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« Jours tranquilles à Jérusalem » de Mohamed Kacimi à la Manufacture des Œillets à Ivry

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RENDEZ-VOUS

« Jours tranquilles à Jérusalem » de Mohamed Kacimi à la Manufacture des Œillets à Ivry

Des roses et du jasmin, la belle pièce d’Adel Hakim a été montée à Jérusalem au début de l’année 2015. L’intifada était à son point le plus haut et la situation était on ne peut plus conflictuelle.

Adel Hakim, aujourd’hui disparu, a proposé à Mohamed Kacimi de l’accompagner sur place pour y monter sa pièce avec des acteurs locaux sur la scène du Théâtre National Palestinien.

Et c’est le journal de bord tenu par Mohamed Kacimi qui s’est transformé en pièce sur la pièce. Dès le départ, il a fallu trouver des comédiens palestiniens d’abord puis des comédiens palestiniens qui acceptent de jouer le rôle de juifs, avec des déplacements extrêmement difficiles à gérer puisque les comédiens pouvaient se trouver bloqués aux différents check-points tenus par les soldats israéliens, convaincre les membres du Conseil d’administration que la pièce peut commencer par l’évocation de la shoah… Mohamed Kacimi réussit à peindre un tableau avec justesse cette « caste » qui tient à ses privilèges et à son pouvoir de décision plus qu’au rayonnement de quelque culture que ce soit.

Des roses et du jasmin se déroule sur trois générations et s’étale du souvenir des camps de Bergen Belsen aux soulèvements palestiniens de 1988. Mohamed Kacimi tient un carnet sur lequel il note tout ce qui se présente à lui : les multiples péripéties pour monter la pièce, les descentes des soldats israéliens pour intimider les manipulateurs de marionnettes dans la salle adjacente, les comédiens qui mettent leur grain de sel pour l’utilisation de tel mot ou jouer telle scène… Des anecdotes à foison parsèment la pièce sur la pièce.

Des roses et du jasmin est le décor premier de Jours tranquilles à Jérusalem. Même si le spectateur n’a pas vu la pièce d’Adel Hakim, il arrive facilement à suivre l’intrigue et le dénouement de cette tragédie où s’entremêlent le destin d’une famille arabe et celui d’une famille juive où les identités s’entrechoquent.

Jours tranquilles à Jérusalem réussit ce tour de force de nous offrir deux pièces en une seule : la pièce originelle et celle qui nous montre les coulisses de son enfantement. Adel Hakim a bataillé dur, entre la rage qui le faisait avancer et le découragement face à la bureaucratie tentaculaire et l’incompréhension ambiante.

S’ensuivent de longues escarmouches entre le metteur en scène et le directeur du théâtre, pleines d’espoir et parfois de découragement. Mohamed Kacimi, en témoin privilégié mais aussi en balle de ping-pong que se refile les différents protagonistes suite aux changements de version, ne se prive pas de quitter l’est de la ville sainte, lorsqu’il en a « ras le bol des arabes », pour aller boire quelques verres à Jérusalem-ouest et revient vers l’est lorsqu’il a « marre des juifs ».

La pièce de Mohamed Kacimi est en fait un hommage sans égal pour Adel Hakim. Elle nous parle de ces douleurs humaines incommensurables, de cette égalité de la brûlure que l’on met sur une plaie ouverte, de cette épreuve indépassable qu’elle ait pour nom shoah ou nakba, qu’elle ait pour acteur le peuple arabe de Palestine ou le peuple juif d’Israël…

Mise en scène par Jean-Claude Fall, Jours tranquilles à Jérusalem est portée haut par les comédiens Bernard Bloch, Etienne Coquereau, Paul-Frédéric Manolis, Carole Maurice, Nolwenn Peterschmitt, Alex Selmane et surtout l’excellentissime Roxane Borgna.

Kamel Bencheikh

Théâtre des Quartiers d’Ivry, Manufacture des Œillets,
1 place Pierre Gosnat, 94200 Ivry-sur-Seine
Du 28 janvier au 08 février 2019 à 20h

 

Auteur
Kamel Bencheikh

 




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Bras de fer entre Hamar et Zekri : pas d’entente à l’Entente de Sétif !

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FOOTBALL

Bras de fer entre Hamar et Zekri : pas d’entente à l’Entente de Sétif !

L’entraîneur du club phare des Hauts Plateaux Noureddine Zekri, a finalement présenté sa démission, non pas à cause de la défaite contre le CRB, par contre pour un désaccord qui a enflammé la scène médiatique.

C’est du moins qu’on peut dire après que ce dernier eut jeté un pavé dans la mare, lors de son avant-dernière sortie médiatique dont il a exposé toutes ses galères quotidiennes devant la presse, qui demeurent selon l’intervenant un acte prémédité a son égard.

Deux mois à peine depuis sa désignation à la tête de la barre technique de l’Entente de Sétif, après la séparation à l’amiable avec l’ex-entraîneur marocain, Badou Zaki, le nouveau coach des Aiglons a fini par présenter sa démission mardi après-midi à la fin du match disputé au stade du 20-Août face au CR Belouizdad. La raison ? Ses relations qui se sont empirées d’un cran avec l’administration sétifienne a la suite de ses critiques médiatisées.

