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L’Union générale des étudiants musulmans algériens en France revisitée par un militant français

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ANALYSE

L’Union générale des étudiants musulmans algériens en France revisitée par un militant français

Parmi les ouvrages parus  sur l’Algérie en ce mois de février 2016, deux d’entre eux ont retenu plus particulièrement notre attention pour des raisons qui tiennent à l’actualité brûlante des sujets qu’ils soulèvent et dont certains sont quasi récurrents : l’écriture ou la réécriture de l’histoire de la guerre de libération nationale ou de certains de ses épisodes, jamais achevés, d’une part, et de la crise urbaine que vit le pays depuis l’indépendance, d’autre part.

A ces deux problématiques sans cesse débattues, s’est ajouté depuis l’effondrement  du rideau de fer en 1989, la question, toujours lancinante, de la transition du régime autoritaire issu du parti unique, à économie dirigée ou planifiée, vers un régime « libéral » dont l’économie  obéit par définition au libre jeu du marché, tandis que la politique du gouvernement à la volonté du peuple sanctionnée par les urnes.

Commençons d’abord par un de ces pans de l’histoire de la guerre de libération nationale, pan représenté par le syndicalisme estudiantin et ses figures de proue, telles que ressuscitent les témoignages de Dominique Wallon lequel apparaît à travers le récit qu’il livre, comme un de protagonistes de la scène syndicale parisienne en phase totale avec le militantisme national incarné, entre autres, au sein de l’émigration algérienne  par l’UGEMA (L’Union Générale des Etudiants Musulmans Algériens) dont l’un des leaders fut Messaoud  Aït Chaalal, porté à sa présidence lors du 3ème Congrès en décembre 1957. Mais en janvier 1958, le Gouvernement dissout l’UGEMA et fait arrêter , puis incarcérer Aït Chaalal, Chaieb Taleb, vice-président de l’UGEMA,  ainsi que Mahfoud Aoufi, président de la section parisienne du mouvement. Libérés provisoirement quelques jours plus tard, après avoir été inculpés par le juge Pérez «  d’atteinte à la Sécurité intérieure et extérieure de l’Etat », les trois hommes  s’exilent en même temps que la direction du l’UGEMA et installent son siège à Lausanne ( Suisse). (p.67)

L’auteur de ce livre, qui fut  à la fois un acteur et un témoins de premier plan des évènements qui ont marqué de manière profonde les rapports antagoniques, entre la France coloniale et l’Algérie colonisée, se révèle à la lecture de son ouvrage, fruit d’un travail de mémoire reconstitué, comme il le dit lui-même, par « bribes » (p.17), un des défenseurs de  l’idée de l’indépendance algérienne, idée que d’aucuns parmi ses pairs de l’UNEF (Union nationale des étudiants de France) n’osait alors soutenir de crainte de se voir qualifier de « renégat » Son livre porte justement et essentiellement sur les rapports très difficiles, faits tour à tour de rapprochements, de ruptures, de retrouvailles, puis, de  « cassure » suivie de réconciliations, entre les deux mouvements estudiantins, entre 1958 et 1962.

Le cheminement de l’auteur et le contenu de son livre

Qui est Dominique Wallon ? Né le 21 juin 1939 à Paris, il a été successivement président de l’amicale des Elèves de l’IEP (Institut d’Etudes Politique) de Paris en 1959/1960, vice-président «Algérie» de l’UNEF (Union nationale des étudiants de France) en 1960/1961, puis président de l’UNEF en 1961/1962. C’est à ce titre qu’il a écrit son livre en l’intitulant : «Combats étudiants pour l’indépendance de l’Algérie ».

L’homme et son livre s’avèrent ici indissociables. Tous « deux » expriment un principe de justice et d’équité : le respect de l’Autre, de son autonomie, de sa liberté…C’est pourquoi Wallon prend fait et cause pour l’Algérie et réclame pour elle , en dépit des oppositions ou des réticences ambiantes de l’époque, justice et indépendance pour les Algériens insurgés. Outre le principe d’équité qu’il l’animait et l’anime encore, Wallon a une empathie naturelle pour l’Algérie envers laquelle il se sentait et se sent encore « si proche de son peuple, confronté dans toute son histoire à des épreuves d’une rare violence… » (p.98). Peuple pour lequel , cinquante trois ans après l’indépendance, il dit ressentir toujours « une relation fraternelle. » (p.180).

Wallon se raconte en ces termes : «A l’instigation des deux remarquables aumôniers catholiques du lycée, je décide alors de militer, puis de prendre de premières responsabilités à la JEC (Jeunesse étudiante chrétienne), organisation d’action catholique qui assumait ses responsabilités sociales et faisait partie de la mouvance de gauche des mouvements de jeunesse, dont le responsable du lycée, Xavier Lerville, sera peu après un membre du bureau national de l’UNEF. »

« Le discours réactionnaire et anticommuniste primaire du Pape en 1953 dans l’affaire des prêtres ouvriers, avait joué un rôle accélérateur de ma conscience politique. De même en 1957/1959, le conflit entre la JEC et l’épiscopat, qui condamnait l’engagement du mouvement d’action catholique étudiant, parfois aux côtés des communistes, dans les actions contre la guerre d’Algérie et la critique des conditions du retour au pouvoir du général de Gaulle a eu  le même effet d’accentuation de ma politisation.

Mon mépris pour ces évêques réactionnaires, chamarrés et bedonnant que j’avais aperçus aux rassemblements jécistes a sûrement accéléré, et en tout cas facilement ‘justifiés’ mon éloignement définitif de la foi chrétienne. » (p.18). En rompant en visière avec la foi chrétienne, notre auteur ne s’est pas contenté d’en rester là. Il s’est résolu de prendre position, au nom de la justice, pour la cause algérienne, que l’ordre colonial s’efforçait en vain de nier ou d’occulter. En d’autres termes, Wallon était  «Plus profondément[…] scandalisé par l’idée que la grandeur de la France doive se mesurer à la taille de son empire colonial et l’étendue de sa domination sur d’autres peuples. » (p.19)

L’Union générale des étudiants musulmans algériens (Ugema) 

L’objet principal de cet ouvrage est l’histoire mouvementée, conflictuelle et ambiguë qui a marqué les rapports UGEMA/UNEF pendant la guerre d’indépendance. L’UGEMA a vu le jour lors de son congrès constitutif, à Paris, du 8 au 14 juillet 1955. A cette date, le nombre d’étudiants musulmans algériens à l’université d’Alger était de l’ordre de 600 et légèrement supérieur en « France métropolitaine ». Deux tendances s’étaient affrontées en son sein : les tenants « considérés comme d’obédience marxiste, d’une UGEMA, laïque et ouverte aux adhésions de toutes origines à partir d’une base politique claire, dont Mohammed Harbi fut l’un des défenseurs. Et ceux, très majoritaires, défendant une UGEMA où l’introduction du mot « musulman » dans le sigle voulait affirmer plus nettement la revendication nationaliste identitaire» (65). Ses fondateurs furent: Belaid Abdesselam, Mohamed Seddik Benyahia, Mohamed Khemisti, Rédha Malek, Lakhdar Brahimi, Mouloud Belaouane, Ahmed Taleb Ibrahimi, qui sera le premier président.

« Les futures responsables de l’UGEMA ont presque tous été des militants du MTLD/PPA, et ont vécu la grande crise qui a divisé le parti, avant le lancement de la lutte armée par le groupe des 22, puis des 6 qui sera le noyau constitutif du FLN. Ils adhéreront ou, en tout cas, s’affirmeront tous dans la mouvance du FLN qui est alors en voie d’organisation. » (p.65) « De cette origine, comme de l’importance des débats internes, l’UGEMA, tout en s’affirmant en 1956 comme « une unité de combat du FLN », gardera une relative autonomie organisationnelle et politique ( au moins jusqu’en 1961) et donc des relations complexes avec les directions du FLN, particulièrement avec celles de la Fédération de France, et du GPRA. (66).

