15.9 C
Alger
Accueil Blog Page 2038

Ami

0
LE COIN DES POETES

Ami

Pluie fine de rue 
Lumière s’y reflète
Saint Michel bat le pavé
De gens qui n’ont rien

Sols mouillés et des pas
Attendent ne sait quoi
Saint Michel est là
La Seine coule là

Les merveilles de la nuit
Ne sont plus là
Saint Michel les oublie
Ainsi passe le temps

L’Ami parti de vie à trépas
La Seine comme sa vie
Aura coulé et l’oublie déjà
Dans mes yeux une pluie.

JiJi

Cet espace est le vôtre ami(e)s poète(esse)s. Nous vous le réservons pour la publication de vos poèmes avec votre illustration.

 




- Publicité -

Alger : d’importantes infrastructures sportives laissées à l’abandon

0
POLEMIQUE

Alger : d’importantes infrastructures sportives laissées à l’abandon

A quelques mètres seulement de l’Office national des œuvres universitaires et 5 minutes de route du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le plus grand complexe sportif universitaire situé en plein cœur de la commune de Ben Aknoun, connu sous le nom de complexe Rija demeure, à ce jour, le grand mystère qui hante nos étudiants, dont le délaissement contredit complètement la volonté des pouvoirs publics.

A proximité de plusieurs cités universitaires et d’autres facultés existe le plus grand complexe sportif universitaire et le seul qui existe à Alger, avec en son sein une grande salle omnisports, un stade de football et des terrains de jeu en plein-air, le tout entouré d’un parking avec une capacité pour 40 véhicules environ. Mais son ambigüité et son abandon reflètent en réalité le véritable chaos qui ruine notre sport national.

Inauguré à la fin des années soixante-dix, au profit de la communauté estudiantine, ce projet avait comme mission de résoudre les besoins des sports scolaires et universitaires, mais ce gigantesque patrimoine relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique est délaissé depuis quelques décennies déjà. Son importance statutaire ne semble pas trop séduire l’attention de nos soi-disant cadres bienveillants.

rija

En effet, ce complexe a fait l’objet de plusieurs rapports dédiés principalement au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, et notamment, pour l’Office national des œuvres universitaire. Malheureusement Lesdits rapports restent sans suite. Entretemps cette installation est squattée par des bidonvilles, et les chiens errants qui privent les établissements voisins ainsi que leurs étudiants d’un bien qui leur revient de plein droit, et qui aurait pu accueillir et servir des événements sportifs de grande envergure.

Contrairement aux beaux discours démagogiques, la situation de cette infrastructure, dévoile l’arrière-plan de ce que nous appelons, le développement du sport national et sa promotion au sien de notre société, et qui s’annonce malheureusement, avec ses plus pires scénarios; car abandonné, il nous suffit de s’y rendre sur les lieux pour constater le désastre auquel nos futures élites ont eu droit.

Auteur
Anès N.

 




- Publicité -

MC Alger : Chérif El Ouezzani suspendu pour dopage

0
FOOTBALL

MC Alger : Chérif El Ouezzani suspendu pour dopage

Le milieu de terrain défensif du MC Alger (Ligue 1 algérienne de football) Hichem Chérif-El Ouezzani, contrôlé positif lors du match contre le CR Belouizdad (1-1), disputé le 17 janvier 2019, dans le cadre de la 18e journée du championnat, est suspendu provisoirement avant son audition, a annoncé ce samedi la Ligue de football professionnel (LFP).

« La commission de discipline de la LFP a prononcé une suspension provisoire du joueur du MC Alger Hichem Cherif El-Ouazzani à compter du 26 janvier jusqu’à son audition lors la séance du Mercredi 30 Janvier 2019 à 13h00 », indique la LFP dans un communiqué.

Il s’agit du deuxième cas avéré de dopage depuis le début de la saison, après celui du gardien de but de l’US Biskra (Ligue 2) suspendu le 10 décembre dernier pour six mois dont trois mois avec sursis.

« Suite à l’examen des pièces versées au dossier, et aux rapports du laboratoire antidopage de Lausanne (Suisse) accrédité par l’agence mondiale antidopage AMA et au rapport de la commission médicale fédérale de la FAF, sous-commission antidopage : présence d’une substance interdite, de ses métabolites (Benzoylecgonine et Methylergonine) dans l’échantillon (A) du joueur sous N.4219 459 collecté lors du match entre MCA-CRB de la 18ème journée du championnat Ligue 1, conformément au règlement antidopage de la FIFA notamment les articles 06 et 34, articles 109 et 110 du code disciplinaire de la FAF », précise la LFP.

Auteur
APS

 




- Publicité -

Talaie El Hourriyet laisse planer le suspense sur la présidentielle

0
PARTI

Talaie El Hourriyet laisse planer le suspense sur la présidentielle

Dans son communiqué rendu public, samedi 26 janvier, le Bureau Politique de Talaie El Hourriyet a remis à plus tard sa décision concernant la présidentielle.

Le Bureau Politique a procédé à l’évaluation de la situation politique, économique et sociale prévalant dans le pays.

1-Analysant la situation politique, le Bureau Politique a pris acte de la convocation du corps électoral pour l’élection du Président de la République, fixée au 18 avril 2019.

Il a tenu à relever que la convocation du corps électoral ne diminue en rien la densité du brouillard qui enveloppe le champ politique national où l’affrontement entre des cercles du pouvoir politique dans la perspective de la prochaine élection présidentielle fait courir au pays des risques de dérapage et l’expose à des menaces à sa stabilité et à sa sécurité nationale.

Pour le Bureau Politique l’élection présidentielle d’avril prochain est capitale pour le devenir de notre pays, confronté à des défis multiples qui ne peuvent être relevés que par un pouvoir légitime, issu d’un scrutin régulier, loyal et transparent , capable de réunir les Algériens autour d’un consensus populaire pour dépasser la crise multidimensionnelle qui affecte gravement notre pays, ouvrir de nouvelles perspectives politiques, économiques et sociales et redonner espoir à notre jeunesse en un avenir prometteur.

Le pouvoir politique en place se trouve, dès lors, devant une lourde responsabilité historique, celle de donner la parole au peuple souverain pour qu’il puisse, enfin, s’exprimer librement, en garantissant la régularité du processus électoral à toutes ses phases.

