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L’AC Berbère ouvre les guillemets mercredi à Sadia Tabti

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RENDEZ-VOUS

L’AC Berbère ouvre les guillemets mercredi à Sadia Tabti

Mercredi 6 février 2019  à 19h l’Association culturelle Berbère (ACB) ouvre les guillemets à

Sadia Tabti pour le livre « Comme Un CommUne »

(éd. L’artmémoire)

Rencontre animée par Marie-Joëlle Rupp suivie d’un moment d’échanges
autour d’une collation et d’une dédicace de l’auteur

 




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Reddition d’un terroriste à l’ANP à Tamanrasset

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EXPRESS

Reddition d’un terroriste à l’ANP à Tamanrasset

Un terroriste s’est rendu samedi aux autorités militaires à Tamanrasset, en 6ème Région militaire, a indiqué dimanche le ministère de la Défense nationale (MDN) dans un communiqué.

« Il s’agit de  El-Tibari Ali, dit « Khaled », qui avait rallié les groupes terroristes en 2012″, a précisé le MDN.

Selon la même source, ledit terroriste était en possession d’un pistolet mitrailleur de type Kalachnikov et d’un chargeur garnis de munitions.

Dans le cadre de la lutte antiterroriste et grâce aux efforts des forces de l’Armée nationale populaire (ANP),un détachement de l’ANP a découvert et détruit, lors d’une opération de fouille et de recherche, à Ain Defla (1ère RM), un abri pour groupes terroristes.

Dans le cadre de la lutte contre la contrebande et la criminalité organisée, des détachements combinés de l’ANP ont arrêté, un narcotrafiquant et saisi 5.5 kilogrammes de kif traité, à Tlemcen (2e RM) et à Bordj Bordj Bou-Arreridj (5e RM), tandis que des éléments de la Gendarmerie nationale ont saisi à Adrar (3e RM), 4.000 litres de carburants destinés à la contrebande, a-t-on ajouté.

Par ailleurs, et dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine, des éléments de la Gendarmerie nationale ont appréhendé 24 immigrants clandestins à Tiaret, Adrar et Biskra.

Auteur
APS

 




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Un arbitre refuse de sortir un joueur ayant deux cartons jaunes

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SCANDALE d’arbitrage

Un arbitre refuse de sortir un joueur ayant deux cartons jaunes

Cela se passe seulement dans notre football professionnel, un joueur évoluant en Ligue deux professionnelle avec le MC El Eulma a écopé de deux cartons jaunes au cours de la même partie qui logiquement est synonyme d’une expulsion sans contestation avec carton rouge, mais contre toute attente, ce dernier a continué de jouer jusqu’à la fin de la rencontre sans qu’il soit à aucun moment inquiéter ni par l’arbitre central ni par ses deux assistants de touche et encore moins par le quatrième arbitre.

Le plus drôle, c’est que même l’équipe dirigeante du club adverse n’a pas réagi.

Et pourtant, il s’agissait d’un beau débat diffusé en direct sur la télévision nationale pour le compte de la 20e journée de la Ligue deux professionnelle entre deux prétendant en l’occurrence, le MC El Eulma à la 5e place avec 31 pts, face au leader du classement, le NC Magra 35 pts, dans un match qui s’est soldé d’un score vierge (0-0) disputé samedi en fin d’après-midi au stade Messaoud Zougar d’El Eulma.

L’arbitre ex-international M. Redouane Necib, 38 ans, surnommé aussi « Rivaldo » en raison de sa ressemblance avec l’ancien footballeur brésilien, avait distribué un carton jaune au porteur du maillot n°25, Toufik Bouhafer, à la 56’ du jeu, avant qu’il lui adresse le deuxième avertissement à la 74’ au cours de cette même partie.

Mais coup de théâtre, au moment où, tout le monde s’attendait à ce que le récidiviste soit expulsé en toute logique par le carton rouge à la suite de ses deux précédents cartons jaune, le juge de la rencontre, a fait signe de jouer comme si rien ne s’était passé. 

