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À qui s’adresse Saïd Sadi ? Aux Algériens ou à l’académie française ?

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DEBAT

À qui s’adresse Saïd Sadi ? Aux Algériens ou à l’académie française ?

On a beau lire et relire le texte de Saïd Sadi, applaudi çà et là sur la toile, on a du mal à percevoir à qui il est vraiment destiné !

M’embrouillant dans une analyse se voulant mettre en relief le fait qu’à travers son texte, notre Dr national considère chaque citoyen algérien, arabisé b’seif faut-il le rappeler, comme un membre en devenir de l’académie Française, il est plus simple de reproduire quelques commentaires de fidèles lecteurs du Matin d’Algérie, dont je me permets d’arrondir quelques corniches de terminologie :

Commentaire 1 :  Al3adjaba ! Implacable, ses soubresauts d’outre-tombe !

Mwa, tout ce qui me navre c’est de voir le microcosme médiatique s’échauffer et s’enthousiasmer au pet d’un éléphant qui revient du cimetière faire comme s’il avait oublié une clause dans son testament qu’il n’aurait pas dite, en trente ans de rhétorique à la gomme et de coups d’épée dans l’eau !

Et, avec quelle humilité il est revenu nous ressasser des litanies et des incantations qui l’avaient conduit à se renier, souvent ! Je ne me rappellerai que de sa présentation aux présidentielles de 1995 et 2004, face aux candidats d’hier et d’aujourd’hui, pendant lesquelles il s’est pris une veste mémorable.

Cet homme, dans toute sa carrière politique, a eu deux instants de lucidité : quand il a dit qu’il s’est trompé de société et quand vingt ans plus tard il a vendu l’âme et rendu les armes.

J’eusse aimé que cet homme, gonflé de courage en 1991, face à « 3abanas el Mandarine », revînt dire à Fakhamatouhou : B’larebi ma’nkhelik t’djouz ya Fakhamatouhou !

Au lieu de cela, il perpétue son t’messkhir !

Commentaire 2 : Woullah ya Si !

En face, des têtes de nœuds sont en train de présenter et de faire élire un cadavre, en se jouant de nos qamums ! Lui, il s’est fait mal au rectum pour pondre un texte inaccessible à nos cervelles d’abrutis, en se laissant croire que c’est ainsi qu’il va provoquer un tsunami !

Alors qu’en parlant tout simplement à nos « lucs » il nous aurait fait savoir que c’est parce qu’il n’a rien à dire qu’on n’a rien compris !

Bravo Hend Uqaci !

Je rajouterai juste, en complément à tant de lucidité en authenticité délivrée : qui a dit « je n’accepterai jamais que qui que ce soit se considère plus musulman que moi ? »

Et la boucle du t’messkhir supérieur est bouclée..b’seif, comme toujours !

Auteur
Kacem Madani

 




Abderrahmane Raouya: « La situation financière du pays ne permet pas de généraliser le dégel des projets »

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EXPRESS

Abderrahmane Raouya: « La situation financière du pays ne permet pas de généraliser le dégel des projets »

Les autorités publiques avaient recouru au gel des projets de développement, à travers l’ensemble du territoire national, sans exclusion aucune, en raison de la baisse des ressources financières du pays.

Le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya a affirmé, jeudi, que la levée du gel des projets de développements programmés dans plusieurs wilayas était tributaire de l’amélioration de la situation financière du pays.

Lors d’une séance plénière du Conseil de la nation, consacrée aux questions orales, présidée par Abdelkader Bensalah, président du Conseil, M. Raouya a indiqué que le Gouvernement œuvrait à améliorer les recettes des fiscalités ordinaire et pétrolière pour poursuivre la levée du gel graduel des projets de développement, à travers l’ensemble du territoire national.

Répondant à la question du sénateur, Amar Mellah, le ministre a dit que “la situation financière actuelle du pays ne permet pas de généraliser le dégel des projets à tous les secteurs, mais nous œuvrerons, néanmoins, à améliorer les recettes des fiscalités ordinaire et pétrolière, afin de poursuivre l’opération du dégel”.

Les autorités publiques avaient recouru au gel des projets de développement, à travers l’ensemble du territoire national, sans exclusion aucune, en raison de la baisse des ressources financières du pays, et partant il a été décidé de focaliser les efforts sur les projets en cours de réalisation et de reporter ceux non encore lancés, a-t-il expliqué.