La gravité de l’impasse politique et de la crise économique et sociale actuelle commande au pouvoir politique en place de se départir de la tentation de vouloir, une fois de plus, détourner la volonté populaire et d’abandonner la prétention obsessionnelle à la pérennité au détriment des intérêts supérieurs de la Nation.

La continuité que prônent certaines forces politiques ,  synonyme de statu quo et d’immobilisme, au moment où le changement s’impose impérativement pour le sauvetage de notre pays, ne peut qu’approfondir l’impasse politique actuelle, accroître la mainmise des forces extra-constitutionnelles sur la décision nationale, exacerber les luttes intestines au sein du pouvoir politique en place, fragiliser la stabilité du pays, aggraver la situation économique, attiser les conflits sociaux, et affaiblir davantage la position de notre pays dans son environnement géopolitique.

S’agissant de la prochaine échéance électorale, le Bureau Politique a entendu une communication sur les consultations menées par le Président du Parti avec les coordonnateurs des Bureaux territoriaux sur la perspective des élections d’avril prochain. Se référant à la lettre adressée par M. Ali Benflis , Président du Parti, à M. le Ministre de l’Intérieur, des Collectivités Locales et de l’Aménagement du Territoire, pour signifier son intention de constituer un dossier de candidature  à l’élection du Président de la République du 18 avril prochain, le Bureau politique a rappelé que la question de l’opportunité d’une participation du Parti Talaie El Hourriyet à l’élection présidentielle du 18 avril 2019 sera tranchée , démocratiquement, par le Comité Central lors d’une prochaine session.

Il a chargé, à cet égard, le Secrétariat National de préparer un document sur la situation politique économique et sociale en rapport avec les enjeux de la prochaine échéance électorale.

Par ailleurs, le Bureau Politique dénonce, de nouveau, les atteintes aux droits et libertés constitutionnelles, notamment le droit de manifester pacifiquement et la liberté d’expression et le harcèlement des donneurs d’alerte, des usagers des réseaux sociaux, des défenseurs des droits de l’homme, et des journalistes, notamment ceux de la presse électronique.

2- Abordant la situation économique, le Bureau Politique a exprimé sa préoccupation pour les résultats médiocres enregistrés pour l’année 2018 en termes de croissance et d’indicateurs économiques et les prévisions alarmantes pour les prochaines années, à commencer par  l’année 2019.

Il regrette que 2018 ait été une année blanche en terme de croissance et de réformes économiques et craint que les considérations politiques, ayant prévalu sur la rationalité économique, l’année 2019 ne soit celle de tous les risques de dérapages économiques et de tensions sociales, et ce ne sera certainement pas, la planche à billets, qui tourne à plein régime  qui arrêtera la dégradation de l’économie nationale. Il constate que le gouvernement reste impassible aux appels conjugués des experts nationaux et des organismes économiques et financiers régionaux et internationaux qui soulignent l’urgence des réformes à entreprendre pour sortir l’économie nationale de l’extrême dépendance des hydrocarbures.

La déliquescence des institutions de l’état est manifeste dans la sphère économique dans les déclarations contradictoires de responsables dans des secteurs aussi sensibles que les finances publiques ou l’énergie ou encore l’incapacité du gouvernement de faire face à une épidémie de fièvre aphteuse qui risque de décimer une partie du cheptel du pays portant préjudice à un secteur important  de l’économie nationale et aux éleveurs et à tous ceux qui vivent de cette ressource.

3- Par ailleurs, le Bureau Politique  a constaté la multiplication des mouvements de contestation et de revendication sociale à travers le territoire national, caractéristiques d’un malaise social qui se répand dans le monde du travail et au sein de la société.

Talaie El Hourriyet réaffirme sa solidarité avec tous ceux qui défendent leurs droits légitimes par des moyens pacifiques et sa conviction que le dialogue et la négociation sont les moyens appropriés pour le règlement des conflits  sociaux et que le recours à la force est à proscrire.

Le Bureau Politique s’est dit consterné par le bilan établi par les autorités publiques concernant la harga qui atteste une amplification de ce phénomène et illustre l’échec du dispositif répressif mis en place pour juguler l’engagement de citoyens, en majorité des jeunes, dans des aventures périlleuses. Il considère d’une grande gravité et tout à fait inapproprié d’accuser l’opposition et les réseaux sociaux de susciter et d’encourager les jeunes à quitter illégalement le pays au lieu de reconnaître les véritables raisons qui sont à l’origine de ce phénomène et qui engagent la responsabilité des pouvoirs publics, et de promouvoir des politiques qui redonnent espoir à notre jeunesse et prennent, sérieusement, en considération ses aspirations.  

 




- Publicité -

Fatma n Sumer ou comment séquestrer et voler des scénarios

0
Tribune

Fatma n Sumer ou comment séquestrer et voler des scénarios

Younes Adli.

Le 19 janvier 2019 le ministre de la Culture Azzedine Mihoubi était en visite d’inspection à Tizi Ouzou pour la supervision de projets de réalisation d’infrastructures du secteur de la culture.

Il s’est rendu à Lǧemɛa-n-sariǧ (20 kms à l’est de Tizi Wezzu) pour donner le premier coup de manivelle d’un long-métrage du réalisateur Ali Mouzaoui retraçant le parcours du troubadour Si Muh Umhand (1840/45 – 1905), l’une des grandes figures de la poésie kabyle.

A travers les deux personnages cités que sont le ministre Azzedine Mihoubi et le réalisateur Ali Mouzaoui, j’aimerais aborder un problème qui a fait souffrir en silence deux scénaristes kabyles, et à travers eux probablement plusieurs autres. Il s’agit de la détention arbitraire et du vol de deux scénarios de films sur le parcours de Fatma N Sumer (1830 – 1863), l’une des figures de proue de la résistance kabyle qui s’est rebellé contre l’occupant français.

Le premier cas concerne la détention de scénario. Il s’agit de celui co-écrit par l’historien Dr. Younes Adli et le réalisateur Ali Mouzaoui suite à la sollicitation de ce dernier envers le premier.

Pour l’histoire, c’est Ali Mouzaoui, à titre de cinéaste, qui a déposé un dossier pour avoir auprès du ministère de la Culture une subvention du programme FDATIC (Fonds de développement de l’art, de la technique et de l’industrie cinématographiques).

La commission nationale de lecture et de l’aide aux projets audiovisuels a donné son acceptation et le ministre de la Culture de l’époque répond en s’engageant à financer entièrement le film. Le temps passe, rien ne se concrétise. L’écrivain-historien Dr. Younes Adli relance le cinéaste Ali Mouzaoui mais en vain.

