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Bouteflika à Genève pour des « contrôles médicaux »

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Bouteflika à Genève pour des « contrôles médicaux »

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, se rendra dimanche prochain à Genève (Suisse) pour y effectuer ses «contrôles médicaux périodiques», a annoncé jeudi un communiqué de la présidence de la République.

Ce déplacement sera de courte durée, précise le communiqué de la Présidence dont voici le texte intégral : «Son Excellence Abdelaziz Bouteflika, président de la République se rendra à Genève le dimanche 24 de ce mois pour un court séjour afin d’y effectuer des contrôles médicaux périodiques».

Auteur
APS

 




Tayeb Belaiz prête serment devant le président Bouteflika (Vidéo)

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Tayeb Belaiz prête serment devant le président Bouteflika (Vidéo)

 Le président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaïz, a prêté serment, jeudi à Alger, devant le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, en application de l’article 183 de la Constitution.

C’est la première fois qu’on revoit le président depuis le dernier conseil des ministres. La cérémonie de prestation de serment s’est déroulée en présence du président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, du ministre de la Justice Garde des Sceaux, Tayeb Louh, et du président de la Cour suprême, Slimane Boudi.

A cette occasion, M. Belaïz a adressé ses remerciements appuyés au président de la République pour la confiance dont il l’a investi en le nommant à ce poste.

« Je suis très honoré par la confiance que vous avez placée en moi à plusieurs reprises, en me nommant à des postes de responsabilité. Aujourd’hui, alors que vous renouvelez cette confiance en me désignant à la tête du Conseil constitutionnel, je ne puis que vous adresser mes vifs remerciements et vous exprimer toute ma gratitude, tout en vous promettant de demeurer probe et fidèle à vous et à ma partie », a-t-il poursuivi.

Tayeb Belaïz a exprimé encore sa fidélité au président en premier avant de souligner celle en rapport à la constitution et du pays. Le regard perdu, sans prononcer un mot, le président est manifestement très diminué.

A la lumière de ces images et des déclarations prononcées lors de cette cérémonie, le président du Conseil constitutionnel ira-t-il jusqu’à respecter à la lettre la Constitution à l’occasion de la prochaine présidentielle ?

Le président Bouteflika a désigné le 10 février dernier M. Belaïz, à la tête du Conseil constitutionnel, en remplacement du défunt Mourad Medelci. M. Bélaïz avait occupé déjà ce poste avant d’être nommé, entre 2013 à 2015, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales.

Le Conseil constitutionnel, dont le président est désigné pour un mandat unique de 8 ans, est composé de 12 membres, dont 4 sont désignés par le président de la République, 2 élus par l’Assemblée populaire nationale (APN), 2 élus par le Conseil de la nation, 2 élus par la Cour suprême et 2 élus par le Conseil d’Etat.

 

Auteur
La rédaction/APS

 




Près de 7 milliards de dinars d’indemnisation accordées aux agriculteurs en 2018

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EXPRESS

Près de 7 milliards de dinars d’indemnisation accordées aux agriculteurs en 2018

La valeur des indemnisations accordées en 2018 aux agriculteurs à travers le pays suite aux dégâts occasionnés par les épidémies et autres catastrophes naturelles avoisine les 7 milliards de dinars, a déclaré mercredi à Bordj Bou Arréridj le directeur général de la Caisse nationale de la mutualité agricole (CNMA).

Ces indemnisations ont concerné tous les agriculteurs et éleveurs assurés auprès de cette Caisse, a précisé Chérif Benhabiles, à l’APS en marge de l’inauguration du nouveau siège de la Caisse régionale de la mutualité agricole (CRMA) de Bordj Bou Arreridj.

Il a également indiqué que tous les agriculteurs et éleveurs, dont le cheptel a été affecté par la peste des petits ruminants (PPR) et la fièvre aphteuse, ont été indemnisés pour une valeur atteignant les 20 millions depuis le début de l’année en cours.

La valeur des indemnisations accordées démontre que « plusieurs agriculteurs et éleveurs réfutent encore l’idée de prendre une assurance » et ce en dépit, a-t-il soutenu, « des avantages assurées par la CNMA ».

Selon le responsable, les agriculteurs affiliés à d’autres filières du secteur agricole ont adhéré en 2018 au processus d’assurance comparativement aux années précédentes avec un taux avoisinant les 27% du nombre global des agriculteurs à travers le pays et qui dépasse 1,900 million d’agriculteurs.