Un peu plus tôt en première période, ce dernier avait notamment sifflé un penalty imaginaire à la faveur des locaux mais son exécution a été mal transformée. Ne serait-il pas donc plus logique de revenir au système amateur ?      

Auteur
Anès N.

 




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Quatre individus arrêtés à Barika pour divers trafics à Batna

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REGION

Quatre individus arrêtés à Barika pour divers trafics à Batna

Les services de recherches et des enquêtes relevant de la brigade de  gendarmerie de la wilaya de Batna  viennent de mettre fin aux agissements d’un réseau de malfaiteurs qui se sont spécialisés dans la confection et l’usage de faux cachets humides officiels, falsification de documents administratifs  et autres.

En effet, après avoir reçu des informations sur cette bande qui agissait au niveau de la daïra de Barika, les services de recherches de la gendarmerie ont ouvert une enquête discrète et approfondie qui a permis, dans un premier temps, d’identifier les suspects âgés entre 43 et 55 ans sous les initiales S.M. et R.B. et de les mettre sous surveillance continue.

Les éléments de l’enquête ont procédé par la suite à l’arrestation de deux autres individus opérant à Barika et qui étaient chargés de fournir les faux cachets falsifiés sous la commande de leurs clients.

Lors de la perquisition effectuée dans le magasin, les mêmes services  de l’enquête et des recherches ont découvert 35 timbres humides de différentes formes (triangulaires et ronds) portant les noms d’institutions publiques ainsi que ceux de particuliers ayant des professions libérales ainsi un bon nombre  copies de dossiers comportant des documents administratifs.

Un appareil servant à la fabrication de cachets humides et une unité centrale (ordinateurs), imprimante ont aussi été saisis par les gendarmes.

Présentés au courant de la semaine écoulée auprès du procureur de la République près le tribunal de Barika, les quatre mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt  et ce, sous les chefs d’inculpation de constitution d’association de malfaiteurs, contrefaçon de cachets humides officiels et leur utilisation dans de faux documents, falsification des documents, usage de faux et abus de confiance.

Auteur
Abdelmadjid Benyahia

 




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Mila : recul du nombre d’oiseaux migrateurs dans la zone humide du barrage de Béni Haroun

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TERRE

Mila : recul du nombre d’oiseaux migrateurs dans la zone humide du barrage de Béni Haroun

Le bassin du barrage de Béni Haroun qui représente une des plus importantes zones humides d’Algérie et de la wilaya de Mila, a connu cette année un « grand recul » du nombre d’oiseaux migrateurs comparativement aux années précédentes, selon les statistiques du récent recensement hivernal.

Cette zone a accueilli cette année à peine 4.800 oiseaux, contre près de 12.000 individus l’année passée, a indiqué la responsable de la cellule d’observation des oiseaux chargée du recensement à la Conservation des forêts de la wilaya, Manal Heniche.

Le nombre d’espèces reçues par ce plan d’eau a également baissé de 23 espèces avifaunes, contre 34 en 2018, selon le même recensement réalisé en janvier passé. Ce recul est jugé inquiétant sur cette zone qui s’étend sur 5.328 hectares, répartis sur six communes de la wilaya de Mila, offrant par son étendue et sa végétation des quartiers d’hiver pour les oiseaux migrateurs protégés ou menacés d’extinction, a déclaré Mme Haniche.

Elle a relevé qu’une des espèces dénombrées en grand nombre sur cette zone humide a été l’année passée le grand corbeau avec 7.000 individus. Toutefois, ce nombre a régressé cette année à 4.343 oiseaux à cause notamment de l’impact des changements climatiques sur les voies migrateurs des oiseaux.

Parmi les oiseaux habitués à la fréquentation de cette zone humide artificielle qui est la plus importante des six zones humides de la wilaya de Mila, figurent également le flamant rose, le fuligule nyroca, le canard colvert et plusieurs autres échassiers, a souligné, de son côté, Larbi Afoutni, président de l’association écologique Aquacirta qui active depuis 2006 dans le domaine de la protection de la biodiversité et dont des membres participent aux opérations de recensement annuel des oiseaux d’eau migrateurs.

