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Kabylie : la nouvelle fabrique à Talibans ?

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Tribune

Kabylie : la nouvelle fabrique à Talibans ?

En 1994, le monde était surpris par l’entrée en scène des ‘’Talibans’’ (1) en Afghanistan. Des ‘’étudiants islamiques’’, majoritairement Pachtounes, venus du Pakistan voisin, pour prendre le pouvoir par les armes à Kaboul.

Ce pays était alors détruit par toutes les luttes des fractions islamistes et des seigneurs de guerre qui se disputaient le pouvoir après le départ des Russes d’Afghanistan.  

Des milliers de jeunes hommes, armés jusqu’aux dents, venus des écoles coraniques afghanes et pakistanaises, étaient transformés en soldats pour la prise du pouvoir à Kaboul.

Cela semble loin de l’Algérie toute cette histoire ! Pas totalement.

La mobilisation actuelle par le pouvoir politique de toutes les zaouïas (écoles coraniques) de Kabylie et de la périphérie ne présage rien de bon pour le pays.

Des financements colossaux et des relais dans la société sont mobilisés depuis des années pour pénétrer cette région, par les zaouïas existantes et par les ‘’associations religieuses’’ pour la construction de mosquées afin de casser la cohésion des villages. On entend souvent dire que « des milliards sont mis à disposition par les commerçants de l’informel, relais du pouvoir ». C’est l’effet d’aubaine pour tous les opportunistes-escrocs pour détourner au passage des camions de ciment, de fer à béton, de sable, … Aucun contrôle sur la destination des matériaux et c’est voulu.

L’objectif final de toute cette ‘’mobilisation/rouleau compresseur’’ est cohérent :

  • Islamiser une région prétendue par assez ‘’islamique’’,

  • Arabiser ces Kabyles pour en faire de parfaits militants de la cause arabe,

  • Casser le mouvement démocratique en cette phase de reflux des partis politiques modernistes,

  • Combattre le processus de réhabilitation de la langue amazighe et de la culture nationale par la pollution du débat, l’imposition de la graphie arabe, l’amplification de sa prétendue ‘’filiation arabo-islamique’’ (voir par exemple toute la propagande faite actuellement autour de quelques textes religieux écrits en tamazight en caractères arabes, la mobilisation d’un ex. ministre du culte, la traduction du Coran en langue tamazight et sa publication… en Arabie Saoudite, comme s’il n’y avait pas assez d’éditeurs en Algérie !!!)…

Pour les stratèges de cette mobilisation, un bon Amazigh et un Amazigh mort ou un Amazigh islamiste. Hors de cela, point de salut !

C’est le long terme qui est visé par cette politique d’islamo-arabisation.

Toutes ces zaouïas forment des milliers d’élèves (tolbas) (nous n’avons pas de statistiques fiables sur le nombre, et le secret est bien gardé), qui, à leur tour, formeront à terme d’autres élèves jusqu’à atteindre une masse critique capable de prétendre changer le cours de l’Histoire.

Ces tolbas se transformeraient alors en Talibans, par le Coran et la Kalachnikov, pour la prise du pouvoir à Alger.

Telba udebbuz (les Talibans de la poigne/de la violence)

Ce mélange du Coran et de la violence n’est pas nouvelle dans notre société.

Il y a quelques siècles, certaines zaouïas de Kabylie s’étaient inventées une forme particulière de fonctionnement pour s’imposer par la force dans la société : dans chaque zaouia, une partie des Talibans étudiait le Coran (telba n telwaht/les étudiants de la planche (du livre)), tandis que l’autre (telba udebbuz) formait une milice qui imposait son ordre par la violence et le racket dans les villages… étrangers à la tribu où se trouve la zawiyya.

C’était la guerre permanente entre les tribus par les zaouïas interposées, pendant des siècles.  

Dans la tribu des At Iraten, l’une de ces zaouïas avait été attaquée et détruite jusqu’à la dernière pierre par les habitants des villages environnants des At Mimun. La cause ? Ces telba udebbuz avaient outrepassé leur limite en persécutant et détroussant des personnes de leur propre tribu !

Ce genre de zawiyyat avait totalement disparu du paysage depuis.

Ce qui se passe aujourd’hui en Kabylie, par les manipulations du système politique actuel pour casser le mouvement démocratique et le mouvement culturel amazigh, pourrait réserver dans le futur de fâcheuses conséquences pour la stabilité de notre pays.

Devant les échecs mondiaux de l’islamisme radical et du terrorisme, les islamistes expérimentent d’autres voies pour aboutir à leur objectif final : contrôler la société et imposer la charia islamique et le conservatisme saoudien.

Si un terme n’est pas mis à cette politique et fermer vite la ‘’fabrique à Talibans’’, pour laquelle les financiers sont bien identifiés, demain les Talibans algériens occuperaient, par la violence, la scène politique internationale devant les médias du monde entier !

A. U. L.

Notes :

(1) En savoir plus sur les Talibans :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Taliban : Les Talibans  (« étudiants islamiques») sont un mouvement fondamentaliste islamiste se faisant appeler Émirat islamique d’Afghanistan et qui s’est répandu au Pakistan et surtout en Afghanistan depuis octobre 1994. Le mouvement a mené une guerre contre le gouvernement de l’État islamique d’Afghanistan, notamment à partir de 1994 jusqu’à la prise de Kaboul en 1996 où les Talibans instaurent le régime de l’Émirat islamique d’Afghanistan, avec à sa tête Mohammad Omar. Chassés du pouvoir en 2001 par une coalition militaire de l’ONU, ils continuent aujourd’hui de harceler les armées Afghanes et américaines et de perpétrer des attentats suicides  dans le pays, faisant des centaines de victimes civiles.

