.

Une descente aux enfers qui s’accélère

La dégradation des revenus pétroliers du Venezuela a converti ces achats en dette, qui a été repayée à Moscou (ou plus exactement au pétrolier d’Etat russe Rosneft) en volumes de pétrole. Mais comme la production vénézuélienne s’effondre faute d’investissements et de gestion adéquate, Moscou cherche désormais à mettre la main sur des infrastructures bradées par Caracas. Selon le Washington Post, en échange de 1,5 milliard de dollars en liquide, le Venezuela a ainsi gagé aux Russes une part de 49,9% dans Citgo, une société dont les actifs (trois raffineries et un vaste réseau d’oléoducs) sont situés aux Etats-Unis.

Même l’accélération de la descente aux enfers ne détourne pas Moscou. Le 7 décembre dernier, au terme d’une visite de Nicolas Maduro à Moscou, la Russie a encore promis 6 milliards de dollars d’investissement dans les secteurs pétrolier et aurifère vénézuéliens, ainsi que la livraison de 600 000 tonnes de céréales russes et la modernisation d’équipements militaires. Pékin, qui a investi 50 milliards de dollars au Venezuela, se limite désormais à tenter de les récupérer.

Un pied de nez aux sanctions

La générosité du Kremlin frappe d’autant plus que la situation à domicile n’est guère réjouissante, avec une économie russe stagnante depuis six ans. C’est que Moscou vise des retours sur investissements ambitieux, à la fois économiques et géopolitiques. Rosneft a progressivement pris la place des grandes majors internationales rebutées par le climat des affaires et les sanctions internationales. Le groupe d’Etat russe contrôle déjà autour de 13% de l’industrie pétrolière du Venezuela. Or, le sous-sol du pays recèle les plus vastes réserves d’or noir du monde: 300 milliards de barils, soit plus que les réserves combinées de la Russie, des Etats-Unis, du Koweït, du Qatar et du Mexique.

A court terme, les dépenses considérables décidées par Vladimir Poutine lui permettent de marquer démonstrativement de nouveaux points sur l’échiquier politique mondial face aux Etats-Unis. L’alliance est un pied de nez aux sanctions imposées par les pays occidentaux contre les deux pays. A l’ONU, Caracas s’aligne systématiquement sur les positions russes quel que soit le dossier: Crimée, Ukraine, Syrie, etc. Moscou offre en retour un soutien inconditionnel à Nicolas Maduro, dont le nouveau mandat de cinq ans est contesté non seulement à domicile mais aussi par les 13 pays du continent américain formant le «groupe de Lima». Quand, à la mi-janvier, Washington a qualifié Maduro de «dictateur», «usurpant le pouvoir», Moscou a riposté en accusant les Etats-Unis «d’ingérence honteuse» dans les affaires intérieures du Venezuela.

Sauver Nicolas Maduro comme Bachar El-Assad ?

L’alliance comporte un volet militaire évident. Début décembre, deux bombardiers supersoniques russes Tu-160, capables de transporter des missiles nucléaires, ont participé à des exercices militaires conjoints dans le ciel vénézuélien, pendant que des sources officieuses laissaient entendre que Moscou pourrait s’y déployer de manière permanente. Un geste fort alors que les accords nucléaires entre Washington et Moscou se désagrègent les uns après les autres.

Près de trois décennies après l’effondrement de l’URSS, Moscou revient ainsi narguer Washington dans sa sphère d’influence. «Nous ne partirons jamais [du Venezuela] et personne ne pourra nous chasser», déclarait en 2017 le patron de Rosneft, Igor Setchine, un homme réputé très proche de Vladimir Poutine. L’assurance russe pourrait toutefois tourner au fiasco si Nicolas Maduro était renversé. Car répéter au Venezuela le sauvetage de Bachar el-Assad en Syrie paraît peu vraisemblable.

 




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Les fans de la JS Kabylie crient à l’injustice

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FOOTBALL

Les fans de la JS Kabylie crient à l’injustice

En déplacement à l’ouest du pays pour suivre le match opposant la JS Kabylie contre l’équipe locale de Sidi Bel Abbès, pour le compte de la 18e journée du championnat professionnel de ligue.1, les supporters des Canaris ont eu droit à un traitement scandaleux et vraiment assez condamnable.

C’est du jamais vu, les fans de la JS Kabylie, qui ont fait le déplacement en grand nombre à Sidi Bel Abbès pour soutenir les lions de Djurdjura, étaient contraints de payer leurs billets d’accès beaucoup plus cher que celui des supporters locaux.

