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Benghabrit : il est urgent de prévenir cette dame !

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COUP DE GUEULE

Benghabrit : il est urgent de prévenir cette dame !

Depuis quelques années, je ne cesse de lire des louanges de beaucoup d’intellectuels à propos de Madame la ministre. J’en suis absolument stupéfait car elle ne semble pas être au courant que son titre, sa fonction et ses actes sont absolument contraires aux valeurs qui la placent au sommet de l’estime.

Madame la ministre est très appréciée car elle combat les prières dans les écoles. C’est tout à fait bien qu’elle en soit encouragée mais tout de même, je ne me prosternerai pas devant elle car il me semble que cette dame n’est visiblement pas au courant de certaines choses. Je m’en vais les lui rappeler.

Madame, savez-vous que vous participez à un gouvernement placé sous une constitution qui fait référence à Dieu ? En quoi alors, les écoles seraient déviantes à prier Dieu si le Président de la république, lui-même, doit prêter serment devant lui et le reconnaître comme pouvoir suprême de la république ?

Êtes-vous au courant que vous êtes au service d’un régime politique qui a crée la puissance des religieux car il préférait voir les mosquées se remplir que les forums des démocrates ?

Savez-vous que votre patron, celui pour lequel vous travaillez est le maître d’un parti politique qui, le premier, a vu les partisans de l’Islam s’installer au conseil national. Il s’agissait à cette époque d’une bataille pour prendre le pouvoir, l’Islam a été utilisé.

Vous a-t-on prévenue, Madame, qu’il y avait un ministre des cultes, un collègue à vous qui prêche depuis des décennies. Comment voulez-vous que les instituteurs suppriment les prières dans les écoles ? Pourquoi ? C’est tout à fait en phase avec les principes et les lois du gouvernement auquel vous appartenez.

Faites-vous une hiérarchie entre un régime qui emprisonne à tour de bras les journalistes et  les prières dans les écoles ? Vous semblez trouver que le second cas est plus illégal que le premier. C’est une conception qui ne m’est pas compréhensible car je vois l’horreur dans les deux.

Enfin, Madame, comment pouvez-vous prendre votre épée de combattante, pour fustiger les prières dans les écoles alors que personne ne semble vous avoir avertie que votre gouvernement légitime en droit le code de la famille. Un texte barbare et pestilentiel qui place la femme au rang d’esclave et d’incompétente juridiquement. Comment osez-vous vous présenter comme le rempart contre les prières à l’école et ne jamais vous poser de question sur ce texte et votre état de femme ?

Et pourtant, madame, moi j’ai pris la plume dans la presse pour fustiger les abrutis qui vous traitaient de juive. Que vous le soyez, juive ou hindouiste, ou que ce soit une bêtise, qu’importe votre religion supposée, je suis athée. Je respecte toutes les femmes et vous êtes respectable à mes yeux, vous êtes ma compatriote.

Mais moi, madame, on m’a appris à analyser avec discernement que mes opinions et valeurs étaient incompatibles avec un régime militaire, assassin et corrompu, de surcroît théocratique, ce qui est un comble pour l’image que vous véhiculez.

Alors, même si tous les intellectuels algériens vous soutenaient et qu’il en restait un seul pour porter une critique virulente à votre égard, je serais celui-là.

Je suis profondément égalitaire et militant de la cause des femmes. La conséquence est que je ne fais aucune distinction entre les compromis à un régime militaire, que ce soit des hommes ou des femmes.

Vous avez vendu votre âme à un régime immonde, votre sexe ne saurait donc vous en protéger face à mon très sévère jugement.

Auteur
Boumediene Sid Lakhdar, enseignant

 




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« Orages » de Hedia Bensahli

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PUBLICATION

« Orages » de Hedia Bensahli

« J’ai mal d’être une femme ! J’ai mal d’avoir à me construire dans ce carcan qui m’enchaîne à la potence de l’assujettissement. »

Le ton est donné dans ce livre qui est un premier roman où la narratrice utilise un Je puissant et permanent qui s’impose à nous avec la rigueur d’une évidence. Un Je qui résonne comme une confession d’une mémoire vécue depuis toujours par nos mères et nos sœurs et qui se recompose avec les bribes de souvenirs que l’on retient lorsqu’ils reviennent. Et ce Je n’a pas d’identité propre, pas de prénom, pas de patronyme, pas de signature, il représente la réalité d’une femme. Et quelle femme !

D’une femme algérienne assurément et d’une algérienne qui a vécu dans son pays natal assez longtemps pour bien le connaître. Jusqu’au jour où des circonstances particulières l’emmènent à envisager un départ pour la capitale française où elle galère pendant un temps entre une vieille connaissance qui lui donne tous les secrets d’une intégration réussie, une chambre minuscule au centre de Paris et la nostalgie de ce qui fut une vie familiale bien remplie.

En Algérie, cette femme sans nom et sans visage vit d’abord dans l’abjection islamiste avec peu de perspectives de vivre sa vie de femme libre. Hedia Bensahli donne à son héroïne une épaisseur que peu de romanciers arrivent à atteindre. Cette femme qui rêve de vacances et de plages et de promenades du côté de Bejaïa se retrouve coincée dans « ce pauvre pays (où) la vacance idéologique est tellement béante et le miasme social qui s’y est infiltré tellement purulent qu’un Enfer pouvait s’y engouffrer et le décomposer en moins de deux.

