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« Conciliabules secrets à l’ambassade d’Algérie en France » …

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Krimou a lu pour vous

« Conciliabules secrets à l’ambassade d’Algérie en France » …

« Mondafrique » révèle des « conciliabules secrets à l’ambassade d’Algérie en France » pour trouver un successeur au recteur de la Mosquée de Paris.…qui impliqueraient selon lui, et/ou ses sources marocaines, un ancien supplétif de l’armée française en Algérie proche des milieux harkis dans l’hexagone, Abdallah Zekri, Me Hafiz, le turc Ahmat Ogras et le marocain Anouar Kbibech.

« Mondafrique » se plaint (à quel titre ?) de l’opacité du fonctionnement de la « société des habous » franco-algérienne et dénonce dit-il de surcroît « autant de grenouillages et de cachotteries qui ne font guère avancer la cause de l’Islam de France ».

Krimo Hammada

Des conciliabules secrets pour trouver un successeur au recteur de la Mosquée de Paris

Candidat perpétuel a la présidence du Centre français du Culte Musulman (CFCM), Abdallah Zekri n’arrête pas d’agiter ses réseaux depuis que le nouvel ambassadeur d’Algérie l’a reçu une première fois en 2018.

Ancien supplétif de l’Armée d’occupation française en Algérie devenu permanent de l’Amicale des Algériens en Europe dans la région de Marseille, où il passait le plus clair de son temps avec les anciens harkis de du « Bachagha » Boualem, Abdallah Zekri a toujours cherché à pousser ses pions au sein de l’Islam de France. Et cela, hélas pour lui, sans grand succès tant il a fait de la médisance et de l’opportunisme les armes de son influence supposée.

Le voici de retour, fin janvier 2019, à l’ambassade d’Algérie en France où il avait été reçu en 2018, et en compagnie cette fois de trois personnalités: Maitre Hafiz. le plus ancien candidat a la succession du recteur Boubakeur; Ahmet Ogras. le tout nouveau président turc du CFCM contre lequel il a pourtant mené une violente campagne (1), Anouar Kbibech. qu’il n’a jamais cessé de présenter comme un dangereux fondamentaliste en raison de son appartenance au modéré Parti de la Justice et du Développement (PJD) marocain.

Conciliabules discrets

Cette rencontre qui se voulait secrète. semble destinée a faire soutenir par l’ambassadeur algérien des propositions inspirées par Abdallah Zekri à Hafiz pour qu’elles soient adoptées a la réunion extraordinaire de la peu transparente « Société des Habous », gestionnaire de la Mosquée, qui a été prévue le 2 février.

Très craint quand il était le protégé du général Bendaoud, le représentant à l’époque de l’ex DRS à Paris, maitre Hafiz se trouve réduit a faire un bout de chemin avec un second couteau comme Zekri. L.’influence de ce dernier sur l’émission islamique, qui fut sans limite du temps où régnait son « ami » Nicolas Sarkozy », a été sérieusement sapée depuis la récente promotion de Ghaleb Bencheikh à la tête de la Fondation de l’Islam de France.

Exit donc Jean Pierre Chevènement qui, dans ces fonctions, était unanimement jugé peu efficace dans sa recherche de fonds.

Autant de grenouillages et de cachotteries qui ne font guère avancer la cause de l’Islam de France.

(1) Abdallah Zekri a emprunté à l’universitaire Gilles Kepel la désinformation grossière présentant le patron turc du CFCM comme le beau frère du président turc Erdogan,

 




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Le Forum Liberté interdit à Sofitel par les autorités

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Soufiane Djilali y était invité

Le Forum Liberté interdit à Sofitel par les autorités

Les autorités ont signifié aux organisateurs du Forum du journal Liberté qu’ils ne sont plus les bienvenus à l’hôtel Sofitel.

Qui a dit que la démocratie versus Bouteflika n’était pas exemplaire ? La preuve : à moins de deux mois de la présidentielle, les interdictions de débats publics tombent drue sur les derniers espaces. Désormais la loi d’airain des interdictions ne touchent pas seulement la rue, mais aussi les salles.

Le quotidien Liberté vient d’en faire les frais avec son célèbre Forum dont la réussite gêne manifestement les dirigeants. Son invité Soufiane Djilali devait intervenir à Sofitel, comme l’avait fait la semaine dernière Ali Ghediri. Cependant, devant le refus des autorités, les organisateurs sont obligés de se rabattre sur leur siège à El Achour.

En attendant que tous les espaces soient fermés,Soufiane Djilali, Président de Jil Jadid et Coordinateur National de Mouwatana sera dimanche 03 février 2019 à 10h30, y animera une conférence-débat sous le thème : “Le boycott, un moyen pour briser le statu quo ?”

Dans un bref communiqué, Jil Jadid déclare : 

« Le Forum qui devait initialement se tenir au niveau de la grande salle de l’hôtel Sofitel (comme ça se faisait jusqu’ici) se tiendra finalement au siège de Liberté à El Achour et ce après que l’administration algérienne ait choisi de nous émerveiller encore une fois de ses talents de censure et de bâillonnement des voix discordantes. »

Auteur
La rédaction

 




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Prélèvement d’organes sur des morts: les textes réglementaires élaborés

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EXPRESS

Prélèvement d’organes sur des morts: les textes réglementaires élaborés

Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mokhtar Hasbellaoui, a affirmé, vendredi à Alger, que les textes réglementant les prélèvements d’organes sur personnes décédées sont, pour la plupart, « élaborés ».

« La nouvelle loi consacre les grands principes d’éthique et organisationnels sur les prélèvements d’organes sur personnes décédées. Les projets de textes réglementaires qui vont accompagner cette loi sont, pour la plupart, élaborés », a déclaré le ministre à l’ouverture du congrès France-Maghreb sur la transplantation.

Se félicitant que depuis 2018, année de la promulgation de la nouvelle loi sanitaire, l’Algérie dispose d’un cadre législatif inhérent aux greffes d’organes, il a souligné « l’engagement » de l’Etat dans le sens de « la promotion et de soutien » de ce programme, le qualifiant de « priorité de santé publique ».

Tout en déplorant les « limites » des dons d’organes à partir de donneurs apparentés, M. Hasbellaoui a estimé qu’il  fallait « tout mettre en œuvre » pour que le prélèvement se fasse à partir de personnes décédées, notant, dans ce sens, que l’Agence nationale des Greffes s’attèle, en partenariat avec l’Agence française de Biomédecine, à asseoir les organisations médico-techniques nécessaires ainsi que les formations complémentaires exigées ».

Ceci, a-t-il ajouté, en plus de la mise en place d’un programme d’information et de communication en direction des citoyens, du personnel médical et des médias, afin d’adhérer à cette démarche, faisant observer que les réanimateurs sont « la pierre angulaire » de ce projet.

Tout en « remerciant » le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs pour le « soutien » apporté pour la mise en œuvre des greffes à partir de cadavres, M. Hasbellaoui a exprimé sa conviction que cette position va « très probablement »  aider le secteur de la santé à faire la promotion de cet objectif. Ceci, a-t-il poursuivi, en plus de « l’adhésion de tous les professionnels de la santé, de la société civile et des médias ».

Le ministre a relevé que, depuis 1986, seules les greffes sur donneurs vivants sont pratiquées en Algérie, rappelant l’expérience unique, réalisée en 2002 à Constantine, sur un donneur en état de mort encéphalique.