Auteur
APS

 




Sonatrach inaugure la raffinerie de Sidi R’cine à Alger

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Sonatrach inaugure la raffinerie de Sidi R’cine à Alger

 La raffinerie de Sidi R’cine à Baraki (Alger) a été inaugurée jeudi après plusieurs années de travaux de réhabilitation pour renforcer les  capacités de raffinage pétrolier du pays.

Le coup d’envoi a été donné en présence du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui,du ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, et du P-dg de Sonatrach,Abdelmoumen Ould Kaddour.

Pour rappel, Sonatrach et le groupe China petroleum Engineering and Construction (CPECC) avaient signé en 2016 un contrat de 45 milliards de dinars pour réaliser les travaux de réhabilitation de cette raffinerie.

Le groupe pétro-gazier national prévoit, en outre, la réalisation de deux nouvelles raffineries à Hassi Messaoud (Ouargla) et à Tiaret.

Auteur
APS

 




Crash d’un avion de combat à Tiaret: deux officiers membres de l’équipage sont décédés

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Crash d’un avion de combat à Tiaret: deux officiers membres de l’équipage sont décédés

C’est un avion de combat de type (SU24) relevant de la base aérienne de Ain Ouessara qui s’est écrasé, mercredi soir, dans une zone agricole inhabitée, aux environs de la commune de Rechaïga (Tiaret), a indiqué jeudi le ministère de la Défense nationale dans un communiqué, déplorant le décès de deux officiers membres de l’équipage.

« Suite à un vol d’instruction de nuit planifié, un avion de combat de type (SU24) relevant de la Base Aérienne de Ain Ouessara /1ère Région Militaire a fait l’objet d’un crash, dans une zone agricole inhabitée, hier 20 février 2019 à 22h00, aux environs de la commune de Rechaïga dans la wilaya de Tiaret. On déplore dans cet incident deux martyrs en service commandé. Il s’agit de deux officiers membres de l’équipage de l’aéronef, le pilote et le copilote », a précisé le MDN.

La même source souligne que « suite à ce tragique événement, le général de Corps d’Armée, vice-ministre de la Défense nationale chef d’Etat-Major de l’Armée nationale populaire a aussitôt ordonné l’ouverture d’une enquête pour élucider les causes et les circonstances du crash ».

De même, « il présente ses sincères condoléances et exprime sa profonde compassion aux familles de l’équipage, et prie Allah le Tout-Puissant de leur accorder force et courage dans cette douloureuse épreuve », est-il ajouté dans le communiqué.

 




L’USM Harrach éclaboussée par une affaire de dopage

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FOOTBALL

L’USM Harrach éclaboussée par une affaire de dopage

Le joueur de l’USM Harrach, Billel Naïli (33 ans), évoluant en ligue 2 professionnelle, a été suspendu provisoirement par la ligue de football professionnel, jusqu’à son comparution le lundi 25 février 2019 devant la commission disciplinaire au siège de la ligue.

Selon le communiqué rendu public par la Ligue de football professionnel, le joueur harrachi est soupçonné de dopage a la suite des testes effectués par voie urinaire lors de la 19e journée du championnat de ligue 2, à l’occasion de la rencontre de son équipe face au RC Relizane disputée le 26/01/2019 au stade 1er-Novembre d’El Harrach.

Le communiqué indique également que les résultats sont avérés positifs, et sont notamment confirmés par le laboratoire international d’antidopage situé à Lausanne en Suisse.

Cependant, la source, n’a donné aucune information sur la nature et l’origine de la substance détectée. Le protégé des Kawassir risque une sanction de deux à quatre ans de suspension conformément aux codes d’éthique de la FIFA.

Auteur
A. Belkheir

 




Démissions en cascade au FFS !

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CRISE

Démissions en cascade au FFS !

Après la série des radiations des cadres, élus et militants du FFS,  par l’actuelle direction, une série de démission d’autres cadre voir le jour. La consternation est très profonde pour les militants du FFS.  

Au moins dix responsables du FFS de différents niveaux ont déposé leur démission ces derniers jours. Il s’agit de Hamdane Hmimi, secrétaire national à la culture et préservation du patrimoine,  Achir Mohamed, secrétaire national au développement durable, Bouchafaa Abdelmalek, conseiller du1er secrétaire.

