5.9 C
Alger
Accueil Blog Page 2038

OQTF et droit d’asile : que contient la circulaire Castaner du 31 décembre 2018 ?

0
Obligation de quitter le territoire français

OQTF et droit d’asile : que contient la circulaire Castaner du 31 décembre 2018 ?

Les statistiques 2018 sur l’immigration et l’asile ont été publiées le 15 janvier 2019. Le 31 décembre 2018, le ministère de l’intérieur a diffusé aux préfets et aux directions générales de la police nationale et la gendarmerie une nouvelle circulaire sur la maîtrise de l’immigration et le droit d’asile. L’année 2019 s’annonce difficile pour les demandeurs d’asile.

Le ministre de l’intérieur, M. Christophe Castaner, a publié une circulaire, en date du 31 décembre 2018, qui prévoit les règles d’application de la loi du 10 septembre 2018 pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie. Ces dispositions sont entrées en vigueur le 1er janvier 2019.

Cette circulaire est destinée aux préfets et aux directions générales de la police nationale et de la gendarmerie nationale.

Les dispositions de la loi n° 2018-778 du 10 septembre 2018 relatives à l’asile et à la lutte contre l’immigration irrégulière sont déjà en vigueur depuis le 1er janvier 2019, ainsi que celles des décrets des 12 et 14 décembre 2018, qui assurent, au plan réglementaire, leur application.

Le ministre de l’Intérieur, à travers cette circulaire, avait souhaité donc signaler à ses préfets les différents points qui nécessiteront, dans les mois à venir, une mise en œuvre vigilante par leurs services.

C’est en effet leur mobilisation qui permettra de donner toute sa portée utile à la loi et d’atteindre les objectifs que le Gouvernement s’est assigné, le 12 juillet 2017, en matière de politique d’asile et de lutte contre l’immigration irrégulière.

Les dispositions entrant en vigueur au 1er janvier 2019 doivent d’abord permettre de réduire les délais globaux de traitement de la demande d’asile et d’améliorer le fonctionnement du dispositif national d’accueil.

La réduction de ces délais sera rendue possible par la rationalisation des procédures suivies devant l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) mais aussi par des mesures dont la mise en œuvre relève de la responsabilité des services préfectoraux et de la police judiciaire.

Le ministre de l’Intérieur avait attiré en premier lieu l’attention de ses préfets sur les dispositions relatives à la fin du droit au maintien de certaines catégories de demandeurs d’asile (pays d’origine sûrs et demandeurs représentant une menace pour l’ordre public, décisions prises suite à une demande de réexamen).

Pour assurer l’exécution de ces dispositions, les préfets doivent prendre une obligation de quitter le territoire dès l’intervention de la décision de l’OFPRA.

Cette décision d’éloignement pourra, sous réserve de l’appréciation du juge administratif, être exécutée sans attendre une éventuelle décision de la CNDA. Ce dispositif présente, selon le ministre, un intérêt majeur pour améliorer le fonctionnement du système d’examen des demandes d’asile et d’accueil des demandeurs.

La circulaire précise, également, que le droit d’asile était fondé sur une approche différenciée selon les publics, il permettra en effet, à l’avenir, tout en garantissant un contrôle juridictionnel effectif, d’assurer l’éloignement des personnes dont le besoin de protection n’est pas avéré et de réduire, par conséquent, l’exposition du système d’asile aux détournements de ce droit.

La loi du 10 septembre 2018 a également renforcé l’efficacité de la lutte contre l’immigration irrégulière dans toutes ses composantes. Elle permet tout d’abord d’appliquer la règle du refus d’entrée à un étranger contrôlé dans une bande terrestre comprise entre la frontière et une ligne tracée dix kilomètres en-deçà.

Elle élargit les cas dans lesquels le risque de fuite est considéré comme avéré et justifiant donc l’adoption d’une obligation de quitter le territoire sans délai de départ volontaire, éventuellement assortie d’un placement en rétention; elle élargit, de manière plus globale, les cas dans lesquels une telle décision peut être prise.