En effet, lors de son avant-dernière conférence de presse qu’il a animé, il faut dire que Noureddine Zekri n’a pas mâché ses mots en mettant en cause les prestations du président actuel des Aiglons Hassan Hamar, un désaccord qui n’est pas tout à fait méconnu, puisque les deux parties, étaient déjà en litige devant la justice pour une ancienne histoire des créances avant que les Noir et Blanc décident de faire à nouveau appel à lui.       

Il est clair que le fameux Zekrinio, comme on le surnomme dans le milieu footballistique local, est réputé pour ses discours pimentés, sauf que cette fois-ci, il a grillé tous ses droits de réserve en dévoilant au passage l’arrière boutique de l’un des plus titrés clubs en Algérie, jusqu’au point de traiter les conditions de travail qui lui ont été réservées par les dirigeants de Sidi El Khier, de maltraitance.

Le coach Noureddine Zekri s’est également exprimé sur le manque de commodité au sein de l’appartement qui a été mis à sa disposition en compagnie de ses deux adjoints italiens, qui ne contient selon sa version, ni d’un réfrigérateur, ni même d’un téléviseur.

En accentuant ses attaques contre le président de l’ESS, Zekri s’est dit ne pas pouvoir continuer dans de telle atmosphère, surtout en présence d’un staff technique et médical ainsi que des joueurs, qui réclament en permanence leurs dus qui s’élèvent entre quatre à six mois de dette, comme il a notamment, dénoncé la nature des médicaments disponibles dans l’infirmerie du club qui, selon son intervention, ne sont pas appropriés à un joueur de football.

Les propos émanant de l’homme à la moustache hitlérienne, n’était pas du goût de ses dirigeants qui avaient décidé de le traîner devant le conseille disciplinaire du club par l’intermédiaire d’un huissier de justice. 

N’ayant guère apprécié la procédure, ce dernier a saisi sa dernière apparition publique à l’occasion du match contre le CR Belouizdad, pour présenter sa démission orale et écrite en pleine conférence de presse.

Auteur
Anès N.

 




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Pas de gaz algérien supplémentaire en Europe: la France et l’Espagne ont tranché

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EXPRESS

Pas de gaz algérien supplémentaire en Europe: la France et l’Espagne ont tranché

Le projet d’interconnexion gazière entre l’Espagne et la France a finalement été abandonné pour inadaptation «aux besoins du marché» européen en gaz. Cette décision pénaliserait la société algérienne des hydrocarbures qui a investi dans l’augmentation de ses capacités d’exportation vers l’Europe, selon Echorouk online.

La France et l’Espagne ont dernièrement annoncé l’abandon de leur projet d’interconnexion gazière, jugé trop cher et manquant de «maturité» relativement aux conditions du marché du gaz sur le continent européen.

Suite à cette décision, la Société nationale algérienne des hydrocarbures (Sonatrach) se trouverait pénalisée, selon le journal électronique algérien Echorouk online. La raison serait les investissements consentis par la Sonatrach pour l’acheminement de quantités supplémentaires de gaz algérien vers le continent européen, selon la même source.

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) française et son homologue espagnol, la CNMC, ont annoncé, le 22 janvier, leur rejet du projet Step, destiné à augmenter les capacités d’acheminement de gaz naturel entre l’Espagne et la France, a rapporté l’agence Reuters.

Proposé par les gestionnaires des réseaux de distribution de gaz, le français Teréga et l’espagnol Enagás, le projet, dont le montant s’élevait à 442 millions d’euros, a finalement été jugé inadapté aux «aux besoins du marché» et ne présentait pas «une maturité suffisante», selon la même source.

Le 12 septembre 2018, dans la wilaya de Tlemcen, dans l’ouest de l’Algérie, Abdelmoumen Ould Kaddour, PDG de Sonatrach, avait annoncé devant la presse le lancement du projet d’extension du gazoduc Pedro Duran Farell (GPDF) El Aricha-Beni Saf. Selon lui, cette extension est sensée augmenter la capacité du gazoduc Medgaz, reliant l’Algérie à l’Espagne.

«L’Algérie approvisionne actuellement l’Europe par Medgaz à hauteur de 8 milliards de m3 en gaz naturel. Nous sommes en train de travailler pour augmenter la quantité à 10 milliards de m3. C’est notre objectif. Nous voulons augmenter nos capacités d’export», a-t-il affirmé. Ce projet, dont la réception est prévue pour 2020, nécessite un investissement de 31,59 milliards de dinars (soit 233 millions d’euros environ), selon le PDG.

Au vu des investissements déjà engagés, la Sonatrach se trouverait ainsi dans une situation peu confortable, selon Echorouk online.

Auteur
Sputniknews

 




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L’armée française « vole » au secours du dictateur tchadien d’Idriss Deby…

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Krimou a lu pour vous

L’armée française « vole » au secours du dictateur tchadien d’Idriss Deby…

..et assume paradoxalement au sahel africain le rôle de ses « adversaires-ennemis » en Syrie. La Russie, l’Iran et le Hezbollah libanais.

Questions d’ADN idéologiques, d’intérêts économiques dits « stratégiques »…et d’empreintes politiques en somme!

Krimo Hammada

L’armée française au secours du Tchad 

En provenance de la Libye, la progression de la colonne de 40 pickups d’un groupe armé a été stoppée net dans l’extrême nord du Tchad par les missiles air-sol lancés par des Mirage 2000, des avions de chasse français, Tibesti et de l’Ennedi.

