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Crise vénézuélienne : la demande des pays européens est un fait inédit

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Tribune

Crise vénézuélienne : la demande des pays européens est un fait inédit

Du moins dans la diplomatie occidentale qui part d’un principe universel que le vote est un droit mais pas une obligation, ce qui explique le succès d’une élection par un taux d’abstention faible.

Même dans les pays qui ont opté pour cet ultimatum et à travers la longue histoire de leur alternance démocratique, des partis boycottent ces échéances mais les résultats ne sont jamais contestés.

Après l’expiration de cette sommation lancée par six pays de la communauté européenne : la France, l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume-Uni, le Portugal et les Pays-Bas ont reconnu dans la journée de ce lundi Juan Guaido comme président légitime, par intérim, de la République bolivarienne du Venezuela. Et probablement un septième, l’Autriche prendra sa décision d’ici peu de temps mais ne devrait pas être très différente étant donné la position ambigüe exprimée par la cheffe de la diplomatie autrichienne Karin Kneissel : «Nous reconnaissons les Etats, pas les gouvernements.» 

Un seul pays, la Grèce, soutient Nicolás Maduro, par fidélité de gauche. A l’opposé du spectre idéologique, l’Italie a jugé, par la voix de son Premier ministre, Giuseppe Conte, qu’il n’était pas «opportun de se précipiter à reconnaître des investitures comme celle de M. Guaido, qui n’ont pas été validées par un processus électoral».

Le chef de fil des initiateurs de cet ultimatum, la France par le biais de son ministre des affaires étrangères, Yve Le Drian a « esquivé » ce matin sur France inter  la question des suites diplomatique à donner à cette décision du moins truculente voire suspicieuse difficile à appliquer sur le terrain. Il a répondu vaguement qu’il verra avec ces partenaires jeudi « une formulation appropriée ».

Auparavant son chef, Emmanuel Macron dans un Tweet posté vers 1 h 51 du matin semble avoir tranché pour reconnaître carrément Juan Guaido comme «président en charge » afin mettre en œuvre un processus électoral. Nous soutenons le Groupe de contact, créé avec l’UE, dans cette période de transition. Pour lui « les Vénézuéliens ont le droit de s’exprimer librement et démocratiquement ».

Pourtant, le samedi, les sympathisants du régime Maduro ont investi les rues de Caracas pour dénoncer haut et fort l’ingérence étrangère et ce sont justement des Vénézuéliens. Cela n’a pas empêché une manifestation des opposants du régime d’exiger le départ de Nicolas Maduro en toute liberté malgré un léger dépassements mais pas comme celui pratiqué avec les gilets jaunes en France dont les arrestations se comptent par milliers.

Il faut souligner que parmi les pays qui soutiennent le président qui refuse le qualificatif « autoproclamé » et dit appliquer l’article 233 de la constitution vénézuélienne qui lui donne 90 jours de présidence intérimaires pour organiser de nouvelles élections, il y a l’Espagne et le Portugal.

Deux pays qui comptent de nombreux ressortissants (ou descendants de ressortissants) du Venezuela, comme le montrent, selon l’Organisation internationale des migrations, les chiffres de migrants vénézuéliens accueillis en 2017 : 209 000 en Espagne, 25 000 au Portugal. Mais c’est aussi le cas de l’Italie qui a vu entrer sur son territoire, la même année, 49 000 migrants.

Si ce que Juan Guaido compte entreprendre attirent plus d’adhésion que le camp adverse, le président en exercice n’a de choix que se soumettre sans l’intervention d’une quelconque main étrangère. Il y va de même pour les pays du Lima qui se réunissent sous l’auspice du Canada aujourd’hui pour dit-on prendre une décision.

Quelle décision ? Peu nombreux sont ceux qui en connaissent la réponse face à une ingérence hors du commun.

D’ailleurs, ils reconnaissent tous que  pour le moment, cette position ne va pas s’accompagner d’une rupture diplomatique avec l’équipe au pouvoir. En tout cas ce problème de reconnaissance de l’élection de Maduro ne date pas ce mois de janvier.

En effet, les vingt-huit européens n’avaient pas reconnu les résultats de la présidentielle du 20 mai 2018, tenus dans un contexte qu’il convient de rappeler. Le Conseil national électoral (CNE), contrôlé par le pouvoir, avait interdit à l’opposition de présenter, comme elle le souhaitait, un candidat unique sous l’étiquette de la table de l’unité démocratique (la coalition MUD).

Plusieurs partis avaient opté pour présenter des candidats, mais le même CNE avait décidé en février d’avancer le scrutin de décembre à avril, date fixée en mai par la suite. Dans l’impossibilité d’organiser des primaires et de préparer en quelques semaines leur campagne, les candidats potentiels de l’opposition avaient alors préféré jeter l’éponge, à l’exception de Henry Falcón, un ex-chaviste très critique.

Faute donc d’adversaires, Nicolás Maduro a été logiquement réélu dans un fauteuil, dès le premier tour, avec 68 % des voix, et un taux de participation pathétique de 46 %. Le déni de démocratie du régime chaviste, bâti sur une totale absence de séparation des pouvoirs, est donc dénoncé de longue date par l’UE.

