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Affaire Khashoggi : les preuves présentées au Sénat américain accablent MBS

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ARABIE SAOUDITE

Affaire Khashoggi : les preuves présentées au Sénat américain accablent MBS

Le prince héritier saoudien avec l’ancien président américain Bush père.

Des sénateurs, dont des proches de Donald Trump, ont pu consulter les conclusions de la CIA sur le meurtre du journaliste saoudien.

Deux sénateurs républicains américains ont affirmé mardi n’avoir « aucun » doute sur le fait que le prince héritier saoudien avait « ordonné » le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, après avoir été informés à huis clos des conclusions de la CIA. Cette position contredit directement le président américain Donald Trump, qui a déclaré publiquement que le service de renseignement n’avait « rien trouvé d’absolument certain ». 

Mardi, à l’issue d’une réunion avec Gina Haspel, la directrice de l’agence de renseignement américaine, le sénateur républicain Bob Corker a pourtant déclaré: « Je n’ai aucun doute sur le fait que le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane (MBS) a ordonné le meurtre et a été maintenu au courant de la situation tout le long ».

« Je pense qu’il est complice du meurtre de Jamal Khashoggi au plus haut niveau possible », a ajouté le sénateur Lindsey Graham, pourtant allié de Donald Trump au Sénat. (01). Cette rencontre était très attendue par les parlementaires, après un premier rendez-vous manqué la semaine dernière lorsque Gina Haspel n’avait pas répondu à leur invitation. Indignés, les sénateurs avaient alors adressé un sévère coup de semonce à Riyad : une résolution pour cesser tout soutien militaire à l’Arabie saoudite dans la guerre au Yémen avait franchi avec une nette majorité un premier vote au Sénat.

Le Chef de la puissante commission des Affaires étrangères, Bob Corker a affirmé n’avoir pas entendu au cours de cette réunion, qui a duré environ une heure, l’enregistrement audio de l’assassinat de Jamal Khashoggi au consulat saoudien à Istanbul, en octobre. Quelques sénateurs seulement avaient été conviés à cette rencontre avec Gina Haspel, y compris les chefs républicain et démocrate du Sénat et les responsables des commissions liées aux questions de sécurité.

« Laisser la situation en l’état permettrait à quelqu’un comme MBS», initiales du prince saoudien, «de continuer en toute impunité », telle est la motivation de Bob Corker.  

Il faut signaler par ailleurs que la directrice de la CIA, Gina Haspel, était particulièrement attendue au Sénat, à Washington, mardi 4 décembre. Après la publication par le Wall Street Journal de « fuites » accablantes pour le prince, l’audition à huis clos de Gina Haspel a produit l’effet opposé à celui sans doute espéré par le président Donald Trump. Ce dernier assure que rien ne permet d’incriminer l’homme fort de Riyad. Après avoir été informés de l’état des connaissances de la CIA, les sénateurs démocrates et républicains habilités à recevoir des informations confidentielles ont conclu au contraire à la responsabilité du prince héritier dans la mort de ce résident américain, chroniqueur au Washington Post.

Le président républicain de la puissante commission des affaires étrangères, Bob Corker (Tennessee), qui quittera le Sénat en janvier, a ainsi estimé que si Mohamed Ben Salmane était présenté devant un tribunal, « il serait reconnu coupable en trente minutes ». Et d’assurer n’avoir « aucun doute » sur sa responsabilité.(02)

R. R.

Renvoi                                                                                                                                                                             01) : https://twitter.com/ABCPolitics/status/1070016948900061184

02) :  https://t.co/MQ4JsoQtqk

 




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Deux proches de Mohamed Ben Salmane dans le collimateur d’un procureur turc

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EXPRESS

Deux proches de Mohamed Ben Salmane dans le collimateur d’un procureur turc

Un procureur turc a réclamé des mandats d’arrêt contre deux anciens responsables saoudiens proches du prince héritier Mohammed ben Salmane en lien avec le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, selon la requête du parquet dont l’AFP a pris connaissance mercredi.

Le bureau du procureur général d’Istanbul a demandé mardi l’émission de mandats d’arrêt contre Ahmed al-Assiri et Saud al-Qahtani, les soupçonnant de « faire partie des planificateurs » du meurtre, selon la requête écrite envoyée par le parquet à un tribunal.

Jamal Khashoggi, un éditorialiste saoudien critique de Ryad qui écrivait notamment pour le Washington Post, a été tué le 2 octobre dans le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul.