Notre pauvre pays s’est transformé en pandémonium. L’odeur fétide suinte et nous nous bouchons le nez… Nous fermons aussi les yeux… La bouche… ».

Au fil des pages, tout est abordé, pas un thème qui soit mis de côté, les tabous sont affichés et décortiqués : la virginité et ses relents paternalistes, le divorce et la solitude de la femme délaissée, la sexualité des cinquantenaires, le regard que porte la famille sur la femme qui se prend en charge. Orages est un livre brûlant sur le chapitre de la femme et de la femme algérienne en particulier qui se trouve au cœur d’un milieu hostile qui, sous couvert d’une peinture chimérique, couvre les pires coups de poignard dans le dos.

Les dernières pages du roman tiennent en haleine le lecteur. C’est une course effrénée entre chien et loup, entre sentiment d’exaltation et de désespoir. L’auteure érotise son texte quand elle interpelle le bonheur et l’amour, des moments fulgurants des premières fois. Avant que le regard du compagnon ne se métamorphose en œil de geôlier.

Avec Orages, Hedia Bensahli livre le roman de cet hiver finissant où une femme mûre en apprendra sur la vie bien plus qu’elle ne l’aurait voulu.

Un roman dont on se détache lentement une fois terminé, tant il est gorgé de magie, de nostalgie, de passion, de révolte, de combat et de grâce au cœur d’une désillusion malheureusement plutôt évocatrice… Un premier roman d’une sensibilité et d’une délicatesse infinies qu’il m’a été impossible de lâcher, une histoire forte dont j’ai ralenti la lecture vers la fin par crainte du dénouement.

Et la profession ne s’y est pas trompée en octroyant à Hedia Bensahli le premier prix du roman Yamina Mechakra qui prouve que pour un coup d’essai, c’est plutôt un coup de maître.

Kamel Bencheikh

Orages de Hedia Bensahli est publié aux Editions Frantz Fanon

    

Auteur
Kamel Bencheikh

 




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Et si la rue disait non au cinquième mandat !

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DECRYPTAGE

Et si la rue disait non au cinquième mandat !

Après un long suspense savamment entretenu, le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, a finalement annoncé sa candidature aux élections présidentielles d’avril 2019, non sans se demander sûrement ce qu’il ferait au cas où la rue disait non au cinquième mandat.

Abdelaziz Bouteflika et son entourage ont sans doute fait le tour de la question et ont dû arrêter une stratégie à même de leur permettre de rester au pouvoir, quoiqu’il arrive. Si le scrutin se déroule à la date prévue, sans encombre, Abdelaziz Bouteflika se permettra le luxe d’une victoire écrasante, dès le premier tour.

Si les choses tournent au vinaigre et que la rue empêche la tenue du scrutin, Abdelaziz Bouteflika pourra déclarer l’état de siège et rester au pouvoir, à l’ombre des chars.

Le chef de l’Etat dispose d’un atout de taille, le soutien de l’armée en l’occurrence, mais sa candidature souffre de beaucoup d’anomalies et pas des moindres. Si nous étions dans un Etat de droit, par exemple, aucun médecin ne voudrait, ou pourrait, délivrer à Abdelaziz Bouteflika un certificat médical de bonne santé.

Abdelaziz Bouteflika promet, une fois réélu, d’organiser une conférence nationale inclusive. Si cette conférence était la panacée, pourquoi ne l’a-t-il pas organisée au cours des vingt longues années qu’il a passées à El Mouradia ? Il promet également un amendement, encore un, de la constitution. Oublie-t-il qu’il l’a déjà fait à maintes reprises sans résultats probants ?

Non ? Ce n’est pas comme ça qu’on gouverne son pays, vous dira n’importe quel quidam dans la rue. Dans les pays qui se respectent, après son élection, le président dispose d’une période de grâce de 100 jours seulement.

Après quoi, personne ne lui fera de cadeau. Dépassés par l’immensité et la complexité de la tâche, certains présidents quittent la fonction et ses privilèges au bout d’un seul mandat.

Si la longévité à la présidence d’un pays était un gage de développement, l’Algérie, le Soudan, le Gabon, pour ne citer que ces pays, seraient aujourd’hui au moins des membres du G20. Les USA, la France, l’Afrique du Sud, eux, seraient les derniers de la classe.

Ainsi donc, Abdelaziz Bouteflika a écrit aux Algériens via l’APS pour leur dire qu’entre une retraite dorée et un cinquième mandat, son cœur a balancé pour ce dernier, son souhait le plus cher étant de mourir dans son lit à Zéralda et d’avoir des funérailles nationales.

Mieux encore, un citoyen a juré dans le quotidien El Watan qu’Abdelaziz Bouteflika sera enterré dans la grande mosquée d’Alger. Les Algériens l’entendront-ils de cette oreille ? Le doute est permis.

Auteur
Ahcène Bettahar    

 




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En politique l’ignorance se soigne, l’hypocrisie hélas non !

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REGARD

En politique l’ignorance se soigne, l’hypocrisie hélas non !