Deux années plus tard, le cinéaste essaye de convaincre Dr. Younes Adli que la commission de lecture a émis un avis défavorable pour le scénario. Ce dernier décide de s’enquérir auprès de ladite commission de lecture. Deux de ses membres, MM. Mouloud Achour et Abrous Outoudert, lui expliquent que le scénario n’est pas refusé mais il lui est demandé quelques aménagements seulement.

Dr. Younes Adli informe Ali Mouzaoui de sa démarche fructueuse, puisqu’il s’agit seulement de quelques correctifs à apporter.

À partir de ce jour, le cinéaste crée un conflit de toutes pièces avec l’écrivain-historien qu’il écarte du projet. Le scénario co-écrit étant déposé auprès de l’ONDA (Office National des Droits d’auteur), aucun des deux auteurs ne peut le réaliser sans l’aval de l’autre. C’est ce qu’on appelle la séquestration en règles du scénario.

Du temps passe encore, et subitement vers fin 2004 un feuilleton en arabe sur Fatma N Sumer est diffusé à la TV algérienne et intitulé Adraa El Jabal “La vierge de la montagne”. C’est une coproduction algéro-syrienne avec comme réalisateur le Syrien Sami El Djenadi et le scénario écrit par Azeddine Mihoubi, l’actuel ministre de la Culture.

Il est important d’avoir une idée sur le parcours politique et idéologique de ce dernier pour pouvoir démêler les dessous de divers scénarios faits sur Fatma N Sumer.

Azeddine Mihoubi, né en 1959, a un parcours atypique en occupant plusieurs postes et fonctions. Il était chef de l’information pour la TV algérienne (1996-1998), député RND de 1997 à 2002, président de l’Union des écrivains élgériens (1998-2005), président de l’Union Générale des Hommes de lettres arabes (2003-2006), DG de la Radio Algérienne (2006-2008), directeur de la Bibliothèque nationale (2010-2013), secrétaire d’État chargé de la communication (2008-2010), et enfin depuis 2015 jusqu’à date, il occupe le portefeuille du ministère algérien de la Culture.

Le film en arabe sur Fatma N Sumer, donné aux Syriens pour sa réalisation à coup de milliards, a scandalisé tous les Kabyles en voyant les décors et les tenues vestimentaires des Kabyles, femmes et hommes.

En 2007 on retrouve le cinéaste kabyle Ali Mouzaoui réalisant un long métrage intitulé « Mmi Mezran » (La fille aux tresses) et un documentaire sur l’écrivain kabyle Mouloud Feraoun (2009).

Pourtant Ali Mouzaoui était supposé réaliser un long métrage sur Fatma N Sumer sur la base d’un scénario co-écrit avec Dr. Younes Adli. A ce sujet il a déclaré au journal El Watan ceci : «Le film sur Fatma N’soumer est une œuvre de fiction qu’on va tourner en Algérie. Quelque 15 milliards de centimes sont nécessaires pour sa réalisation. Les responsables du ministère de la Culture ont retenu l’importance de ce projet».

Pourquoi les plans du ministère de la Culture algérienne ont changé en confiant le film aux Syriens et non pas aux Kabyles plus aptes à raconter l’histoire de Fatma N Sumer. De ce fait ces questions s’imposent :

  • Le scénario écrit par l’écrivain-politicien Azeddine Mihoubi, né à Ain Khadra (Msila) est-il plus plausible que celui de l’écrivain-historien kabyle Dr. Younes Adli, né à Lǧemɛa-n-Sariǧ en plein cœur de la Kabylie?

  • Le cinéaste arabe de la Syrie Sami El Djenadi est-il plus connaisseur des décors et tenues kabyles que le cinéaste kabyle Ali Mouzaoui?

  • Pourquoi le tournage s’est déroulé en Syrie et en langue arabe classique, et non pas en Kabylie et en langue kabyle?

  • Pourquoi ne pas faire profiter les producteurs, scénaristes et réalisateurs kabyles de la manne financière de l’époque au lieu de rémunérer excessivement des acteurs syriens? Le réalisateur Sami El Djanadi a dû les choisir en justifiant que la langue arabe classique n’est pas très bien maîtrisée par les acteurs algériens.

  • En arabisant l’héroïne kabyle Fatma N Sumer, Azeddine Mihoubi à l’époque président de l’Union des Écrivains Algériens et l’Union Générale des Hommes de Lettres arabes cherchait-il pas à justifier auprès de ses « maitres » arabes, qu’il mérite bien son poste de serviteur de la cause arabe?

  • Azeddine Mihoubi ne cherchait-il pas à humilier les Kabyles? Je me souviens à l’époque que la famille de Fatma N Sumer, la plupart des associations culturelles et tous les militants kabyles ont fortement réagi en dénonçant le non-respect des faits historiques et coutumes kabyles dans le film algéro-syrien.

Au grand malheur d’Azeddine Mihoubi, un autre problème ait surgi. Cette fois il s’agit d’un vol de scenario et non pas de séquestration.  Un autre scénariste kabyle, le regretté Ali Djenadi, jurait sur tous les toits, à qui voulait l’entendre, que le scénario d’Azeddine Mihoubi sur Fatma N Sumer était le sien. Seulement le ministre avait procédé à quelques modifications en ajoutant des ingrédients qui lui donnerait une touche arabe avec la non-conformité des costumes et des paysages. Ceux-ci ne reflétant nullement le pays kabyle sans parler de l’utilisation de la langue arabe dans la bouche de la résistante kabyle.

De quoi il s’agit exactement ?

D’abord il est important de présenter Ali Djenadi, un ancien responsable de la Fédération de France, qui est né en 1927 à Gendul (Friha, Tizi Wezzu) et originaire de Tamezgida (Tizi-Rached, Tizi-Wezzu). Il fut arrêté à Paris en 1960 pour être libéré peu avant le cessez-le-feu. En 1962, il rentre au pays et s’engage dans l’enseignement comme un des premiers instituteurs post-indépendance. Il a pris sa retraite en 1987 pour se consacrer à l’écriture de livres et de scénarios de films. Parmi les romans qu’il a écrits, il convient de citer, « La dignité retrouvée » qui raconte la misère du peuple durant la période 1932-1952. Un scénario pour un feuilleton TV, tiré de ce roman, lui a valu le 3e Prix du concours du meilleur feuilleton TV organisé par les journaux Horizons/El Massa en 1985.