La liste ne s’arrête pas là. Chaibi Rachid, secrétaire national à la documentation, patrimoine et archives, Klalèche Mohammed, secrétaire national aux relations avec les institutions et les partis, Ménaoun Rabah, conseiller du 1er secrétaire, Hadji  Mhamed, secrétaire national au monde du travail et au mouvement syndical et Boukoucha  Youcef, secrétaire National au mouvement associatif.  

Sans oublier le journaliste Samir Ghazlaoui, membre de la chancellerie du FFS, qui a lui aussi remis son tablier et un autre membre de la même chancellerie, un certain Mougari Essaid, de la même chancellerie. Pourtant ce dernier est réputé être un proche d’Ali Laskri.

« C’est le résultat du travail de celui qui a fait exploser deux instances en moins d’une année et mit le parti en danger », nous déclara avec colère un militant du FFS à Paris. Allusion faite évidemment à Ali Laskri. 

Jamais le parti fondé en 1963 par Hocine Aït Ahmed, le colonel Mohand Oulhadj, Yaha Abdelhafidh et d’autres compagnons n’a connu un nombre aussi important de militants exclus comme cette fois-ci.

D’autres cadres, au nombre de huit, dont la plupart sont anciens et jouissent de grand respect au sein du FFS, ont été écartés de la direction nationale. 

La crise est patente au FFS qui se trouve dans une situation inédite. L’organisation d’un congrès ordinaire est la revendication principale des frondeurs. Le départ de premier secrétaire nationale Nadj Djilani est aussi exigé par une bonne partie de militants, mais il semble que l’actuelle direction continue à faire la sourde oreille. « Mais la défection de deux membres, sur les cinq  de l’Instance Présidentielle pourrait accélérer les choses », estime un militant qui connait, pour ainsi dire,  bien la cuisine interne du FFS.

Auteur
A. Igoudjil

 




Rassemblements dimanche 24 février à Paris, Marseille, Montréal, Londres…

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Appel à l’instauration d’un Etat de droit en Algérie

Rassemblements dimanche 24 février à Paris, Marseille, Montréal, Londres…

Le 18 avril prochain, les Algériens sont censés élire leur président de la République. Ce rendez-vous aurait dû contribuer à construire les institutions légitimes de l’Etat. Or, il est d’ores et déjà dévoyé par le coup de force de ce régime qui veut imposer à la nation un 5ème  mandat pour Abdelaziz Bouteflika, pour assurer la continuité du pouvoir politique en place.

Ce régime illégitime, refuse toute alternance politique, piétine tous les principes démocratiques, viole les droits humains les plus élémentaires, continue à dilapider les richesses du pays, pratique le régionalisme et le népotisme, et pousse les compétences à l’isolement ou à l’exil.

Le 5ème mandat représente de ce point de vue un acte d’une gravité incalculable. Il condamne les Algériens au désespoir et les pousse à une explosion sociale. Il alimente la désunion nationale, nourrit l’élan des 
jeunes pour l’exil, affaiblit l’Etat à l’intérieur et vis à vis du monde.

Il est de notre devoir de s’opposer à ce nouvel affront.

Par honneur, par amour à notre pays, et eu égard au souci que nous accordons au destin des générations futures, nous ne pouvons accepter cette humiliation. L’image de notre pays est largement discréditée. 
Notre cri est celui qui s’oppose à toutes les manigances despotiques, à tout ce système qui a pris en otage l’Algérie et a condamné les citoyens à subir un désespoir mortifère.

Les Algériens à l’intérieur du pays comme à l’étranger manifestent quotidiennement leur refus de ce coup de force de trop et leur volonté de construire un Etat de droit. Le 24 février prochain, une journée nationale de mobilisation citoyenne est annoncée en Algérie.

Par conséquent, nous, citoyens indépendants, organisations et représentants de partis politiques algériens au sein de la communauté algérienne à l’étranger nous nous félicitons des initiatives citoyennes prises au sein de notre diaspora et annonçons notre solidarité, notre soutien et notre engagement auprès de tous ceux, citoyens, organisations associatives, syndicales et politiques, qui refusent cette honte du 5ème mandat et cet affront fait au peuple algérien.