Le ministre Castaner invite ses préfets à utiliser ces possibilités chaque fois que les conditions en sont remplies.

Un dispositif spécifique d’appui, projetable dans le réseau des préfectures, sera mis sur pied à compter du 1er janvier 2019.

Auteur
Me Fayçal Megherbi, avocat au Barreau de Paris

 




- Publicité -

Questions sur l’affaire Ayache : un mort qui ouvre les yeux des vivants

0
POLEMIQUE

Questions sur l’affaire Ayache : un mort qui ouvre les yeux des vivants

Sans prétention aucune et loin de toute spéculation, j’espère à travers ce retour d’expérience offrir aux lecteurs quelques éléments d’information et une certaine vision sur le malheureux évènement  qui a ébranlé les Algérien(e)s : la chute d’Ayache dans un puits orphelin, sis au village Oum Echemel dans la commune de Houamed (Msila). 

L’énigme du chameau qui passe par le chas d’une aiguille

Ayache a rendu l’âme, Dieu seul sait en combien de temps, après avoir fait une chute spectaculaire d’environ 100 pieds (30m) dans un  puits artésien en décembre 2018. Cet évènement recèle un sens énigmatique dont la clé semble perdue du fait que la victime était supposément en solitaire. Qui sont les enfants qui ont donné l’alerte et sont-ils auditionnés ? Est-ce possible d’entendre des cris (onde acoustique transversale) dans un tube à 100 pieds de profondeur ? À qui appartient ce puits désaffecté voire sans dispositions sécuritaires ?

Comment la victime s’est rendue à l’intérieur du puits ? Selon des sources concordantes, Ayache est âgé de 26 ans et il a une carrure moyenne; quant au tube d’acier, il fait 35 cm de diamètre.

Les données anthropométriques d’un homme comme Ayache révèlent une largeur des épaules (biacromiale) qui dépasse 16 pouces (40 cm). Par quel miracle Ayache s’est engouffré dans ce tube ? Cette incohérence permet de dire qu’il n’est pas irrationnel de penser à un acte de malveillance. Seule une enquête pourrait répondre à ces interrogations afin que ce mystère ne reste pas entier.

Démêler le vrai du faux

Assurément le puits en question est un véritable espace clos avec une voie restreinte d’accès qui est la bouche. Il y a des risques pour quiconque y pénètre en raison de sa conception, de son atmosphère, de l’insuffisance de ventilation naturelle, de l’obscurité, d’éventuelle présence de gaz délétères et d’autres risques.

Il existe trois façons de faire le sauvetage en espace clos à savoir : l’auto-sauvetage, le sauvetage de l’intérieur et enfin le sauvetage de l’extérieur. L’option sauvetage de l’extérieur a été retenue en écartant les deux autres qui sont impossibles.

Le cas d’Ayache nécessite un sauvetage technique, soit un plan, des moyens matériels spécifiques, une formation en espace clos des intervenants et une supervision adéquate. Pour ainsi dire, tout pompier n’est pas nécessairement sauveteur. Le directeur de l’information de la DGPC a déclaré ce qui suit : «Tous les protocoles et délais d’intervention ont été respectés pour sauver le jeune Ayache…». Malheureusement, l’opération s’est soldée par un échec! Le sauvetage en espace clos doit se faire (sans délai et sans protocole) en d’autres termes, il suffit de mettre en œuvre un plan tactique éprouvé et des moyens appropriés pour éviter toute improvisation.

Le sens de la déclaration du responsable de la DGPC est très ambigu voire peu cordial envers le retour d’expérience et ce malgré l’existence de plusieurs lacunes organisationnelles qui sont à déplorer!

Les lacunes évidentes versus le gros bon sens

Le sauvetage technique s’est transformé en sauvetage conventionnel avec pelle et pioche.  Pour dégager autour du tuyau, il fallait recourir au service d’une mini excavatrice qui fait gagner  du temps.