L’Union nationale des étudiants de France (UNEF) était alors représentée par Robert Chapuis, qui fut présent au Congrès tenu par l’UGEMA en 1955. Les relations initiales entre les deux organisations syndicales estudiantines étaient  constructives, mais, très rapidement, elles deviennent « conflictuelles et au bord de la rupture » en raison de l’attitude ambiguë de l’UNEF vis-à-vis de la cause algérienne défendue par l’UGEMA. Quoi qu’il en fût, cette dernière s’en tenait aux principes sacrés de l’indépendance et décida de tenir son second congrès en mars 1956 en vue d’élire une nouvelle direction à la tête de l’organisation. A cette date,  Mouloud Belaouane fut élu président en remplacement de Taleb Ibrahimi qui fut appelé à prendre des responsabilités au sein de la Fédération de France du FLN avant de se faire arrêter en 1957 et placé en détention sans jugement jusqu’à l’automne 1961. A  cette occasion, le Congrès adopte « une plate forme nationaliste radicale » , et le 19 mai, la section d’Alger de l’UGEMA, lance un appel « à la grève générale illimitée pour rejoindre les combattants de l’ALN ». Grève qui s’étendra à tous les étudiants algériens en France et dans les autres pays du Maghreb. Suite à quoi, de nombreux cadres de l’UGEMA seront arrêtés par la Police et détenus sans procès pendant trois ou quatre années. (p.66)

L’UGEMA lance un appel aux intellectuels français et met en demeure l’UNEF de choisir son camp

Après avoir lancé plusieurs appels aux intellectuels français, L’UGEMA , met en demeure l’UNEF de « prendre une position claire sur les aspirations nationales du peuple algérien». Cette dernière reste muette, et c’est en réaction de quoi que l’UGEMA décide , fin décembre 1956, de rompre les relations avec l’organisation syndicale française, entraînant derrière elle « toutes le organisations étudiantes « d’outremer », réunies dans le comité de liaison des organisations étudiantes des pays coloniaux ou nouvellement indépendants. »(p.67)

L’année 1957 sera une année dure pour les militants nationalistes affiliés à l’UGEMA, qui avaient subi une sévère  répression policière suivie d’une dizaine d’arrestations ciblant surtout les cadres de l’organisation, et au premier chef desquels le secrétaire général qui était alors Mohamed Khemisti, qui sera arrêté et placé en prison durant deux ans, sans jugement comme ce fut précédemment  le cas de Taleb Ibrahimi.

Début octobre 1957, l’UGEMA appelle à la fin de la grève des cours lancée précédemment à l’attention des étudiants algériens en France, dont le nombre était alors en augmentation  sensible, approchant les 2000 en 1958 /59), suite à leur désertion de l‘Université d’Alger. Le troisième congrès de l’UGEMA qui eut lieu en décembre 1957, porte Messaoud Ait Chaalal à la tête de celle-ci. Mais ce dernier ne tardera pas à être arrêter en janvier 1958 par la police parisienne en même temps que  Chaieb Taleb, vice-président de l’UGEMA, dissoute en janvier 1958, et du président de la section de Paris, Mahfoud Aoufi «  Ils seront mis en liberté provisoire quelques jours plus tard après avoir été inculpés par le juge Pérez  d' »atteinte à la Sécurité intérieure et extérieur de l’Etat’’. C’est à la suite de quoi que la direction de l’UGEMA part alors en Suisse pour installer son siège à Lausanne. [67].Après la reprise des relations entre l’UGEMA/UNEF amorcée en 1960, Ait Chaalal sera l’interlocuteur de cette dernière.

Il faut signaler que l’UNEF n’a reconnu la lutte de l’indépendance menée sous la bannière du FLN que très tardivement, d’où s’explique les difficiles relations qui ont émaillé l’histoire des deux organisations syndicales. Ce n’est qu’au début des années soixante que l’UNEF s’en est ravisé.

En février 1960, il eut à Grenoble une réunion dite « Journées d’Etudes syndicales » dont le débat fut consacré : « presque uniquement à l’Algérie avec la possibilité de reprendre les relations avec l’UGEMA. Le président de l’UNEF était alors Freyssinet, qui présente à cette occasion les résultats informels des discussions qu’il a eues à Tunis avec les représentants de l’UGEMA, qui fut l’hôte de l’UIE. Pierre Gaudez rend compte des travaux de la Conférence nationale étudiante (CNE) ; quant à Gilbert Barbier, retour aussi de Tunis, est plus résolu à soutenir l’indépendance de l’Algérie, et choisit plus tard volontiers l’insoumission…Il dit que la reprise des relations avec l’UGEMA est possible si l’UNEF vote au Congrès de Lyon une motion reconnaissant le FLN comme unique représentant du peuple algérien, pour négocier avec la France les conditions d’application de l ‘autodétermination. (Mais, côté UNEF, ni débat, ni nécessité de reprise… » (69) Tandis que les Associations Générales d’étudiants ( AGE) les plus militantes et les plus engagées, comme celles de Normal Sup, de Grenoble, Nancy , Besançon…,étaient pour la reconnaissance de l’indépendance, d’autres étaient au contraire fort  réservées, et voyaient d’un très mauvais œil ceux qui leur semblaient se rallier purement et simplement aux thèses du FLN.

L’UNEF, toutes tendances confondues, n’était pas à ses débuts pour l’indépendance , mais seulement contre la guerre d’Algérie. D’ailleurs, le Congrès de Nice tenu en 1955 avait adopté une déclaration unanime sur « l’Outremer » dans laquelle la modération et les réserves l’emportaient au loin sur l’engagement en faveur des thèses indépendantistes défendues par l’UGEMA. Par ailleurs, l’UNEF ne s’était pas tellement  opposé au rappel du contingent à destination de l’Algérie insurgée, et d’où la colère de l’UGEMA qui venait de se constituer à Paris en juillet de la même année. Autrement dit « L’UNEF reste sinon silencieuse, en tout cas assez discrète sur la question du rappel du contingent ; Son Vice-président « Outremer », Robert Chapuis ( mino dans un bureau d’union) fait une intervention forte au Congrès de l’UGEMA qui laissait augurer un engagement ferme du syndicat étudiant en faveur de « la paix » en Algérie .

Il déclare : « …c’est en tant que Français que nous souhaitons voir l’Algérie et la France bientôt « associées » pour une même entreprise : l’évolution de leurs peuples dans la liberté et l’égalité, contre toutes les formes d’oppression, contre toutes les atteintes à la justice et à la dignité de l’homme… » [31] Mais pas un mot en faveur de l’Indépendance ou de reconnaissance du FLN comme représentant légitime du peuple algérien. C’est cette attitude ambigüe de l’UNEF vis-à-vis de l’indépendance  qui va amener l’UGEMA, dès le mois de décembre 1956, à rompre en visière avec son homologue française. Après avoir dénoncé les atermoiements de l’UNEF, l’UGEMA réaffirmait sa solidarité active et son engagement aux côtés du FLN, à l’occasion de son deuxième Congrès réuni le 31 mars 1956, Congrès auquel l’UNEF n’était pas conviée.