Nous lançons un appel à la diaspora algérienne pour manifester en masse son rejet de ce 5ème mandat lors des rassemblements que nous organisons 

dimanche 24 février à :

  –  Paris : De 15h à 17h – Place de la République 75011
  –  Marseille : De 14h à 16h – 58 Cours Belsunce 13001
  –  Montréal : De 11h à 13h – Devant le Consulat Général d’Algérie 3415, rue St-Urbain, Montréal H2X2N2

Nous rappelons qu’il y a un rassemblement le 23/02 à 13h à Londres  devant l’Ambassade d’Algérie et un autre à Genève à 15h place des Nations ce même jour.

Paris le 18/02/2019

Les signataires :

Action pour le Changement en Algérie (ACA
Association de la Communauté algérienne établie à l’étranger (ALCAEE)
Collectif « Algérie Debout »
Collectif « Mon Algérie »
Forum Démocratique
Front des Forces Vives
Les Humanistes
Jil Jadid Europe
Nida El Watan France
Rachad France
UCP France
 

 




Le 18 avril 2019 : rupture ou calme plat ?

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REGARD

Le 18 avril 2019 : rupture ou calme plat ?

Dès l’été de la discorde de 1962, le peuple algérien a perdu le pouvoir qu’il venait juste d’arracher de haute lutte à la puissance coloniale. Il l’a arraché au prix de centaines de milliers de morts, d’une élite décimée, et d’une société désarticulée et affaiblie.

Le tandem Ben Bella-Boumediene a profité du désordre de ces premières heures de l’indépendance pour prendre le pouvoir par la force. Il dame le pion aux combattants de l’intérieur et ôte tout espoir d’émancipation à un peuple meurtri. Depuis, la souveraineté s’est exercée totalement sans lui.

Le fossé d’aujourd’hui entre dirigeants et dirigés a eu pour origine ces événements de l’été 1962. Un fossé béant qui n’a cessé de s’agrandir. Les slogans disent pourtant que « nous vivons sous une république démocratique et populaire, sous un gouvernement du peuple, pour le peuple et par le peuple». Or ce peuple n’est pas dupe. Il a tout de suite compris que le pouvoir lui a subrepticement échappé.

Le pouvoir et l’État qui lui sert d’instrument, s’est privatisé peu à peu pour finir dans les mains d’un Bouteflika mégalomane et narcissique. Les partis, les élus, les gouvernants s’adonnent, quant à eux, au jeu des ombres chinoises. La volonté collective n’a jamais vu le jour.

Aujourd’hui, que se passe-t-il ?

Les Algériens subissent plus que jamais le poids d’une oligarchie arrogante et insupportable. Jamais les apparatchiks en place n’ont été aussi vertement méprisants. Jamais l’incertitude et le découragement n’ont marqué aussi fortement les esprits. Le football et la religion ont beau être pris pour des valeurs refuge, ils ne peuvent, à eux seuls, réenchanter le présent ou enluminer l’avenir.

Ces deux décennies du règne de Abdelaziz Bouteflika sont éprouvantes, démoralisantes, nébuleuses. La société humiliée, courbe l’échine sous le poids des vexations, du désarroi. Les jeunes, quand ils ne se jettent pas à la mer à la recherche de territoires plus prometteurs, rêvent d’un visa hypothétique qui les conduiraient hors des murs algériens qui les enserrent, les étouffent, les enterrent vivants.

L’arrogance des partis de la coalition au pouvoir, la ruine de l’éducation, les pesanteurs culturelles et cultuelles, la fracture sociale, plongent le pays dans la déprime, dans la consommation boulimique, dans une procrastination addictive. Alors, la reproduction compulsive d’une gouvernance néfaste se poursuit, l’obsession du pouvoir se renforce, se rigidifie.

Vingt ans de règne sont déjà passés sans que l’Algérien n’ait le droit et les moyens d’en estimer les méfaits, d’en chiffer les pertes et profits. Combien de morts, combien de familles appauvries, combien de chefs-d’œuvre tués dans l’œuf ou détruits, d’écosystèmes saccagés, d’années de retard subies sur le terrain industriel, artisanal, agricole, scientifique, quels déboires monétaires, de quelle ampleur sont les détournements, les dépenses d’apparat, etc. etc. ?

C’est dans ce climat de déclin que se termine le quatrième mandat de Bouteflika et que le cinquième est annoncé à grandes pompes. On n’a pas besoin d’être fin observateur pour constater qu’il provoque à la fois ferveur, dédain ou espoir de changement.

