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Le CS Constantine, doucement mais sûrement  

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FOOTBALL

Le CS Constantine, doucement mais sûrement  

Le coup d’envoi de la 20 journée du championnat professionnel de ligue 1, fut donné lundi après-midi à l’occasion des trois matchs avancés distinguer par la victoire écrasante à l’extérieure des Constantinois et le retour bredouille des Canaris de chez les Académiciens.  

En déplacement au stade Omar-Hamadi de Bologhine accompagnés de leurs 8000 fans environ, les Canaris se sont heurtés lundi après-midi, à une excellente composante de l’Académie de Paradou, qui a pris le meilleur suite au doublé de Zakaria Naïdji (72’ et 84’) dans un débat qui a vu l’expulsion du joueur de la JS Kabylie, Taher Benkhelifa à la 78’ pour un geste d’anti-jeu.

En s’inclinant (2.0) les Lions de Djurdjura ont raté la unième chance de réduire l’écart avec le leader après leur semi-échec lors de la journée précédente face à l’AS Ain M’lila (1-1)

Néanmoins, les capés Franck Dumas maintiennent leur position à la 2e place au classement général avec un total de 36 pts.

Quant aux Pacistes 30 pts, grimpent provisoirement au pied du podium à une seule marche du troisième, qui n’est autre que le détenteur du titre, le CS Constantine. Ce dernier, en déplacement à l’ouest du pays pour affronter l’USM Bel Abbès, n’a fait qu’une bouchée de son adversaire en s’imposant par une large victoire de (4 à 0) grâce aux réalisations de Bahamboula (24e), Lamri (45e), Belkacemi (58e), Djabout (62e).

Les locaux demeurent plus que jamais menacés par la relégation en se positionnant à la 14e place parmi les seize avec seulement 19 pts à leur actif.

Le troisième et dernier match de la journée, opposant l’AS Ain M’lila face au MC Oran, sur la pelouse du stade chahid Touhami Zoubir Khelifi s’est soldé sans vainqueur aprés le score vierge (0 à 0) un nul qui n’arrange aucune des deux équipes. 

                                                                                                                            

Auteur
A. Belkheir

 




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Tapis rouge ou pas, le pape François assène des vérités aux Emirats

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GOLFE

Tapis rouge ou pas, le pape François assène des vérités aux Emirats

Le pape François en visite historique aux Emirats Arabes Unis (EAU) s’est comporté en vrai diplomate mais n’a pas mâché ses mots pour envoyer ses messages à tous les musulmans du monde pour prendre leur responsabilité dans les guerres « fratricides » au Yémen, la Libye, la Syrie etc.

C’est un pari à la fois risqué mais d’un grand courage  que de donner une leçon aux locaux pour favoriser l’évolution de la religion musulmane vers la modernité.

Cette sortie spectaculaire devait contribuer à désenclaver l’église catholique dont il a la charge visible à travers l’offensive médiatique et l’accueil fortement populaire qui lui a été réservé. Il n’était pas très loin de la Mecque non seulement géographiquement mais aussi à travers les liens très étroits qu’entretiennent les Emirats avec le royaume wahhabite de l’embarrassant Mohamed Ben Salmane (MBS).

En tout cas, Mohamed Ben Zayed (MBZ) qui ambitionne de faire de son royaume un Etat moderne du XXIème siècle semble adhérer à la demande de l’église chrétienne pour tolérer la construction des édifices chrétiens contrairement à son voisin qui, reste non seulement très en retard mais réprime férocement ceux qui suivent cette religion. On compte aujourd’hui aux EAU neuf édifices religieux catholiques sur 76 édifices chrétiens au total. Cette visite a suscité la joie de plus d’un million formés de quelques locaux mais principalement des immigrés philippins et indiens.

MBZ se montre plus dur envers les Frères musulmans que ceux des écoles chrétiennes. Le souverain pontife ne pouvait se permettre de rater cette occasion propice pour passer son message de paix dans le Golfe persique considéré par l’Eglise catholique comme l’épicentre d’un triple conflit entre Arabes sunnites et Iraniens chiites, entre sunnites de la péninsule arabique et rebelles chiites du Yémen, entre tenants d’une société traditionnelle où la religion est aux mains des émirs et partisans d’un Islam transformé en doctrine politique (autrement nommé Islamisme). Fidèle à sa ligne, le pape se rend au cœur des conflits, il ne reste pas à distance, comme il l’a fait avec les migrants en Méditerranée, ou avec les Rohingya en Asie. 

Par  ce voyage, très réussi, il a rendu la monnaie à ses détracteurs qui le taxent de « pape  islamisé » après ses visites en Egypte, Azerbaïdjan, Arménie, Bangladesh là justement où il a soutenu la cause des réfugiés musulmans Rohingya persécutés par les extrémistes bouddhiste sans oublier bien entendu son périple turc.

En définitive, cette diplomatie de proximité a fait son effet au Moyen-Orient parce qu’elle restitue le christianisme dans une démarche en faveur de l’humain, approche que l’hypocrisie des grandes puissances occidentales se dévoile au grand jour : ils dénoncent tout haut les actions militaire au Yémen mais vendent tout bas les armes aux belligérants directs pour attiser le feu. En tous cas, son message de démilitariser le cœur de l’homme est bien passé

Auteur
Rabah Reghis

 




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L’option Ali Ghediri – Aït Larbi est-elle envisageable pour gouverner l’Algérie

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TRIBUNE

L’option Ali Ghediri – Aït Larbi est-elle envisageable pour gouverner l’Algérie

L’Algérie à la croisée des chemins à la veille des élections présidentielles ? Voilà une question qui taraude les esprits de militants sincères qui ne rêvent que de démocratie et d’émancipation pour leur pays.

Pourtant, au vue de la tournure que semble prendre le prochain scrutin, la réponse à cette question lancinante semble de plus en plus incertaine tant les cartes semblent brouillées car on ignore qui les détient réellement et qui les distribue. Comme une porte sans clé, chacun semble y voir ce que bon lui semble à travers les jointures. À quelque 70 jours du fameux scrutin, l’horizon semble opaque et impossible à déchiffrer.

En Kabylie, la situation est encore plus corsée qu’ailleurs en Algérie. Les deux partis implantés dans cette région ont déclaré leur intention de boycotter ce scrutin si vital pour le futur immédiat du pays qu’ils sont supposés servir ou diriger. La raison d’être d’un parti politique national n’est-elle pas la prise du pouvoir pour appliquer son programme ?

