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Le Venezuela dans le brouillard de la guerre de l’information

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REGARD

Le Venezuela dans le brouillard de la guerre de l’information

Malgré la richesse du sous-sol de leur pays, les Vénézuéliens réduits à errer sur la route de l’exil.

L’expression « brouillard de la guerre » a été inventée par le penseur Clausewitz (« Nebel des Krieges ») et renvoie au fait que, durant les opérations militaires, les informations dont disposent les combattants sont floues et incertaines. « La guerre est le domaine de l’incertitude », dit-il.

En ce qui concerne l’information, les choses sont très semblables. Ce que l’on appelle la « guerre de l’information » n’est pas qu’une opposition frontale entre médias occidentaux et médias russes, voire chinois, mais une guerre généralisée où ce qui compte comme information varie selon les préférences idéologiques et les parti-pris plus ou moins conscients.

Que l’on connaisse le Venezuela ou pas, que les journalistes soient sur place ou pas, l’accès à l’information est difficile. Depuis plusieurs semaines la guerre de l’information concernant le Venezuela bat son plein. Elle dure en fait depuis presque 20 ans et l’arrivée au pouvoir de Chavez, décrit comme « populiste » ou socialiste anticapitaliste selon les médias. Dans ces situations de guerre de l’information, il est courant de réduire la guerre à une opposition frontale entre deux camps. Ainsi sur ce pays, il y aurait uniquement les pro-Maduro ou les pro- Guaidó, le président auto-proclamé. Dans cette bataille ou chacun doit choisir son camp, les informations gênantes sont tues et les faits indéniables sont interprétés de façon tendancieuse.

Il y a pourtant un troisième terme dans cette opposition duelle : un grand nombre d’intellectuels de gauche ont pris des positions critiques de Maduro et de ses dérives tout en s’opposant aux tentatives de putsch fomentées aux États-Unis qui utilisent Guaidó comme figure de proue. Il faut ici distinguer ce qui est du ressort de l’analyse de ce qui se passe au Venezuela des considérations portant une intervention, militaire ou non, des États-Unis dans ce pays d’Amérique latine.

Des auteurs comme Chomsky, Dorfman, Wood, Weisbrot qui se classent tous à gauche ont exprimé diverses critiques à l’égard des dérives de Maduro. Ces critiques renvoient à l’autoritarisme du régime, à la corruption, à la trop grande dépendance vis à vis de la rente pétrolière, aux mauvais choix en matière de politique monétaire. Il est clair que les dirigeants vénézuéliens sont en partie comptables de la crise qui secoue le pays.

Il y a débat pour savoir si l’autoritarisme de Maduro, qui n’a pas le charisme de son mentor, Chavez, est le fruit de sa personnalité, d’une évolution du régime ou s’il est la conséquence des sanctions des États-Unis qui ne datent pas de l’arrivée de Trump au pouvoir, même si ce président les a considérablement aggravées.

La baisse des prix du pétrole a bien évidemment eu un impact sur un pays qui dépend de ses exportations de ce produit pour financer ses programmes sociaux.

La crise qui frappe le Venezuela est très grave et les images des émigrants qui le quittent sont parlantes. La question concernant les causes de cette crise est plus difficile qu’il n’y paraît car si les erreurs économiques et l’autoritarisme du régime sont, bien évidemment, une des causes du marasme, les sanctions et l’acharnement à détruire les institutions vénézuéliennes qui sont pilotées depuis les États-Unis en sont une autre.

La nomination d’Elliott Abrams, le 25 janvier 2019, comme envoyé spécial au Venezuela est en soi un symbole : Abrams a soutenu les régimes despotiques d’Amérique latine, organisé des coups et coups fourrés et a été condamné dans le cadre du scandale Iran-Contra. Il avait notamment fait acheminer des armes dans des convois présentés comme des aides humanitaires.

Une expertise certainement utile au moment où une autre forme d’aide humanitaire est promise au Venezuela. Il est donc le spécialiste des coups d’État en Amérique latine où, dans les années 1980, du temps de l’administration Reagan, il visait le Nicaragua.

Il a soutenu les milices salvadoriennes responsables de massacres et organisé l’intervention des États-Unis au Panama contre un ancien allié qui avait désobéi, Noriega. Il a soutenu le Général Efraín Ríos Montt du Guatemala qui était sous le coup d’une accusation de génocide avant sa mort en 2018. Fervent soutien d’un génocidaire, il avait occupé un poste au titre orwellien de « secrétaire d’État adjoint pour les droits humains et les affaires humanitaires ».

Cette simple mention de l’implication d’Abrams dans la crise suffit à déconstruire toute rhétorique parlant de liberté et de démocratie. La liberté et la démocratie, pas plus que la situation humanitaire effectivement catastrophique, ne sont ce qui motive Washington et son candidat aux responsabilités suprêmes à Caracas. Abrams rejoint ainsi les néoconservateurs pro-guerre qui entourent Trump, Bolton et Pompeo. Ils ont tous évoqué la possibilité d’une intervention militaire étatsunienne au Venezuela et Bolton a publiquement évoqué la possibilité de faire intervenir les compagnies pétrolières américaines pour gérer le pétrole vénézuélien.