Ferveur de ceux qui profitent du système, de tous ces parasites qui vivent et prospèrent dans l’ombre de Bouteflika, qui grenouillent dans les marécages du pouvoir. Ceux-là s’acharnent à faire passer, coûte que coûte, le cinquième mandat pour poursuivre leur rapine. Il s’agit des chefs de partis de la coalition et de leurs affidés, des courtisans qui vivent dans le délit permanent, des impétrants en attente de nouvelles récompenses.

Tous forment la cohorte de la continuité. Même aphone, immobile et impotent, Bouteflika reste leur candidat, leur bouée de sauvetage, l’antidote à la peur de voir leur monde corrompu s’écrouler.

Dédain de ceux qui voient que tout est voué à l’échec. Ils sont sûrs de la reconduction du régent et ne voient aucune raison que ça change. Ils sont dans un défaitisme obstiné et ne veulent donc organiser aucune résistance sinon celle du boycott habituel accompagné parfois de quelques mouvements sporadiques de foule.

Il s’agit souvent de membres de partis de l’opposition, de militants actifs non encartés et d’une grande masse de gens habitués à l’inaction face aux enjeux électoraux. Ils s’en prennent souvent plus à ceux qui pressentent un possible changement qu’à ceux qui détournent le jeu électif.

Cette catégorie de défiants se recrute beaucoup plus dans les rangs kabyles. Il est vrai que les Kabyles ont les plus échaudés des promesses non tenues. Ils ont tout donné pour l’indépendance du pays et ils n’ont récolté que des déconvenues.

Espoir de ceux qui croient au changement malgré une situation politique plombée. Ils veulent se saisir de la moindre brèche pour s’y engouffrer et l’agrandir. Pour eux tout n’est jamais définitivement perdu. Ils entrevoient une petite lucarne et considèrent que les événements, même fâcheux, peuvent prendre une tournure positive en fin de compte. Ils ont un capital résilience qui leur permet de prendre acte des situations difficiles voire inextricables pour se remettre au labeur.

Ils perçoivent le souffle du vent de révolte qui parcourt le pays et espèrent voir la tempête prendre des forces et du terrain. Ils estiment que le ras-le-bol qui s’exprime ouvertement peut déboucher vite sur une politisation salvatrice de la société.

Bien sûr, je ne parle pas des candidats farfelus qui croient que l’élection présidentiel est une loterie pour jouer à qui veut gagner des milliards. Ceux-là ont peu de change de recueillir les 60 000 signatures nécessaires à la validation de leur candidature. Il s’agit essentiellement des islamistes qui attendent leur heure. Ils espèrent revenir sur scène et rééditer peu ou prou le coup du FIS de 1991. Leur désir de mettre en place à Alger un pouvoir théocratique reste, pour eux, d’actualité.

En face de ceux-là, on peut classer les Ghediristes convaincus que le moment est venu de mobiliser les démocrates autour du général à la retraite qui, assurément, a des soutiens au sein de l’institution militaire. Des officiers ou sous-officiers las de voir une dizaine de généraux s’accaparer le pouvoir et les richesses du pays.

C’est un axe kabylo-chaoui qui aspire à ratisser large en proposant une nouvelle république refondée de fond en comble. Ils sont ouverts aux revendications kabyles en matière de régionalisation et s’engagent à briser le système prédateur en place depuis 1962. Ils s’attachent à rendre l’Algérie attractive et débarrassée des vieux réflexes féodaux ou despotiques.

La voie est étroite et rien ne tombera du ciel. Mais la difficulté me semble plus psychologique que politique. Nos agissements défaitistes d’aujourd’hui compromettent l’édifice à construire demain. Ce sont les actes de rapprochement et de réconciliation avec les plus proches qui peuvent changer quelque peu la donne. C’est pourquoi tout passe par le changement radical de nos comportements. Répéter que « les jeux sont faits d’avance » et prendre ça comme de l’analyse prospective est inopérant.

Traiter de lièvres ou de traîtres ceux qui veulent agrandir la brèche est trop facile. En même temps, il est vrai que rester béat devant ceux qui s’engagent et croient au miracle ne fait rien avancer non plus. L’enjeu, me semble-t-il est de constituer des alliances dès aujourd’hui pour l’immédiat et pour l’après avril 2019.