Le pompage de l’eau n’a pas été optimal et l’excavation n’a pas été raisonnablement asséchée pour éviter l’instabilité des parois et les éboulements.

La zone de danger ou zone rouge n’a pas été balisée avec un périmètre de sécurité ce qui dénote l’absence de fermeté. Comme conséquence, les nombreux curieux n’ont pas été éloignés du bord surplombant l’aire d’intervention, ce qui a mis de la pression supplémentaire sur les intervenants.

Dans le feu de l’action, expédier ou laisser des hommes aller au fond d’une excavation profonde sans que les parois ne soient étançonnées où sans que les pentes ne respectent l’angle de repos du sol est de la négligence criminelle. C’était lamentable de voir des personnes au fond de ce trou insécure! Dieu merci, les intervenants n’ont pas subis d’ensevelissement.  

A propos de la déclaration suivante : «La première mesure a été de l’alimenter en oxygène  lui permettant ainsi de survivre pendant 5 jours», c’est techniquement inadéquat. Pour maintenir Ayache en vie, il fallait avant tout  s’assurer qu’il y a un déficit d’oxygène de moins de 19,5% puis de ventiler avec plutôt un air respirable. L’usage d’un détecteur de 4 gaz permettant le  mesurage de l’oxygène et d’autres contaminants doit être prévu et, au besoin, les résultats de celui-ci peuvent servir pour références futures.

Le recours à la caméra thermique qui avait permis la localisation de la victime aurait pu être remplacée par l’usage d’une caméra d’inspection telle que l’on utilise dans les drains et canalisations. Cette dernière est en mesure de transmettre en direct des images parlantes. Quant à la caméra thermique, elle sert pour la localisation d’un corps, cependant elle peut induire l’observateur en erreur ou causé une déflagration en cas d’atmosphère explosive et si le modèle utilisé n’est pas antidéflagrant

L’essentiel en abrégé

Si Ayache n’a pas instantanément succombé à ses blessures lors de sa chute alors, les conditions dans lesquelles a passé ses derniers jours sont indescriptibles. Pire qu’une tombe, le tube d’acier dans lequel a rendu son âme est rouillé de l’intérieur : la rouille et les bactéries consomment l’oxygène du puits et sont derrière la déficience de cet élément vital.

En raison du coincement de la victime dans une fâcheuse position, le syndrome «Bywaters» ou syndrome de compression en concomitance avec la déficience en oxygène et de son état psychologique détérioré sont capables de l’achever en très peu de temps.

La mort d’Ayache ne sera pas vaine. Les premiers répondants doivent se servir de cette tragédie comme piédestal pour améliorer leurs compétences en matière de sauvetage en espace clos.

En situation de catastrophe, il faut savoir communiquer et  rendre les faits intelligibles au lieu d’accentuer la nébulosité. Un bon communiqué de presse est apprécié comparativement à la «tchatche».  

Le cercle vertueux symbolisé par l’acronyme PDCA  ne signifie pas «Prière de ne rien changer à la démarche», mais il vise  l’amélioration. A savoir : s’organiser, se former, s’entraîner, se corriger et s’équiper pour faire face aux risques atypiques.

D.G.

Ici-bas un schéma des grandeurs anthropométriques  
 

Image retirée.Image retirée.

 

Auteur
Djamel Gaham, spécialiste en espace clos

 




- Publicité -

Ould Kaddour : Après son désaveu, son mépris envers les institutions de l’Etat (II)

0
DECRYPTAGE

Ould Kaddour : Après son désaveu, son mépris envers les institutions de l’Etat (II)

Une mise à l’écart de l’expertise interne en désalgérianisant progressivement le groupe et multipliant ainsi le partenariat à tous les niveaux. 

3 – Que constatons-nous aujourd’hui sur le terrain ?

En deux ans la fuite des cadres formés à coup de sueur du contribuable algérien est vertigineuse et plus grave au profit des multinationales. Total, s’est imposée sur des projets que l’expertise algérienne pourra prendre en charge sans aucune difficulté.