Avec la mondialisation, on a l’impression que le monde paie l’orgie de la richesse de ce système par un rabougrissement de la pensée politique. Ils doivent pleurer de chaudes larmes dans leurs tombes les Aristote, Machiavel, Marx et tant d’autres pour qui la politique est l’art suprême.

Jeter aux orties les leçons de ces braves philosophes et se crever les yeux sur des statistiques des Bourses pour spéculer sur le dollar ou l’euro, prendre des options sur des tankers de pétrole pour les revendre grassement plus tard. Voilà à quoi se donne les marchands du temple de nos jours. Et pour transformer ces escroqueries en banal commerce, ces marchands achètent les services de jojos prêts à vendre leurs âmes. Ces jojos, consultants et communicants vendent leurs ‘’analyses’’ à d’autres jojos travaillant pour des médias appartenant souvent aux mêmes marchands du temple.

La recherche effrénée des profits par ces marchands et la désinformation de leurs loyaux serviteurs a donné comme résultats criminels, l’Irak et la Libye dont les sous-sols regorgent d’un précieux liquide dont sont addicts les enfants de l’Oncle Sam et du Coca Cola. Et ne voient-ils pas qu’ils veulent nous refaire le même coup au Venezuela, tiens, tiens, un pays lui aussi gorgé du même carburant dont sont gloutonnes les industries modernes

A l’époque de l’agression de l’Irak ‘’justifiée’’ par la détention des ‘’armes de destruction massives’’, il s’est trouvé (je m’en souviens comme si c’était aujourd’hui) un psychanalyse inconnu à l’époque devenu ‘’célèbre ‘’ depuis, il s’est trouvé ce monsieur d’un pays arabe pour justifier l’intervention des occidentaux en Irak. Il hurlait à la tribune d’un meeting, ladite intervention est due aux crimes du dictateur irakien et non comme le pense les naïfs pour s’emparer du pétrole de ce pays. Ces naïfs d’hier ont eu raison, en revanche le veule d’hier est toujours aussi stupide aujourd’hui. (1)

Mais revenons au Venezuela. Ce pays est sorti des griffes d’une bourgeoisie rapace qui vivaient des grosses miettes de la vente de pétrole contrôlé par les Américains. Ce pays il y a une vingtaine d’années, connut comme d’autres pays sud-américains, un réveil politique.

Le Brésil (avec Lula), le Chili (débarrassé de Pinochet) l’Argentine, l’Uruguay et le Venezuela firent une expérience démocratique grâce à une alliance de classes moyennes et des classes populaires. Remarquons au passage que tous ces pays sont venues à la démocratie par un vote au suffrage universel. Leurs régimes ont été par la suite ‘’dégagés’’ par des magouilles comme Lula au Brésil et Kristina Kirchner en Argentine.

Et le Venezuela aujourd’hui est victime plus que des magouilles mais par un embargo économique et financier (blocage des comptes bancaires et son stock d’or est séquestré par la banque d’Angleterre) et menacé d’une agression militaire ouverte.

Tous ces faits sont évidemment et allégrement oubliés par les amis de Trump qui est à la manœuvre de ces coups fourrés. En revanche, les médias décrivent une situation certes désastreuse mais ne soufflent mot de l’asphyxie organisée par Trump devenu défenseur de la démocratie. Trump est uniquement un méchant quand il s’attaque à l’Europe en perturbant leur commerce et en collant des amendes de millions de dollars quand les banques ne respectent pas son embargo contre des pays qui ne courbent l’échine.

Au Venezuela, l’Oncle Sam veut faire d’une pierre deux coups. Et le deuxième coup, il le réserve à la Chine. Pourquoi la Chine ? Parce que ce pays a investi au Venezuela pour se procurer du pétrole dont il a grandement besoin et aider par là ce pays à résister aux USA. Pour Trump, faire tomber le Venezuela, c’est accaparer à nouveau ses richesses mais aussi barré la route à la Chine. Car la Chine dame le pion aux USA dans le commerce des produits d’aujourd’hui mais demain la suprématie de l’Oncle Sam est menacée par les innovations dans les nouvelles technologies.

La Chine s’est posée sur la face cachée de la lune, a conquis le marché des TGV au Canada en attendant de le faire en Europe d’où l’intention de faire fusionner Siemens (Allemagne) et Alstom (France) pour résister à ce redoutable concurrent. Et cerise sur le gâteau les appareils numériques et autres Smartphones chinois inondent le marché. Et que fait Trump pour écarter ce danger, il accuse la Chine d’espionnage et passe à l’acte en faisant arrêter par le Canada la fille du patron de cette gigantesque industrie du numérique. 

L’espionnage, ça fait bien rire ceux qui savent que tout le monde espionne tout le monde. Et surtout l’Oncle Sam qui ose écouter Merkel, Hollande et autre président pour connaître leurs projets et contrats même les plus banals.

Comme les mesures d’embargo et autres menaces se brisent contre la muraille de Chine d’un pays dont la culture a produit un stratège de l’art de la guerre (2), les amis de Trump et autres vassaux sortent les arguments éculés de la morale. Que disent ces thuriféraires ? Que la Chine utilise ses innovations technologiques pour surveiller sa population et donc bafoue les droits de l’homme (3).