Au contraire de l’UNEF, dont la position n’est pas sans rappeler celle de Maurice Thorez (L’Algérie nation en formation) formulée dans son fameux discours du 11 février 1939, position avalisée plus tard par le Parti communiste algérien, l’UGEMA s’inscrivait en porte à faux contre toutes ces allégations et considérait à cette occasion que « le colonialisme, source de misère et d’analphabétisme » était « la négation même de la dignité d’un peuple ; que la lutte du peuple algérien est juste, légitime, dans le sens de l’évolution historique des peuples, et qu’elle ne saurait avoir d’autre aboutissement que l’accession du peuple algérien à sa souveraineté. » [32]

De l’exil de l’UGEMA en Suisse à son effacement devant l’UNEA

A partir de Lausanne, l’UGEMA va mener une double action internationale :1. Sur le plan social d’abord : elle s’attèle à gérer les bourses accordées par les gouvernements étrangers) et 2. Au plan  politique :elle s’emploie à défendre la plate forme d’indépendance portée par FLN et le GPRA. Grâce à cette double action, le nombre d’étudiants algériens sera bien plus important dans les pays du Maghreb (Tunisie, Maroc…)  et de l’Orient arabe (Egypte, Syrie, Irak …) qu’en Algérie et en France.

L’Europe de l’Est recueillit, elle aussi, bon nombre d’étudiants algériens , notamment la RDA où l’on dénombrait déjà plus d’une centaine. La Suisse et l’Allemagne de l’Ouest étaient, dans une moindre mesure, un des lieux de destination des étudiants algériens : «Enjeu politique interne majeur pour les directions du Front et du GPRA, pépinière de cadres pour l’ALN, le FLN et le GPRA, L’UGEMA va réussir, grâce à une position internationale extrêmement forte, et admirée, à tenir une ligne d’autonomie relative dans sa solidarité évidemment totale, ou sa dépendance naturelle, avec les décisions stratégiques des instances algériennes. ». Reconnue par les deux principales organisations étudiantes internationales (l’UIE) dont le siège se trouvait dans la capitale tchèque et par la CIE/COSEC dont le siège était au Pays Bas, l’UGEMA s’était acquis alors une position « exceptionnellement forte sur la scène internationale » au point que « presque toutes les organisations nationales d’étudiants dans le monde avaient repris et soutenu ses positions pour des négociations avec le GPRA et l’indépendance de l’Algérie. » (p.68)

Mais à partir de la tenue de son quatrième Congrès qui eut lieu en août 1961, à Tunis, Congrès qui marqua son apothéose, l’UGEMA perdit tout à coup son autonomie relative suite à la démission de son Comité directeur et son remplacement par une instance intermédiaire dont le responsable, Mohamed Mokrane, fut nommé par le GPRA. C’est que la moindre velléité d’autonomie politique ou syndicale ne pouvait s’accommoder  d’avec le principe d’unité de pensée et d’action inauguré par les hommes du Premier Novembre 54. C’est parce qu’elle voulait garder les coudées franches, en dépit des tensions internes dont elle était le siège, que l’UGEMA fut interdite d’activité en décembre 1961 par Krim Belkacem, alors Ministre de l’Intérieur du GPRA.

Dès lors, elle n’existait désormais que comme prête nom international, et non comme organisation syndicale relativement indépendante comme elle l’était à l’origine de sa création. Il lui fut substitué alors une section universitaire placée sous l’égide du FLN et devant regrouper en son sein «  l’ensemble des étudiants algériens, qu’ils se trouvent en Algérie, en France ou à l’extérieur. » « le 5eme Congrès  tenu à Alger, en septembre 1962, en pleine lutte intérieure pour la conquête du pouvoir de la République algérienne sera un échec total et le congrès sera « refait » un an plus tard. Depuis l’UGEMA  a laissé la place à l’UNEA. »(p.68)

A. R.

Notes

1- Mohamed Srir (Dir.), Dynamiques Urbaines à Alger. La (re-fabrication de la ville en questions,  Paris, L’Harmattan, 2016, 288 p., prix 31 euros.

2 – Dominique Wallon, combats étudiants pour l’indépendance de l’Algérie, Paris l’Harmattan, février 2016,  237 p., prix 24 euros.

3- Note 7, p.68.

Auteur
Ahmed Rouadjia

 




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Le boycott ou l’énième chanson des partis « kabyles » !

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TRIBUNE

Le boycott ou l’énième chanson des partis « kabyles » !

Les élections prochaines commencent à révéler la vraie face de quelques formations politiques implantées en Kabylie à l’instar du FFS et du RCD.

Le boycott auquel ils ont appelé a été mal perçu par l’ensemble des citoyen, malgré l’urgence de la situation nationale et qui nécessite la conjugaison de tous les efforts des uns et des autres pour sauver ce pays des mains de ces envahisseurs qui l’ont acculé à la faillite et redorer son blason terni par leur moribonde gestion.

La décision des deux partis « kabyles » a étonné plus d’un, eu égard à ce moment crucial que vit l’Algérie et qui réclame une présence plus forte sur l’arène politique.

Certains qualifient le boycott du RCD et du FFS de démission flagrante ; d’autres le considèrent tout simplement d’un acte politique acceptable.

Il est temps de dire la vérité, l’opposition algérienne a été piégée par le pouvoir algérien, en la ternissant du voile de la complicité, voire d’une certaine proximité qui ne dit pas son nom. 

A vrai dire, elle a perdu le qualificatif d’opposition du moment que l’ensemble de ses acteurs se sont familiarisés avec les barons du régime, une relation secrète lie les deux camps où il est difficile de distinguer l’opposant de l’allié.

Le boycott dans ce moment précis ne sert que les adeptes de la continuité. Le pays vit une situation particulièrement dangereuse, puisque tous les signaux sont au rouge.

L’économie souffre d’une régression affreuse hypothéquant l’avenir du pays qui a compté depuis des années que sur la rente des hydrocarbures dans un pays aussi vaste aussi riche sur tous les plans ! En réalité, l’Algérie est surtout malade de ses responsables. Le principe de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut a été une fumisterie pour tromper l’opinion.

Plus grave encore, les scandales en cascade ont produit une certaine démission de l’opinion. En ce sens, les élections prochaines vont constituer un virage historique si le peuple entend prendre son destin en main.

Il y a une certitude : la continuité va sûrement nous entraîner vers un abime des plus implacables. En cette période trouble, les intellectuels, les associations ont un rôle historique à jouer en sensibilisant la base citoyenne sur la nécessité de voter en masse. Il y va de l’avenir des générations devant les menaces extérieures dont l’Algérie est la première cible. Avec la démission des partis phares de la Kabylie, le citoyen est livré à lui- même en l’absence d’un leader qui pourrait structurer ces masses populaires. Une tranche de cette population a rallié le général à la retraite Ali Ghediri, car, estiment-ils il constitue un dernier espoir pour faire barrage à la « continuité ».

En somme, l’Algérie est en mal d’hommes à même de la libérer des griffes de la monarchie qui la tient en otage.

Il est temps que l’élite nationale s’exprime et s’unisse en mettant de côtés ses divergences politiques. En avril, il sera déjà trop tard. 

La situation n’est plus aux palabres stériles ni aux discours allusifs pour éviter à l’Algérie un basculement vers un chaos digne des décennies noires.

Image retirée.

Auteur
Rachid Chekri

 




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Sans un candidat de consensus, la présidentielle ne sera qu’une simple formalité !

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DECRYPTAGE

Sans un candidat de consensus, la présidentielle ne sera qu’une simple formalité !

Ce serait réduire à une caricature grossière que de comprendre l’engagement citoyen avec le candidat Ali Ghediri des personnalités publiques comme Mokrane Ait Larbi, Madame Assoul rejoint récemment par le docteur Mourad Goumiri, Ferhat Ait Ali, Saâd Lounès et bien d’autres comme un opportunisme pour une continuité du système à leur manière.