En effet, fixés initialement à 150/Da l’unité, le coût des quotas qui ont été destinés aux visiteurs, affichait 400 Da l’unité, soit une augmentation de plus de 100/100.

Les responsables de l’OPOW, relevant de la direction de la jeunesse et du sport du chef-lieu, n’ont communiqué aucune explication pour ce sujet, ni même un préavis avant la rencontre.

Il est à signaler, que cette déroute est la deuxième en son genre durant cette saison, après celle des supporters du Mouloudia d’Alger lors du match MCA contre l’AC Paradou au stade Bologhine, dont les billets d’entrée étaient à 500/DA l’unité, tandis que, leur prix habituel est de 300 dinars

Auteur
Anès N.

 




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Lettre à « maître » Aït Larbi : Le droit ne peut pas plier

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Tribune

Lettre à « maître » Aït Larbi : Le droit ne peut pas plier

Il est des histoires politiques où des populations sont soumises par la violence à une dictature. De Jules César à Napoléon, de Staline à Pinochet et de Saddam à Bouteflika, la force brute était l’apanage des oligarques que seuls les religieux ont toujours soutenus mais les scientifiques, les philosophes et surtout les juristes ont été souvent du côté du réprimé, du côté du peuple et de la justice à défaut d’être à l’avant-garde de révolutions contre les tyrannies.

Or, en Algérie, et c’est de l’actualité puisque Alger reste une des dernières citadelles du népotisme bureaucratique et de dictature militaire absurde, des journalistes aguerris, des militants dévoués et des artistes reconnus se liguent en soutenant, toute honte bue, un régime mafieux et une oligarchie impitoyable contre une population démunie et une jeunesse désarçonnée et perdue.

Nous ne parlons pas de ces faux journalistes émergés dans la médiocrité ambiante, ni de ces politiciens de pacotille biberonnés à la sève de l’autoritarisme rentier et encore moins de ces opposants fomentés qui courent à la mangeoire à la première cloche.

Non, nous sommes ébahis face un positionnement pour le moins incompréhensible d’une personnalité au long parcours militant et à l’engagement avéré en faveur du droit. C’est d’une grande figure de la lutte contre l’injustice étatique et un des principaux initiateurs du combat pour les droits de l’homme et l’identité qu’il s’agit, du célèbre avocat Mokrane Aït Larbi en l’occurrence.

Cher maître ! Il est de votre droit absolu de soutenir un général algérien en retrait mais pas à la retraite, puisque à peine retiré de l’armée, l’anonyme général Ghediri revient en « sauveur de la république » pour briguer la présidence. « Sauveur » certainement il l’est comme l’ont été ses collègues « janvieristes » qui ont plongé l’Algérie dans un tourbillon de violence et de contre violence d’une terrible guerre et dont les blessures et les séquelles auront marqué à jamais l’histoire contemporaine ainsi que les générations futures.

D’ailleurs les deux décennies de léthargie et de corruption instaurée par le régime Bouteflika ne sont que la conséquence directe de la fameuse décennie noire où 200 000 personnes ont sauvagement perdu la vie et des milliers d’autres déplacées.

Cher maître ! Oui, comme vous êtes un homme de droit, vous avez tout à fait le droit en tant que personne et en tant que citoyen de soutenir qui vous voulez et de porter la parole de qui vous souhaitez sauf que vous n’êtes pas une personne simplement ni un citoyen ordinairement. Vous êtes d’abord et avant tout un militant des droits de l’homme, ensuite un avocat populaire et les citoyens simples vous connaissent grâce à ces deux dernières caractéristiques.

Par conséquent, votre position politique ne serait ni simple ni ordinaire. Votre position pèse et vous devriez en prendre compte. Cher maître ! Vous conviendrez avec moi que pour prétendre à prendre la tête et le destin d’un pays, vous êtes censé avoir un capital pour reprendre le sociologue Pierre Bourdieu, un capital politique, comme c’est le cas dans les démocraties libérales européennes, ou financières comme c’est le cas aux USA. Les seuls pays où une junte militaire a pris le pouvoir sont parmi le monde dit arabe, les dictatures latines et la Russie de Poutine.

Où situez-vous l’Algérie ? La Tunisie voisine, après une révolution de jasmin est en voie d’instaurer un modèle libéral unique dans l’hémisphère sud avec une démocratie participative, une législation égalitaire et une économie productive grâce à l’engagement de son élite intellectuelle, la volonté de sa jeunesse et la lutte de ses travailleurs.