En 1999, Ali Djenadi a écrit le scénario du 4ème film kabyle de l’histoire. Il s’agit de « Mariage par annonce » réalisé par Amrouche Mehmel, et dans lequel le scénariste a campé le rôle principal.

Au début des années 2000 et suite à une promesse d’un intermédiaire du Général Larbi Belkheir pour financer un film sur Fatma N Sumer, l’écrivain-scénariste Ali Djenadi a entamé de profondes recherches au village Sumer, où est située la maison de l’héroïne kabyle. Il est allé jusqu’à chercher ses proches dont une femme de 75 ans qui lui a donné énormément d’informations sur son aïeule Fatma n Sumer.

Une fois le scénario terminé, Ali Djenadi l’a remis au ministère de la Culture pour passer en commission de lecture. Depuis il attendait le voir réaliser mais en vain. Quand il a vu le feuilleton arabe sur Fatma N Sumer, il a tout de suite compris que Azeddine Mihoubi, influent au ministère de la Culture, lui a volé le scénario en le modifiant légèrement. Une façon d’induire en erreur comme quoi c’est lui qui a mené les recherches sur la vie de Fatma N Sumer. Ali Djenadi a crié haut et fort et partout pour dénoncer ce vol caractérisé. Personne ne l’avait écouté sauf Ali Hedjaz qui lui a réalisé une interview en 2005.

L’écrivain-scénariste Ali Djenadi, très touché au plus profond de son âme, il n’a jamais admis un tel vol jusqu’à son décès le 13 février 2015 à l’âge de 88 ans.

Etant donné son parcours de militant depuis son jeune âge au service de la révolution anticolonialiste, son amour pour le pays en le servant avec amour après l’indépendance dans le domaine de l’enseignement et sa retraite consacrée entièrement pour la culture, la littérature et le cinéma qui peut démentir le regretté Ali Djenadi, à qui on a volé un scénario sur l’héroïne kabyle.

Volé par un cacique du système qui a occupé plusieurs postes de responsabilités en son sein. D’ailleurs à se demander d’où est ce qu’il a pu trouver le temps nécessaire pour mener ses recherches sur Fatma N Sumer, ne serait que se déplacer dans son propre village et interroger ses proches comme l’a fait le regretté Ali Djenadi.

Le chevauchement des faits entre le scénario de Fatma N Sumer co-écrit par Dr. Younes Adli et Ali Mouzaoui mais bloqué sans suite, le scénario d’un feuilleton algéro-syrien en langue arabe du ministre Azeddine Mihoubi qui surgit subitement et enfin le scénario du regretté Ali Djenadi laissé sans suite au ministère de la Culture, donne à réfléchir à plus d’un titre.  

Comme dit au début de cet article, en ce début de l’année 2019, le cinéaste Ali Mouzaoui, avec les encouragements des pouvoirs publics, s’apprête à réaliser un long métrage sur le poète kabyle Si Muh Umhand.

Bizarrement pour un simple coup de manivelle, c’est le même ministre de la culture, Azeddine Mihoubi qui vient en personne y assister, accompagné par le wali de Tizi Wezzu.

Comme par hasard cela se passe à Lǧemɛa-n-sariǧ, le village de Dr. Younes Adli, et non pas à Larbaa N At Yiraten, la région de Si Muh Umhand.

Le comble est qu’au micro de Radio Tizi Wezzu, le cinéaste Ali Mouzaoui a qualifié Azeddine Mihoubi de « Grand Homme ». Ce ministre qui a manqué de respect à toute la Kabylie en s’attaquant à ce repère historique qu’est Fatma N Sumer.

Cet échange de serviabilité entre Ali Mouzaoui et Azeddine Mihoubi ne cache-t-elle pas une coalition pour enlever toutes les traces de ce qui s’est tramé comme coups envers les deux victimes que sont Dr. Younes Adli et le regretté Ali Djanadi ?

En tous les cas, les choses ne peuvent être que plus claires avec d’un côté le clan de ceux qui s’attaquent à nos symboles qui se consolide. Et de l’autre ceux qui veulent porter haut les mêmes symboles kabyles et amazighs en général.  

Auteur
Racid At Ali uQasi

 




- Publicité -

La JSK neutralisée à domicile, le suspense s’étale pour les mal-classés

0
FOOTBALL/Ligue 1

La JSK neutralisée à domicile, le suspense s’étale pour les mal-classés

En accueillant l’AS Ain M’lila pour le compte de la 19e Journée du championnat professionnel de Ligue.1, les Canaris, se sont laissés neutraliser à domicile (1-1) et ratent ainsi l’occasion de creuser l’écart non seulement avec les poursuivants mais aussi pour s’emparer provisoirement de la tête du classement général, dans un match qui s’est déroulé a huis-clos vendredi après-midi au stade du 1er Novembre de Tizi Ouzou.

Et pourtant, tous les pronostics étaient au profit des locaux pour s’emparer des trois points de la victoire devant le premier relégable du championnat, l’AS Ain M’lila.

Mais privés de leur public à la suite du huis-clos imposé par LFP, les Canaris ont eu du mal à développer leur jeu et sont passés complètement à côté du match, en allant jusqu’à encaisser le 1er but de la partie dans les dernières minutes de la rencontre par l’attaquant adverse Mahious Aimen (80’). A peine l’ouverture du score célébrée, Amir Bélaili, égalise dans la foulée (83’) pour les Lions de Djurdjura et remet ainsi les pendules à l’heure, avant que l’arbitre de la rencontre  M. Bekouassa ne mette un terme au débat sur la parité d’un but partout.

La JS Kabylie revient provisoirement à un point d’écart de la locomotive, en attendant le résultat des Algérois, qui disputeront la JS Saoura au stade Omar-Hamadi de Bologhine.

Quant aux derniers de la classe, le DRB Tadjenanet avant-dernier au classement général, recevait la lanterne rouge le CR Belouizdad, dans une explication décisive entre deux relégables, mais qui n’a finalement pas eu lieu en raison des conditions métrologiques.

 

Auteur
A. Belkheir

 




- Publicité -

Les plaintes se multiplient contre les chaînes offshore, l’ARAV dans l’expectative !

0
EXPRESS

Les plaintes se multiplient contre les chaînes offshore, l’ARAV dans l’expectative !