On n’est pas en Algérie  à la première unité pétrochimique pour craquer à la vapeur le naphta ou l’éthane pour produire l’éthylène ensuite le polymériser. Avec le même partenaire, il vient de reconduire un contrat « tout bénef »  sur 25 ans et sans aucun risque.

Le champ très connu par les équipes de Sonatrach est mis en association pour des broutilles de 85,236 millions de dollars pour Total 73,224 millions de dollars pour Repsol pour un investissement global de 324 millions d’un programme additionnel de recherche et d’exploitation.

La part de Sonatrach est évaluée à 165,54 millions de dollars. Tout cela est nécessaire pour faire quoi ? Le forage de 11 nouveaux puits, l’installation d’une unité de compression de basse pression en amont de l’usine, et en l’optimisation du réseau de surface et de fonctionnement de l’usine. Ce programme qui sera réalisé en engineering –Approvisionnement – Construction (EPC)  par les équipes de Sonatrach qui ont une connaissance parfaite du champ pour l’avoir exploité seules pendant près de 20 ans.

Il n’y a apparemment aucun apport technologique de ces associés à part ces petits montants sans importance puisqu’il s’agit uniquement de faire des forages et booster le gisement qui permettront sur une durée de 6 ans à maintenir la production actuelle du bloc 238 du vaste champ de TFT à 80 000 barils équivalent pétrole par jour représentant 3 milliards de m3.

Sonatrach qui acte pour le compte de toute la nation et qui se trouve actuellement en pleine crise de liquidité, perdra une partie importante de ce programme additionnel qui permettra également de récupérer les réserves en plus estimées à plus de 250 millions de baril équivalent pétrole dont 29,2 milliards de m3 standard de gaz sec.

Rappelons que la production de ce champ a démarré au rythme de 5 millions de m3 /j de gaz humide pour atteindre progressivement le débit nominal de 20 millions de m3/j, soit environ 7 milliards de m3 par an. 

Ce gaz humide est séparé en gaz sec, GPL et condensats dans l’usine d’extraction du champ, qui comprend deux trains de traitement identiques construits par Brown & Root avec la participation de plusieurs sociétés de service algériennes. Les condensats et les GPL sont ensuite transportés séparément jusqu’à la côte au rythme de respectivement 2800 tonnes/jour et 2600 tonnes/jour, le gaz naturel sec est, quant à lui, expédié dans le réseau de transport Sonatrach.

Les investissements déjà consentis pour le développement de ce gisement sont de 1,2 milliard de dollars et ont été fractionnés en deux phases.

La première a consisté en la mise en production du gisement le 18 mars 1999 et ce, par la réalisation de deux trains de traitement de 10 millions m3/j chacun, et de respectivement trois lignes d’expédition de gaz, de condensat et de GPL lancée en mai 2010, la seconde phase a vu la réalisation d’une station de boosting en vue de maintenir le plateau de production à 20 millions m3/j pendant cinq années.

Ce qui est en plus bizarre dans cette affaire est le fait que Total dans son communiqué  diffusé sur son site le 11 juin 2018 parle de prolongation de licence par Alnaft dont la presse algérienne n’a pas soufflé un mot comme si le PDG de Sonatrach la représente.

En tout cas, le résultat est là et s’annonce clair : on investit plus d’un milliard de dollars dans un tas de ferraille à l’étranger pour laisser filer ce qu’il y a entre nos mains.

Si plus précisément Total voulait un partenariat gagnant /gagnant, pourquoi n’irait-elle vers les quartzites de Hamra qui suscitent un grand intérêt pétrolier vu les quantités en hydrocarbures extraites et existantes au sein de cette formation ordovicienne. Sommes nous enfin en face d’un avant goût de cette stratégie SH2030 ?

R. R.

A suivre : Sonatrach a complètement abandonné l’activité recherche par la formation au profit de l’expertise étrangère  sur laquelle, elle s’est engagée envers l’Etat.

