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Le cinquième mandat ou le péril en la demeure

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DECRYPTAGE

Le cinquième mandat ou le péril en la demeure

Le choix du cinquième mandat, même avec une santé parfaite du prétendant à la magistrature suprême, est sûrement la plus mauvaise des options qui s’offrent au pays et à sa population. C’est un choix qui ne peut profiter et de manière momentanée qu’aux cercles du sérail qui en ont fait l’option.

Les promoteurs du cinquième mandat ne peuvent en conséquence compter sur l’adhésion populaire pour faire accepter et porter cette candidature. Les partis de l’alliance qui en sont les faire-valoir n’y peuvent rien à ce sujet. Leur incapacité à mobiliser la population est manifeste, depuis qu’ils ont troqué leur mission de médiateur contre celle de parti alibi. Même les pouvoirs que leur confère leur proximité avec les décideurs et qui leur permettent ainsi d’agir au bénéfice  de la clientèle, en réglant certains de ses problèmes, ne changera rien en la matière.

Mais les promoteurs de ce projet de la continuité se sont visiblement préparés à cela. Tout indique en effet qu’ils s’apprêtent à un  passage en force, en dénote la menace non voilée du Premier ministre à l’encontre des partisans du boycott, qui assure que « le gouvernement a prouvé qu’il maîtrisait la rue ». Les manifestations publiques des boycotteurs seront interdites, et l’Etat est capable de faire face au mouvement de foule et à la confusion.  

A cet effet, le pouvoir s’est assuré au préalable le contrôle de tous les espaces de pouvoirs qui interviennent de près ou de loin dans le déroulement du scrutin et dans le maintien de l’ordre public. L’allégeance et la fidélité ont été de ce fait les principaux critères qui ont prévalu aux nominations  aux commandes de ces différents services et institutions.

En étant obnubilés par la recherche du responsable docile, les décideurs de l’ombre se sont même montrés peu regardant sur les exigences d’aptitude physique, d’âge ou de compétence.

Ce forcing pour le contrôle des institutions aura immanquablement pour conséquence la perversion du sens de leurs missions régaliennes et provoquera l’affaissement de l’Etat de droit dans sa philosophie même, au bénéfice d’une structure tribale.

L’option de rempiler ainsi pour un cinquième mandat n’est pas un ultime recours destiné à pallier l’absence d’un candidat de consensus. Elle n’est pas un choix par défaut, comme le suggère l’entourage proche du Président.  

On a prétexté en effet l’absence d’une candidature de consensus pour motiver et tenter de justifier la déraison d’une telle décision, en feignant d’ignorer qu’en démocratie, seule la majorité électorale, qui ne peut faire défaut en aucun cas, compte pour trancher dans les conflits censés traverser la société.

La notion de consensus dont on parle ici est synonyme de l’unanimisme, qui est la négation du politique même. Il est la façade des régimes totalitaires qui souffrent de l’absence de légitimité démocratique et il se reflète à travers des scores à la Brejnev au moment du verdict électoral.

Ceux qui qualifient cette candidature pour un cinquième mandat du choix de la peur ont aussi tort. Comment aller à une démarche instinctive qui, si elle préserve les intérêts du clan, n’en fait pas moins perdre la dignité, alors même que des solutions à moindre frais s’offrent à eux. A l’évidence, vouloir se donner une loi pour s’assurer une totale immunité pour se protéger et protéger les siens, n’est qu’une simple formalité pour celui qui bénéficie d’une allégeance indéfectible des institutions.

Rempiler pour un cinquième mandat est encore moins un choix de l’espoir, eu égard au bilan peu reluisant de près de vingt ans de règne et des nombreux défis qui attendent le pays, compte tenu de son immense retard dans le développement.

Ainsi, l’Algérie qui s’illustre par ce piètre bilan, que l’on cherche à auréoler en clamant qu’elle est une oasis de stabilité et un havre de paix, est plutôt perçue par nos voisins comme une réelle menace pour la région.  Par son instabilité systémique causée par le régime liberticide, le pays est aussi craint que les vétustes centrales nucléaires héritées de l’ère soviétique.

Un vrai bilan se décline en effet par la progression de la démocratie où la stabilité se conjugue avec la pleine citoyenneté et la vitalité de sa société, le développement technologique et scientifique, l’augmentation du PIB, le taux de croissance économique, l’amélioration du pouvoir d’achat et la résorption du chômage etc.

Or, selon ces indicateurs, rien n’a fondamentalement changé par rapport à l’ère de Chadli. L’inflation repart à la hausse, le déficit financier structurel se creuse et le recours à l’endettement extérieur devient inévitable, même si l’on a réussi à lui surseoir durant cette période de pré-élection en usant de la planche à billet.

Ainsi,  après vingt ans de règne, seules de rares réalisations dans le domaine des transports, de l’infrastructure publics et de logements sociaux sont comptabilisées à l’actif de l’actuel Président. Ces réalisations, par des surcouts inouïs induits par la corruption et la gabegie, ont fait fondre les réserves financières, cumulées durant la longue période d’embellie financière générée par la rente pétrolière.

L’incongruité de ces réalisations est par ailleurs largement démontré par l’ajournement des projets vitaux tels les hôpitaux, dont l’annonce est destinée à calmer les citoyens qui ont exprimé leur indignation de voir le président, et des hauts responsables de l’Etat se faire soigner à l’étranger.  

Ce cinquième mandat est au final un choix de l’oligarchie et des prédateurs de tout bord qui ont prospéré à l’ombre du pouvoir, et dont le vorace appétit n’est jamais autant satisfait qu’avec le présent statu quo. Ce choix qui est qualifié de continuité est un choix qui répond à des intérêts personnels, au détriment de l’intérêt général, du fait de leurs natures antinomiques.

Il est important de faire une bonne lecture des évènements et de comprendre la stratégie avec laquelle opère le pouvoir.  Sa compréhension peut aider l’opposition structurelle à mieux s’organiser et couronner son combat par plus d’acquis substantiels. Rien de plus encourageant pour les partisans du statu quo, auteurs des graves dérives que connait le pays, que de continuer pour l’opposition à désigner le pouvoir, que l’on accable à juste titre de tous les maux, en tant que nébuleuse indéfinie, sans le cerner et sans identifier ceux qui l’incarnent aux différents échelons.