Mais la reconnaissance de Juan Guaido soulève d’autres questions que l’opinion internationale tente de comprendre avec étonnement car la rapidité des événement dans ce pays : le premier en réserve de pétrole, la quatrième en gaz, l’une des plus grande réserve d’or et de diamant,  d’énormes réserves d’eau potable, d’aluminium, de fer et de coltan interroge plus d’un.

Est-ce là l’enjeu ? Si tel est le cas, nous sommes en face d’une nouvelle forme de colonisation qui préoccupera de nombreux pays détenteurs de ressources naturelles.

Auteur
Rabah Reghis

 




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Union africaine (UA) – Centrafrique: « Le 8e accord de paix de Khartoum, un marché de dupe ?…

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Krimou a lu pour vous

Union africaine (UA) – Centrafrique: « Le 8e accord de paix de Khartoum, un marché de dupe ?…

… qui persiste donc dans le pessimisme affiché depuis la veille de la rencontre de la capitale soudanaise entre représentants gouvernementaux de Bangui qui ne contrôlent plus grand chose dans le pays, et la multitude de chefs de guerre divisés en clans tribaux et ethniques antagoniques.

Le tout corsé par des visées extérieures, chacune avec ses pions locaux, également contraires les unes aux autres. Ce qui n’est guère un facteur d’apaisement mobilisateur pouvant concourir à un accord d’union nationale déjà sans bases objectives compte-tenu de la réalité socio-politique du drame de la Centrafrique sous fond de guerre civile.

Il est bien évidemment juste de reconnaître que tous les nombreux précédents ou échecs d’approches de paix diplomatiques déjà initiés pour la réhabilitation de l’Etat et de la nécessaire concorde nationale en république centrafricaine laissent très peu de place à l’optimisme comme argumenté ci-après dans le papier consacré au sujet par « Mondafrique ».

Krimo Hammada

Centrafrique, le huitième accord de paix, un marché de dupes ?

Après plus d’une semaine de pourparlers, à Khartoum, la délégation du gouvernement centrafricain et les représentants de 14 groupes armés, se sont entendus pour parapher un projet d’accord de paix et de réconciliation nationale.

Ce document devrait être définitivement signé à Bangui, par toutes les parties prenantes, le mardi 5 ou le mercredi 6 février 2019. L’Accord de Bangui deviendrait alors le huitième accord de paix et de réconciliation, quasiment entre les mêmes protagonistes, depuis le début des hostilités. Faut-Il être davantage confiant dans ces nouveaux engagements, conclus sous l’égide de l’Union africaine et de l’ONU ? On peut craindre que les pourparlers de Khartoum ne seront qu’une nouvelle étape de cet interminable circuit diplomatique, financé par la communauté internationale.

Un accord mort-né, comme les précédents ?

Le document paraphé à Khartoum et signé à Bangui devrait prendre rang après ceux de Syrte (2007), Birao ( 2007), Libreville ( 2008), Libreville II (2013), Brazzaville (2014), le Forum national de Bangui (2015), Rome avec Sant’Egidio ( 2017).  A ces accords,  il faut aussi mentionner les réunions, non reconnues officiellement, de Nairobi (8/04/2014) et de Benguela en Angola (15/12/2016).

Les Centrafricains n’oublient pas qu’à la suite de chacun de ces accords, des manifestations de joie avaient salué cette promesse de paix prochaine. Les gouvernants annonçaient-ils pas « une ère nouvelle », comme vient encore de le faire le chef de la délégation gouvernementale à Khartoum. L’ONU, l’Union africaine et les partenaires de la Centrafrique avaient aussi félicité les signataires de l »accord pour leur sens aigu de l’intérêt national. 

En février 2019, les mêmes communiqués onusiens, de l’Union africaine et de certains partenaires ne manqueront pas. En revanche, tellement échaudés, les Centrafricains, en dehors des « patriotes  » touadériens, resteront circonspects. On ne peut pas leur donner tort.

Comme Mondafrique l’avait annoncé, il était hautement improbable qu’il n’y ait pas eu d’accord de principe à Khartoum. Les organisateurs, le gouvernement centrafricain, les chefs de 14 groupes armés, l’Union africaine, l’ONU et la Russie avaient beaucoup à perdre sans un accord sur un document diplomatique, favorisant de nombreuses interprétations et préservant ainsi les intérêts fondamentaux de chacun.   

Les mêmes causes produisent les mêmes effets

Les principales causes des différents échecs successifs sont toujours présentes. On peut les citer :

– la recherche de l’intérêt général, la volonté politique de sauver l’unité nationale, le renoncement à la captation des richesses et ressources du pays sont absents aussi bien du côté des gouvernants que des groupes armés.

– les deux parties en présence n’ont jamais eu la capacité d’aboutir à un accord durable. Depuis l’Accord de Syrte en 2007, tous les gouvernements des chefs d’État successifs – sauf entre janvier et mars 2013 après l’Accord de Libreville- ont été constitués sur des bases essentiellement ethniques et clientèlistes. Quant aux groupes armés, aux motivations souvent antagonistes, ils sont tellement nombreux et concurrents qu’une plateforme commune est éphémère sinon totalement impossible.