Elle est salutaire et pourrait être inscrite dans les annales de l’histoire de l’Algérie indépendante. Pourquoi ? Parce qu’elle pourrait être une aubaine pour faire sortir définitivement le pays du règne par légitimité révolutionnaire qui s’éloigne progressivement de l’esprit du 1er novembre et, ce au-delà de la personne du général.

Ces personnes ont confirmé avec la sortie récente du premier ministre dans sa conférence de presse qu’il s’agit là d’un artifice diabolique qui prend en otage un moudjahid malade uniquement par défaut de succession. Ce groupe est formé d’opportunistes du parti unique et de ses excroissances qui, en voulant perpétuer l’ordre établi, refusent, voire même  résistent aux changements.

Il faut dire d’emblée que la coalition qui soutient le 5éme mandat entretient le mystère lorsque l’opinion publique aborde la question de la validité de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika pour la succession à lui-même le 18 avril prochain.

D’abord les quatre formations politiques FLN, RND, TAJ et MPA déclarent leur adhésion mais laissent la responsabilité au président de l’exécutif, secrétaire général du RND et premier ministre en place de répondre aux préoccupations citoyennes autour de la question, selon toute vraisemblance qui constitue une gêne qui pourrait s’apparenter un manque d’information ou carrément une panique.

Il est vrai que « certains » reconnaissent à M. Ouyahia une « certaine » cohérence dans ses discours de ces plus de deux décennies de sa carrière politique depuis la fameuse ponction sur les salaires jusqu’à la taxe sur les passeports. Après tout disaient-ils c’est l’homme des « sales besognes » mais qui sait éteindre le feu lorsqu’il y a péril en la demeure. Rappelons-nous. Des entreprises algériennes du bâtiment étaient en faillite, des centaines de milliers de travailleurs se sont retrouvés sans salaires, il a fallu une «touiza » sous forme de contribution par ceux qui sont activité certes impopulaire mais justifiable étant donné les circonstances, pour sauver les meubles.

L’esprit de taxer ceux qui voyagent servait aussi à alléger la planche à billets par ceux qui peuvent sacrifier une toute partie de leurs loisirs, elle est aussi impopulaire mais passable. Cette fois-ci, lors de sa conférence de presse du samedi 02 janvier 2019 (01), il s’est montré en déphasage total entre ce qu’il avance et certainement ce qu’il pense.

Il n’est pas nécessaire d’être un fin psychologue pour constater cela mais juste en observant. Lorsque les questions sont simples et d’ordre général, comme sur sa démarche économique, ses relations avec les ministres de son exécutif, ses alertes au parlement, les réserves de change, l’amazighité etc., il remercie la personne qui l’a interrogée et s’étale sur la réponse mais lorsque la question revient à Bouteflika, il devient agressif, parfois même insultant et d’autres fois carrément direct du tic au tac.  

Rappelons justement pour preuve sa réponse menaçante contre le recours à la rue de l’opposition contre le cinquième mandat, l’insulte au quotidien El Watan le qualifiant « d’obsession maladive depuis 2004 », sa réponse brute : « Bouteflika ne fait pas de campagne électorale » etc.

Plus grave et sachant qu’il est filmé et pourrait être vu par le monde entier, il transgresse ouvertement la constitution algérienne alors qu’il devrait lui être garant pour sa protection en tant premier responsable de l’exécutif. Il justifie la candidature d’Abdelaziz Bouteflika par le précédent créé en 2014. Il était bien malade n’a pas fait de campagne électorale mais « a été élu avec un score écrasant de 81,53% ». Cette fois ci toujours selon lui, il déroge même aux critères constitutionnels pour déclarer sa candidature par lettre, suggérant par là qu’il ne se présentera même au Conseil constitutionnel. Il s’adressera au peuple par procuration.

la question, au demeurant très générique et incommodante de la certitude de son intention de se porter candidat, il avance une probabilité de 99% et invite la journaliste à une analyse seulement, alors qu’il s’agit là d’une inquiétude centrale du corps électoral à moins d’un mois de l’expiration des délais de dépôt des candidatures.

Il se contredit de suite « il n’y a aucun doute ni plan « B » c’est Bouteflika ».  Qui lui donne cette assurance pour adopter un tel état d’esprit face à cette situation, pourtant existentielle si ce n’est une un électorat acquis à cet ordre établi. Autour d’un candidat de consensus comme c’est le cas actuellement de Juan Guaido au Venezuela, on aura deux visions dos à dos : celle de la continuité et l’autre de la rupture et pacifiquement et démocratiquement au peuple de choisir dans la quiétude et la sérénité.

Auteur
Rabah Reghis

 




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S’aligner sur un militaire, quel bel exemple de démocratie !

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De Mokrane Aït Larbi à Zoubida Assoul et Sofiane Djilali

S’aligner sur un militaire, quel bel exemple de démocratie !

Y a rien à dire ! l’Algérien, qu’il se considère lambda, comme vous et moi, ou supérieur comme nos vénérables politiciens aguerris par l’entourloupe au sommet, le principe impulsif et irréfléchi du terroir nous colle tous à la peau pour nous faire dire oui à tout et n’importe quoi !

Nous voilà donc tous sommés d’accepter l’idée d’un messie…, militaire de surcroît (comme tous les envoyés des cieux, d’ailleurs), si on ne veut pas être pointé du doigt et considéré comme ignare et égaré, mû par un objectif unique, celui de vouloir du mal à son pays ! Mais quand allons-nous apprendre à nous écouter bon sang de bonsoir, un tant soit peu d’humilité en guise de bandoulière remplie de génétique et de sagesse, à l’image de nos thajmaath du terroir ?

Oui ! A moult égards, la candidature de Ali Ghediri, en plus d’être louche, est irrecevable pour nous citoyens d’en bas !

Awalène ! Monsieur Ghediri est un militaire ! Retour à la case départ de 1962 ? (Pour reproduire un commentaire d’une dernière chronique).

Thaniyene ! De Quelle supériorité intellectuelle peut donc se prévaloir un militaire sur un civil ? Y a-t-il eu preuve de bravoure sur le terrain du sacrifice pour que d’aucuns y voient en lui l’Atatürk nécessaire et suffisant pour sauver le pays ?

Thalithène ! Après 60 années d’indépendance, en sommes-nous encore réduits à espérer le salut que de l’unicité FliN-toxo-militaire ? Celle-là même qui a démuni le citoyen, en faisant du pays un butin de guerre à se transmettre génération après génération, val de grâce après val de grâce, entre officiers et députés. Celle-là aussi qui a fi de toute forme de déontologie individuelle et collective pour sucer le sang des martyrs auxquels, la hia, la hachma, ils s’identifient !

Faire porter la charge de nos espoirs sur le dos d’un militaire, aurons-nous avancé du moindre iota du dem-akoursi qui a toujours prévalu au sein de la société et des dirigeants de l’Algérie ?

Rabi3ene : Les officiers algériens sont-ils à ce point plus intelligents que leurs homologues civils pour leurs confier nos destinées une huitième fois sans qu’il nous soit donné un petit brin de courage pour oser rechigner, et présenter, ne serait-ce qu’un tant soit peu, quelques contours de nos suspicions, devenues maladives au fil du temps, par la grâce de moults entourloupes en nos espoirs ensemencées ?

Faut-il donc croire qu’un diplômé militaire a plus de solutions à proposer que l’équivalent de 20 civils du même niveau ?