La tentative d’organiser un coup d’État n’est plus cachée dans l’ombre ou sous une avalanche de démentis. Trump parle ouvertement de prendre le pétrole ou d’intervenir dans des pays qu’il juge ennemis des États-Unis et Bolton évoque la possibilité d’envoyer Maduro à Guantanamo, la prison illégale étatsunienne sur l’ile de Cuba où l’on pratique la torture. Triomphe de la novlangue orwellienne : le symbole même de la violation du droit, droit international comme droit des accusés à un procès équitable, Guantanamo, est convoqué pour soutenir Guaidó et la démocratie !

L’organisation de ce coup d’État, dont les étapes sont connues et recoupent les déplacements de Guaidó à Washington, au Brésil auprès du néo-fasciste Bolsonaro et en Colombie, s’appuie sur le mécontentement bien réel des pans entiers de la population vénézuélienne mais n’a rien de démocratique. Sa structure évoque les coups d’États du Chili en 1973, sans utilisation directe de l’armée locale, qui, au Venezuela est moins acquise à l’extrême droite que l’armée chilienne, mais avec une technique que Kissinger avait décrit comme « faire hurler l’économie ».

Comme pour les interventions en Irak, Libye ou Syrie les dirigeants sont décrits comme des dictateurs qui mettent en danger leur population et la stabilité du monde. Que le gouvernement à abattre soit démocratique comme au Chili en 1973 ou en Iran en 1953, tyrannique comme en Irak en 1991 ou 2003 et alors que cette tyrannie avait été l’alliée des États-Unis, théocratique mais non dangereux pour les États-Unis comme pour l’Iran dont John Bolton souhaite actuellement également renverser les dirigeants, la formule du coup d’État est la même : une intense campagne médiatique pour faire des dirigeants à éliminer des monstres, un vaste soutien médiatique au nom de la défense de la liberté et de la démocratie et des interventions pour étouffer l’économie au moyen de sanctions soit directes soit sur les clients des puissances visées.

Dans le brouillard de la guerre d’information, on entend peu parler du fait que l’opposition à Maduro, qui comprend d’anciens chavistes, est très fragmentée et n’approuve pas toute entière la démarche de Guaidó. Surtout, même parmi les Vénézuéliens désespérés, beaucoup refusent une intervention militaire étrangère.

Le Mexique, présidé depuis le mois de décembre 2018 par un homme de gauche, Andrés Manuel López Obrador dit AMLO, n’a pas reconnu le président auto-proclamé, donc non élu, lequel fait une utilisation abusive du paragraphe 233 de la Constitution vénézuélienne pour tenter de légitimer son coup de force. AMLO propose une médiation pour sortir de la crise. Il s’agit bien évidemment de la voie à suivre si l’on veut éviter les bains de sang, remettre l’économie en état de marche et réconcilier les diverses factions très polarisées de la société. AMLO n’a pas pris position pour Maduro mais pour la justice et la survie des Vénézuéliens.

Les États-Unis et leurs alliés, qui incluent le Canada et la France, ont reconnu Guaidó, ce qui pose problème sur le plan de respect du droit et au regard du fait que ces pays ne se soucient guère de liberté et de démocratie dans des pays tels que l’Égypte ou l’Arabie saoudite.

Le président français a sans doute voulu ne pas laisser à son homologue américain le prix de la meilleure déclaration en novlangue orwellienne lorsque, depuis les salons où le recevait le dictateur égyptien al Sissi, il a voulu donner une leçon de liberté et démocratie à l’autoritaire président vénézuélien.

Si la voie de la négociation est la voix de la raison on peut douter que celle-ci s’impose dans un contexte où les forces golpistes (de golpe, coup d’État en espagnol) se pensent si près du but. En 2018, déjà l’ancien premier ministre espagnol Zapatero avait réussi, après deux ans de travail, à élaborer un accord entre gouvernement et opposition. Cette dernière a refusé, il y a un an, en février 2018, de signer cet accord et donc a préféré une stratégie de la confrontation totale.

Même en l’absence d’une intervention militaire dont les conséquences désastreuses sont connues puisqu’elles ressembleraient à celles qui ont fait suite aux guerres d’Irak ou de Libye, la stratégie de l’étouffement risque de primer sur la négociation.

Plus l’économie saigne, plus la pénurie règne, plus les mécontentements s’affirment et donc font baisser la popularité, déjà faible, des gouvernants. Cette stratégie de la destruction économique pour chasser les dirigeants est celle que Trump a menacé d’utiliser contre la Turquie, pourtant un pays allié, membre de l’Otan. Il importait peu que Saddam Hussein soit un tyran lorsqu’il était allié des États-Unis ou que Noriega soit un trafiquant de drogue, MBS un assassin au cœur du pouvoir saoudien. Il importe peu que Maduro soit socialiste, autoritaire ou corrompu, ce qui compte est le contrôle ressources pétrolières, les considérations géopolitiques face à la Chine et à la Russie et le triomphe des marchés.