Depuis la première intervention, les greffes sur donneurs vivants sont devenues « une pratique courante » dans plusieurs services et régions du pays, citant, entre autres, les greffes rénales, hépatiques qui sont en train d’être « développées », a-t-il conclu.

Auteur
APS

 




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Hold-up de mille ans

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Tribune

Hold-up de mille ans

Kateb Yacine ou la guerre de 2000 ans d’un immortel.

Les guerres sans discontinuité livrées aux peuples depuis la nuit des temps visent un but  jamais révélé, secret. Le secret est à la base de la politique de toutes les minorités dominantes, de tout antidémocrate.

Quand Kateb Yacine avait intitulé sa pièce « La guerre de 1000 ans », et par la suite « La guerre de 2000 ans » j’étais sceptique sur la durée. Aujourd’hui c’est tout le contraire, quand on découvre l’enjeu majeur. La guerre est toujours livrée pour commettre un vol, à l’instar de la colonisation de notre pays et la finalité de ces guerres n’est ni le butin comme  l’or et l’argent qui sont l’appât du guerrier, mais celui qui vise à dépouiller les peuples de cette part de conscience, leur conscience politique. Ce hold-up est toujours suivi par celui de la force de travail (de sa plus-value) et achevé par celui de la liberté, celle de s’exprimer, durant plus de trois mille ans.

On sait aujourd’hui grâce à la biologie que la plus minuscule unité vivante n’est vivante que parce qu’elle est munie d’une conscience. Son milieu est naturellement déterminant.

A ce sujet, Marx écrira à Londres, en janvier 1858 dans la préface de sa Contribution à la critique de l’économie politique : « Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur être ; c’est inversement leur être social qui détermine leur conscience ». Comment peut-il en être autrement ? Cette vérité de la Palice, est une vérité que seule la force de Marx a pu faire remonter du fond des âges, comme beaucoup d’autres vérités de son « Capital », à la façon d’un prophète.

Dans l’antiquité, le philosophe, après le sorcier, détourne la conscience de l’Homme pour l’attribuer à son maitre aux rois et plus tard au Pape pour faire du Vatican, cet allié d’Hitler lors de sa guerre contre l’humanité, ce fer de lance du Capital dans la lutte contre l’URSS, le pôle majeur de la soumission des peuples qui sera imité par deux autres, celui de Tel-Aviv et de Ryad. Après le sorcier, le patron détourne quant à lui la plus-value de la force de travail et par la suite l’Etat féodal-bourgeois peut à ce moment soumettre à sa loi cet être immature

Pour en sortir il nous faut commencer par nous laver les méninges des idéologies, construites d’illusions et de mythes déposés sur notre conscience ramollie, à l’aide de ce savon surnommé le matérialisme actif qui est dans ce cas une étiologie de l’illusion.

Pour affronter un adversaire, il est primordiale de commencer par discerner l’enjeu en cours à l’échelle local, régional et international. Si un syndicat, un parti politique et un front restent des moyens nécessaires, pour le cerner ; l’éducation et l’information s’imposent à chaque citoyen comme des outils de combat. La lecture, l’écriture et l’art deviennent à la fois des matières à consommer et des outils à aiguiser quotidiennement.

Il est entendu que la publicité du Capital est un poison pur jus, qui invite à la consommation et rarement à la réflexion. L’art en général et particulièrement l’art cinématographique, de Chaplin, de Fellini, de Eisenstein, de Wells etc. qui se sont nourris chez Saint Augustin, Ibn Sina, Ibnou Rochd, Ibn Arabi, Dante, Voltaire, Darwin etc.à l’instar de la majorité des auteurs classiques sont un antipoison qui nous aident à combattre cette mithridatisation  de plus de 3000 ans.

Les films classiques du cinéma mondial sont pour les adultes malmenés que nous sommes, semblables à nos  illustrés d’enfants. On peut lire, boire, avaler goulument leurs images et leurs messages. Ce qui n’est pas le cas de l’écrasante majorité des autres  films ou des autres arts comme la  peinture ou l’architecture. Si le premier art est toujours inaccessible à cause des matériaux utilisés, c’est tout le contraire pour le septième art et particulièrement le huitième grâce au numérique et à l’internet.

Dans « Le cadavre encerclé » de Kateb Yacine disponible sur YouTube vous pouvez entendre la phrase suivante « Je retourne à la sanglante source à notre mère incorruptible la matière …» Le père de Nedjma déclare très tôt son option au matérialisme mais en poursuivant par  « jamais en défaut tantôt génératrice de sang et d’énergie tantôt pétrifiée dans la combustion solaire ». Il idéalise la matière. Federico Fellini nous conte la vie des pauvres et humbles.

Dans son film La Strada par exemple c’est l’histoire d’une fille vendue par sa mère à un homme pourvu d’une force physique extraordinaire et d’un mental du loup solitaire roulant sur son side-car et qui vit en campant au bord des routes, qui la brutalise sans ménagement mais  tout en lui apprenant un métier.  Malgré cela, elle préfère cette vie nomade pleine d’embûches et de misère avec ce saltimbanque à la vie au couvent qu’une sœur d’église lui avait proposé.

Politiquement le mur de Berlin s’est fissuré le 11 Septembre 1973 le jour de l’assassinat par la CIA du Président démocratiquement élu, le président du Chili Salvador Allende. Cette mort contredira l’effort conscient des masses chiliennes à récupérer leur liberté. C’est lors de ce coup d’Etat que les Etats-Unis entamaient leur victoire de la guerre froide et consolidait leur leadership en accélérant le transfert des richesses des peuples à des dizaines d’hommes devenus aujourd’hui plus riches qu’un Etat, plus riches que le monde. Le Chili n’est ni le premier ni le dernier pays à subir ce joug de la Maison Blanche puisque les coups bas qu’elle pratique est sans discontinuité jusqu’à celui qu’elle prépare pour le Venezuela et la Syrie aujourd’hui.

Le capitalisme financier ne fait pas pression sur les économies seulement mais directement sur des présidents élus démocratiquement non pas par l’intermédiaire des CIA  mais des gouvernements de l’Occident. Les CIA ont perdu le monopole de l’information, et par conséquent celui du secret au dépend des GAFAM qui sont aux services du plus offrant.

 Les syndicats et les partis politiques pour ne plus subir le diktat de ces oligarques et pour mieux se protéger et passer le cas échéant à l’offensive doivent faire leur mue ; passer d’une organisation national à l’international. Le mouvement des gilets jaunes actif chaque samedi en France, après celui de la marche des palestiniens sur Jérusalem les  vendredis, semble enclencher une forme de lutte inédite.

A cette forme il faut le fond, c’est-à-dire comment aller à la mobilisation d’une solidarité de tous les laissés pour compte du monde et abattre ce « capitalisme autophage avide de profits qui traverse la stase d‘un paradigme en phase terminale. Situé sur un graphique dont l’abscisse représente le temps d’hominisation proche, soit quelque 750 000 ans, l’épisode capitaliste s’avère imperceptible quand les élites décérébrées affirment qu’il est immortel ».

 

Auteur
Saadeddine Kouidri

 




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Six milliards pour des déplacements à l’étranger, la Fédération de tir sportif en accusation

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SCANDALE (Vidéo)

Six milliards pour des déplacements à l’étranger, la Fédération de tir sportif en accusation

Le malaise soulevé ici n’est qu’un petit exemple parmi d’autres qui dominent l’ensemble des ligues et les fédérations sportives Algériennes. Mais celui qui touche la Fédération de tir sportif a créé un profond dysfonctionnement suivi des graves accusations sous l’œil négligente de la tutelle.    