L’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV) a noté, vendredi dans un communiqué, une « recrudescence » des plaintes de professionnels contre certaines chaînes de télévision privées pour le non-respect des contrats.

Cette réaction intervient au lendemain du décès du réalisateur Youcef Goucem après une tentative d’immolation devant les locaux de la chaîne de télévision privée Djzaïr-TV.

L’ARAV « note une recrudescence des plaintes de professionnels vis-à-vis de certaines chaînes, concernant l’exécution loyale des contrats avec les créateurs », soulignant que « ce problème qui, en vérité, relève des tribunaux, perturbe sérieusement les relations entre les contractants et bloque le développement de la production algérienne ».

Tout en rappelant que toutes les chaînes de télévision privées sont de droit étranger, l’ARAV affirme qu’elle « ne saurait se soustraire à ses responsabilités morales et en appelle, une fois de plus, aux autorités concernées pour une mise à niveau du paysage audiovisuel algérien ».

Des citoyens, parmi lesquels des artistes et des professionnels du cinéma, se sont rassemblés dans la soirée de jeudi devant le siège de l’ARAV pour manifester leur colère suite au décès du réalisateur Youcef Goucem. 

Auteur
APS

 




- Publicité -

Le FFS appelle les Algériens à boycotter la présidentielle

0
Tribune

Le FFS appelle les Algériens à boycotter la présidentielle

Dans un communiqué que nous publions dans son intégralité, le FFS appelle les Algériens à boycotter la prochaine présidentielle.

« Après une évaluation de la situation politique nationale, le Conseil National a pris la résolution suivante

Sur le plan politique

1 .Le Conseil National considère que les conditions d’une élection démocratique, libre, honnête et transparente, à trois mois de la tenue du prochain scrutin présidentiel, ne sont pas réunies. De ce fait, le FFS ne présentera pas de candidat et ne soutiendra aucun candidat dont la participation ne servirait qu’à donner une façade faussement démocratique à un scrutin fermé d’avance au profit du candidat du régime. Le FFS appelle la population- qui sait déjà que son vote ne comptera pour rien dans les résultats du scrutin  et que les résultats officiels ne reflèteront en rien le niveau réel de participation- à boycotter activement, massivement et pacifiquement un scrutin qui ne viserait qu’à pérenniser un régime autoritaire et liberticide.

2.Le Conseil National instruit les instances du parti à poursuivre et à intensifier sa campagne de mobilisation en direction des Algériens et des Algériennes et des forces vives de la nation pour imposer au régime une alternative démocratique et sociale qui mettra fin au système actuel antidémocratique et anti social sans perspective de sortie de crise.  Fidèle à ses engagements, à ses valeurs et à ses principes qui ont guidé son action depuis sa création, en droite ligne de la déclaration de Novembre et de la plateforme de la Soummam, le Parti continuera son combat pour la reconstruction d’un consensus national et populaire autour de l’élection d’une Assemblée Nationale Constituante et l’avènement de la 2èmeRépublique fondée sur un Etat de droit et les principes universels de la démocratie, seul à même de réconcilier les citoyens avec leurs institutions.

3-Le Conseil National après le constat de la faillite du régime sur le plan politique, économique, et social, lance un Appel à la mobilisation de la population, longtemps humiliée et exclue, pour le boycott du scrutin, et à sa vigilance pour faire barrage aux desseins politiques inavoués du régime. Cet Appel est partie intégrante de la résolution.

 Appel à Mobilisation des Algériennes et des Algériens.

Algériennes, Algériens

Vos parents ont lutté contre le colonialisme et, au prix d’immenses sacrifices, ont libéré le pays en espérant que l’indépendance nationale allait permettre à chacun de vivre dignement dans un Etat de droit démocratique et social. Ce n’est malheureusement pas le cas. C’est donc naturellement à vous qu’échoit le devoir et l’obligation de réaliser le rêve de vos parents.

Vous avez vécu un demi-siècle sous ce régime, vous êtes à même de juger si la Révolution de Novembre a permis après la libération du pays, l’instauration d’un Etat de droit, démocratique et social, respectueux des libertés fondamentales, offrant à ses citoyens des conditions de vie et de travail décentes et un environnement paisible où il fait bon vivre.

Pour un jugement objectif, du fait que le développement d’un pays se mesure au bien être de sa population, il vous suffit en fin de compte de répondre par oui et par non à la question suivante: êtes-vous heureux dans votre pays? C’est une évidence que de répondre non, sans se tromper. Il n’y a qu’à observer les phénomènes de malaise social à travers l’expatriation des élites, médecins, ingénieurs, universitaires, déclassés socialement, la fuite vers l’étranger des jeunes, sans emploi et sans perspective d’avenir, bravant la mort sur des embarcations de fortune, le nombre croissant de suicides, et l’évasion des citoyens de la réalité quotidienne par l’absorption de drogues pour oublier le présent et un futur sans espoir.

Sous ce régime qui n’a pas changé de nature depuis sa prise de pouvoir par un coup de force au lendemain de l’indépendance, le pays ne connait ni libertés, ni sécurité,  ni espérance d’un avenir meilleur.

Algériennes, Algériens

Il est des vérités que nous avons le devoir de clamer haut et fort pour éclairer les causes de cette régression profonde de notre pays  et y remédier.

1-Sur le plan politique, l’Algérie que l’on a dénommé « république démocratique et populaire « n’est ni républicaine, ni démocratique, ni populaire. Cet habillage sémantique cache une  dictature avec une façade démocratique et une rhétorique populiste. Jugez-en :

L’Algérie n’est pas encore une république, car une république est un système politique dans lequel la souveraineté appartient au peuple qui exerce le pouvoir politique directement ou par l’intermédiaire de représentants élus. Ceux-ci reçoivent des mandats pour une période déterminée et sont responsables devant la Nation. Par ses représentants, le peuple est la source de la loi. L’autorité de l’Etat, qui doit servir le « bien commun », s’exerce par la loi sur des individus libres et égaux.

Or dans notre pays, le régime imposé aux Algériens ne répond pas à ces critères. Au lendemain de l’indépendance en 1962, les Algériens n’ont pas pu exercer leur droit à l’autodétermination. Ce régime, avec un exercice monarchique du pouvoir, se perpétue jusqu’à aujourd’hui grâce à une alternance clanique imposée de façon autoritaire, au nom de la légitimité révolutionnaire, par des scrutins faussement démocratiques entachés de fraude, avec des violations systématiques de la Constitution.

