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Abdelaziz Bouteflika a-t-il vraiment besoin d’un cinquième mandat ?

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REGARD

Abdelaziz Bouteflika a-t-il vraiment besoin d’un cinquième mandat ?

Si le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, veut vraiment un cinquième mandat, c’est grave, s’il n’en a que faire et que c’est plutôt son entourage qui cherche coûte que coûte à le maintenir au pouvoir, c’est plus grave encore.

Les dernières apparitions d’Abdelaziz Bouteflika ont montré aux Algériens que l’homme est au bout du rouleau. Donc, de là à dire qu’il sera candidat à sa propre succession parce qu’il n’y a pas mieux, c’est assurément vouloir faire rire, alors que l’heure est grave et qu’il vaudrait mieux en pleurer.

Quand quatre chefs de partis, le mine ravagée par les remords, s’affichent devant les caméras de télévisions pour annoncer solennellement avoir opté pour Abdelaziz Bouteflika comme candidat aux prochaines élections présidentielles, il n’y a plus de doute là-dessus : des gens cherchent leurs intérêts, ici et maintenant, au détriment des intérêts supérieurs du pays, lesquels attendront.

Ces quatre chefs de partis oublient peut-être que le monde a beaucoup changé, au point où la présidence à vie est devenue un risque potentiel pour la stabilité d’un pays.

A croire que ces quatre individus ne regardent pas la télévision et que des pays comme le Soudan ou le Venezuela font partie d’une autre planète.

La présidence à vie pour Abdelaziz Bouteflika a certainement ses raisons que la raison ignore. La présidence à vie, qu’on le veuille ou non, sert d’abord et avant tout l’autocrate du moment, en lui permettant de gouverner comme bon lui semble et de s’en aller sans rendre des comptes.

D’aucuns diront que le chef de l’Etat n’a fait que du bien pour l’Algérie, « ses réalisations » étant là pour le confirmer. Ils oublient toutefois qu’Abdelaziz Bouteflika a trouvé le pays gros importateur de céréales et de lait en poudre et qu’il le laissera sans nul doute dans cette peu reluisante situation.

Ils oublient aussi, et surtout, que Abdelaziz Bouteflika a permis, entres autres, la création de centaines de canards boiteux, dont certains ont engrangé des milliards grâce à une publicité nullement méritée, qu’il a étouffé  des quotidiens de qualité, dont El Watan, Liberté et El Khabar, et qu’il a fait faire au Matin d’Algérie ce que l’ennemi ne fait pas à son ennemi.

Le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, secret de polichinelle, a décidé de mourir président pour ne pas voir un autre lui succéder de son vivant et rendre à César ce qui appartient à César.

Bref, Abdelaziz Bouteflika a besoin d’un cinquième mandat pour éviter la pire des choses : voir son successeur s’étaler sur les mille milliards de dollars dépensés pour les résultats que l’on sait.

Auteur
Ahcène Bettahar    

 




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« Hadj Gharmoul condamné à 6 mois de prison, un épisode scandaleux »

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Selon l’association de défense des chômeurs

« Hadj Gharmoul condamné à 6 mois de prison, un épisode scandaleux »

« Le mercredi 6 février 2019, Hadj Gharmoul a été condamné à six mois de prison et à une amende de 30 000 dinars algériens. Jeudi 07 février 2019, Tahar Bel Abbas est condamné à 3 mois de prison et à une amende de 20 000 dinars algériens.

C’est une autre épisode de la série de peines prononcées contre les militants du Comité, dont le but est d’intimider tous ses membres et de les inciter à renoncer a leurs indépendance d’opinion et approche pour promouvoir les droits des chômeurs et classes marginalisées de la société et les pousser a adopter les thèses du pouvoir ou de l’opposition perfide.

Le Comité, à la lumière de ces jugements arbitraires basés sur des accusations arbitraires, imaginaires et du harcèlement imposé à ses militants, exige que:

Toutes les forces de défense des droits de l’homme interviendront  pour mettre fin aux harcèlements judiciaire contre les militants du comité, y compris ces dernières condamnations, et d’exiger la libération immédiate de Hadj Gharmoul, ainsi que l’abandon de toutes les charges retenues contre les militants.

La comité attire également l’attention de l’opinion publique nationale sur la répression injustifiée croissante en Algérie contre les militants des droits de l’homme et des classes marginalisés, en dépit de la rhétorique du pouvoir en ce qui concerne le respect des droits de l’homme.

Et appelle toutes les organisations de défense des droits de l’homme à intervenir en urgence auprès du gouvernement algérien pour mettre fin a ce mécanisme judiciaire de répression contre les militants du Comité, on les empêchés de voyager, de se réunir ou d’exprimer leurs opinions.

Le Comité réitère son étonnement devant l’absence d’organisations algériennes de défense des droits de l’homme et de la manière sélective dont elles traitent les militants, ainsi que les fausses déclarations de certains personnes autoproclamées comme représentant de la comité auprès des médias dont le but est d ‘ indirectement salir  la réputation et l’honneur des militants de la Cnddc.

Le Bureau national du comité national de défense des droits des chômeurs (CNDDC)

Alger le 07/02/2019

 




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Mohand Aïmeur, un poète kabyle sur la butte Montmartre

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DECRYPTAGE

Mohand Aïmeur, un poète kabyle sur la butte Montmartre

Etre poète au naturel, sans artifice, sans effort, est un privilège que les muses distribuent avec parcimonie parmi les artisans du beau verbe.  

Mohand  Aïmeur fait partie de cette lignée d’élus qui vous déclament  un poème dans la spontanéité de la tradition orale kabyle à l’exemple de ces  illustres maîtres du genre tels Si Mohand U M’hand, Youcef U Kaci, Youcef U Lefki  ou Cheikh Mohand U Lhocine. Sa poésie coule de source et n’a nul besoin d’une longue et studieuse élaboration.  

Elle procède  d’une puissante sensibilité et d’une maîtrise de la langue,  pétries dans le fond culturel populaire. Elle est authentique. Les vicissitudes de sa propre existence et celles de ses semblables lui offrent  un vaste champ fertile où il plante sa graine poétique pour une moisson d’amour et d’espoir. Ses poèmes sont des hymnes à la vie et à la liberté qui rythment sa respiration.

Tantôt lyrique, parfois un peu philosophe ou engagé dans le combat  des siens contre l’arbitraire et l’oppression, il déroule son récit… notre récit,  avec des mots brodés d’amour et de sagesse. Chaque jour lui apporte son lot d’émotions  traduites en vers ciselés dans une sonorité harmonieuse. Nous l’avons découvert sur la butte Montmartre où il gère un  charmant petit restaurant qui accueille de nombreux touristes venus des quatre coins du monde. On y parle des langues diverses dans  une ambiance calfeutrée mais conviviale et ouverte sur le monde.

Entre deux clients, Mohand Aïmeur compose  ses vers simples et mélodieux en  écoutant des chansons kabyles. Ce jour-là, c’est  Matoub qui passe en boucle. Ses mélodies emplissent l’atmosphère et laissent  pleuvoir des nostalgies. Notre poète se transporte dans les limbes et le temps d’un service,  le poème est servi.