La décision du gel “n’est pas définitive” et sera levé graduellement, dès la disponibilité des ressources financières publiques, comme fut le cas pour les projets des secteurs de l’Education, de la Santé, des Ressources en eau et de l’Enseignement supérieur, qui revêtent un caractère prioritaire, a-t-il rassuré.

Pour M. Raouya, les donnés enregistrées sur le terrain et les dispositions des différentes lois de finances démontrent clairement que les autorités publiques “ne ménagent aucun effort en vue de prendre en charge les projets locaux”, mais le rythme de satisfaction des exigences du développement demeure, toutefois, tributaire de la disponibilité des ressources financières pour une couverture optimale des besoins”.

A une question relative à la wilaya de Batna, le ministre a indiqué qu’au regard des priorités de cette wilaya, il a été procédé au dégel des projets de développement, à la faveur d’une autorisation de programme d’une valeur globale de 1,683 milliards de dinars au titre de l’investissement et de 32 millions de dinars au titre des opérations en capital”.

Ladite opération concerne les secteurs de l’Education nationale, l’Enseignement supérieur, la Santé et la Formation professionnelle.

Au titre du programme centralisé, la wilaya de Batna a bénéficié de 388,6 millions de dinars englobant les infrastructures de base, de santé et de recherche scientifique.

Pour ce qui du programme décentralisé, la wilaya a bénéficié d’un montant de 1,344 milliards de dinars alloué aux secteurs de l’Education, de la Formation, de l’Enseignement supérieur et des structures administratives.

Auteur
APS

 




Maroc : les barbouzes du Makhzen sabotent une conférence sur la liberté de presse à Paris

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France

Maroc : les barbouzes du Makhzen sabotent une conférence sur la liberté de presse à Paris

Les baltaguias, bras armé du Makhzen marocain se sont mobilisés ce soir en véritables casseurs pour saboter la conférence de l’ASDHOM sur la liberté de la presse :  Interruption des intervenants, insultes, vindictes, menaces,….etc

L’Association marocaine de Défense des Droits de l’Homme a organisé vendredi 15 Février à Paris, une conférence débat sur la liberté de la presse au Maroc en invitant des activistes des droits humains, dont Madame Khadija Radi, militante et lauréate de nombreux prix internationaux reconnaissant ses combats. 

Hicham Mansouri journaliste d’investigation en exil depuis son arrestation pour avoir formé des jeunes stagiaires aux technologies du reportage et du témoignage reconnues et utilisées partout dans le monde, et Hassan Zerrouky journaliste de L’Humanité et ancien éditorialiste du quotidien Le Matin (interdit par le gouvernement algérien). 

Les organisateurs ont affronté la descente d’une quinzaine de baltaguias, hordes de brutes payées pour casser et dont une majorité vit dans les obscurités de toute sorte de trafics protégés et manipulés par les services consulaires et de renseignements marocains à l’étranger et dédiés aux basses œuvres contre les démocrates marocains en Europe. 

Chaises jetées, personnes poussées, un blessé léger. Ils ont saboté le réseau électrique et jeté des boules puantes avant de partir et avant l’arrivée de la police française.

Une barbouzerie idiote qui revient aux méthodes de l’Égypte de Moubarak, note un ami. Elle a fait à elle seule la démonstration, presque mieux que ce qu’auraient pu faire les témoignages des intervenants, du niveau du débat et de l’état des libertés au Maroc.

La DGED et la DGST nous ramènent aux années noires de Hassan 2 et de Driss Basri… jusque sur le territoire français ! La modernité à la mode Makhzen, poursuit le même présent. 

Ces baltaguias, bras armé du Makhzen marocain se sont mobilisés ce soir de vendredi 15 février en véritables casseurs pour saboter la conférence de l’ASDHOM : Interruption des intervenants, insultes, vindictes, menaces,….etc

Qui les pousse ?

Qui les soutient ?

Qui les finance ?

Un retour en force aux sinistres années de plomb et des hordes des amicales rayées de la carte dans un combat acharné des démocrates marocains. 

Il y a une vérité : le Makhzen déteste la critique. 

Le Makhzen, fragilisé par les Hirak du Rif, Jerada Zagora et l’altération de son image à l’étranger, renforce son approche sécuritaire multiforme.

L’opinion publique nationale et française, qui a suivi le live, a tout entendu et tout vu. 

Deux questions se posent tout de même: 

La première, toute activité hostile à un pays « ami » de la France est sécurisée. Pourquoi la police française était absente des parages ? 