– Quoiqu’en disent le FMI, la Banque Mondiale, l’ONU, l’Union africaine et les principaux.bailleurs, l’État centrafricain ne contrôle plus grand chose sur ce territoire un peu plus grand que la France métropolitaine et la Belgique ou la péninsule ibérique. Comment imposer un accord de paix alors que les trois quarts du pays lui échappe ? Devant cette situation qui perdure, les groupes armés se constituent des fiefs quasiment inexpugnables. Ils « administrent » selon leurs coutumes, leur langue et exploitent les terres et les hommes. Comment obtenir une unanimité durable chez ces hors-la-loi pour établir la paix ?

La prospective est absente aussi bien au niveau des gouvernants que des groupes armés. « Demain est un autre jour ». Il leur faut s’enrichir le plus rapidement possible car les gouvernants savent que leur passage à la  » mangeoire  » sera court et les hors-la-loi n’ignorent pas que leur vie de guerrier est pleine d’embûches.

– Alors que le personnel politique centrafricain et que les seigneurs de la guerre occupent la scène depuis de nombreuses années, leurs interlocuteurs onusiens et les diplomates étrangers connaissent un important turn over qui favorise les mêmes erreurs d’appréciation et permet de « remettre le couvert » tous les ans pour des « négociations de la dernière chance ».

Les acteurs Centrafricains maîtrisent mieux le scénario de ces accords éphémères que les diplomates de passage.

Ce nouvel Accord de paix et de réconciliation nationale est une carte importante pour le président Touadera et ses proches dans le processus de sa très probable réélection en 2021. Il est  paradoxalement aussi, un motif supplémentaire pour un assouplissement de l’embargo sur les armes. Les chefs des groupes armés apprécieront, d’autant que les sanctions internationales, qui pèsent sur eux, seront maintenues, même si les termes utilisés dans l’accord paraphé à Khartoum leur semblent favorables.

Il faut relire les précédents accords de paix pour se convaincre d’une part, que l’amnistie et la participation à un gouvernement d’union nationale rencontreront toujours des obstacles et d’autre part, que le relèvement de l’État et sa réappropriation du territoire national seront très difficiles pour des gouvernements engagés dans la mauvaise gouvernance.

 




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Le ministère de la Défense dément

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Affaire des « 13 officiers supérieurs arrêtés »

Le ministère de la Défense dément

Nous avons repris une information avec nos propres commentaires sur « 13 officiers supérieurs mis aux arrêts » publiée dimanche par El Watan. Cependant, dans un communiqué rendu public par ce même quotidien, le ministère de la Défense apporte un démenti clair et ferme à « ces allégations » comme il est précisé.

Par transparence, respect au droit de réponse mais aussi à nos lecteurs, nous reproduisons intégralement le communiqué du ministère de la Défense nationale. 

Le communiqué

Dans son édition parue hier, dimanche 3 février 2019, le quotidien El Watan a publié un article intitulé : «13 officiers supérieurs mis aux arrêts».

A ce titre, le ministère de la Défense nationale apporte un démenti catégorique à ces allégations et précise qu’aucune personne ne fait actuellement l’objet d’emprisonnement ou de poursuite dans cette prétendue affaire liée à la prochaine élection présidentielle.

Par ailleurs, le ministère de la Défense nationale, qui rappelle l’entière disponibilité de ses services compétents pour répondre aux doléances de l’ensemble de la corporation journalistique, dénonce avec force ces incessantes tentatives de manipulation visant l’image de l’Armée nationale populaire (ANP) et se réserve le droit de recourir devant les instances judiciaires compétentes.

Le ministère de la Défense nationale

 

Auteur
La rédaction

 




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Egypte: « Macron parti, la répression a repris ! »

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Krimou a lu pour vous

Egypte: « Macron parti, la répression a repris ! »

Egypte: « Macron parti, la répression a repris! » insiste la rédaction de « Mondafrique »…ou comme quoi la liberté d’évoquer « mondainement » la question des droits humains, face à des interlocuteurs très négativement marqués sur ce thème de morale et de justice, n’empêche en rien la poursuite du négoce bilatéral, notamment sur la panoplie française des armes nouvelles de répression de mouvements de contestation et d’expression populaire. Les affaires restent donc les affaires et la morale peut juste s’évoquer, furtivement pour sauver la face (?) et quelques formes d’usages, sans jamais en interrompre le cours. Aussi mortifère soit-il!

Tout une rhétorique de pure forme dont se familiarisent de mieux en mieux, et de plus en plus les puissances qui font commerce de mort et de malheurs, des alternatives sombres et bien évitables si l’on excepte le mercantilisme sous-jacent. Des notions qui relèvent également au final de la formulation diplomatique plus globalement mise en avant. Celle des droits humains que de juteux contrats arrachés effacent sans difficulté aucune, si ce n’est le trompeur effet d’annonce toujours usité pour les bonnes « consciences ».

Krimo Hammada

Egypte: Macron parti, la répression a repris !

A peine Emmanuel Macron envolé pour Chypre, quatre des huit personnalités de la société civile, reçues le 29 janvier durant deux heures par le président français à l’ambassade de France au Caire, sont devenues la cible d’une plainte abusive.Une chronique de Rabha Attaf.