La France d’Emmanuel Macron vient à la rescousse du Tchad d’Idriss Deby dans les deux régions du Tibesti et de l’Ennedi où l’armée tchadienne combat les rebelles de l’Union des forces de la résistance (UFR), qui ne sont pas des islamistes mais des opposants à la quasi dictature d’Idriss Déby. On est loin avec cette intervention de l’armée franaçise des objectifs affichés d’une lutte anti terroriste via le G5 Sahel

Une manœuvre d’intimidation, puis des frappes aériennes. C’est la stratégie de l’opération franco-tchadienne qui a repoussé, ce dimanche 3 janvier en fin d’après-midi, une colonne de pickups d’un groupe armé en provenance de Libye. Après un décollage de la base militaire française de N’Djamena, des Mirage 2000, des avions de chasse de la Force Barkhane, ont effectué des survols de dissuasion de la colonne de pickups avant de procéder à des tirs de missiles air-sol.i

« La colonne avait été repérée depuis au moins 48 heures, a précisé le porte-parole de l’état-major français, le colonel Patrik Steige. L’armée de l’air tchadienne avait déjà procédé à des frappes pour les stopper », en vain !

Des opposants armés «mis hors d’état de nuire»

A la demande des autorités tchadiennes, l’intervention française entre le Tibesti et l’Ennedi (dans l’extrême nord du pays) semble avoir été décisive pour reprendre le dessus. «Cette colonne a été repérée, neutralisée et mise hors d’état de nuire par nos Forces aériennes appuyées par l’opération Barkhane », s’est gargarisé le colonel Azem Bermendoa Agouna, porte-parole de l’Armée tchadienne dans un communiqué.

«Cette intervention en réponse à la demande des autorités tchadiennes a permis d’entraver cette progression hostile et de disperser la colonne», complète un autre communiqué du ministère français de la Défense. A l’AFP, Youssouf Hamid, le porte-parole de l’Union des forces de la résistance (UFR), un groupe rebelle que N’Djamena combat dans le Borkou-Ennedi-Tibesti, des régions de l’extrême-nord du Tchad, a dénoncé une ingérence de la France dans les affaires internes du Tchad.

En 2008, le groupe rebelle, dont les éléments sont essentiellement issus de l’ethnie Toubou, a été stoppé aux portes de la capitale tchadienne alors qu’il s’apprêtait à renverser le régime d’Idriss Deby, de l’ethnie Zaghawa.

 Dans tous les cas, en participant à cette opération conjointe, Paris est venue à la rescousse d’Idriss Deby, son allié dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.

Monafrique

 




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Hamid Ferhi, coordinateur du MDS, s’est éteint

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Disparition

Hamid Ferhi, coordinateur du MDS, s’est éteint

Hamid Ferhi, coordinateur du Mouvement démocratique et social (MDS), est décédé mardi 5 février à l’hôpital de Beni Messous (Alger).

Admis pour des problèmes respiratoires, Hamid Ferhi a été placé en intubation en vain. Fin janvier, il a dû chercher une place dans un hôpital à Alger avant d’être hospitalisé d’urgence à Beni Messous.

Hamid Ferhi a subi un accident vasculaire cérébrale (AVC) en décembre dernier, pendant un déplacement avec Fethi Ghares, candidat du MDS à la présidentielle de 2019. 

Hamid Ferhi était de toutes les luttes. Figure connue de la gauche algérienne, il s’est complètement investi dans le combat pour le respect des libertés démocratiques souvent bafouées ces dernières années.

Le Matin d’Algérie présente ses plus sincères condoléances à la famille du défunt et au Mouvement démocratique et social.

Auteur
La rédaction

 




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L’imprimerie d’El Khabar et El Watan à Constantine ravagée par un incendie

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EXPRESS

L’imprimerie d’El Khabar et El Watan à Constantine ravagée par un incendie

Un incendie a ravagé mardi matin l’imprimerie détenue par les quotidiens El Khabar et El Watan à Constantine, ont annoncé ces deux journaux.

« Un grave incendie s’est déclaré tôt ce matin sur le site de la  SARL SIMPREC, située à Constantine filiale d’El Khabar et d’El Watan et spécialisée dans l’impression des journaux », ont-ils indiqué dans un communiqué conjoint.

Selon la même source, aucun dégât humain n’est signalé, mais les dégâts matériels sont « considérables » et « l’imprimerie est totalement à l’arrêt ».

« Elle a subi des dommages importants, en dépit du fait que le site soit équipé de moyens anti-incendie adéquats et qui répondent aux normes de sécurité », ont-ils souligné.

Les directions d’El Khabar et d’El Watan qui affirment que l’origine de cet incendie est « inconnue » pour le moment, demandent aux autorités de diligenter  »une enquête approfondie » pour déterminer les causes de ce drame.

« Des dispositions ont été prises pour répondre aux besoins des lecteurs de l’Est du pays, qui auront leurs quotidiens Liberté , El Khabar, El Watan et El Khabar Erriadhi dès demain matin dans l’ensemble des kiosques », selon la même source, soulignant que cet incident « n’affecte nullement la détermination de ces deux journaux à poursuivre leurs missions d’informer objectivement leur lectorat », ont-ils affirmé.

D’importants dégâts matériels ont été enregistrés suite cet incendie, avaient indiqué à l’APS les services de la protection civile.