Auteur
Rabah Reghis

 




- Publicité -

Le ministre Russe des AE, Serguei Lavrov sera mercredi en Algérie

0
EXPRESS

Le ministre Russe des AE, Serguei Lavrov sera mercredi en Algérie

Le ministre Russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, sera en visite, à partir de mercredi en Algérie, à l’invitation de son homologue, Abdelkader Messahel.

Cette visite de deux jours s’inscrit dans « le cadre du dialogue politique régulier et de concertation permanente entre les deux pays instaurés depuis la signature de la Déclaration commune sur le Partenariat stratégique entre l’Algérie et la Fédération de Russie », signale, mardi, un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Cette source précise que le séjour du chef de la diplomatie Russe intervient à la veille de la tenue de la 9ème session de la Commission mixte économique Algéro-Russe, prévue pour se tenir à Moscou, du 28 au 30 janvier 2019.

Des discussions que le diplomate Russe aura durant son séjour, cette dernière signale qu’elles donneront lieu « à un examen d’ensemble de l’état et des perspectives des relations bilatérales » et à un large échange de vues sur les grandes questions régionales et internationales, telles celles relatives à la situation au Sahel, au Mali, en Syrie et au Sahara Occidental.

Auteur
APS

 




- Publicité -

Libye: une trêve est conclue après des combats meurtriers entre milices

0
EXPRESS

Libye: une trêve est conclue après des combats meurtriers entre milices

Des milices rivales libyennes qui s’affrontent depuis mercredi dans la banlieue Sud de Tripoli ont accepté un accord de cessez-le-feu, ont annoncé lundi des médiateurs.

Les combats opposent des milices tripolitaines à un groupe armé venu de Tarhouna (à 60 km au sud-est de Tripoli) et appelé la “7e brigade”. Ces affrontements ont fait au moins 16 morts et 65 blessés, selon un bilan du ministère de la Santé arrêté samedi soir.

L’accord de cessez-le-feu a été conclu grâce à une médiation de dignitaires de la ville de Bani Walid, à 170 km au sud-est de Tripoli.

Lors d’une cérémonie dans la capitale, ces responsables ont précisé que les milices de la Force de protection de Tripoli et la “7e brigade” avaient accepté les termes de l’accord, signé par des responsables des villes de Tarhouna et Tripoli.

Le texte stipule notamment l’arrêt “définitif” des combats, le retrait de la banlieue sud des forces des deux camps vers leurs villes respectives, ainsi que l’échange de prisonniers et de dépouilles de combattants tués dans les affrontements.

Il prévoit aussi la formation de plusieurs comités pour s’assurer de l’application des termes de l’accord.

Le chef de la mission de l’ONU en Libye (MANUL) Ghassan Salamé a souhaité “le succès et l’application sincère de l’accord”, en téléphonant à un chef de tribu de Bani Walid qui a mené la médiation, selon le compte Twitter de la mission.

Un accord de cessez-le-feu entre les deux camps rivaux avait déjà été conclu en septembre sous l’égide de l’ONU, après des affrontements qui avaient fait au moins 117 morts et plus de 400 blessés entre fin août et début septembre.

Auteur
APS

 




- Publicité -

En deuil, le CR Belcourt pleure son supporteur

0
Pensée

En deuil, le CR Belcourt pleure son supporteur

Percuté par un chauffard toujours en fuite près du stade du 5-Juillet, le défunt Walid Bencheikha, un jeune supporteur de 17 ans, qui a consacré son amour pour son club préféré le CRB a rendu l’âme a sa sortie du stade, lors du derby disputé jeudi soir contre le MCA.

Bouleversés par cette tragédie, les joueurs du CRB, ont rendu hommage au jeune défunt en marge de leur rencontre en coupe d’Algérie face au SA Mohammadia, et ne jurent que par lui dédier le huitième sacre.

Le jeune Walid a été accompagné vendredi à sa dernière demeure au niveau du cimetière de Sidi Yahia. Suite à cette tragédie, La ligue professionnelle du football notamment les ultras des autres clubs ont dressé un communiqué de condoléances à la famille et aux proches du défunt.