La même source a souligné l’importance du barrage de Béni Haroun comme zone humide proche de la mer Méditerranée et a exprimé sa crainte que le recul des effectifs d’oiseaux dénombrés cette année ne soit le résultat des tas de déchets surtout plastiques « occupant des aires importantes de cet espace vitale de l’avifaune ».

M. Afoutni a exhorté, dans ce contexte, les citoyens et responsables concernés à unir leurs efforts pour assurer la protection de ce plan d’eau contre la pollution qui menace de dégrader progressivement ce milieu naturel et nuire à sa faune surtout avifaune si les décharges sauvages le long des berges du barrage persistent et s’accroissent.

Pour sa part, le directeur d’exploitation du barrage de Béni Haroun, Kamel Dhahoui, a assuré que des patrouilles régulières surveillent le bassin du barrage et dès qu’un lieu d’accumulation des déchets est signalé, une intervention a lieu par l’organisation d’une campagne de nettoiement avec l’implication des instances concernées.

Ces décharges sauvages, a ajouté le même cadre, sont souvent situées à l’écart du bassin du barrage, toutefois l’étendue du bassin hydrographique de celui-ci sur près de 6.670 km2 de la wilaya de Mila mais aussi des wilayas de Jijel et Constantine, fait que tout ce qui est anarchiquement jeté dans les cours d’eau finissent directement dans le barrage.

Le lac de Tilamine, hâvre du flamant rose

Une importante présence du flamant rose au lac Télamine (à l’Est d’Oran), a été relevée malgré la grande pollution de cette zone humide, selon les résultats primaires du dénombrement hivernal, effectué chaque année par la conservation locale des forêts.

Quelque 30.000 individus de cet échassier migrateur ont été recensés au niveau du lac, a indiqué à l’APS, le chef du réseau d’ornithologie de l’Ouest, qui englobe les wilayas de Relizane, Oran, Mostaganem et Mascara, dépendant de la conservation des forêts, M. Mohamed Chami.

La concentration du flamant rose au niveau du lac Télamine est encore plus importante, cette année, avec 30.000 individus contre 35.000 dans les huit zones humides que compte la wilaya d’Oran, a-t-il souligné.

Le dénombrement fait, par ailleurs, état de la présence d’autres espèces comme la Tadorne de Belon, une sorte de gros canard. Cette espèce, auparavant rare au niveau des zones humides d’Oran, a été observée, en grand nombre cette année.

Pour sa part, l’ornithologue Ali Mahadji, associé à la campagne de dénombrement, a fait état, de la présence importante de la grue cendrée au niveau de la Sabkha d’Oran.

« Cet échassier protégé par des conventions internationales, attire malheureusement les braconniers, qui le chassent pour sa chair tendre », a-t-il déploré, estimant que les autorités doivent prendre des mesures pour le protéger.

Les résultats finaux et détaillés sur le dénombrement hivernal des oiseaux migrateurs séjournant au niveau des huit zones humides de la wilaya d’Oran, seront communiqués vers la mi-février, avec plus de détails sur la présence des différentes espèces, a-t-on noté.

 

Auteur
APS

 




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Les anciennes tombes pyramidales algériennes restent entourées de mystère

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Tribune

Les anciennes tombes pyramidales algériennes restent entourées de mystère

Datant de plusieurs siècles, les tombeaux pyramidaux de l’Algérie sont des vestiges uniques d’une époque ancienne, mais le manque de recherche a laissé les Djeddars dans un lustre mystérieux. L’Algérie est connu pour son mystère et les secrets que renferment ses tombent, et il est possible d’en avoir une idée sur https://www.casino777.be/.

Les 13 monuments, dont les bases carrées de pierre sont surmontées de monticules anguleux, sont perchés sur deux collines près de la ville de Tiaret, à environ 250 km au sud-ouest de la capitale Alger. Construits entre le IVe et le VIIe siècle, certains érudits pensent que les tombes ont été construites en tant que lieux de repos définitifs pour la royauté berbère – bien que personne ne sache qui l’a réellement posée.