Nos instances sportives semblent incapables de sortir de leurs conflits d’intérêts qui achèvent la réputation du sport national et compromet plusieurs générations de sportifs.

Invité dans un plateau télé à la chaîne privée de Beur Tv, M. Abdelkader Benaï, membre exécutif à la Fédération algérienne de tir sportif et ex-sélectionneur national de tir à l’arc, s’est exprimé en des termes sans nuances sur la crise qui mine cette noble discipline à la suite de deux années du boycott collectif des ligues en signe d’opposition à l’actuel président de la fédération, ex-colonel à la retraite.  

L’invité au plateau télé a fait savoir que les détracteurs ne sont autres que d’anciens élus au bureau fédéral qui ont été écartés par l’ex-ministre de la Jeunesse et du Sport en raison d’infractions majeures aux textes législatifs. Il a accusé au passage l’ex-secrétaire général de cette même fédération en guise de ses manœuvres douteuses dont le but est de nuire le bon fonctionnement de la structure, estime Abdelkader Benai.

Selon l’intervenant, quelques présidents de ligue ont pris leurs athlètes en otages, en leur interdisant la moindre participation aux échéances sportives organisées sous l’égide de la Fédération algérienne de tir sportif. Seules quatre ligues parmi la vingtaine qui existent sont régulièrement actives.

Abdelkader Benaï a porté de graves accusations sur la dilapidation de l’argent de la Fédération dont la dette atteint 6 milliards et 200 millions de centimes. Ce chiffre effarant est le résultat des déplacements à l’étranger effectués par les ex-exécutifs pour des raison de loisirs. M. Benaï a parlé de voyage de complaisance. Ajoutant la Fédération de tir sportif s’est convertie à une agence de voyage au profit de ses membres.     

En réalité, ces révélations viennent remettre en cause les beaux discours du ministre de la Jeunesse et du Sport, M. Mohamed Hattab. Ce dernier doit a priori se consacrer un peu plus aux affaires des autres fédérations sportives pour tenter de résoudre les interférences qui règnent en leur sein au lieu de se focaliser uniquement sur le football.

M. Abdelkader Benaï qui exploite la voix médiatique, après avoir épuisé tous les recours, affirme qu’il ne manquera pas de saisir la justice si le ministère de la Jeunesse et du sport décidait de maintenir ses distances avec ce scandale.

Auteur
Anès N.

 




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Le RCD rejette cette « énième désignation d’un chef d’Etat »

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Présidentielle

Le RCD rejette cette « énième désignation d’un chef d’Etat »

Dans sa résolution, le Conseil national du RCD estime qu' »il importe avant tout de refuser la reconduction du statu quo ou de valider un rapport de force de circonstance dans un système en crise structurelle ». 

Même si le mot boycott n’est pas écrit dans le communiqué, le parti s’achemine directement vers ce choix.

Aussi, en droite ligne du discours de son président, Mohcine Bellabas, le conseil national constate que « la disqualification populaire du rendez-vous du 18 avril ne fait que consacrer les multiples violations de la Constitution, la fermeture sans précédent des espaces politiques et médiatiques et la répression permanente des libertés ».

Après avoir averti sur les risques d’un « désordre périlleux », le RCD déclare rejeter « cette énième opération de désignation d’un Chef de l’Etat et en garde contre la tentation d’un règlement de comptes entre chapelles par institutions interposées ».

Dans une déclaration d’ouverture des travaux du conseil national, le président du RCD a estimé d’ailleurs que “le quadruple quinquennat de l’actuel chef de l’Etat se termine comme il a commencé : dans une crise politique et morale qui risque à terme de déboucher sur des désordres qu’aucune force nationale, à l’intérieur ou extérieur du système, ne peut canaliser.”  

Auteur
La rédaction

 




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Le discours de Mohcine Bellabas à l’ouverture du conseil national du RCD

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DOCUMENT

Le discours de Mohcine Bellabas à l’ouverture du conseil national du RCD

Nous publions ici le discours d’ouverture tenu, à l’ouverture du conseil national du RCD ce vendredi 1er février, par président du parti, Mohcine Bellabas.

Nous tenons ce conseil national presqu’une année après notre 5ème congrès et à l’orée du 30ème anniversaire de la fondation de notre parti : le RCD.
En cette double occasion, je tiens, en votre nom à toutes et à tous, à rendre hommage à tous ceux qui ont rejoint le Rassemblement pour militer sincèrement dans nos rangs dans le but de vaincre les peurs et porter haut et fort les luttes pour une Algérie de liberté, de justice, d’égalité en droits et de démocratie. Une Algérie débarrassée de la tutelle de l’autoritarisme et des idéologies importées, d’Orient ou d’ailleurs, qui ont attenté à notre souveraineté, à notre identité millénaire et plurielle et ont piégé le pays dans les méandres du sous-développement. 
Nous nous inclinons devant la mémoire de tous ceux qui nous ont quittés pour un autre monde. Le RCD continue de porter leurs combats et leurs espoirs, pour mieux les honorer.

Chers amis,
Voila une année que nous avons tenu notre dernier congrès. Vous étiez témoins de l’intensité des débats au sujet des questions tactiques pour construire notre parti. Je tire personnellement une fierté de ces échanges francs et sincères. Je ne pense pas que beaucoup de formations politiques soient outillées pour organiser et assumer de telles joutes.
Mais un parti, une fois son orientation clarifiée et adoptée par son congrès, c’est l’action ! Sinon nous resterons un cercle de discussion sans influence effective sur le quotidien et le futur de notre peuple.
Dans ce dernier congrès, nous avons décidé de créer des structures dédiées à des catégories ou des segments sociaux spécifiques. Il s’agit des Jeunes Progressistes, des Femmes Progressistes, des Elus Progressistes, des Parlementaires Progressistes et de l’Emigration Progressiste. Les Jeunes Progressistes ont tenu leurs assises, juste après le congrès. Depuis la rentrée sociale, en septembre 2018, nous avons mobilisé nos militants et nos sympathisants autour des thématiques de la participation politique et socioéconomique de la femme dans un colloque nord-africain et du droit du travail avec des universitaires et des représentants d’organisations syndicales. Dans le sillage de ces activités, les Femmes Progressistes se sont dotés d’un cadre pour prolonger, élargir et surtout repositionner le débat sur, et autour de la place de la femme.

Pour le RCD, l’égalité en droits de tous les citoyens indépendamment de la couleur de la peau, de la langue maternelle ou du genre est un principe intangible. 
Durant cette même période, aussi, nos élus locaux se sont dotés de leur structure pour partager leurs expériences et appréhender au mieux les problèmes des citoyens dans leurs localités et rechercher les synergies et les solidarités pour prendre charge au mieux les doléances et les préoccupations des populations. Ce cadre des Elus Progressistes doit être un espace ouvert à la discussion et à la concertation. 

En attendant que nos amis de l’Emigration organisent leurs assises pour se doter d’un cadre qui centralise et valorise le potentiel important de cette catégorie de notre peuple en phase avec nos positions en faveur de la modernité et du progrès , les membres du conseil national auront à prendre connaissance des autres aspects de la situation organique dans le point prévu à cet effet dans l’ordre du jour de cette session.