Le RCD a donc, par le biais de son conseil national, fait savoir qu’il se dirige vers le rejet des présidentielles suivant dans son sillage le FFS. Par conséquent aucun candidat kabyle sérieux ne sera présent à ces élections. La raison principale invoquée quant à la prise de cette position par les deux partis est que cette consultation présidentielle est jouée d’avance. Comprendre par là, que le candidat du système (en l’occurrence Abdelaziz Bouteflika) en sortira vainqueur quoi que puisse faire l’opposition. Cette position du RCD et du FFS participe au fatalisme ambiant qui veut qu’aucune force politique ne peut vaincre le candidat du système dans un scrutin ouvert ou fermé.

Abdication ? Tout l’indique. Certains observateurs se posent la question quant à l’utilité du boycott et surtout sur son efficacité, en étant actif ou pas, à freiner le rouleau compresseur de la machine du système que le couple FFS/ RCD semblent redouter. Quoi qu’il en soit la partie (l’élection présidentielle) va donc se jouer sans ces deux formations.

Cette position place l’élite politique kabyle dans un rôle de figuration. Elle n’est invitée ou ne s’invite qu’à jouer les seconds rôles. D’un côté on a les inconditionnels soutiens de Bouteflika et de la continuité à l’image d’Ouyahia, Amara Benyounes, Ali Haddad et Madjid Sidi Said. Tout le monde sait que ces personnalités ne jouissent d’aucune popularité en Kabylie. Cela nous amène à nous poser cette autre question : comment vont opérer ces derniers (l’alliance présidentielle) pour faire passer cette pilule du cinquième mandat devant la communauté internationale si l’on suppose qu’ils s’en soucient peu ou prou.

La question, même si, pour d’aucuns, peut sembler naïve, mérite cependant une petite halte, car elle peut nous renseigner sur la capacité de mystification que recèle cette alliance. Aussi ne doutons pas que ce beau monde saura trouver la bonne argumentation pour faire passer leur projet quoi que l’on pense ou croyons savoir.

Reste le cas du conseil constitutionnel, dont le président vient de rendre âme, chaque algérien sait à quoi s’attendre quant à la validation de la candidature de Bouteflika. La fFraude commence déjà à ce niveau ? Tout l’indique.

Mais revenons à cette élite kabyle qui semble désorientée. En face des courtisans de Bouteflika, nous avons des Kabyles qui jouissent de l’estime de leurs citoyens comme Maître Mokrane Ait Larbi, l’homme d’affaire Issad Rebrab, le spécialiste en économie Ferhat Ait Ali et l’universitaire Hacene Hireche qui apportent leur soutien au candidat de la Rupture le général à la retraite Ali Ghediri.

Avec son annonce de soutenir ce dernier Maître Mokrane Ait Larbi a étonné plus d’un. Plusieurs voix se sont élevées pour reprocher à l’avocat kabyle de rouler pour d’autres alors qu‘il pouvait lui-même postuler à la magistrature suprême, tant l’homme est connu pour sa probité et intégrité intellectuelle et militante. Il est une personnalité imposante et qui impose. On se souvient tous de sa démission du sénat au tout début du soulèvement populaire du printemps noir de 2001 et qui a vu 128 jeunes Kabyles assassinés par le corps de la gendarmerie.

On peut alors se demander à juste titre pourquoi certaines personnalités politiques kabyles se trouvent réduites à cette posture ; celle d’apporter soutien à des candidats qu’elles surpassent largement de par leurs engagements et surtout leur capacité à gérer les affaires de la cité algérienne sans être obligées de jouer les seconds rôles? Tout un syndrome.

Tentons une réponse un peu hasardeuse mais qui risque d’être juste. Depuis le déclenchement de la guerre de libération et même avant depuis le mouvement national initié par Imache Amar en 1926 et cédé sur un plateau d’argent au fondateur de l’anti-kabylisme Messali Hadj, l’élite kabyle a toujours cherché le bien pour l’Algérie, quitte à jouer les seconds rôles.

Un bref parcours de l’histoire récente du pays peut le prouver amplement. Cette élite s’est mise au service de la partie même si souvent elle fut mal comprise par la société kabyle qui l’avait généré. Ainsi par exemple en juin 1992 beaucoup de militants du RCD ont espéré voir le président Mohamed Boudiaf nommer comme premier ministre Said Sadi. C’était d’ailleurs l’information qui a circulé et confirmé plus tard par Dr. Said Sadi lui-même dans son livre Algérie : Heure de vérité (Flammarion, Paris, 1996). Le même espoir fut caressé en 1995 avec l’arrivée à la présidence de Liamine Zeroual. En 1999 beaucoup ont fantasmé sur le couple Hamrouche et Hocine Ait Ahmed. Le même scenario s’est répété en 2000 où la rumeur faisait entendre que le président Bouteflika allait nommer Sadi au poste de premier ministre. En 2004 tout le monde spéculait sur une éventuelle victoire d’Ali Benflis qui fera jonction avec le président du RCD de l’époque.

On peut alors se demander qui faisait ventiler sur l’électorat kabyle de telles rumeurs ? Pour nombre d’observateurs la source de ces fausses-vraies informations est le pouvoir lui-même qui en usait à souhait pour drainer la population de Kabylie vers une participation massive aux présidentielles.

Notons au passage que Dr. Said Sadi fut l’homme politique kabyle le plus cité dans ces tractations souterraines. Cela nous permet aussi d’avancer une hypothèse : Dr. Said Sadi a tout tenté avec le système pour le changer de l’intérieur quitte pour cela à accepter de jouer les seconds rôles. Ces tentatives, hélas, ne furent pas auréolées de succès ! Bien au contraire à la longue ces démarches ont été la cause de l’effritement dont jouissait le personnage en Kabylie. Qu’en est-il dès lors pour Maître Mokrane Ait Larbi? Vise t-il la même démarche que Sadi (rénover le système de l’intérieur)? Et si telle est la stratégie comment y parvenir?

Ali Ghediri qui vient de bénéficier du soutien de Madame Zoubida Assoul, membre fondateur du mouvement Mouwatana, malgré tous ses diplômes reste cependant un inconnu pour les citoyens. On peut même dire qu’il est loin de posséder la verve de Maître Mokrane Ait Larbi rompu aux joutes oratoires et au fait des subtilités de la communication. L’homme à fait ses preuves par le passé et bénéficie d’une aura et d’un charisme incontestable conséquence direct de son combat pour l’amazighité, la démocratie et les droits de l’homme dans les années 80/90 aux côtés d’autres illustres militants kabyles comme Maitre Ali Yahia Abdenour, Ferhat Mehenni et Dr. Said Sadi.

Une raison de plus pourquoi c’est Ali Ghediri qui aurait pu être dans le staff électoral du candidat Maître Mokrane Ait Larbi. Ce dernier possède en sus de l’arabe, la maîtrise de tamazight, un atout majeur dans un pays qui se dit officiellement bilingue.

Au Canada par exemple on ne peut devenir premier ministre si on ne parle pas les deux langues officielles du pays.