(2) La confrérie des Assassins fut créée au XII ème siècle par Hassan Sabbah, natif de la ville de Kom. Originaire d’une famille traditionnelle chiite, il devient très rapidement un érudit. Sa largeur d’esprit lui permet de se faire convertir par un ismaélien. Il part vers Ispahan afin de s’infiltrer à la cour, mais échoue et, par conséquent, il est banni du royaume Perse. Cependant, après avoir voyagé dans l’orient et converti de nombreux adepte, Hassan Sabbah revient en Perse et prêche la parole ismaélienne. En convertissant le khan de Samarcande, il parvient à s’imposer dans la ville, d’où il est bientôt chassé par l’armée Perse. Cette défaite va le pousser à créer en septembre 1090 un instrument de terreur qui restera le plus fiable à travers le monde et le temps : la secte des Assassins.

Les terroristes islamistes qui se font exploser aujourd’hui tiennent de cet esprit de sacrifice pour la ‘’noble cause’’ qu’ils défendent.

(3) Pour sa réhabilitation politique, Chakib Khelil, ancien ministre de l’énergie, impliqué dans des scandales de corruption importants, avait mené une sournoise campagne de visites médiatisées dans les zaouïas du territoire nationale pour obtenir leur soutien. La société algérienne, par la presse, s’était offusquée de cette grossière tentative de manipulation. Il serait retourné aux USA où il réside.

Auteur
Aumer U Lamara, écrivain

 




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A Yaha Abdelhafid dit Si Lhafid

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HOMMAGE

A Yaha Abdelhafid dit Si Lhafid

En ce triste et douloureux souvenir je voudrais rendre un hommage particulier à Si Lhafid, non seulement à ce héros qu’il avait toujours été et tout au long de sa vie, et qui d’ailleurs n’est plus à présenter, mais à l’homme qu’il fut, ou du moins celui que je pense avoir bien connu, à cet ami et confident qu’il avait toujours été pour moi.

Oui, il fut cet ami très cher, que j’avais appris à aimer et à apprécier pendant des décennies et qui ne m’avait à aucun moment déçu. Bien au contraire, sinon que quand il délaissait ses propres intérêts pour certains énergumènes qu’il croyait aussi probes que lui.

Que dis-je ?

Homme de devoir, dévoué corps et âme à cette cause sacrée qui était la sienne, il ne s’était jamais et à aucun moment soucié de ses intérêts, ni de ceux des siens, au grand dam de ses vrais amis, sinon fort heureusement celui d’avoir donné une très bonne éducation à ses enfants.

J’avais incidemment connu Si Lhafid vers le mois d’août 1962 à Michelet, pour m’être chamaillé avec un de ses sous-officiers.

Et pour cause à l’époque les moudjahidines étaient sacrés, voire même  quelque peu mythifiés, mais ce qui n’était guère mon cas, même si comme tout un chacun j’éprouvais pour eux du respect et beaucoup d’admiration.

Cependant, j’étais un jeune hyperémotif qu’il ne fallait surtout pas chatouiller et sans la présence d’autres moudjahidines de ma famille et connaissances nous en serions venus aux mains, ce qui aurait été grave ett scandaleux à cette époque, voire même pour le civil que j’étais un crime de lèse-majesté.

Si Lhafid conciliant et souriant comme toujours, à qui j’avais été élogieusement présenté par les gens présents et de connaissance commune, m’avait donc demandé : « si je pouvais mettre ma menace à exécution si ces derniers n’étaient pas intervenus pour nous séparer ?».

Fougueusement comme il sied au jeune écervelé que j’étais alors,  je lui avais fait la promesse que s’il récidive ou qu’il fasse en ma présence ne serait qu’une seule petite remarque que je jugerais désobligeante je lui ferais sa fête aussi harnaché sera-t-il ; car il était armé jusqu’aux dents.

Ce qui lui fut confirmé par des anciens maquisards micheletois et qui lui avaient parlé de moi et de mon caractère quelque peu ombrageux quand on me titille.

Et pour cause, la guerre nous avait tous rendu émotifs et habitués quelque peu à la violence. Et ce fut ce jour et pour mon bonheur que j’avais pour la première fois découvert cet homme affable, bienveillant et d’une grande modestie pour le héros qu’il était,  contrairement à mon antagoniste.

Nous avions depuis ce jour sympathisé et une amitié sincère sans condition, ni a priori allait naître entre nous.

Et depuis, à chaque fois que l’occasion s’offrait, je le revoyais avec un plaisir évident, particulièrement quand je montais à Michelet et ce, jusqu’au déclenchement des hostilités entre le FFS et le pouvoir.

Je ne l’ai retrouvé que bien des années plus tard lors de ce long et difficile exil que fut le sien en France.

Que ne fut mon admiration pour cet homme, que de lui découvrir toute cette ténacité et fidélité à ses engagements de défendre ses idéaux que sont la liberté et la démocratie, et surtout de continuer ainsi la lutte contre vents et marées avec des moyens dérisoires, sinon inexistants et une poignée de fidèles militants.

Si Lhafid s’il était un combattant hors pair, un grand révolutionnaire, fut par contre totalement dépourvu de toute cette démagogie propre aux politiciens en général.

Bien au contraire, il était même quelque peu naïf et surtout entier et toujours étonné par les revirements, entrisme et opportunisme de certains de ses anciens compagnons.

Nos rencontres bien au contraire étaient empreintes de gaieté, loin de tous ces conciliabules et complots que certains adoptent avec lui, mais c’étaient surtout des moments de joie et de rire à ne plus en finir et des mises au point amicales par moi, surtout pour sa crédulité.

Je me permettais alors de le harceler sérieusement pour ses intérêts matériels qu’il négligeait gravement pour certains profiteurs et autres pique-assiettes en particulier.

Pour l’anecdote, lui officier supérieur de l’ALN combattante, il n’avait régularisé sa situation d’ancien moudjahid que contraint et forcé par nous ses amis qu’après  le début des années 1990.

Après son retour d’exil, il fut prit dans cette frénésie de l’ouverture démocratique et était en quelque sorte aussi l’otage d’un tas de gens parmi lesquels se mêlaient certes des anciens militants, mais beaucoup d’opportunistes et autres transfuges d’un FLN en déliquescence et pour qui Si Lhafid avec toute son aura offrait alors des perspectives prometteuses.