Chers amis ;
L’impasse politique dans laquelle le régime a plongé le pays appelle de notre part efforts d’analyse, communication offensive, rassemblement solidaire et lucidité.

Depuis 2014, nous n’avons pas cessé d’alerter l’opinion publique et, par là même, les segments sains dans les organisations nationales et les institutions publiques sur le risque pour le pays d’avoir à affronter une situation de désordre aux conséquences irrémédiables. Les échecs des politiques publiques dans les domaines aussi essentiels dans la vie de la nation comme l’amorce d’un renouveau économique, la redistribution des richesses produites, l’effectivité de l’exercice des droits démocratiques ou la protection des droits fondamentaux des citoyens dont les droits sociaux sont partie intégrantes, sont autant de raisons d’un discrédit patent infligé à l’autorité publique par un absolutisme hors d’époque.

Cette situation est légitimement vécue par les populations comme une provocation et un défi à l’intelligence et à la raison de chacun dans la mesure où les moyens financiers pour une autre politique en faveur du développement et du progrès n’ont pas fait défaut durant près de vingt ans. A la place, le pouvoir de Bouteflika a joué pendant deux décennies la partition de la distribution d’enveloppes aux délinquants politiques ou dans des virées folkloriques dans les wilayate du pays. L’appareil judicaire est transformé en lessiveuse en tout genre pour blanchir les auteurs de détournement de deniers publics et de malfrats attitrés.
Ils sont connus de tous, je ne voudrais pas ressasser devant vous les chiffres vertigineux en dinars et devises engloutis par la machine de la corruption, les scandales couverts par l’administration et la justice, les octrois de chantiers hors des règles élémentaires du marché, un tribalisme assumé, les faits du prince attentant à la dignité de citoyens et de patriotes, l’humiliation et la saignée subies par le pays pour l’achat de la caution ou du silence des puissances étrangères et j’en passe…
L’exil des uns, la fuite des compétences et la harga des jeunes n’ont pas d’égal dans notre histoire contemporaine, y compris dans la décennie noire où beaucoup ont fui le pays pour échapper à la vindicte des groupes armées. D’aucuns estiment que cette politique de la terre brulée sert le pouvoir dans une sorte de soupape de sécurité pour se débarrasser de segments entiers de la jeunesse parmi les plus réfractaires à l’autoritarisme du système. L’organisation tardive d’une rencontre sur ce phénomène par le ministère de l’intérieur ne fait que conforter ce constat dans la mesure où le ministre ne trouve rien d’autre à dire que d’incriminer les réseaux sociaux ! Une manière de se disculper par une généralisation fatale du pire et de se défausser sur les réseaux mafieux transnationaux. 

Au-delà de l’échec dans le système de l’éducation, de la formation et d’une politique économique en panne de perspectives, la tragédie de la harga et le drame que vivent de nombreuses familles dans le silence doivent interpeller toutes les consciences.

Vous le savez et nous devons le dire, plusieurs pays autoritaristes facilitent le départ des jeunes cadres bien formés pour, à la fois, se débarrasser de candidats potentiels à la contestation démocratique mais aussi dans le but de nourrir des familles restées au bled par l’intermédiaire de ces exilés de luxe puisqu’il faut bien suppléer une économie nationale rongée par la corruption et le marché noir. Ce n’est pas un pouvoir bâti sur la rente avec une police politique qui veille au grain qui cracherait sur une telle aubaine. L’attrait qu’exerce la vie en France ou à Londres sur nos dirigeants, à tous les niveaux, qui y installent leur famille et la décision de s’y rendre pour le moindre bobo est l’autre pompe d’aspiration et de désillusions pour une grande partie de notre jeunesse qui ne croit pas à l’idée de disposer un jour d’un Etat dédié à la sécurité, au bien être et en l’espoir d’un destin maitrisé .

Chers amis,
Cette haine de soi qui semble être dans l’ADN du système est insufflée dans une école qui a brouillé et brouille toujours nos repères identitaires. Elle est insufflée par une politique de dévalorisation de nos cadres. Elle est insufflée par la caporalisation des organisations pour porter à leur tête des bouffons et des laquais. Elle est enfin insufflée par la mise à l’écart des patriotes et la promotion d’un personnel politique servile et cupide qui a rompu depuis longtemps avec le destin du pays. La meute qui s’agglutine devant le ministère de l’intérieur pour retirer les dossiers de candidature à l’élection présidentielle est un signe qui ne trompe pas sur le peu de considération que les citoyens portent à cette fonction et à toutes les institutions élues.

C’est l’autre bilan du système. Il est malheureusement plus dramatique que la faillite financière et économique.
C’est pour toutes ces raisons qu’aujourd’hui l’urgence pour le pays n’est pas de choisir entre reconduire un chef de l’Etat grabataire ou désigner un autre parrain en bonne santé pour gérer les équilibres claniques ou en créer d’autres à sa convenance ou à la convenance des plus forts.

Non ! Fidèle à ses principes, le RCD ne cessera pas de redire une évidence et une exigence patriotique élémentaire. Le système de la cooptation et de la fraude n’est pas seulement le fossoyeur de la démocratie, il est le système de l’exclusion et de a division. Il porte, à, termes, les germes de l’instabilité et de la fitna. Notre Rassemblement ne peut s’inscrire dans une démarche qui peut porter atteinte à l’unité de notre peuple. La compétition féroce entre les segments d’un même système ne doit pas déboucher sur le chaos. 

L’Algérie a besoin d’un nouveau départ ! 

Ni le coup de force de l’Armée des frontières, ni le coup d’Etat du colonel Boumediene appelé pompeusement « redressement révolutionnaire », ni le parti unique, ni la gestion du pseudo libéral Chadli, ni la reconnaissance forcée du pluralisme politique, ni la venue d’une personnalité aussi patriote et intègre comme feu Mohamed Boudiaf, ni les leçons de la décennie noire n’ont, au bout du compte, permis de prémunir notre pays de crises cycliques et d’échecs à répétition. Le quadruple quinquennat de l’actuel chef de l’Etat se termine comme il a commencé : dans une crise politique et morale qui risque à terme de déboucher sur des désordres qu’aucune force nationale, à l’intérieur ou extérieur du système, ne peut canaliser.

Sauf à croire à une malédiction congénitale, ce que notre histoire multimillénaire et récente récuse, aucun patriote ne peut accorder crédit à une volonté politique subite du pouvoir réel pour redresser le pays et remettre la souveraineté aux Algériennes et aux Algériens afin qu’ils puissent décider de leur sort. La crise profonde que le système traverse est une brèche que les forces patriotiques et de progrès doivent analyser non pas pour colmater les fractures qui le traversent mais pour refuser le statu quo et contraindre ce système à mettre sur la table une vraie discussion qui met à l’ordre du jour un nouveau départ pour le pays. Le problème en Algérie n’est pas de savoir quelle personne ou clan doit assurer la relève dans un système moribond mais d’ouvrir l’avènement de la construction d’institutions qui rendent au peuple algérien sa souveraineté. 

Le RCD est un parti démocratique, c’est-à-dire qu’il met au centre de l’organisation de la société, la liberté incluant la protection juridique et sociale par le biais de la consécration des principes d’égalité et de solidarité, le pluralisme politique et les mécanismes transparents d’alternance. Mais nous sommes aussi un Rassemblement de patriotes. Pour nous, l’heure n’est pas à l’engagement dans une opération électorale viciée mais au rassemblement le plus large pour jeter les bases d’une refondation institutionnelle qui garantit la stabilité sociale, la défense de l’intérêt général et la libre compétition politique. 