Les deux suspects saoudiens visés par le procureur turc sont d’anciens hauts responsables proches de Mohammed ben Salmane, dit « MBS ». Ils ont été limogés en octobre après que Ryad eut admis que Khashoggi avait été tué dans le consulat d’Arabie à Istanbul.

L’Arabie saoudite a limogé le 20 octobre le général Ahmed al-Assiri, jusqu’alors chef-adjoint du renseignement saoudien, et Saoud al-Qahtani, ancien conseiller « médias » à la cour royale.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a plusieurs fois réclamé l’extradition des suspects arrêtés par l’Arabie saoudite, mais sa demande est restée lettre morte à ce jour.

Ryad insiste en effet pour que tout procès se déroule en Arabie saoudite. Le mois dernier, le procureur général saoudien a annoncé l’inculpation de onze personnes et requis la peine de mort contre cinq d’entre elles.

Mais pour un haut responsable proche de l’enquête turque, la requête du bureau du procureur d’Istanbul illustre le fait que pour Ankara, « les autorités saoudiennes n’agiront pas formellement contre ces deux individus ».

Le fait que le bureau du procureur présente les deux suspects saoudiens comme faisant « partie des planificateurs » signifie que « la liste actuelle n’est pas forcément définitive », a ajouté ce responsable qui a requis l’anonymat.

Le meurtre de Khashoggi a considérablement terni l’image de l’Arabie saoudite et plus particulièrement celle du prince héritier MBS.

Ce dernier nie toute implication dans le meurtre du journaliste, mais la presse et des responsables turcs sous couvert d’anonymat l’accusent d’avoir commandité cette opération.

Si le président américain Donald Trump soutient MBS, des sénateurs républicains ont affirmé mardi, après avoir été informés à huis clos des conclusions de la CIA, n’avoir « aucun doute » sur le fait que le prince héritier saoudien avait « ordonné » le meurtre de Jamal Khashoggi.

Auteur
AFP

 




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L’Eglise béatifie à Oran 19 martyrs, dont les moines de Tibéhirine

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En l’absence du Pape François

L’Eglise béatifie à Oran 19 martyrs, dont les moines de Tibéhirine

Dix-neuf religieux catholiques, dont les sept moines de Tibéhirine, assassinés en Algérie durant la « décennie noire » de guerre civile, seront béatifiés samedi à Oran, la première cérémonie du genre dans un pays musulman.

Mais le Pape François ne sera pas à Oran pour ce premier événement de béatification en terre musulmane, comme annoncé une première fois.

Les moines de Tibéhirine ont été enlevés en mars 1996 dans leur monastère de Notre-Dame de l’Atlas, à 80 km au sud d’Alger.

Les circonstances exactes de leur assassinat, annoncé le 23 mai suivant par le Groupe islamique armé (GIA), n’ont toujours pas été élucidées.

Seront béatifiés en même temps qu’eux samedi Mgr Pierre Claverie -évêque d’Oran et fervent défenseur du rapprochement entre les religions, tué dans l’explosion d’une bombe le 1er août 96- ainsi que cinq religieux et six religieuses assassinés par balles entre 94 et 95 à Alger et Tizi-Ouzou (une centaine de km à l’est d’Alger).

Cette cérémonie est « une manière de mettre en valeur » l’action de ces 19 hommes et femmes qui « ont choisi de rester en Algérie » au plus fort de la violence, de privilégier leurs « liens affectifs et amicaux (avec les Algériens) au risque de leur vie et qui en sont morts », a expliqué à l’AFP le cardinal d’Alger, Mgr Paul Desfarges.

« Ils n’ont pas hésité à risquer leur vie car le plus important pour eux, c’était leur relation avec les autres », a-t-il souligné.

Point commun entre ces 19 bienheureux, issus de huit ordres religieux: leurs liens extrêmement étroits et forts avec l’Algérie et la population algérienne, notamment sa frange la plus pauvre.

La plupart avaient passé plusieurs décennies en Algérie au moment de leur assassinat. Certains y étaient depuis les années 1950. Le frère Luc était arrivé au monastère de Tibéhirine en 1946.

« Fraternité et vivre-ensemble »

Beaucoup avaient étudié l’arabe et le Coran et œuvraient au dialogue entre chrétiens et musulmans.

D’où l’importance d’une cérémonie de béatification en Algérie, pays où ils avaient choisi de vivre, puis de rester au mépris des risques, selon Mgr Desfarges.

Présidée par l’envoyé spécial du pape François, le cardinal Angelo Becciu, préfet de la Congrégation pour la cause des saints (chargée au Vatican de l’ensemble des processus de béatification et canonisation), elle se déroulera à l’Eglise Notre-Dame de Santa Cruz, qui surplombe la baie d’Oran et la ville (400 km à l’ouest d’Alger).