M. G.

Auteur
Mokrane Gacem

 




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« Le dernier train d’Erlingen ou la métamorphose de Dieu », de Boualem Sansal

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PUBLICATION

« Le dernier train d’Erlingen ou la métamorphose de Dieu », de Boualem Sansal

« Qui a peur se sait vulnérable et admet implicitement sa défaite ».

Disons-le tout de suite, ce n’est pas le combat généreux et héroïque que mène l’écrivain contre la pieuvre islamiste qui fait de Boualem Sansal le talentueux conteur qu’il est mais un brio hors du commun et une faculté de construction narrative rarement constatée chez d’autres romanciers.

« Le dernier train d’Erlingen » est juste un joyau du genre. Une héritière richissime au nom germanique si approprié au lieu, Ute Von Ebert, dirige un empire financier et industriel. Elle habite cette ville d’Erlingen forte de ses 12.000 habitants qui sont l’objet de toutes ses sollicitudes. La baronne, soucieuse de l’équilibre et de la quiétude de ses concitoyens, a même investi dans l’éducation et la sécurité de la ville. Tout se passe merveilleusement bien jusqu’au jour où la ville, comme le monde qui l’entoure, subit le siège d’un ennemi étrange dont le nom n’est jamais prononcé. Qui sont ces envahisseurs maléfiques et pourquoi sont-ils si proches ?

Isolée, Erlingen est coupée du monde et les élus essaient de trouver une solution pour sauver la population de ce qui l’attend inexorablement. Les masques tombent. Les citoyens se transforment. Ils commencent à penser à leur survie en mettant en avant une collaboration pernicieuse avec l’envahisseur qui sait tout de ce qui se déroule dans la cité. La capitulation est proche alors qu’aucune bataille n’a semblé commencer. La compromission et la bassesse font leur apparition. Les conseillers municipaux ne se soucient que de la fuite de leurs responsabilités et des lieux qu’ils habitent. En pleine réflexion sur les moyens de sauver leurs peaux, les édiles constatent qu’une tempête de neige s’abat dès le mois d’octobre sur le pays. La pauvre Erlingen est un peu plus isolée.

Au point le plus désespérant et alors que la population n’en pouvait plus, un message largué d’un avion annonce l’arrivée d’un train pour évacuer les habitants. Sauf la baronne qui ne veut pas abandonner les siens et qui veut rester pour résister à l’envahisseur. Elle se met à écrire à Hannah, sa fille qui habite Londres, pour lui raconter la veulerie et la lâcheté de ceux qui l’entourent. Ce courrier ne peut être expédié vu la situation qui prévaut. Elle cache les lettres dans un endroit que seule sa fille connait et la suite sera laissée en suspens.

Cette première partie est intitulée « La réalité de la métamorphose » alors que celle qui suit s’appelle « La métamorphose de la réalité ». Cette deuxième partie décrit une jeune fille, française cette fois, Léa, qui écrit à sa mère qui vit dans un pavillon de la banlieue nord de Paris et plus précisément en Seine Saint-Denis. Ce que Léa ne sait pas, c’est que sa mère, Elisabeth Potier, qui était professeur d’Histoire dans un établissement difficile appelé Kaboul, était morte dans des conditions épouvantables. Et ces conditions sont révélées par petites touches.

Elisabeth Potier habitait une petite cité pavillonnaire d’un côté des voies du RER tandis que l’autre côté, après un terrain vague, on a semé des barres d’immeubles HLM devenues au fil du temps un émirat islamiste, des barbus faisant partie des « Zélés Serviteurs Universels » ont pris le contrôle de la cité, habitants compris. Si Léa avait décidé de partir pour Londres, sa mère s’était persuadée de partir pour Bremen pour s’occuper de Cornélia, une fille de 11 ans aux parents très riches.

Elisabeth Potier se mit en quête de l’histoire de la famille de Cornélia et arriva à connaître celle de Viktor Tamas Von Hornerberger, ancêtre de la jeune fille, parti chercher fortune aux Etats-Unis sur le même bateau qu’un certain Ernst Von Ebert, fondateur du puissant groupe Von Ebert. Piquée dans sa curiosité, Elisabeth Potier s’amusait à approfondir ses recherches sur ces deux émigrés allemands qui ne se connaissaient pas et qui ont réussi de l’autre côté de l’Atlantique au-delà de toute espérance.

Tout allait dans le meilleur des mondes possibles jusqu’au 13 novembre 2015, journée complètement démente où la France est frappée de plein fouet par « la violence de ses islamistes, télécommandés par le monstre post-moderne Daesch. »

Arrivée à Paris à la suite de cette tragédie, elle s’entoure de deux anciennes collègues et d’un couple italien ami qui habitait la Cité interdite de l’autre côté du RER et tout ce beau monde de se mettre à la confection de banderoles et de drapeaux pour manifester dans la capitale contre la gangrène islamiste.

Après avoir passé la journée à marcher dans les rues de Paris, les cinq amis tentent de rentrer dans leur banlieue et tombent sur quatre « malabars patibulaires » qui sont « quatre jeunes islamistes » qui s’acharnent sur les retraités. Elisabeth Potier tombe à la renverse sur les voies du métro et part dans un coma délirant pendant de longues journées. Elle sort de l’hôpital malgré ses séquelles et rentre dans son pavillon de banlieue dans lequel elle meurt d’une crise cardiaque.

La trame narrative est complexe. Il y a deux parties et deux histoires distinctes. Dans chacune des histoires, une mère et sa fille s’écrivent. Une histoire concerne deux allemandes et l’autre deux françaises. Il est difficile d’imaginer un lien entre les deux parties mais au fur et à mesure que l’on avance, nous découvrons au fil des pages ce déclic qui nous manquait dans ce livre que l’auteur qualifie de roman mais que nous pouvons, pour notre part, taxer de narration philosophique tant les réflexions nous forcent à « une véritable méditation » suivant le vœu de l’auteur.

« Le train d’Erlingen » nous renvoie une image précise de notre planète à l’heure où de nouveaux dangers l’envahissent. Le leitmotiv de la transformation du monde est un miroir qui nous montre que les périls qui nous guettent et qui mettent en danger notre façon de vivre sont doubles puisqu’autant l’islamisme que le capitalisme financier nous ont pris dans leurs étaux et que la veulerie de nos dirigeants ne semble pas leur permettre d’être freinées.

Boualem Sansal croit dur comme fer, à l’image d’Henry David Thoreau, que le bonheur se trouve dans le fait de vivre simplement et en osmose avec la nature. Il nous incite à nous révolter et, mieux encore, à nous rebeller. Il refuse catégoriquement d’accepter que « la soumission est le refuge idéal ».

« Le dernier train d’Erlingen » possède une intrigue duelle qui déroute complètement le lecteur et qui n’a rien, hélas, d’un essai d’anticipation. Ce roman, ou ce conte philosophique, est le reflet de ce qui nous attend si nous ne réagissons pas rapidement.