Mais les autorités algériennes et les archéologues s’efforcent maintenant de faire inscrire les Djeddars sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, dans l’espoir d’assurer leur conservation et leur étude.

L’obtention de ce statut est un processus long et le ministère de la Culture a déclaré que la candidature de l’Algérie à l’organe de l’ONU sera déposée au cours du premier trimestre de 2020.

Les experts du Centre national de recherche préhistorique, anthropologique et historique préparent depuis plus d’un an le dossier des Djeddars. L’objectif est de « préserver ce patrimoine d’une valeur incommensurable et d’un héritage ancestral », a déclaré Mustapha Dorbane, professeur à l’Institut d’archéologie de l’Université d’Alger 2.

Lors de la construction des Djeddars, les rois berbères régnaient sur la région dans de petits fiefs dont l’histoire est mal connue et dont il restait peu de traces. Ce fut une période de grande agitation pour l’ancienne province romaine de Numidia, avec l’effondrement de l’empire occidental de Rome, l’invasion des troupes vandales et byzantines et l’invasion par les forces arabes de l’Afrique du Nord.

Pendant des siècles, ces monuments éloignés ont été en grande partie ignorés, livrés aux ravages du temps et des pilleurs. Mais plus récemment, un groupe d’une vingtaine d’étudiants en archéologie et leurs professeurs a travaillé aux monuments.

En se déplaçant lentement, ils ont repéré des tâches de vandalisme et ont utilisé de l’eau et des pinceaux pour nettoyer délicatement les symboles gravés sur une pierre avant de les mesurer. Une tâche minutieuse, car chaque entrée peut prendre plus de deux heures.

L’archéologue algérien Rachid Mahouz, qui a consacré cinq ans à sa thèse de doctorat sur les tombes, déplore le manque de recherches consacrées aux « merveilles » du pays. « Les archives françaises sur les Djeddars ne sont pas disponibles et les objets et ossements trouvés pendant la période coloniale ont été transportés en France », a déclaré Mahouz, né et a grandi à proximité.

L’archéologie n’était enseignée dans les universités algériennes qu’au début des années 1980 et, jusqu’à présent, aucune spécialité sur les monuments funéraires n’est proposée. L’équipe de recherche a travaillé sur Djeddar A, qui se trouve sur le mont Lakhdar, aux côtés des monuments B et C.

 




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Ahmed Gaïd Salah a-t-il lancé la chasse aux officiers pro-Ghediri ?

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13 officiers supérieurs arrêtés

Ahmed Gaïd Salah a-t-il lancé la chasse aux officiers pro-Ghediri ?

Le vice-ministre de la Défense Ahmed Gaïd Salah ne supporte pas qu’une casquette ne dépasse. En ce sens, il a particulièrement la dent dure contre le candidat Ali Ghediri. La preuve ? 13 officiers soupçonnés d’avoir pris contact avec le général à la retraite ont été arrêtés et mis au secret. 

Le général de corps d’armée et vice-ministre de la Défense nationale, Ahmed Gaïd Salah, a ordonné récemment la mise aux arrêts de 13 officiers supérieurs (lieutenants-colonels et colonels) de l’ANP, selon une source proche de cette institution, révèle El Watan.

Pourquoi donc Ahmed Gaïd Salah panique-t-il au point de lancer une menée contre des officiers supérieurs ? Manifestement, le vice-ministre de la Défense s’appuie sur la loi qui réduit les militaires à la retraite à l’obligation de réserve. 

Ainsi l’article 24 de l’ordonnance 02-06 datant de février 2006 prévient que les officiers généraux et les officiers supérieurs à la retraite «doivent se conformer à l’obligation de réserve partout, quelle que soit la situation. Sur cette base, ils ne doivent en aucun cas tenir des propos qui peuvent porter atteinte à l’image de l’institution militaire». Comme si cette ordonnance ne suffisait pas, Ahmed Gaïd Salah a signé, le 24 janvier, une circulaire qui rappelle l’interdiction faite à tout militaire en fonction d’avoir une activité partisane. Voilà qui devait, théoriquement, empêcher les militaires de faire toute incursion dans le champ politique.