D’où sort le général que vous soutenez ? Il est quand même intéressant de voir que sa candidature a pris de l’ampleur juste après votre annonce publique et, selon votre déclaration, « suite à des échanges » comme si la légitimité manquante au général-candidat ne devrait émaner ni d’un capital intellectuel ou militant, ni d’une puissance financière affairiste mais d’un crédit populaire accordée pour un notable avocat avec un parcours d’opposant avéré.

Pourquoi, étant donné votre engouement à la chose politique et surtout à ce soutien brusque et bruyant, vous ne vous présentez pas vous même à cette joute électorale qui n’inspire depuis longtemps que dégoût et désaffection au sein des populations ? Pourquoi accorder un crédit à une élection discréditée ? Pourquoi légitimer un pouvoir et un personnel illégitimes ? Pourquoi rajouter de la confusion à la confusion ? Au-delà des qualités morales dont peut se prévaloir le soldat-candidat, il est reconnu que tous les soldats ne sont pas tous idiots et encore moins tous corrompus, mais la question dépasse l’ordre moral et éthique. C’est une question éminemment politique d’où la nécessité de vous interpeller à propos de votre choix.

Dans quelle école militaire était le général-candidat quand la troupe soldatesque de Ben Bella incendiait les montagnes et violait les femmes kabyles lors de l’assaut militaire contre la rébellion du FFS en 1963 ? 413 anciens maquisards de la Wilaya III contre le colonialisme ont été achevés au lendemain de l’indépendance alors que l’armée des frontières se distribuait les postes et les honneurs.

Où était le soldat Ghediri quand les chars de Chadli Bendjedid circulaient dans les rues de Tizi-Ouzou pour sécuriser les policiers qui violaient les franchises universitaires et arrêter des étudiants pour les embastiller. 24 militants ont été condamnés à la peine capitale pour avoir protesté contre l’interdiction d’une conférence sur la poésie kabyle ancienne.

Beaucoup ont été vos amis, cher maître. Le soldat Ghediri, on ne sait pas où il était. Bis repetita en 1985 quand vous, cher maître, sous la houlette de l’inénarrable Ali Yahia Abdenour et vos camarades, avez créé la première ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme. Vous étiez condamnés pour « atteinte à la sûreté de l’État » et croupissiez dans les geôles de Lambèse et de Berrouaghia. Cela, on le sait, mais on ne sait rien du soldat Ghediri que vous voulez porter aujourd’hui à la magistrature suprême.

Nous savons aussi que quelque temps après la tentative de créer un parti démocratique, vous avez claqué la porte avec fracas. Récemment encore, vous avez affirmé dans une interview que les lecteurs peuvent consulter sur youtube que votre démission était due au financement occulte que vous ne cautionniez pas et à la décision politique qui « venait d’ailleurs ». Vous avez dénoncé les mêmes pratiques quand vous avez claqué la porte du Sénat algérien au sein duquel vous étiez « désigné » dans le tiers présidentiel. Cela aussi on le sait de vous mais rien de votre poulain d’aujourd’hui. Dans les années de feu et de sang démarrées avec l’interruption du processus électoral, la junte militaire tenait le pouvoir d’une main de fer pour « préserver la république ». Des journalistes assassinés, des militants disparus à jamais et des femmes éventrées.

Où était le général que vous parrainer aujourd’hui ? Il était dans quel service ? Car pour être général, il doit y avoir au moins une carrière et un service rendu ! On a appris, suite à la candidature loufoque d’Ali Ghediri que maître Mokrane Aït Larbi soutient, que le général était chef de personnel au sein du ministère de la Défense. Il est facile à deviner qu’il était au cœur même des promotions et des déchéances tous azimuts qui ont rythmé les quatre quinquennats de Bouteflika. Question, ne faisait-il pas partie des maîtres d’œuvre à défaut d’être un pion ou un exécutant ? Et dans ce cas-là précis, maître Ait Larbi, votre soutien n’en est pas un mais simplement une caution à un jeu ficelé d’avance mais que vous contribuer à faire avaler.

Les militaires algériens ont toujours gouverné et su garder le pouvoir, ils n’ont nullement besoin de vous ni de votre implication pour la besogne mais ils resteront à la marge de l’histoire, l’histoire avec un grand H, celle qui s’écrit par le courage politique et les grandes luttes pour la liberté.