La seconde, pourquoi aucune interpellation de ces casseurs n’a eu lieu et comment les responsables de ces groupes, qui ont visité la salle et pris leurs marques avant le début de la conférence, ont coordonné leur action avec les autorités françaises, car tout semblait coordonné ?

Les jours qui viennent des enquêtes devraient être menées et les responsabilités de cette violence contre une activité d’une association légale et déclarée doivent être déterminées. 

Le Ministère de l’intérieur français doit agir. 

Auteur
Mohamed Bentahar

 




La présidentielle et la rançon du cynisme

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COUP DE GUEULE

La présidentielle et la rançon du cynisme

Lorsque la déraison et l’irresponsabilité viennent à supplanter la sagesse et l’humilité des vieux jours dans l’esprit de l’homme l’on assiste alors comme vous l’aurez remarqué à ces attitudes indécentes et lamentables de chaque fin de mandature présidentielle et ce depuis 2008.

Une conduite assumée qui confine à l’absurde mais qui trahit une profonde soif du pouvoir et une haine revancharde sans pareille qui, apparemment, nous réserve d’autres surprises.

Comment peut-on vanter les avancées et les réalisations grandioses d’un programme présidentiel mandat après mandat lorsque l’on sait qu’après vingt ans de règne sans partage la valeur de la monnaie nationale le dinar n’a jamais été autant dépréciée ? Une monnaie nationale qu’un programme présidentiel ressassé comme une rengaine au fil des jours sans pouvoir apporter les solutions appropriées pour la sauver ou la conforter.

Pire encore il a plané quasiment au-dessus de tous les fléaux et les maux qui ont gangrené les secteurs de l’économie nationale, l’administration et les corps constitués comme la corruption, le trafic d’influence et les pratiques illicites sans y apporter de remèdes sérieux.

Avec le scandale des 701 kg de cocaïne importés frauduleusement du Brésil en 2018, l’Algérie se retrouve honteusement cataloguée parmi les pays narcotrafiquants de la planète, une scabreuse affaire qui n’a pas encore livré tous ses secrets.

Le programme présidentiel a surtout abondé dans le court-termisme politique et le clientélisme tous azimuts pour ratisser large dans les allégeances et l’achat des consciences. Ce qui laisse dire que même pour rempiler au prochain scrutin présidentiel les jeux sont déjà faits encore une fois.

Le goût du lucre et de la prédation n’ont fait que se cristalliser autour de ce programme présidentiel qui a fait le bonheur de beaucoup de vampires qui n’en démordent pas et qui se congratulent à chaque échéance électorale, prêts à se sacrifier pour perpétuer le règne qui les a gavés de privilèges et de prébendes colossaux.

Un programme qui annonce un chapelet de réformes pour soi-disant changer les choses au travers d’une conférence inclusive post-électorale, des réformes que l’on sache , qu’il a traînées comme un refrain de chanson au fil de quatre mandatures successives pour les remettre au goût du jour soudainement pour l’après jour J, mais cela transpire encore une fois l’arnaque, n’est-ce pas ?

Il promet aussi d’investir dans la jeunesse et son avenir parce qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire. Cette jeunesse souffre-douleur à laquelle il promet monts et merveilles sans jamais lui offrir aucune chance de prendre le relais dans les rouages du pouvoir qui demeurent la chasse gardée des gérontocrates et des carriéristes en politique.

Une jeunesse laissée-pour-compte qui attend son tour de gagner au loto national des logements sociaux et des crédits Ansej comme dans un réflexe pavlovien à défaut de lui offrir un poste de travail qui garantit sa dignité. Une jeunesse dont on exploite les frustrations pour l’aliéner et capter sa conscience dans un but électoraliste.

Et comme pour cautionner l’illégitimité des hautes institutions et faire diluer le fiasco et le cynisme de gouvernance dans un océan de bonnes intentions, il est fait impasse sur la dissolution de l’APN et du Sénat après les élections car on ne touche pas à ce qui fait la continuité dans la rapine, cette nouvelle raison d’Etat qui fait pérenniser le régime jusqu’à faire bloc autour d’un cinquième mandat des présidentielles pour faire durer l’accumulation de profits personnels.

Auteur
Hellal Khelaf

 




L’école n’est pas l’annexe d’une zaouïa

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TRIBUNE

L’école n’est pas l’annexe d’une zaouïa

Autant l’avouer d’emblée : il est assez ridicule, de nos jours,  de vouloir réinventer le fil à couper le beurre pour trancher de la question de l’importance de l’enfance et de l’éducation.