Boualem Sansal est un immense écrivain qui nous offre, en même temps que son talent, les clés nécessaires pour comprendre les périls auxquels nous sommes confrontés, son livre est primordial pour appréhender notre monde et notre temps.

oi

 

Auteur
Kamel Bencheikh

 




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Le wali de Skikda attaque en justice les écologistes de Bariq 21

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PRESSIONS CONTRE LES ASSOCIATIONS

Le wali de Skikda attaque en justice les écologistes de Bariq 21

L’association pour la promotion des énergies renouvelables et du développement durable Bariq 21 de la wilaya de Skikda vient d’être informé, par voie de huissier, qu’un procès est intenté contre elle par la wali de Skikda en vue de sa dissolution.

Le procès est programmé pour la date du 19 février 2019 devant le tribunal administratif de la wilaya de Skikda.

Le wali, dans sa requête adressée au tribunal, invoque le non respect de l’article 43 de la loi 12/06 relative aux associations du 12 janvier 2012.

En fait, l’association est accusée d’enfreindre la loi, ses activités, à savoir ses projets ;  ses partenariats financés par des bailleurs des fonds étrangers ; et encore ses participations aux évènements internationaux notamment la COP 23 organisée en Allemagne, sont toutes contraires à la loi, aux statuts et mandat de l’association, selon cette même requête.

Nous, collectif des associations algériennes porteur de plaidoyer d’un projet de loi alternative à la loi en question 12/06 relative aux associations que nous avons qualifiés à raison, de liberticide, nous nous  déclarons préoccupées par cette nouvelle escalade, en porte à faux des récentes déclarations du ministre de l’intérieur au sujet du changement de la loi en vue de l’assouplissement du travail des associations.

 Cette affaire n’est pas un fait isolé mais constitue bien une guerre déclarée marquée par les multiples pressions, harcèlement contre les militant –e –s associatif –ve – s, interdictions et non autorisations des activités.

En plus du refus d’enregistrer ou d’agréer les associations, l’administration passe à la dissolution ou le gèle des associations autonomes.

Nous, collectif des associations, tout en exprimant notre solidarité indéfectible à l’association BARIQ 21 et à l’ensemble des associations victimes de l’arbitraire de l’administration, interpellons les pouvoirs publics quant au respect des garanties contenues dans les lois notamment dans la constitution et ses obligations internationales et particulièrement  le pacte relatif aux droits civils et politiques ratifié par l’Algérie et les différentes recommandations faites par les mécanismes internationaux de protection des droits humains au sujet de la liberté d’association qui doit être garantie en toutes circonstances.

Nous réitérons à l’occasion notre plaidoyer pour le changement de la loi des associations et nous appelons l’ensemble des acteurs du mouvement associatif à rester mobilisés et solidaires pour faire triompher le droit et reculer l’arbitraire.

P/le collectif des associations.

 Alger le 4 février 2019 

Les associations membres du collectif:

– RAJ

– Djazairouna 

– FARD ORAN 

– SOS Disparus 

– Tharwa Fadhma N’soumeur 

– LADDH (Me Zehouane) 

– LADDH (Me Benisaad) 

– LADH

https://www.facebook.com/Bariq21/ pour une loi alternative des associations.

 




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Rétrospective d’une décadence annoncée

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REGARD

Rétrospective d’une décadence annoncée

Quand Ben Bella voulait offrir l’Algérie comme dote à l’Egypte arabo-musulmane de Nasser. 

Hypocrisie, fourberie, imposture, mascarade, mensonge, tromperie, sournoiserie, sont autant de termes dont raffolent celles et ceux qui ne veulent pas que ce pays puisse ressembler à une nation.

Les élections qui se préparent me renvoient à 56 ans d’indépendance. 56 ans de richesse pour les uns, 56 ans de pauvreté pour d’autres, on est en droit de faire une halte afin d’essayer de voir plus clair dans ce méli-mélo qui fait de nous un peuple qui interroge.

Pour mieux comprendre la situation qui prévaut en Algérie, il faudrait faire une rétrospective et scruter notre l’histoire depuis la nuit des temps. Mais là, n’est pas mon propos car je ne suis ni historien, ni qui que ce soit pour m’autoriser à parler de notre histoire millénaire. Cependant, les événements successifs que le pays a subi depuis 1962, ne peuvent pas laisser indifférent le simple citoyen que je suis.

Un regard sur ce qui s’est passé depuis l’indépendance, m’a aidé à identifier les causes de notre déconfiture qui puise son fondement dans le rejet de l’autre. En effet, quand Ben Bella, premier président de la République algérienne, arriva au pouvoir, il déclara en tapant sur la table et répétant trois fois de suite : nous sommes Arabes !

Parmi ses premières instructions, le décret 62/63 interdisant toute boisson alcoolisée aux personnes de confession musulmane, annonçait la couleur d’une dictature sournoise. Porté au pouvoir par les décideurs du destin de l’Algérie, Ben Bella n’eut presque pas le temps de bien savourer son trône, qu’il fut déchu par Boumediene qui dirigea le pays d’une main de fer.

Le conseil de la révolution, né du Parti unique dont le fameux slogan « par le peuple et pour le peuple« , fut la période des interdits en tous genres : l’interdit de penser, l’interdit d’être, l’interdit tout court. Deux jeunes sœurs, étudiantes à l’époque, avaient écopé de deux ans de prison chacune pour avoir détenu un cahier de brouillon sur lequel elles avaient transcrit l’alphabet amazigh.

Pour contrecarrer le mouvement berbère naissant, Houari Boumediene fit venir les « frères musulmans » des pays arabes pour professer leur doctrine à nos élèves. De cet enseignement, naquit une série d’événements incontrôlables que nous subissons encore aujourd’hui.

Chadli Bendjedid arriva en homme d’ouverture du paysage politique. La libre circulation (interdite sous Boumediene), le plan anti-pénurie, la constitution et la création de partis politiques, firent de lui le président libéral qui voulait donner l’exemple, allant jusqu’à raser sa moustache et recevoir la reine d’Angleterre. Quand il déclencha octobre 88, il signait sa démission et la fin d’un processus qui allait engendrer une tourmente dont la violence discrédita l’Algérie pour de bon.

Juste avant la terreur qui s’abattit sur tout le pays, une lueur d’espoir, vite dissipée, pointa son nez à l’occasion des premières législatives libres de 1991.

Le fameux raz-de-marée du FIS fut la surprise du vote, le premier du genre depuis l’indépendance. Eh bien oui, le peuple Algérien ne savait pas comment, ou ne voulait pas quitter son coin obscur dans lequel il fut séquestré depuis sa souveraineté confisquée. Sa cécité était si grave que voir le jour lui aurait été fatal.

Parmi les candidats de ma conscription, il y avait le professeur Daoud à qui j’ai donné ma voix, non pas à cause de sa coloration politique, mais à cause de l’homme digne d’un siège à l’assemblée. Cet éminent spécialiste en gastrologie, natif d’Annaba et candidat du FFS, n’était pas à décrire. A côté de lui, il y avait tout un choix à faire parmi les candidats et candidates démocrates, représentants de partis ou simples indépendants rompus à l’exercice politique.

Lors du dépouillement et à ma grande surprise, il ne sortait des urnes que Cheikh Achour, un imam qui n’avait aucune qualité ni connaissances en quelque matière que ce soit. A chaque bulletin tiré de la boîte, l’assistance présente sur les lieux criait « Allah Akbar«  (Dieu est grand).