Lui qui quelques mois auparavant était évité comme la peste, est redevenu par le hasard de l’histoire le centre d’intérêt et éventuellement cette rampe de lancement dans cette nouvelle configuration politique et/ou toute une faune d’opportunistes à la quête d’une réhabilitation ou de renommée ne le quittait plus, et Thakhlijt Ath Atsou son village leur Mecque.

J’avais été lui rendre visite bien des jours après qu’il s’est plaint à un parent de ne pas m’avoir vu parmi tous ces visiteurs venus le féliciter pour son retour d’exil.

 mon arrivée à Thakhlidjith, je l’avais trouvé devant une maison en compagnie de sa mère qui d’ailleurs tout comme lui n’était que douceur, sourire et amabilité et à tous moments, après les félicitations et salutations d’usages, je lui avais alors dit en substance et en riant comme d’habitude, mais sérieusement:

« Puisque cette belle et charmante femme est là, je vais par conséquent te consacrer un quart d’heure pour toi et une demi heure pour elle, mais je vais surtout la supplier et  d’insister auprès d’elle pour qu’elle t’apprenne à manier le tamis ».

« Et préalablement surtout, apprendre à séparer le bon grain de l’ivraie ! ».

Malheureusement le temps m’avait donné raison, et quelques mois plus tard pour certains stratèges des coups fourrés, il était devenu gênant, et pour le stigmatiser rien n’est plus valable que cette vieille et inusable formule qui de toujours était utilisée et à satiété en haute Kabylie et qui est ce sempiternel reproche de s’entourer des transfuges du FLN honni et bien sur aussi des ‘’missionnaires de la police politique’’.

Il était devenu gênant et surtout témoin de leurs couardises et désertions lors des moments difficiles pour tous ces professionnels de la politique-politicienne et autres démagogues. Ceux-ci avaient donc fini par le faire dégoûter de la politique, surtout quand il avait fait l’amer constat de toute cette concussion, félonie et autre escobarderie chez certains de ces compagnons qu’ils croyaient lui êtres acquits ou ingénument des incorruptibles comme lui.

Désillusionné, mais toujours alerte, il y avait néanmoins et fort heureusement pour lui aussi ces fidèles amis et compagnons de route à l’image et pour ne citer que lui : feu dda Larbi Ath Amara Ouali (ath yerhem rébi) et qui étaient toujours prêts et disponibles pour lui à tout moment et pour tout.

Pendant toutes ces péripéties nous ne nous voyons que rarement, il faut croire aussi que certains parmi toute cette foultitude qui gravitaient alors autour de lui m’évitaient comme la peste à cause de ma dérangeante franchise, pourtant à aucun moment je ne m’étais permis d’interférer dans leurs affaires ou relations.

Ce n’était que vers la fin de l’année 1994 que nous avions repris nos anciennes habitudes et rencontres d’antan, c’est-à-dire hors toutes autres considérations que cette sincère amitié basée sur ces valeurs partagées.

En 1995 des amis tels que Ali Slimani, Mohand Said Ait Abdelaziz, Khaled Ait Mouheb, Ali Hamoutene, Hocine Aberkane, Messaoud Ath Achour, anciens ministres, écrivains, avocats, professeurs, dirigeants d’associations patronales, de sociétés nationales, cadres supérieurs de la fonction publique, enseignants, membres du CNES (Conseil national Economique et Social), du CNSA ( Comité National de Sauvegarde de l’Algérie), le comité fédéral de la fédération de France combattante en l’occurrence Omar Boudaoud, Rabah Bouaziz, Ali Haroun etc. ainsi que Salim Saadi, Mustapha Lacheraf, Mohand Said Mazouzi et Redha Malek pour ne citer que ceux-là, ont créé le parti ANR –Alliance Nationale Républicaine.

Une véritable alliance de compétences, des noms chargés de symboles d’intégrité, de culture,  combats, de militantismes et de clairvoyances.

Comme attendu, mes amis ne cessaient de me harceler pour adhérer, mais mon atavisme kabyle m’empêchait de le faire, d’ailleurs je pense avoir quelque peu blessé Redha Malek qui éprouvait beaucoup d’amitié et de sympathie pour moi. Ce dernier ne comprenait pas mon attitude d’autant plus que je n’étais transfuge d’aucune formation.

Néanmoins j’agissais comme un militant en assistant même des fois à leurs réunions et de fréquenter assidûment tous les responsables avec qui je partageais beaucoup d’amitié et de convictions, ne seraient ce que cet esprit républicain fait de liberté, de démocratie et laïcité.

Et c’était ainsi que j’avais même quelque peu obligé Si Lhafid de m’accompagner chez Redha Malek à qui j’avais souvent et chaleureusement parlé de lui et qui voulait le connaître.

Ce fut une heureuse initiative, car dès la première entrevue à laquelle j’avais assisté, ces personnalités se sont mutuellement découvertes et depuis s’apprécient, pour mon contentement, une forme d’amitié faite de respect mutuel venait de naître entre ces deux hommes que j’affectionne.

L’ensemble du comité directeur dont certains sont de vieilles connaissances pour lui n’ont jamais depuis cessé de faire ses éloges, y compris avec Salim Saadi qui pourtant étaient dans des côtés opposés lors des événements de 1963, quoique son frère était compagnon de maquis de Si Lhafid.

Jusqu’à sa mort (ath yerhem rebbi) Redha Malek à chaque fois que je le revoyais,  ne manquait jamais de me demander les nouvelles de Si Lhafid et de me prier de lui transmettre ses amitiés.

Ainsi que d’ailleurs auparavant feu Boubekeur Belkaid qui m’avait fait part de son désir de le rencontrer, mais Si Lhafid pour une raison que j’ignore avait préféré garder le silence.

Je termine mon écrit en me remémorant avec cette nostalgie qui étreint les viscères ces moments bonheurs passés ensemble, ces soirées à Saint Michel ou nos tonitruants et contagieux rires s’entendaient de loin.

Et que la gloire et l’honneur seront à jamais tiens Si Lhafid.
 