C’est la première fois que l’Eglise procédera, dans un pays musulman, à une béatification de martyrs, a rappelé à Rome le Père Thomas Georgeon, postulateur de leur cause.

Il ne s’agit pas de « se glorifier de la mort de chrétiens face à des musulmans, mais bien de célébrer leur mort aux côtés de tant de martyrs algériens », a-t-il souligné.
 

Environ 200.000 personnes ont péri durant la guerre, dont de très nombreux civils, victimes d’attentats ou de massacres imputés aux groupes islamistes qui ont affronté les forces de sécurité entre 1992 et 2002.

« Nous ne voulions pas d’une béatification entre chrétiens, car ces frères et soeurs sont morts au milieu de dizaines et dizaines de milliers d’Algériens » musulmans, a encore expliqué à l’AFP Mgr Desfarges.

Il a notamment rappelé que « 144 imams » algériens avaient « été tués pour avoir refusé de signer des fatwas justifiant la violence » des groupes armés, ainsi que « des intellectuels, des journalistes, mais aussi des familles qui ont refusé d’obéir aux groupes armés ».

L’Eglise se sent « proche de tous ceux en Algérie qui ont été fidèles à Dieu, à leur conscience et à l’amour de leur pays durant ces années noires », a-t-il ajouté.

En étant béatifiés, les 19 « martyrs d’Algérie », deviennent des « modèles » qui « montrent la voie à suivre », a-t-il poursuivi: comme eux, « nous voulons continuer d’être cette Eglise de l’amitié, de fraternité et du vivre-ensemble ».

Auteur
Avec AFP

 




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Etrangers malades : le préfet vérifie l’inexistence du traitement dans le pays d’origine

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FRANCE

Etrangers malades : le préfet vérifie l’inexistence du traitement dans le pays d’origine

Le défaut de motivation de l’absence de traitement médical dans le pays d’origine constitue une erreur manifeste d’appréciation.

En France, les ressortissants algériens bénéficient de l’application de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Cet accord leur permet de bénéficier de plein droit d’un certificat de résidence d’une durée d’un an en cas de maladie.

En vertu de l’article 6.7° qui dispose que : « Le certificat de résidence d’un an portant la mention « vie privée et familiale » est délivré de plein droit :

[…] au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l’état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d’une exceptionnelle gravité, sous réserve qu’il ne puisse pas effectivement bénéficier d’un traitement approprié dans son pays. ».

Le ressortissant algérien doit donc disposer d’une résidence habituelle en France et d’une situation médicale nécessitant des soins introuvables en Algérie.

Il est important de souligner que le ressortissant algérien malade est protégé contre les mesures d’éloignement. Ainsi, la jurisprudence prévoit à l’égard des ressortissants non algériens et algériens que « lorsqu’une convention internationale stipule que l’intéressé doit se voir attribuer de plein droit un titre de séjour, cette circonstance fait obstacle à ce qu’il puisse légalement être l’objet d’une mesure de reconduite à la frontière » (Conseil d’État – CE –, 22 octobre 2004, n° 264395 ; CE, 6 septembre 2004, n° 262540).

Dans un arrêt rendu le 13 novembre 2018, la Cour administrative d’appel de Nancy a annulé une décision de la préfecture du Doubs qui refusait d’accorder à Madame B. son titre de séjour en application de l’article sus-visé.

En l’espèce une maladie grave lui empêchait de pratiquer seule les actes de vie courante, elle risquait également d’être confrontée à une forte dégradation de son état en retournant dans son pays d’origine.

Ses enfants résidaient en France et la prenait en charge tandis qu’en Algérie, elle aurait été séparée d’eux et aurait donc été en situation de précarité extrême.

Concernant les soins dont elle bénéficie en France, ces derniers lui sont nécessaires et diffèrent des soins dont elle aurait pu bénéficier en Algérie notamment car la connaissance poussée de son état de santé par les médecins français permettaient une prise en charge plus complète de la patiente. Un réexamen du dossier dans un autre pays et le temps de latence entre l’examen et la prise en charge aurait pu mettre Madame B. dans une situation où son pronostic vital aurait pu être engagé.

Le droit français pose une obligation à la préfecture de vérifier l’existence d’un traitement approprié dans le pays d’origine, hors la motivation de la préfecture ne laisse rien paraître d’une telle recherche.

Cependant, la Cour administrative d’appel soutient sans même se baser sur l’article 6.7° de l’accord franco-algérien, que les liens qui l’unissent à sa fille en France justifient l’obtention de plein droit de son titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale ».