L’Algérie n’est pas encore démocratique, car la démocratie comme régime a des caractéristiques modernes telles que la séparation des pouvoirs, l’alternance politique, le multipartisme, la liberté d’expression.

Toute entrée en démocratie se mesurant à partir de ces critères, l’Algérie ne peut être considérée comme démocratique, car le régime a instauré un Etat de non droit, l’Exécutif contrôlant le Judiciaire et le Législatif, un Etat non respectueux des libertés individuelles et collectives, disposant du monopole du pouvoir et opposé dans la pratique à toute alternance politique.

Le pluralisme culturel et linguistique, un indicateur de la démocratie, n’a pas encore été concrétisé dans toutes ses dimensions : juridique, institutionnelle, financière et programmatique.

L’Algérie n’a pas encore établi un Etat fondé sur le droit

Il suffit de rappeler les violations systématiques qui ont miné les fondements de l’Etat de droit et la légitimité des institutions, et ce, depuis l’indépendance nationale.

A commencer par la dissolution de la  1ère Assemblée Nationale Constituante en 1963 puis l’élaboration de la 1ère Constitution et son adoption dans une salle de cinéma  par un pouvoir illégitime. Par la suite, après le coup d’état de juin 1965, le pays fut gouverné par un régime dictatorial sans contre-pouvoir. La nouvelle Constitution de 1989 imposée au peuple qui une fois de plus, n’a pas été consulté pour son élaboration fut violé à nouveau avec l’interruption du processus électoral en janvier 1992, soit disant pour instaurer la démocratie, occasionnant des dizaines de milliers de morts et de disparus. Quant à la démocratie, on l’attend toujours. Cette même Constitution a été depuis lors amendée plus d’une fois pour perpétuer le régime actuel,  le peuple étant chaque fois tenu à l’écart.

Ajoutons à cela les événements récents, le départ forcé du président élu de l’Assemblée Nationale au mépris de la légalité constitutionnelle et du règlement intérieur de cette institution et le report de l’installation du Sénat au-delà des délais réglementaires, sans justification, qui reflètent la déliquesence avancée des institutions et leur illégitimité.

Ces coups de force institutionnels ont miné le corps de l’Etat, qui n’a plus les capacité de résister au  cancer de la corruption qui touche le cœur du pouvoir, gangrène les services publics et contamine la société, jetant ainsi le discrédit sur les institutions à tous les niveaux.

2-Sur le plan économique

Trois paramètres permettent de juger de l’état de l’économie nationale :

-La dépendance d’un seul produit, les hydrocarbures, faute de diversification ;

-La faible intégration des activités. La production nationale dépendante  fortement des importations de  matières premières et de biens d’équipements ;

-Des capacités nationales d’investissement limitées à cause des contraintes bureaucratiques.

Ces indicateurs reflètent  une économie vulnérable car dépendante de l’étranger pour son fonctionnement et son développement, sans perspective de développement autocentré générateur d’emplois et de progrès social.

L’échec du pouvoir à concevoir et à mettre en œuvre une stratégie de développement durable, l’a amené à sous traiter le développement de l’économie nationale aux firmes étrangères, intéressée par la seule captation des matières premières et la rentabilité financières de ses investissements. Ceci est intolérable car cela dessert les intérêts fondamentaux du pays et porte atteinte à son indépendance économique.

Dans un tel contexte, la construction d’un Maghreb démocratique des peuples devient une urgente nécessité, qui ouvrirait la voie à une intégration économique salutaire permettant de lutter ensemble contre la mondialisation qui vise à recoloniser les pays les plus faibles.

3- Sur le plan social

La question sociale a constitué le terreau favorable à la mobilisation du peuple contre le colonialisme exploiteur de la misère du peuple. Elle a inspiré la Déclaration de Novembre et de la plateforme de la Soummam, qui se sont fixées comme objectif après l’indépendance  la construction d’un Etat démocratique et social, finalité de « la révolution par le peuple et pour le peuple ».

Mais la promesse faite au peuple qui a consenti d’immenses sacrifices pour faire triompher cette révolution, celle de ‘instauration de la démocratie et de l’état social, n’a pas été tenue.

Aujourd’hui nous assistons à la construction d’un Etat libéral, sous tutelle étrangère pour la gestion de ses ressources et de son économie. Le progrès social est considéré comme un facteur résiduel.

A cet effet, un processus anti social est engagé caractérisé notamment par :

-Le démantèlement des secteurs et services publics ;

-L’abandon des subventions des produits et services de première nécessité ;

-La non reconnaissance des syndicats autonomes, les violations des libertés syndicales et la répression des mouvements sociaux.

4- Sur le plan environnemental

Au niveau de tous les pays de la planète nous constatons une prise de conscience et une mobilisation sans précédent pour préserver l’environnement, à l’initiative de la communauté internationale qui a adopté l’Agenda 2030 comportant 17 Objectifs de Développement Durable à réaliser d’ici 2030..

Notre pays est aux abonnés absents. Le gouvernement a souscrit à ces Objectifs lors de l’AG des Nations Unies de septembre 2015 et s’est bien engagé à les réaliser, mais point d’action effective sur le terrain. Aucune médiatisation de ces objectifs. Aucune stratégie de mise en œuvre dans le cadre du programme du gouvernement. Des mesures ponctuelles limitées à la collecte des ordures ménagères et à l’élimination des sacs pratiques, sans résultats tangibles à ce jour.

5- Sur le plan sécuritaire

Le citoyen vit plusieurs insécurités :

  • politique (non respect de l’Etat de droit, de la démocratie et des libertés)
  • économique (emploi et pouvoir d’achat non garantis)
  • sociale (protection réduite : subventions et accès aux services sociaux de base limitées)
  • physique (atteinte à son intégrité et à sa dignité)

Algériennes, Algériens

Face à cette situation, que faire ?

Le changement de cette situation dépend de vous et de vous seuls.  C’est l’avenir du pays, son indépendance, sa souveraineté chèrement recouvrées grâce au sacrifice de vos parents qu’il faudra préserver. C’est l’Etat de droit démocratique et social qu’ils voulaient voir s’établir qu’il vous faudra réaliser grâce à l’élection d’une Assemblée Nationale Constituante et l’avènement de la 2ème République.. C’est votre devoir désormais . A cet effet il faudra :

  • Choisir de boycotter le prochain scrutin présidentiel
  • Résister, ne pas renoncer
  • S’organiser et lutter pour vos droits dans les syndicats et le mouvement associatif autonomes
  • Entrer en politique pour pouvoir changer le système antidémocratique et antisocial qui vous prive de vos droits
  • Se forger une conscience politique et sociale pour exiger vos droits, lutter pour l’instauration d’un Etat de droit démocratique et social

Le FFS se tiendra constamment à vos côtés.