Auteur
Mohamed Aouli

 




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Ce que la montagne enseigna à la souris: la quatrième lettre d’information

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Krimou a lu pour vous

Ce que la montagne enseigna à la souris: la quatrième lettre d’information

Vijay Prashad de tricontinental.org met en exergue les inégalités criardes qui continuent de caractériser les relations économiques et sociales dans presque toute la totalité des établissements humains de par le monde, exemples concrets à l’appui, et nous livre les conclusions et recommandations (malheureusement toujours ignorées) du rapport annuel d’Oxfam publié juste avant la tenue du forum des nantis de Davos (Suisse).

Bonne lecture!

Krimo Hammada

 

Chers amis, chères amies,
 
Salutations du bureau du Tricontinental: Institut de recherche sociale.
 
Mercredi 23 janvier, l’oligarchie vénézuélienne – soutenue par les États-Unis et leurs alliés d’Amérique latine – a tenté de renverser le gouvernement du Venezuela. Le président américain Donald Trump a décidé d’oindre arbitrairement un législateur de Vargas comme nouveau président du Venezuela. L’administration de Trump a demandé aux militaires de mener un coup d’état. Cela va à l’encontre des chartes des Nations Unies et de l’Organisation des États américains. Jusqu’à présent, l’armée vénézuélienne est restée fidèle au gouvernement élu du Venezuela. Pour l’instant, l’opération de changement de régime a été déjouée. Mais cela ne s’arrête pas là. Trump étendra les sanctions, poussant une politique visant à affaiblir l’État à s’effondrer davantage. C’est un changement de régime par strangulation. Le peuple vénézuélien s’y opposera. Les médias sociaux au Venezuela éclatent avec le hashtag – #MeDeclaro – “Je me déclare”. Je me déclare à la tête de l’ONU. Je me déclare président des États-Unis d’Amérique….

En juin 1931, le communiste italien Antonio Gramsci écrivit une lettre à Giulia Schucht, qui vivait à Moscou et avec qui il eut deux enfants. L’un des enfants – Delio – s’était intéressé à la littérature, avec une fascination particulière pour la littérature fantastique. Gramsci, enfermé dans une prison fasciste, a ainsi eu l’occasion de se rappeler une histoire de son village sur l’île de Sardaigne.

Un enfant dort, une tasse de lait à ses côtés pour son réveil. Une souris boit le lait, ce qui provoque un cri de l’enfant et de sa mère. Désespéré, la souris cogne la tête contre le mur, mais il se rend compte que cela n’aide pas, et il court vers la chèvre pour aller chercher du lait’, écrit Gramsci. La chèvre dit qu’elle donnera du lait si la souris lui donne de l’herbe, mais la prairie est sèche à cause d’une sécheresse. Ainsi, la souris cherche l’eau de la fontaine, qui a été ruinée par la guerre. Il a besoin du maçon, qui a besoin de pierres, donc la souris se dirige vers la montagne. Mais la montagne a été déboisée par les spéculateurs, et elle  » révèle partout ses ossements dépouillés de terre « .
 
La souris explique sa situation difficile à la montagne, et il promet que lorsque le garçon grandira, il – contrairement au reste de l’humanité – replantera les arbres, ce qui motive la montagne à donner des pierres et donc l’enfant reçoit son lait. Il grandit, plante les arbres, tout change : les os de la montagne disparaissent sous un nouvel humus, les précipitations atmosphériques redeviennent régulières car les arbres absorbent les vapeurs et empêchent les torrents de dévaster les plaines, etc’. En bref, écrit Gramsci, la souris conçoit une « piatilietca » vraie et correcte, un plan quinquennal.
 
Ce que la souris et la montagne nous apprennent, c’est que tout est lié. Il y a ici la guerre, mais aussi la déforestation pour le profit, la sécheresse et la cupidité. Une fois adulte, l’enfant reconnaît la nécessité d’une planification délibérée. Mais avant le plan, il y a la reconnaissance des liens.

Salma Umar Khan, leader de la communauté transgenre de Mumbai (Inde), a été nommée l’année dernière au Panel Lok Adalat. Le Lok Adalat (tribunal populaire) est un organe alternatif de règlement des différends qui permet de régler les affaires en dehors du système juridique officiel de l’Inde. Salma dirige le Kinnar Maa Trust, qui travaille à améliorer la condition sociale et économique de la communauté transgenre. À l’âge de 14 ans, Salma a été forcée de quitter sa maison. Elle connaît la pauvreté et la discrimination. Elle connaît également la vulnérabilité de la population transgenre, dont la vie devient de plus en plus précaire avec l’âge. Kinnar Maa Trust a voulu construire un abri pour les personnes âgées transgenres. Un regard sur la communauté transgenre conduit rapidement aux pénalités de la misogynie et de l’homophobie, mais aussi aux indignités de la pauvreté et aux vulnérabilités associées à la vieillesse. Il n’y a pas qu’une seule question en l’occurrence. Chaque problème (la transphobie, par exemple) se répercute sur d’autres problèmes – pauvreté, faim, hiérarchies sociales de toutes sortes.

En 1949, la communiste trinidadienne Claudia Jones a parlé de ces liens dans un article intitulé An End to the Neglect of the Problems of the Negro Woman ! Jones parle de  » l’oppression spéciale  » subie par les femmes d’ascendance africaine aux États-Unis, le poids du système étant équilibré sur leur dos. Les femmes noires, écrivait-elle, doivent être comprises comme des travailleuses, comme des femmes et comme des Afro-Américaines – comme  » la strate la plus opprimée de la population entière « . Il fallait saisir l’ensemble de leurs expériences – de leur  » oppression spéciale  » -. Toute discussion sur les femmes noires, écrivait Jones, s’ouvrirait inévitablement aux liens, aux intersections entre les nombreux aspects de leur identité.
 