Les équipements d’impression ont été « sérieusement endommagés », a précisé le responsable de la cellule de l’information et de la communication de ce corps constitué, le lieutenant Nourreddine Tafer, détaillant que deux (2) hangars de stockage et de recyclage du papier de cette imprimerie, érigée sur une superficie de 4.000 m2 ont été détruits par l’incendie.

Auteur
APS

 




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L’Algérie sur la route des incertitudes

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REGARD

L’Algérie sur la route des incertitudes

Terrible comment les nouvelles les plus invraisemblables arrivent ces derniers temps en cascade dans l’oreille de l’Algérien !

Entre un producteur de télévision, avec des dizaines de documentaires et de films à son actif, qui s’immole par le feu dans les locaux d’une chaîne privée dans un terrible black-out médiatique, juste parce qu’il n’a pas été payé pour ses prestations, un responsable d’un parti politique et candidat à la présidentielle de surcroît, gravement malade, refusé dans un hôpital public de la capitale, faute de place disponible, un cortège de candidats farfelus qui affluent au siège du Ministère de l’Intérieur pour retirer les formulaires de candidatures pour la présidentielle faisant l’objet de satire de la blogosphère et la récente déclaration du Premier ministre Ouyahia, selon laquelle Bouteflika ne fera pas de campagne électorale pour le 18 avril, comme s’il venait de nous livrer un secret d’Etat, il n’y a qu’à épier un bout d’étoile dans un ciel nuageux pour espérer voir une trouée de lumière!

Le pays s’enfonce chaque jour dans une situation incontrôlable, non seulement au plan local, mais même à l’international.

A l’heure qu’il est, personne ne sait là où l’on va, ni au sein du pouvoir, ni dans l’orbite d’une opposition en rangs dispersés. Le nuage s’épaissit davantage quand on regarde du côté de la population, abandonnée à son sort et lâchée à tous les niveaux par les pouvoirs publics.

A vrai dire, tous les indicateurs sont en orange, couleur d’alerte dans un contexte global peu favorable aux calculs approximatifs dont notre élite est friande.

La question qui se pose et qui revient avec insistance pour nombre de mes compatriotes est la suivante : le régime est-il vraiment en panne d’hommes, pour glisser pour l’option jusque-là aléatoire du cinquième mandat ? A-t-il un plan B, au cas où les choses tournent mal ? Se rend-il au moins compte qu’il est tourné en dérision par les chancelleries étrangères,  les médias occidentaux et le monde entier ?

Au point où sont arrivées les choses, il est quasiment impossible de tracer une feuille de route sérieuse, même pour les six mois à venir. L’à-peu-près prend le dessus sur la planification et le sens premier que devraient s’assigner les hommes d’Etat : la capacité de prévoir et d’anticiper les événements pour pouvoir en gérer les conséquences par la suite.

L’Etat nage dans l’opacité et laisse de grands espaces d’interrogation en pointillés à la population. Or, comment espère-t-on sortir de la crise si l’on ne met pas les choses au clair ?

Si, au lieu d’ouvrir le débat sur les perspectives d’avenir, on cadenasse les portes du dialogue social et polarise les choix politiques autour d’intérêts clientélistes, clanistes et rentiers ? Tous les scénarios sont aujourd’hui sur le tapis en Algérie d’autant que les décideurs se sont laissés conduire dans un cul-de-sac, dans un moment crucial où normalement les forces vives du pays seraient associées à la décision et prennent part à la construction d’un projet de société commun.

Un projet qui va s’attaquer aux racines du mal et permettra à la jeunesse de se hisser aux postes de responsabilité et d’assurer la relève.   

Auteur
Kamal Guerroua

 




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Le CS Constantine, doucement mais sûrement  

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FOOTBALL

Le CS Constantine, doucement mais sûrement  

Le coup d’envoi de la 20 journée du championnat professionnel de ligue 1, fut donné lundi après-midi à l’occasion des trois matchs avancés distinguer par la victoire écrasante à l’extérieure des Constantinois et le retour bredouille des Canaris de chez les Académiciens.  

En déplacement au stade Omar-Hamadi de Bologhine accompagnés de leurs 8000 fans environ, les Canaris se sont heurtés lundi après-midi, à une excellente composante de l’Académie de Paradou, qui a pris le meilleur suite au doublé de Zakaria Naïdji (72’ et 84’) dans un débat qui a vu l’expulsion du joueur de la JS Kabylie, Taher Benkhelifa à la 78’ pour un geste d’anti-jeu.

En s’inclinant (2.0) les Lions de Djurdjura ont raté la unième chance de réduire l’écart avec le leader après leur semi-échec lors de la journée précédente face à l’AS Ain M’lila (1-1)

Néanmoins, les capés Franck Dumas maintiennent leur position à la 2e place au classement général avec un total de 36 pts.

Quant aux Pacistes 30 pts, grimpent provisoirement au pied du podium à une seule marche du troisième, qui n’est autre que le détenteur du titre, le CS Constantine. Ce dernier, en déplacement à l’ouest du pays pour affronter l’USM Bel Abbès, n’a fait qu’une bouchée de son adversaire en s’imposant par une large victoire de (4 à 0) grâce aux réalisations de Bahamboula (24e), Lamri (45e), Belkacemi (58e), Djabout (62e).

Les locaux demeurent plus que jamais menacés par la relégation en se positionnant à la 14e place parmi les seize avec seulement 19 pts à leur actif.