L’ex-premier ministre canadien Stephen Harper, un anglophone d’Alberta, avait consacré plusieurs semaines d’étude intensive de français après sa dégradation parce qu’il avait des visées politiques pour devenir un jour premier ministre du Canada. Ce qui est fait.

Dans le curriculum vitae du général Ali Ghediri il est mentionné qu’il est un parfait quadrilingue (arabe, russe, français et anglais). Il lui manque l’essentiel. Sa langue ancestrale, de surcroît la 2ème langue officielle du pays qu’il sera appelé à gérer. Prendra-t-il, comme Stephen Harper, des cours intensives en tamazight pour montrer sa bonne foi quant à la vraie rupture qu’il compte appliquer une fois président ? En tous les cas, Ali Ghediri vient d’émettre son premier communiqué en tamazight rédigé en caractères latins, source de l’antagonisme idéologique entre le système algérien, d’essence arabo-islamique et les Kabyles. Est-ce un autre signe de rupture ?

Pour revenir au vif du sujet, quelle est la finalité du soutien d’hommes kabyles d’envergures au candidat Général Ali Ghediri poserons-nous comme interrogation ?

Pour beaucoup, ce soutien répond au besoin urgent de barrer le chemin à Bouteflika pour un éventuel cinquième mandat. En effet selon beaucoup d’analystes, le Général en question va enclencher la dynamique du changement tant attendu au sein du système politique algérien, très complexe. Dès lors les questions qui méritent d’être posées sont les suivantes :

Au sein de ce même système il y a bel et bien des Généraux kabyles en retraite, Pourquoi, ce système n’a pas poussé l’un d’eux au-devant de la scène comme Ali Ghediri? Pourquoi cette méfiance envers le kabyle et jusqu’à quand?

Si par miracle, le 19 avril 2019, ou deux semaines plus tard en cas de l’improbable 2ème tour, le général Ali Ghediri serait élu président de la République, serait-il capable d’amorcer les changements draconiens qu’il a promis. Plus précisément les huit ruptures qui constituent l’essentiel de son programme, que sont :

  • Rupture avec le système rentier et clientéliste en bâtissant un État de droit reposant sur les libertés individuelles et les valeurs communes nationales.
  • Rupture avec la dictature en édifiant des institutions nationales démocratiques, élues au suffrage universel où la séparation des pouvoirs entre exécutif, législatif et judiciaire serait une réalité tangible.
  • Rupture avec les inégalités sociales.
  • Rupture avec le discours démagogique et les pratiques populistes.
  • Rupture avec l’économie de rente et la dépendance des hydrocarbures.
  • Rupture avec l’instrumentalisation des déterminants fondamentaux de l’identité nationale (Islam, histoire, la langue arabe et la langue amazighe).
  • Rupture avec le régionalisme en consolidant l’unité et la cohésion nationale dans le respect de la diversité et des libertés individuelles.
  • Rupture avec le centralisme stérile.

Force est de constater que ce programme est trop sommaire, simpliste et par moments reprenant une certaine terminologie chère au système actuel comme la triptyque Islamité, Arabité et Amazighité. Les kabyles pas dupes demandent plus de développements et d’explications, notamment sur le dernier point de la décentralisation parachutée très brièvement. Ils auront certainement, et dans leur grande majorité, accepté un tel programme si une réforme profonde de l’État serait à l’ordre du jour. Laquelle mission serait préférablement confiée, pour d’évidentes raisons, à l’hypothétique « premier ministre » Mokrane Ait Larbi. Ce dernier pourrait désengorger (décentraliser) le système en accordant une très large autonomie pour la Kabylie, en tant que société distincte, avec entre autres, un parlement, un gouvernement et un système éducatif qui lui seront propres. Il en sera de même des autres territoires du pays (Chawis, Mzab, Oranais, Imucaghs, …).

Ce dernier schéma pourrait être salutaire au pays pour entamer le passage de la république (0) vers la république (I), et non pas (II) comme le répète Ali Ghediri. Lequel passage forcera l’armée dirigée par l’octogénaire chef d’État-Majeur Ahmed Gaid Salah à quitter définitivement la scène politique en la cantonnant dans les lieux qui sont les siens, à savoir les casernes et les frontières à surveiller.

Le deuxième scénario qui consisterait à voir cette armée soutenir encore une fois un mandat de trop pour Bouteflika malgré sa maladie gênante, serait fatal pour le plus grand pays d’Afrique en superficie. La Kabylie comme souffre-douleur d’une gestion archaïque qui en découlerait, en paierait encore le prix fort. Elle continuerait à voir ses enfants vivre mal leur identité, et bon nombres d’entre eux continueraient à subir la répression suite à leur engagement derrière les formations qui réclament l’indépendance de la Kabylie comme le MAK de M. Ferhat Mehenni, ou l’URK de M. Bouaziz Ait Chebib. Pour rappel, les militants de ces deux formations sont tout le temps traqués par les services, et privés de leurs passeports pour les plus actifs d’entre eux.

Nous évoquons volontairement la question indépendantiste kabyle, un véritable casse-tête pour le système tant elle est récurrente dans beaucoup d’esprit de jeunes kabyles qui voient en cette option le grand Salut. Autrement dit c’est une donnée réelle dans le paysage politique de la Kabylie et l’occulter ne résout point le problème.

L’unité nationale comme ligne rouge à ne pas transgresser comme ne cesse de le répéter le général Ahmed Gaid Salah dans ses discours provocateurs à l’encontre des indépendantistes kabyles, pourrait avoir une chance d’être préservée si l’armée:

  • Cessera d’apporter de l’eau au moulin aux tenants du 5ème mandat. Sachant que le bilan de la gestion de Bouteflika se résume en déchirement du tissu social, corruption généralisée, et démantèlement de toutes les libertés démocratiques. Bref Horizon bouché et incertain.
  • Assurera une élection ouverte sans fraude donnant une chance au couple Ali Ghediri – Mokrane Ait Larbi pour devenir hypothétiquement président-premier ministre, et ainsi tracer les contours de cette nouvelle république (I) tant attendue.