A ce moment-là, j’avais compris que c’était foutu et qu’il ne valait pas la peine de m’attarder davantage sur les lieux. Ceux qui utilisaient le slogan « aliha nahya, aliha namout«  (pour elle je vivrais, pour elle je mourrais), comprendre la république islamique, se sont convertis, quelque temps plus tard, en affairistes après avoir escroqué bien des gens.

Entre-temps, le train infernal s’était mis en route et rien ne pouvait l’arrêter. Le haut conseil de la sécurité orchestra la démission de Chadli et composa un haut comité d’Etat chargé de la gestion du pays. M. Boudiaf est alors rappelé pour assurer la présidence de l’Etat. Avec lui, l’espoir d’un redressement s’annonçait s’il n’y avait pas eu ce 29 juin. Tout juste six mois après son arrivée, il fut assassiné en direct d’Annaba.

Donc, après cet épisode qui coûta la vie à un digne fils de l’Algérie et en attendant l’élection d’un nouveau président, une spirale infernale s’installa à travers tout le pays. Personne ne savait qui était qui et chacun se tenait sur ses gardes jusqu’à cette nuit où, ô miracle, l’Algérie retrouvait la paix pour un court moment. Vous l’avez compris, il s’agit de la nuit qui suivit le jour de l’investiture de Zéroual, fêté en grandes pompes par un populo en manque d’un pâtre.

Ce candidat de l’armée à qui on avait taillé un parti (RND) sur mesure, était sifflé partout où il passait lors de sa campagne électorale. Cela se passait en 1995 où, mis à part le boycott du FFS, quatre candidats émergeaient pour les premières élections présidentielles libres de l’Algérie. Le PRA, le MSP, le RCD et le RND étaient dans la course au pouvoir. Bien entendu, le dernier mot revenait aux électeurs. Dans une société normale, il n’y avait pas de choix à faire, du moment que les candidats représentaient des courants bien distincts.

Nonobstant les balles assassines, les Algériens s’étaient rendus aux urnes et le vote se déroula sans dégâts. Les spéculations qui suivirent les résultats ne pouvaient en aucun cas, remettre en cause le plébiscite du RND avec un score percutant de 61,34%. Il fut suivi de loin par le MSP avec 25,38% puis du RCD avec 9,29% et enfin le PRA avec seulement 3,78%. Le RND avait cette grande marge qui le mettait à l’abri de toute contestation, d’autant plus qu’il était le fils légitime du FLN.

Quelque chose ne tournait pas rond, m’étais-je dit. Pourquoi et comment, les gens qui suivaient le RCD lors des marches organisées pour sauver le pays, firent volte-face le jour du vote ? A cette question, je m’étais amusé à reprendre les chiffres et à faire des comparaisons. Le RND qui avait obtenu 8,78% à Tizi-Ouzou et 9,23 à Bejaia, fiefs du RCD qui lui, n’avait eu droit qu’à 0,48% dans le fief du RND. En supprimant les résultats de la Kabylie à tous les candidats, le RCD n’arrivait même pas à la cheville du PRA. Par ce vote sanction, la majorité venait de confirmer ses affinités en dépit du bon sens.

Désolé de remettre sur le tapis ces chiffres qui ne veulent plus rien dire, mais c’est grâce à eux que j’ai pu me faire une idée de la composante Algérienne qui n’a pas fini d’estomaquer.

On y retrouve 55% d’opportunistes, 25% d’islamistes et 20% de démocrates. Combien sont-ils aujourd’hui, ces démocrates qui s’entêtent à mener un combat perdu d’avance ? Je ne saurais le dire, car beaucoup se sont exilés vers d’autres horizons plus accueillants.

Dans cette trilogie des trois frères qui se détestent mutuellement, il faut noter que l’opportuniste et l’islamiste seraient prêts à composer ensemble contre le démocrate. Tant que l’Algérien se recherche à travers des modèles importés pour se trouver une fausse identité, il n’ira pas loin dans son parcours, car ayant perdu tous ses repères.

Le rejet de l’autre en est la cause profonde qui ronge ce pays. Pour guérir de ce haut mal, il n’y a pas et il n’y aura pas d’autre remède que celui de gommer 14 siècles de domination et une prise de conscience de la véritable identité de ce pays sans arabité, ni étiquette d’aucune sorte.

Pour l’instant, rien ne permet d’espérer un quelconque changement qui irait dans le bon sens car nous sommes plus divisés que jamais. Nous ne sommes plus qu’un agglomérat d’individus bons à servir de pions sur ce vaste échiquier qui représente l’Algérie.

Etre Algérien et seulement Algérien sans appendice, serait l’utopique slogan salvateur, tout le reste n’est que bla-bla. Oui, du vent rien que du vent, n’en déplaise à tous ces optimistes qui essaient de concilier l’inconciliable.

Auteur
Idir Ait Mohand

 




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Placé en redressement judiciaire, l’Huma peut continuer

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EXPRESS

Placé en redressement judiciaire, l’Huma peut continuer

Le journal, qui présente un passif de neuf millions d’euros, bénéficie d’un répit jusqu’à une prochaine audience au mois de mars.

L’Humanité peut respirer. Le journal de Jean Jaurès a été placé ce jeudi en redressement judiciaire avant une audience en mars. Un répit bienvenu pour le journal qui est en grande difficulté financière. Le tribunal de commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis), auprès duquel le journal s’était déclaré le mois dernier en cessation de paiements, a approuvé jeudi sa demande de placement en redressement judiciaire, avec poursuite d’activité, et l’a assortie d’une période d’observation de six mois, selon un jugement que l’Agence France-Presse s’est procuré.

Le tribunal a en outre désigné deux administrateurs judiciaires, ainsi qu’un mandataire, et une nouvelle audience est prévue le 27 mars. Parmi les administrateurs chargés d’épauler le groupe dans son redressement, figure une grande spécialiste du sauvetage d’entreprises, Hélène Bourbouloux. Elle s’est occupée ces dernières années de dossiers emblématiques (Presstalis, FagorBrandt, Vivarte, SoLocal…). Au sein de la rédaction, l’annonce de ce répit a été aussitôt saluée, mais n’a pas calmé les inquiétudes quant à la situation du journal. « Nous sommes plutôt soulagés, car on évite le pire (ndlr : une liquidation) et nous sommes contents d’avoir du temps pour redresser la barre, mais c’est une période d’incertitude qui s’ouvre », a confié à l’Agence France-Presse un journaliste du quotidien.

Appels aux dons

La situation du journal communiste avait été examinée le 30 janvier par le tribunal de commerce de Bobigny. Selon un document judiciaire, le quotidien qui emploie près de 200 personnes et a réalisé 30 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018, présentait un passif total de près de 9 millions d’euros, pour un peu plus de 6 millions d’euros d’actifs. La direction du journal, qui a expliqué cette mauvaise passe financière par la crise générale que traverse la presse écrite en France, avait dès le départ écarté le spectre d’une liquidation judiciaire et demandé l’ouverture d’une procédure de redressement, pour permettre au quotidien d’apurer ses dettes tout en maintenant sa parution.