Le troisième et dernier match de la journée, opposant l’AS Ain M’lila face au MC Oran, sur la pelouse du stade chahid Touhami Zoubir Khelifi s’est soldé sans vainqueur aprés le score vierge (0 à 0) un nul qui n’arrange aucune des deux équipes. 

                                                                                                                            

Auteur
A. Belkheir

 




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Tapis rouge ou pas, le pape François assène des vérités aux Emirats

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GOLFE

Tapis rouge ou pas, le pape François assène des vérités aux Emirats

Le pape François en visite historique aux Emirats Arabes Unis (EAU) s’est comporté en vrai diplomate mais n’a pas mâché ses mots pour envoyer ses messages à tous les musulmans du monde pour prendre leur responsabilité dans les guerres « fratricides » au Yémen, la Libye, la Syrie etc.

C’est un pari à la fois risqué mais d’un grand courage  que de donner une leçon aux locaux pour favoriser l’évolution de la religion musulmane vers la modernité.

Cette sortie spectaculaire devait contribuer à désenclaver l’église catholique dont il a la charge visible à travers l’offensive médiatique et l’accueil fortement populaire qui lui a été réservé. Il n’était pas très loin de la Mecque non seulement géographiquement mais aussi à travers les liens très étroits qu’entretiennent les Emirats avec le royaume wahhabite de l’embarrassant Mohamed Ben Salmane (MBS).

En tout cas, Mohamed Ben Zayed (MBZ) qui ambitionne de faire de son royaume un Etat moderne du XXIème siècle semble adhérer à la demande de l’église chrétienne pour tolérer la construction des édifices chrétiens contrairement à son voisin qui, reste non seulement très en retard mais réprime férocement ceux qui suivent cette religion. On compte aujourd’hui aux EAU neuf édifices religieux catholiques sur 76 édifices chrétiens au total. Cette visite a suscité la joie de plus d’un million formés de quelques locaux mais principalement des immigrés philippins et indiens.

MBZ se montre plus dur envers les Frères musulmans que ceux des écoles chrétiennes. Le souverain pontife ne pouvait se permettre de rater cette occasion propice pour passer son message de paix dans le Golfe persique considéré par l’Eglise catholique comme l’épicentre d’un triple conflit entre Arabes sunnites et Iraniens chiites, entre sunnites de la péninsule arabique et rebelles chiites du Yémen, entre tenants d’une société traditionnelle où la religion est aux mains des émirs et partisans d’un Islam transformé en doctrine politique (autrement nommé Islamisme). Fidèle à sa ligne, le pape se rend au cœur des conflits, il ne reste pas à distance, comme il l’a fait avec les migrants en Méditerranée, ou avec les Rohingya en Asie. 

Par  ce voyage, très réussi, il a rendu la monnaie à ses détracteurs qui le taxent de « pape  islamisé » après ses visites en Egypte, Azerbaïdjan, Arménie, Bangladesh là justement où il a soutenu la cause des réfugiés musulmans Rohingya persécutés par les extrémistes bouddhiste sans oublier bien entendu son périple turc.

En définitive, cette diplomatie de proximité a fait son effet au Moyen-Orient parce qu’elle restitue le christianisme dans une démarche en faveur de l’humain, approche que l’hypocrisie des grandes puissances occidentales se dévoile au grand jour : ils dénoncent tout haut les actions militaire au Yémen mais vendent tout bas les armes aux belligérants directs pour attiser le feu. En tous cas, son message de démilitariser le cœur de l’homme est bien passé

Auteur
Rabah Reghis

 




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L’option Ali Ghediri – Aït Larbi est-elle envisageable pour gouverner l’Algérie

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TRIBUNE

L’option Ali Ghediri – Aït Larbi est-elle envisageable pour gouverner l’Algérie

L’Algérie à la croisée des chemins à la veille des élections présidentielles ? Voilà une question qui taraude les esprits de militants sincères qui ne rêvent que de démocratie et d’émancipation pour leur pays.

Pourtant, au vue de la tournure que semble prendre le prochain scrutin, la réponse à cette question lancinante semble de plus en plus incertaine tant les cartes semblent brouillées car on ignore qui les détient réellement et qui les distribue. Comme une porte sans clé, chacun semble y voir ce que bon lui semble à travers les jointures. À quelque 70 jours du fameux scrutin, l’horizon semble opaque et impossible à déchiffrer.

En Kabylie, la situation est encore plus corsée qu’ailleurs en Algérie. Les deux partis implantés dans cette région ont déclaré leur intention de boycotter ce scrutin si vital pour le futur immédiat du pays qu’ils sont supposés servir ou diriger. La raison d’être d’un parti politique national n’est-elle pas la prise du pouvoir pour appliquer son programme ?

Le RCD a donc, par le biais de son conseil national, fait savoir qu’il se dirige vers le rejet des présidentielles suivant dans son sillage le FFS. Par conséquent aucun candidat kabyle sérieux ne sera présent à ces élections. La raison principale invoquée quant à la prise de cette position par les deux partis est que cette consultation présidentielle est jouée d’avance. Comprendre par là, que le candidat du système (en l’occurrence Abdelaziz Bouteflika) en sortira vainqueur quoi que puisse faire l’opposition. Cette position du RCD et du FFS participe au fatalisme ambiant qui veut qu’aucune force politique ne peut vaincre le candidat du système dans un scrutin ouvert ou fermé.