Primo, ces messieurs étaient muets sur les droits de l’homme quand les USA et l’Europe se bousculaient aux portillons pour investir dans cet immense pays doté d’un marché de plus d’un milliard d’habitants qui les faisait saliver. Aujourd’hui que ce pays se permet d’acheter ports et aéroports, châteaux historiques et sans parler de participations dans des usines de pointes, les propagandistes de toujours bassinent l’opinion avec une denrée moisie qui a pour nom l’HYPOCRISIE.

Ces ‘’braves gens’’ n’ont pas compris que leurs petits mensonges et leur morale de prix-unique ne fonctionnent plus. La politique de deux poids deux mesures ne peut plus servir de cache sexe.

La politique de la canonnière a vécu. En face ce ne sont plus des peuples démunis et des pays désarmés. Alors déverser des tombereaux de mensonges sur un pays comme le Venezuela en grande difficulté (4) ne le fera pas céder. Il est temps de sortir d’un aveuglement en soignant l’ignorance. Se soigner fera découvrir qu’il vaut mieux respecter l’antique et historique règle de la politique, tenir compte des rapports de force et en premier lieu connaitre le poids du facteur peuple dans la balance. Pour ne pas avoir voulu reconnaitre cette évidence à temps, l’Oncle Sam connait des déboires et même une humiliation en négociant avec son pire ennemi, lequel n’est autre que le mouvement des Talibans en Afghanistan.

Ali Akika. Cinéaste.

Notes

(1)  Ce naïf Psy ressemble à l’Oncle Sam qui, voulant se débarrasser de Saddam a favorisé la venue en Irak d’un pouvoir qui entretient d’excellentes relations avec l’Iran. Un pays qui empêche Trump et Netanyahou de dormir.

(2)  Sun Tzu (Ve siècle avant J.C) est l’auteur du fameux traité de ‘’l’Art de la guerre’’ étudié dans toutes les écoles de guerre. Mao Tsé Toung son compatriote s’en est inspiré pour écrire ‘’la guerre populaire prolongée’’ et le mettre en pratique aussi bien contre Tchang-Kai-Cheik que contre les envahisseurs Japonais.

 

(3)  Les droits de l’homme ont bon dos, on les affiche quand ça arrange. Mais quand des pays amis ou plutôt avec qui on a des liens quasi-vassaux, on tourne la tête pour regarder ailleurs. L’utilisation de la vidéo et autres machines pour surveiller les populations n’est pas l’apanage de la seule Chine. Des millions de vidéos décorent les rues et bâtiments aux USA et Angleterre sans compter les infos sur l’intimité de gens vendus aux assurances et autres vendeurs de n’importe quoi.

(4)  Depuis la mort de Chavez, le pays connait des difficultés. L’argent du pétrole a d’abord servi à éradiquer les bidonvilles et instaurer la médecine gratuite. Mais la non modernisation de l’industrie du pétrole, la baisse du baril de pétrole et l’embargo américain ont mécaniquement détérioré l’économie.

Auteur
Ali Akika, cinéaste

 




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Liberté solidaire – Appels à participation

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ANNONCE

Liberté solidaire – Appels à participation

Suite à la contribution publiée (1), les Éditions Électrons Libres lancent un appel aux lectrices et lecteurs pour la participation par l’envoi de texte dans les domaines suivants : sociologie (article de presse ou court essai), nouvelle, roman, poésie, théâtre et film.

En ce qui concerne chaque domaine spécifique, les conditions de participation sont exposées dans la rubrique « Appel à participation », inséré dans chaque domaine d’activité (2). La date de clôture  des envois est fixée au 30 avril 2019.

En ce temps de campagne électorale pour des élections présidentielles, le thème choisi est « Liberté solidaire », une manière pour chacune et chacun de contribuer non seulement au débat en cours, mais également à sa suite._

(1) « De la liberté solidaire » in https://lematindalgerie.comde-la-liberte-mais-encore

(2) Voir https://www.editionselectronslibres-edizionielettroniliberi-maddah.com/ell-francais-presentation.html

 




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Saïd et la dernière cigarette du condamné

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TRIBUNE

Saïd et la dernière cigarette du condamné

C’est un coup de folie que vient de tenter la fratrie de l’homme grabataire. Une terrible mise de plein pot au poker pour obtenir un dernier sursis. Saïd, le chef de clan, doit être aux abois car nous venons de l’entendre murmurer cette fameuse supplique du condamné « Encore une minute, monsieur le bourreau ! ».

Il faut être véritablement dans une panique monstrueuse pour avoir osé l’impensable, l’impasse d’où l’on ne revient pas. Saïd doit être terrorisé par une échéance qu’il ne veut pas croire ni voir, l’arrivée du terme de son assurance-vie.

Il a tellement côtoyé le pouvoir divin, depuis sa tendre enfance, qu’il est persuadé du pouvoir éternel de son frère alors que les semaines et les mois sont comptés. Et combien même cela se retarderait pour un mandat entier, il faudrait qu’un miracle se produise pour que les ectoplasmes qui votent pour eux continuent à protéger un demi mort, au risque de tout perdre eux-mêmes.

Ils finiront par se réveiller car jusqu’à présent, les intérêts du frère correspondaient parfaitement à leurs intérêts. Mais les abrutis nous ont toujours prouvé, à travers les siècles, que leur discernement s’éclairait de nouveau lorsqu’il s’agissait du risque de perdre une chose qui n’a ni cœur ni cerveau, l’argent.