Que fait-on des idées de Claudia Jones et de l’expérience de Salma Umar Khan ? Comment changer le monde après avoir saisi ces idées ? Il y a quelques décennies, l’All India Democratic Women’s Association (AIDWA) a élaboré la théorie de l’organisation intersectorielle. Évaluant l’oppression sociale et l’exploitation de classe, AIDWA a analysé les hiérarchies de la société en  » secteurs « . Il y a des moments où les différences religieuses divisent les femmes, ou d’autres moments où la classe est le couperet. Brinda Karat, alors dirigeante d’AIDWA, l’a dit à Elisabeth Armstrong pour son livre sur AIDWA, Gender and Neoliberalism : La All India Democratic Women’s Association and Globalization Politics, qui fait une  » critique catégorique  » de l’impact de la mondialisation sur les femmes  » en ignorant les expériences beaucoup plus nuancées liées aux différents niveaux de cruauté et de sauvagerie que ces processus ont fait subir aux femmes « . Par exemple, les femmes de la classe moyenne sont susceptibles de vouloir la démolition des cabanes et des bidonvilles, alors que les femmes qui vivent dans les cabanes et les bidonvilles ne le voudraient pas. Les femmes de la classe moyenne, organisées par AIDWA, devraient subordonner leur intérêt de classe à l’intérêt  » sectoriel  » des femmes habitant dans les cabanes. L’intérêt sectoriel de l’habitant de la cabane aurait préséance.
 
Il y a quelques années, j’ai interviewé des femmes et des hommes qui vivent dans les jhuggis (cabanes) de Delhi. Je leur ai demandé ce qu’ils feraient si on leur donnait une grosse somme d’argent. Une femme a dit qu’elle démolirait toutes les cabanes de son quartier, puis reconstruirait des bâtiments à plusieurs étages sur ce terrain. Chaque appartement des étages supérieurs aurait suffisamment de pièces pour dormir et interagir en famille. Mais toutes les cuisines et les toilettes seraient partagées. Ils seraient au rez-de-chaussée. Nous devrions avoir des cuisines et des toilettes comme ça « , m’a-t-elle dit avec un grand sourire sur le visage,  » pour que les castes et les différences religieuses soient remises en question « . Cette jeune femme, qui travaillait chez les riches, était instinctivement  » intersectorielle  » dans sa pensée.
 
Veuillez lire notre Dossier no. 12 du Tricontinental : Institut de recherche sociale, qui est une interview avec Brinda Karat. Dans l’interview, Karat parle des crises en cascade en Inde ainsi que de la nature transversale des luttes. Construire des luttes de résistance contre le système de castes et l’oppression des castes et relier ces luttes à la lutte contre le capitalisme en termes de luttes et d’objectifs est également un défi’, a-t-elle dit.

Oxfam a pris l’habitude de publier un rapport annuel éblouissant sur les inégalités économiques juste avant le rassemblement de l’élite mondiale à Davos (Suisse) pour le Forum économique mondial. Le rapport de cette année est aussi exaspérant que ceux des années précédentes. Le chiffre principal est choquant : la richesse des milliardaires a augmenté de 2,5 milliards de dollars par jour alors que la richesse de 3,8 milliards de personnes – la moitié de la population de la planète – a diminué de 11%. L’un des éléments clés du rapport est que  » l’inégalité est sexiste « , les femmes étant les plus touchées par le déclin de la part de la richesse au cours des dernières décennies. Le rapport intersectionnel d’Oxfam souligne que si le  » travail non rémunéré des femmes dans le monde entier était effectué par une seule entreprise, son chiffre d’affaires annuel s’élèverait à 10 000 milliards de dollars, soit 43 fois celui d’Apple « .
 
Trois recommandations découlent du présent rapport : 1) mettre fin à la sous-imposition des riches, 2) libérer le temps des femmes en allégeant les millions d’heures non rémunérées consacrées aux soins des familles et des foyers, et 3) fournir des soins de santé, une éducation et d’autres biens et services publics gratuits pour tous. Ce sont là des recommandations sensées. Ils ont besoin de l’appui du public.

La semaine dernière, le photo-journaliste libyen Mohamed Ben Khalifa (35 ans) a été abattu lors d’une autre fusillade à Tripoli. Il a pris l’année dernière une photo émouvante du corps d’un migrant pakistanais, échoué sur les côtes libyennes. Ce migrant, dont la vie a été déchirée par le type d’inégalité décrit dans le rapport d’Oxfam, tentait de se rendre en Europe. Il s’est rendu sur les plages de Zuwarah et à la morgue de Tripoli, où Mohamed Ben Khalifa a pris sa photo. Mohamed laisse derrière lui sa femme Lamia Jamal Abousahmen et leur fille Rayan, six mois.
 
Lisez ma chronique sur la crise actuelle de l’humanité, où les milliardaires du monde volent en jets privés vers Davos alors que les plus vulnérables de la planète sombrent au fond de la mer Méditerranée.
 
Chaleureusement, Vijay.

 




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Le FFS s’enfonce dans une autre crise interne

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DECRYPTAGE

Le FFS s’enfonce dans une autre crise interne

Alors même que l’encre de la dernière résolution du conseil national n’a pas encore séché qu’une nouvelle crise  éclate au grand jour au FFS et vient chahuter les dernières annonces du parti. 

Cette-fois, est contre toute attente, ce sont les membres de l’instance présidentielle qui ont étalé au grand jour leurs divergences.

C’était lors de renier conseil national, tenu à Alger le 25 janvier dernier. Alors que tout le monde se focalisait sur la position que le FFS comptait adopter en perspective des prochaines présidentielles qui s’approchent à grand pas, Hayat Tayati, membre de présidium, a pris la parole pour vilipender le secrétaire nationale Djillani.

« Sa nomination est illégale », a-t-elle asséné devant une assistance qui ne s’attendait guère à une telle réaction de la part de l’ancienne députée, d’habitude taciturne et « disciplinée ». Elle a par ailleurs insisté sur « l’ambiguïté de la gestion financière du parti ».

Selon certains militant du FFS, Hayat Tayati « n’a pas vraiment vidé son sac ». « A vrai dire, on ne sait pas d’où vient l’argent que le FFS dépense », nous révèle un membre du conseil national. 