Dans un message adressé aux salariés, le directeur du journal Patrick Le Hyaric a expliqué qu’il allait devoir prendre avec le mandataire des mesures de court terme pour équilibrer la trésorerie. « Dans le même temps nous commencerons à établir un plan de redressement soutenable de moyen terme », a-t-il précisé. « Cette mise en redressement judicaire est à la fois une nouvelle positive, la plupart des entreprises étant mises en liquidation après leur passage devant le tribunal de commerce. Mais elle ouvre également une période d’incertitude pour le journal et chacun de ses salariés », a estimé le syndicat SNJ-CGT. De son côté, le Syndicat national des journalistes a appelé à « sortir L’Humanité d’une logique de survie permanente, pour enfin la faire vivre de manière pérenne », estimant que « les plans stratégiques accumulés ces dernières années par la direction du journal n’ont pas trouvé les débouchés escomptés ».

Les appels aux dons

Fondé par Jean Jaurès en 1904, figure tutélaire du socialisme en France, L’Humanité, qui fut des années 1920 jusqu’en 1994 l' »organe central » du Parti communiste français, a régulièrement fait face ces dernières années à des difficultés financières qui l’ont obligé à lancer plusieurs appels aux dons. Il avait également été contraint de vendre en 2008 son siège à Saint-Denis conçu par le célèbre architecte Oscar Niemeyer.

Tiré à près de 50 000 exemplaires, le quotidien a vu ses ventes chuter en France de 6 % en 2017-2018, à 32.700 exemplaires en moyenne. Cependant, son nombre d’abonnés a progressé l’an dernier et les ventes en kiosque ont augmenté en novembre et décembre avec une forte actualité sociale. Après l’annonce de sa cessation de paiement, le journal a mobilisé ses lecteurs pour l’aider à collecter des fonds. Une soirée de soutien est notamment prévue le 22 février à Paris. Et de nombreuses personnalités, notamment à gauche mais également au-delà, ont fait part de leur soutien à « L’Huma », et ont relayé sa campagne de souscription. « Il faut prendre la mesure de la gravité du déclin constant de la presse d’opinion… Par là aussi, notre démocratie fout le camp », a lancé le cinéaste Robert Guédiguian dans les colonnes du journal.

Auteur
Avec AFP

 




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Algérie : la présidentielle et le scénario à la russe !

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OPINION

Algérie : la présidentielle et le scénario à la russe !

Le 31 décembre 1999, Boris Eltsine démissionne du poste de Président de la Fédération de Russie. Son chef de gouvernement, Vladimir Poutine, assure alors l’intérim avant de se faire élire Président.

Une année auparavant, Poutine, un officier du KGB, avait été nommé conseiller d’Eltsine puis directeur du FSB en prévision de cette transition. Le maître d’œuvre de ce scénario imprévisible était un tout puissant oligarque russe : Boris Abramovitch Berezovsky, très proche d’Eltsine.

Le journal L’Humanité du 26 avril, 2007 décrit les raisons et les conditions de ce départ en douceur :

« La gabegie, la corruption galopante des années Elstine, les frasques du chef de l’État, l’emprise de la famille de l’ancien chef du parti de Sverdlovsk conduisent alors les dirigeants russes à confier la maison Russie à Vladimir Poutine, responsable du FSB (ex-KGB).

Pendant la période 1992-1999, on parle d’une fuite de capitaux de l’ordre de 120 milliards de dollars qui auraient été placés sur des comptes à l’extérieur du pays. La condition pour assurer le départ en douceur du président russe consistait à lui assurer l’immunité, ainsi qu’à sa famille. Le 31 décembre 1999, Eltsine, qui avait subi un quintuple pontage coronarien, annonce son départ à la télévision. ».

Le 18 avril 2019, Bouteflika, malade, muet et impotent, sera vraisemblablement réélu pour la cinquième fois Président de la République algérienne. Les conditions de gabegie, de corruption et de fuite de capitaux en Algérie sont semblables à celles de la Russie de 1999. Il est facile d’identifier parmi l’oligarchie algérienne un Berezovski et à l’ombre du sérail un homme qui pourrait devenir responsable des services de sécurité puis vice-président de la république pour reproduire à l’identique le scenario russe en Algerie.

Souvenez-vous du Général Lebed qui se présenta comme candidat à la Présidentielle en 1996 contre Eltsine avant de le rallier. Après avoir été nommé au Conseil de Sécurité, il fut relégué en Sibérie où il périt dans un accident d’hélicoptère pour laisser place à l’émergence de Poutine.

Aurons-nous alors un Lebed-Ghediri et un Poutine-Hamel pour réaliser ce scénario ? Tout est possible.

Quid alors du vice-ministre de la Défense nationale : Gaïd Salah ?

Le journal Les Echos du 19 juin 1996 rapporte : «Boris Eltsine a nommé hier Alexandre Lebed aux postes de secrétaire du Conseil de sécurité et de conseiller présidentiel pour les questions de sécurité nationale, tout en annonçant le limogeage du ministre de la Défense, Pavel Gratchev. Lebed, qui a remporté près de 15 % des suffrages au premier tour de la présidentielle russe, entre donc au Kremlin tandis que le général Gratchev, bête noire des démocrates, qui le considèrent comme l’un des responsables de la désastreuse intervention en Tchétchénie, en sort. ».

Dans ce scénario russe, Ahmed Gaïd Salah est tout indiqué pour subir le même sort que son homologue Gratchev.

Beaucoup d’indices rendent ce scénario possible. D’abord la préservation du général Abdelghani Hamel de toute tentative de poursuite judiciaire et sa protection présidentielle contre la tentative de Gaïd Salah de l’emprisonner en même temps que ses collègues généraux dont le commandant de la Gendarmerie Nationale puis son maintien dans sa résidence de fonction de la Sûreté nationale malgré les efforts effrénés de son successeur pour l’en faire sortir.

Ensuite, les innombrables sorties du candidat Ghediri visant Gaïd Salah et préservant le « Grand frère » Président Bouteflika qui en font un allié potentiel de la famille du Président dans leurs efforts de se débarrasser de l’encombrant et ambitieux chef d’Etat-major. D’ailleurs certaines sources « complotistes » voient dans la candidature du général-major Ghediri un deal entre l’intrigant et encore puissant ancien chef du DRS, le général-major Médiene et Saïd Bouteflika, le frère du Président.

Si Ali Ghediri passe le cap du Conseil constitutionnel, il deviendra l’adversaire principal du candidat Bouteflika et si on lui accorde comme Lebed 15% des voix, il pourra alors négocier sa nomination comme Ministre de la Défense en remplacement de Gaïd Salah. On verra alors le général-major El Hamel revenir comme Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique pour chapeauter les services de l’ex-DRS et il ne restera alors qu’à organiser une révision de la Constitution pour créer le poste de vice-président, révision rejetée jusque-là par le tumultueux Gaid Salah. Abdelghani Hamel sera alors nommé Vice-président par Bouteflika et il ne restera alors à ce dernier qu’à démissionner pour que Hamel devienne Président de la République sans élections jusqu’en 2024. Un délai suffisant pour exterminer les reliques Bouteflikiennes : Ouyahia, Haddad, Sellal et tous les soutiens du 5e mandat en mettant sur leurs dos le gigantesque ratage économique et l’immense corruption de ces deux dernières décennies.