C’est une folie que cette candidature car cela prouve qu’ils ne partiront jamais par une transition pacifique alors que l’or noir ne peut plus alimenter l’appétit féroce de ceux qui ont misé sur ce régime.

Certains veulent les derniers milliards, jusqu’à plus soif, jusqu’à ce qu’il tombe de son fauteuil, sans vie. Mais beaucoup retrouveront leur esprit car il se réveilleront au son trépident des milliards qu’ils ont placés offshore et qu’il faut d’urgence rejoindre. C’est ainsi que les déroutes se passent dans l’histoire, bien peu y échappent.

Ce jour-là, ils partiront et laisseront les pauvres bougres sur place, démunis et menacés par le risque explosif d’une situation insurrectionnelle. Ces dindons de la farce, des millions d’Algériens, n’auront plus que les drapeaux, les youyous et les bulletins de vote qu’ils arboraient bruyamment pour chanter les louanges à leur divinité, Abdelaziz.

Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que Saïd et sa fratrie ont passé des limites lointaines qui les condamnent définitivement. Imposer à l’Algérie un candidat de plus de quatre-vingt ans, muré dans un silence de celui qui est plongé dans un état végétatif, aucune nation au monde ne pourrait le supporter et je crains pour l’avenir de la fratrie, où qu’elle se réfugiât dans le monde.

Moi, je suis contre la peine de mort ainsi que les vengeances populaires et les lynchages expéditifs, y compris pour les pires monstres.

Mais Saïd Bouteflika n’a pas misé sur ce monde qui est le nôtre. Il en a choisi un autre, qu’il en assume les conséquences.

Auteur
Boumediene Sid Lakhdar, enseignant

 




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Passeport, autorisation de sortie pour les Algériens : récits et souvenirs (I) !

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Harragas d’hier vs Boumediene et ses délires !  

Passeport, autorisation de sortie pour les Algériens : récits et souvenirs (I) !

« 3aârbouha, 3awdjouha ou mazal iykherbouha ! »

On ne peut comprendre le « fakhamatisme » ambiant et l’agitation stérile autour de Bouteflika et son clan sans remonter le temps, jusqu’aux années Boukherouba, avec ses nombreuses élucubrations que d’autres attribuaient à du patriotisme salutaire alors qu’il s’agissait d’endoctrinement suicidaire !

Sans remonter à la catastrophe humanitaire de 1962, celle qui forcé des centaines de milliers de vertèbres économiques, sociales et culturelles du pays (petite pensée à Lili Boniche, à Line Monty et au sublime Alger-Alger (*)), à prendre la valise pour éviter le cercueil (« un détail » de l’Histoire d’Algérie sur lequel nous reviendrons, un jour ou l’autre), il est utile de dresser une trame des écueils que notre génération post 1962 a eu à affronter avant de faire le seul choix qui s’offrait à elle aussi, après celui donné aux pieds noirs, aux harkis et aux juifs d’Algérie, celui de la valise ou du cercueil. Pour elle et surtout pour ses descendants !

Quand l’héritage de l’école imposé par Boumediene apprend aux enfants à haïr ses propres parents, juste parce que ces derniers ne font pas la prière, quel autre chemin suivre que celui de l’exil, bon sang ! pour sauver ses petits oisillons ? C’est une loi de dame nature applicable autant à la fourmi qu’à la baleine : fuir les semeurs de mort pour s’accrocher à la vie et la perpétuer contre vents et marées de prédateurs en tous genres !

Nous sommes au milieu des années 1970. Quoi de plus normal pour un jeune étudiant que de vouloir explorer le monde et rêver de voyages en franchissant les frontières, ces lignes Maginot physiques et intellectuelles dressées par les hommes pour délimiter des territoires et des peuples conquis, toujours par les armes et jamais par les fleurs ?

Rêver c’est bien ! encore faut-il avoir le cran et l’audace d’affronter l’administration de Boumediene pour décrocher le ticket exigé pour chaque projet d’évasion ! Celui d’une autorisation de sortie du territoire nationalisé. Une autorisation soumise à des contraintes et la confection d’un dossier, souvent digne du parcours du combattant. Combien de fois n’avions-nous pas tenté tel circuit, en majors de la débrouille et (clin d’œil averti au général Ghediri) de la lutte contre une bêtise érigée en mode « normal » et qui surpasse nos hargnes et autres sursauts, pour finir vaincus par des lois scélérates appliquées à l’arbitraire sur des bases de maârifa, souvent de facies, et parfois de simple timbre vocal inharmonieux à leurs oreilles !

Et les obstacles dressés devant la sortie du territoire ne s’arrêtent pas une fois le guichet conquis, car souvent circulaient des rumeurs selon lesquelles des citoyens avaient été refoulés de l’aéroport juste parce qu’il manquait à l’autorisation de sortie une preuve de citoyenneté accomplie : carte de vote ou cachet de la mairie sur le passeport ou la carte d’identité en guise de bonne foi pour diluer une mauvaise foi dont nous étions tous (kachouch mechouch) accablés de facto sans vraiment savoir pourquoi !  En gros, nous étions tous considérés comme des antipatriotes sommés d’apporter la preuve qu’Algériens nous l’étions, des orteils physiques aux états propres de la crinière quantique !