La situation nous dicte de voir loin et d’agir vite. La rupture est à ce prix, Le pire serait un 5ème mandat !

Auteur
Hacène Hirèche, consultant (Paris)

 




L’Algérie des stades vs celle des mosquées, quel choix nous échoit ?

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De Finkielkraut à Paris aux Zorro d’Alger, ça gronde à tout va !

L’Algérie des stades vs celle des mosquées, quel choix nous échoit ?

Dessin d’Iladis.

« Si ce que tu as à dire n’est pas plus beau que le silence, alors tais-toi ! », proverbe arabe, paraît-il !? Si cela est vrai, ça doit sans doute faire partie des maximes de lucidité post-hégirienne ! Car après, ça a braillé et ça braille en permanence sans qu’il nous soit permis la moindre pause pour apprécier la sérénité du silence !

Tout le monde parle mais personne ne semble se donner la peine d’écouter, y compris nous autres, citoyens d’en bas !

Ici ou ailleurs, il y a quelque chose d’insondable dans les actions et réactions démesurées de la classe politico-intellectuelle qui se considère supérieure !

Commençons par l’affaire Finkielkraut. Un salafiste aliéné du cerveau, comme le sont tous ses camarades, hurle à son passage « La France est à nous… ! ». Et que fait notre philosophe ? Il monte au créneau et entraîne les médias avec lui pour dénoncer un antisémitisme qui a franchi le cap d’un fond sournois pour prendre des apparences de positionnements ouvertement assumés et revendiqués ! Mais où va le monde si un philosophe connu et reconnu fait d’une exception déplacée une règle générale, au point de se laisser aller à une surenchère de dénonciations qui surpassent toute sobriété ? À la place de Monsieur Finkielkraut, nous nous serions contentés de glisser à l’oreille de l’enragé « retourne à l’école petit, tu ne sais pas ce que tu dis !».

Quel autre type de posture se doit d’adopter un pédagogue averti face à un illettré ? Faut-il pour ordonner les hommes que l’intellectuel se laisse entraîner par la rhétorique simpliste d’un citoyen égaré ? Nous, citoyens d’en bas, stipulons que la France est un pixel de la planète Terre qui n’appartient à personne ! Ceux qui vivent sur son sol retournerons à la poussière dans l’hexagone, les autres à l’extérieur, sur d’autres pixels ! Que s’en moque et en ricane l’Univers qui Vous ignore !

Bien sûr que l’antisémitisme aveugle, tout comme le racisme, sournois ou avéré, se doit d’être combattu ! Mais la seule arme qui lui sied est celle de l’éveil des esprits, et non pas celle d’une spirale de condamnation de ceux qui, au mot humanité, n’ont rien compris !

Retour chez nous ! Comme, il y a 4 ans ! comme il y a 10 ans ! comme il y 20 ans ! nos politiques, ceux de l’opposition s’entend, montent tous au créneau contre un nième mandat d’un candidat, par les militaires élu. Mais, comme d’habitude, personne ne se soumet à l’initiative de l’autre ! D’Ali Benflis à Sofiane Djilali, sans oublier Ali Ghediri, « Zorro c’est Moi ! si changement il y a, il ne se fera pas sans « Moua » ! » semble être l’unique credo au sommet !

Le « génie » du pouvoir de Bouteflika est d’avoir bien compris cela ! Il doit bien s’amuser de cette cacophonie émise de tous les faîtes de nos « élites », du haut desquels ne rayonnent que des ni, ni, ni…, énoncés sous des formes identiques à celles que les citoyens d’en bas que nous sommes s’égosillent à hurler aussi !

Le mot élite est délibérément coincé entre guillemets, car c’est un terme qui ne colle pas à notre philosophie de vie ! Qui dit élite, dit élitisme, et dit frontières élevées entre classes supérieures et inférieures. Ainsi va le monde, diriez-vous ! Oui, certainement ! Mais, est-ce une raison suffisante pour ne pas énoncer l’expression de nos désaccords face à cette façon de dresser des barrières et des frontières ?