Aussi, garder à l’esprit que « le plus dangereux intervalle de la vie humaine est celui de la naissance à l’âge de douze ans », comme l’annonce Rousseau dans son ouvrage Emile ou de l’Education est suffisant pour demeurer vigilant face à tout ce qui touche, de près ou de loin, les enfants du peuple.

Pourtant, des pratiques en vogues dans nos écoles ne manquent pas de susciter inquiétude et consternation, voire une farouche indignation. Maintenir les prières dans les enceintes scolaires est un chantage compulsif et éhonté qui chante dans les chaumières du pays comme un hibou, de mauvais aloi, déployant ses ailes au-dessus des toits qui abritent l’innocence même incarnée par cette frange dite espoir de la nation.

Repenser l’école, ses missions, sa composante humaine et les moyens de réussir objectivement les attentes de la nation est une équation pleine d’acuité. Avoir le culot de poser cette équation dans son versant intellectuel et politique, et s’entêter à y répondre de façon raisonnable et équitable est le début de la construction d’une école moderne  qui s’attache à mettre l’élève en position de penseur.

Puis, en dehors des murs de l’enceinte, il a tout loisir de se consacrer à la méditation sur les mystères du monde en toute sérénité. Il s’agit, en somme, de libérer l’école et l’élève de l’emprise de l’intégrisme religieux et, accessoirement, le mettre aussi à l’abri de l’intégrisme athée.

Officiellement, à l’échelle nationale, aucune enceinte scolaire n’est pourvue de salles de prières. Mais le laisser aller, le clientélisme politique et les barbouzeries nées aux lendemains de l’indépendance, ont vite fait de plonger l’école entre les mains de mouvances islamistes, allant du primaire à l’université, une grave dérive dont le point d’orgue est cette maladive implosion connue lors des années 1980-1990, mettant à feu et à sang, nation et société.

En effet, des cerbères d’un ordre moyenâgeux se sont introduits dans les rouages de l’Etat pour faire de l’école le sanctuaire attitré de leur projection idéologique et sociétale.

Un mélange des genres qui fait désordre ! Effrayer, obliger, terrifier, sont autant d’effraction perpétrés par un corps enseignant croyant bien agir dont l’écho comportemental s’amplifie au fil des années conduisant, in fine, à des traumatismes, frustration, et embrigadement narcissique et amplement fanatique.

La continuité a été imposée par une brochette de clercs fanatisés rêvant de prolonger les programmes des zaouia qu’ils ont fréquentés du temps du colonat en des écoles pour tous. Où l’éducation islamique tient lieu de matière basique, où le respect de l’heure de la prière est assimilé au passage du train qui mène aux délices d’Eden.

Vouloir à tout prix doser les neurones des Algériens, en bas âge de surcroît, est loin d’être un atout pour la démocratie et le salut de toute une nation. Bien au contraire, c’est une erreur manifeste qui conduit, de facto, à embrasser des causes extrémistes, maintes fois condamnées par l’histoire.  Mal partir est une réelle assurance de ne jamais atteindre le bon port, celui du progrès et de la prospérité.

A rebours de toute perte de confiance, sonner la relève devient imminent. Car, il est grand temps que l’école soit barricadée de la convoitise de l’intégrisme.  Parangon des siècles des Lumières, l’Allemand Friedrich Kant avance, à bon escient, dans ses Réflexions sur l’éducation que « l’homme ne peut devenir homme que par l’éducation. Il n’est que ce que l’éducation fait de lui ». Et quoi de mieux et de plus juste, à l’école, que d’apprendre l’effort et s’y habituer au lieu de prier ou de se résigner… Susciter le désir d’avancer, la curiosité de voir davantage et de comprendre est le rôle dévolu à l’école pour devenir un véritable sanctuaire ou on célèbre le verbe, la découverte et l’altérité. Par respect à la maïeutique de Socrate, il s’agit pour l’enfant de découvrir la nature du monde telle qu’elle est, palpable, prometteuse et agressive. Par la relation de cause à effet, la science est émerveillement, une marche vers la liberté.

Pour l’heure, la liberté est un mot galvaudé, un concept assez combattu par les tenants d’une école très indigente. Pour l’heure, l’école est voulue comme un miroir idéologique par des saltimbanques en mal d’équilibre, toujours à la recherche d’une masse consentante pour conforter leur égo démesuré.