Déposée le lendemain du départ d’Emmanuel Macron par un sombre avocat connu pour ses accointances avec les services de sécurité, la plainte contre quatre militants des droits humains ne s’est pas fait attendre. L’attaque en tout cas est violente : « offense à l’État égyptien », « atteinte à la sûreté de l’État », ainsi que « menace à la sécurité nationale » et « aux grands intérêts du pays ».n

La réponse du loup à la bergère

Ces accusations visent pas n’importe qui ! Elles visent les directeurs des ONG connues internationalement pour être les fers de lance de la défense des droits humains en Egypte : Mohamed Lotfy, de la Commission Egyptienne pour les Droits et Libertés (ECRF), Mohamed Zaree, du bureau de l’Institut d’Études des Droits de l’Homme du Caire (CIHRS), Gamal Eid, du Réseau Arabe d’Information sur les Droits de l’Homme (ANHRI), et Gasser Abdel-Razaq, de l’Initiative Égyptienne pour les Droits de la Personne (EIPR). Déjà frappés d’interdiction de voyage depuis 2016, en même temps que 26 autres défenseurs des droits humains ou économiques et sociaux, ils risquent d’être condamnés à des peines de prison ferme si le procureur général du Caire décide de suivre cette plainte.

L’ECRF se distingue notamment par son travail continu sur les disparitions forcées depuis 2013 -recensement minutieux des victimes et accompagnement juridique de leurs familles. Travail de plaidoyer oblige, Mohamed Lotfy est aussi, comme ses coaccusés, un habitué des chancelleries occidentales. Il a d’ailleurs reçu, en décembre dernier, le prix franco-allemand pour les droits de l’homme et l’Etat de droit. Son engagement indéfectible lui avait précédemment valu de voir son épouse, Amal Fathi, jetée en prison, en mai 2018, pour avoir posté sur sa page Facebook une vidéo dénonçant le harcèlement sexuel dont sont quotidiennement victimes les Égyptiennes, et la passivité des autorités. Elle a finalement recouvré sa liberté fin décembre dernier, mais avec interdiction de quitter son domicile, sauf pour se rendre chez le médecin afin de renouveler son traitement médical.

Le CIHRS avait, quant à lui, cosigné avec la Fédération Internationale des Droits de l’Homme, l’Observatoire des Armements et la Ligue des Droits de l’Homme, un rapport explosif, rendu public en juin dernier, sur les livraisons d’armes à l’Egypte, intitulé « Egypte, une répression made in France » ( https://mondafrique.com/egypte-une-repression-made-in-france/ ). Par ailleurs, son directeur général, Bahei Eddine Hassan, réfugié à Paris avec sa famille depuis 2016, avait publié « Un appel au président Macron », peu avant la visite d’Al-Sissi à Paris d’octobre 2017, pour demander à la France de cesser tout soutien inconditionnel au dictateur égyptien.

Des arrestations à répétition

L’EIPR, plus spécialisée dans la lutte contre les discriminations de genre et la liberté d’expression, est aussi dans le collimateur depuis plusieurs années. Hossam Bahgat, son fondateur et ex-directeur, avait été arrêté en novembre 2015, après avoir signé un article publié par Mada Masr -l’un des derniers sites indépendants égyptiens devant sa survie à la délocalisation de son serveur et à la mise en place d’accès « en miroir » pour son lectorat égyptien. Ce journaliste d’investigation avait révélé une tentative déjouée de coup d’État militaire. Suite au tollé international provoqué par son arrestation, il avait été, à l’époque, remis rapidement en liberté, après avoir toutefois signé un document l’engageant à ne plus écrire sur l’armée égyptienne sans autorisation officielle préalable. Dix mois après, il était de nouveau arrêté dans le cadre d’un coup de filet dirigé, en septembre 2016, contre quarante et une ONG accusées « d’exercice illégal » et de « percevoir des fonds de l’étranger ».

Parmi les huit personnes déférées, à l’époque, devant la Cour d’assise du Caire, figuraient déjà Mohamed Lotfy, Mohamed Zaree, Bahei Eddine Hassan et Gamal Eid. Ce dernier est un avocat chevronné très en vue dans le monde arabe. Il a fondé l’ANHRI en 2003 pour promouvoir la liberté d’expression au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, et fournir une assistance juridique aux journalistes et bloggers victimes de répression. A l’époque, ces défenseurs des droits humains avaient été condamnés, ainsi que quatre co-inculpés, au gel des avoirs personnels et familiaux, le tout assorti d’une interdiction de voyager.

Malgré cet acharnement judiciaire et les multiples menaces anonymes dont ils font l’objet, ces figures emblématiques de la défense des droits humains en Egypte ont continué leurs activités respectives. Le lendemain de leur rencontre à l’ambassade de France, Mohamed Zaree avait résumé leurs échanges avec Macron  dans une interview publiée par Mada Masr. L’un après l’autre, lui-même et ses confrères ont informé le président français du blocage de plus de 500 sites web, des condamnations à la peine capitale de milliers d’opposants, des conditions de détention inhumaines, des disparitions forcées, des violations commises lors de l’élection présidentielle à l’encontre des adversaires d’Al-Sissi (cfhttps://mondafrique.com/egypte-election-presidentielle-plebiscitaire/), ou encore des arrestations effectuées, deux jours avant l’arrivée de Macron au Caire, au siège du parti Al-Karama où avait lieu une commémoration de la « révolution du 25janvier ». Sans oublier la réforme de la Constitution en cours pour permettre au maréchal Al-Sissi de briguer un 3ème mandat… voire même une présidence à vie !