Avec un dispositif électoral qui a organisé et validé tant de fraudes et une administration qui a commis de multiples violations de la constitution, ceux qui prétendent porter et faire valoir l’avènement d’une politique qui répond aux aspirations du peuple à la justice et au progrès ne sont, au fond, que ceux qui aspirent à déloger les occupants du pouvoir pour s’installer dans le même moule. Ceux qui prétendent accéder au pouvoir dans la situation présente par des moyens réguliers, en plus d’accepter d’être perçus comme des pales copies de ceux qu’ils veulent remplacer, prennent le risque d’apparaître comme des imposteurs car ils abusent et détournent tous les acquis démocratiques visant à offrir au pays des institutions à la mesure des ambitions du peuple algérien pour satisfaire leurs ambitions. 
Certains diront que le réquisitoire que nous faisons de la gestion du pays est exagéré ou alors que c’est un discours de circonstance.

En tant que membres du conseil national vous savez que rien n’est moins vrai. Nous avons donné du temps au temps. Nous nous sommes engagés dans des scrutins après d’âpres débats sur des considérations tactiques. A chaque fois nous avons analysé nos expériences en essayant d’en tirer les meilleurs enseignements possibles. C’est le RCD qui a exigé et obtenu que l’administration délivre sur place les procès verbaux des dépouillements des bureaux de vote. Nous avons constaté ensuite que cette avancée ne suffisait pas à enrayer les manipulations des résultats puisque l’administration (wilaya et ministère de l’intérieur) rédigeait des consolidés selon les instructions de la police politique.

Plus tard encore, il a aussi fallu constater que les engagements solennels des dirigeants de l’institution militaire quand à la neutralité de l’Armée ont toujours été démentis par les faits.

En vérité, nous avons tout tenté pour donner le maximum de chance au régime de s’amender pour s’orienter vers une pratique de la compétition politique saine. Force est de constater que le système en place depuis le coup d’Etat du Caire de 1957 perpétré contre le CCE, n’est pas amendable. La crise de confiance est irréversible.
Vous vivez, nous vivons avec les populations pour savoir que la perte d’espoir touche de larges couches de notre peuple. Vous savez aussi que le désespoir nourrit la démission et l’aventurisme. Mais vous savez aussi que nous avons mené la bataille des législatives sous le slogan « Pour un nouveau départ pour l’Algérie. Vous savez aussi que le slogan de notre cinquième congrès est « un nouveau départ pour une Algérie de progrès ». Notre objectif n’est pas d’avoir raison mais d’accompagner, pas à pas, notre peuple dans la conquête de ses droits.
Cher amis,

Notre parti est né des luttes et de sacrifices de militants connus ou anonymes. Il n’a ni peur des stigmatisations des agents du système, ni de ses relais. Nous sommes fiers de notre autonomie de décision et nous refusons de semer des illusions. Notre discours a fini par imprégner la plupart des catégories sociales qui s’en saisissent pour se l’approprier. C’est notre objectif. Nous ne luttons pas pour protéger des droits d’auteur mais pour faire partager l’espoir et la pratique démocratiques.

Les impostures d’agents fraichement mis en avant pour instrumentaliser ou se faire prévaloir de sacrifices de nos ainés et de nombreux militants politiques démocratiques ne sont que des artifices servant de relance, sous une forme ou une autre, à un système politique inopérant et antipatriotique.

Chers amis,
Je ne voudrais pas anticiper sur la nature de la décision que prendra notre conseil national sur l’échéance présidentielle d’avril prochain même si la deuxième session en a largement débattu en septembre dernier. Notre position doit être tranchée aujourd’hui. Le débat ne doit pas se focaliser uniquement sur la question binaire participation /boycott.

Il nous appartient aussi, dans cette réunion, d’esquisser les grandes lignes d’une offre politique qui puisse faire sortir le pays des crises cycliques qu’il traverse depuis le faux départ de 1962.
Cela suppose un parcours politique sain fait d’abnégation de cohérence et de rigueur, c’est à dire un engagement loyal et résolu. Face à ce genre de challenges,nous ne sommes pas les moins pourvus. 
Bienvenue à tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont disposés à entendre une banale réalité : on ne peut pas sauver, à la fois, le système et l’Algérie.

Mohcine Belabbas
Alger le 1° février 2019

 




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Mohcine Bellabas s’en prend aux candidats à la présidentielle

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A l’ouverture du conseil national du RCD

Mohcine Bellabas s’en prend aux candidats à la présidentielle

Dans son discours d’ouverture des travaux du conseil national du Rassemblement pour la culture et la démocratie, tenu ce vendredi 1re février, Mohcine Belabbas, président du parti, a longuement rappelé les derniers développements et la situation du pays.

Le président du parti a eu des mots durs concernant les candidats à la candidatures. Les traitant même de « meute ».  « La meute qui s’agglutine devant le ministère de l’intérieur pour retirer les dossiers de candidature à l’élection présidentielle est un signe qui ne trompe pas sur le peu de considération que les citoyens portent à cette fonction et à toutes les institutions élues », souligne Bellabas.

Mais pas seulement. Mohcine Bellabas ne se fait pas d’illusion sur la prochaine élection.  A la lecture du réquisitoire particulièrement sans concession dressé contre le pouvoir et les prétendants putatifs, on comprend que le parti s’achemine vers un boycott actif. 

Le président du RCD a lancé des attaques à peine voilées en direction de ces candidats qui ont l’ambition de remplacer le clan au pouvoir : « Avec un dispositif électoral qui a organisé et validé tant de fraudes et une administration qui a commis de multiples violations de la constitution, ceux qui prétendent porter et faire valoir l’avènement d’une politique qui répond aux aspirations du peuple à la justice et au progrès ne sont, au fond, que ceux qui aspirent à déloger les occupants du pouvoir pour s’installer dans le même moule ».

Pour Mohcine Bellabas, les choses sont claires : les conditions de l’organisation transparente d’une élection ne sont pas réunies. Et « (…) Ceux qui prétendent accéder au pouvoir dans la situation présente par des moyens réguliers, en plus d’accepter d’être perçus comme des pales copies de ceux qu’ils veulent remplacer, prennent le risque d’apparaître comme des imposteurs car ils abusent et détournent tous les acquis démocratiques visant à offrir au pays des institutions à la mesure des ambitions du peuple algérien pour satisfaire leurs ambitions », extime-t-il.

Puis de lancer cette attaque en direction d’Ali Ghediri qui jure depuis quelques jours vouloir déloger le régime par sa seule candidature : « Les impostures d’agents fraîchement mis en avant pour instrumentaliser ou se faire prévaloir de sacrifices de nos ainés et de nombreux militants politiques démocratiques ne sont que des artifices servant de relance, sous une forme ou une autre, à un système politique inopérant et antipatriotique.

Etrillant l’armée, il rappellera qu’ il ne faut pas faire confiance aux déclarations de bonne intention de l’institution militaire. Car « il a aussi fallu constater que les engagements solennels des dirigeants de l’institution militaire quand à la neutralité de l’Armée ont toujours été démentis par les faits », dira-t-il.