Abdication ? Tout l’indique. Certains observateurs se posent la question quant à l’utilité du boycott et surtout sur son efficacité, en étant actif ou pas, à freiner le rouleau compresseur de la machine du système que le couple FFS/ RCD semblent redouter. Quoi qu’il en soit la partie (l’élection présidentielle) va donc se jouer sans ces deux formations.

Cette position place l’élite politique kabyle dans un rôle de figuration. Elle n’est invitée ou ne s’invite qu’à jouer les seconds rôles. D’un côté on a les inconditionnels soutiens de Bouteflika et de la continuité à l’image d’Ouyahia, Amara Benyounes, Ali Haddad et Madjid Sidi Said. Tout le monde sait que ces personnalités ne jouissent d’aucune popularité en Kabylie. Cela nous amène à nous poser cette autre question : comment vont opérer ces derniers (l’alliance présidentielle) pour faire passer cette pilule du cinquième mandat devant la communauté internationale si l’on suppose qu’ils s’en soucient peu ou prou.

La question, même si, pour d’aucuns, peut sembler naïve, mérite cependant une petite halte, car elle peut nous renseigner sur la capacité de mystification que recèle cette alliance. Aussi ne doutons pas que ce beau monde saura trouver la bonne argumentation pour faire passer leur projet quoi que l’on pense ou croyons savoir.

Reste le cas du conseil constitutionnel, dont le président vient de rendre âme, chaque algérien sait à quoi s’attendre quant à la validation de la candidature de Bouteflika. La fFraude commence déjà à ce niveau ? Tout l’indique.

Mais revenons à cette élite kabyle qui semble désorientée. En face des courtisans de Bouteflika, nous avons des Kabyles qui jouissent de l’estime de leurs citoyens comme Maître Mokrane Ait Larbi, l’homme d’affaire Issad Rebrab, le spécialiste en économie Ferhat Ait Ali et l’universitaire Hacene Hireche qui apportent leur soutien au candidat de la Rupture le général à la retraite Ali Ghediri.

Avec son annonce de soutenir ce dernier Maître Mokrane Ait Larbi a étonné plus d’un. Plusieurs voix se sont élevées pour reprocher à l’avocat kabyle de rouler pour d’autres alors qu‘il pouvait lui-même postuler à la magistrature suprême, tant l’homme est connu pour sa probité et intégrité intellectuelle et militante. Il est une personnalité imposante et qui impose. On se souvient tous de sa démission du sénat au tout début du soulèvement populaire du printemps noir de 2001 et qui a vu 128 jeunes Kabyles assassinés par le corps de la gendarmerie.

On peut alors se demander à juste titre pourquoi certaines personnalités politiques kabyles se trouvent réduites à cette posture ; celle d’apporter soutien à des candidats qu’elles surpassent largement de par leurs engagements et surtout leur capacité à gérer les affaires de la cité algérienne sans être obligées de jouer les seconds rôles? Tout un syndrome.

Tentons une réponse un peu hasardeuse mais qui risque d’être juste. Depuis le déclenchement de la guerre de libération et même avant depuis le mouvement national initié par Imache Amar en 1926 et cédé sur un plateau d’argent au fondateur de l’anti-kabylisme Messali Hadj, l’élite kabyle a toujours cherché le bien pour l’Algérie, quitte à jouer les seconds rôles.

Un bref parcours de l’histoire récente du pays peut le prouver amplement. Cette élite s’est mise au service de la partie même si souvent elle fut mal comprise par la société kabyle qui l’avait généré. Ainsi par exemple en juin 1992 beaucoup de militants du RCD ont espéré voir le président Mohamed Boudiaf nommer comme premier ministre Said Sadi. C’était d’ailleurs l’information qui a circulé et confirmé plus tard par Dr. Said Sadi lui-même dans son livre Algérie : Heure de vérité (Flammarion, Paris, 1996). Le même espoir fut caressé en 1995 avec l’arrivée à la présidence de Liamine Zeroual. En 1999 beaucoup ont fantasmé sur le couple Hamrouche et Hocine Ait Ahmed. Le même scenario s’est répété en 2000 où la rumeur faisait entendre que le président Bouteflika allait nommer Sadi au poste de premier ministre. En 2004 tout le monde spéculait sur une éventuelle victoire d’Ali Benflis qui fera jonction avec le président du RCD de l’époque.

On peut alors se demander qui faisait ventiler sur l’électorat kabyle de telles rumeurs ? Pour nombre d’observateurs la source de ces fausses-vraies informations est le pouvoir lui-même qui en usait à souhait pour drainer la population de Kabylie vers une participation massive aux présidentielles.

Notons au passage que Dr. Said Sadi fut l’homme politique kabyle le plus cité dans ces tractations souterraines. Cela nous permet aussi d’avancer une hypothèse : Dr. Said Sadi a tout tenté avec le système pour le changer de l’intérieur quitte pour cela à accepter de jouer les seconds rôles. Ces tentatives, hélas, ne furent pas auréolées de succès ! Bien au contraire à la longue ces démarches ont été la cause de l’effritement dont jouissait le personnage en Kabylie. Qu’en est-il dès lors pour Maître Mokrane Ait Larbi? Vise t-il la même démarche que Sadi (rénover le système de l’intérieur)? Et si telle est la stratégie comment y parvenir?