Pas étonnant donc que ces quatre « chevaliers » des droits humains soient de nouveau menacés d’être traînés devant les tribunaux. Car cette méthode de harcèlement judiciaire est devenue monnaie courante en Egypte à l’égard de toute voix dissidente. Elle a pour effet direct de déclencher l’hydre des médias publics et privés, tous acquis au régime. Depuis le dépôt de cette plainte, au prétexte qu’ils auraient « répandu des fausses nouvelles » auprès du chef de l’État français « pour nuire à la réputation internationale de l’Égypte et à l’intérêt national de l’Égypte »Mohamed Lotfy, Mohamed Zaree, Gamal Eid et Gasser Abdel-Razaq subissent, en effet, une avalanche de calomnies et d’attaques verbales inouïes, y compris sur les réseaux sociaux et jusque sur leurs téléphones, se faisant traiter de « traîtres », « d’agents de l’étranger », etc. 

Un camouflet pour Emmanuel Macron

Le message est clair : interdit de parler des droits humains avec un président étranger en visite officielle, au risque d’être poursuivi pour trahison. D ‘où la réaction expresse des autorités égyptienne contre les « invités » de Macron et donc aussi un sérieux camouflet pour ce dernier. En effet, ses propos concernant les droits des personnes durant la conférence de presse présidentielle crispèrent immédiatement Al-Sissi. « La stabilité et la paix durable vont de pair avec le respect des libertés de chacun, de la dignité de chacun et d’un État de droit », avait lancé Macron à son hôte qui venait de faire une envolée confuse sur les défis de l’Egypte qu’on ne saurait réduire à une question de « droits de l’homme » ou de « bloggers » [emprisonnés, ndlr].

« Nous ne sommes pas l’Europe ou les Etats-Unis (…), on ne peut pas imposer un seul chemin », rétorqua fermement Al-Sissi, avant de se justifier par sa tirade habituelle sur le terrorisme, précisant qu’il avait évité une guerre civile au pays, et été élu par la volonté du peuple ! Une manière de signifier à Macron qu’il ne saurait tolérer aucune ingérence dans SES affaires, y compris dans le cadre d’un « partenariat stratégique ». Dès lors, les menaces exercées contre les défenseurs des droits humains, à peine Macron parti d’Egypte, sont révélatrices de la mégalomanie d’un maréchal percevant le renforcement des relations économiques entre la France et l’Égypte comme une garantie d’impunité !

Est-ce un hasard du calendrier ? Le reporter-photographe amateur, Ahmed Gamal Ziada, connu pour sa couverture du massacre de la place Rabiaa Al-Adawiya d’août 2013, a été kidnappé à l’aéroport du Caire, par des agents d’un service de sécurité en civil, l’après midi du 30 janvier. Il était de retour de Tunis où il avait participé à un atelier de formation au journalisme. Depuis, il a tout simplement disparu ! Auparavant, Ahmad Gamal Ziada avait été arrêté en décembre 2013, alors qu’il couvrait le mouvement contestataire des étudiants pro-Morsi de l’université d’Al-Azhar au Caire. Il était accusé, avec 54 coinculpés, de « vandalisme », « assaut contre la police » et « participation à une assemblée illégale ». Après 500 jours de détention préventive dans des conditions abominables, il fut finalement relaxé en avril 2015, suite à des pressions internationales, dont la France. C’est dire à quel point, aujourd’hui, les conseils de « l’ami Macron » resteront lettre morte !

Rabha Attaf, grand reporter spécialiste du Maghreb et du Moyen-Orient

Auteure de « Place Tahrir, une révolution inachevée », éditions Workshop 19.

 




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L’Association algérienne de lutte contre la corruption interpelle les médias

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Loi anti-corruption mardi à l’APN

L’Association algérienne de lutte contre la corruption interpelle les médias

L’association algérienne de lutte contre la corruption (AACC) lance un appel à l’occasion du passage de la loi anticorruption mardi devant l’APN.

1.- Le projet de loi amendant la loi du 20 février 2006 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption est programmé en plénière à l’APN demain mardi 5 février 2019. Passage en catimini, presque à huis clos….

Journalistes, soyez présents en grand nombre

2. – Le gouvernement est en train de réussir le passage en force à l’APN pour son projet de loi relatif à des amendements de la loi du 20 février 2006 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption : avant la fin de cette semaine, il sera adopté… Puis le projet sera aussi vite liquidé par le Sénat !

3. – Ouf ! Vite avant que n’arrivent les experts des Nations-Unies pour évaluer l’Algérie par rapport à l’application de la Conventions des Nations-Unies contre la corruption

4. – Pas de place au débat sur la législation anti-corruption ! Circulez, il n’y a rien à voir !!!!

5. – Le projet de loi amendant la loi du 20 février 2006 de prévention et de lutte contre la corruption a été adopté par le Conseil des ministres le 27 décembre 2018, puis déposé à l’APN quelques jours plus tard, la 1ère semaine de janvier 2019. La « Commission des affaires juridiques, administratives et des libertés » de l’APN liquide ses auditions et ses consultations en 48h, les 21 et 22 janvier dernier, consultations limitées et restreintes où les représentants de la société civile n’ont pas été invités !