Auteur
La rédaction

 




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Djamila Debèche, femme de plume et d’action

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EVOCATION

Djamila Debèche, femme de plume et d’action

Il y a de cela six ans, nous évoquions sur les colonnes de ce même journal (1), la première romancière algérienne, Djamila Debèche. Depuis une page Wikipédia est à son nom en plus d’un hommage qui lui a été rendu précédemment (2) à Sétif dont l’université de Constantine l’avait évoqué en tant qu’écrivaine et militante «féministe».

Une unique thèse lui a été consacrée en Allemagne (en 1993), plus rien depuis. Sa famille et ses amies se sont tues aussi.

L’amnésie est une maladie nationale, mais ne peut nous empêchés de revenir sur Djamila Debèche, la journaliste et la militante sociale, à la lumière de récentes investigations.

Une voix algérienne sur Radio-Alger

Djamila Debèche avait animée entre 1939 et 1944, des émissions sur Radio- Ptt d’Alger. Une voix féminine algérienne, parlant en français, s’écoutait chaque samedi soir à 20h30 par l’ensemble des communautés ayant chez elles un poste TSF. C’était un luxe d’en avoir un à cette époque de la colonisation de peuplement. Mais une Algérienne a bien osé  porter sa voix à ses consœurs. Elle animait des causeries intitulées Chroniques de la vie sociale à contenu social et éducatif en direction des femmes musulmanes notamment.

Les émissions de Debèche ne furent interrompues que par le débarquement des forces anglo-américaines en Afrique du Nord, pour réapparaître en 1944. Nous n’avons pu compter que 25 d’entre elles entre 1939 et 1944 et qu’il serait intéressant à plus d’un égard, de les étudiées de près en tant que patrimoine culturel et social d’une voix féminine qui contribua à l’essor de la culture radiophonique algérienne tout comme ses concitoyens artistes et journalistes, au sein de Emissions en Langue Arabe et Kabyle (ELAK), à un moment crucial de l’émergence du mouvement révolutionnaire national.

A la radio, il y avait encore le spécialiste des émissions culturelles arabe et speaker estimait des Algériens de l’époque, Salah Azrour. Il succédera dès 1932 au créateur des émissions arabes, le lettré et instituteur Omar Gendouz. Le 14 mai 1938, Salah Azrour animait une émission à 21h sous la forme de reportage sur la découverte par le docteur Etienne Sergent, du sérum antiscorpionique, un bienfait de la médecine en direction de ses compatriotes.

L’émission d’Azrour est entrecoupée du concert de la troupe El-Djazairia-Ghernatia, du professeur Fakhardji, qui s’exécutait dans le même studio de la rue Berthezène du Palais du gouvernement général d’Algérie. Un studio qui, à partir de 1943, sera définitivement attribué à l’ELAK.

Mlle Djamila Debèche fera son entrée au studio et au milieu d’artistes algériens confirmés, hommes et femmes dont l’artiste de cinéma Leila El-Djazairia (une inconnue du public d’aujourd’hui). Il y a certainement lieu de signaler que la radiodiffusion en Algérie est bien née au mois de novembre 1929, donc il y a 90 ans. C’est sur ses ondes que la libération de Paris a été annoncée avec le cri : « Ca y est : cette fois, paris est libéré ! C’est comme si la guerre était gagnée…». Un certain jeudi 24 août 1944.

Si cette radio fut une citadelle coloniale à cette époque, elle fut aussi une école de formation pour le patriotisme algérien et pour l’ensemble de ses composantes. En situation de colonisation de peuplement ne se rende-t-on pas compte de toute l’importance de la rencontre des troupes artistiques, lettrés et  journalistes avec leurs diversités culturelles et horizons politiques qui les traversent et les discussions qui les animes en tant que concitoyens, sur l’Algérie et le monde des années 1930 et 1940. Nous pensons que ces rencontres étaient beaucoup plus riches qu’aujourd’hui.

Pas de munitions en Espagne

Il est important de rappeler qu’avant son expérience radiophonique, Djamila Debèche aiguisait déjà sa plume  dans la presse dite musulmane et de langue française. Elle apporte ses contributions aux débats de l’heure et de tout ordre. C’est ainsi qu’elle publia à la une de L’Echo de la presse musulmane (du 19/9/1936), un article intitulé Pas de munitions en Espagne. Le titre proposé par Debèche fut Pas d’avions en Espagne, mais la rédaction précisera, à le seconde page du même numéro, son choix du terme « munitions » tout en faisant un fervent l’éloge à la contribution.

C’est en pleine guerre révolutionnaire d’Espagne où deux systèmes économiques et politiques mondiaux s’affrontaient, qu’une jeune algérienne apporte son point de vue d’observatrice et à travers lui, celui d’une partie des courants politiques nationaux. Elle devient un porte-parole au féminin, du mouvement des Elus musulmans. L’article fustige l’appel des communistes français lancé en direction du gouvernement de Léon Blum, afin que la France envoie des armes et munitions pour les Républicains espagnols. Debèche estime que le gouvernement français restant « sur sa position de neutralité se montre à la hauteur des événements », face aux menées « extrême-communistes » qui ne cessent d’exercer des pressions sur Léon Blum, qualifiant ces gestes de «mauvais sentiments » et de « manque de sens morale ».

Djamila Debèche dégage à travers son écrit un sentiment anticommuniste flagrant. Il fut de son droit puisqu’elle répondait à une conviction propre, ne faisant traduire qu’une réalité politique supranationale devant l’avancée des idées du socialisme soviétique et le déclenchement de la révolution paysanne chinoise. C’est à travers ce contexte de lutte idéologique et à un niveau mondial que nous pouvons  aussi lire l’article de Debèche.

Nous ne pouvons omettre son appartenance sociale de classe. Aucun doute que la fille du notable de la région de Ghriss (Sétif), en recevant l’éducation et les enseignements des manuels coloniaux, s’est acquise une certaine appartenance culturelle française. Peut-on la condamner pour «crime culturel » en voulant défendre ses convictions ? Autant condamné les Bencheneb, Bencherif, Lamoudi et bien d’autres Algériens qui ont écrits en français et parlés d’une certaine Algérie. 

Les événements politiques futurs, montreront les erreurs et une certaine étroitesse de vues que développait cette catégorie sociale dans un contexte de colonisation, sans les désignés, pour autant, de traitrise au même degrés que les sanginaires bachagas et kaids.

Dans son article, Djamila Debèche appuyait vivement l’avènement du gouvernement Blum. Les larges courants politiques algériens de l’époque l’ont même soutenus. Elle voyait en ce gouvernement « un gouvernement désigné par la masse », qui veut pour l’ouvrier des «  réformes qui lui permette de vivre et d’être heureux par le travail », sans être le conquérant d’un quelconque pouvoir politique, rappelle-t-elle. En ajoutant, que

«Le peuple est trop juste pour ne pas reconnaître au profond de lui-même que se ruer sur les employeurs, c’est se décimer  soi-même».        