S’agit-il d’une accusation fondée ? Ou c’est juste un reproche de la part d’un clan du parti contre un autre ? De toutes façons seul un bilan financier rendu public  pourra clarifier la situation financière du FFS. Jamais auparavant les militants ont entendu de telles accusations. Le FFS a été toujours transparent de sa gestion financière. Mais cette fois, les accusations fusent de partout et Ali Laskri et Chérifi, deux membres de l’IP influentet essayent tant bien que mal de résister et d’endiguer le flot de critiques.

Depuis déjà quelques mois, la crise est latente au sein du parti, selon plusieurs militants du FFS. La lune de miel entre les membres de l’instance présidentielle n’a duré que le temps d’une brise de mer, pour ainsi dire. En jeu ? Le tenue d’un congrès ordinaire de parti. 

Deux membres du conseil national sont montés au créneau. Sofiane Chouikh, un autre membre de l’instance présidentielle du FFS a rallié le « camps des insurgés ». Les militants ne savent plus sur quel pied danser. Ils sont dans l’expectative.

A cette série d’accusation, s’ajoutent celles des membres de l’ancienne direction. Ils réclament un congrès national comme le stipule la loi et les statuts du parti.

Plusieurs autres élus du FFS, députés, maires, sénateurs,……ne cachent plus leur désaccord avec l’actuelle direction. La direction nationale est sous pression et plus que jamais fragilisée.

Paradoxal. Au moment ou la scène politique nationale est en effervescence, le FFS, se distingue par son absence total.

L’appel au boycott actif des présidentielles est presque passé inaperçu devant l’ampleur de la crise qui range le parti. Plus personne ne croit à la capacité de mobilisation de ce parti qui enchaîne les crises internes depuis la mort de son ancien leader Hocine Aït Ahmed.

Pour autant, des voix l’assurent. « Les militants de base sont restés soudés. C’est le plus important », nous dit-on.

« L’actuelle direction est dans l’obligation de convoquer un congrès national et on est certain que nous allons que notre parti sera récupéré« , estime un jeune militant du FFS qui croit à la résurrection de ce vieux parti de l’opposition.

Auteur
Abdenour Igoudjil

 




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Conseil constitutionnel : qui va valider la candidature de Bouteflika à la présidentielle ?

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REGARD

Conseil constitutionnel : qui va valider la candidature de Bouteflika à la présidentielle ?

Mourad Medelci qui a validé la candidature pour le quatrième mandat de Bouteflika a été enterré ce lundi. En président du Conseil constitutionnel, il avait reçu Abdelaziz Bouteflika et accepté sa candidature en dépit de son état de santé en février 2014.

Aujourd’hui, à moins de deux mois de cette élection, le clan au pouvoir lui a sans doute déjà trouvé un remplaçant. Pas n’importe qui. Une personne dont il faut inévitablement assuré la fidélité sans faille au clan pour donner l’onction légale à la candidature de Bouteflika.

Certaines sources évoquent déjà Tayeb Louh, actuel ministre de la Justice. Un autre nom est revenu : celui de Tayeb Belaïz. Depuis 2015, le conseiller spécial de Bouteflika se fait rare. Sa dernière apparition remonte au 5 juillet dernier quand les Algériens l’ont vu en compagnie du président Bouteflika au cimetière d’El Alia. C’est dire qu’il est toujours dans le précarré qui assure la continuité des affaires du pouvoir. Ce natif de Maghnia a les faveurs de Bouteflika, comme au demeurant Tayeb Louh. 

Deux inconnues demeurent à la veille de la présidentielle : la santé critique d’Abdelkader Bensalah (président du conseil de la nation (deuxième homme d’Etat) et celle du président Bouteflika. 

Ce dernier, contrairement à toutes les rumeurs lancées par le pouvoir pour déstabiliser l’opinion, se présentera bien pour briguer un 5 mandat. Il attendra la dernière semaine de février pour déposer sa candidature. Et sera certainement acceptée par le remplaçant de Mourad Medelci.

 

Auteur
Yacine K.

 




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Pluralité des propositions politiques, pluralité des chances ?

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REGARD

Pluralité des propositions politiques, pluralité des chances ?

Nous venons d’apprendre le projet d’un nouveau parti algérien pour la démocratie. Il s’appelle Démocratie en Mouvement.

Ce n’est pas le premier, bien d’autres se sont fracassés aux réalités avant même leur maturité alors que d’autres se sont fourvoyés rapidement dans une compromission mortelle. Mais il n’est pas interdit que ceux qui ont subi un grand échec puissent faire bénéficier de leur expérience les nouveaux venus.

Je ne les connais pas, leur programme est loin d’être rédigé mais il n’y a aucune réticence de ma part à adhérer aux valeurs et objectifs du court extrait que j’ai lu. Il n’y a effectivement aucune raison d’avoir des a priori envers une démarche aussi louable dans son aspect premier. Nous verrons bien ce qu’il en sera.

Des personnes comme moi n’ont aucune envie ni ambition de reprendre le flambeau dans une bataille politique structurée. Ils n’en ont ni l’âge ni la force, surtout après notre échec retentissant auprès d’Ait-Ahmed.

Je ne renie rien, pas un seul mot ni action, de ma démarche en tant que membre de la direction nationale. Mais nous avons échoué et nous devons encourager les initiatives nouvelles. Nos anciens amis se sont vendus dans la compromission en participant aux institutions, ils ont un strapontin auprès du régime militaire, je ne partage pas cette honte car je n’en suis pas responsable

Le poste que j’occupais dans cette direction nationale et, surtout sa mission première, fut de préparer la « Constituante », chose que nous n’avions même pas commencé à rédiger dans sa première ligne.

Comme pour le mouvement El Mouwatana, je reprends le chemin de la mise en garde car même si nous ne sommes plus en course, loin de là, il nous reste néanmoins notre expérience, elle peut servir. Autrement, toutes ces propositions d’avenir démocratique risquent de s’enliser dans des généralités qui n’aboutissent pas à grand chose.