Nous sommes donc en août 1977. Aux termes du dernier tronçon d’études à la fac d’Alger, la chance et l’acharnement sont aux rendez-vous pour décrocher une bourse Sonatrach pour les USA ! En tout nouveau marié, j’avais envie d’offrir et de partager, avec la plus gracieuse « thadjadarmith » du monde (clin d’œil à Hend) que le hasard et la chance m’ont offert, l’aventure outre Atlantique ! Elvis venait de mourir ! L’Amérique était en deuil !

D’Alger nous partagions la peine des Américains ! C’était comme si avec la mort d’Elvis, une partie de nos propres rêves venait de disparaître aussi ! Mais, jeunesse oblige, on oublie vite ses peines pour chevaucher ses joies ! Avec ou sans Elvis, il fallait poursuivre ses propres rêves et sa foi en l’avenir du pays dont nous souhaitions calquer les chevauchées modernes sur celles de la grande Amérique !

En étudiant boursier, ma propre autorisation de sortie m’avait été délivrée directement par les services en charge, à Sonatrach. Il m’appartenait de décrocher celle de ma jeune épouse auprès de la daïra de notre domicile, celle du fameux 3ème arrondissement d’Alger-centre-Bab-el-oued !

Un matin d’août 1977, je débarque aux guichets de la daïra avec, en mains, le dossier comprenant les justificatifs pour arracher le sésame pour ma dulcinée !

Passons sur la cohue qui régnait aux abords des guichets ! Une cohue que vous ne pouvez traverser qu’en faisant preuve d’une patience absolue, des heures et des minutes goulues !

Au sein de l’équipe administrative qui gérait des dossiers en tous genres, l’artiste Kadri Ahmed, dit Krikeche, focalisait souvent l’attention et l’espoir. Les miens aussi, je dois l’avouer ! Mais ce dernier s’excusait, avec la gentillesse qu’on lui connait, de ne rien pouvoir faire pour nous aider.

Je me souviens que quand mon tour fut venu, je m’étais accoudé au guichet, les yeux béants et le sourire béat ! Croyant être arrivé au bout de mes peines. Enfin ! m’étais-je trop vite dit. Car c’était sans compter sur le regard et l’analyse circonspects jetés, en à peine une poignée de secondes (je n’exagère pas) sur mon dossier par l’expert administratif pour tout rejeter et me traiter d’idiot ! Bombant le torse, le regard méprisant, il me lance en expert es-lois : vous êtes boursier de Sonatrach, il appartient à Sonatrach de délivrer une autorisation de sortie à votre épouse ! sur son regard méchant se lisait un « bougre d’imbécile », en complément.

Et vlan pour mon kamum d’ignare, au regard de la planète administrative sous Boumediene !

Bête mais discipliné, je m’en « va » voir les responsables de Sonatrach pour leur exposer le problème : -Mais ce n’est pas à nous de vous délivrer tel document mais aux autorités compétentes de la Daïra ! Et cela, au vu d’une seule et unique loi, celle qui énonce que quel que soit le cas de figure « la femme suit son mari » ! Vous avez une autorisation de sortie, elle y a droit aussi ! m’entend-je dire ! Eh oui ! après tout, n’a-t-on pas calqué nos lois sur celles qui font de la femme une mineure à vie qui passe de l’autorité parentale à la possession exclusive du mari ?

Des lois calquées sur celles édictées dans une grotte d’Arabie en l’an 622. Allez donc vivre vos rêves d’adulte au 20ème siècle, l’inertie de l’an 622 accrochée à vos moindres pas ?

Fort de l’enseignement de mes garants Sonatrach, je m’en retourne à la daïra le lendemain pour exposer les arguments précédents !  

Le responsable administratif à qui je reformule La Loi me remballe comme une patate cuite trop chaude pour ses mains et me lance : Ce n’est pas à Sonatrach de dicter Ses lois ! Abasourdi, j’interpelle un de ses collègues et lui tend mon dossier. Il le prend, l’examine et tente de convaincre le chef que mon cas ne souffrait d’aucune ambiguïté !

Le responsable le réexamine tout en m’observant du coin de l’œil et lui lance : ce n’est pas la peine de discuter avec ce « b’ghel » !  « A3yit n’efham fih, ma f’ham wallou ! » J’ai beau lui expliquer à ce bourricot, il ne comprend rien !

Me voilà donc, en quelques secondes, transformé en abruti cacheté, moi qui rêvais de conquérir un peu d’Amérique, apprendre ses méthodes et revenir ensemencer quelques petites doses pour construire une Algérie rayonnante de meilleur !

Dieu que jeunesse rime bien avec naïf ! car pendant que nous étions délégués pour apprendre et partager avec nos concitoyens à notre retour, Boumediene et sa clique les matraquaient avec l’idéologie folle de l’Arabie Saoudite, ses mythes, ses psaumes cosmico-comiques, via des administrateurs zélés érigés en régisseurs d’un peuple auquel ils n’ont jamais rien compris ! Le plus dévastateur, c’est que plus de 40 années plus tard, Bouteflika El-Mali, son clan et ses petits frères fonctionnent toujours sur le même tempo de sottises que Boumediene a implanté ! La dernière polémique sur la « sallat zkara » à l’école en représente la preuve proéminente d’une marche forcée vers les ténèbres à laquelle plus aucune force, si gigantesque fusse-t-elle, ne pourra intimer l’ordre d’un « khelf dour ! » salutaire !