Par ailleurs, pour laver l’affront de cette candidature impensable, rien de tel que de rompre avec les positions de morale et s’engager en faveur d’un rapport de force politique, dans la cohérence avec le cap d’une transition vers la démocratie. Il est à espérer également que les militants sauront dans cette conjoncture garder leur sérénité, malgré l’outrage de ce choix, et pouvoir contenir leurs luttes dans le cadre pacifique qui a prévalu jusque-là.

H .O.

Hamid Ouazar est un ancien secrétaire national du FFS.

Auteur
Hamid Ouazar

 




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Un général Président ?

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Tribune

Un général Président ?

Ce n’est pas seulement que l’idée en soit venue qui me choque, ce serait une continuité. Ce qui est stupéfiant et que certains l’espèrent et le demandent. Nous avions cru que nous étions dans la pantalonnade avec une momie, les limites ont été dépassées avec un général.

Un général algérien, ça prend le pouvoir, un point c’est tout. Mais ce qui est désastreux est que de nombreuses voix le plébiscitent et le trouvent être l’avenir de l’Algérie.

J’ai dû écrire près d’une centaine d’articles contre les généraux, avec des propos accusateurs très violents. Le premier m’avait valu des ennuis judiciaires (ils peuvent toujours courir pour que je me présente devant un juge). Les autres se sont répétés éternellement.

Alors, pour la première fois, en vingt-huit ans, je n’ai pas de mots pour décrire ma stupéfaction, mon désarroi. De nombreux Algériens, et pas seulement des abrutis, c’est ce qui m’époustoufle, prêtent à cette candidature une vertu pour sauver l’Algérie du désastre et de la corruption.

Ainsi, pour la première fois, je vais faire comme ceux que je critique sur les réseaux sociaux pour nous abreuver de citations et de vidéos sans accompagnement d’un point de vue personnel, d’une réflexion. Je vais donc le faire car je suis totalement muet face à une telle éventualité.

1/ Albert Einstein : « Il n’y a que deux infinis possibles, l’Univers et la bêtise de l’être humain ».

2/ Définition du masochisme par le Larousse :

  • Déviation sexuelle dans laquelle le sujet ne trouve le plaisir que dans la douleur physique et les humiliations qui lui sont infligées.

  • Comportement de quelqu’un qui semble rechercher les situations où il souffrira, sera mal, en difficulté, etc.

Nous sommes fatigués, exténués de vous voir maltraiter l’intelligence humaine (le vous s’adresse à ceux qui supportent cette idée). Depuis cinquante ans, vous avez eu un minimum d’instruction, vous avez voyagé, vous surfez sur Internet et possédez les chaînes mondiales sur votre téléviseur. Si vous ne trouvez d’autres choix qu’une momie ou un général, icônes absolues de la dictature et de la corruption, c’est qu’il n’y a plus rien à faire pour vous venir en aide.

Tant que vous y êtes, placez un troisième choix pour résoudre l’égalité sociale, soit un milliardaire offshore. Rajoutez-y une Naima Salhi et votre tableau sera complet.

Mais personne n’est dupe, comme vous n’êtes pas tous des abrutis, on comprend bien que cette situation protège et rajoute à vos patrimoines, hors de proportion.

Gavez-vous, jusqu’à en étouffer, la restitution du vomi sera gigantesque lors de la démocratie, un jour !

Auteur
Boumediene Sid Lakhdar, enseignant

 




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Josette Audin, veuve de Maurice Audin, est morte

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Disparition

Josette Audin, veuve de Maurice Audin, est morte

 Josette Audin est décédée samedi à l’âge de 87 ans, emportant avec elle l’histoire intime de la grande Histoire, celle qu’elle aura contribué à écrire par sa persévérance et son courage, écrit l’Humanité qui a annoncé son décès. 

Veuve de Maurice Audin mathématicien et communiste pro-indépendance de l’Algérie, assassiné par les parachutistes français, à Alger. Elle aura passé sa vie à rétablir la vérité sur la disparition de son mari et sa liquidation.

Le président français, Emmanuel Macron, a rendu visite le 13 septembre 2018 à Josette Audin pour reconnaître la responsabilité de l’Etat français dans l’assassinat de Maurice Audin.

Auteur
La rédaction

 




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Présidentielle 2019 : à quand un Juan Guaido algérien ?    

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REGARD

Présidentielle 2019 : à quand un Juan Guaido algérien ?    

Ahmed Ouyahia dans sa conférence de presse s’est montré très confiant en confirmant que Bouteflika se présentera et mènera une campagne électorale par procuration.

La coalition qui soutient la continuité a jugé après mûre réflexion qu’elle n’a pas d’opposants crédibles pour influencer son électorat formé par l’armée, les corps constitués, les fonctionnaires et les nombreux assistés qu’il a indirectement insulté en critiquant le recours excessif à l’Etat.

Pour une fois, il n’a tort car il est dans rôle puis défend son groupe. Pour comprendre tout cela faisons une comparaison avec le Venezuela.

La destinée politique du peuple vénézuélien semble similaire à celle de celui Algérien et incite à s’en inspirer. Après un pouvoir militaire qui a duré jusqu’au 1958, ceux qui ont repris le flambeau du libérateur de nombreux pays du sud américain Simon Bolivar ont échoué, principalement du côté économique.

Le socialisme du 21e siècle que prônait le chavisme s’est avéré et les nombreuses crises l’ont prouvé, un populisme qui a favorisé le transfert des richesses vers une minorité contre laquelle les leaders politiques ne pouvaient que s’en accommoder en distribuant des miettes pour une populace avide de l’assistanat mais permet d’assurer une paix sociale pour la continuité.

L’oligarchie pousse à travers des artifices déstructurés pour empêcher la diversification de l’économie, sa régulation par le marché informel afin de  continuer à sucer la rente pétrolière uniquement à leur profit sans aucune vision stratégique. Ce qui est plus grave, leur richesse se mesure par la vulnérabilité de l’économie nationale. Plus la crise persiste, plus elle en tire profit.