Une telle option serait avantageuse aussi bien pour l’Algérie que pour la Kabylie puisqu’elle amorcerait un début de dialogue salvateur qui conduirait, nous l’espérons fortement, à un meilleur compromis en termes de cohabitation et du vivre-ensemble, une fois :

  • Tous les courants politiques kabyles autonomistes, indépendantistes, et ceux œuvrant sur la scène politique algérienne seraient invités pour trouver une meilleure forme de cohabitation algéro-kabyle.
  • La Kabylie (de même pour les autres territoires spécifiques comme ceux des Mzab, des chawis, …) jouirait d’une pleine autonomie ayant son propre gouvernement, système judiciaire et parlement locales. Ceux-ci seraient gérés par les élites locales élues démocratiquement et non pas imposés d’Alger comme de nos jours et ce depuis 1962.
  • L’État algérien reformé au sens fédéral comme durant la guerre de libération avec les 6 wilayas qui seraient devenues comme les provinces canadiennes, les cantons suisses ou les Länder d’Allemagne, avec plein de prérogatives.
  • La laïcité, garante de la liberté de culte et de la séparation de la religion de l’état, appliquée.
  • Le volet identitaire de la constitution serait corrigé en se conformant aux nouvelles donnes de l’État fédéral algérien, puisque les kabyles, mozabites, chawis, imucaghs, … ne voudront pas voir leur pays se définir comme terre arabe.
  • La géopolitique serait à revoir dans le sens où l’Algérie serait appelée à se retirer de la ligue arabe. Une exigence historique qui fait suite à l’éveil amazigh partout dans le pays comme le montre, entre autres les fêtes de Yennayer de ces dernières années.
  • L’éveil identitaire, de plus en plus fort en Afrique du nord, comme l’a prouvé académiquement le sociologue Dr. Salah Djabi dans son dernier livre, serait considéré pour faire de l’Algérie un acteur majeur dans la création avec ses voisins (Maroc, Tunisie, Libye) de l’Amazighphonie. Exactement comme les grands regroupements politiques mondiaux tels que la Francophonie, le Commonwealth (Anglophonie) ou la Ligue Arabe qui serait entre temps réduite uniquement aux pays arabes de l’Asie.

Telles nous semblent être les grandes lignes à même de renforcer la cohésion nationale, à éradiquer l’arbitraire, à atténuer les peurs et les appréhensions quant à l’avenir de ce pays. Celui-ci ne peut être prospère qu’une fois le déni identitaire réparé. Les autres aspects de la vie tels que le politique (et ses élections), l’économique, l’environnement, la santé, le spirituel, l’éducation, l’université, … seront réglés de facto. La Kabylie est toujours là pour rappeler ce péché original, non seulement en Algérie mais partout en Afrique du nord. Elle le fera autant de fois qu’il est nécessaire et quel que soit le prix.

En conclusion, on ne le dira jamais assez que si depuis 2001 des formations ont vu le jour et qui réclament l’indépendance de la Kabylie, cela n’est que la conséquence directe de cet entêtement à ne pas vouloir régler ce problème identitaire et ne pas laisser la Kabylie s’émanciper seule avec ses propres valeurs, sa propre langue, hors contrôle d’Alger.

C’est pourquoi il nous semble que l’élection du 18 avril 2019 est la dernière chance pour sauver la cohabitation dans ’harmonie du couple Algérie-Kabylie. Sinon l’indépendance de la Kabylie trouvera toute sa raison d’être pour ceux qui doutent encore. A rappeler que cette date coïncidera avec le 18ème anniversaire du printemps noir kabyle et avec 39ème anniversaire du printemps amazigh de Kabylie. Un double rappel très significatif.

 

Auteur
Racid At Ali uQasi/ Hamid Ait Slimane

 




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Marzouk Touati, la présidentielle algérienne et « la trahison nationale »

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REGARD

Marzouk Touati, la présidentielle algérienne et « la trahison nationale »

Comme à l’accoutumée, dès que la mafia politique d’Alger sonne la cloche, comme le chien de Pavlov, toute l’armada rentière et politicarde algérienne rue dans les brancards pour s’assurer une place de choix au firmament de la corruption et des strapontins dans le marécage administratif.

Militants retournés par l’affairisme, terroristes islamistes convertis dans le halal business, journaleux avides de scoop au détriment de l’information et surtout de périodiques candidats à la candidature, pour qui la politique se résume à sortir du bois une fois tous les cinq ans et jouer un rôle dans la comédie algérienne… 

Tout ce beau monde se fait brusquement hara-kiri pour chanter les louanges du vote et de la participation «démocratique» au grand dam d’une population définitivement flouée et complètement désarçonnée, au grand dam surtout de militants désintéressés, de syndicalistes dévoués et de courageux lanceurs d’alerte qui, malgré la répression féroce qui s’abat quotidiennement sur eux, essayent de maintenir allumée cette flamme millénaire de la revendication et ce courage de dire NON !

Marzouk Touati, une de ces dernières voix de la jeunesse kabyle militante que l’on veut définitivement étouffer,à défaut de soudoyer, est un exemple criard de la fourberie des politiques algériens, régime comme opposition.

Il faut rappeler qu’il y a quasiment deux ans jour pour jour, le jeune universitaire, natif de Vgayet à l’est de la Kabylie, a été arrêté et jeté en taule. Le 25 janvier 2017, le blogueur est placé en détention, depuis, il est dans le trou. Lors d’un premier procès tenu le 24 mai de la même année, Marzouk Touati accusé d’« intelligence avec une puissance étrangère de nature à nuire à la situation militaire ou diplomatique de l’Algérie où à ses intérêts économiques essentiels », un crime passible de vingt ans de prison. Grave accusation pèse sur les épaules du jeune blogueur : intelligence avec une puissance étrangère autrement dit une haute trahison. Rien que ça !

Et de quelle puissance s’agissait-il ? D’Israël évidemment, un scénario bien rodé. Marzouk Touati, comme l’ont affirmé ses avocats, n’a entretenu aucune relation de quelque nature que ce soit avec une puissance étrangère qu’elle que soit sa nature. Marzouk Touati a simplement interrogé, suite à des émeutes de la pauvreté, un diplomate israélien à propos de cette accusation récurrente-accusation justement qui vise tout Kabyle défiant le régime algérien- de trahison et de complicité avec une « main étrangère » ! Un rituel quoi. L’interview en question a été publiquement diffusée par le jeune blogueur sur son blog dans l’intention de nuire, pas à l’Algérie comme entité politique et territoire, mais aux trabendistes du nationalisme algérien.

Kiiba Hassan, le diplomate israélien en question, ancien officier de l’armée israélienne, a désavoué le régime algérien et sa propagande en affirmant que son pays entretient bel et bien des relations diplomatiques avec l’Algérie et avec tout le monde dit arabe.

Lors d’un premier procès, le procureur requiert la perpétuité contre l’accusé et le juge a tranché pour 10 ans. Le 21 juin 2018, le jeune blogueur Marzouk Touati est condamné en appel à 7 ans de prison ferme. Lors de cette dernière audience, le juge n’a pas hésité à tonner : « Tu as dépassé les lignes rouges » à l’endroit de la silhouette frêle du jeune universitaire, victime d’une propagande infâme, avant de rajouter : « Tu ne t’es pas demandé que ce pays (Israël) est l’ennemi de l’Algérie et du monde ! ? Suite a de multiples grèves de faim entamées par le détenu et à de multiples requêtes de la défense, la Cour suprême algérienne a cassé la condamnation à 7 ans de prison en renvoyé l’affaire devant le tribunal de Skikda, à l’est de Vgayet d’où est originaire le jeune universitaire inculpé.