Le Président Hamel, assurant l’immunité à Said Bouteflika et Mediene « Toufik » pourra alors savourer les procès publics de Gaid Salah et Ouyahia. Quant à Ghediri, il sera mis à la retraite et ne devra, surtout pas monter dans un hélicoptère avant sa retraite.

 

Auteur
Hassan Bouabdelli, officier à la retraite

 




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Hadj Ghermoul condamné à 6 mois de prison pour avoir dénoncé le 5e mandat

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Amnesty international dénonce

Hadj Ghermoul condamné à 6 mois de prison pour avoir dénoncé le 5e mandat

Amnesty international dénonce la condamnation de Hadj Ghermoul à six mois de prison pour avoir déclaré son opposition au 5e mandat de Bouteflika.

« En réaction aux informations selon lesquelles un tribunal de la ville de Mascara a condamné le militant Hadj Ghermoul à 6 mois de prison ferme et une amende pour « outrage à corps constitué » pour avoir posté sur Facebook une photo où il tient une pancarte sur laquelle est écrit « Non à un cinquième mandat » du président Abdelaziz Bouteflika, la directrice du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient à Amnesty International, Heba Morayef, a déclaré :

« La condamnation de Hadj Ghermoul est une grave atteinte à la liberté d’expression en Algérie. Il est totalement absurde qu’il soit condamné à passer six mois derrière les barreaux simplement pour avoir exprimé pacifiquement ses opinions politiques.

« Son arrestation et sa condamnation témoignent une nouvelle fois de l’intolérance dont font preuve les autorités algériennes vis-à-vis de l’opposition et de leur inquiétante tendance à multiplier les arrestations et les détentions arbitraires à l’approche de l’élection présidentielle prévue en avril.

« Elles doivent annuler la condamnation de Hadj Ghermoul et le libérer immédiatement et sans condition. Nul ne devrait être incarcéré pour avoir exercé sans violence son droit à la liberté d’expression. »

 




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L’Union générale des étudiants musulmans algériens en France revisitée par un militant français

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ANALYSE

L’Union générale des étudiants musulmans algériens en France revisitée par un militant français

Parmi les ouvrages parus  sur l’Algérie en ce mois de février 2016, deux d’entre eux ont retenu plus particulièrement notre attention pour des raisons qui tiennent à l’actualité brûlante des sujets qu’ils soulèvent et dont certains sont quasi récurrents : l’écriture ou la réécriture de l’histoire de la guerre de libération nationale ou de certains de ses épisodes, jamais achevés, d’une part, et de la crise urbaine que vit le pays depuis l’indépendance, d’autre part.

A ces deux problématiques sans cesse débattues, s’est ajouté depuis l’effondrement  du rideau de fer en 1989, la question, toujours lancinante, de la transition du régime autoritaire issu du parti unique, à économie dirigée ou planifiée, vers un régime « libéral » dont l’économie  obéit par définition au libre jeu du marché, tandis que la politique du gouvernement à la volonté du peuple sanctionnée par les urnes.

Commençons d’abord par un de ces pans de l’histoire de la guerre de libération nationale, pan représenté par le syndicalisme estudiantin et ses figures de proue, telles que ressuscitent les témoignages de Dominique Wallon lequel apparaît à travers le récit qu’il livre, comme un de protagonistes de la scène syndicale parisienne en phase totale avec le militantisme national incarné, entre autres, au sein de l’émigration algérienne  par l’UGEMA (L’Union Générale des Etudiants Musulmans Algériens) dont l’un des leaders fut Messaoud  Aït Chaalal, porté à sa présidence lors du 3ème Congrès en décembre 1957. Mais en janvier 1958, le Gouvernement dissout l’UGEMA et fait arrêter , puis incarcérer Aït Chaalal, Chaieb Taleb, vice-président de l’UGEMA,  ainsi que Mahfoud Aoufi, président de la section parisienne du mouvement. Libérés provisoirement quelques jours plus tard, après avoir été inculpés par le juge Pérez «  d’atteinte à la Sécurité intérieure et extérieure de l’Etat », les trois hommes  s’exilent en même temps que la direction du l’UGEMA et installent son siège à Lausanne ( Suisse). (p.67)

L’auteur de ce livre, qui fut  à la fois un acteur et un témoins de premier plan des évènements qui ont marqué de manière profonde les rapports antagoniques, entre la France coloniale et l’Algérie colonisée, se révèle à la lecture de son ouvrage, fruit d’un travail de mémoire reconstitué, comme il le dit lui-même, par « bribes » (p.17), un des défenseurs de  l’idée de l’indépendance algérienne, idée que d’aucuns parmi ses pairs de l’UNEF (Union nationale des étudiants de France) n’osait alors soutenir de crainte de se voir qualifier de « renégat » Son livre porte justement et essentiellement sur les rapports très difficiles, faits tour à tour de rapprochements, de ruptures, de retrouvailles, puis, de  « cassure » suivie de réconciliations, entre les deux mouvements estudiantins, entre 1958 et 1962.

Le cheminement de l’auteur et le contenu de son livre

Qui est Dominique Wallon ? Né le 21 juin 1939 à Paris, il a été successivement président de l’amicale des Elèves de l’IEP (Institut d’Etudes Politique) de Paris en 1959/1960, vice-président «Algérie» de l’UNEF (Union nationale des étudiants de France) en 1960/1961, puis président de l’UNEF en 1961/1962. C’est à ce titre qu’il a écrit son livre en l’intitulant : «Combats étudiants pour l’indépendance de l’Algérie ».

L’homme et son livre s’avèrent ici indissociables. Tous « deux » expriment un principe de justice et d’équité : le respect de l’Autre, de son autonomie, de sa liberté…C’est pourquoi Wallon prend fait et cause pour l’Algérie et réclame pour elle , en dépit des oppositions ou des réticences ambiantes de l’époque, justice et indépendance pour les Algériens insurgés. Outre le principe d’équité qu’il l’animait et l’anime encore, Wallon a une empathie naturelle pour l’Algérie envers laquelle il se sentait et se sent encore « si proche de son peuple, confronté dans toute son histoire à des épreuves d’une rare violence… » (p.98). Peuple pour lequel , cinquante trois ans après l’indépendance, il dit ressentir toujours « une relation fraternelle. » (p.180).

Wallon se raconte en ces termes : «A l’instigation des deux remarquables aumôniers catholiques du lycée, je décide alors de militer, puis de prendre de premières responsabilités à la JEC (Jeunesse étudiante chrétienne), organisation d’action catholique qui assumait ses responsabilités sociales et faisait partie de la mouvance de gauche des mouvements de jeunesse, dont le responsable du lycée, Xavier Lerville, sera peu après un membre du bureau national de l’UNEF. »

« Le discours réactionnaire et anticommuniste primaire du Pape en 1953 dans l’affaire des prêtres ouvriers, avait joué un rôle accélérateur de ma conscience politique. De même en 1957/1959, le conflit entre la JEC et l’épiscopat, qui condamnait l’engagement du mouvement d’action catholique étudiant, parfois aux côtés des communistes, dans les actions contre la guerre d’Algérie et la critique des conditions du retour au pouvoir du général de Gaulle a eu  le même effet d’accentuation de ma politisation.