Vive l‘Algérie démocratique et sociale,

Gloire à nos martyrs de la révolution et de la démocratie

Vive le FFS en exprimant solennellement en ce jour mémoriel notre profonde gratitude à notre guide éternel Hocine Ait Ahmed allah irahmou.

 

 




- Publicité -

Le général Ali Ghediri sera-t-il le ‘’Macron’’ algérien ?

0
Ali Ghediri

Ali Ghediri

Le titre volontairement provocateur est une façon de réagir contre l’utilisation abusive de la technique de la comparaison entre deux événements ou deux situations. Cette technique trahit le plus souvent son auteur dont on devine l’incapacité à opposer des arguments solides contre la vérité qui est têtue comme dirait le philosophe.

D’aucuns, comme à leur habitude voguant sur l’écume des vagues comparent Ali Ghediri à Macron sous prétexte que le Français Macron était un inconnu quand il s’était lancé dans la bataille électorale sans l’appui d’un parti.

J’ai l’impression que les réactions d’une catégorie d’Algériens sont plutôt dues à l’inattendu du geste novateur d’un homme ayant un statut particulier et dont le texte annonçant sa candidature à l’élection a fait appel à un langage inhabituelle. Le geste surprenant pour un militaire et le contenu politique du texte ont attiré l’attention de cette catégorie d’Algériens.

D’autres gens ont eu une dent dure contre le candidat/surprise, nouveau venu dans le champ miné de l’élection présidentielle. Leur argumentaire est bien musclé, sauf que quelque chose se glisse dans leur impitoyable sentence. Ce quelque chose, c’est la défense de leur chapelle qu’ils veulent faire passer pour la préoccupation de l’heure de tout un peuple qui n’est pas, comme je l’ai écrit ici, une somme de tribus, chacune regardant son nombril. Rappelons que la notion du peuple ‘’obéit’’ plutôt à un produit algébrique qui tisse des liens qui ont des effets sur le citoyen et la société. Liens ô combien nécessaire quand le destin quand il y a péril en la demeure.

Je vais modestement et brièvement me baser sur l’image et le texte de Ali Ghediri pour approcher au plus près de la motivation ‘’cachée’ de l’aventure du candidat.  Commençons par l’image diffusée du candidat.

Quand c’est juste une image, on n’est pas forcément en face d’une image juste, dixit Jean-Luc Godard, adepte des jeux de mots. Alors voyons si Ali Ghediri peut-il métamorphoser la simple image qui accompagne son texte de candidature en image juste. Essayons d’évaluer ce que disent l’image et les mots de ce candidat ‘’inattendu’’ pour vérifier si la formule de l’hebdomadaire Paris-Match : ‘’le poids des mots et le choc des images’’ a quelque chance d’avoir un écho dans la société algérienne dont la méfiance à l’encontre des élections est légendaire.

Le choc des images : le candidat à la présidence, relativement jeune et ex-militaire est habillé en civil. Il est chez lui dans une chambre coquette mais sans décor ostentatoire. Il porte des lunettes, un stylo à la main et tient un cahier. Quel message nous renvoie cette topographie de l’image ? L’ex-militaire nous dit qu’il est redevenu un civil et la politique est une affaire de civils (primauté du politique sur le militaire, congrès de la Soummam).

Ses ‘’armes’’, l’arsenal de l’homme cultivé qui prend donc les décisions sur la base d’informations vérifiées et après mûres réflexions. Les meubles de la chambre indiquent la modestie du logement contrairement aux palais de dignitaires aimant exposer l’étendue de leur pouvoir. Homme cultivé, réfléchi, compétent, qualités chéries mais rares qui expliquent la colère des Algériens qui souffrent des dysfonctionnements à tous les étages des institutions censées les servir.

Le poids des mots. Le mot, pierre angulaire du texte du candidat est Rupture (1). L’ex-général, en bon tacticien frappe fort symboliquement ceux qui sont déjà assis sur le koursi et qui se sentent à l’aise uniquement dans le changement dans la continuité. Signalons quelques concepts de la philosophie politique qu’il énonce pour donner une consistance au mot de Rupture. Ces concepts sont : Etat de droit, implication du peuple, remise en cause sans tabous de l’ordre établi. Phrases lourdes de sens qui ont une résonance que l’on ne trouve pas dans les textes habituels des discours de ‘’nos’’ politiques.

La raison ? Ali Ghediri veut montrer qu’il abandonné la vieille et chère langue de bois qui fatigue l’opinion. Il a opté pour un style simple mais élégant, un vocabulaire riche sans être pédant et entre les lignes, il glisse les notions de ‘’reconstruction’’ de soi (concept créé par le philosophe Jacques Derrida natif d’Alger-el Biar), et de ‘’subconscient’’ (mot phare de la psychanalyse). Visiblement, il a compris que la rupture ne doit pas passer uniquement par le fonds des choses mais aussi par la forme de leurs expressions. En cela, il applique la théorie de toute œuvre de création. Son texte permet au lecteur de respirer contrairement à la ‘’littérature’’ étouffante qui a submergé notre société de ses ténèbres au nom d’un moralisme infantilisant.

Cependant ce texte qui accroche les esprits par une philosophie épousant la dynamique de la marche du monde et dont l’ambition de l’auteur est de se confronter aux réalités. Mais cette ambition doit reposer sur le sérieux d’un programme politique qui sera décortiqué par les spécialistes.

Un programme qui mobilise la confiance des citoyens et surtout pas un catalogue ‘’d’inventaire à la Prévert’’ d’objets hétéroclites. Un programme c’est le recensement de tous les secteurs de la vie du pays et une stratégie des priorités et du temps pour créer une dynamique qui implique les citoyens.

En un mot une politique qui repose sur une vision philosophique  qui doit suinter dans les paroles, les écrits et les actes du candidat. Cette philosophie révèle la personnalité de celui qui sait construire un pont pour passer de la théorie à la pratique, entre les intentions et la capacité à les concrétiser. C’est un vecteur qui renseigne et éclaircit ce que contient exactement les notions comme l’Etat de droit et l’implication du peuple. Image et texte suffisent-ils pour conclure sur une éventuelle chronique d’un échec annoncé ou bien sur un coup de tonnerre dans le ciel orageux qui laisserait place ensuite au soleil ?