Le Venezuela comme l’Algérie et bien d’autres pays producteurs de pétrole ont souffert de la diminution du prix du baril, notamment celle de 2014. Comme ils n’ont pas tiré de leçons des crises précédentes, cette dernière leur a été fatale. Si pour l’Algérie, le manque d’endettement extérieur, le matelas des réserves de changes lui ont donné un répit qui peut rompre à chaque moment en fonction de ce qu’on fait d’une cinquantaine de milliards d’équivalents dollars distribués sous la forme non conventionnelle et surtout le rembourser à la Banque d’Algérie, le Venezuela n’a pas eu cette chance avec la mort subite de l’initiateur du chavisme en 2013 et une continuité malmenée par son fils spirituel Nicolas Maduro.

S’il est vrai que la situation depuis pratiquement le début 2015 est devenue intenable pour une population dont le pouvoir d’achat ne cesse de se dégrader pour les mettre dans une phase de famine certaine.

Pour la quatrième fois depuis la baisse du prix du baril de pétrole, le président Nicolas Maduro a augmenté le salaire minimum des Vénézuéliens. Il est passé 1er juillet à 3 millions de bolivars, contre 1 million depuis le 1er mai.

A cette somme s’ajoute un bon alimentaire mensuel pour une valeur de 2,2 millions de bolivars. Le 1er janvier, le smic atteignait 250 000 bolivars. La spirale inflationniste qui dévaste l’économie du pays rend inutile toute tentative de conversion. Le gouvernement garde secret les chiffres de la hausse des prix, que des sources extérieures (Banque mondiale ou Fonds monétaire international) situent à 2 700% pour 2017, avec une prévision à 1000 000% pour 2018.

La même banque annonce 10 000 000% fin 2019.Trois millions de bolivars, c’est le taux du dollar américain au marché noir. Un mois de salaire minimum équivaut donc à moins d’un euro. C’est bien sûr insuffisant pour s’alimenter pendant un mois. Suivant les témoignages, cette somme permet d’acheter deux bouteilles d’huile, ou un kilo de poulet, ou une douzaine d’œufs.

Trois millions de bolivars, c’est dans de nombreux cas moins que le budget transports pour se rendre à son travail. L’hyperinflation transforme la vie quotidienne en casse-tête à tous les niveaux. Les billets en circulation ne suffisent plus. Les distributeurs des banques les accordent au compte-gouttes : on ne peut retirer que de quoi s’acheter un café. Et souvent, après une longue attente. Résultat : Ne pas manger à sa faim, a fait perdre au vénézuélien moyen plus de 8,7 kg de son poids.

1- Mais à quelque chose malheur est bon

Cette situation extrême, au demeurant pas inédite puisque l’Allemagne l’a connue en 1923 et plus récemment la Zimbabwe en 2000, a donné à réfléchir à ce peuple meurtri par les crises pour en sortir définitivement en posant des questions simples même s’il s’attend à des réponses complexes en assumant les effets secondaires. Faut-il continuer la démarche chaviste ou la changer vers une autre plus libérale. Cette dernière aura un coût mais permettra de libérer l’esprit d’initiative et de créativité quitte à sortir du tabou de «l’impérialisme américain» pour ouvrir le capital de la principale compagnie pétrolière PDVSA et sa filiale Citgo activant dans le raffinage du pétrole lourd aux Etats Unis notamment dans la Louisiane, l’Illinois et le Texas.

Deux démarches, deux populations s’affrontent à quelques exceptions prés pacifiquement pour imposer démocratiquement sa vision stratégique. Le pouvoir actuel qui a fêté hier vendredi 2 février 2019 les vingt ans de chavisme et un jeune de 35 ans qui symbolise la vrai rupture avec le système fortement soutenu par la jeunesse facebookeuse. Il le fait sans complexe même si on le traite de manipulé par les américains. Juan Guaido dont il s’agit est pour une approche progressivement libérale.

L’opposition vénézuélienne qu’il guide est d’abord réelle et structurée autour de deux principaux partis politiques : Primero Justicia, auquel M. Guaido appartient, et Voluntad popular. Il s’agit de deux partis jeunes, créés sous Chavez.

Les racines du premier plongent dans l’histoire la démocratie chrétienne vénézuélienne et le second se définit comme un mouvement de rénovation de la social-démocratie. Ils ne revendiquent pas cet héritage, et, pour eux, l’idéologie n’est pas un facteur déterminant pour les partis d’opposition. Leur composante politique est formée de technocrates ayant pour beaucoup fait des études à l’étranger, modérément libéraux en matière économique et désireux de retrouver un fonctionnement démocratique normal.

Mais surtout, c’est un personnel politique jeune qui n’a connu que les chavistes au pouvoir, depuis 1998. On peut dire qu’ils leur donnent un coup de vieux. L’opposition n’a de toute façon pas d’autre choix que de s’appuyer sur de nouveaux visages, puisque ses responsables les plus chevronnés sont soit en prison, soit en résidence surveillée, soit en exil. Juan Guaido est le symbole de l’opposition, mais ce statut lui est tombé dessus par hasard. Depuis qu’il a obtenu la majorité à l’Assemblée nationale, en 2015, et que cette institution a perdu tout pouvoir, les deux principaux partis de l’opposition y assurent une présidence tournante.

Quand le moment a été jugé opportun pour que le président de l’Assemblée nationale revendique la tête de l’Etat en niant toute légitimité de Nicolas Maduro, c’est M. Guaido qui occupait ce poste. Il faut donc relativiser les liens de l’opposition vénézuélienne avec des Etats étrangers hostiles au pouvoir de Maduro. D’abord parce que la loi de financement des partis politiques ne permet pas à ces formations d’être financées par des acteurs extérieurs. Par ailleurs, l’opposition qu’incarne Guaido est une opposition de dialogue qui rejette l’option militaire. Ce qui est inquiétant c’est que les Etats-Unis paraissent prêts à tout. S’il ne parvient pas à avancer pacifiquement, Guaido risque de se faire déborder par des extrémistes qui prient pour une invasion extérieure ou pour un coup d’Etat. Tout le monde y perdrait. Il sera impossible de reconstruire la démocratie après cela.                                                          

En conclusion, le conflit si on peut l’appeler ainsi ne se limite pas un problème de ventre comme veut le prendre Trump mais existentielle. Il s’agit d’un tournant au Venezuela. Ou on continu et c’est le chao cyclique ou on change carrément à 360°, on souffre les premières années mais on assure une prospérité pour les générations futures. Pour cela, il faut de l’audace politique, de l’ambition et des aspirations qui ne peuvent venir que d’un jeune mais certainement pas de retraités issus du système lui-même. A bon entendeur !