Elle conclura sa contribution sur un appel en direction des Musulmans de l’Algérie, en écrivant :

« Vous, mes chers compatriotes musulmans, qui tant souffert sous une domination parfois brutale, soyez aussi très calmes. Ne vous laissez pas entraîner ; qu’une délégation « honorable » fasse part de vos souhaits et expose vos droits. Il n’est pas de bonheur qui s’édifie sur des larmes et des cendres. Et le comprendre c’est aussi comprendre son devoir de bon patriote arabe et français ».

une position de classe mais politique aussi se dégage de cet « appel »., et dire que le critique jean Déjeux affirmait à son sujet, qu’elle est un auteur « qui ne se voulait dépendant d’aucun parti politique de ce moment » (3). Mais le terme « honorable » semble montrer une coloration politique de classe à laquelle appartenait Djamila Debèche, mais aussi du politique programmatique des Elus musulmans. Debèche fille d’un gros commerçant de tapisserie, même en étant orpheline des deux parents dès l’âge de deux ans, elle fut prise en charge par la famille de sa mère faisant partie, elle aussi, de la bourgeoisie commerçante algérienne.

L’Action, une revue sociale pour le progrès

En 1946, Djamila Debèche est encore jeune et pleine de dynamisme, elle allait être d’un grand apport sur les plans culturels et politiques. Son passage de l’animation radiophonique à l’écriture est marqué par sa prise de conscience en tant que femme dans un contexte sociopolitique algérien très complexe. Les années 30 et 40 furent des plus émouvantes et acharnées des luttes tous azimuts.

La répression coloniale, les luttes syndicales, le réformisme politique et religieux, les traditionnalistes acquises à l’administration coloniale, les luttes  politiques bien sanglantes entre, d’un côté, les nationalistes indépendantistes et nationalistes réformistes de l’autre. Auxquels il faut ajouté les forces fascistes européennes, réactionnaires et génocidaires. Que pouvons-nous attendre d’une jeune fille éclairée certes, mais dans un pays soumis à des luttes des plus contradictoires en situation coloniale atroce développant une apartheid de l’exclusion sociale ?

L’affirmation de soi semble être la réponse la plus adéquate qu’avait à choisir Djamila Debèche, utilisant sa position sociale pour affirmer son appartenance culturelle en tant que femme algérienne et musulmane dans le sens le plus moderne du terme. Les nouvelles qu’elle recevait sur les luttes des femmes en Turquie kémaliste et de l’Orient en pleine effervescence anticolonialiste, Egypte et Syrie en têtes, allaient bouleverser son devenir.

Pourquoi ne pas placer ses luttes de femmes dans le contexte de décolonisation, plutôt de celui de l’aliénation coloniale. Debèche fait partie d’un groupe social minoritaire et doublement minorisé par son statut de femme musulmane, au sein d’un groupe social dominant doublement exploitant, économique bien sur, mais aussi en termes de rapports sociaux (sexe, race). Elle est minoritaire même par son éducation même si cette dernière lui confère une certaine autonomie et liberté par rapport au 5.588.314 millions d’Algériens (selon le recensement du 8 mars 1931) et d’agir telle une porte-parole d’une émancipation féminine et celles des jeunes filles algériennes, par le biais du droit à l’éducation.

La question de la jeune fille algérienne fut une question des plus urgentes dans l’écrit et le combat de Djamila Debèche, dans l’esprit de « l’école » de la militante égyptienne Houda Chaaraoui Pacha, qui a été son icône favorite. Le 25/9/1947 paraît le premier numéro de L’Action-El-Amel (le logo étant bilingue) dont la devise est : « L’évolution de l’Algérie dépend des efforts conjugués de ses fils et de ses filles » et la lecture attentive des sept numéros parus (le 7e et dernier numéro date du 1/4/1948), permet de relever une question fondamentale dans l’orientation sociale et politique de la fondatrice de la revue. Il n’a jamais été question de sexisme ou de féminisme européen dans la revue de Debèche, puisqu’elle affirme que « cette revue exprime le désir profond des Musulmanes algériennes de contribuer à l’organisation sociale dont notre pays a un si pressant besoin ». Une revue qui annonce la couleur dès son premier numéro, qu’elle puisse être un sérieux et « utile facteur de progrès »,  puisqu’elle avait proposé comme ligne de conduite de ce pencher sur le sort des musulmanes les plus défavorisées, de l’avenir de l’enfance et de s’intéresser « à tout ce qui concerne le foyer musulman et la famille ».

C’est elle qui signe la présentation de la revue, en couverture, entant qu’organe indépendant, mais militant dont l’action est d’assembler militants et militantes afin de former « une petite famille au service de l’Algérie ». Pas de projet politique, ni féministe aussi, L’Action est une revue sociale, féminine, littéraire, artistique. Dans ce N°1 nous apprenons que l’artiste Omar Racim fut l’illustrateur de la revue, le logo et les pages intérieures sont de lui. Son frère Mohammed apparaitra au dernier numéro sous la plume de l’artiste-femme Baya, dans un article intitulé Georges Martin présente Mohammed Racim (page.7).

Des auteurs, hommes, contribuèrent dans la revue de Djamila Debèche, tel que le lettré et musicologue, Mohammed Zerrouki, des imams, le recteur de l’Université d’Alger et des écrivains. Mais c’est surtout la participation féminine qui importait dans cette démarche. Au premier numéro et en p.3, nous lisons l’article de Mlle Halima Benabed, intitulé L’Evolution de la femme musulmane en Algérie, paru dans le journal L’Essor de l’Algérie. Celle qui signe du nom de Zineb évoquera la première femme du prophète de l’Islam, Khadidja bent Khouailed, Zineb est animatrice des pages Chroniques de la vie sociale et de la plume de Yasmina Lockrichi ou Lokrichi, nous lisons Jadis dans la société musulmane.

Autant de contributions qui dénote une certaine dynamique d’esprit faisant face aux clichés de la Fatma arabe ou l’indigente femme berbère qui n’est vouée qu’à garder des brebis ou faire la cueillette des olives !

Djamila Debèche, 1er «diplomate» de l’Algérie

Il est peut-être intéressant de rappeler certains écrits de Debèche et les questions qu’ils soulèvent, en tant que documents de l’histoire du mouvement féminin en Algérie. Autour de son cas, nous sommes confrontés à des historiens, politiques, universitaires et « intellectuels administrés » rongés, pour la plupart, par le nationalisme chauvin du PPA-MTLD, menant leurs croisades contre le libéralisme de la femme algérienne sous les burnous de l’inertie culturelle et autres valeurs rétrogrades.

Les « communistes » réformistes, oulémistes paternalistes  et sexistes du mouvement des Elus musulmans ont apportés leur eau au moulin de la seule négation du rôle progressiste de la femme dans les conditions coloniales. Elles étaient « mineures » à la colonisation, toujours « mineures » dans le combat libérateur et elle l’est toujours à l’indépendance politique. Le FLN de la lutte armée, ne fera que perdurer les malheurs de cette frange sociale, bien majoritaire après que leurs hommes, frères et pères se sont fait tués en 30 de guerres capitalistes mondiales. De nouvelles lectures historiques et dépourvues de toutes les « polices idéologiques » sont en attentes afin de relire les sept numéros de la revue L’Action-El-Amel. Comment peut-on faire passé sous silence le geste de Jean Sénac, offrant deux poèmes à l’honneur de Mohammed Zerrouki, intitulé Deghlet Nour  et Fleurs pour Djamila Debèche dans le N° 5 et « dans un même soui de Poésie et d’Union », écrit-il.