6. Puis les députés en plénière consacreront à peine 2 jours – mardi et mercredi 5 et 6 février 2019- à ce projet de loi, 2 jours où il y aura très peu de place aux débats puisque qu’il y aura d’abord la présentation du projet par le ministre de la justice et la lecture du rapport de la « Commission des affaires juridiques, administratives et des libertés » de l’APN…

Puis après le « vote » à mains levée… Il est à parier que très peu de députés seront présents.

 

 

 

Auteur
Djilali Hadjadj, AACC

 




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Le général-major Abdelmalek Guenaïzia mort en Suisse

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Disparition

Le général-major Abdelmalek Guenaïzia mort en Suisse

L’ancien ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, Abdelmalek Guenaizia, est décédé lundi 4 février, à l’âge de 82 ans.

Il a été promu général en 1984 par le président Chadli Bendjedid. Le 1er mai 2005, il est nommé au poste de ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale.

Abdelmalek Guenaïzia est né un 20 novembre 1936. Il a rejoint les rangs de l’Armée de libération nationale en 1958, alors qu’il était âgé de 22 ans. Comme la plupart des officiers de l’ANP, il sera formé notamment au sein des écoles de l’ex-URSS, il avait occupé plusieurs hautes fonctions au sein de l’Armée nationale populaire et a participé à la guerre israélo-arabe de 1967.

Auteur
La rédaction

 




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Le hammam, un espace féminin et lieu social par excellence

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REGARD

Le hammam, un espace féminin et lieu social par excellence

Par sa chaude ambiance, par sa relaxation, sa sudation abondante qu’il provoque, le hammam est capable de guérir nombre de malaises et notamment les rhumatismes.

Les Maghrébins lui donnent le nom de «Médecin Muet». Mais la portée religieuse et sociale du bain maure, dépasse tout ce que nous venons de dire. L’utilisation rituelle du bain en vue de l’ablution majeure « Altahara el-koubra », fit de lui une annexe de la mosquée.

Ces hammams étaient généralement édifiés par les soins et aux frais du service des bains religieux « Awqafs » et affectés à qui moyennant une redevance annuelle, en assurait l’exploitation pour satisfaire la santé et l’hygiène des musulmans ; car dans la pratique de l’Islam, la propreté fait partie de la foi. Ainsi, se purifier et se laver est une obligation, et le hammam en est le lien privilégié.

Plus la vie urbaine, évoluait, plus le nombre de ces édifices augmentait. En effet, le hammam a évolué à partir des thermes Romains, des vestiges archéologiques attestent de leur existence dès les Omeyyades : le premier établissement public connu, est celui de « Bassora » en Irak, l’Egypte était réputé jadis pour ses 365 hammams, les plus beaux d’Orient.

Au XIIème siècle, Damas en comptait 57 d’après Ibn Assakir, au XIIIème, Alep en avait 70 d’après Ibn Chaddad  ; Cordoue en Andalousie sous Abderrahmane III, était fière de ses 300 bains maures, au XVIème siècle, Fès au Maroc, en avait 100 aux dires de Léon l’Africain, le fumier alimentait ces bains fassis.

Le propriétaire des hammams chargeait ses employés d’acheter un tas de fumier aux fermiers des environs puis le faire sécher, ce qui prenait un mois en été, trois en hiver, ainsi il demeurait après le séchage complet, dur comme
du bois et prêt à brûler : quand je pense que tous ces gens se lavent avec du fumier… !! racontait
Léon l’Africain.

Tlemcen » en Algérie, détient à ce jour, le plus antique des hammams nord-africains bain des teinturiers ou hammam Essebaghine. Ce bain comptait plus de 500 ans d’existence, aucun texte ne permet d’en préciser l’âge mais le style de l’édifice en atteste l’ancienneté, certains croient pouvoir le situer vers le XIème siècle par comparaison à un certain nombre de bains que garde l’Espagne et la Sicile ; certains, préfèrent l’appeler hammam Sidi Belhcène El Ghomari, nom d’un saint « mort en 1466 », cette faveur dont jouit le bain des teinturiers, est l’apanage de vieilles bâtisses au Maghreb, témoigne un habitant
de Tlemcen.

Si le progrès de l’urbanisme et de l’architecture moderne a fait que les bains de nos jours l’emportent en luxe, en confort et mieux spacieux que ceux d’autrefois, il faut reconnaître que les différentes parties de l’édifice n’a pas trop changé depuis les thermes romains qui comportaient :
– le frigidarium « pièce tempérée à 20° », salle de repos, de relaxation, de collation.
– le Tépidarium « pièce tiède à 32° », salle de massage, de soins…
– le Caldarium « petite pièce chaude à 42/48° ».

Entrons-y ! D’abord le vestiaire ou la salle de repos, c’est là qu’on se dépouille de nos vêtements dans un cadre plaisant : divans, glaces, vitres en couleurs… puis cintres de « foûta » pagne et traînement de « qabqab » patins de bois. Vous êtes conduits à une salle sans dispositif de chauffage mais tiède « Baît El bared » ; de là, vous entrez dans une salle chauffée « Baît Assekhoune » où le brouillard ténébreux de l’étuve. On vous étend sur une dalle de marbre, alors que deux robinets déversent l’eau chaude et froide dans un grand bassin.