Auteur
Rabah Reghis

 




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Soudan : Rencontre-débat avec Rashid Saeed Yagoub 

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Jeudi 7 février à 19h à Paris

Soudan : Rencontre-débat avec Rashid Saeed Yagoub 

Miné par une crise économique et des pénuries, le Soudan est secoué depuis le 19 décembre par des manifestations quasi quotidiennes déclenchées par la décision du gouvernement de tripler le prix du pain.

Désormais, les protestataires appellent au départ du président Omar Al Béchir, arrivé au pouvoir il y a près de 30 ans, en 1989, à la suite d’un coup d’Etat.

Selon un bilan officiel, 30 personnes ont trouvé la mort lors de ces manifestations, les ONG de défense des droits humains évoquant de leur côté au moins 40 morts.

Ces événements sont d’une importance considérable et bien entendu la dramatique situation intérieure du pays est à mettre en relation avec le fait qu’un nombre très important de « migrants » sont des soudanais qui fuient leur pays.

Malheureusement, les grands media évoquent très peu la révolution qui est en train de se dérouler au Soudan, au sein de laquelle les forces progressistes jouent un rôle significatif. 

Soudan : Un vent de révolution

Rencontre-débat avec Rashid Saeed Yagoub (journaliste et militant politique soudanais, ex-diplomate)

Jeudi 7 février à 19h

CAIRN 18, rue Victor Massé 75009 Paris

 




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Annaba : apprivoiser les catastrophes naturelles fait froid dans le dos

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Annaba : apprivoiser les catastrophes naturelles fait froid dans le dos

Après la dernière inondation, la Coquette est devenue méconnaissable et comme non-recommandable. Le slogan « Annaba capitale de l’acier » ne tient plus, car il est remis en cause par  cette catastrophe qui a eu raison du géant sidérurgique d’El Hadjar. Rendu fragile et  vulnérable, le complexe sidérurgique était contrarié à se mettre en mode «OFF».  

De ce fait, il affiche des pertes colossales, ce qui est une grande première! Le déluge n’a pas épargné les grands ensembles urbains. On déplore d’importantes pertes de vies humaines et matérielles. Un accablement profond continue à peser sur les citoyens par le contrecoup  de cette catastrophe.

Faire d’une ville une pataugeoire ou un lac est très simple, il suffit de défier les règles d’hydrologie et  de jouer sur deux éléments, à savoir: laisser le champ libre à l’imperméabilisation des sols et bannir les exutoires pluviaux. En effet, ces deux causes patentes sont derrières la majorité des inondations en milieu urbain et c’est le cas à Annaba. Perturber le milieu naturel coûte cher, parallèlement  tourner le dos aux principes de la gestion rationnelle d’une ville est une réalité inquiétante.

Annaba, la wilaya phare, n’a pas fait son temps pour qu’elle se laisse emporter par le courant. Il y a de bonnes raisons de dire que les épreuves antérieures ne sont pas génératrices d’idées et de motivation chez les décideurs faute de retour d’expérience. Il est si évident de dire qu’Annaba vit un simulacre de développement et un amoindrissement de son potentiel. Ceci dit, la débâcle connue permet de pressentir que le déluge est de retour!

L’inondation dévastatrice de Bab El Oued a banalisé toutes celles qui l’ont succédée. À l’époque, cette inondation a été qualifiée à tort d’acte de Dieu qui échappe au contrôle: une façon pour berner les esprits meurtris et de se délester de ses responsabilités. Détrompez-vous: la vraie débâcle de l’âme est d’établir un sens commun qui révèle que tout ce qui nous arrive de malheureux est prédestiné. Ainsi, lorsque le frein de la pudeur ne fonctionne pas, cela a un effet avantageux pour la médiocrité.

Force est d’admettre de prendre en compte les risques «catastrophe naturelle» dans les décisions d’aménagement du territoire et de se pencher sur les systèmes de drainage pour contrecarrer les débordements des eaux pluviales. Être regardant vis-à-vis de la politique en matière de gestion de la ville est pour sauver Annaba des catastrophes devenues récurrentes.

En peu de mots, apprivoiser les risques d’inondations à Annaba est un phénomène à combattre pour vivre sans y laisser sa peau.

Auteur
Djamel Gaham

 




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Des «10 ruptures capitales» du soldat Ghediri pour sauver le pays !

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Ali Ghediri
Ali Ghediri, général-major à la retraite et ancien candidat à la présidentielle
Ali Ghediri
Ali Ghediri, général-major à la retraite et ancien candidat à la présidentielle condamné à 6 ans de prison

Quand un général nourrit à la mamelle du régime militaire de l’été 1962 se propose de casser la baraque du système, une baraque qui l’a bien abrité jusqu’ici, cela attire, à tout le moins, la curiosité du citoyen d’en bas !

Voyons donc cela de plus près ! dirait l’aveugle à sa femme…muette et sourde !

En théorie, que reprocher à un candidat militaire, candidaté par qui et pourquoi, qui se propose de :

1- Rompre avec l’autoritarisme et le système rentier et clientéliste, celui des groupes d’intérêts et des oligarques ;

2- Edifier une IIe République réellement démocratique et moderne ;

3- Bâtir un État de droit reposant sur les libertés individuelles et les valeurs communes nationales, où le citoyen sera le déterminant central dans l’équation sociale, politique et économique.

Premier couac à titiller la virale suspicion du citoyen d’en bas : Tiens, tiens ! ça parle d’équations, notre petite tasse de thé, lune levant ou soleil couchant !? Wech « son » Général, un petit coup de main pour leur résolution ? Ah si le destin de l’Algérie pouvait se formaliser en équations ! Linéaires ou non-linéaires, wahaq jedi-Moh, nous nous en mêlerions avec enthousiasme, fureur et enivrement !

Quelques gorgées de plus de saoulerie, après tout que ne refuserions-nous comme sacrifices pour sauver le pays de ce délabrement qui permet à un Tliba de traiter « son » Général de cas relevant de la psychiatrie ? « Wa yavava », en plus d’un estomac vorace, ils débordent de toutes sortes d’expertises-es-diagnostiques pour soigner les Fous qui osent s’opposer au « prophète » Bouteflika ! Après tout, le chiffre 5 ne fait-il pas partie des piliers de la sornette d’Arabie ? Alors pourquoi pas un 5ème mandat pour l’insérer dans la petite série des commandements célestes édictés par des FLiNtox aguerris à toutes sortes de dictées burlesques ?