Au n° 2 de la revue, Djamila Debèche est de retour de Paris où elle participé au Congrès International Féminin qui s’est déroulé du 28/09/ au 1/10/1947, à la grande salle de l’Hôtel Majestic, transformé en siège de l’UNESCO de l’époque. C’est Mlle Rabia Khaleff, correspondante de la revue à Paris, qui titre : Sous l’égide de l’Entende Mondiale pour la Paix. Le Congrès se réunit et travaille. Il y avait 200 représentantes de 53 pays, dont l’Algérie représentait par Djamila Debèche assise, le premier jour, aux côtés de Madagascar et de la Guadeloupe avant de choisir de s’installer entre la délégué  de l’Irak et celle  de la présidente française de l’Entente Mondiale pour la Paix. Un fait marquant et un acte politique en lui-même.

Rabia Khaleff décrira avec beaucoup d’attention cette rencontre mondiale autour de la question des droits de la femme et de l’enfant.

« Me voici arrivée devant la Maison des Alliées, note-t-elle au début de sa couverture, où doit se tenir le Congrès International Féminin (…) je suis heureuse car je vais assister à cette grande réunion des représentantes de 53 nations, vivant symbole de la fraternisation mondiale »,.

Les absents à cette rencontre furent la Russie soviétique, l’Espagne franquiste et la Syrie. Djamila Debèche avait assisté et dès le premier jour, à la Commission de langue anglaise, composé de l’Angleterre, du Canada et de la forte délégation Américaine, alors qu’une délégué de la ville de Cherchell, Mlle Claudet, préféra s’asseoir à la Commission de langue française, dont la présidente de séance est la représentante de l’Argentine.

A travers ce compte-rendu, nous retenons un réel dynamisme de la part de la représentante de l’Algérie. Elle a eue droit à deux interventions, en plénière où elle a exposer la situation de la musulmane algérienne et en séance des débats.  Pour cette journée du 1er octobre, la correspondante de L’Action-El-Amel rapporte les propos les plus en vu de Djamila Debèche, qui dira :

«Malgré les efforts qui sont déployés en faveur du plan de scolarisation, plus de 900000 enfants de 5 à 13 ans sont encore dans les rues en Algérie et exercent des profession ambulantes, ce qui ne se voit dans aucun autre pays du monde. Il est indispensable de promouvoir au service de la femme et l’enfant les forces vives du pays et de mettre tout en œuvre pour que la musulmane algérienne puisse participer à l’activité sociale du pays. Pour cette action sociale, non seulement la femme de France, mais aussi tous les pays du monde doivent nous aider à rattraper un retard considérable. »

L’intervention de Djamila Debèche a valu « à l’Algérie, une chaude manifestation de sympathie » de la part des présentes, relève Rabia Khaleff.

La participation de Djamila Debèche à ce Congrès et en plein début de la dite « guerre froide », pourrait bien être considérer comme une action diplomatique, première en son genre. Vouloir arracher un siège  au nom de l’Algérie, encore colonisé, est un acte politique de grandeur mondiale réalisé par une femme parlant au nom de ces compatriotes déshéritées et des plus démunies. De retour à Alger, Debèche apprend le décès de la militante Houda Chaaraoui Pacha et lui rendra un vibrant hommage dans le N° 2 de L’Action. Au N° 4 de la même revue, nous pourrions lire un autre article sur la portée du militantisme social de l’icône d’Egypte.

Entre l’Achoura, fête de la charité (N°3, du 25/11/1947) et les Billets, dans les derniers numéros, Djamila Debèche ne se lassait d’être attentive aux échos de la société algérienne, c’est ainsi que nous lisons et à travers deux notices qui peuvent avoir, aujourd’hui toute leur place dans l’histoire revisitée.

La rédaction de la revue félicitait M. Ali Berkani, employé des cheminots et secrétaire de la section UDMA d’aller-Ville, pour le baptême (circoncision) de ses deux frères. De même pour la « nomination de M. Bouakouir à la Direction du commerce et de l’Industrie au Gouvernement général de l’Algérie. M. Salah Bouakouir, ingénieur aux Chemin de fer algérien, est une personnalité dont la valeur morale et intellectuelle est hautement appréciée », peut-on lire encore au n° 4 de L’Action.

Ce que nous offrons à la lecture, c’est bien une page de notre histoire et que nous apprécions à sa juste valeur. Une femme algérienne, journaliste, romancière, essayiste et  conférencière, qui a porté bien haut et sans complaisance, la voix de l’Algérie. Mais, il y a encore des mots à dire, des gestes à renouveler, des actes à parfaire, des blessures à reconsidérer, des moments historiques à apprécier à leur juste valeur et des idées à renouveler en tout instant.

M.K A.

Note :

1 – Voir Le Matin du 21 novembre 2013. Notre contribution intitulée : Djamila Debèche au pays du non-dit !

2 – Abdelali Merdaci, Djamila Debèche, première romancière algérienne. Conférence donnée le 10 mai 2009, au 1e Salon du livre de Sétif,

3 – Jean Déjeux, La littérature féminine de langue française du Maghreb, Paris, éditions Karthala, 1994, pp. 19-44.

Auteur
M. K. Assouane

 




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MCA (0) -Al-Merreikh (0) : le coach pointé du doigt

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FOOTBALL

MCA (0) -Al-Merreikh (0) : le coach pointé du doigt

Dans le cadre des ¼ finale match-aller de la coupe Zayed des Clubs champions arabes, le MC Alger s’est neutralisé jeudi soir au stade du 5-Juillet face au club Soudanais d’Al-Merreikh sur le score vierge 0-0.

Dans un stade à moitié vide en signe de protestation des Chnaouas contre l’administration du club, les joueurs du doyen ont fait leur apparition sous les huées des supporters en conséquence à la contre-performance enregistrée dans la Coupe d’Algérie devant le NAHD.

En optant pour la 4.5.1 avec un joueur seulement en pointe, le coach indésirable aux yeux des fans, avait visiblement oublié qu’il devait se mettre à l’abri avant le match retour prévu le 16 février au stade d’Oum Dourman, dans lequel les Soudanais sont surtout réputés par un jeu offensif. Aussi, il a fallu attendre jusqu’à la 30’ pour voir la première et la dernière occasion des Vert et Rouge en cette première période, par l’intermédiaire de l’attaquant Souibaah qui a vu sa frappe survolée la cage d’Abou-Achrine, après une passe en retrait de son coéquipier Benaldjia.

Sur ce score vierge de (0-0) l’arbitre tunisien a renvoyé les vingt-deux acteurs aux vestiaires après une première mi-temps ennuyeuse et très décevante.

La deuxième période était mieux animée, puisque plus audacieux, le compartiment du milieu mouloudéen, s’est avancé d’un cran au camp de vis-à-vis, soldé d’un penalty à la 56’ à la suite d’une obstruction commise sur le joueur Bendebka à l’intérieur de la surface de réparation qui lui a infligé au passage la perte de conscience à l’issue d’un sévère télescopage avec le défenseur adverse.

Fort heureusement, plus de peur que de mal, pour ce dernier, qui est revenu sur le terrain deux minutes plus tard, hélas, le malaise de l’ex-Husseindéen fut mal récompensé par son coéquipier Bourdim qui a transformé cette balle de but à une simple remise de jeu en mettant son tir complètement à côté du rectangle.

L’entrée en lice d’Amada à la 64’ après deux mois d’absence, n’a pas vraiment changé les choses à l’exception de quelques actions assez timides, et ce, jusqu’au coup de sifflet final. Hyper tendu, après ce semi-échec, le peuple vert a exigé le départ immédiat de l’administration actuelle et de son staff technique.

Auteur
A. Belkheir

 




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