Bolton évoque la « troïka de la tyrannie » c’est à dire Cuba, le Nicaragua et le Venezuela que les États-Unis proposent de faire disparaître comme autrefois il s’agissait de s’attaquer aux pays de « l’axe du mal » au Moyen Orient. Les néoconservateurs ont réussi à mettre le feu à cette région où la guerre et les dévastations ont non seulement grandement favorisé la montée des groupes terroristes comme Al Qaida puis Daech mais sont aussi responsables d’un grand nombre de déplacements de population, de morts et de réfugiés. Bolton, qui avec Pompeo, semble plus décisionnaire sur cette affaire que Trump, qui fait ses habituelles déclarations incendiaires, veut certainement rééditer le grand succès moyen oriental de la stratégie du chaos.

Nous sommes bien loin d’une opposition manichéenne entre un mauvais Maduro autoritaire et un espoir démocratique qui aurait le visage de Guaidó. La démocratie et la liberté ne guident pas les actions des néoconservateurs étatsuniens, ni celles du néofasciste Bolsonaro et les erreurs et manquements démocratiques de Maduro, indéniables, ne sont qu’une excuse pour le complexe militaro-industriel des États-Unis.

Une véritable sortie de crise devrait inclure des accords politiques sur des élections mais aussi un arrêt de l’étranglement économique du pays. Ceux qui aujourd’hui disent offrir une aide humanitaire sont ceux qui œuvrent à l’étranglement des populations dont ils disent se soucier. Il n’est pas indifférent que ces populations soient le plus souvent composées de gens de couleur alors que la foule autour de Guaidó est blanche et visiblement non affamée. Greg Palast voit même dans la comparaison des foules un indicateur racial de première importance. Guaidó est le visage avenant qui cache ses soutiens d’extrême droite son projet politique n’est pas humanitaire ou démocratique mais proche de Bolsonaro et d’Abrams. Le coup d’État qui se prépare de longue date éliminerait certainement Maduro mais pas la misère du peuple vénézuélien. La voie mexicaine est celle de la démocratie et de la raison et c’est elle qu’une Europe qui se dit démocratique devrait suivre.

P. G.

Notes

1- https://fair.org/home/facts-dont-interfere-with-propaganda-blitz-against-venezuelas-elected-president/

2-https://www.commondreams.org/news/2019/01/24/open-letter-over-70-scholars-and-experts-condemns-us-bac ked-coup-attempt-venezuela

3-  https://www.thenation.com/article/venezuela-maduro-chile-allende/

4-https://www.lrb.co.uk/v41/n04/tony-wood/the-battle-for-venezuela

5-  https://therealnews.com/stories/new-oil-sanctions-on-venezuela-would-destroy-whats-left-of-its-economy

6-  https://www.nytimes.com/1987/08/17/world/abrams-denies-wrongdoing-in-shipping-arms-to-contras.html

7-  https://www.gregpalast.com/in-venezuela-white-supremacy-is-a-key-to-trump-coup/
 

Cette chronique est réalisée en partenariat rédactionnel avec la revue Recherches internationales à laquelle collaborent de nombreux universitaires ou chercheurs et qui a pour champ d’analyse les grandes questions qui bouleversent le monde aujourd’hui, les enjeux de la mondialisation, les luttes de solidarité qui se nouent et apparaissent de plus en plus indissociables de ce qui se passe dans chaque pays.

6, av. Mathurin Moreau; 75167 Paris Cedex 19

Site : http://www.recherches-internationales.fr/

Mail : recherinter@paul-langevin.fr

Abonnements 4 numéros par an : 55 Euros, Étranger 75 Euros

Auteur
Pierre Guerlain, Université de Paris X – Nanterre

 




Lâché et acculé, Mohamed Ben Salmane se tourne vers l’Asie

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Affaire Khashoggi 

Lâché et acculé, Mohamed Ben Salmane se tourne vers l’Asie

Une cascade d’événements récents ont conduit Mohamed Ben Salmane, le prince héritier de la monarchie des Saoud à se tourner vers l’Asie.

Le prince héritier saoudien a été au coeur d’une brouille entre le Sénat américain et le président Trump. Le premier a refusé de voter une loi qui l’oblige à se déterminer sur sa position vis-à-vis du jeune prince en lien avec l’affaire de l’assassinat odieux du journaliste Jamal Khashoggi, le 2 octobre 2018 dans l’enceinte diplomatique à Ankara.

Il y a également la crise politique que le président américain a créée par sa décision de décréter l’état d’urgence à la frontière mexicaine pour construire son fameux mur. Tous ces faits ont conduit le président Trump à lâcher au moins pour un temps MBS dont les preuves de son implication directe dans l’assassinat du journaliste Khashoggi s’accumulent de jour en jour.

En effet, la Turquie a affirmé vendredi 15 février n’avoir pas encore révélé tous les éléments dont elle dispose dans cette affaire hors norme, qui avait suscité une vague mondiale d’indignation et profondément terni l’image de la pétromonarchie, en particulier celle du prince.

Isolé de l’intérieur du royaume comme de l’extérieur, MBS, est attendu ce dimanche dans la capitale pakistanaise et y demeurera jusqu’à demain lundi. C’est un périple asiatique dans trois pays dont il espère de juteux contrats pour se positionner dans cette région du monde et rester l’acteur-clé sur la scène diplomatique.