Depuis le 18 janvier 2019, jour de la dernière visite de sa mère à la prison de Blida, personne ne sait où se trouve Marzouk Touati. Ni sa famille, ni ses avocats ne sont mis au courant du lieu de détention de la victime d’un procès expéditif et idéologique selon un communiqué de LADDH.

Où se trouve le jeune blogueur ? La question reste sans réponse.

Suite à la convocation du corps électoral, et dans la perspective de l’élection présidentielle qui se tiendra en avril 2019, toute la classe politique algérienne, comme réveillée d’une hibernation qui a duré au moins 20 ans, se bouscule soudainement et accoure à la participation à un énième simulacre. Pour certains, c’est une question de survie politique, il s’agit de répondre présent à l’injonction du régime nourricier, et pour d’autres, c’est une occasion de marquer la présence en légitimant un processus ficelé d’avance et ainsi, semble-t-il croire, sauver les apparences.

Dans ce ballet politique loufoque et nauséabond, et à défaut de rencontrer la population qui leur a définitivement cloué le bec et fermé les portes, quasiment tous les acteurs ont rencontré, ou sollicitent des rencontres, avec des ambassadeurs étrangers en exercice à Alger afin de « peser » dans le jeu d’échecs en cours. Miraculeusement, l’ambassadeur américain, voué aux gémonies suite à ses félicitations aux Amazighs à l’occasion de Yennayer, en compagnie de sa femme vêtue de robe kabyle et brandissant le chiffre 2969 en référence au calendrier amazigh (pied de nez au pouvoir algérien et à ses affidés islamistes), devient une perle rare que les sièges des partis algériens s’arrache.

De Mokri à Benflis, de Ghediri à Hamrouche, tous les prétendants au fauteuil présidentiels ont rencontré, ou souhaitent le faire, des représentants de « puissances étrangères » et ce n’est pas fortuitement. Il est tout à fait normal que les représentations diplomatiques occidentales rencontrent des journalistes, des associations et des acteurs de la société civile en temps normal mais en temps électoral que des acteurs politiques algériens se réunissent avec des ambassadeurs étrangers, c’est bien là la trahison !

Que demandent ces soi-disant opposants (pour reprendre la célèbre formule du visionnaire Lounès Matoub) à ces ambassadeurs ? Du soutien, évidemment. Et que cherchent ces ambassadeurs étrangers chez des prétendants à la magistrature suprême d’un pays ? De l’influence, évidemment ! Imagine t-on un instant, le candidat Melenchon, ou Marine Le Pen, rencontrer un ambassadeur américain à la veille d’une élection présidentielle française ? Et bien, non, car la France est un pays souverain et ses politiques respectent cette souveraineté, pas l’Algérie et encore moins ses politiciens.

Tous les Algériens savent que Chakib Khelil, ancien ministre de l’Energie, poursuivi au moins par trois juridictions occidentales pour corruption et blanchiment d’argent public, est un ressortissant américain et qu’il n’est venu, après une vie dorée aux USA, que pour servir les intérêts de Halliburton et vider le sous-sol algérien (1), ce que poursuit excellemment Ould Kaddour à la tête de la société pétrolière algérienne Sonatrach. Ce dernier a été même condamné, avant d’être blanchi, déjà par un tribunal militaire algérien pour espionnage, mais aujourd’hui aucune juridiction ni aucun juge n’ose interpeller ni l’un ni l’autre.

Dahmane Abderrahmane, le sulfureux conseiller de Sarkozy, a affirmé sur les ondes de la télévision Al Magharibia qu’il était derrière la campagne électorale de Zeroual en 1995 en France et de celle de Bouteflika par la suite. Il a révélé même que Nicolas Sarkozy a pesé de son poids pour le troisième mandat de Bouteflika contre intérêts économiques. Les médias français ne cessent de révéler toutes les affaires politico-financières dans lesquelles l’ancien président français était impliqué notamment le financement libyen de sa campagne de 2007. Trois de ses conseillers tels que Alexandre Djouhri, Ziad Takieddine et Henri Guaino sont poursuivis par la justice française, le denier est déjà derrière les barreaux.

Que sait-on de M. Abderrahmane, fièrement présenté comme conseiller de Nicolas sarkozy ? Et comme par hasard, c’est ce même Dahmane Abderrahmane qui prend l’initiative de mobiliser ses réseaux, à la suite d’un coup de fil d’un officier algérien, disait-il, pour soutenir le général-candidat Ali Ghediri avant que ce dernier ne le désavoue publiquement par l’intermédiaire de son porte parole.

Y a-t-il trafic d’influence plus flagrant que cela ? M. Dahmane Abderrahmane, travaille-t-il pour des intérêts français ou algériens ? Pourquoi aucun tribunal ne s’auto-saisisse puisqu’il s’agit clairement d’une puissance étrangère, ex-colonisatrice de surcroît, selon la littérature propagandiste du pouvoir algérien !? En gros, tout le personnel politique au sein du sérail algérien, régime comme opposition de façade, est impliqué d’une façon ou d’une autre dans un trafic d’influence visant l’Algérie ou des intérêts occultes loin d’être au service du bien public.

C’est un secret de polichinelle que tous les caciques du régime algérien, ex-chefs du FLN, retraités de l’Armée et anciens ministres, s’installent dans l’Hexagone pour profiter de toutes les richesses dilapidées pendant les années de service et injectées dans l’immobilier parisien. Belkacem Zaïtout, leader du mouvement Rachad vient d’annoncer sur un plateau de télévision que Bouteflika, sa famille et ses conseillers sont protégés de Zeralda à El Mouradia par un système sécuritaire français, et qu’une vingtaine de fonctionnaires français, rémunérés par les caisses algériennes, travaillent pour la sécurité du clan présidentiel ainsi que dans différents domaines stratégiques.

Dans un pays qui se respecte, un pays jaloux de sa « souveraineté nationale », cette déclaration à l’effet d’une bombe atomique doit interpeller à plus d’un titre la justice, les médias et les hommes politiques mais au pays des «vendus » il est certain qu’aucune enquête ne sera diligentée alors qu’il s’agit clairement de haute trahison et véritablement « d’intelligence avec une puissance étrangère dans le but de nuire à des intérêts « nationaux ».

L’affaire des 700 kg de cocaïne saisi au port d’Oran a révélé une corruption à grande échelle où des officiers supérieurs, des juges et des procureurs, des maires et de petits fonctionnaires sont impliqués. L’affaire n’a pas dévoilé encore tous ses secrets et une autre vient d’éclater à l’est du pays par la saisie de 300 kg, toujours de la même substance.