Je n’irai donc pas par des circonvolutions théoriques et générales qui n’ont aucun intérêt. Ces propositions sont directes et tranchantes car il ne faut pas reproduire la perte de temps qui fut la nôtre à l’époque.

Pour cela, je me permets, très modestement, de déposer au pied de leur berceau ma contribution sous forme de points très courts. Ils sont accompagnés de commentaires pour les justifier et les préciser.

1ère proposition :

Supprimer la référence à Dieu dans la constitution. Le mot  laïcité doit le remplacer.

Il est absolument salutaire de le faire disparaître de là où il n’aurait jamais du figurer, il a assez fait de dégâts. L’objectif est de le transférer dans sa place naturelle et légitime, c’est à dire dans les positions individuelles et privées.     

2ème proposition :

Supprimer, sans délai ni discussion, le code de la famille.

Supprimer et non modifier car un texte aussi barbare et moyenâgeux risque de laisser les traces de son empreinte pestilentielle dans le nouveau texte.

3e proposition :

Demander des comptes judiciaires à tous les détenteurs de biens mal acquis lorsque la fortune est supérieure à un seuil décent et suspectée de ne pas être compatible avec les règles de droit.

Adhérer à la convention internationale sur l’échange automatique des données bancaires.

C’est un point très épineux car il ne s’agit en aucun cas d’une chasse « aux riches ». Le comprendre de cette manière serait absolument contraire dans son esprit avec la proposition.

Les fonds recueillis, nationaux ou offshore, devront alimenter le financement d’urgence de toutes les populations fragiles : handicapés, orphelins, mères célibataires abandonnées…etc.

4e proposition :

Convoquer une commission nationale de réconciliation pour auditionner les membres responsables du régime militaire.

Aucune société au monde ne peut faire l’impasse sur son passé. L’épurer est la plus grande garantie de ne pas le voir revenir en boomerang. Nelson Mandela en a donné l’exemple, nous devons le suivre. Mais en aucun cas cette rétrospection du passé ne doit faire abstraction de la 3è proposition.

5e proposition :

Bâtir la zone du Maghreb démocratique.

Il faut absolument arrêter le plus vieil instrument des dictatures militaires soit l’appel à la résistance face à un  « danger frontalier » qu’il alimente lui-même. Les marocains et les tunisiens sont notre plus grande chance comme nous pourrions être la leur. Les guerres et haines ne sont qu’un prétexte pour unifier les peuples dans un soutien aux pouvoirs en place.

6e proposition :

Ne surtout pas rédiger une nouvelle constitution en pensant que le juridique prime sur le choix politique.

C’est l’une de mes expériences personnelles qui m’avait marquée. Les militants pensaient que les compétences du droit constitutionnel étaient primordiales. Il n’en est rien même si elles sont éminemment importantes pour accompagner la rédaction du texte.

Nous leur souhaitons, de tout cœur, une bonne chance en espérant que dans quelques mois, dans quelques années, certains ne se retrouvent pas à l’assemblée nationale d’une république bananière et militaire.

L’histoire a ceci de particulier est qu’elle bégaie souvent.

Auteur
Boumediene Sid Lakhdar, enseignant

 




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Mourad Medelci sera enterré aujourd’hui lundi

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EXPRESS

Mourad Medelci sera enterré aujourd’hui lundi

Le président du Conseil constitutionnel, Mourad  Medelci est décédé lundi à 1h30 du matin à Alger, à l’âge de 76 ans, suite à une longue maladie, a-t-on appris auprès de ses proches.

Né le 30 avril 1943 à Tlemcen, M. Medelci a occupé plusieurs portefeuilles  ministériels avant d’être désigné, en septembre 2013, par le président de  la République, Abdelaziz Bouteflika, à la tête du Conseil constitutionnel. 

Le défunt a occupé le poste de ministre des Affaires étrangères (4 juin 2007-11 septembre 20013), ministre des Finances (2005-2007) et celui de ministre du Commerce (9 novembre 1988-9 septembre 1989) ainsi que conseiller auprès de la présidence de la République (2002-2005).

Licencié en sciences économiques de l’université d’Alger en 1966, M.  Medelci a également occupé des postes de direction dans plusieurs groupes  publics avant de devenir directeur général de la SNTA.

L’enterrement aura lieu lundi après la prière du dohr au cimetière de Ben  Aknoun.   

Auteur
APS

 




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Mourad Medelci, président du Conseil constitutionnel, est mort

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Mourad Medelci, président du Conseil constitutionnel, est mort

Le président du Conseil constitutionnel algérien, Mourad Medelci, est décédé lundi à Alger, à l’âge de 76 ans, des suites d’une longue maladie, a annoncé l’agence de presse APS.

Le décès de M. Medelci, en poste depuis septembre 2013, intervient à moins de trois mois de l’élection présidentielle du 18 avril, dont il était censé valider les candidatures et annoncer les résultats définitifs.

De juin 2007 à sa nomination à la tête du Conseil Constitutionnel six ans plus tard, Mourad Medelci avait occupé le poste de ministre des Affaires étrangères. 

Licencié en sciences économiques de l’université d’Alger en 1966, M.  Medelci a également occupé des postes de direction dans plusieurs groupes  publics avant de devenir directeur général de la SNTA.

L’enterrement aura lieu lundi après la prière du dohr au cimetière de Ben Aknoun.   

En Algérie, le Conseil constitutionnel est composé de 12 membres: quatre désignés par le président de la République -dont le président et le vice-président-, deux élus par l’Assemblée populaire nationale, deux élus par le Conseil de la Nation (Sénat), deux élus par la Cour suprême, et deux élus par le Conseil d’Etat, selon la Constitution.

Le Conseil doit désormais se réunir autour du vice-président pour « prendre acte » du décès de Mourad Medelci. « Le Président de la République en est immédiatement informé », selon le site officiel du Conseil.

Les candidats au scrutin du 18 avril ont jusqu’au 3 mars minuit (23h GMT) pour déposer leur dossier au Conseil constitutionnel, qui dispose ensuite de dix jours pour statuer sur la validité.