Après avoir tenté, en vain, de dissuader Ali Ghediri de toute intervention dans le débat politique, Gaïd Salah passe à la vitesse supérieure. En s’en prenant à des officiers qui auraient eu, selon la même source, des contacts avec le candidat.

Ces 13 officiers, nous apprend El Watan, croupissent dans leur cellule depuis plusieurs jours sans que l’opinion publique ne soit informée de ce fait unique dans les annales. 

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, cette mesure du général-major Ahmed Gaïd Salah pourrait avoir l’effet inverse. El Watan indique par ailleurs que le frère du candidat Ali Ghediri, lieutenant-colonel dans les Services (ex-DRS), vient d’être muté à Aïn M’guel, dans le grand sud du pays sur ordre du même Gaïd Salah. Pourtant cet officier supérieur des services de renseignement a déjà accompli ses cinq années obligatoires dans le Sud. Alors, pourquoi ?

Il est manifeste qu’à moins de deux mois d’une présidentielle particulièrement périlleuse, Gaïd Salah et le clan au pouvoir sont devenus particulièrement chatouilleux. Le maintien mordicus de la candidature d’un Abdelaziz Bouteflika (82 ans) malade, pour un 5e mandat, laisse penser que le clan aux affaires depuis 20 ans joue sa dernière carte. 

Auteur
Yacine K.

 




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Le cinquième mandat ou le péril en la demeure

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DECRYPTAGE

Le cinquième mandat ou le péril en la demeure

Le choix du cinquième mandat, même avec une santé parfaite du prétendant à la magistrature suprême, est sûrement la plus mauvaise des options qui s’offrent au pays et à sa population. C’est un choix qui ne peut profiter et de manière momentanée qu’aux cercles du sérail qui en ont fait l’option.

Les promoteurs du cinquième mandat ne peuvent en conséquence compter sur l’adhésion populaire pour faire accepter et porter cette candidature. Les partis de l’alliance qui en sont les faire-valoir n’y peuvent rien à ce sujet. Leur incapacité à mobiliser la population est manifeste, depuis qu’ils ont troqué leur mission de médiateur contre celle de parti alibi. Même les pouvoirs que leur confère leur proximité avec les décideurs et qui leur permettent ainsi d’agir au bénéfice  de la clientèle, en réglant certains de ses problèmes, ne changera rien en la matière.

Mais les promoteurs de ce projet de la continuité se sont visiblement préparés à cela. Tout indique en effet qu’ils s’apprêtent à un  passage en force, en dénote la menace non voilée du Premier ministre à l’encontre des partisans du boycott, qui assure que « le gouvernement a prouvé qu’il maîtrisait la rue ». Les manifestations publiques des boycotteurs seront interdites, et l’Etat est capable de faire face au mouvement de foule et à la confusion.  

A cet effet, le pouvoir s’est assuré au préalable le contrôle de tous les espaces de pouvoirs qui interviennent de près ou de loin dans le déroulement du scrutin et dans le maintien de l’ordre public. L’allégeance et la fidélité ont été de ce fait les principaux critères qui ont prévalu aux nominations  aux commandes de ces différents services et institutions.

En étant obnubilés par la recherche du responsable docile, les décideurs de l’ombre se sont même montrés peu regardant sur les exigences d’aptitude physique, d’âge ou de compétence.

Ce forcing pour le contrôle des institutions aura immanquablement pour conséquence la perversion du sens de leurs missions régaliennes et provoquera l’affaissement de l’Etat de droit dans sa philosophie même, au bénéfice d’une structure tribale.

L’option de rempiler ainsi pour un cinquième mandat n’est pas un ultime recours destiné à pallier l’absence d’un candidat de consensus. Elle n’est pas un choix par défaut, comme le suggère l’entourage proche du Président.  