Par cette triste et douloureuse nouvelle, notre rédaction présente à son tour ses condoléances les plus attristées aux parents et pour tous ceux qui ont connu le jeune walid Bencheikha.

 

 

 




- Publicité -

Samir Bouakouir dénonce un possible « putsch électoral »

0
Tribune

Samir Bouakouir dénonce un possible « putsch électoral »

L’aveuglement du pouvoir à nier l’impasse politique intégrale  et à vanter, contre toute évidence, la « stabilité institutionnelle » conduira le pays au cœur d’une tempête dévastatrice.   

En lieu et place d’une révision déchirante et la mise en œuvre d’un processus politique consensuel et constituant, le pouvoir prend le risque d’organiser des élections présidentielles dans un contexte politique extrêmement délétère.

A défaut de réunir les conditions politiques préalables à une vraie consultation démocratique, c’est à une guerre des clans, par candidats interposés, que seront conviés les Algériennes et les Algériens.

Le caractère non démocratique de cette élection autorise en effet toutes les manœuvres dilatoires et favorise toutes les tentations aventurières.

Les risques de fractures irrémédiables sont patents. Depuis des mois, les luttes internes ont pris des proportions alarmantes et n’épargnent aujourd’hui aucune institution, y compris l’Armée.

En l’absence d’arbitrage politique, il est à craindre que l’affrontement dégénère en un conflit ouvert impliquant la société avec toutes les conséquences dramatiques que l’on n’ose imaginer.

L’instrumentalisation et la manipulation des facteurs régionaux, linguistiques, ethniques ou religieux laissent augurer du pire pour le pays.

La remobilisation de cercles militaro-démocrates à l’origine du coup d’Etat de janvier 1992 autour de la candidature d’un ancien général à la retraite ou d’un ancien premier ministre de Bouteflika, ou des deux, porte les germes et renferme les « codes » d’un possible  putsch électoral.

Au-delà d’un cinquième mandat, ou d’une non-candidature de Bouteflika, la succession ne dérogera pas à la règle non-écrite de l’alternance clanique. Qu’elle intervienne avant ou après le 18 avril.

La « continuité », revendiquée ici et là par les appareils et organisations du pouvoir, n’est aucunement, contrairement à la légende politique de ces derniers mois, celle d’un Bouteflika mais bel et bien celle d’un système militaro-policier qui se dissimulera à nouveau derrière une nouvelle façade civile.

En effet, à l’encontre des « analystes» de service et des « plumitifs » de circonstance, le système de pouvoir n’a jamais subi de recentrage stratégique autour de la Présidence.

Ni présidentialisation ni démilitarisation, l’Etat Civil clamé ici et là n’est qu’une grossière escroquerie politique destinée à leurrer les partenaires étrangers de l’Algérie.

Face à ces périls, cautionner un nouveau coup de force électoral reviendrait à se rendre complice d’un inéluctable désastre national.

Les patriotes et les démocrates authentiques ne doivent en aucune manière céder aux chants de sirènes des officines du système sur une prétendue élection ouverte et l’imminence d’un changement pour ne pas sacrifier les bases de principe sans lesquels la démocratie ne saurait advenir.

Face à une échéance électorale porteuse de tous les dangers, renouer avec le projet national pour parachever démocratiquement la construction de l’Etat National  demeure la priorité stratégique.

Samir Bouakouir,

Ancien porte-parole du FFS.

Auteur
Samir Bouakouir

 




- Publicité -

Vers une présidentielle avec deux candidats du consensus

0
DECRYPTAGE

Vers une présidentielle avec deux candidats du consensus

Après avoir opté presque à contre cœur pour la tenue d’une présidentielle dans les délais, tout porte à croire que les décideurs choisiront cette fois deux candidats du consensus au lieu d’un : Abdelaziz Bouteflika et un autre, au cas où…

L’état de santé d’Abdelaziz Bouteflika pouvant à tout moment se dégrader davantage, les décideurs ont donc voulu prendre les devants en optant apparemment pour la politique des deux fers au feu. C’est Abdelaziz Bouteflika qui sera élu, si tout se passe comme prévu, mais s’il devient subitement inéligible, physiquement s’entend, c’est le candidat du consensus suppléant qui l’emportera, sans surprise.