Il se trouve désormais que le contexte ne lui est pas favorable à cause d’une  discordance entre l’Inde et l’Iran qui accusent le Pakistan d’être impliqué dans de sanglants attentats-suicides commis la semaine dernière sur leurs territoires. A partir de mardi, il se rendra en Inde puis il terminera sa tournée en Chine jeudi et vendredi.

De nombreux spécialistes notent que l’affaire Khashoggi continue de provoquer des remous dans les pays occidentaux si bien qu’il lui serait très difficile maintenant avec ces nouvelles preuves de son implication de s’y rendre encore une fois après sa participation au sommet G20 en Argentine. Ce regain calculé pour l’Asie n’est pas anodin mais c’est la seule voie qui reste au jeune prince de se refaire une virginité diplomatique après le séisme de cette affaire de l’assassinat du correspondant du Washington Post car les pays asiatiques, aussi bien pouvoir qu’opinion publique ont une caractéristique spéciale et importante, de na pas   s’interférer dans les affaires intérieures des autres pays. Ce qui explique cette géante affiche qui flotte en plein centre de Lahore, au Pakistan : Bienvenue au prince saoudien Mohamed Ben Salmane ».

A l’intérieur du sérail, MBS ne trouve pas son salut non plus  

Son père, qui le protégeait jusqu’à présent, semble selon un quotidien libanais qui tient ses informations de l’enceinte même du royaume,  est rentré dans une phase accélérée de son Alzheimer, une meute s’est déclenché contre lui par sa famille y compris ses très proches. Ainsi les réformettes qui lui ont données une aura dans le monde commencent à montrer leurs vrais visages.

Le Parlement européen a voté jeudi dernier une résolution pour interpeller l’Arabie saoudite : « Le système politique et social saoudien demeure discriminatoire, en faisant des femmes des citoyennes de seconde classe », lit-on dans le communiqué final des élus depuis Strasbourg. Pourquoi ? L’équipe de MBS a monté avec un groupe étranger une application mobile qui fait frémir les défenseurs des droits des femmes en Arabie saoudite.

Intitulée « Absher», elle  se présente comme un portail de services par le ministère de l’Intérieur saoudien.

Elle permet d’effectuer des tâches administratives : renouveler un permis de conduire, payer sa place de parking, mais surtout surveiller ses épouses. Les femmes saoudiennes n’ayant pas le droit de voyager seules, un simple module de cette application permet au mari, au père ou au frère, d’enregistrer le numéro de passeport d’une femme de façon à surveiller ses déplacements.

Il peut décider combien de voyages une femme peut effectuer, pour combien de temps, quels aéroports elle peut emprunter et révoquer ces autorisations à tout moment, d’un simple clic. Or, l’application est hébergée très officiellement sur les « stores » de Google et d’Apple.

Une enquête du magazine Business Insider aux États-Unis a permis d’alerter sur l’existence de cette application. Des sénateurs américains et des associations des droits de l’homme ont tenté de faire pression sur les PDG de ces entreprises afin qu’ils cessent d’héberger cette application.

Auteur
Rabah Reghis

 




Le RCD avertit : « la candidature de Bouteflika est vécue comme un affront »

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Dans un communiqué

Le RCD avertit : « la candidature de Bouteflika est vécue comme un affront »

« Plusieurs localités du pays sont le théâtre de manifestations contre un nouveau viol de la souveraineté populaire pour maintenir un système politique finissant, au moyen de l’intronisation pour un cinquième mandat d’un chef de l’Etat impotent.

Précédée et suivie par les menaces des officiels contre toute velléité de résistance, l’annonce de la candidature de Bouteflika est vécue comme l’affront de plus par des populations qui assistent depuis près de vingt ans au pillage des richesses du pays par des familles-oligarques sans foi ni loi.

Devant le refus d’autorisation de toute manifestation publique, des appels à manifester sont lancés par des organisations ou des citoyens sur les réseaux sociaux. Jusque-là, les responsables locaux des forces de sécurité n’ont pas relayé les avertissements publics du premier ministre, Ahmed Ouyahia, pour user de violence contre les citoyens qui expriment pacifiquement leur désapprobation dans la rue.

Face à l’aveuglement et aux provocations orchestrées par les sponsors d’un statu quo mortifère pour le pays et à l’embrigadement ou le musellement des partis politiques et des organisations, les populations n’ont d’autres choix pour s’opposer à un système de soumission et d’humiliations que la rue.

On en est arrivé là et, ce n’est pas faute de nombreux signaux d’alarme de partis politiques et de personnalités quant aux périls du maintien d’une gouvernance absolutiste et hors d’époque.

Le RCD qui milite pour l’avènement de l’alternative démocratique et pacifique met en garde contre les provocations et la répression contre des citoyens qui manifestent les mains nues. Il exprime ses vives inquiétudes, d’autant que la remise en selle récurrente et grossière de la formule éculée « des ennemis de l’intérieur » a servi, en son temps, l’instrumentalisation de la violence.

En cette veille de la journée du Chahid, le RCD considère que la fin du système politique, symbolisé par la « fraude à la « Naegelen depuis l’indépendance », est la condition pour un renouveau national. Il appelle à l’ouverture des espaces publics, à la vigilance et à la solidarité pour que s’ouvre une issue positive qui sauvegarde l’unité de la nation et de notre peuple.