Nous avons fini par l’arracher cette autorisation de sortie érigée en trophée, qu’il fallait mériter, par ces Majestés qui avaient remplacé les conquérants roumis, dès que ces derniers avaient été chassés du pays ! Comment ? Je vous en conterai détails et mimiques bien avant la date fatidique d’un 5ème mandat qui s’annonce catastrophique pour le moral et l’espoir !

Kacem Madani

(*) En voix masculine, ou féminine, seul un amour puissant du pays peut faire délivrer les émotions des vidéos ci-après ! ça transpire de la joie et de la beauté, même dans la nostalgie du pays ! Allez donc demander au clan Aek-el-mali de fredonner ou de laisser les autres déclamer une Algérie de l’enchantement, eux qui ne jurent que par l’avoir quitte à noyer nos espoirs !

Quelle da3wassou, nom de Dieu, d’avoir vécu toute une vie à supporter et assister impuissant à tant de déboires !

Oublions-les et laissons-nous transporter par ces mélodies de la paix, débitées en enchanteresses loquacités ! Cette paix que des hommes malveillants imposent par les armes, depuis la nuit des temps…pour étouffer tout germe de bienveillance entre des êtres humains qui ne demandent qu’à vivre dans une sérénité libérée de ces bourreaux déshumanisés qui transforment leurs pays en geôles et des murs difficiles à escalader !

https://www.youtube.com/watch?v=hl4VnQCWFDs

https://www.youtube.com/watch?v=ySET5B-0ZxE

Auteur
Kacem Madani

 




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Les Jeunes progressistes du RCD condamnent ces « actes barbares »

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Assassinats d’étudiants

Les Jeunes progressistes du RCD condamnent ces « actes barbares »

Un étudiant en 3eme année médecine a été retrouvé hier soir égorgé dans sa chambre à la cité universitaire de Ben Aknoun.

Selon les informations qui circulent, ce sont deux individus étrangers à la cité qui seraient les auteurs de cet abominable assassinat.

Quatre jours avant, c’est un étudiant zimbabwéen qui a succombé à des blessures lors d’une attaque à l’arme blanche devant la résidence universitaire dans la wilaya d’Annaba.

Les Jeunes Progressistes condamnent ces actes barbares. Ils s’inclinent devant la mémoire de ces deux étudiants victimes de l’insécurité et de la gabegie qui règnent dans le milieu universitaire. Ils partagent le deuil de leurs familles et de leurs proches et les assurent de leur sincère et entière solidarité.

Les Jeunes Progressistes ont, à maintes reprises, interpellé les responsables du secteur de l’enseignement supérieur quant au climat délétère et au laisser aller dans la gestion de l’ensemble des infrastructures universitaires. Ces crimes crapuleux dans l’enceinte et la périphérie de l’université démontrent, si besoin est, l’incapacité et le bricolage de la tutelle dans la prise de la question de la sécurité au niveau des résidences qui sont livrées à la mafia et des groupes de délinquants extra-universitaires.

Devant cette situation d’incertitude et d’inquiétude, Les Jeunes Progressistes réitèrent leur appel à tous les étudiants algériens à se mobiliser solidairement pour s’organiser dans un cadre autonome pour la défense et l’aboutissement de la satisfaction de leurs revendications légitimes.

Alger, 11 février 2019

Les Jeunes Progressistes RCD

 

Auteur
RCD

 




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Statu quo et fuite en avant

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REGARD

Statu quo et fuite en avant

Nous voici donc à deux mois de l’élection du président de la république. Un événement majeur dans la vie d’une nation. Peut-on ne pas en parler ? Difficile !

Que la chronique résiste au poids écrasant d’une actualité, la nôtre, en berne ne veut aucunement dire qu’elle puisse ignorer son existence, surtout quand elle devient, comme c’est le cas ces dernières semaines, extrêmement frénétique.

En Algérie, un pays à la dérive dont on ne voit pas que l’avenir puisse être radieux —sauf si elle invente, bien sûr, une politique nouvelle qui la soustraira à son inertie et à son insignifiance, et en fera une référence pour le Maghreb et l’Afrique—, l’affect négatif de la peur du chaos est particulièrement violent, voire inhibiteur sur les consciences. Ce qui élargit l’horizon de la déprime sociale, déjà palpable sur les visages des nôtres, dans les foyers, les cafés, les rues, etc.

Puis, le grand parti algérien, je veux dire le boycott fera le reste. On est en présence du syndrome de l’Algérien « fatalo-phobie-boycottiste », lequel projette en avant une sorte de citoyenneté qui bat en retraite face au phénomène de «la dépravation rentière» d’un système aussi clanique que prébendier avec des poches concentriques.

Un système qui va si mal à l’heure actuelle et dont les ondes négatives asphyxient par ricochet par leur trop-plein d’oxyde de carbone, les petites bulles d’oxygène encore résistantes dans le corps social.