Au final, c’est tout le monde au sein et dans la périphérie du régime et des institutions algériennes qui est corrompu, et tout ce beau monde se couche devant des puissances étrangères et complotent pour des intérêts contraires à ceux du pays et de la population mais c’est Marzoug Touati qui paie les pots cassés. C’est au jeune Kabyle contestataire qu’on porte le chapeau de la trahison alors que la félonie est institutionnalisée depuis longtemps en Algérie.

Aucun régime et aucun candidat ne sera crédible si cette injustice, ainsi que d’autres, persiste et que la maman de Marzoug Touati n’a pas pu encore embrasser son enfant en le prenant dans ses bras.

A. M.

Renvois

1, Hocine Malti : Chakib Khalil, le cadeau empoisonné des Etats-Unis à l’Algérie, lematindz.net, 06 /05/2016.

Auteur
Ahviv Mekdam

 




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Des vendeurs de boissons alcoolisées sous les verrous à Arris (Batna)

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AURES

Des vendeurs de boissons alcoolisées sous les verrous à Arris (Batna)

Les services de police relevant de la commune d’Arris située à 75 km de Batna ont pu mettre hors d’état de nuire un individu âgé de 28 ans avec en sa possession une grande quantité de bouteilles de boissons alcoolisées. Soit 1265 bouteilles destinées à être revendues au marché noir.

Le présumé trafiquant a été arrêté en flagrant délit de fourguer sa marchandise en plein centre-ville d’Arris sans autorisation, ni registre de commerce, ni factures.

Dans le même sillage, un peu plus loin dans la même commune, un autre individu âgé de 27 ans a été également  arrêté  avec en sa possession 89 bouteilles de boissons alcoolisées diverses dissimulées à l’intérieur de son véhicule.

Les deux individus ont été arrêtés puis ont été présentés devant le procureur de la république près le tribunal d’Arris, et ce, sous les chefs d’inculpation de constitution d’association de malfaiteurs et commerce illégal des boissons alcoolisées (sans factures, ni registre de commerce). Quant à la marchandise saisie, elle a été transférée aux  services des domaines.

Il est à savoir que ce fléau a une fois de plus pris de l’ampleur dans la wilaya. Et s’il y a trafic, c’est qu’il y a une clientèle pour cette marchandise.

En parallèle, il faut signaler aussi que le nombre des accidents de la circulation est en hausse pour cause de conduite en état d’ivresse.

 

Auteur
Abdelmadjid Benyahia

 




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 L’escalade du danger et du burlesque !

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Présidentielles du 18 avril 2019

 L’escalade du danger et du burlesque !

Les « élections » telles que le pays les a vécues depuis l’indépendance, dans l’opacité et le mépris, n’ont jamais rejailli de façon positive sur l’Algérie.

Elles ont toujours donné lieu à des mises en scène, des manœuvres grossières du pouvoir et ont été systématiquement des moments paroxysmiques de luttes d’appareil, qui ont mis le peuple sur la marge de la scène politique et ajourné l’édification réelle d’institutions démocratiques.

C’est pourquoi les incertitudes et les tensions dans lesquelles s’enfonce le pays ne font qu’empirer de jour en jour :

  • Un président à la tête du pays depuis deux décennies, à l’état de santé calamiteux depuis plus de cinq ans et dont la longévité au pouvoir ne semble pas du tout remise en cause par la maladie ;
  • La nomination d’un nouveau président du Sénat, Bensalah, vieux routier du sérail, laquelle confirme le sempiternel choix de l’entre-soi et accentue la gérontocratie du pouvoir. Mais une douzaine de postes du tiers présidentiel n’ont pas été pourvus. Notons que 26 sénateurs du tiers présidentiel ont été reconduits mais que 12 autres postes sont restés vacants. Est-ce à dire que les hommes de confiance ont manqué à l’appel ?
  • Une assemblée nationale bicéphale de fait, puisque déchirée par les luttes intestines que se livrent deux apparatchiks qui revendiquent chacun de son côté la légitimité de l’investiture, une nouvelle vacance à la tête du Conseil Constitutionnel après le tout récent décès de son Président.

– POUR SE RAPPELER : Bouteflika : Mugabe et putschiste à la fois (2) 

Ce qui est assez surréaliste dans ces présidentielles, c’est l’explosion de candidatures, plus burlesques les unes que les autres, de plus d’une centaine ( !!! ) de prétendants à la magistrature suprême, qui vocifèrent et trépignent de se jeter dans la foire d’empoigne qui s’annonce.

Au-delà de l’aspect ubuesque de cette situation, le malaise est bien plus profond que ce que le pouvoir et la scène politique donnent à voir en surface. Observons d’abord l’extrême prudence du sérail quant à l’annonce d’un cinquième mandat de son favori. Ce scrutin électoral semble gêner le pouvoir et met dans l’embarras aussi toute la classe politique. D’aucuns s’interrogent sur la posture inhabituelle des partis et ce, toute couleur politique confondue.

En revanche, nous nous réjouissons que le FFS, le RCD et Jil Jadid aient opté pour le boycott de la mascarade du 18 avril prochain. Espérons que cette inflexion salutaire de leur ligne politique ouvre de nouvelles perspectives au rapprochement des courants démocrates et à l’édification d’un large rassemblement républicain et patriotique.

Dans cette médiocrité ambiante, la candidature du général Ghediri à la présidence semble jouir d’une certaine respectabilité auprès de l’opinion et contraste par la pertinence du discours. Son surgissement « spontané » dans l’arène politique a jeté un pavé dans le marais des postulants mais un homme, aussi bardé de diplômes et aussi puissant soit-il, peut-il à lui seul plier l’ordre établi à ses volontés ?

Il pointe, certes son doigt accusateur contre la rente, fulmine contre la corruption, met en garde contre les dangers d’éclatement de la nation, mais son programme demeure généraliste et insuffisant, voire ambigu sur les questions sociétales.

A un moment où le pays est une véritable poudrière, le silence et les faux fuyants ne sont pas de mise car l’ambiguïté s’accommode mal de l’intransigeance qu’exige le combat pour consacrer le projet de société moderne et l’Etat de droit.

Faudrait-il accorder un blanc-seing à celui qui a fait de la question de l’Ecole un angle mort de ses lignes programmatiques alors que c’est cette institution essentielle qui façonne l’avenir en préparant les générations du futur ? Faudrait-il signer un chèque à blanc à celui qui a fait de la question des femmes un point aveugle de ses prises de position alors que l’émancipation des femmes est une exigence primordiale du progrès et un vecteur essentiel de la mobilisation de la société entière ?