Pressé depuis plusieurs mois par son camp de se présenter, le président Abdelaziz Bouteflika, 81 ans, au pouvoir depuis 1999, n’a pas encore fait part de ses intentions.

Le général à la retraire Ali Ghediri, 64 ans, a été le premier, après le décret convoquant la présidentielle, à annoncer publiquement sa volonté de se présenter.

Principal adversaire du chef de l’Etat lors des présidentielles de 2004 et 2014 (avec 6,4 et 12,3 % des voix), Ali Benflis a pour sa part dit vouloir se présenter, tout en laissant la décision finale à l’Avant-Garde des Libertés, son parti.

Le Mouvement de la Société pour la Paix (MSP), principal parti islamiste qui a quitté la coalition soutenant M. Bouteflika, a de son côté décidé samedi de présenter son président Abderrazak Makri. Le MSP dispose du nombre d’élus nécessaires pour parrainer cette candidature.

La loi oblige les postulants à recueillir 60.000 parrainages d’électeurs répartis à travers au moins 25 wilayas (départements) ou 600 parrainages d’élus pour pouvoir se présenter au scrutin.

Auteur
Avec AFP

 




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Chute de neige : émerveillement, enclavement puis paralysie

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Chute de neige : émerveillement, enclavement puis paralysie

Le temps neigeux a des effets bénéfiques avérés autre que l’aspect décoratif évident.

La neige est non seulement l’engrais du pauvre à cause de la protection qu’elle offre au sol contre le gel et les déperditions de chaleur, mais également une ressource hydrique de qualité.

Quant aux effets maléfiques du temps neigeux, ils vont de l’entrave à la paralysie. Ces effets sont provoqués entre autres par la démotivation et la désorganisation des services face à ce genre de perturbation météorologique. La meilleure représentation que l’on puisse faire de la neige en Algérie est l’image de Janus : la divinité romaine des commencements et des fins, symbolisée par une tête avec deux visages opposés.

La neige comme symbole de pureté de paix et de grâce, par le temps qui court, est devenue la négation de ces attributs soient : la désolation, le calvaire, l’inaction et l’incapacité.

De toute évidence, ce phénomène hivernal commence à susciter sérieusement l’inquiétude que ce soit dans les grands ensembles urbains ou en campagnes à cause du désordre ambiant (aéroports fermés, artères bloquées, activités paralysées, approvisionnements interrompus, stress, détresse et en bout de ligne des troubles sociaux).

En absence d’une volonté politique capable de mettre en place un dispositif intégré de gestion au niveau tactique, stratégique et opérationnelle, les chutes de neige continuent à impacter la vie socioéconomique.

En Algérie, nous sommes loin des conditions extrêmes (tempêtes avec des bordées de neige importantes, verglas persistant, blizzard etc..). L’événement «chute de neige» n’est pas inhabituel, il fait partie des situations hivernales touchant principalement les régions de hautes altitudes.

Pour circonscrire ce phénomène, il faut tout juste s’organiser et créer un service de déneigement dans les zones concernées.

En effet, le pays n’est pas matériellement pauvre, financièrement en faillite et techniquement stérile pour qu’une côte de 10 cm de neige le paralyse. Contrairement aux autres aléas, les chutes de neige sont prévisibles et sont généralement annoncées avant leur occurrence, ceci par le biais du bulletin météo spécial.

Les wilayas sont les premières sur l’information, cependant leur système de réponse tarde à se mettre en branle ce qui complique davantage la situation. Systématiquement, chaque épisode neigeux implique la paralysie puis l’intervention timide et enfin l’association du militaire.

Les citoyens des zones à risque climatique doivent appliquer la norme en vigueur dans plusieurs pays qui stipule qu’il est nécessaire de s’organiser afin de survivre trois jours à un sinistre, avec leurs propres moyens et sans aucun secours ni support extérieur.

Cette démarche ne sous-entend pas le désengagement des autorités et des services publics face aux situations d’urgence, mais dans le but d’atténuer les conséquences fâcheuses d’un éventuel désordre climatique.

Auteur
D. Gaham

 




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Un terroriste se rend aux autorités militaires à Tamanrasset

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EXPRESS

Un terroriste se rend aux autorités militaires à Tamanrasset

Un terroriste, qui avait rallié les groupes terroristes en 2011, s’est rendu samedi aux autorités militaires à Tamanrasset, indique dimanche le ministère de la Défense nationale (MDN) dans un communiqué.

« Dans le cadre de la lutte antiterroriste et grâce aux efforts des forces de l’Armée Nationale Populaire, un terroriste s’est rendu, hier 26 janvier 2019, aux autorités militaires à Tamanrasset en 6e Région Militaire. Il s’agit du dénommé « Ben Taleb Ferrah », dit « El-Chaanbi », qui avait rallié les groupes terroristes en 2011. Le dit terroriste était en possession d’un pistolet mitrailleur de type Kalachnikov et d’un chargeur garni », a-t-on précisé de même source.

« Dans le même contexte et grâce à l’exploitation de renseignements, un détachement de l’Armée nationale populaire a découvert, lors d’une opération de fouille et de ratissage menée à Tamanrasset en 6ème Région Militaire, une cache d’armes et de munition contenant, un canon antichars de calibre 82 mm, un missile de type GRAD BM-21 de calibre 122 mm, une mitrailleuse lourde de type KPVT de calibre 14.5 mm, huit obus de mortiers de calibre 82 mm, 6 grenades, ainsi que deux caisses, deux chaines de munitions et (600) balles de calibres 14.5 mm », a-t-on ajouté.

« Ces opérations menées sur le terrain viennent renforcer la dynamique de résultats positifs réalisés par les Forces de l’Armée Nationale Populaire, et dénotent de leurs permanentes veille et disponibilité, à travers l’ensemble du pays, pour contrecarrer toute tentative visant à porter atteinte à sa sécurité et sa stabilité », a-t-on souligné.

Auteur
APS

 




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