Le hammam reste un espace de sensation, de liberté mais surtout le lien social et convivial incontesté chez les Maghrébins où les femmes viennent s’échanger les idées, « vider leurs sacs » mais aussi pour se divertir et s’instruire.

Le hammam occupe aussi une place de choix parmi les premiers lieux que découvre généralement l’enfant maghrébin après la maison et l’école, celui-ci accompagne la mère à toutes les entrées au bain avant sa puberté et c’est dans cet espace qu’il découvre la différence des sexes et contemple à loisir les sexes des autres… « la boîte à merveilles / chapitre 1 »

Le rapport de la nudité dans le hammam où les femmes laissent tomber les voiles et se dénudent dans la bonne humeur et sans la moindre gêne dans ce lieu de rencontre, de détente et de liberté. Elles se lavent aussi bien corporellement que spirituellement puisque le hammam reste une forte symbolique religieuse ; loin des chichis occidentaux par rapport à la nudité où l’on se frôle à peine et où l’on est presque gênée de croiser le regard de l’esthéticienne qui effectue le soin en institut.

En voici une description du bain maure d’Afrique du nord à travers le regard innocent mais indiscret d’un petit enfant Sidi Mohamed dans l’œuvre d’Ahmed Sefrioui « la boîte à merveilles ».

« Cuisses humides, mamelles pendantes, ventres ballonnés, fesses grises… ». Ce passage dans l’œuvre de Sefrioui fait de l’enfant sidi Mohamed un espion qui guette le monde féminin en franchissant toutes les frontières de l’intimité féminine. «Dans les salles chaudes, l’atmosphère de vapeur, les personnages de cauchemar qui s’y
agitaient, la température finissent par m’anéantir… »

Les adolescents se vantent notamment de leurs exploits amoureux ; les adultes eux par contre, abordent des sujets plus sérieux, voire des propos tabou « la voix haute ou basse selon les opinions qu’ils professent !!! »
Retenons les propos du poète andalou Ibn Magalis. : « El Hammam est un lieu où les hommes rassemblés se ressemblent tous, qu’ils soient valets ou maîtres, l’homme y côtoie des gens qui sont des amis et son ennemi, peut-être son compagnon de bain »

Toutes les occasions sont bonnes pour les femmes de se rendre au bain. Au Maghreb, un certain nombre de hammams leurs sont entièrement réservés et restent des espaces féminins incontestés : ils accompagnent toutes les circonstances de la vie, la mariée s’y rend 15 jours après la fête du mariage et après avoir perdu sa virginité.

Cette occasion est bonne pour se parer devant sa belle-famille, de montrer son trousseau ses bijoux en or mais plus souvent en argent ; ce métal blanc pur symbole de grandeur et de richesse qui a toujours fait l’objet d’ornementations majestueuses qu’elle soit civilisation orientale ou occidentale…

En effet, la France au XVIIIe siècle comptait des centaines de millier de kilos d’objet, de meubles des pendules des montres en or et en argent et même les rampes des bassins de Versailles étaient en argent massif l’une d’entre elles pesait 2880 kilos…Notons que dans toutes les traditions, l’argent par son blanc éclatant atteint une grande symbolique.

Portant le nécessaire de bain : la brima « seau d’argent ou de cuivre », une tassa « cuvette en cuivre », des peignes carrés « en corne », le gant de friction « ou M’hakka », « le Ghassoul » parfumé à l’eau de rose « shampoing Maghrébin » fait à base d’argile noire.

La Mariée « l’Aroussa » entre dans la salle chaude entourée de femmes les plus proches tout en gardant ses bijoux dont le Brime ou khalkhal « bracelets en or environ 500g qui contournent les pieds » et qui avait pour forme la tête d’un serpent qui représente dans les vieux contes maghrébins la résurrection des morts, en Kabily, il protège les récipients des réservoirs de grains de blé !

Et la Khamsa ou la main de Fatma qui pend de son cou ! Cette amulette en forme de main est la simple matérialisation de ce geste, dont l’objet sans doute est de renvoyer à sa source le courant d’influence maligne émane de l’œil, on peut être faut-il simplement le rattacher à l’importance de la main comme partie du corps dans la vie de l’être humain.

A la Khamsa qu’elle porte accrochée à sa chaîne, la femme maghrébine, ajoutera autant de mains qui la protégeront peut être du mauvais œil mais capteront sûrement les regards sur elle. Retenons les propos d’une chanson populaire du M’zab :

1- Assoyez-vous dans le vestibule
2- Moi et lalla Nasria
3- un homme est venu et a crié : « sidi »
4- Je lui ai répondu : « il n’est pas là »
5- Alors, il jette les bracelets par sept
6- Et les mains par paquet
7- Et du corail affilé
8- Un bracelet de Laghouat, un autre de Boussaâda…
9- Tout cela, pour Lalla Nasria

Une grande ambiance règne dans le bain dont les chants, les youyous, les bavardages et du Hawfi se sont ces poèmes dialectaux et improvisés inspirés de tous les thèmes de la vie que chantaient les femmes tlemceniennes lors des occasions familiales dont le Hammam.