Mon mépris pour ces évêques réactionnaires, chamarrés et bedonnant que j’avais aperçus aux rassemblements jécistes a sûrement accéléré, et en tout cas facilement ‘justifiés’ mon éloignement définitif de la foi chrétienne. » (p.18). En rompant en visière avec la foi chrétienne, notre auteur ne s’est pas contenté d’en rester là. Il s’est résolu de prendre position, au nom de la justice, pour la cause algérienne, que l’ordre colonial s’efforçait en vain de nier ou d’occulter. En d’autres termes, Wallon était  «Plus profondément[…] scandalisé par l’idée que la grandeur de la France doive se mesurer à la taille de son empire colonial et l’étendue de sa domination sur d’autres peuples. » (p.19)

L’Union générale des étudiants musulmans algériens (Ugema) 

L’objet principal de cet ouvrage est l’histoire mouvementée, conflictuelle et ambiguë qui a marqué les rapports UGEMA/UNEF pendant la guerre d’indépendance. L’UGEMA a vu le jour lors de son congrès constitutif, à Paris, du 8 au 14 juillet 1955. A cette date, le nombre d’étudiants musulmans algériens à l’université d’Alger était de l’ordre de 600 et légèrement supérieur en « France métropolitaine ». Deux tendances s’étaient affrontées en son sein : les tenants « considérés comme d’obédience marxiste, d’une UGEMA, laïque et ouverte aux adhésions de toutes origines à partir d’une base politique claire, dont Mohammed Harbi fut l’un des défenseurs. Et ceux, très majoritaires, défendant une UGEMA où l’introduction du mot « musulman » dans le sigle voulait affirmer plus nettement la revendication nationaliste identitaire» (65). Ses fondateurs furent: Belaid Abdesselam, Mohamed Seddik Benyahia, Mohamed Khemisti, Rédha Malek, Lakhdar Brahimi, Mouloud Belaouane, Ahmed Taleb Ibrahimi, qui sera le premier président.

« Les futures responsables de l’UGEMA ont presque tous été des militants du MTLD/PPA, et ont vécu la grande crise qui a divisé le parti, avant le lancement de la lutte armée par le groupe des 22, puis des 6 qui sera le noyau constitutif du FLN. Ils adhéreront ou, en tout cas, s’affirmeront tous dans la mouvance du FLN qui est alors en voie d’organisation. » (p.65) « De cette origine, comme de l’importance des débats internes, l’UGEMA, tout en s’affirmant en 1956 comme « une unité de combat du FLN », gardera une relative autonomie organisationnelle et politique ( au moins jusqu’en 1961) et donc des relations complexes avec les directions du FLN, particulièrement avec celles de la Fédération de France, et du GPRA. (66).

L’Union nationale des étudiants de France (UNEF) était alors représentée par Robert Chapuis, qui fut présent au Congrès tenu par l’UGEMA en 1955. Les relations initiales entre les deux organisations syndicales estudiantines étaient  constructives, mais, très rapidement, elles deviennent « conflictuelles et au bord de la rupture » en raison de l’attitude ambiguë de l’UNEF vis-à-vis de la cause algérienne défendue par l’UGEMA. Quoi qu’il en fût, cette dernière s’en tenait aux principes sacrés de l’indépendance et décida de tenir son second congrès en mars 1956 en vue d’élire une nouvelle direction à la tête de l’organisation. A cette date,  Mouloud Belaouane fut élu président en remplacement de Taleb Ibrahimi qui fut appelé à prendre des responsabilités au sein de la Fédération de France du FLN avant de se faire arrêter en 1957 et placé en détention sans jugement jusqu’à l’automne 1961. A  cette occasion, le Congrès adopte « une plate forme nationaliste radicale » , et le 19 mai, la section d’Alger de l’UGEMA, lance un appel « à la grève générale illimitée pour rejoindre les combattants de l’ALN ». Grève qui s’étendra à tous les étudiants algériens en France et dans les autres pays du Maghreb. Suite à quoi, de nombreux cadres de l’UGEMA seront arrêtés par la Police et détenus sans procès pendant trois ou quatre années. (p.66)

L’UGEMA lance un appel aux intellectuels français et met en demeure l’UNEF de choisir son camp

Après avoir lancé plusieurs appels aux intellectuels français, L’UGEMA , met en demeure l’UNEF de « prendre une position claire sur les aspirations nationales du peuple algérien». Cette dernière reste muette, et c’est en réaction de quoi que l’UGEMA décide , fin décembre 1956, de rompre les relations avec l’organisation syndicale française, entraînant derrière elle « toutes le organisations étudiantes « d’outremer », réunies dans le comité de liaison des organisations étudiantes des pays coloniaux ou nouvellement indépendants. »(p.67)

L’année 1957 sera une année dure pour les militants nationalistes affiliés à l’UGEMA, qui avaient subi une sévère  répression policière suivie d’une dizaine d’arrestations ciblant surtout les cadres de l’organisation, et au premier chef desquels le secrétaire général qui était alors Mohamed Khemisti, qui sera arrêté et placé en prison durant deux ans, sans jugement comme ce fut précédemment  le cas de Taleb Ibrahimi.

Début octobre 1957, l’UGEMA appelle à la fin de la grève des cours lancée précédemment à l’attention des étudiants algériens en France, dont le nombre était alors en augmentation  sensible, approchant les 2000 en 1958 /59), suite à leur désertion de l‘Université d’Alger. Le troisième congrès de l’UGEMA qui eut lieu en décembre 1957, porte Messaoud Ait Chaalal à la tête de celle-ci. Mais ce dernier ne tardera pas à être arrêter en janvier 1958 par la police parisienne en même temps que  Chaieb Taleb, vice-président de l’UGEMA, dissoute en janvier 1958, et du président de la section de Paris, Mahfoud Aoufi «  Ils seront mis en liberté provisoire quelques jours plus tard après avoir été inculpés par le juge Pérez  d' »atteinte à la Sécurité intérieure et extérieur de l’Etat’’. C’est à la suite de quoi que la direction de l’UGEMA part alors en Suisse pour installer son siège à Lausanne. [67].Après la reprise des relations entre l’UGEMA/UNEF amorcée en 1960, Ait Chaalal sera l’interlocuteur de cette dernière.

Il faut signaler que l’UNEF n’a reconnu la lutte de l’indépendance menée sous la bannière du FLN que très tardivement, d’où s’explique les difficiles relations qui ont émaillé l’histoire des deux organisations syndicales. Ce n’est qu’au début des années soixante que l’UNEF s’en est ravisé.