Tant d’aveuglement mérite bien plus qu’une piqûre de rappel, il faut une levée de boucliers des consciences de la République pour sauver, d’abord, la fine fleur du pays et, ensuite, leur avenir qui doit leur appartenir en toute autonomie, et à construire en toute liberté, avec une vraie égalité des chances, et égalité de droits entre les filles et les garçons.

Cessons de tourner en rond et leurrer nos enfants à longueur de saisons. Osons un remède : affranchir l’école de la tutelle religieuse implique rapidement une libération d’énergie créatrice, utile et finalement joyeuse. Osons une catharsis : seule la laïcité peut être un bouclier contre la haine que les doctrinaires religieux s’obstinent à semer dans des serres vivantes que représentent les salles de classe. Osons un défi perspicace : l’école ne doit pas être l’annexe d’une zaouïa, et l’enseignant n’a pas vocation à être sinon la doublure du moins l’obligé d’un imam.

Il faut décoloniser l’école algérienne de la peste intégriste ! Tant d’efforts en valent la peine, il y va de l’honneur d’un pays et du devenir de sa fine fleur.

Auteur
Tarik Djerroud, romancier

 




Des artistes observent un sit in devant la maison de la culture Ali Maâchi (Tiaret)

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Des artistes observent un sit in devant la maison de la culture Ali Maâchi (Tiaret)

Une dizaine de membres de la coopérative « Naouat » du théâtre de la ville de Tiaret ont observé jeudi 14 février un sit-in de protestation devant la Maison de la culture Ali-Maâchi contre le refus de la directrice d’octroyer l’utilisation de la salle de répétition de la Maison de la culture.

Mohamed Yeddou, plus connu du grand public pour ses pièces théâtrales qui traitent souvent des maux sociaux, a eu la surprise d’être empêché d’accéder à la salle des répétition sous le prétexte de la visite du ministre des Moudjahidines, prévue lundi prochain. 

La décision a été annoncée aux responsables de la coopérative, reçus, jeudi, par le directrice de la Maison de la culture, apprend-on de source bien informée.

L’artiste explique le flou qui entoure les vraies raisons du refus de l’administration. Pour lui, il s’agit bien là de pressions pour l’empêcher de mener à bien son travail artistique à cause de ses positions politiques.

Il faut rappeler que Mohamed Yeddou a publié une série de live sur Facebook qui critiquent la candidature de Bouteflika pour un 5e mandat. Ceci explique cela donc.

« C’est une tentative d’exercer une pression et d’avoir la mainmise sur la liberté d’expression”, a déploré Mohamed Yeddou.

Auteur
K. O.

 




Les supporters du CRB dénoncent le 5e mandat de Bouteflika à Alger (Vidéo)

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Les supporters du CRB dénoncent le 5e mandat de Bouteflika à Alger (Vidéo)

Comme dans nombre de stades du pays, les supporters du CR Belouizdad ont dénoncé, jeudi, le cinquième mandat. 

En déplacement à Alger, les supporters du CRB ont crié leur refus de cet énième mandat dans le métro d’Alger. 

Le phénomène de dénonciation de la candidature de Bouteflika pour un 5e mandat a concerné de nombreux stades du pays. De Aïn M’lila, à Tizi-Ouzou, en passant par Alger, la colère gronde chez les supporters qui profitent des tribunes pour s’élever contre la forfaiture du 5e mandat.

Devant les interdictions de toute manifestations de rue, hormis celles organisé par le pouvoir, les Algériens se contentent pour l’heure des tribunes des stades pour exprimer leur colère.

Bien entendu, Ahmed Ouyahia pourra toujours soutenir devant les médias étrangers que les Algériens sont contents de voir Bouteflika se représenter pour un mandat à vie… Abdelmalek sellal, le directeur de campagne du candidat invisible pourra toujours rameuter des citoyens pour des meetings contre quelques sandwiches et de menus privilèges, mais il y a une réalité qu’ils ne pourront longtemps cacher.

Auteur
La rédaction

 




Khorti : un candidat honnête !

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Chronique Naufrage

Khorti : un candidat honnête !