Concernant les équations ; il faut savoir qu’entre la théorie et l’expérience, il y un sacré gap qu’il va bien falloir combler « son » Général ! On peut vous y aider aussi, si tant est que vous nous fassiez part des paramètres de contrôle qui régissent la dynamique que vous comptez appliquer pour suivre une trajectoire déterministe. Celle qui mène à la victoire finale ! Point de statistiques pour vaincre l’ennemi dans ce cas précis « son » General !

4- Restaurer l’autorité de l’État en renforçant son assise démocratique à travers l’érection d’institutions nationales démocratiques, élues au suffrage universel où la séparation des pouvoirs entre exécutif, législatif et judiciaire serait une réalité tangible.

Conjecturer quelconque plan d’érection relève du savoir de notre expert es-bâtiments, Hend Uqaci ! On ne s’en mêle pas, ça nous dépasse ! Quant à restaurer l’autorité de l’état, cela suppose qu’il y ait des hommes d’Etat digne de ce nom « son » Général ! Des hommes propres, intègres, dotés de principes moraux supérieurs à ceux du citoyen d’en bas !

Une seule pomme peut avarier tout un panier dit-on ! Or, nous le savons tous, kachouch machouch, le panier de pommes saines qui pouvait sauver l’Algérie en 1962 a été infecté par ces Aek-el Mali que vous avez servi pendant des décennies ! C’est du domaine de la nano-chirurgie que de s’atteler à extraire les bribes de ce qu’il reste encore de sain dans le panier du pouvoir ! Caricature exagérée ? Peut-être bien ! On attend la petite preuve qui en contredirait l’énoncé !

5- Rompre avec l’instrumentalisation des déterminants fondamentaux de notre identité nationale : l’islam, l’histoire, la langue arabe et la langue amazigh.

– L’islam n’est pas une identité mais une idéologie « son » Général ! Si vous osez encore faire l’amalgame, c’est que vous n’avez rien compris à notre drame ! Rompre avec l’instrumentalisation de l’Islam, cela signifie fermer toutes les mosquées d’Algérie et renvoyer chez eux tous ces immams et ces cheikhs qui pullulent et officient sur de nombreuses chaînes télés pour perpétuer l’abrutissement de la société !

– La langue arabe, c’est vous tous qui l’instrumentalisez, en utilisant sa facette nucléaire que personne ne comprend, au lieu d’user de celle du terroir ! à croire qu’en s’adressant au peuple avec les langues qui n’écorchent pas ses oreilles, c’est exhiber sa face inculte d’intellectuel supérieur !  Le p’tit peuple a besoin de comprendre ce qui se trame sur son dos, à la lettre près, « son » Général ! bien qu’il n’ait jamais eu besoin de quelconque dessin pour décoder les entourloupes au sommet !

– Quant à la langue amazighe ; Comme toute langue orale, elle est l’instrument authentique de communication par excellence entre les générations anciennes et les nouvelles ! Elle est le seul et unique ciment capable de reconstruire le pays sur des bases solides et non fantaisistes ! Elle représente l’unique canal oral d’une Histoire véridique, non falsifiée par les armadas d’envahisseurs qui nous ont, par la force, conquis ! Ceux de la race des Aek-el-Mali compris !

Son instrumentalisation n’a donc rien à voir avec la signification que le dictionnaire du système donne du verbe instrumentaliser et auquel, gaiement, vous semblez adhérer ! Parler d’instrumentalisation de Tamazight quels que soient les contours des combats de ceux qui s’en revendiquent, c’est oser réduire nos gènes à une ridicule question politique qui dépasse le temps et l’espace ! Comme el-Hadj Benflis et Chadli, en leurs temps, vous vous revendiquez Amazigh fier d’avoir été arabisé par l’Islam !? Revendiquez votre amazighité sans quelconques flonflons ou bien assumez le rejet de vos gènes, comme ceux qui vous ont précédé, « son » Général ! Le reste n’est que pure acrobatie politique qui ne mène à rien, sinon à de la surenchère de mensonges et de falsification dont vous avez dopé le peuple à overdose depuis août 1962 !

Ne pas instrumentaliser la ou plutôt les langues du terroir, au sens pluriel le plus riche que leurs sonorités dégagent, c’est en prononcer quelques phrases lors de votre campagne électorale et ne plus se contenter du folklorique azul-fellawen ! Lequel prend des allures insipides de bismi-allah errahamane errahim, version berbèro-jeddi mourhim !

6- Rompre avec les inégalités sociales et orienter l’aide de l’État dans quelque domaine que ce soit vers les franges de la population qui en ont réellement besoin.

Houlà ! mais comment peut-on sustenter tout un peuple et en même temps alimenter les ivagh’zniwen (ogres insatiables) dont le lard député Tliba ne représente que l’estomac saillant, l’iceberg de voracité au sommet ?

7- Rompre avec le discours démagogique, les pratiques populistes et la distribution politiquement intéressée de la rente.

Même une baguette magique n’y parviendrait pas « son » Général ! et vous savez très bien pourquoi ! Pour citer Fellag « a papa awid papeu » (le bec en érection de l’oiseau : papa sustente moi !), c’est sur cette seule et unique rythmique que vous avez canalisé les soifs, les faims et les jeunes énergies du pays « son » Général ! C’est un pari risqué, difficile, à l’impossible, que de reformater les esprits sur tel sujet de passive boulimie !

8-rompre avec l’économie de rente et avec la dépendance des hydrocarbures par la promotion d’une économie de production réhabilitant l’effort où une place de choix sera réservée à l’économie de la connaissance dans quelque domaine que ce soit ;

9- Rompre avec le centralisme stérile.

Pas de centralisme stérile, cela suppose une certaine autonomie régionale, pas très difficile à définir d’ailleurs !  « son » Général est-il pour ou contre l’autonomie de la Kabylie, par exemple ? Il faut bien parler de tout, y compris de ce qui fâche nom de Dieu !

10- Consolider l’unité et la cohésion nationales dans le respect de la diversité et des libertés individuelles.