En février 1960, il eut à Grenoble une réunion dite « Journées d’Etudes syndicales » dont le débat fut consacré : « presque uniquement à l’Algérie avec la possibilité de reprendre les relations avec l’UGEMA. Le président de l’UNEF était alors Freyssinet, qui présente à cette occasion les résultats informels des discussions qu’il a eues à Tunis avec les représentants de l’UGEMA, qui fut l’hôte de l’UIE. Pierre Gaudez rend compte des travaux de la Conférence nationale étudiante (CNE) ; quant à Gilbert Barbier, retour aussi de Tunis, est plus résolu à soutenir l’indépendance de l’Algérie, et choisit plus tard volontiers l’insoumission…Il dit que la reprise des relations avec l’UGEMA est possible si l’UNEF vote au Congrès de Lyon une motion reconnaissant le FLN comme unique représentant du peuple algérien, pour négocier avec la France les conditions d’application de l ‘autodétermination. (Mais, côté UNEF, ni débat, ni nécessité de reprise… » (69) Tandis que les Associations Générales d’étudiants ( AGE) les plus militantes et les plus engagées, comme celles de Normal Sup, de Grenoble, Nancy , Besançon…,étaient pour la reconnaissance de l’indépendance, d’autres étaient au contraire fort  réservées, et voyaient d’un très mauvais œil ceux qui leur semblaient se rallier purement et simplement aux thèses du FLN.

L’UNEF, toutes tendances confondues, n’était pas à ses débuts pour l’indépendance , mais seulement contre la guerre d’Algérie. D’ailleurs, le Congrès de Nice tenu en 1955 avait adopté une déclaration unanime sur « l’Outremer » dans laquelle la modération et les réserves l’emportaient au loin sur l’engagement en faveur des thèses indépendantistes défendues par l’UGEMA. Par ailleurs, l’UNEF ne s’était pas tellement  opposé au rappel du contingent à destination de l’Algérie insurgée, et d’où la colère de l’UGEMA qui venait de se constituer à Paris en juillet de la même année. Autrement dit « L’UNEF reste sinon silencieuse, en tout cas assez discrète sur la question du rappel du contingent ; Son Vice-président « Outremer », Robert Chapuis ( mino dans un bureau d’union) fait une intervention forte au Congrès de l’UGEMA qui laissait augurer un engagement ferme du syndicat étudiant en faveur de « la paix » en Algérie .

Il déclare : « …c’est en tant que Français que nous souhaitons voir l’Algérie et la France bientôt « associées » pour une même entreprise : l’évolution de leurs peuples dans la liberté et l’égalité, contre toutes les formes d’oppression, contre toutes les atteintes à la justice et à la dignité de l’homme… » [31] Mais pas un mot en faveur de l’Indépendance ou de reconnaissance du FLN comme représentant légitime du peuple algérien. C’est cette attitude ambigüe de l’UNEF vis-à-vis de l’indépendance  qui va amener l’UGEMA, dès le mois de décembre 1956, à rompre en visière avec son homologue française. Après avoir dénoncé les atermoiements de l’UNEF, l’UGEMA réaffirmait sa solidarité active et son engagement aux côtés du FLN, à l’occasion de son deuxième Congrès réuni le 31 mars 1956, Congrès auquel l’UNEF n’était pas conviée.

Au contraire de l’UNEF, dont la position n’est pas sans rappeler celle de Maurice Thorez (L’Algérie nation en formation) formulée dans son fameux discours du 11 février 1939, position avalisée plus tard par le Parti communiste algérien, l’UGEMA s’inscrivait en porte à faux contre toutes ces allégations et considérait à cette occasion que « le colonialisme, source de misère et d’analphabétisme » était « la négation même de la dignité d’un peuple ; que la lutte du peuple algérien est juste, légitime, dans le sens de l’évolution historique des peuples, et qu’elle ne saurait avoir d’autre aboutissement que l’accession du peuple algérien à sa souveraineté. » [32]

De l’exil de l’UGEMA en Suisse à son effacement devant l’UNEA

A partir de Lausanne, l’UGEMA va mener une double action internationale :1. Sur le plan social d’abord : elle s’attèle à gérer les bourses accordées par les gouvernements étrangers) et 2. Au plan  politique :elle s’emploie à défendre la plate forme d’indépendance portée par FLN et le GPRA. Grâce à cette double action, le nombre d’étudiants algériens sera bien plus important dans les pays du Maghreb (Tunisie, Maroc…)  et de l’Orient arabe (Egypte, Syrie, Irak …) qu’en Algérie et en France.

L’Europe de l’Est recueillit, elle aussi, bon nombre d’étudiants algériens , notamment la RDA où l’on dénombrait déjà plus d’une centaine. La Suisse et l’Allemagne de l’Ouest étaient, dans une moindre mesure, un des lieux de destination des étudiants algériens : «Enjeu politique interne majeur pour les directions du Front et du GPRA, pépinière de cadres pour l’ALN, le FLN et le GPRA, L’UGEMA va réussir, grâce à une position internationale extrêmement forte, et admirée, à tenir une ligne d’autonomie relative dans sa solidarité évidemment totale, ou sa dépendance naturelle, avec les décisions stratégiques des instances algériennes. ». Reconnue par les deux principales organisations étudiantes internationales (l’UIE) dont le siège se trouvait dans la capitale tchèque et par la CIE/COSEC dont le siège était au Pays Bas, l’UGEMA s’était acquis alors une position « exceptionnellement forte sur la scène internationale » au point que « presque toutes les organisations nationales d’étudiants dans le monde avaient repris et soutenu ses positions pour des négociations avec le GPRA et l’indépendance de l’Algérie. » (p.68)

Mais à partir de la tenue de son quatrième Congrès qui eut lieu en août 1961, à Tunis, Congrès qui marqua son apothéose, l’UGEMA perdit tout à coup son autonomie relative suite à la démission de son Comité directeur et son remplacement par une instance intermédiaire dont le responsable, Mohamed Mokrane, fut nommé par le GPRA. C’est que la moindre velléité d’autonomie politique ou syndicale ne pouvait s’accommoder  d’avec le principe d’unité de pensée et d’action inauguré par les hommes du Premier Novembre 54. C’est parce qu’elle voulait garder les coudées franches, en dépit des tensions internes dont elle était le siège, que l’UGEMA fut interdite d’activité en décembre 1961 par Krim Belkacem, alors Ministre de l’Intérieur du GPRA.

Dès lors, elle n’existait désormais que comme prête nom international, et non comme organisation syndicale relativement indépendante comme elle l’était à l’origine de sa création. Il lui fut substitué alors une section universitaire placée sous l’égide du FLN et devant regrouper en son sein «  l’ensemble des étudiants algériens, qu’ils se trouvent en Algérie, en France ou à l’extérieur. » « le 5eme Congrès  tenu à Alger, en septembre 1962, en pleine lutte intérieure pour la conquête du pouvoir de la République algérienne sera un échec total et le congrès sera « refait » un an plus tard. Depuis l’UGEMA  a laissé la place à l’UNEA. »(p.68)

A. R.

Notes

1- Mohamed Srir (Dir.), Dynamiques Urbaines à Alger. La (re-fabrication de la ville en questions,  Paris, L’Harmattan, 2016, 288 p., prix 31 euros.

2 – Dominique Wallon, combats étudiants pour l’indépendance de l’Algérie, Paris l’Harmattan, février 2016,  237 p., prix 24 euros.

3- Note 7, p.68.

Auteur
Ahmed Rouadjia

 




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