Ce sont les militaires qui disent « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire » ce qui est loin d’être votre cas.

À défaut de vous présenter vous-même, craignant certainement que « l’étiquette kabyle » vous desserve dans les jeux claniques au sommet, pourquoi vous ne soutenez pas une véritable candidature opposante qui ne vient pas du sérail algérien ni de l’institution militaire qui le porte ? Pourquoi vous ne soutenez pas, quitte à la susciter, une candidature ou une mouvance jeune et audacieuse comme c’est le cas à travers le monde moderne ?

Au final, vous aurez peut-être perdu l’élection mais vous aurez gagné l’histoire et ravivé l’espoir. Dans le cas ou Ali Ghediri renverserait la table, comme vous semblez le suggérer, et gagnerait miraculeusement la présidence, vous serez le premier avocat de l’histoire à placer un général en président. Cher maitre ! Sommes-nous condamnés à être des éternels seconds ? Sommes-nous condamnés à être gouvernés par nos bourreaux ? Sommes-nous inaptes à prendre notre destin en main et de le rattacher toujours à « l’autre » ? Sommes-nous condamnés à taire notre soif de démocratie, de liberté et d’authenticité en attendant qu’elles nous soient « accordées « ? Quelle leçon êtes-vous en train de donner à cette jeunesse qui vous respecte mais pour laquelle vous montrez le mauvais chemin ?

Vous savez certainement, cher maître, que « la justice ne peut pas attendre pas et le droit ne peut pas plier » (proverbe malgache). Dans tous les cas de figure et dans l’absolu, oui cher maître, vous avez le droit de soutenir un général mais vous n’avez pas le droit de nous interdire de nous interroger, de poser des questions sur le parcours de nos « anciens « , de nos aînés et de nos pères spirituels et surtout sur leurs péripéties en fin de parcours. Vous avez le droit de conforter une supercherie, de cautionner un simulacre mais vous n’avez pas le droit de nous berner.

Vous avez le droit de finir votre carrière, nous avons le droit de vouloir continuer le combat que vous avez initié ensemble ou séparément. « Si vous avez la force, il nous reste le droit » disait Victor Hugo dans Cromwell.

Mes respects, maître !

Auteur
Ahviv Mekdam

 




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Présidentielle : le dernier délai de dépôt des dossiers de candidature fixé au 3 mars

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EXPRESS

Présidentielle : le dernier délai de dépôt des dossiers de candidature fixé au 3 mars

Le dernier délai de dépôt des dossiers de candidature pour l’élection du président de la République, prévue pour le 18 avril, est fixé au 3 mars 2019 à minuit, a annoncé mercredi le Conseil constitutionnel dans un communiqué.

Conformément au décret présidentiel portant convocation du corps électoral pour l’élection du président de la République et à l’article 140 de la loi organique portant régime électoral, laquelle stipule que « la déclaration de candidature est déposée, au plus tard, dans les 45 jours qui suivent la publication du décret présidentiel portant convocation du corps électoral », et en application de ces deux textes, le Conseil constitutionnel informe que « le dernier délai de dépôt des dossiers de candidature pour l’élection du président de la République est fixé au 3 mars 2019 à minuit », précise le Conseil constitutionnel.

Le dossier de candidature doit être déposé par le candidat en personne, après rendez-vous convenu auprès du secrétariat général du Conseil constitutionnel, contre accusé de réception, précise encore la même source.

Le dossier de candidature doit comprendre les documents énoncés dans l’article 139 de la loi organique portant régime électoral.

Le candidat doit présenter les formulaires des signatures, prévus par l’article 142 de loi organique portant régime électoral, auprès du Conseil constitutionnel. Les signatures sont portées sur un imprimé individuel et légalisées auprès d’un officier public. Lesdits imprimés sont déposés en même temps que l’ensemble du dossier de candidature.