D’ailleurs, selon ma petite jauge, établie tout au long d’un parcours de vie fugace, la seule personne à laquelle la définition de l’intellectualité sied à merveille, c’est ma grand-mère (qu’Allah ait son âme) ! Elle qui n’a jamais introduit un doigt ou un orteil dans une classe, ni compris le moindre traître mot venu d’ailleurs ! Elle que l’on auréolait souvent, malgré telle carence, du fameux « th’tsmeslay thakvaïlith »(*) ! Elle qui savait dire « hemma »(*) à nos écarts, chaque fois que cela était nécessaire !

Aussi, je suis certain que si ma grand-mère pouvait assister à l’ambiance des stades et voir cette jeunesse qui hurle sa colère, avec un discernement à donner des frissons, elle les applaudirait gaillement !

Car enfin, de quoi s’agit-il ? D’une jeunesse qui déclame son ras le bol, sans violence aucune ! Les supporters de l’USMA ne sont pas des Hooligans britanniques, loin de là ! Pour ceux qui en auraient le moindre doute, une vidéo de l’atmosphère d’engagement citoyen est insérée ci-après. Regardez combien ils sont beaux et inoffensifs ces jeunes ! Regardez combien leurs yeux pétillent de hogra dégurgités à la face de ces dirigeants distants de leurs préoccupations !  Cherchez donc un taliban dans la foule ! il n’y en a pas !

À cet égard, une seule phrase, extraite d’une vidéo ci-après insérée, démontre l’approche diamétralement opposée à celle de nos pauvres jeunes tamponnés « kalhou-ouellahou ». Ces jeunes, qui sont nos enfants aussi, trompés par des expert-es-supercherie ne seraient pas d’accord avec ce cri de liberté hurlé par leurs propres frères « Y’a li’ghelitou chorba, manach nawyin n’soumou » !

Ces jeunes se démarquent, à émerveillement, de l’époque des « Sidi l’Houari a3tina la coupe ! » insipides ! Ces jeunes auxquels on n’a laissé rien d’autre comme espace d’exaltation que les stades, même si parfois quelques éléments se laissent aller à quelques débordements, ont cela de remarquable ; c’est qu’ils dégagent une soif de vie universelle que nous serions mal avertis de ne pas applaudir, à défaut de ne pouvoir l’encourager sur place ! D’autant qu’aux dernières nouvelles, les services de sécurité sont en train d’intimider le groupe de chanteurs algérois, à l’origine de ces vagues de protestations !  

Écouter ces jeunes fredonner les paroles censées des « Ouled-El-Bahdja, est une preuve, s’il en fallait, qu’ils ne sont pas insensibles à une pédagogie d’éveil ! Dirions-nous autant de ceux qui fréquent les mosquées ?  Même si ces derniers méritent que nous puissions les sauver aussi ! Car au finish, est-ce de leur faute s’ils ont épousé le modèle des sornettes que l’on sait ? Selon Finkielkraut la réponse serait oui, mais selon nous, c’est un NON indiscutable et resonnant !

Quand on voit les rêves de ces jeunes s’effriter, et tant de ras-le-bol hurlé, les seuls mots qu’on a envie de prononcer sont « pardon nos petits chérubins de vous avoir abandonnés ! »

Kacem Madani,

Éternel citoyen d’en bas

https://www.youtube.com/watch?v=KTPuQ_j8OVs

(*) Traduit mot à mot, l’énoncé « th’tsmeslay thakvaïlith » donne : elle parle Kabyle ! Mais la signification est beaucoup plus profonde ! À travers cet énoncé, c’est une forme d’aura intellectuelle, philosophique et logique, que l’on décerne à celui auquel ou à celle a qui elle est attribuée !

(**) « hemma » est un terme qui veut dire « attention !». Il fait partie d’un vocabulaire strict associé à l’enfance. Il dessine très tôt les contours de certaines lignes rouges qu’il ne faut pas dépasser ! Les premiers balbutiements d’une méthode d’éducation qui n’a rien à envier à de nombreuse autres, à travers le monde ! Encore moins à celle qui vous casse les oreilles de fariboles et de niaiseries, à longueur de journée !

Nos coups de gueules ne représentent d’ailleurs que l’expression de ce « hemma » de l’enfance, sans nulle prétention que celle d’attirer l’attention et de faire observer les choses sous un angle de vision différent ! Après tout, qui peut prétendre détenir une vérité absolue ? Un petit « hemma » de temps en temps, ça ne mange pas de pain, ça ne consomme pas de vin ! Quoique, pour le vin, « c’est pas » vraiment certain !

Auteur
Kacem Madani