À ce stade de la colère, vous vous demandez certainement d’où provient ce nombre comparatif de 20 civils pour 1 militaire ? Non, il ne tombe pas du ciel, comme la plupart de nos dirigeants ! Il provient d’un calcul simple :

Le rapport 40 millions sur 400.000 soldats est de 100 ! Walakine, un soldat c’est aussi une famille qui compte, en moyenne, une épouse et 3 enfants ! La suite du calcul est simple à achever !

60 ans après l’indépendance, nous voilà donc réduits à l’idée d’un messie…militaire !

Zoubida Assoul, Mokrane Ait Larbi et, à demi-mots, Sofiane Djilali….Il ne manque plus qu’Amira Bouraoui pour que la fourchette au complet nous intime, en toute majesté, l’ordre que le combat contre Bouteflika ne mérite plus aucun débat ! Nous avons trouvé le sauveur qu’il nous faut !

Oh ! Oh ! Pas si vite SVP ! Pour l’instant, Vous avez (ou plutôt, croyez avoir) trouvé l’homme qu’il Vous faut ! Permettriez-vous qu’on donne notre avis, si insignifiant soit-il, à vos yeux et regards d’illuminés supérieurs, sur nous jetés ?

Petit décompte simple de nos seigneurs :

1- Ben-Bella imposé par les chars des frontières ;

2- Boumediene, colonel des frontières ;

3- Chadli Bendjedid, colonel des militaires ;

5- Mohamed Boudiaf, seul président civil, néanmoins appelé par des Ggénéraux- majors ! Assassiné par qui ? Faut-il sortir de St-Cyr pour le deviner ?

6- Liamine Zeroual, général ; certes choisi, par défaut, par le peuple (l’élection de 1996 est la seule à laquelle il est permis de croire) contre la bête immonde, mais forcé d’abdiquer, bien avant de terminer un premier mandat !

7- Aek-el Mali, le petit capitaine qui n’a jamais tiré une balle et qui ose se targuer d’un galon supérieur quand les généraux n’étaient que de piètres caporaux alignés aux mêmes frontières que lui ! Le petit capitaine imposé président depuis 20 ans, et peut-être bien à vie, pour mourir sur le trône, en Grand pharaon et en moudjahid qu’il n’a jamais été ! La supercherie, ça ne prend pas !

Après ce résumé succinct de nos berzidanes, tous imposés par l’armée, si Vous encore croire en « son » Général, Moi pas !

Moi juste dire que pas croire en démocratie militaire pour corriger nos tares, en éternels ders alignées sur leur parterre !

D’ailleurs, si c’est pour nous faire croire que seul un militaire peut nous sauver de la dérive, pourquoi et à quoi auront servies ces 30 années de partis et de démocratie concoctées en plateaux d’endives ?

L’Algérie, nous voulons tous la sauver ! mais croire en un messie, jamais hier, pas aujourd’hui, et pas demain !

Parlez-nous ! On vous répondra !

Dirigez-nous par la force de vos armes et vos convictions ! Par la plume, on se révoltera !

Kacem Madani,

Citoyen d’en bas

Auteur
Kacem Madani

 




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Ali Ghediri et Rachid Nekkaz contre les fifous !

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REGARD

Ali Ghediri et Rachid Nekkaz contre les fifous !

Il ne suffit pas de vouloir être président, il faut que le peuple vous voit ainsi. Même si la constitution dans notre pays limite le nombre de mandats et d’années que peut passer un président au pouvoir, rien ne l’empêche de modifier les lois sous son contrôle et rester au fauteuil durant toute sa vie.

La crise politique que traverse notre pays au moins depuis la modification de la constitution est une crise invraisemblable, elle explique ce que nous vivons aujourd’hui.

La saison des candidatures à l’élection présidentielle est ouverte. Les Algériens savent et sont convaincus que les élections ne riment pas nécessairement avec la démocratie mais espèrent toujours un changement. Chez nous, pour maintenir l’apparence de démocratie, des élections s’imposent à l’occasion, mais celles-ci sont souvent truquées ou organisées à des dates non connues pour déstabiliser une opposition non structurée et éparpillée. Une opposition à l’image des fifous qui applaudissent notre malheur et crient une continuation dans leur catastrophe.

Les candidats forment une foule d’inconnus. Un candidat dans cette foule nous dévoile son secret. Pour l’instant, je n’ai pas réussi à voir surgir les vraies raisons d’être dans cette foule d’inconnus, sinon des ambitions personnelles, ou tout simplement une apparence de dévouement à la cause nationale. Je préfère être avec Ali et Rachid contre les fifous du système. Tout ressemble à des polémiques d’apprenti.

L’Algérie mérite un bon président. Un président à la hauteur de cette tâche. Un président quatre sur quatre qui ne laisse en aucun moment son ombre cacher ces fantômes qui gouvernent à sa place. Les fantômes ont mené le pays à la débâcle.

Oublions les fantômes et parlons sérieux. Les bons gouverneurs ont une clairvoyance de l’avenir et désirent apporter leur petite pierre à la construction d’une nation forte et respectée dans le monde. Dans les pays où les peuples sont respectés, les présidents lisent tous les jours la presse étrangère et sont parfaitement informés sur les nouvelles technologies. Cela signifie, un président qui ne sait pas répondre lui-même à ses emails, envoyer un tweet ou naviguer sur Google est aujourd’hui incapable de comprendre le monde et gouverner une Algérie à majorité jeune.

Je continue, pour qu’une chose mérite d’être, il faut qu’elle soit bonne, utile et vraie. Je pense que le rêve collectif pour un changement vérifie les trois critères dans l’ordre.

Définissons la transparence qui est un critère de démocratie avant de commencer notre rêve. La transparence est la qualité de ce qui laisse passer la lumière, de ce qui n’arrête pas le regard, de ce qui finalement se laisse traverser sans apparaître. Supposons que cette transparence existe chez nous. Soyons un peu optimistes et rêvons comme tous les humains.

Rêvons un bon leader. Rêvons un leader qui s’exprime avec transparence et sincérité dans toutes les situations. Rêvons un Alexandre le Grand, l’illustre conquérant macédonien dans la tête de Benflis. Rêvons un Sir William Wallace, héros de l’indépendance écossaise dans le costume d’Ali Fawzi Rebaine. Rêvons un Bill Gates, un entrepreneur redoutable et fondateur mythique dans le numérique, dans la combinaison de Haddad. Rêvons un guide spirituel tel Omar Ibn Al Khattab, le justicier sans concurrent, dans la djellaba de Mokri. Rêvons, une Merkel, la femme leader redoutable et rationnelle, dans la coupe de Hanoun. Rêvons un Mahathir, le grand stratège, sous la veste serrée de Mourad Bouchareb. Rêvons un Xi Jinping, le stratège chinois leader de la deuxième puissance économique, dans la jacket stop-balle d’Ouyahia. Rêvons un Roosevelt, le héros de la 2e guerre mondiale sur la chaise de Bouteflika. Enfin, rêvons des visionnaires qui ont à jamais changé le monde venir changer notre Algérie en d’avril prochain.

Il n’existe pas de portrait-robot d’un président idéal pour nous. La logique de la réalité veut que pour être président il faut que la méthode de gouvernance soit intimement liée à la santé, à la personnalité, aux origines des idées, aux habitudes, à l’éducation et à la culture. Le président doit avoir un projet de société et être capable de gérer le pays en s’entourant d’une équipe de personnes intelligentes ayant un seul objectif sortir le pays de l’impasse actuelle en se fixant une période bien claire. Il doit avoir le courage de dire au peuple et surtout aux jeunes comment sera l’image du pays sous sa gouvernance en 2024.