Alger le 17 février 2019

Le RCD

 

 




Issad Rebrab n’a aucune visée sur Ennahar TV

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POLEMIQUE

Issad Rebrab n’a aucune visée sur Ennahar TV

Des informations ont été rendues publiques sur un « rapprochement » entre Issad Rebrab, patron de Cevital et la chaîne de télévision Ennahar. L’homme d’affaires aurait donc selon ces médias en ligne « proposé près de 1,5 million d’euros à Ennahar TV ». Rien que ça !

Cependant, il n’en est rien, selon une source bien informée. « Issad Rebrab n’a jamais été intéressé par cette chaîne, son seul objectif c’est de lancer son projet EvCon à Larbaa ». 

Notre source ajoute que le groupe parle avec toutes les chaînes de télévision pour sa campagne publicitaire en prévision du ramadhan « mais il n’est pas question d’entrer dans le capital de cette chaîne ou de l’acheter. Cela relève d’un simple fantasme que nourrissent certains individus mal intentionnés ».

Notre informateur s’interroge même sur les visées de cette fausse information : « Pourquoi sortir une information pareille à la veille de la présidentielle ? Il y a comme une volonté d’impliquer Rebrab dans des affaires politiques, alors que son seul objectif est de lancer EvCon en Algérie ». 

EvCon en stand by

L’usine EvCon sera installée à Larbaa, mais des machines destinées à ce projet sont bloquées depuis plusieurs mois par les douanes. « Le site est prêt, des ingénieurs et des techniciens sont actuellement en formation en Allemagne et en France en vue de son lancement », nous précise notre source. 

Malgré les obstacles dressés devant les projets de Cevital, le groupe « ne perd pas espoir, car c’est une des voies pour diversifier l’économie nationale et maintenir la jeunesse en Algérie ».

Quant aux « rumeurs » de « rachat d’actions » de la télévision Ennahar par Issad Rebrab, elle relève d’une « information de mauvais goût qu’il faudra ajouter à toutes celles que certains diffusent depuis plusieurs mois sur l’homme d’affaires », confie notre source. 

Auteur
La rédaction

 




#Les prisonnières du foulard

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REGARD

#Les prisonnières du foulard

Il y a deux ans, j’avais créé un #, «Brûle ton voile », sans aucun succès car un inconnu ne peut faire bouger les montagnes en ce domaine. Mais voilà que le #«Les prisonnières du foulard» obtient un certain succès, il ne faut pas laisser s’installer l’indifférence à son égard.

Nous nous souvenons du sursaut de certaines femmes suite à l’appel sur Facebook pour porter le bikini sur les plages algériennes, en réaction à l’horrible et barbare burkini. J’avais rédigé quelques articles en soutien au mouvement mais notre action collective n’avait rien pu faire face à la colossale puissance des abrutis.

Cela prouve que la majorité silencieuse, malgré l’adversité, les femmes en tête, n’a pas courbé la tête définitivement face à la barbarie moyenâgeuse, validée par la loi algérienne dans son infâme code de la famille.

Il faut absolument les encourager, inonder leur site de soutiens et témoigner de votre sentiment d’indignation. Car vous en ressentez l’indignation, n’est-ce pas ? J’en suis sûr.

Cette histoire de foulard, c’est la porte à la solution tant espérée car tout le pétrole du monde, toutes les études universitaires et les moyens de communication n’y ont pu faire quelque chose. Il reste le déclic tant attendu des algériens, enlever le foulard peut le provoquer car ce serait un levier majeur et explosif si nous arrivions à les soutenir et nous engager dans cette cause.

Le foulard est l’abominable carapace qui voile plus que le cerveau mais également le regard de l’être humain, ces yeux qui témoignent toujours d’une certaine humanité chez l’être vivant et qui lui donnent la vision du monde ainsi que celle de sa beauté.

Nous devons libérer ces têtes, ces yeux et ces cerveaux afin qu’elles recouvrent la liberté, hors d’une cage atroce de l’esprit.

Que les Algériens hurlent leur indignation, que la société réagisse violemment contre ce malaise national profond, sexuel et psychanalytique. Nous ne pouvons rester encore longtemps sous le joug de la maladie sexuelle des hommes algériens, de leur frustration maladive jusqu’à l’animalité des postures.

Ils doivent comprendre que leur délire sexuel se soigne par l’école et par la psychologie, en des actes de courage où il faut affronter son mal, une fois pour toute. Nous ne pouvons encore longtemps supporter la terrible maladie qui les ronge, nous n’en sommes pas responsables.

Hélas, ce malaise sexuel atteint également les femmes qui en sont ainsi doublement victimes. Elles devront, elles aussi, lorsque c’est le cas, être persuadées qu’on ne les laissera pas défouler leur psychose violente envers les autres femmes, c’est à dire en se suicidant elles-mêmes pour éviter que les autres soient belles et heureuses, ce qui leur est insupportable.

Pour ceux qui sont à l’étranger, comme moi, c’est plus facile, raison pour laquelle nous n’avons pas le droit de nous taire et de ne pas les soutenir.

Je le fais depuis si longtemps que cette fois-ci encore, elles ont mon soutien car ce n’est pas seulement de leur liberté qu’il s’agit mais également de la mienne ainsi que de mon honneur.