Ayant eu vent de cette tactique pour le moins inédite, beaucoup de chefs de partis et de personnalités ont accouru, ou s’apprêtent à accourir, pour retirer les formulaires leur permettant de participer aux élections en qualité de lapins, et plus si affinités.

Sinon, comment expliquer la volte-face de ceux qui juraient il n’y a pas longtemps qu’ils ne participeraient jamais à une élection fermée, comprendre par la une élection avec Abdelaziz Bouteflika candidat ?

Ahmed Ouyahia doit s’en mordre les doigts d’avoir parlé trop vite, en affirmant qu’il ne se présentera jamais à une élection face à Abdelaziz Bouteflika. Ahmed Ouyahia craint maintenant un coup tordu qui reporterait aux calendes grecques sa rencontre avec son destin.

Si nous étions dans un pays démocratique, il suffirait d’un sondage pour connaitre les intentions des Algériens vis-à-vis du cinquième mandat. Si nous étions dans un pays démocratique, le chef de l’Etat ne nommera pas des membres d’une instance de surveillance d’une élection où il sera sûrement lui-même candidat.

Si nous étions dans un pays démocratique, nous n’en serions même pas là ; Abdelaziz Bouteflika aurait quitté le pouvoir à la fin de son deuxième mandat, en 2009, et Ahmed Ouyahia serait probablement, à l’heure qu’il est,  à la fin de son second et dernier mandat.

Mais comme nous sommes en Algérie, l’une des dernières autocraties dans le monde, on continuera sans nul doute à nous distraire avec des blagues de mauvais goûts. Les uns raconteront avoir prié un chef de l’Etat grabataire de briguer un cinquième mandat, d’autres soutiendront mordicus que Abdelaziz Bouteflika est le seul garant de la stabilité du pays, qu’il est prêt à se sacrifier pour le l’Algérie, et tutti quanti.

« Celui qui a passé son temps ne passe pas le temps des autres », dit un proverbe bien de chez nous, mais le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, n’en a cure : il a passé son temps, et il a largement entamé celui des autres. Indifférent à ce que dit la constitution qu’il a trituré à trois reprises, Abdelaziz Bouteflika gouverne assurément comme bon lui semble, aidé en cela par des « aventuriers » prêts à tout, le mot est du général-major à la retraite, Ali Ghediri , qui a dû le peser plus d’une fois avant de le prononcer.

En attendant que le chef de l’Etat se décide, le suspense continue, mais ce qui est sûr c’est qu’il n’y aura pas de second tour et que la victoire reviendra au candidat du consensus, Abdelaziz Bouteflika en l’occurrence, ou au candidat du consensus suppléant, au cas où…

Auteur
Ahcène Bettahar

 




- Publicité -

Lounis Aït Menguellet : le concert de la Coupole sera au profit de quatre associations

0
EXPRESS

Lounis Aït Menguellet : le concert de la Coupole sera au profit de quatre associations

Les recettes du concert qu’animera Lounis Aït Menguellet le 1er février à la Coupole d’Alger iront au profit de quatre associations, avons-nous appris de son manager Farid Ouahmed.