La culture et l’éducation influenceront en grande partie son style de gouvernance. Il ne doit pas mentir comme les fifous et dire que l’Algérie de 2024 sera à l’image du Japon ou la Suède. Un président n’est ni un ministre, ni un Premier ministre. Il symbolise la nation. Il doit d’abord penser à ce symbole, à chaque instant de sa vie. C’est ce symbole qui détermine tout. Il doit toujours penser à l’empreinte de son action dans l’histoire de son pays, passée et future.

Il doit avoir un caractère ferme accompagné une grande capacité de travail. Il doit s’habiller de façon exemplaire en lien avec la culture algérienne, s’exprimer dans un arabe et un français sans faute ; parler au moins parfaitement l’anglais et si possible au moins une autre langue étrangère. Pour avoir ces qualités, un candidat à la présidence de la République algérienne ne doit pas avoir été ministre. Ce risque le ramène à des considérations de détail et développe chez lui un complexe d’infériorité. Il ne doit pas représenter les intérêts d’une région précise ou d’un clan préféré mais les intérêts du peuple et du pays tout entier.

Le gouverneur d’une nation n’est certainement pas l’individu lambda que nos médias visuels nous proposent. Ce type de président, sans dents, sans maturité politique, sans racines, sans classe qui ne représente en aucun cas le dernier des Algériens.

Les Algériens méritent mieux. Ce type de personnes transforment l’image du pays en une moquerie dans le monde. Ces types de personne et ceux qui les poussent à faire les guignols sont bons pour la gestion d’une écurie dans un système wahwah où n’importe quel farfelu est expert dans la gestion du fumier de ce système.

Il y a comme même une lumière qui annonce un espoir. Les signes du futur président se dessinent mais le brouillard chiche-biche dans les aveux des quatre fifous gène la vision.

Certains candidats cherchent à éviter de faire des vagues et à être appréciés par tous ; cette stratégie est mauvaise. Monsieur plaît-tout-le-monde » est bon pour un numéro de clown au cirque des Amars. Mieux vaut prendre une position forte quitte à déplaire à certaines personnes. C’est la marque Trump aux Etats-Unis ou la marque Ali Ghediri et Nekkaz chez nous.

Je suis mal à l’aise quand j’entends les quatre fifous parler de la continuité et du cinquième mandat. J’ai le sentiment de ne pas comprendre exactement où ces fifous (*) veulent nous emmener. La continuité n’est pas un secret de polichinelle. Parlons continuité et faisons nos comptes en toute sincérité.

En politique, comme en jeu de cartes, la peur de perdre est inévitable. En pensant ainsi je peux vous dire que quand un politicien sent qu’il va tout perdre, il est prêt à tout, je dis bien tout, pour assurer la survie de ceux qu’ils lui sont chers ou ceux qui ont fait de lui ce qu’il ne mérite pas dans la réalité.

La Sonatrach est la pierre principale sur laquelle repose le système algérien. La Sonatrach n’est plus comme avant. Messieurs fifous l’ont vidée de ses cadres compétents. Ils sont tous sortis avant l’âge de retraite. La nomination de Khalil au poste de DG et ministre de l’énergie est la cause de tous nos malheurs. Les responsables, d’une renommée mondiale et de marque nationaliste, des unités de production sont écartés et remplacés par des bras cassés valets des fifous.

Les unités de production de gaz et pétroles ne fonctionnent plus comme avant. Notre pétrole est raffiné ailleurs (Italie). Le gaz carbonique est stocké chez nous à In Salah et, le gaz naturel propre est véhiculé vers l’Italie. Ces jours-ci, on parle d’une raffinerie mixed Greco-algérienne. Les grandes écoles de technologie de pétrole et de gaz de la Sonatrach à Boumerdès sont fermées. Le grand bâtiment de la science est devenu wilaya de Boumerdes. Qui dit mieux ?

L’université algérienne n’est plus comme avant. Un semblant d’université en tout lieu. L’université est devenue comme un collège élémentaire dans un douar. Les mathématiques sont remplacées par l’histoire des mathématiques. La science et la technologie sont enseignées en arabe dialectale. La matière grise algérienne est dehors. Les compétences qui restent sont compressées par les bulldozers de l’ignorance et les compacteurs de la médiocrité. Nos universités ne permettent plus l’échange et la transmission du savoir. Les universités algériennes sont hors classement dans le monde. Qui dit mieux.

L’école n’est plus comme avant. Nos enfants bégaient dans toutes les langues. Nos hôpitaux ne sont plus comme avant. Nos malades souffrent sans soins. Nos médecins sont bloqués par une administration corrompue. Nos routes ressemblent à nos crêpes. Des trous partout. Nos villages ont changé. Le charme des villageois est couvert par la pauvreté et le manque d’aide. C’est l’image en esquisse de la continuité que chantent nos quatre fifous.

En conclusion : En réalité, un politicien peut passer toute une vie entière à vouloir devenir président sans jamais y parvenir et inversement être perçu comme tel sans jamais l’avoir cherché. Les démocrates fifous veulent nous installer un système de continuité à la Guinée ou la Gabon. En Guinée, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo est réélu chaque sept ans depuis 1979 avec 93 % à 99 % des voix. Teodoro Obiang est le neveu d’un ancien président de la République, Francisco Macías Nguema, écarté du pouvoir par un groupe de militaires appuyés par l’actuel dirigeant.

Au Gabon, où la réélection d’Ali Bongo est contestée depuis août 2016, le pouvoir reste entre les mains d’une même famille. Ali Bongo et son père cumulent d’ailleurs 40 ans à la tête du pays. Le 7 janvier 2019, une unité de soldats mutinés, prétextant l’état de santé d’Ali Bongo, en convalescence après un accident vasculaire cérébral, prend brièvement le contrôle de Radio Gabon et transmet un appel au soulèvement, dans une apparente tentative de coup d’État. Cette insurrection échoue le même jour; sur cinq mutins, deux sont tués et les autres arrêtés. Le 15 janvier, il assiste à l’investiture des nouveaux ministres, en fauteuil roulant. Qui dit mieux.

Le peuple doit encourager le changement. Le nouveau est vital au peuple. Une bonne qualité de vie vient du nouveau. Le peuple doit voter pour l’intégrité. La majorité du peuple veut un président avec des actions courageuses qui se veut en rupture avec le statu quo pour ne pas dire la continuité monotone.

O. C.

(*) Fifous : Dans le jargon de jeunes, fifous se dit d’une personne barge et/ou complètement tarée. Se dit souvent de certains profs qui sont très spéciaux.

 

Auteur
Dr Omar Chaalal

 




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L’aviation française bombarde l’opposition armée tchadienne

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Le dictateur Idriss Déby protégé par Paris

L’aviation française bombarde l’opposition armée tchadienne

L’aviation française positionnée au Sahel a bombardé un convoi composé de membres de l’Union des forces de la résistance tchadienne, un groupe armé déjà auteur d’une tentative de putsch en 2008.

Pour la deuxième fois en quelques jours, des avions de combat français ont frappé dans le nord-est du Tchad pour protéger N’djaména et le dictateur qui y règne Idriss Déby (30 ans au pouvoir).

La cible, une colonne de pick-up lourdement armés en provenance de Libye. Français et Tchadiens sont déjà intervenus le week-end dernier contre eux.

« Les autorités tchadiennes et françaises ont décidé de nouvelles frappes, conduites par des Mirage 2000, les 5 et 6 février », affirme l’état-major français dans un communiqué, précisant que « l’action des Mirage 2000, engagés depuis la base de N’Djamena, appuyés par un drone Reaper, a permis au total de mettre hors de combat une vingtaine de pick-up » sur la cinquantaine que comptait la colonne initialement.