Le Conseil constitutionnel rappelle aux citoyens et citoyennes désirant se présenter à l’élection du président de la République les conditions fixées par l’article 87 de la Constitution: 

Pour être éligible à la présidence de la République, le candidat doit :

            – Ne pas avoir acquis une nationalité étrangère

            – Jouir uniquement de la nationalité algérienne d’origine et attester de la nationalité algérienne d’origine du père et de la mère

            – Etre de confession musulmane

            – Avoir quarante (40) ans révolus au jour de l’élection

            – Jouir de la plénitude de ses droits civils et politiques

            – Attester de la nationalité algérienne d’origine unique du conjoint

            – Justifier d’une résidence permanente exclusive en Algérie durant un minimum de dix (10) années précédant le dépôt de la candidature

            – Justifier de la participation à la Révolution du 1er Novembre 1954 pour les candidats nés avant juillet 1942

           –  Justifier de la non implication des parents du candidat né après juillet 1942, dans des actes hostiles à la révolution du 1er Novembre 1954

           –  Produire la déclaration publique du patrimoine mobilier et immobilier, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Algérie.

Pour plus d’informations, les citoyens sont invités à consulter le site électronique du Conseil constitutionnel « http://www.conseil-constitutionnel.dz » ou à appeler aux numéros de téléphone 021790088, 021790041.

 




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Des corbeaux au royaume de « Moquerie » !!!

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REGARD

Des corbeaux au royaume de « Moquerie » !!!

Les liens familiaux et les relations d’amitié ne font pas exception dans la conception d’un pouvoir dans une période politique troublée d’histoires.

Nous savons que l’histoire des systèmes politiques est séditieuse et nous donne des leçons. Les histoires dans l’Histoire des systèmes politiques ont toujours connues les querelles de clans et les luttes de résistance aux changements. Nous avons expérimenté ces histoires et nous nous intéressons plus aux bouffons du pouvoir qui innocentent des malhonnêtes confectionneurs de crises.

L’exemple d’une période tourmentée et dominée par une femme dans l’histoire politique de la France ressemble à la période que nous traversons en ce moment.

Catherine de Médicis fut choisie par François 1er pour être la femme de son fils le duc Henri d’Orléans, le futur Henri II. A l’âge de 40 ans, Catherine de Médicis prend en main la destinée du royaume dans une époque troublée par les guerres de religion. Après la mort de son mari Henri II, Catherine de Médicis influencera fortement son fils, le très jeune François, qui devient roi alors qu’il n’a que 16 ans. François meurt un an plus tard. C’est son frère Charles IX qui accède au trône à l’âge de 10 ans.

La nécessité oblige, Catherine devint régente. Les complots des clans et les événements tragiques de la saint Barthélémy où les prédicateurs parcourent les rues et scandent des menaces.

Durant plus de dix ans les Parisiens subissaient les mêmes discours : la vraie religion, c’est le catholicisme, la seule foi, c’est celle du roi. Ces troubles affaiblissaient le roi Charles IX et les dramatiques événements, affichant des milliers de victimes, affectaient sérieusement sa santé physique.

A cela s’ajoute un complot fomenté contre lui et sa mère pour faire monter son frère cadet François, duc d’Alençon sur le trône.

Étouffés par Catherine de Médicis, les tapages dans les colonnes du pouvoir finissent d’affaiblir de plus en plus son mari le roi.

Le roi Charles IX se réfugie au château de Vincennes où il est alité et attend la mort.

La fièvre ne le quitte plus. Sa respiration se fait difficile. Il mourra le 30 mai 1574. Henri, fils préféré de la régente Catherine, qui avait été nommé roi de Pologne, rejoignit la France à l’annonce de la mort de son père Charles IX. Henri devint alors Henri III et occupe le trône. A cette période, le royaume de France était dans un état désastreux, baignant sous d’importants troubles économiques, sociaux et religieux.

Cette introduction est le cliché d’une image de notre situation actuelle. Cette photo attend son développement au laboratoire des partis d’alliance. Le manque de produits chimiques capables de développer cette photo dans un temps record va donner une chance à la majorité jeune d’instaurer un changement dans le calme et la tranquillité.

Chez nous, les élections présidentielles se dérouleront le 18 avril prochain. Avril a toujours été le mois des surprises et du changement.

Pour illustrer mon texte, je reviens à l’histoire des moqueries d’avril sous le règne du roi Charles IX. On raconte que jusqu’en 1564, l’année débutait le 1er avril. Cette année-là, sous l’influence et conseils de sa mère Catherine de Médicis, le roi Charles IX décida de changer le calendrier pour faire commencer l’année le 1er janvier. Le changement fut établi.

Le 1er janvier 1565 tout le monde se souhaita « bonne année », se fit des cadeaux, se donna des étrennes, tout comme à un début d’année. Ce changement fut un peu baroque et beaucoup de gens eurent du mal à s’habituer au nouveau calendrier conçu par le roi. Certains n’étaient même pas au courant que la date de la nouvelle année avait changé ! Ils continuèrent donc à s’offrir des cadeaux et des étrennes le 1er avril.