Ali Ghediri qui vient de bénéficier du soutien de Madame Zoubida Assoul, membre fondateur du mouvement Mouwatana, malgré tous ses diplômes reste cependant un inconnu pour les citoyens. On peut même dire qu’il est loin de posséder la verve de Maître Mokrane Ait Larbi rompu aux joutes oratoires et au fait des subtilités de la communication. L’homme à fait ses preuves par le passé et bénéficie d’une aura et d’un charisme incontestable conséquence direct de son combat pour l’amazighité, la démocratie et les droits de l’homme dans les années 80/90 aux côtés d’autres illustres militants kabyles comme Maitre Ali Yahia Abdenour, Ferhat Mehenni et Dr. Said Sadi.

Une raison de plus pourquoi c’est Ali Ghediri qui aurait pu être dans le staff électoral du candidat Maître Mokrane Ait Larbi. Ce dernier possède en sus de l’arabe, la maîtrise de tamazight, un atout majeur dans un pays qui se dit officiellement bilingue.

Au Canada par exemple on ne peut devenir premier ministre si on ne parle pas les deux langues officielles du pays.

L’ex-premier ministre canadien Stephen Harper, un anglophone d’Alberta, avait consacré plusieurs semaines d’étude intensive de français après sa dégradation parce qu’il avait des visées politiques pour devenir un jour premier ministre du Canada. Ce qui est fait.

Dans le curriculum vitae du général Ali Ghediri il est mentionné qu’il est un parfait quadrilingue (arabe, russe, français et anglais). Il lui manque l’essentiel. Sa langue ancestrale, de surcroît la 2ème langue officielle du pays qu’il sera appelé à gérer. Prendra-t-il, comme Stephen Harper, des cours intensives en tamazight pour montrer sa bonne foi quant à la vraie rupture qu’il compte appliquer une fois président ? En tous les cas, Ali Ghediri vient d’émettre son premier communiqué en tamazight rédigé en caractères latins, source de l’antagonisme idéologique entre le système algérien, d’essence arabo-islamique et les Kabyles. Est-ce un autre signe de rupture ?

Pour revenir au vif du sujet, quelle est la finalité du soutien d’hommes kabyles d’envergures au candidat Général Ali Ghediri poserons-nous comme interrogation ?

Pour beaucoup, ce soutien répond au besoin urgent de barrer le chemin à Bouteflika pour un éventuel cinquième mandat. En effet selon beaucoup d’analystes, le Général en question va enclencher la dynamique du changement tant attendu au sein du système politique algérien, très complexe. Dès lors les questions qui méritent d’être posées sont les suivantes :

Au sein de ce même système il y a bel et bien des Généraux kabyles en retraite, Pourquoi, ce système n’a pas poussé l’un d’eux au-devant de la scène comme Ali Ghediri? Pourquoi cette méfiance envers le kabyle et jusqu’à quand?

Si par miracle, le 19 avril 2019, ou deux semaines plus tard en cas de l’improbable 2ème tour, le général Ali Ghediri serait élu président de la République, serait-il capable d’amorcer les changements draconiens qu’il a promis. Plus précisément les huit ruptures qui constituent l’essentiel de son programme, que sont :

  • Rupture avec le système rentier et clientéliste en bâtissant un État de droit reposant sur les libertés individuelles et les valeurs communes nationales.
  • Rupture avec la dictature en édifiant des institutions nationales démocratiques, élues au suffrage universel où la séparation des pouvoirs entre exécutif, législatif et judiciaire serait une réalité tangible.
  • Rupture avec les inégalités sociales.
  • Rupture avec le discours démagogique et les pratiques populistes.
  • Rupture avec l’économie de rente et la dépendance des hydrocarbures.
  • Rupture avec l’instrumentalisation des déterminants fondamentaux de l’identité nationale (Islam, histoire, la langue arabe et la langue amazighe).
  • Rupture avec le régionalisme en consolidant l’unité et la cohésion nationale dans le respect de la diversité et des libertés individuelles.
  • Rupture avec le centralisme stérile.

Force est de constater que ce programme est trop sommaire, simpliste et par moments reprenant une certaine terminologie chère au système actuel comme la triptyque Islamité, Arabité et Amazighité. Les kabyles pas dupes demandent plus de développements et d’explications, notamment sur le dernier point de la décentralisation parachutée très brièvement. Ils auront certainement, et dans leur grande majorité, accepté un tel programme si une réforme profonde de l’État serait à l’ordre du jour. Laquelle mission serait préférablement confiée, pour d’évidentes raisons, à l’hypothétique « premier ministre » Mokrane Ait Larbi. Ce dernier pourrait désengorger (décentraliser) le système en accordant une très large autonomie pour la Kabylie, en tant que société distincte, avec entre autres, un parlement, un gouvernement et un système éducatif qui lui seront propres. Il en sera de même des autres territoires du pays (Chawis, Mzab, Oranais, Imucaghs, …).

Ce dernier schéma pourrait être salutaire au pays pour entamer le passage de la république (0) vers la république (I), et non pas (II) comme le répète Ali Ghediri. Lequel passage forcera l’armée dirigée par l’octogénaire chef d’État-Majeur Ahmed Gaid Salah à quitter définitivement la scène politique en la cantonnant dans les lieux qui sont les siens, à savoir les casernes et les frontières à surveiller.