Les exemples de cette débandade fleurissent ça et là, battant en brèche cette idée de la politique comme «action collective organisée pour le bien-être de tous», lui substituant le sens qu’un certain célèbre penseur berbère, Saint Augustin (354-430 ap. J.-C.) en l’occurrence, lui conférait il y a déjà plus de quinze siècles, à savoir «le brigandage individuel des biens de tous au profit d’un cercle fermé».

Ce contraste dans l’approche engendre des craintes et des faiblesses, aussi bien dans la société qu’au sein de ce régime politique gérontocratique lui servant de tutelle. L’indice subjectif de cette négativité étant le rejet massif mais non encadré de la rue de tout ce qui vient d’en haut, bon ou mauvais soit-il.

Le face-à-face «pouvoir-société», en s’effaçant sur le terrain des urnes, devient un duel acharné dans le stade social.

Ô mon dieu, la métaphore est très forte : l’Algérie s’étant transformée en un stade de foot, ou pire, en un ring de catcheurs, stimulés par les dividendes du pétrole-roi! Et c’est l’émeute, l’un des aspects typiques de la culture du Maghreb central (l’Algérie), selon le grand sociologue de tous les temps Ibn Khaldoun (1332-1406), qui devient le baromètre par le biais duquel on mesure la stabilité. Symptôme tiers-mondiste diraient d’aucuns sans doute.

Ce n’est pas faux en effet. D’autant plus que ce qui vient à défaillir dans tout ce processus, c’est la volonté politique de nos élites d’entrer en communication avec ceux qu’elles dirigent et de leur être utiles. Cette coupure maintenue, sinon gérée par la force cristallise la stagnation et le statu quo.

 

Auteur
Kamal Guerroua

 




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Sauvons l’Algérie !

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COUP DE GUEULE

Sauvons l’Algérie !

Bouteflika s’est offert non seulement un cinquième mandat, mais un statut de monarque qui lui sera consacré à l’occasion « d’une conférence nationale inclusive», qui se tiendra au lendemain de l’élection présidentielle.

Un statut qui lui permettra de désigner son « héritier » pour terminer son mandat au cas de son décès. C’est le subterfuge trouvé par le régime pour échapper au cours de l’année à une élection présidentielle anticipée.

Il veut vaille que vaille des funérailles présidentielles, c’est tout l’enjeu de cette élection pour le clan mafieux au pouvoir qui a pris l’Algérie en otage. Rien ne résiste aux caprices du Président grabataire, même au prix d’assister au lendemain du 18 avril à l’enterrement de l’Algérie.

« Pour mourir sur le trône, Bouteflika est capable de faire courir le risque de la disparition du pays au lendemain même de sa mort », déclarait, en 2014, à une chaîne de télévision, Noureddine Boukrouh qui était son ministre du Commerce lors du premier mandat. 

Depuis qu’il avait lu l’oraison funèbre aux obsèques de Boumediene, l’idée obsède Bouteflika de bénéficier des funérailles à la hauteur des « grands » chefs d’État. Il serait tenté, selon feu Cherif Belkacem, qui l’avait connu à Oujda et son intime jusqu’en 1975 lors des soirées algéroises, d’écrire lui-même à titre prémonitoire sa  propre oraison funèbre.   

Pour caricaturer la mégalomanie de Bouteflika, Cherif Belkacem dit Si Djamel, me disait en 2001 Cherif Belkacem : «Il n’hésitera pas un instant dans sa tombe à demander à Azraël de lui ramener la vidéo de ses obsèques pour voir s’ils étaient à son hauteur ».

C’est cette seule préoccupation moribonde qui occupait tous les pans du régime pendant l’été dernier, alors que des dizaines de jeunes se jetaient dans la mer dans une tentative vaine de trouver une terre clémente, ou pendant qu’Ayache agonisant au fond de son puits attendait une main fraternelle pour le secourir, ou bien que des millions de jeunes universitaires quémandaient des débouchées afin de pouvoir se sentir chez eux, dans leur pays ; que l’Algérie souffrante espérait respirer un air de liberté et retrouver un peu d’espoir pour sentir bon y vivre.    

Il fallait user de tous les stratagèmes pour s’assurer des funérailles présidentielles pour Bouteflika. La dernière volonté du parrain est un deal sacré qui lie le clan. Le seul différend qui opposait ses membres était autour de la personne qui lui succédera le lendemain de sa mort, mais pas autour du 5ème mandat comme beaucoup de médias l’ont laissé entendre. 

Aucun clan ne lui conteste la présidence à vie. Pis, par le biais de la parodie « conférence nationale incluse », dite de réconciliation, l’on érige en monarque qui tracera les contours institutionnels permettant sa succession sans passer par une élection anticipée, à savoir une transmission du pouvoir. Et c’est une promesse électorale de Bouteflika V.

Tel est l’agenda du régime où l’élection du 18 avril prochain n’est qu’une formalité pour consacrer le 5ème mandat.  Faudra-t-il s’inscrire dans son agenda ou lui imposer un autre ? L’existence de l’Algérie en dépend.

Pour barrer la route au cinquième mandat, il est plus que nécessaire de rejeter tout le processus biaisé qui l’a engendré. Tout leur processus moribond est fondé sur la mort, alors que le pays a besoin de vie. N’allons pas donc le 18 avril prochain à l’enterrement de l’Algérie !

Auteur
Youcef Rezzoug

 




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