Evidemment non ! En revanche le statut, la formation intellectuelle et idéologique et les soutiens politiques (bases sociales) du candidat peuvent résonner dans la tête du citoyen. L’intelligence collective de la société peut ensuite ‘’interroger’’ l’Histoire universelle pour dénicher des exemples de candidats qui ont surgi dans l’Histoire pour ne plus en sortir.

Ali Ghediri est un ex-militaire. On connait les images qui collent aux militaires, obéissance et discipline au service de l’Etat quand bien même celui-ci est contesté par le peuple. Mais ceux qui ont quelques familiarités avec l’Histoire savent que le militaire n’est pas uniquement apte à faire la guerre. De l’antiquité à nos jours de grands stratèges militaires ont été en même temps de grands politiques. N’oubliant pas la célèbre formule ‘’la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens’’, formule d’un officier prussien qui a étudié toutes les campagnes de Napoléon (2).

Pour effacer les doutes et autres appréhensions sur le statut du militaire, il faut cultiver aux yeux des citoyens une stature d’homme d’Etat car aucun peuple n’accepte pas d’être dirigé comme une armée dont la raison d’être es la défense de l’intégrité du territoire national avec toutes les contraintes des armes que cela implique.

Les citoyens, en contrepartie de leur confiance exigent de la transparence dont ils ont été sevrés depuis l’indépendance. A commencer par la motivation et la transparence des décisions politiques sans quoi on reproduit les mêmes rengaines d’antan.

Voilà donc tous les obstacles à franchir par le candidat/surprise, me semble-t-il, d’après les réactions des lecteurs glanés ici et là dans les réseaux sociaux. Car si les bonnes et vieilles recettes persistent à tenir le haut des pavés, il est à craindre que le citoyen lambda tourne le dos à un match qui se joue comme d’habitude à huis clos. Un dernier mot ou plutôt une métaphore.

Si un candidat potentiel accédant au poste de la magistrature suprême sur la base d’une ‘’promesse’’ de transformer sa simple image en une image juste, et si jamais il échoue dans son entreprise, son pari se soldera en trou noir pour le pays. Il ressemblerait à Ismaël, le narrateur de Moby Dick d’Herman Melville qui se lança dans l’aventure par romantisme dans un bateau, se retrouva en spectateur impuissant et dépité devant le spectacle féroce de la chasse au monstre de la baleine, cet animal qui mutila l’homme. Quelle désillusion pour Ismaël qui pensait jouir de l’immensité des mers, ce havre de silence qui apaise les âmes et émerveille les esprits.

A. A.

Renvois

(1) Rupture est un journal que le regretté Tahar Djaoud avait dirigé, si mes souvenirs ne me trahissent pas. Ceci dit, j’ai remarqué que le texte de Ali Ghediri contient des idées qui ont fleuri dans la presse après octobre 88.

(2) Napoléon est connu pour être un stratège hors catégorie. On oublie qu’il fut aussi un politique qui a laissé un code civil devenu une référence dans beaucoup de pays. Il commença sa carrière de militaire sous le nom de général Bonaparte et meurt sous le nom de Napoléon, empereur des Français. Ceux qui perdent leur famille et ne sont plus connus que par leur prénom est un signe qu’il appartiennent à l’Histoire. Comme Alexandre (le Grand) ou bien plus modestement Jean-Jacques (Rousseau).

Ali Akika, cinéaste
- Publicité -

Sergueï Lavrov quitte Alger sans avoir rencontré Bouteflika

0
POLEMIQUE

Sergueï Lavrov quitte Alger sans avoir rencontré Bouteflika

Le ministre des Affaires étrangères russes Sergueï Lavrov est arrivé mercredi à Alger pour une visite de deux jours. 

Il aura rencontré le Premier ministre, Ahmed Ouyahia et évidemment Abdelkader Messahel, le ministre des Affaires étrangères qui l’a chaperonné durant sa visite. 

Mais point du président Bouteflika. Le président a encore une fois brillé par son absence.

Le Sénat est paralysé. La raison ? Le retard dans le choix des noms des sénateurs du tiers présidentiel. Les noms auraient dû être connus depuis 15 jours. En haut lieu on joue au suspense.

Même l’annonce de la tenue de la présidentielle a été tout un événement. Les seconds couteaux du régime se sont durant plusieurs jours employés à lancer des ballons-sonde sur une prolongation du 4e mandat, une conférence nationale… Puis tout a fait pschitt. Démenti et rétropédalage ont pris le pas sur les effets de manches des Makri, Ghoul et autre Sidi Saïd…

Pourquoi Sergueï Lavrov, ministre des AE d’un grand pays partenaire de l’Algérie n’a pas eu les honneurs d’une audience présidentielle ? La question mérite d’être posée à moins de deux mois de la présidentielle. 

Hormis les communiqués qui nous rappellent de temps à autre son existence le président Bouteflika n’a plus aucune activité connue du peuple algérienne. Aucun agenda officiel. Ni programme de visites. Il demeure cloitré dans sa résidence médicalisée sept jours sur sept. Même les rares audiences de personnalités qui lui sont proches comme Lakhdar Brahimi ne sont plus organisées.

Il y a quelques jours, des sources le donnaient à la clinique d’Alembert de Grenoble. Mais aucune annonce officielle n’est venue confirmer l’information. 

La dernière apparition de quelques secondes du président remonte à la fin de l’année. Depuis plus rien. Les porte-voix du régime se font des porte-parole, interdisant même toute question sur la santé du président et ses réelles capacités de diriger le pays.

 

Auteur
Yacine K.

 




- Publicité -

DERNIERS ARTICLES

Macron Tebboune

Trump ajoute Tebboune et Macron à son « tableau de chasse...

0
La diplomatie mondiale a désormais des airs de meeting électoral. Donald Trump, fidèle à sa méthode du coup d’éclat permanent, a publiquement pris pour...

LES PLUS LUS (48H)

Macron Tebboune

Trump ajoute Tebboune et Macron à son « tableau de chasse...

0
La diplomatie mondiale a désormais des airs de meeting électoral. Donald Trump, fidèle à sa méthode du coup d’éclat permanent, a publiquement pris pour...