Le deuxième scénario qui consisterait à voir cette armée soutenir encore une fois un mandat de trop pour Bouteflika malgré sa maladie gênante, serait fatal pour le plus grand pays d’Afrique en superficie. La Kabylie comme souffre-douleur d’une gestion archaïque qui en découlerait, en paierait encore le prix fort. Elle continuerait à voir ses enfants vivre mal leur identité, et bon nombres d’entre eux continueraient à subir la répression suite à leur engagement derrière les formations qui réclament l’indépendance de la Kabylie comme le MAK de M. Ferhat Mehenni, ou l’URK de M. Bouaziz Ait Chebib. Pour rappel, les militants de ces deux formations sont tout le temps traqués par les services, et privés de leurs passeports pour les plus actifs d’entre eux.

Nous évoquons volontairement la question indépendantiste kabyle, un véritable casse-tête pour le système tant elle est récurrente dans beaucoup d’esprit de jeunes kabyles qui voient en cette option le grand Salut. Autrement dit c’est une donnée réelle dans le paysage politique de la Kabylie et l’occulter ne résout point le problème.

L’unité nationale comme ligne rouge à ne pas transgresser comme ne cesse de le répéter le général Ahmed Gaid Salah dans ses discours provocateurs à l’encontre des indépendantistes kabyles, pourrait avoir une chance d’être préservée si l’armée:

  • Cessera d’apporter de l’eau au moulin aux tenants du 5ème mandat. Sachant que le bilan de la gestion de Bouteflika se résume en déchirement du tissu social, corruption généralisée, et démantèlement de toutes les libertés démocratiques. Bref Horizon bouché et incertain.
  • Assurera une élection ouverte sans fraude donnant une chance au couple Ali Ghediri – Mokrane Ait Larbi pour devenir hypothétiquement président-premier ministre, et ainsi tracer les contours de cette nouvelle république (I) tant attendue.

Une telle option serait avantageuse aussi bien pour l’Algérie que pour la Kabylie puisqu’elle amorcerait un début de dialogue salvateur qui conduirait, nous l’espérons fortement, à un meilleur compromis en termes de cohabitation et du vivre-ensemble, une fois :

  • Tous les courants politiques kabyles autonomistes, indépendantistes, et ceux œuvrant sur la scène politique algérienne seraient invités pour trouver une meilleure forme de cohabitation algéro-kabyle.
  • La Kabylie (de même pour les autres territoires spécifiques comme ceux des Mzab, des chawis, …) jouirait d’une pleine autonomie ayant son propre gouvernement, système judiciaire et parlement locales. Ceux-ci seraient gérés par les élites locales élues démocratiquement et non pas imposés d’Alger comme de nos jours et ce depuis 1962.
  • L’État algérien reformé au sens fédéral comme durant la guerre de libération avec les 6 wilayas qui seraient devenues comme les provinces canadiennes, les cantons suisses ou les Länder d’Allemagne, avec plein de prérogatives.
  • La laïcité, garante de la liberté de culte et de la séparation de la religion de l’état, appliquée.
  • Le volet identitaire de la constitution serait corrigé en se conformant aux nouvelles donnes de l’État fédéral algérien, puisque les kabyles, mozabites, chawis, imucaghs, … ne voudront pas voir leur pays se définir comme terre arabe.
  • La géopolitique serait à revoir dans le sens où l’Algérie serait appelée à se retirer de la ligue arabe. Une exigence historique qui fait suite à l’éveil amazigh partout dans le pays comme le montre, entre autres les fêtes de Yennayer de ces dernières années.
  • L’éveil identitaire, de plus en plus fort en Afrique du nord, comme l’a prouvé académiquement le sociologue Dr. Salah Djabi dans son dernier livre, serait considéré pour faire de l’Algérie un acteur majeur dans la création avec ses voisins (Maroc, Tunisie, Libye) de l’Amazighphonie. Exactement comme les grands regroupements politiques mondiaux tels que la Francophonie, le Commonwealth (Anglophonie) ou la Ligue Arabe qui serait entre temps réduite uniquement aux pays arabes de l’Asie.

Telles nous semblent être les grandes lignes à même de renforcer la cohésion nationale, à éradiquer l’arbitraire, à atténuer les peurs et les appréhensions quant à l’avenir de ce pays. Celui-ci ne peut être prospère qu’une fois le déni identitaire réparé. Les autres aspects de la vie tels que le politique (et ses élections), l’économique, l’environnement, la santé, le spirituel, l’éducation, l’université, … seront réglés de facto. La Kabylie est toujours là pour rappeler ce péché original, non seulement en Algérie mais partout en Afrique du nord. Elle le fera autant de fois qu’il est nécessaire et quel que soit le prix.

En conclusion, on ne le dira jamais assez que si depuis 2001 des formations ont vu le jour et qui réclament l’indépendance de la Kabylie, cela n’est que la conséquence directe de cet entêtement à ne pas vouloir régler ce problème identitaire et ne pas laisser la Kabylie s’émanciper seule avec ses propres valeurs, sa propre langue, hors contrôle d’Alger.

C’est pourquoi il nous semble que l’élection du 18 avril 2019 est la dernière chance pour sauver la cohabitation dans ’harmonie du couple Algérie-Kabylie. Sinon l’indépendance de la Kabylie trouvera toute sa raison d’être pour ceux qui doutent encore. A rappeler que cette date coïncidera avec le 18ème anniversaire du printemps noir kabyle et avec 39ème anniversaire du printemps amazigh de Kabylie. Un double rappel très significatif.

 

Auteur
Racid At Ali uQasi/ Hamid Ait Slimane

 




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