Je m’appelle Khorti et je suis candidat à la présidentielle. Je n’ai pas de programme. Dans le pays, le visage a plus de valeur qu’un programme. Chers concitoyens, voici les grandes lignes de ma candidature :

Puisque ma vie est banale, je vais maquiller ma biographie. Je suis un moudjahid, fils de moudjahid. Mon ancêtre est un guerrier qui a participé à la Guerre de Troie avant de venir  s’exiler dans l’Algérie de jadis.

Dans la décennie noire (les années 1990), les terroristes m’ont kidnappé puis ont brûlé ma maison. J’ai pu avec ruse et courage m’échapper de leur maquis. Malgré la terreur, je n’ai pas quitté mon  pays. J’ai toujours lutté pour le défendre sans attendre une récompense.

Je n’ai jamais fait d’études mais j’ai un doctorat. Je l’ai acheté d’une grande université européenne. Détrompez-vous chers concitoyens, même en Europe la corruption fait des ravages.

Pour les salaires, je ne vais pas les augmenter. Je vais augmenter en revanche le salaire des militaires, seulement les militaires,  parce que l’armée sera mon bras droit. Grâce à elle, mon pouvoir sera paisible.

Le salarié aura sa retraite à 65 ans. Ainsi, il continuera à servir son pays au lieu d’accéder à la retraite pour jouer au domino toute la journée dans la rue.

Pour les taxes, je vais encore les augmenter dans tous les secteurs. Le Trésor du pays est presque vide ; je vais donc récupérer l’argent de la part du peuple. De vos poches. Je vais vous voler discrètement, légalement. Je vais vous enlever les pantalons comme dit l’adage populaire.

L’islam est  un instrument majeur qui me permettra de vous séduire. Je  construirai davantage de mosquées et d’établissements religieux. Chaque trimestre, il y aura un concours national de récitation de Coran. J’offrirai des pèlerinages aux imams et muezzins. J’encouragerai  les émissions de fatwas à la télé. Je faciliterai le commerce des livres wahhabites. La religion sera mon bras gauche.

Football. C’est aussi un  instrument qui anesthésie le peuple et l’empêche de penser à la politique et ses droits. Je vais donc construire davantage de stades et organiser souvent des matchs amicaux dans le pays. J’achèterai les droits du Classico et de la Coupe du Monde pour les diffuser sur les chaînes publiques.

L’école est dangereuse. C’est elle qui forme les générations et fabrique les intellectuels. Je vais réduire le budget réservé à l’école et imposer des programmes médiocres pour « stupidiser » vos enfants.

À l’université, j’ajouterai un Master-Bis de deux ans au Master. Les étudiants perdront ainsi leur temps à l’université et auront les diplômes trop tard. Ça sauvera le ministère du Travail.

Pour les médias, je vais financer ceux qui me soutiennent et étouffer ceux qui m’attaquent. La liberté d’expression est une illusion. Même les journalistes se moquent de vous : ils gagnent beaucoup d’argent, dînent avec les ministres, et ensuite ils vous font la morale en jouant les opposants au système.

Les villes seront toujours sales : déchets partout, routes lézardées, façades envahies de paraboles, trottoirs colonisés par les chômeurs et  les commerçants ambulants. Je n’ai pas une politique écologique, l’écologie ne fait pas gagner d’argent. Le ministère de l’Environnement existera toujours ; c’est pour tromper l’ONU et les ONG vertes.

L’anarchie règnera toujours dans la société : désordre partout, les parkingueurs exerceront leur dictature en toute aise, les voleurs et misogynes seront tolérés, la corruption et la bureaucratie subsisteront…Vous passerez ainsi votre vie à insulter et à courir après des besoins futiles. L’anarchie est un avantage pour mon pouvoir.

La connexion internet sera toujours lente. Je n’aurai pas de budget pour refaire les câbles et les antennes. En plus, notre pays est méditerranéen et souvent l’humidité perturbe la connexion, et les mouettes mangent les câbles !!! Apprenez à patienter, les patients vont au Paradis.

Culture. J’écraserai davantage la culture et les arts parce qu’ils éveillent le peuple. Je vais aiguiser la censure, mépriser les artistes et écrivains, fermer les salles de théâtre et de cinéma. La culture est une menace pour mon pouvoir.

La santé. Je ne vais pas améliorer le secteur.  Comme vos ancêtres, vous allez vous faire soigner dans des hôpitaux dégradés et humides, en manque de matériel et de spécialistes. Celui qui a l’argent pourra se faire soigner à l’étranger.

Seul Allah donne la vie et la mort, les hôpitaux n’y sont pour rien. Priez Allah pour ne pas tomber malade dans ce pays !