« Ces interventions, menées à la demande des autorités tchadiennes, ont été conduites de façon proportionnée, graduée et précise », souligne le communiqué. Le convoi visé se compose de membres de l’Union des forces de la résistance (UFR), un groupe armé à l’origine d’une tentative de putsch de 2008, stoppé in extremis aux portes du palais présidentiel de N’Djamena grâce à l’appui de l’allié français. « Nous avançons dans la zone du Tchad frontalière du Soudan, dans l’Ennedi », déclarait à l’Agence France-Presse mardi Youssouf Hamid, porte-parole en exil de l’UFR.

Youssouf Hamid ajoute : « On progresse toujours, on est prêt à [affronter] tout ce qui est devant nous, tout ce qui va se placer devant nous. On n’a pas peur des frappes aériennes françaises », a-t-il dit à l’AFP, après avoir dénoncé le « tournant dangereux » prix par la France en s’impliquant militairement dans les « affaires internes » tchadiennes.

« Le raid de cette colonne armée dans la profondeur du territoire tchadien était de nature à déstabiliser ce pays », fait valoir mercredi soir l’état-major français en qualifiant les forces armées tchadiennes de « partenaire essentiel de la France dans la lutte contre le terrorisme, tant au Mali, au sein de la Minusma, qu’au sein de la force conjointe du G5 Sahel au travers de son engagement contre Boko Haram ».*

Une attaque qui « viole le droit international », selon l’opposition

Depuis son arrivée au pouvoir, en 1990, avec l’aide de Paris, Idriss Déby Itno, qui avait renversé Hissène Habré, a toujours pu compter sur son allié français, qui a installé à N’Djamena le QG de sa force anti-djihadiste Barkhane.

Plus tôt mercredi, deux chefs de partis d’opposition tchadiens ont critiqué l’intervention militaire française dans le nord du Tchad en affirmant à l’Agence France-Presse qu’elle est « inappropriée » et « viole le droit international ». « Sur le plan du droit, cette intervention répond à une demande d’assistance formelle d’un État souverain à l’égard de la France », rétorque le cabinet de la ministre française des Armées, Florence Parly.

Comme l’exige la Constitution française, le Premier ministre, Édouard Philippe, a officiellement informé ce mercredi les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat des frappes menées au Tchad « contre des groupes armés venus de Libye en réponse à une demande d’assistance des autorités tchadiennes », dans des courriers dont l’Agence France-Presse a obtenu copie.

Auteur
Avec AFP

 




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Pourquoi impliquer l’ANP dans la « sécurisation » de la présidentielle ?

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DEBAT

Pourquoi impliquer l’ANP dans la « sécurisation » de la présidentielle ?

Dans le numéro de février d’El Djeich, la revue du ministère de la Défense revient sur l’importance de la sécurisation de la présidentielle par les soldats de l’ANP.

En vrai ce n’est pas là la première fois. Depuis plusieurs numéros, la revue El Djeich évoque avec insistance le rôle de l’ANP dans la sécurisation du scrutin présidentielle « dans le respect de ce « que la constitution lui a assignée ». 

« … les élections du 18 avril prochain seront une autre occasion pour l’ANP de réaffirmer ses hautes aptitudes à assurer la sécurité de tels rendez-vous nationaux et sa disponibilité à contribuer au succès de cette fête démocratique en permettant aux électeurs d’accomplir leur devoir envers la patrie dans des conditions normales et dans un climat sûr. De par son engagement patriotique constant, s’agissant notamment de la sécurité et de la stabilité du pays », lit-on dans l’éditorial d’El Djeich. 

Pourquoi donc impliquer l’Armée dans une élection présidentielle ? N’y a-t-il donc pas assez de forces de police et de gendarmerie pour assurer la sécurité, même pour les bureaux itinérants du sud du pays ? Sommes-nous encore en guerre civile ?

Cet édito interroge sur la pertinence de ce rôle que doit jouer l’institution militaire au moment où le pays ne semble menacé par aucune force extérieure ou intérieure. Du moins clairement.

Pourtant, juste au début de cet édito, il y a eu un long développement sur la situation du pays duquel on peut tirer cette phrase qui dit toute l’assurance de l’institution  : « Le climat de stabilité que connaît le pays grâce à la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, initiée par le président de la République et adoptée par le peuple ».

Alors pourquoi engager l’institution militaire alors même que le vice-ministre de la Défense, s’appuyant sur une loi récemment votée intime l’ordre aux retraités de l’armée de ne pas s’impliquer dans la politique ?

Quand on sait que l’ANP a réussi depuis plusieurs années à damer le pion aux groupes terroristes les réduisant presque à néant, cette sortie laisse songeur. Car, il y a comme une incompréhension. Une de plus en cette période pré-électorale particulièrement trouble. Pas seulement.

De nombreux acteurs politiques s’interrogent sur le rôle, voire l’implication de l’Armée dans les élections et par extension dans la présidentielle. Mohcine Bellabas, le président du RCD a déclaré il y a quelques jours qu’il a « fallu constater que les engagements solennels des dirigeants de l’institution militaire quand à la neutralité de l’Armée ont toujours été démentis par les faits ».

C’est dire la méfiance des politiques vis-à-vis de l’Armée surtout quand celle-ci s’implique dans un processus électoral.

Tiguentourine, une affaire dans une affaire ?

Le même éditorial évoque également en des termes comminatoires l’attaque terroriste de Tiguentourine. Un large extrait d’une déclaration de Gaïd Salah y est aussi intégrée.

Le vice-ministre de la Défense tenait ces propos particulièrement troublants  : «La tentative terroriste avortée à Tiguentourine est le meilleur exemple de ce qui est dit. Cette opération voulue, par diverses parties, comme un test des capacités de l’ANP et de sa vigilance, et qui a été espérée, essentiellement par certaines parties malveillantes, pour diminuer des potentiels de l’ANP en termes de planification et d’exécution réussie d’une opération militaire d’une telle sensibilité, d’une telle envergure, et dans de telles conditions. L’objectif était donc l’emploi par un acte terroriste de pratiques abjectes, visant l’image de l’Algérie entre les Nations. Un plan qui a essuyé un échec total, et je dis bien, un échec total, tant de l’intérieur que de l’extérieur. »

De qui parle Ahmed Gaïd Salah quand il évoque « certaines parties malveillantes » ?

Pourquoi revenir avec cette insistance en ce moment sur un événement certes tragique qui a eu lieu il y a six ans ?

Décidément l’attaque de Tiguentourine ne semble pas avoir livré tous ses secrets. Elle pourrait être une affaire dans une affaire…

Auteur
La rédaction

 




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Abdelaziz, sous le signe du buffle de feu !

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HUMOUR

Abdelaziz, sous le signe du buffle de feu !

Mes chers amis, c’est un scoop, je viens d’avoir la vérité sur le 18 avril. Abdelaziz ne sera arrêté par aucune force au monde pour se représenter. Comment je le sais ?

Les cérémonies du jour de l’an chinois sont passées et, comme mon domicile ainsi que mon établissement sont situés dans une commune assez « chinoise » (dans le sens heureux de l’expression), vous devinerez laquelle, beaucoup de collègues m’avaient dit aller manger dans un restaurant avoisinant et que c’était pour célébrer l’année…du cochon.

Comme vous le savez tous, les Chinois ont un calendrier qui qualifie une année calendaire du nom d’un animal. On recense douze animaux et donc l’année baptisée du nom de l’un d’entre eux revient tous les douze ans. Ainsi, chacun peut constater de quel animal correspond son signe zodiacal  chinois par un calcul.