Comment peut-on s’inscrire dans la « rupture », « le moule d’un projet de société moderniste » et l’édification d’une « seconde République » si l’on fait l’impasse sur la nécessité de la séparation du religieux et du politique et si l’on passe à la trappe le besoin d’une refonte radicale de la classe politique ?

En effet, la classe politique dans son ensemble est celle de tous les reniements. Celle-ci a quitté la terre ferme des principes pour naviguer dans les eaux troubles de la corruption. La compromission de cette classe politique est le tribut qu’elle a choisi de payer pour acheter la paix sociale dans le pays. C’est pourquoi l’Algérie doit tourner définitivement la page de tous les partis, partis-états, partis islamistes, partis démocrates lesquels n’ont aujourd’hui malheureusement d’autre rôle que celui de la brosse à reluire du pouvoir et de la courte échelle aux islamistes.

A bien y réfléchir, nous ne prendrons pas le train de « l’aventure » que nous propose Ghediri car le PLD ne croit ni au démiurge, ni aux solutions magiques et nous ne voulons pas jouer l’avenir du pays à la roulette russe. La candidature de Ghediri et celle de Bouteflika, c’est la division assurée de l’épine dorsale du pays, l’ANP avec toutes les conséquences fâcheuses que cela pourrait entraîner. Deux indices qui risquent de mener à des dérives dangereuses : l’interdiction, il y a quelques jours du forum du quotidien« Liberté » à l’hôtel Sofitel, qui recevait ce dimanche Sofiane Djillali.

La solution sage, c’est l’arrêt immédiat de ce processus « électoral » suicidaire pour éviter le chaos d’une part et ouvrir d’autre part la voie à une transition républicaine et patriotique. L’intérêt suprême du pays n’a pas de préférence partisane. Il transcende tous les clivages politiques. A l’exclusion des islamistes, le salut du pays passera par le rassemblement de tous les patriotes de l’arc républicain, quel que soit par ailleurs leur positionnement politique.

Cette convergence républicaine et patriotique appelle une transition politique pacifique. Celle-ci pourrait être menée à bien si l’ANP, institution républicaine qui a su défendre la patrie aux heures les plus sombres du terrorisme islamiste, s’engage à l’accompagner jusqu’à sa pleine réalisation.

Tout en lançant le débat autour de la nécessité de cette transition, proposition est faite, à tous les républicains et les patriotes soucieux de l’intérêt supérieur de la nation de la décliner selon les points suivants :

  1. – Transition nationale décrétée par le Président de la République et appuyée par les forces     vives du pays et ce, dans les meilleurs délais,
  2. – L’ANP en est garante du caractère pacifique et démocratique,
  3. – Nomination d’un gouvernement de combat républicain pour gérer la transition,
  4. – Dissolution des institutions « élues » ou désignées (Sénat, APN, APW, APC), ainsi que celle des syndicats et associations « maison » (UGTA, UNPA, UNEA, UNFA, …),
  5. – Adoption d’un projet d’une nouvelle constitution afin d’aboutir à la définition d’un projet de société consacrant l’Algérie, RÉPUBLIQUE, DÉMOCRATIQUE, MODERNE, SOCIALE et LAÏQUE,
  6. – Adoption d’un projet de loi sur les partis politiques et leur financement, pour le renouvellement de la classe politique,
  7. – Organisation des premières élections libres et démocratiques (législatives, communales, et présidentielles).

Alger le 2 février 2019,

Le Bureau National du PLD.

Auteur
PLD

 




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La dernière blague d’Ahmed Ouyahia !

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DIGRESSION

La dernière blague d’Ahmed Ouyahia !

Lors de la conférence de presse animée par les partis de l’alliance présidentielle, Ahmed Ouyahia a eu cette déclaration lumineuse : «Il est évident que M. Bouteflika n’animera pas sa campagne électorale». 

La belle blague ! Après ses comparaisons approximatives avec la démocratie allemande et le régime autoritaire chinois pour justifier la continuité, Ahmed Ouyahia justifie une candidature par procuration.

Mais concédons qu’il ne croyait pas si bien dire. Tous les Algériens et ceux qui suivent les grenouillages qui ont cours actuellement à Alger savent que le président Bouteflika (82 ans) est très sérieusement malade et surtout incapable de prononcer trois phrases successives.

Depuis son accident vasculaire cérébral survenu en avril 2013, Bouteflika s’en est sorti lourdement handicapé. Mais pour Ahmed Ouyahia et le clan aux affaires, nul besoin que les électeurs soient convaincus par l’homme puisque « le peuple le connaît désormais ». 

Il est vrai qu’après 20 ans de pouvoir absolu et 19 ans comme ministre des Affaires étrangères de Boumediene, peu d’Algériens ont connu un règne sans sa présence en haut lieu.

Cependant, puisque le peuple le connaît et qu’il n’y a nul besoin qu’il fasse campagne, pourquoi organiser une élection M. Ouyahia ?

Auteur
Yacine K.

 




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Rencontre sur les bonnes pratiques de l’antibiothérapie (ovins, bovins) à Batna

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REGION

Rencontre sur les bonnes pratiques de l’antibiothérapie (ovins, bovins) à Batna

L’association des vétérinaires praticiens privés de la wilaya de Batna (AVPB) a organisé, les 02 et 03 février le 2e forum vétérinaire des Aurès sous le thème “les bonnes pratiques de l’antibiothérapie”.

La rencontre a eu lieu à l’hôtel Les Jasmins en présence du secrétaire général de la wilaya, Bachelaoui Yousef, Safi Mehdaoui, directeur des assurances (CNMA), le DSA, Hamza Samir  ainsi que 450 participants venus de 20 wilayas avec comme invités deux docteurs vétérinaires et conférenciers égyptiens. 

Mostefa Benhadid, docteur vétérinaire et président de l’AVPB a indiqué au Matin d’Algérie que cette 2e édition du forum vétérinaire des Aurès a été consacrée uniquement aux bonnes pratiques de l’antibiotique chez les bovins et ovins, notamment sur les précautions et les préventions de la  fièvre aphteuse et la PPR (peste des petits ruminants). Sachant que ces virus mortels ont contaminé des milliers de bovins.

A savoir qu’une bonne partie des quatre coins du pays ont été touchés par cette maladie meurtrière. Pour rappel, la peste des petits ruminants (PPR) est principalement une maladie très grave des petits ruminants domestiques, dont l’évolution est rapide. Elle touche les ruminants sauvages lorsque ces derniers entrent en contact avec les petits ruminants domestiques.

Elle se caractérise par l’apparition des signes suivant tels que l’état d’abattement, hyperthermie, écoulements naseaux, et oculaire, lésion buccales, difficultés respiratoires avec toux, diarrhée nauséabonde et se termine dans  bien des cas par la mort de l’animal.