Brûlez ce voile, libérez-vous, c’est la vie et la liberté qui renaissent lorsqu’elles feront apparaître votre magnifique visage de femme, celui de la douceur et de l’intelligence humaine.

S. L. B.

Note

1- Il s’agit de la traduction en français, portée dans la presse et sur Internet. Pour la véritable adresse du # se -reporter aux références exactes mentionnées sur Internet (je ne maîtrise pas l’arabe).

Auteur
Boumediene Sid Lakhdar, enseignant

 




Al-Merrikh 3 – 0 MC Alger : Il y avait un rêve qui s’appelait le grand Mouloudia

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Quarts de finale de la coupe arabe

Al-Merrikh 3 – 0 MC Alger : Il y avait un rêve qui s’appelait le grand Mouloudia

Malgré les moyens de la Sonatrach et un public en or, aucun des quatre objectifs du Mouloudia d’Alger ne s’est finalement concrétisé en cette fin de saison.

La dernière sortie décevante des Vert et Rouge en match retour des quarts de finale de la coupe arabe disputé samedi soir au stade Oum Domran à Khartoum, face a la composante soudanaise d’Al Merreikh, confirme l’inquiétude du peuple vert sur l’amateurisme qui ronge leur club depuis le départ de l’entraîneur français, Bernard Casoni, suivi par la récente démission de l’entraîneur adjoint, Rafik Saifi, avant que Belkheir, le préparateur physique du club, jette à son tour l’éponge.

La désignation d’Adel Amrouche a la tête de la barre technique du doyen, n’a fait qu’empirer la situation, puisque et contrairement aux espérances des Algérois, ce dernier a fait chef-œuvre de griller le reste des objectifs et le quatrième sous la houlette de directeur sportif, Kamel Kaci-Saïd.  

En effet, en encaissant trois buts, dont deux à la première demi-heure du jeu, signés Mohamed Mahamoud (25’) et Mohamed Abdel Rahman Yousif (32’), avant que ce dernier aggrave la marque en deuxième période et inscrive son doublé personnel à la (68’), le MC Alger enregistre son énième élimination après celle de la coupe d’Afrique contre l’ES Sétif, ainsi qu’en coupe d’Algérie face au Nahd. le tout, avec des résultats lamentables en championnat professionnel de ligue 1. Le MCA a cédé le podium au profit de la JS Kabylie et les Pacistes. Quant à la course au sacre, la concurrence était perdue cela fait un bon moment, devant le voisin de Soustara l’USM Alger.

Les supporters du Mouloudia grondent de colère. Des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent contre le management de leur club. Ayant revendiqué le départ de l’actionnaire majoritaire, la Sonatrach en l’occurrence, pour avoir imposé des incompétents à la tête du club, le peuple vert n’a finalement pas réussi à épargner son équipe d’une débâcle prémédité.

C’est que le Mouloudia va boire le calice jusqu’à la lie. 

Auteur
A. Belkheir

 




Lettre ouverte à mes confrères médecins algériens

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APPEL

Lettre ouverte à mes confrères médecins algériens

Chers confrères,

L’exercice de notre noble métier nous oblige à respecter et à faire respecter l’éthique et la déontologie médicales en toutes circonstances, 

L’exercice de notre noble métier oblige, entre autres, nos pères ainsi que nous-mêmes à être un exemple de probité devant la Nation, le Peuple et les générations futures de confrères,

Avant d’être médecins, nous sommes des citoyens bénéficiant de droits et soumis à des devoirs. Et l’un de nos devoir de citoyen est de veiller à ce que nul ne puisse trahir ni la Nation et ni le Peuple,

A mes confrères médecins qui établiront le certificat médical de bonne santé aux candidats à la Présidentielle,

Chers confrères, 

Vous avez pris la lourde responsabilité, devant la Nation et devant le Peuple, en votre âme et conscience et dans le respect de l’éthique et de la déontologie médicales, d’établir le certificat médical de bonne santé des candidats à la Présidentielle dans le respect également, sans aucun doute, de l’article 58 du code de déontologie : La délivrance d’un rapport tendancieux ou d’un certificat de complaisance est interdite.

Je me permets de vous rappeler que vous participez, par cet acte, au devenir de notre pays, l’Algérie.

Avec mon respect confraternel.

Dr Sabrina Rahmani

 

Auteur
Dr Sabrina Rahmani

 




Pour éviter l’invitation aux abîmes, je vote ici et maintenant

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DEBAT

Pour éviter l’invitation aux abîmes, je vote ici et maintenant

Nombreux sont les Algériens qui s’accordent sur la faillite de tous les systèmes qui les ont gouvernés depuis l’indépendance à ce jour. Nous tous savons que seule une « révolution générale » peut tout transformer et les faire tous dégager.

Par-delà le bien et le mal de cette méthode, l’Algérien est fatigué individuellement et collectivement. Ses muscles sont devenus inactifs, sa volonté totalement déchargée et son énergie défaillante. Et pour l’achever, une trouvaille d’outre-tombe lui fut assénée : un Président-Fantôme.