Waouh ! On croirait lire une déclaration élémentaire des droits de l’homme ou le début de la déclaration d’indépendance des états unis ! « We hold these truths to be self-evident » ! Ali Ghediri Jefferson, après tout pourquoi pas ?

Tout ça, c’est du vocabulaire « son » Général ! Du vocabulaire théorique que d’autres, bien avant vous, nous ont servi pour nous promettre monts et merveilles pendant qu’ils chargeaient leurs sbires de continuer à creuser la fosse des ténèbres dans laquelle on nous précipite sans relâche, depuis si longtemps que même le temps en a oublié les cadences ! Aek-El-Mali sur son passage a tout effacé en 20 ans !

En résumé : Vous avez dit Rupture ? Ah quel début de rupture ! encore faut-il commencer par démontrer qu’en dénonçant la démagogie des autres n’est pas en soi une façon d’asseoir une complaisance de mise pour mieux nous tromper alors que le but de tout ce tintamarre est d’occuper un terrain politique vide et faire croire aux observateurs extérieurs qu’en Algérie, la démocratie bat son plein, alors qu’il n’en est rien !

Pour autant, osons espérer que la surenchère de vente de son âme au diable, pour sauver le faux moudjahid Bouteflika, ne portera pas la signature d’un général à la retraite ! Cela serait dévastateur pour le peu de moral qui reste aux troupes d’exilés qui osent encore y croire ! En ce qui nous concerne, nous attendons que nous rejoigne Amira Bouraoui, l’une des dernières femmes encore debout du pays !

60.000 signatures récoltées en quelques jours sans réseau ni supports initiaux, cela parait bien louche ma foi, mais un beau lièvre à la perche de la démocratie, cela ne vaut il pas un beau festin à la gloire de Aek-el-Mali ?

Encore une fois, yaw fakou « son » Général !

D’ailleurs, Oukssimou bi-Allah que si vous gagnez les élections, en tout petit citoyen d’en bas, je rentre au pays, en implorant la compagnie de Hend Uqaci, pour donner, en expert reconnu, un bon coup de main à l’érection de l’Algérie !

Allez « son » Général, dites-le aux éternels suspicieux que nous sommes ! C’est Vous qui vous accrochez ou ces « eux » que vous combattez pour équilibrer le koursi de Aek-el-mali ? Question subsidiaire à 1 dinar : qui sont les désespérés dans ce jeu de poudre aux yeux fastidieux, Vous ou Eux « son » Général Major ?

Quoiqu’il arrive, nous le saurons bientôt, nous les éternels minors !

En 1962, à notre insu, De-Gaule avait déjà tout compris et tout résolu de l’équation Algérie ! Vouloir la résoudre différemment, autant se suicider face à la famille des Tliba et Aek el-Mali ! Ces petits voyous qu’on a placé au sommet pour que l’intelligence soit écrasée par des abrutis, suivant une cadence réglée sur l’éternité… !

Kacem Madani
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Et si l’Algérie se passait du président !

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DECRYPTAGE

Et si l’Algérie se passait du président !

L’Algérie est restée longtemps et à maintes reprises sans président, mais ses institutions ont continué à fonctionner le plus normalement du monde, d’où l’inévitable réflexion : et si l’Algérie se passait du président !

Si l’Algérie se passait de la fonction présidentielle, le moins que l’on puisse dire est qu’elle sera gagnante sur tous les plans, notamment politique et financier. Cela pourrait paraître osé, ou bizarre, mais attendons pour voir.

Supposons que l’Algérie se passe des prochaines élections présidentielles. Nul besoin d’être économiste pour savoir qu’elle engrangera alors des milliards qu’elle pourra utiliser lors des prochaines législatives, lesquelles désigneront la majorité, et par la même un premier ministre légitime, prêt à gouverner.

Ainsi, le nouveau premier ministre issu de la majorité pourra présider les conseils des ministres, recevoir les lettres de créances des ambassadeurs accrédités, représenter l’Algérie (non Abdelaziz Bouteflika) dans les rencontres internationales… Bref, tout ce que fait un premier ministre d’un pays démocratique, comme le Canada par exemple.

Avec un premier ministre aux commandes, l’Algérie ne risquera pas de voir des énergumènes édentés, mal fagotés, se bousculer au portillon du ministère de l’Intérieur pour retirer les formulaires de participation à l’élection présidentielle.

Elle ne risquera pas non plus de voir des chefs de partis et des patrons d’organisations nationales appeler un chef de l’Etat grabataire à briguer un cinquième mandat.

Les pays qui se passent du système présidentiel n’ont certainement pas tort. C’est bien beau, en effet, de s’octroyer des attributs constitutionnels immenses et se prendre pour l’homme providentiel, encore faudra-t-il avoir les capacités physiques et intellectuelles pour les assumer totalement.

L’idéal serait donc d’en finir avec des élections présidentielles à nulles autres pareilles dans le monde. L’idéal serait, pourquoi pas, un président d’honneur élu par les deux chambres réunies, et un premier ministre (un homme ou une dame de fer) pour le dur labeur.

Auteur
Ahcène Bettahar    

 




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Une délégation ministérielle pour acter des convention de partenariat en industrie à Batna

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REGION

Une délégation ministérielle pour acter des convention de partenariat en industrie à Batna

Le wali, Siouda Abdelkhalek, accompagné d’une importante délégation ministérielle dont Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur, Mourad Zemali, ministre de Travail  de l’Emploi et de la Sécurité sociale, le Secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Said, le SG du ministère de l’industrie Moudjoubi Kheireddine ainsi le président du FCE, Ali Haddad et autres cadres de la wilaya, se sont rendus mercredi et jeudi à travers plusieurs endroits. Objectif ? Visiter le secteur des industries mécaniques créatrices de richesses et d’emploi et encourager les différents secteurs portés notamment sur la production nouvelle industrielle.

Le siège de l’usine de production et d’assemblage de voitures Kia dans la commune de Djerma, située à 05 km du centre ville, a été la première halte de la délégation.

Un accord ponctué de plusieurs conventions de partenariat entre Arbaoui frères, PDG du groupe Global Group et l’Agence nationale d’emploi (ANEM) a été signé. Il porte sur la création de 2.500 emplois dans le cadre des perspectives du groupe pour la création de 10.000 autres emplois d’ici l’année 2020. une aubaine pour la wilaya qui voit se multiplier les débouchés d’emplois. 