On a prétexté en effet l’absence d’une candidature de consensus pour motiver et tenter de justifier la déraison d’une telle décision, en feignant d’ignorer qu’en démocratie, seule la majorité électorale, qui ne peut faire défaut en aucun cas, compte pour trancher dans les conflits censés traverser la société.

La notion de consensus dont on parle ici est synonyme de l’unanimisme, qui est la négation du politique même. Il est la façade des régimes totalitaires qui souffrent de l’absence de légitimité démocratique et il se reflète à travers des scores à la Brejnev au moment du verdict électoral.

Ceux qui qualifient cette candidature pour un cinquième mandat du choix de la peur ont aussi tort. Comment aller à une démarche instinctive qui, si elle préserve les intérêts du clan, n’en fait pas moins perdre la dignité, alors même que des solutions à moindre frais s’offrent à eux. A l’évidence, vouloir se donner une loi pour s’assurer une totale immunité pour se protéger et protéger les siens, n’est qu’une simple formalité pour celui qui bénéficie d’une allégeance indéfectible des institutions.

Rempiler pour un cinquième mandat est encore moins un choix de l’espoir, eu égard au bilan peu reluisant de près de vingt ans de règne et des nombreux défis qui attendent le pays, compte tenu de son immense retard dans le développement.

Ainsi, l’Algérie qui s’illustre par ce piètre bilan, que l’on cherche à auréoler en clamant qu’elle est une oasis de stabilité et un havre de paix, est plutôt perçue par nos voisins comme une réelle menace pour la région.  Par son instabilité systémique causée par le régime liberticide, le pays est aussi craint que les vétustes centrales nucléaires héritées de l’ère soviétique.

Un vrai bilan se décline en effet par la progression de la démocratie où la stabilité se conjugue avec la pleine citoyenneté et la vitalité de sa société, le développement technologique et scientifique, l’augmentation du PIB, le taux de croissance économique, l’amélioration du pouvoir d’achat et la résorption du chômage etc.

Or, selon ces indicateurs, rien n’a fondamentalement changé par rapport à l’ère de Chadli. L’inflation repart à la hausse, le déficit financier structurel se creuse et le recours à l’endettement extérieur devient inévitable, même si l’on a réussi à lui surseoir durant cette période de pré-élection en usant de la planche à billet.

Ainsi,  après vingt ans de règne, seules de rares réalisations dans le domaine des transports, de l’infrastructure publics et de logements sociaux sont comptabilisées à l’actif de l’actuel Président. Ces réalisations, par des surcouts inouïs induits par la corruption et la gabegie, ont fait fondre les réserves financières, cumulées durant la longue période d’embellie financière générée par la rente pétrolière.

L’incongruité de ces réalisations est par ailleurs largement démontré par l’ajournement des projets vitaux tels les hôpitaux, dont l’annonce est destinée à calmer les citoyens qui ont exprimé leur indignation de voir le président, et des hauts responsables de l’Etat se faire soigner à l’étranger.  

Ce cinquième mandat est au final un choix de l’oligarchie et des prédateurs de tout bord qui ont prospéré à l’ombre du pouvoir, et dont le vorace appétit n’est jamais autant satisfait qu’avec le présent statu quo. Ce choix qui est qualifié de continuité est un choix qui répond à des intérêts personnels, au détriment de l’intérêt général, du fait de leurs natures antinomiques.

Il est important de faire une bonne lecture des évènements et de comprendre la stratégie avec laquelle opère le pouvoir.  Sa compréhension peut aider l’opposition structurelle à mieux s’organiser et couronner son combat par plus d’acquis substantiels. Rien de plus encourageant pour les partisans du statu quo, auteurs des graves dérives que connait le pays, que de continuer pour l’opposition à désigner le pouvoir, que l’on accable à juste titre de tous les maux, en tant que nébuleuse indéfinie, sans le cerner et sans identifier ceux qui l’incarnent aux différents échelons.