Il suffit de remonter dans le temps par tranches de douze ans en faisant attention que le début de l’année calendaire n’est pas le 1er janvier et donc de tenir compte de la date précise de naissance.

Le calcul est très rapide pour les nouvelles générations, il est recommandé pour les autres de consulter un site Internet en tapant la requête « calculer son signe chinois », par exemple.

Et vous vous doutez de l’énorme surprise que fût la mienne. Je suis né dans l’année de…. la chèvre des bois. Vous rendez-vous compte, certains espèrent être des lions, des chevaux de feu, des tigres et autres animaux majestueux, moi je suis assimilé à une chèvre, franchement pas le sang royal des créatures terrestres !

Souvent moquée pour son bêlement, pour son insignifiance et sa torpeur devant toute chose. Et même lorsqu’elle est magnifiée dans les contes et nouvelles, comme celle de monsieur Seguin, des humoristes comme Gad El Maleh en font des sketches désopilants.

Certes, elle donne des fromages magnifiques et des chaussures mais, tout de même, pas même une chèvre raffinée, domestiquée et aux bonnes manières. Une chèvre « des bois », c’est à dire vagabonde et sans culture.

Alors, mes chers amis, lorsque j’ai déclaré cela à ma femme, j’ai vu pointer un léger sourire narquois sur la commissure des lèvres. Ni une ni deux, j’ai bondi pour inscrire la date de naissance de l’impudente. Résultat : le chien !

Et comme l’instant était jouissif, d’un bonheur vengeur, vous l’avez deviné, j’ai introduit dans le calculateur la date de naissance précise de notre éternel Abdelaziz, notre accompagnateur d’une vie.

Mieux qu’un cours de sciences politiques, plus performant que la prédiction d’une cartomancienne ou les rêves de tous les Saïd de la terre, voilà qu’apparaît le signe zodiacal : Le buffle de feu !

Tout s’éclaire aussitôt, nous ne pourrons jamais arrêter la course d’un buffle, il ira se fracasser contre la paroi d’un obstacle plutôt que d’arrêter sa lancée en avant.

Voilà mes chers amis, le 18 avril, Buffle de feu reprendra sa puissance de course car vous avez remarqué que lors de ses pauses, l’animal semble se traîner, pataud et être déconcerté, presque paralysé. Mais lorsqu’il reprend sa route,  sa puissance est dévastatrice.

Que voulez-vous, c’est que Bouddha, lorsqu’il invita les animaux à son réveillon, douze se présentèrent mais pas de bourricots. Hélas, pas de bourricots car cela aurait été moins stupéfiant comme histoire puisque plus attendue et vraisemblable pour notre Abdelaziz national.
 

Auteur
Boumediene Sid Lakhdar, enseignant

 




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La question de la transcription de tamazight sera tranchée par l’Académie

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EXPRESS

La question de la transcription de tamazight sera tranchée par l’Académie

La question de la graphie à adopter dans la transcription de Tamazight sera tranchée par l’Académie algérienne de la langue amazighe (AALA), a indiqué mercredi à Tizi-Ouzou le professeur Mohamed Djellaoui, président de cette instance récemment créée.

« La question de la graphie sera tranchée par l’AALA qui est la seule habilitée à le faire », a-t-il souligné, un travail qui, a-t-il assuré, sera « purement scientifique et académique sans aucune interférence politique ni idéologique » et qui ne peut intervenir « sans qu’il y ait des commissions qui vont faire les recherches nécessaires ».

S’exprimant lors d’une table ronde ayant pour thème « Culture et langue amazighe : renforcement identitaire et linguistique algérien », organisée à l’occasion du troisième anniversaire de l’officialisation de Tamazight, le Pr Djellaoui a précisé que la première priorité pour l’AALA est « l’élaboration d’un dictionnaire référentiel de Tamazight ».

« L’objectif premier de notre académie est l’élaboration d’un dictionnaire référentiel de la langue tamazight avant d’aborder les autres questions qui sont toutes aussi importantes pour son développement », a-t-il soutenu, ajoutant que cette « lourde tâche » sera menée par des spécialistes en linguistique.

Traitant de « la collecte du terrain et de la sauvegarde du patrimoine immatériel amazigh (parcours et perspectives) », il a précisé que cette entreprise  s’appuiera sur « l’ensemble des travaux déjà existant qui en constitueront le socle ».

Cet avis est partagé par Guerchouh Lydia, membre de l’AALA, qui a estimé qu’il existait une terminologie « abondante » que ce soit de langue courante ou dans des domaines spécialisés qu’on gagnerait, selon elle, à exploiter et à développer dans ce travail.

Un programme varié a été élaborée à l’occasion de la célébration du 3eme anniversaire de l’officialisation de Tamazight, par la direction de la culture dont des expositions de livres et d’arts plastiques, un salon de livres ayant trait à la culture et à la langue amazighe ainsi qu’une table ronde autour du « passage de la littérature berbère de l’oralité à l’écrit ».

Auteur
APS

 




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Scènes de liesse au 20-Août, violence à Bejaia et noblesse au 5-Juillet

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FOOTBALL

Scènes de liesse au 20-Août, violence à Bejaia et noblesse au 5-Juillet

La victoire des Belouizdadis face à l’ES Sétif dans le cadre de la 20e journée du championnat professionnel de Ligue 1 disputé mardi après-midi au stade du 20-Août, a permis au gars de Laaqiba de renouer avec l’espoir d’acquérir le maintien grâce au précieux but inscrit à la 43’ à la suite d’un corner transformé par intermédiaire de Bouchfar.

Trop motivé pour s’en sortir victorieux de cette confrontation, les poulains d’Abdelkader Amrani sans la moindre victoire depuis le mois de novembre 2018, ont fini par être récompensés des trois points de la rencontre, au détriment des Aiglons qui étaient méconnaissables tout au long du match. Cette méforme s’explique, sans doute, par le désaccord des dirigeants avec l’entraîneur, qui s’est soldé par la démission de ce dernier, juste après le match.

L’autre événement de la journée s’est déroulé en fin d’après-midi au stade du 5-Juillet qui a abrité la rencontre du MC Alger contre l’Olympique de Médéa. Là nous avons eu droit à une véritable leçon de morale de la part des supporters mécontents du Mouloudia, qui ont d’ailleurs manifestés de leur colère sans recourir aux actes de violence ni à aucune manœuvre dépassée.

Bien au contraire, en optant pour la manière la plus civilisée qui existe et unique en son genre, ils ont carrément humiliés les opportunistes qui squattent le club depuis plusieurs mois, car et au moment où le Doyen était en train de mener le plus normalement du monde son débat avec un but d’avance sur son adversaire, le public s’est levé à la 21’ de la première période comme un seul homme et a quitté brusquement les tribunes du stade en signe de protestation contre l’abus de l’actionnaire majoritaire, la Sonatrach en l’occurrence, qui continue de faire la sourde oreille devant les revendications des verd-Leone qui réclament le limogeage du directeur sportif Kamel Kaci Saïd ainsi que son staff technique Adel Amrouche. 

Pour rappel, la rencontre est revenue aux locaux sur le score de (2-1) buts signés, Farès Hachi (15’) et Amada sur pénalty (68’) contre la réalisation de Sameur (90+2) pour les Médéens.

La rencontre opposant les Crabes au leader du championnat, sur la pelouse du stade de l’Unité Maghrébine à Béjaïa, s’est achevée sans vainqueur (0-0). Mais contrairement au 5-Juillet, le match s’est terminé sur de graves dérapages entre les supporters en enregistrant plusieurs blessés plus particulièrement du côté des visiteurs dont vingt-deux policiers conformément aux premiers bilans.      

Auteur
Anès N.

 




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