Une autre convention a été signée entre l’usine Kia et les deux universités Batna 1 et 2 afin de former 500 diplômés universitaires en Corée du sud dans des filières liées à l’industrie automobile, apprend-on. En outre, durant la visite entamée, il a été également procédé à une autre convention de partenariat entre Nour-Eddine Sariak, le PDG  de la nouvelle usine de production et d’assemblage de véhicules de différents types portant la marque Baic, située à proximité de la commune de Chaabat Ouled Chelih et le directeur général de la Caisse nationale d’assurance chômage (Cnac) pour favoriser la création de micro-entreprises de sous-traitance dans le cadre du dispositif d’aide à l’emploi de cette caisse.

Sachant que dans ce cadre des conventions d’emploi, de formation et de sous-traitance ont été signées à Batna en présence des deux ministres du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Mourad Zemali et Tahar Hadjar.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a  souligné que finalement le secteur de l’enseignement supérieur parvient enfin de relever un défi en concrétisant son rêve, c’est-à-dire les universités algériennes travaillent en partenariat direct avec les industriels dans le cadre du développement local, régional, national et pourquoi pas international. 

Les directions de l’industrie et des mines, de la formation et de l’enseignement professionnels et de l’emploi ont signé une convention protocolaire en guise de créer un centre spécialisé dans les industries, notamment  l’industrie mécanique afin de remettre des attestations et des certificats permettant aux propriétaires de micro-entreprises d’obtenir leurs crédits, souligne-t-on. En marge de la visite, la délégation ministérielle s’est ensuite rendue au pôle universitaire de Fesdi où une cérémonie de remise des clés de 150 logements de fonction aménagés en F4 ont été attribués à leurs  locataires enseignants. Ces logements sont dispatchés comme suite, 60 logts à Fesdis, 80 logts à Djarma et 10 logts à Barika. Pour rappel 70 autres logements ont été déjà livrés dans le même sillage au cours de l’année 2018 à leurs bénéficiaires,apprend-on.

Faut-il rappeler que le pôle mécanique en Algérie a créé ces dernières années 20.000.emplois dont 2500 à Batna.

 

Auteur
Abdelmadjid Benyahia

 




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La Chine n’est pas l’Algérie et Xi Jinping n’est pas Bouteflika

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DECRYPTAGE

La Chine n’est pas l’Algérie et Xi Jinping n’est pas Bouteflika

Chez nous la politique n’est plus la sphère de regroupement et d’échange d’idées libres. Le début des années 1980 fut marqué par une tentation d’une rupture avec  la logique du pouvoir à sens unique. Cette tentation fut initiée par le président Chadli.

Les conséquences de cette rupture non achevée se voient  dans la vie quotidienne du peuple aujourd’hui.

Dans  ma vie j’ai connu des hauts et des bas. J’ai rencontré des personnalités honnêtes, des grands  dans le monde de la science, des personnalités mafieuses et des personnalités racaille.  Mais à force de penser à l’avenir de mes enfants et des jeunes Algériens en général, de remâcher histoire glorieuse d’un passé non vécu  et de regarder sans le vouloir un cadre muet et aveugle, je me fais mal au ventre.

Certains vont penser que ce stress est inutile. D’autres vont dire  que je suis comme tous les algériens qui réalisent que la dignité et l’amour propre sont souillés par cette pollution qui entoure Bouteflika.

Dans ma jeunesse j’ai beaucoup aimé la philosophie de Bachelard. Je pensais que le temps n’a qu’une réalité, celle de l’instant.  Autrement dit, le temps est une réalité resserrée sur l’instant et suspendue entre deux néants.   

Maintenant je me soucie du présent. Ce présent n’est pas clair. Le  cadre muet et aveugle perturbe ce présent. Je le dis avec sincérité, ce cadre adoré par l’ignorance et applaudit par la racaille politique me fait peur. A travers ce cadre je vois le futur comme un fantôme qui menace tout espoir d’existence de ma nation.

Dans ce présent honteux, tout espoir de retourner à la dignité de nos aïeux n’est que rêve et illusion.  

Quand j’entends Ouyahia critiquer les personnalités politiques pour « la rupture » et chanter la continuité, je conclue mon jugement avec une grande précision : le malheur de l’Algérie se fabrique dans la tête de personnes prototypes d’Ouyahia. Le plus naïf des Algériens sait qu’Ouyahia n’aime pas qu’on lui parle du sujet de limitation de mandats car cette action de malheur vient de lui. Par respect, je ne peux pas dire qu’Ouyahia est absurde quand il compare l’Algérie à la Chine.

Avec son air de mépris, il se demande : Pourquoi la continuité en Allemagne. Il continue dans son nonsense et affirme que la Chine a modifié ses lois et supprimer la limitation des mandats. Ouyahia va plus loin dans son arrogance et critique les candidats de la rupture  « Pour certains hommes politiques, l’avenir est dans le changement, pour ne pas dire dans la rupture. Moi, je dis que l’avenir est dans la continuité, parce que nous sommes un pays qui continue à se construire et qui remet de l’ordre dans la maison ». Par cette déclaration, Ouyahia reconnait que sa maison vit la pagaille et le désordre et opte pour un cinquième mandat pour diminuer l’entropie de son système. Je rappelle à Ouyahia une loi de la nature : Toute élongation entraîne plus de désordre.  

Monsieur Ouyahia, quand vous chantez la continuation, je vous vois comme la cinquième roue du système. Vous êtes quelqu’un de trop, qui ne sert pas à grand-chose, voire à rien. Je vous demande de revenir au sérieux. Ya Si Ahmed: a Chine n’est pas l’Algérie et Xi Jinping n’est pas Bouteflika.

Faisons une petite comparaison  entre Xi Jinping et Bouteflika d’une part et la Chine et l’Algérie d’autre part. Une comparaison objective sans sentiments émotionnels et sans amour aveugle.

Xi Jinping  est né le 15 juin 1953 à Pékin. Il est ingénieur en chimie industrielle. Il est secrétaire général du Parti communiste chinois et président de la Commission militaire centrale de la Chine depuis le 15 novembre 2012. Il devient  président de la république populaire de Chine depuis le 14 mars 2013 à l’âge de 60 ans. Il est réélu pour un nouveau mandat le 17 mars 2018 à 64 ans. Il se porte bien et parle à son peuple.