Pour se moquer de ce changement, les adolescents eurent l’idée d’offrir des cadeaux un peu spéciaux, des faux cadeaux pour exprimer leur joie le 1er Avril. A partir de ce jour-là, chaque année au 1er avril tout le monde, grands et petits, prit l’habitude de se faire des blagues et des farces.

Espérons bien que cette fois-ci, avril 2019, les élections présidentielles ne seront pas truquées et les urnes n’accepteront plus un bourrage de mensonges comme d’habitude. Une fois encore, espérons que ceux qui détiennent le vrai pouvoir finiront par comprendre que les électeurs sont mûres et ne sont plus considérés comme des adolescents inconscients.

La déconvenue d’un prétendant à la présidence

Je continue mon texte par une histoire diplomatique qui m’a été racontée avant des élections présidentielles de 2014. L’ambassadeur de Norvège en Algérie, son excellence Arild Retvedt, voulait pronostiquer le nom du remplaçant de Bouteflika car le président n’avait pas encore prononcé officiellement sa candidature. Il sort un bout de papier de sa poche. Sur ce papier il avait inscrit trois noms ayant une forte chance d’être président. Il avait peur qu’une personne des trois inscrites sur ce bout de papier devienne président.

Pour justifier sa peur, il m’a raconté cette histoire qui illustre notre image dans le monde. Ladite personne était partie en visite officielle en Norvège pour représenter le président. La malchance a voulu que cette personne n’a pas était reçue comme on reçoit un vrai président. La personne est revenue en Algérie déçue et très touchée dans son orgueil par un accueil norvégien insultant.

Son excellence Arild Retvedt m’a expliqué qu’en Norvège la constitution ne leur permet pas d’accueillir un représentant du président comme un président réel. Il avoue honnêtement que pour les Norvégiens cette idée de représenter le président n’est pas connue.

Cette personne n’a pas encore prononcé sa candidature. Elle attend sans doute la déclaration de Bouteflika. Elle vit dans le suspense. Publiquement elle hurle son soutien aveugle au président mais intérieurement son ambition pour le fauteuil du président déchire son cœur.

Dans les conditions politiques actuelles de l‘Etat, on ne saurait s’étonner de voir les possédés du pouvoir s’accrocher à un système obsolète et demander sa longévité sous sérum. L’homme de la rue remarque que les semblants d’opposants deviennent des idiots utiles et enthousiastes partisans dès lors qu’on leur propose un poste en vue.

La rencontre secrète de Saïd et Moquerie est un bon exemple.

Pour Moquerie, les pistes secrètes qui mènent à la Moravia passent par Saïd. Sur cette piste, la chaine des aventuriers arrivistes, candidats à la présidence, commence à dessiner sa forme. Parmi ces arrivistes ou opportunistes sont ceux qui ne pensent à rien d’autre qu’à occuper le petit écran pour nous énerver avec une absurdité très avancée.

Pour la classe politique honnête, la situation est bonne pour plaider pour une rupture avec un régime de faillite. Ils espèrent que le décor politique doit être réformé en profondeur. Ils demandent d’agir maintenant pour éviter la catastrophe à notre pays.

Certains pays, bien connus, veulent nous river dans un système archaïque pour que nous restions toujours dépendants d’eux. Ces pays supportent et soutiennent des épouvantails fabriqués chez eux. Ils les ont placés en Afrique pour gérer leurs affaires. Sachant que si vous retardons d’agir dans le bon sens, ces dits pays risquent de brouiller notre chemin vers une vraie démocratie et font tout pour tenter de créer la pagaille politique chez nous.

En conclusion : dans notre histoire lointaine El Baz, oiseau algérien, fut considéré par nos ancêtres comme le symbole de la puissance, la sagesse, la beauté, la force, la fierté et la dignité algérienne. Cet oiseau vit dans les hauteurs et évite les bas niveaux. On le rencontre dans nos hautes montagnes : Ouarsenis, Djurdjura et Aurès. Chaque Algérien rêve observer ce symbole dans le décor politique. Hélas ! Hélas ! El Baz n’a pas encore officiellement parler et n’a pas divulguer sa stratégie. Par contre, les corbeaux lugubres exposent leur plumage et se prennent pour des El Baz au royaume de Moquerie.

Auteur
Omar Chaalal

 




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