Cette invitation aux abîmes doit faire sursauter n’importe quel algérien, de quelque obédience qu’il soit et le contraindre ne serait-ce qu’un instant, de sortir de sa torpeur, de cesser son errance et de vaincre sa faiblesse. Un instant seulement, le temps de voter, de s’interdire l’abstention, cette horrible irresponsabilité qui lui colle à la peau comme une sangsue.

Dans les pays rassasiés de démocratie et de liberté, l’abstention est un luxe. Au mi-mandat ou à son terme, il se trouve des hommes et des femmes qui vont marquer de leur vote la contestation de toute dérive et affirmer qu’abstention n’est pas absence ou errance.

Dans les pays totalitaires ou faussement démocratiques comme le nôtre, s’abstenir est une lâcheté doublée d’irresponsabilité. N’y aurait-il en Algérie que des hommelettes  et des  femmelettes ? 

L’abandon à la fatalité et le consentement à ce qu’il est appelé « tout est joué d’avance » déboucheront sur cinq années supplémentaires de domestication et d’encanaillement. Il est vrai que la parole est interdite, que les manifestations sont proscrites, que les grèves sont réprimées, que la fraude perdure mais le vote est le seul acte citoyen qui nous est permis.

Prenons-le, ne lâchons rien, c’est le seul arc que nous pouvons bondir et lancer. C’est notre véritable droit, un droit qui se trouve là pour être exercé et glissé dans l’urne. Le oui caché en nous est plus fort que toutes sortes de non et de peut-être…

Il est incontestablement vrai qu’une grande anomalie a surgi depuis bien longtemps. Je nomme la foule, le ghachi, la foultitude de gens en errance et en déshérence qui accourt et vote par servilité ; qui est transportée et payée pour son asservissement.

Les oligarques en financent une bonne partie, les partis en soumettent quelques milliers, les syndicats de masse, les anciens et les fils de moudjahidines séduisent quelques grappes, les imams gonflent quelques gandouras et emballent des hidjabiates mais nous sommes la majorité.

La démocratie, dans son élément du vote, ne nous vient pas des anciens grecs mais s’est installée en termes arithmétiques. Une arithmétique de tant d’algériens a voté pour tel candidat ou tel représentant. Ce tant est 1% de plus pour choisir l’élu, ne le voilà-t-il pas le pourcentage qui va tout changer.

Un peuple de 42 millions d’habitants peut bien regrouper 25 millions d’électeurs quel que soit le chiffre officiel. Tous réunis, cette minorité vomitive et corrompue avec son ghachi, ne peut pas nous battre. Il suffit de voter. Moi, je vote ici et maintenant.

Il y a longtemps que j’ai désappris à écouter les chefs des partis de l’alliance. C’est une élémentaire précaution d’hygiène. Il y a longtemps que je me refuse de tendre l’oreille aux messages lus encore moins à les décoder. Il fut un temps où l’on avait coutume d’accorder une flatteuse appellation à l’Algérie « la Mecque de la Révolution » en même temps qu’une flatterie des Algériens en révolutionnaires. Cette appellation surfaite a permis la régression de la majorité des algériens mais elle a profité à une minorité des plus rapaces et vomitives. Cette minorité vit toujours de notre « servitude volontaire » pour se revigorer en corrompue mais elle n’est plus propre à aucune tâche et la moins propre à la politique.

Je suis dans l’incertitude quant à savoir si ce n’est pas elle la ruine première de l’Algérie même si mon inquiétude penche souvent sur notre propre soumission. En ces temps où tout est « chitta » et « chippa », il est bon de prendre contact avec des hommes qui ne se laissent pas corrompre.

Le vote de ce 18 avril est la voix de la véritable rupture. Non pas les ruptures programmatiques d’un candidat même si elles en seront les conséquences mais la Rupture avec notre nonchalance, notre désintérêt de la chose publique, notre abandon et notre soumission par nous-mêmes. Ce vote est l’occasion suprême pour nous délivrer de notre servitude intérieure, d’éveiller en nous une certaine dignité et de reconquérir une conscience libre.

Tous les candidats ne se valent pas. Il y a un Président-Fantôme, d’autres qui se croient portés par des anges et des fidèles en religion, une Dame qui veut vieillir présidente ou un autre qui nous dit avoir retrouvé la liberté de parole. Nous avons donc le choix.

Ce 18 avril est acté par ce choix de celui qui a emporté notre enthousiasme et notre engouement. Mais notre espoir, nous le plaçons dans les actes qui naîtront après le 19 avril. Ce n’est plus une fin en soi ni un blanc-seing à l’élu. Grâce à notre volonté retrouvée de nous choisir une vie digne, nous veillerons à ce que tout ce qui a été dit sera acté et imprimé dans notre quotidien : état de droit, liberté d’expression, économie entrepreneuriale et de connaissance, institutions incorruptibles et dédiées exclusivement au bien public.

Notre volonté ainsi conservée intacte nous permettra de nous réveiller chaque matin munis d’une fiche de contrôle de ce qui a été annoncé la veille et de ce qu’il est advenu aujourd’hui, ici et maintenant. Nous n’attendrons pas un an encore moins cinq ans. Un mandat parce que donné, peut être retiré à tout moment. C’est cela l’exercice responsable de la souveraineté populaire.