Voilà les grandes lignes de ma candidature. Mon slogan est «la démocratie est un mensonge ». Votez pour moi, Khorti, le candidat honnête !

Auteur
Tawfiq Belfadel, écrivain-chroniqueur

 




Coupe de la CAF (2e J): le NAHD arrache le nul face au Zamalek (1-1)

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FOOTBALL

Coupe de la CAF (2e J): le NAHD arrache le nul face au Zamalek (1-1)

 Le NA Husseïn-Dey a forcé le Zamalek d’Egypte au nul 1-1 (mi-temps : 0-1), mercredi soir au stade Borg El Arab d’Alexandrie dans le cadre de la 2e journée du groupe D de la Coupe de la Confédération africaine de football.

Les locaux ont ouvert le score par le Marocain Khalid Boutaïb à la 14e minute de jeu avant que l’attaquant Faouzi Yaya n’offre le point du nul au Nasria à la 90e minute.

Dans l’autre match du groupe, les Angolais de Petro Atlético ont battu à Luanda les Kényans de Gor Mahia par 2-1.

Au classement, le NAHD réalise une excellente opération et prend seul les commandes du groupe D avec 4 points, devant le duo Petro Atlético-Gor Mahia (3 pts pour chaque équipe). Le Zamalek ferme la marche avec une seule unité.

Coupe de la CAF (2e journée): Les résultats complets 

Résultats complets des rencontres de la 2e journée de la phase de poules de la Coupe de la Confédération africaine de football, disputées mercredi:

Groupe A:

Raja Casablanca (Maroc) – AS Otôho (Congo)    0-0

RS Berkane (Maroc) – Hassania Agadir (Maroc)  2-1

Groupe B:

Salitas SC (Burkina Faso) – ES Sahel (Tunisie)   0-0

CS Sfaxien (Tunisie) – Enugu Rangers (Nigeria) 1-1

Groupe C:

Asante Kotoko (Ghana) – Zesco United (Zambie) 2-1

Nkana FC (Zambie) – Al-Hilal (Soudan)               2-1

Groupe D:

Petro Atlético (Angola) – Gor Mahia (Kenya)    2-1

Zamalek (Egypte) – NA Husseïn-Dey (Algérie) 1-1.

Auteur
APS

 




« En Algérie, personne ne sait qui fait quoi et qui décide »

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5e mandat de Bouteflika

« En Algérie, personne ne sait qui fait quoi et qui décide »

Le président Bouteflika est très affaibli depuis un accident vasculaire cérébral survenu en 2013. Pour comprendre le sens de sa candidature à un nouveau mandat et la façon dont le pays est dirigé, franceinfo a interrogé la politologue Dalia Ghanem-Yazbeck.

Il s’accroche. Abdelaziz Bouteflika, qui dirige l’Algérie depuis 1999, est candidat à la présidentielle du 18 avril pour un cinquième mandat. L’agence de presse officielle APS l’a annoncé dimanche 10 février. Pour les observateurs avisés, ce n’est pas une surprise. Pourtant, à 82 ans, le président algérien est considérablement diminué par les séquelles d’un accident vasculaire cérébral survenu en 2013. Ses apparitions publiques sont rarissimes et son dernier discours date de 2012.

Pour mieux comprendre la façon dont Abdelaziz Bouteflika dirige l’un des plus grands pays du monde arabe et les raisons de cette candidature, franceinfo a interrogé la politologue Dalia Ghanem-Yazbeck, chercheuse associée au programme Turquie et Moyen-Orient de l’Institut français des relations internationales. Pour cette spécialiste de l’Algérie, le fonctionnement au sommet de l’Etat est si opaque que même les acteurs au cœur du pouvoir ignorent qui décide vraiment.

Franceinfo : Abdelaziz Bouteflika est très affaibli depuis 2013. Comment fait-il pour diriger le pays ?

Dalia Ghanem-Yazbeck : J’ai l’habitude de dire aux journalistes que je ne suis pas le médecin personnel d’Abdelaziz Bouteflika et que je ne sais pas comment il procède au quotidien. En Algérie, il n’y a pas un régime présidentiel qui concentre les pouvoirs. Abdelaziz Bouteflika est entouré de quelques personnes qui l’aident et le conseillent.

La présidence a un rôle important mais elle n’est pas seule à décider. Il y a également des cercles de pouvoir issus du renseignement, de l’armée et de la bourgeoisie algérienne.