Dans un communiqué rendu public ce mardi, nous avons en effet appris qu’Aït Menguellet a décidé « de remettre toute la recette des entrées, après avoir rémunéré les musiciens, à quatre associations :

L’association des enfants inadaptés mentaux d’Isehnounène, centre psychopédagogique Oumalou, village Abouda Bouada, commune d’Aït Oumalou, l’association des handicapés Tidukla d’Iboudrarène, l’association des handicapés Baraka et l’association des cancéreux El Fedjr. »

Pour rappel, précise encore le communiqué, « Lounis Aït Menguellet n’est pas à sa première action de solidarité au profit des associations. Fidèle à ses convictions humanistes et d’entraide, il se produit régulièrement pour aider les aider. En 2017, il avait déjà remis les recettes de son concert de la Coupole à l’association El Fedjr. En 2018, les recettes de son gala qui a eu lieu à la Maison de la culture Taos Amrouche de Bejaia, ont été, elles, octroyées à l’association des diabétiques d’El Kseur ». Il faut rappeler aussi que Lounis a partagé la scène de la grande salle parisienne l’Accord Hotels Arena, avec Idir et Allaoua à l’occasion de Yennayer.

La billetterie pour le concert de la Coupole sera ouverte le 25 janvier et ce jusqu’au 31 janvier. Tarif : 1000 dinars pour les gradins.

nn

Auteur
La rédaction

 




- Publicité -

Bouabdallah Ghlamallah : l’imposture continue mais notre combat aussi

0
POLEMIQUE

Bouabdallah Ghlamallah : l’imposture continue mais notre combat aussi

Bouabdallah Ghlamallah, ancien ministre islamo-baathiste, détracteur notoire de la civilisation amazighe allant jusqu’à nier l’existence de la langue qui l’exprime, se permet maintenant d’avoir un droit de regard sur sa graphie malgré une totale incompétence dans ce domaine.

Ainsi, en imposteur, il se permet de prendre parti dans le débat sur l’écriture de tamazight en imposant les caractères arabes.

Si tous les scientifiques linguistes et autres experts en la matière n’ont pas tranché définitivement ce point, il n’en reste pas moins qu’une tendance largement majoritaire de ces chercheurs penchent pour la graphie latine.

Il faut rappeler le travail dans ce domaine effectué depuis plus d’un siècle avec la transcription latine par des éminents hommes de science. On peut citer Cid Kaoui, Ben Sedira, Boulifa, Mammeri, Chaker et sans oublier le rôle de l’Académie Berbère de Paris (Agraw Imazighen), une structure déterminante dans l’éveil des consciences de plusieurs générations.

Tous ont œuvré sans idéologie préconçue, mus par l’efficacité. La polémique sur ce registre est très récente, initiée par les détracteurs et non par les défenseurs de tamazight.  

Aujourd’hui, le matraquage idéologique est activé par certains esprits formatés dans le but inavoué de freiner la marche en avant de la culture amazighe.

En dépit de ce que pensent ces vassaux de l’Orient, l’amazighité n’est ni Orientale, ni Occidentale. Elle a son identité propre, indépendante et libre. Il appartient à ses enfants dévoués de décider de la graphie utile pour leur langue.

Monsieur Bouabdallah Ghlamallah et ses acolytes seraient bien inspirés de jeter un regard sur l’arabisation catastrophique de l’Algérie qui a conduit à la wahhabisation meurtrière de la société et d’y voir leur part de responsabilité au lieu de nous donner des leçons.

Ce personnage et ses associés feraient mieux de se repentir du mal irréparable causé au pays, aujourd’hui aliéné par l’arabisme importé d’un Moyen-Orient hostile à l’Algérie et jaloux de sa révolution.

Nul zélateur ne peut arrêter la marche historique des Algériens sur le chemin du recouvrement de leur culture première, véritable socle de l’identité du pays.

Youcef Hebib,
militant de la cause amazighe

Auteur
Youcef Hebib

 




- Publicité -

DERNIERS ARTICLES

Grève en Algérie.

Quand la rumeur devient un enjeu politique : le pouvoir face...

0
Plus qu’une simple rumeur, l’appel à une grève des commerçants a agi comme un révélateur des inquiétudes du pouvoir face à une possible extension...

LES PLUS LUS (48H)

Grève en Algérie.

Quand la rumeur devient un enjeu politique : le pouvoir face...

0
Plus qu’une simple rumeur, l’appel à une grève des commerçants a agi comme un révélateur des inquiétudes du pouvoir face à une possible extension...