La fièvre aphteuse est une maladie contagieuse du bétail. Elle touche généralement les bovins et les ovins ainsi les caprins et d’autres artiodactyles. C’est une maladie virale infectieuse réputée également contagieuse à déclaration obligatoire. Elle se caractérise par une forte morbidité et une faible mortalité. Cependant elle peut engendrer des pertes économiques considérables, Il existe à ce jour sept sérotypes connus (O, A,C Sat1, Sat 2,Sat 3,(Asia 1), apprend-on.

Cette rencontre entre spécialistes a permis aussi de regrouper un bon nombre d’étudiants venus de plusieurs wilayas. Elle a par ailleurs permis non seulement aux enseignants chercheurs, docteurs, vétérinaires et étudiants de parler de la recherche profonde dans le but de ressortir des résultats scientifiques mais encore d’améliorer les synthèses, outils et les mécanismes  de celles-ci.

En outre, une convention a été signée entre le directeur des assurances (CRMA) Safi Mehdaoui et Benhadid Mostefa, président de l’association des vétérinaires praticiens privés de Batna dans le cadre d’un éventuel partenariat et d’accompagnement  de tous les événements liés entre assurance et les activités de l’association, à savoir le sponsoring, assistance, la vulgarisation et la communication, a précisé Mahdaoui Safi, directeur de la CRMA.

Tenant compte de la situation particulièrement inquiétante, l’Etat a déployé des efforts considérables en important d’urgence une quantité de vaccins anti-virus, soit un total de 1 million de vaccins ont été dispatchés à travers les wilayas d’Algérie.

 

Pour sa part, la wilaya de Batna a bénéficié de 250.000 vaccins, sachant 3000 têtes d’ovins et 600 bovines ont trouvé la mort. Quant aux éleveurs, la plupart n’assurent pas leurs cheptels et  moins encore le traitement par les vaccins et autres, apprend-on. De ce fait, des recommandations à ce sujet ont été données par le président de l’association des vétérinaires praticiens privés, à commencer par la nécessité d’une coopération entre l’institut vétérinaire et l’université ; les vétérinaires praticiens et tous les acteurs de la santé et la production animale.

 

Ensuite multiplier les rencontres scientifiques entre les différents acteurs de la santé animale et humaine afin de résoudre les problèmes de la santé publique. Il y a également la mise en place de laboratoires spécialisés pour établir des diagnostics certifiés et éviter les recours aux traitements symptomatiques ; à titre d’exemple, l’usage abusif spar les vétérinaires a induit une antibiorésistante chez les patients en médecine, d’où la difficulté de traiter les malades, ainsi que la création d’une formation continue pédagogique des scientifiques par l’institut vétérinaire et les sciences agronomiques.

 

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Auteur
Abdelmadjid Benyahia

 




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Louisette Ighilahriz : « Oui je suis contre un 5e mandat de Bouteflika »

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Présidentielle

Louisette Ighilahriz : « Oui je suis contre un 5e mandat de Bouteflika »

L’ancienne moudjahida et ancienne sénatrice du tiers présidentielle, Louisette Ighilahriz a déclaré soutenir le candidat Ali Ghediri pour la présidentielle et son opposition à un cinquième mandat de Bouteflika. 

Louisette Ighilahriz a déclaré dans un entretien à Tsa soutenir le candidat Ali Ghediri pour la présidentielle. “Oui, je suis contre le 5e mandat. Je rêve d’une Algérie sereine, digne et debout. Et aujourd’hui, on est catalogué parmi les derniers des derniers dans une multitude de domaines. Cette Algérie là n’est pas celle du million de martyrs. Nous nous sommes battus pour une Algérie fière et digne mais pas pour cette Algérie qui est la risée du monde. J’ai mal au cœur, j’ai mal pour cette Algérie”, a-t-elle affirmé.

Même si elle estime que cela va être difficile, elle ajoute : « J’ai 83 ans et le mieux que je puisse faire est de lui faire de la publicité auprès de mes amis et connaissances pour les convaincre de voter pour lui”.

Cette ancienne moudjahida de la zone autonome d’alger qui a survécu à d’horribles tortures des sbires du général Bigeard s’inquiète sur le pays pour lequel elle a sacrifié sa jeunesse : “L’Algérie est en danger. Elle est devenue un fonds de commerce. Je suis indignée par cette situation qui peut pousser à l’irréparable”.

Louisette Ighilahriz a claqué fin octobre 2018 la porte du Conseil de la nation après avoir figuré dans le tiers présidentiel. Elle avait déclaré être « convaincue que personne ne voit le Président Bouteflika en dehors de ses médecins ».

Auteur
La rédaction

 




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La grande arnaque : les vols d’Air Algérie vers le sud plus chers que vers Dubaï et Pékin !

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Le Collectif CCTA dénonce

La grande arnaque : les vols d’Air Algérie vers le sud plus chers que vers Dubaï et Pékin !

Malgré d’importantes subventions étatiques, les vols d’Air Algérie vers le sud du pays sont nettement plus chers, au kilomètre parcouru, que vers Dubai, Pékin, l’Afrique et Paris.

La compagnie nationale Air Algérie vient de bénéficier d’un montant astronomique de plus de 3700 milliards de centimes au titre de la subvention du service public. Il faut croire que les autorités ne maîtrisent rien au point où la compagnie leur fait admettre ce qu’elle veut.

En effet, de quelle subvention parlons-nous ? Une simple analyse des tarifs pratiqués par Air Algérie à l’international et sur le réseau domestique permet de se rendre compte de la grave supercherie dont sont victimes les citoyens et particulièrement ceux du Sud du pays qui n’en finissent pas d’être traités en citoyens de seconde zone.

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Le tableau ci après, qui a été élaboré à partir de quelques consultations sur le site Web de la compagnie montre, clairement et sans ambigüité, que le citoyen de Tamanrasset, Adrar ou Tindouf se rendant à Alger paye, au kilomètre, son billet bien plus cher (jusqu’au double) que le voyageur qui emprunte les lignes d’Air Algérie desservant Dubai ou Paris Dakar ou Abidjan et retour. C’est d’un véritable scandale !!

Les pouvoirs publics doivent absolument se pencher sur cette sérieuse anomalie qui coûte cher au contribuable sans profiter aux populations du Sud qui n’ont pas d’autres choix que de voyager par avion.

Au lieu de supprimer les repas à bord sans baisser les tarifs au détriment des clients, le PDG d’Air Algérie ferait mieux de mettre fin à cette grave duperie et de s’inquiéter des dizaines de vols quasi vides qui sont effectués régulièrement vers des destinations qui n’intéressent pas les Algériens alors que des villes du Sud sont très mal desservies.

Auteur
CCTA

 




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