Une source au sein du régime m’a dit que même les personnes les plus proches de ces cercles ne savent pas exactement qui fait quoi et qui décide, que le fonctionnement est très opaque et très complexe, même pour les acteurs directement impliqués.

Quelle est cette bourgeoisie influente que vous avez évoquée ?

Ce sont des hommes d’affaires, les nouveaux magnats de l’économie. En contrepartie de leur allégeance politique, ils ont bénéficié des largesses du régime et de la libéralisation économique hautement contrôlée du pays. Cette libéralisation a été faite de manière à ce qu’elle ne bénéficie qu’aux plus riches, avec des privilèges, des monopoles ou des arrangements sur mesure pour eux, à condition qu’ils rendent la pareille, qu’ils soutiennent Abdelaziz Bouteflika et fournissent les fonds nécessaires.

Impossible de savoir exactement combien de personnes cela inclut. On peut citer le nom de Ali Haddad [à la tête de l’Entreprise des travaux routiers, hydrauliques et bâtiments, l’une des plus grandes sociétés privées d’Algérie]. De nombreuses autres personnes sont concernées et elles ne cachent pas leurs activités et leur soutien à Abdelaziz Bouteflika.

Le dernier discours d’Abdelaziz Bouteflika date de mai 2012. N’est-il pas difficile, pour un chef d’Etat, de gouverner sans s’adresser à la population de temps en temps ?

Il y a au sein de la population algérienne une certaine lassitude politique. En 2017, pour une étude intitulée Arab Barometer  des Algériens et Algériennes issus de toutes les couches de la société et de tous les territoires ont été interrogés. Les résultats montrent que seulement 14% de la population fait confiance aux partis politiques et 17% fait confiance au Parlement.

A l’opposé, 75% des personnes sondées disent faire confiance à l’armée et 60% ont confiance en la police. L’armée a une grande utilité aux yeux de la population : après la guerre civile des années 1990, la décennie noire, elle est vue comme celle qui a sauvé le pays des mains des islamistes. Elle a une légitimité assez forte. Le retour à la paix a restauré son image. Elle ne gouverne pas directement, mais elle est incontournable dans le processus décisionnel. 

Les responsables militaires sont au cœur du politique. Il n’y a pas un candidat qui arrive à la présidence sans leur aval.

Ce n’est donc pas un problème, pour l’opinion algérienne, que l’armée tire les ficelles ?

Un ancien militaire algérien m’a dit une fois : « Quand vous voyez des gens descendre dans les rues lors des manifestations, voyez-vous des slogans demandant le départ de l’armée ? Non. » Et c’est vrai, ce n’est pas le cas. Les manifestants demandent de meilleures conditions de vie, de meilleurs salaires… On parle rarement de l’armée lors des mouvements de protestation, justement parce qu’elle est derrière le rideau. Elle maintient une distance de sécurité grâce à laquelle la population ne la tient pas responsable de la situation lorsque les choses vont mal.

Alors pourquoi les militaires ne présentent-ils pas leur propre candidat ?

On a dépassé cela. Depuis le retour au constitutionnalisme, en 1995, et les premières élections libres en Algérie, où le Front de libération nationale (FLN, le parti d’Abdelaziz Bouteflika) a présenté Liamine Zeroual, il y a un certain schéma : les militaires appuient un candidat qui est présidentiable et qui est un civil. Dès 1999, Abdelaziz Bouteflika s’est présenté à l’élection présidentielle. Il avait une légitimité et il a fait partie de l’armée mais lorsqu’il était très jeune. Je ne vois pas l’armée revenir à un modèle où elle présenterait un candidat militaire. Il faut que la façade reste civile, même si les coulisses sont militaires.

Une puissante figure historique des renseignements algériens, le général Mohamed Mediene, a tout de même été écarté en 2015. Quelles ont été les conséquences de son départ ?

Il a été écarté au bout de vingt-cinq ans et a été remplacé par quelqu’un [son ancien adjoint, le général Athmane Tartag] qui est également fidèle au régime. Cela n’a donc eu aucune incidence. Comme l’a écrit Giuseppe Tomasi di Lampedusa dans Le Guépard« il faut que tout change pour que rien ne change ». Ce départ était le résultat de luttes entre différents clans, mais les cercles de pouvoir remplacent des personnes influentes par d’autres individus qui ne vont pas mettre en péril leurs intérêts.

Auteur
Francetvinfo