Et… la fête finit par une collation aux senteurs d’eau de fleur d’oranger, des gâteaux et des boissons à base d’agrumes sont servies, des friandises sont offertes et des parfums variés sont aspergés. Les chansons appellent les djinns à ne faire aucun mal à la belle ; on implore le Très Haut pour donner au couple la fertilité et beaucoup d’enfants notamment…

Le bain accompagne d’autres occasions similaires au Maghreb dont le bain de l’accouché et le nouveau-né ; celui de la fin d’un deuil et si les mobiles sont nombreux, le cérémonial ne change pas.

Les poètes ont chanté ces lieux privilégiés, leur décor, les sensations qu’ils provoquent, la délicieuse torpeur corporelle qui fait oublier les peines et les soucis.

Le hammam est également à l’origine des dictons, de légendes populaires et de chansons dont la plus célèbre est celle du Cheikh Hamada intitulée :

« Ö Hammam qui accueille les belles vierges,
 Les as-tu ensorcelées ou le succès est dû simplement à la chance ».

Auteur
Faïza Kaouadji

 




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L’AC Berbère ouvre les guillemets mercredi à Sadia Tabti

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RENDEZ-VOUS

L’AC Berbère ouvre les guillemets mercredi à Sadia Tabti

Mercredi 6 février 2019  à 19h l’Association culturelle Berbère (ACB) ouvre les guillemets à

Sadia Tabti pour le livre « Comme Un CommUne »

(éd. L’artmémoire)

Rencontre animée par Marie-Joëlle Rupp suivie d’un moment d’échanges
autour d’une collation et d’une dédicace de l’auteur

 




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Reddition d’un terroriste à l’ANP à Tamanrasset

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EXPRESS

Reddition d’un terroriste à l’ANP à Tamanrasset

Un terroriste s’est rendu samedi aux autorités militaires à Tamanrasset, en 6ème Région militaire, a indiqué dimanche le ministère de la Défense nationale (MDN) dans un communiqué.

« Il s’agit de  El-Tibari Ali, dit « Khaled », qui avait rallié les groupes terroristes en 2012″, a précisé le MDN.

Selon la même source, ledit terroriste était en possession d’un pistolet mitrailleur de type Kalachnikov et d’un chargeur garnis de munitions.

Dans le cadre de la lutte antiterroriste et grâce aux efforts des forces de l’Armée nationale populaire (ANP),un détachement de l’ANP a découvert et détruit, lors d’une opération de fouille et de recherche, à Ain Defla (1ère RM), un abri pour groupes terroristes.

Dans le cadre de la lutte contre la contrebande et la criminalité organisée, des détachements combinés de l’ANP ont arrêté, un narcotrafiquant et saisi 5.5 kilogrammes de kif traité, à Tlemcen (2e RM) et à Bordj Bordj Bou-Arreridj (5e RM), tandis que des éléments de la Gendarmerie nationale ont saisi à Adrar (3e RM), 4.000 litres de carburants destinés à la contrebande, a-t-on ajouté.

Par ailleurs, et dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine, des éléments de la Gendarmerie nationale ont appréhendé 24 immigrants clandestins à Tiaret, Adrar et Biskra.

Auteur
APS

 




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Un arbitre refuse de sortir un joueur ayant deux cartons jaunes

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SCANDALE d’arbitrage

Un arbitre refuse de sortir un joueur ayant deux cartons jaunes

Cela se passe seulement dans notre football professionnel, un joueur évoluant en Ligue deux professionnelle avec le MC El Eulma a écopé de deux cartons jaunes au cours de la même partie qui logiquement est synonyme d’une expulsion sans contestation avec carton rouge, mais contre toute attente, ce dernier a continué de jouer jusqu’à la fin de la rencontre sans qu’il soit à aucun moment inquiéter ni par l’arbitre central ni par ses deux assistants de touche et encore moins par le quatrième arbitre.

Le plus drôle, c’est que même l’équipe dirigeante du club adverse n’a pas réagi.

Et pourtant, il s’agissait d’un beau débat diffusé en direct sur la télévision nationale pour le compte de la 20e journée de la Ligue deux professionnelle entre deux prétendant en l’occurrence, le MC El Eulma à la 5e place avec 31 pts, face au leader du classement, le NC Magra 35 pts, dans un match qui s’est soldé d’un score vierge (0-0) disputé samedi en fin d’après-midi au stade Messaoud Zougar d’El Eulma.

L’arbitre ex-international M. Redouane Necib, 38 ans, surnommé aussi « Rivaldo » en raison de sa ressemblance avec l’ancien footballeur brésilien, avait distribué un carton jaune au porteur du maillot n°25, Toufik Bouhafer, à la 56’ du jeu, avant qu’il lui adresse le deuxième avertissement à la 74’ au cours de cette même partie.

Mais coup de théâtre, au moment où, tout le monde s’attendait à ce que le récidiviste soit expulsé en toute logique par le carton rouge à la suite de ses deux précédents cartons jaune, le juge de la rencontre, a fait signe de jouer comme si rien ne s’était passé. 

Un peu plus tôt en première période, ce dernier avait notamment sifflé un penalty imaginaire à la faveur des locaux mais son exécution a été mal transformée. Ne serait-il pas donc plus logique de revenir au système amateur ?      

Auteur
Anès N.

 




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