Bouteflika est né en 1937. Il devient président à l’âge de 62 ans. Après quatre  mandats consécutifs monsieur Ouyahia et sa clique lui demandent un cinquième mandat à l’âge de 82 ans. Ce n’est pas sérieux ya Si Ahmed, Bouteflika est très fatigué. Il a besoin de se reposer.

La Chine compte 1.4 milliards  d’habitants. La Chine de nos jours est sans doute la première puissance économique. Depuis la naissance de la République populaire de Chine (RPC) en 1949, elle est passée d’un pays pauvre, sans prospérité et sans ressources financières, à un pays indispensable pour l’économie mondiale.

En 2006, la Chine était au 4e rang  des plus grandes économies (selon le PIB en chiffre absolue), en 2010, elle se trouve au  2e rang. D’après la banque américaine Goldman Sachs, la Chine sera la première puissance économique en 2026 sous la gouvernance Xi Jinping.    

L’Algérie compte 43,4 millions d’habitants dont 54 % ont moins de 30 ans. En 2018, le taux de chômage était officiellement de 12,3 %, l’inflation de 4 %, la croissance de 2,7 %, liée à la production gazière et pétrolière qui représente 93 % des exportations.

La fuite des cerveaux se poursuit. 15 000 médecins algériens exercent en France, selon l’ordre des médecins Algériens.

La demande d’asile algérienne dans l’UE a triplé de 2009 à 2017 (3 405 à 10 240, dont un quart en France).  6 200 Algériens ont pris la mer en 2018 (5,4 % des arrivées dans l’UE). Le ministère de l’Intérieur fait état de 119 morts dont les corps ont été repêchés et 96 portés disparus.

Maintenant faisons une comparaison entre les candidats pour la rupture et les personnes qui chantent la continuité.  A ma connaissance deux candidats, M. Rachid Nekkaz et M. Ali Ghediri, parlent sérieusement et clairement  de la rupture. En contraste, les personnes qui chantent à longueur de journée continuité, Ouyahaya, Sidi Saïd, Mohamed Alioui, Amar Ghoul, Amara Benyounès, Ali Haddad,  Mourad Bouchareb et d’autres sont connues par les algériens  comme des spécialistes en «bullshit». Le peuple n’a plus besoin de cette spécialité en ce moment.      

Qui est Rachid Nekkaz ? Rachid Nekkaz  homme d’affaires et  homme politique algérien, est né le 9 janvier 1972 à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne, France). Titulaire d’une  maîtrise (histoire) de la Sorbonne. Auteur de trois ouvrages. Jeune est très dynamique jouissant d’un esprit et un corps sains. Parle  parfaitement le français. Parle l’arabe et l’anglais. Très admiré par les jeunes. Candidat aux l’élection présidentielle de 2014. En juin 2014, Rachid Nekkaz porte plainte contre Amar Saadani, le secrétaire général du FLN, auprès du tribunal de grande instance (TGI) de Paris pour « détournements de fonds et blanchiment d’argent ».

Rachid Nekkaz fut agressé devant la résidence de l’ex-chef du Front de libération nationale Amar Saïdani. Rachid Nekkaz s’est lancé depuis quelques années dans la dénonciation de la corruption de certains dirigeants algériens. Rachid Nekkaz met en cause le fils d’Amar Saïdani “d’avoir voulu le tuer”, alors qu’il tentait d’organiser un rassemblement  l’immeuble où habite le père de l’agresseur. Il ne faut pas sous-estimer la force politique de ce jeune. Il est capable de reverser la vapeur dans système.

Qui est Ali Ghediri?  Ali Ghediri est né le 6 janvier 1954 à l’Ouenza. Ingénieur en génie mécanique. Général Major de l’ANP. Docteur en science politique.  Parle l’arabe, le français et d’autres langues étrangères. Son profil ressemble au profile du président chinois Xi Jinping. Père de famille, un garçon et deux filles. Très calme et  jouissant d’un esprit sain dans un corps sain.

Son project de gouvernance est clair : Rompre avec l’autoritarisme et le système rentier et clientéliste, celui des groupes d’intérêts et des oligarques; édifier une IIème Républiqu réellement démocratique et moderne; bâtir un Etat de droit reposant sur les libertés individuelles et les valeurs communes nationales, où le citoyen sera le déterminant central dans l’équation sociale, politique et économique.

Je ne connais pas ce général mais les déclarations de maitre  Mokrane Aït Larbi et du député Baha-Eddine Tliba ont attiré mon attention pour rédiger ce texte.

Maître Aït Larbi affirme avoir eu plusieurs échanges avec le général-major sur les grandes lignes de son projet.Il  a décidé de participer activement à sa campagne électorale. Je respecte les décisions de maître Mokrane Aït Larbi.

Par contre  député Baha-Eddine Tliba avance que le général Ali Ghediri ne connait pas l’Algérie et ne connait pas le peuple algérien. Cette déclaration me fait rire. Si un général-major algérien fils d’un ouvrier mineur ne connaît pas l’Algérie, alors adieu l’Algérie. Si Monsieur le député dit vrai qu’il se nomme président à la place de Bouteflika et terminons le folklore électoral.

Conclusion : Quand la liberté de penser ne  génère pas de l’action politique nous arrivons sans faute à une situation où le l’image du président devient notre projet de société. Dans cette situation on ne peut plus approcher la question de savoir comment les choses se déroulent pour orienter notre liberté de penser dans un sens ou dans l’autre.

Nous deviendrons incapables de dire aux malades du système que la vision du peuple ne supporte plus votre continuité. L’histoire nous fait leçon.

La France de Mai 68 est une bonne démonstration de ce que nous vivons en ce moment.  Mai 68 scandalisa les gaullistes qui géraient très mal la crise politique en France. Un président absent puis en décalage, un Premier ministre impuissant, des préfets hors champ et une police globalement dépassée, une Union des démocrates pour la Cinquième République pâmée et un groupe parlementaire flottant…..

Alors c’est aux jeunes étudiants de décider entre la continuité et la  rupture. Que Dieu protège l’Algérie des spécialistes en bullshit.  

 

Auteur
Dr Omar Chaalal

 




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