Par ailleurs, pour laver l’affront de cette candidature impensable, rien de tel que de rompre avec les positions de morale et s’engager en faveur d’un rapport de force politique, dans la cohérence avec le cap d’une transition vers la démocratie. Il est à espérer également que les militants sauront dans cette conjoncture garder leur sérénité, malgré l’outrage de ce choix, et pouvoir contenir leurs luttes dans le cadre pacifique qui a prévalu jusque-là.

H .O.

Hamid Ouazar est un ancien secrétaire national du FFS.

Auteur
Hamid Ouazar

 




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Un général Président ?

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Tribune

Un général Président ?

Ce n’est pas seulement que l’idée en soit venue qui me choque, ce serait une continuité. Ce qui est stupéfiant et que certains l’espèrent et le demandent. Nous avions cru que nous étions dans la pantalonnade avec une momie, les limites ont été dépassées avec un général.

Un général algérien, ça prend le pouvoir, un point c’est tout. Mais ce qui est désastreux est que de nombreuses voix le plébiscitent et le trouvent être l’avenir de l’Algérie.

J’ai dû écrire près d’une centaine d’articles contre les généraux, avec des propos accusateurs très violents. Le premier m’avait valu des ennuis judiciaires (ils peuvent toujours courir pour que je me présente devant un juge). Les autres se sont répétés éternellement.

Alors, pour la première fois, en vingt-huit ans, je n’ai pas de mots pour décrire ma stupéfaction, mon désarroi. De nombreux Algériens, et pas seulement des abrutis, c’est ce qui m’époustoufle, prêtent à cette candidature une vertu pour sauver l’Algérie du désastre et de la corruption.

Ainsi, pour la première fois, je vais faire comme ceux que je critique sur les réseaux sociaux pour nous abreuver de citations et de vidéos sans accompagnement d’un point de vue personnel, d’une réflexion. Je vais donc le faire car je suis totalement muet face à une telle éventualité.

1/ Albert Einstein : « Il n’y a que deux infinis possibles, l’Univers et la bêtise de l’être humain ».

2/ Définition du masochisme par le Larousse :

  • Déviation sexuelle dans laquelle le sujet ne trouve le plaisir que dans la douleur physique et les humiliations qui lui sont infligées.

  • Comportement de quelqu’un qui semble rechercher les situations où il souffrira, sera mal, en difficulté, etc.

Nous sommes fatigués, exténués de vous voir maltraiter l’intelligence humaine (le vous s’adresse à ceux qui supportent cette idée). Depuis cinquante ans, vous avez eu un minimum d’instruction, vous avez voyagé, vous surfez sur Internet et possédez les chaînes mondiales sur votre téléviseur. Si vous ne trouvez d’autres choix qu’une momie ou un général, icônes absolues de la dictature et de la corruption, c’est qu’il n’y a plus rien à faire pour vous venir en aide.

Tant que vous y êtes, placez un troisième choix pour résoudre l’égalité sociale, soit un milliardaire offshore. Rajoutez-y une Naima Salhi et votre tableau sera complet.

Mais personne n’est dupe, comme vous n’êtes pas tous des abrutis, on comprend bien que cette situation protège et rajoute à vos patrimoines, hors de proportion.

Gavez-vous, jusqu’à en étouffer, la restitution du vomi sera gigantesque lors de la démocratie, un jour !

Auteur
Boumediene Sid Lakhdar, enseignant

 




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Josette Audin, veuve de Maurice Audin, est morte

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Disparition

Josette Audin, veuve de Maurice Audin, est morte

 Josette Audin est décédée samedi à l’âge de 87 ans, emportant avec elle l’histoire intime de la grande Histoire, celle qu’elle aura contribué à écrire par sa persévérance et son courage, écrit l’Humanité qui a annoncé son décès. 

Veuve de Maurice Audin mathématicien et communiste pro-indépendance de l’Algérie, assassiné par les parachutistes français, à Alger. Elle aura passé sa vie à rétablir la vérité sur la disparition de son mari et sa liquidation.

Le président français, Emmanuel Macron, a rendu visite le 13 septembre 2018 à Josette Audin pour reconnaître la responsabilité de l’Etat français dans l’assassinat de Maurice Audin.

Auteur
La rédaction

 




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