L’acte de voter ce 18 avril n’est que le premier pas d’une conscience collective et jalouse de sa souveraineté absolue sur ce qui impacte nos vies, l’avenir de nos enfants et la reconstruction de notre pays.

Auteur
Dahmane Chadli

 




Halte à la manipulation dans les écoles !

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REGARD

Halte à la manipulation dans les écoles !

L’intégrisme s’apprête à revenir et s’implanter via l’école ! Ce que nous vivons ces jours-ci mérite qu’on s’y attarde.

L’État, ce garant du droit de l’enfant au savoir, fait semblant d’ignorer ces graves dépassements, ce qui excite plus la volonté de quelques enseignants de réduire nos écoles en des zaouïas au su et au vu des autorités qui n’ont pas bougé pour faire arrêter la marche du monstre wahhabite vers notre république.

Les réseaux sociaux pullulent de photos voire de vidéos d’enseignants en excès de zèle à travers le pays et qui lancent des messages de défis à la personne de Benghebrit lui signifiant que rien ne peut les arrêter. L’école, ce lieu de savoir est en passe de devenir un lieu de culte. L’hypocrisie islamiste démontre encore qu’elle peut se régénérer via l’abrutissement de notre société qui assiste à ces très dangereuses pratiques qui font de l’élève un sujet démuni de son droit à la connaissance.

Les islamistes et à leur tête les enseignants arabophones trouvent difficile la distinction entre la connaissance pédagogique et la pratique religieuse qui se résume en la prière. En semant l’amalgame au sein de la société, ceux -là usent de la malice pour tromper l’opinion publique en affichant une attitude des plus hypocrites que madame la ministre est contre l’islam et ce pour générer une forme de contestation nationale contre cette décision courageuse de la tutelle. L’école ne pourra jamais substituer au rôle de la mosquée, l’école reste, de par la noblesse de sa mission, un lieu où seul le savoir scientifique y prend le dessus.

Le suivisme remarqué chez quelques éducateurs et qui se sont donné aveuglément à la campagne de dénigrement à l’égard de Mme Benghabrit indique que l’impact religieux influe sur leur raisonnement.

L’enfant doit apprendre à l’école tout ce qui est relié à la vie, à son milieu quant à la religion c’est un domaine beaucoup plus personnel c’est-à-dire c’est relation qui lie la créature humaine à son créateur et qui n’a pas le droit de cité à l’école.

Ceux qui se sont soulevés contre l’interdiction de la prière dans les établissements scolaires ne l’ont pas fait innocemment eu égard à l’influence de la religion dans l’endoctrinement des masses estudiantines à travers l’école, c’est pour eux une pratique juteuse pour assouvir leurs envies assassines. L’école fondamentale des années 80 a permis aux écoles de former des monstres qui ont failli renverser la république durant la décennie rouge  qu’a connue l’Algérie où les premières victimes n’étaient que la crème de la nation.

Le savoir agace l’éblouissement islamiste, dérange son plan de domination massive des peuples en les réduisant à des cheptels rétrogrades.

L’abrutissement que tait la religion  doit être dénoncé voire combattu par tous les moyens possibles, l’ère médiévale est révolue, nous n’avons pas le droit  de se laisser emporter par les courants obscurantistes, fossilisés.

Il est temps de revendiquer une école vide de toute tendance théologique. Les médias, la presse doivent jouer un rôle éveilleurs pour dessiller les yeux de ceux qui continuent à croire en les hallucinations religieuses, les intellectuels de tous bords ont la mission d’intervenir pour sauver notre république d’un éventuel retour de l’extrémisme.

La société, quant à elle, doit immuniser sa progéniture contre le danger délétère de la manipulation qui se fait subrepticement à l’école.

Auteur
Rachid Chekri

 




A Tiaret, les supporters de la JSM Tiaret opposés au 5e mandat (Vidéo)

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Présidentielle

A Tiaret, les supporters de la JSM Tiaret opposés au 5e mandat (Vidéo)

Une marche imposante a eu lieu à Kherrata contre le 5e mandat de Bouteflika.

Les supporters de la JSM Tiaret ont rejoint ce samedi la contestation qui monte dans les tribunes de nombreux terrains de football du pays contre la perspective d’un 5e mandat pour le président Bouteflika.

« Bouteflika makach elouhda el khamsa »… Les fans du club tiareti ont dénoncé sans nuance, samedi au stade Kaïd Ahmed, comme le montre la vidéo, la candidature d’Abdelaziz Bouteflika à la présidentielle pour briguer un 5e mandat. 

Depuis plusieurs jours, les supporters de nombreux clubs de football, comme ceux du MC Alger, CR Belouizdad, ou Aïn M’lila ont entonné des chants condamnant le cinquième mandat qui se profile.

Par ailleurs, de nombreuses villes du pays ont connu des marches spontanées pour les mêmes raisons. Que cela soit à Jijel qui a vécu deux jours de protestation, Bordj Bou Arréridj, Oran, Kherrata…

Certes, le mouvement de contestation n’est pas coordonné et reste d’ampleur modeste. Mais il y a lieu de croire qu’il est surtout l’expression d’une immense colère pour l’heure contenue. 

Auteur
La rédaction