L’alinéa 5 de cet article 6 rappelle qu’est accordé de plein droit un titre de séjour : « au ressortissant algérien, qui n’entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d’autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ».

L’annulation de la décision de la préfecture par la Cour administrative d’appel n’est donc pas basée sur le défaut de motivation de la préfecture. Pour autant, la Cour aurait pu se fonder sur l’obligation pour la préfecture de rechercher l’existence d’un traitement adéquate dans le pays d’origine. La maladie de Madame B. a effectivement un caractère « agressif et dégénératif » « fortement invalidant » ce qui l’empêcherait de retourner seule dans son pays d’origine.

Par conséquent , plusieurs fondements étaient invocables mais aucun n’a été pris en compte par la préfecture, ce qui a également permis à la Cour de caractériser une violation de l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales.

Selon cet article :« Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu’elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l’ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui. »

Or une obligation de quitter le territoire français ordonner par la préfecture aurait constitué une ingérence disproportionnée et même infondé dans la vie privée et familiale de Madame B.

Dès lors le refus de délivrance du titre de séjour par la préfecture reste inexpliqué, le fondement de cette dernière et de surcroît celui du jugement en première instance reste vague, flou et par suite sans fondement juridique. La Cour d’appel ne vient qu’appliquer le droit en vigueur comme aurait dû le faire la préfecture.

Auteur
Me Fayçal Megherbi, avocat au Barreau de Paris

 




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David Galula, l’éloge américain de l’Algérie coloniale

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REGARD

David Galula, l’éloge américain de l’Algérie coloniale

Lorsque le Département d’Etat yankee fait l’éloge a une expérience algérienne sur sa lutte antiterroriste, ce n’est nullement pas pour nous chanter les exploits des forces sécuritaires combinées dans leurs luttes contre la terreur islamiste ou encore pour saluer une coopération avec une Police ou une sécurité d’Etat algérien avec leurs confrères américains.

Les éloges trouvent leurs sources dans une certaine histoire algérienne qui ne s’est révélée au grand public qu’en 2006, avec le lieutenant-colonel John A. Nagl qui reçut l’aval de sa hiérarchie afin de rédiger “Le manuel de la contre-insurrection”. Nagl est un ancien officier des opérations de bataillon en Irak et dans son « manuel » il fait grandement référence au modèle de cette guerre secrète appliquée au Viêt-Nam et en Irak sur la base d’une « expérience algérienne d’un officier français » de l’Algérie coloniale.

Il s’agit du lieutenant-colonel David Galula, né le 10/1/1919 dans une famille juive de Sfax (Tunisie) et mort le 11/5/1967 à Arpajon (France). Ayant vécu quelques années à Casablanca au Maroc, il intègre Saint-Cyr et prend part au débarquement Alliées du 8 novembre 1942 après une mission d’espionnage à Tanger, alors ville internationale ouverte. Il participe, en tant que Gaulliste, à la libération de la France et de l’Allemagne. Poursuivant sa carrière militaire, il se retrouvera en tant que volontaire à Nankin, capitale de la Chine nationaliste de Tchang-Kai-Tchek où il rencontre sa femme Ruth Morgan, une diplomate à l’Ambassade US.

C’est là qu’il étudia la guerre populaire du Parti communiste chinois et sa victoire finale. Après 1949, on le retrouve au sein de la Commission des Nations-Unis pour les Balkans pour « observer » la révolution yougoslave et la guérilla communiste grecque de l’ELAS, avant d’être envoyé comme attaché de la Sécurité de l’Armée française à Hong-Kong. Il avait pour mission de suivre de près la lutte des peuples du Viêt-Nam, des Philippines et plus spécialement la lutte des islamistes indépendantistes de Malaisie.

Une longue expérience dans l’observation et l’étude des opérations de la « contre-insurrection » (COIN, dans le jargon US Army), va lui être d’un grand apport lors de son engagement en Algérie face aux nationalistes du FLN-ALN.

En Algérie et durant deux ans, David Galula a commandé la 3e compagnie du 45e Bataillon d’infanterie colonial dans la région des Ath-Aissa Mimoun (Tizi-Ouzou), puis à Bordj-Menaiel. Enfin, commandant-adjoint du même bataillon à Tigzirt et à Dellys.

Les Américains ne s’intéressent qu’à l’Algérie coloniale

Mais pourquoi cet intérêt américain pour David Galula ? Le pragmatisme yankee à ceux qui décrivent leurs expériences militaires puisque les USA se considèrent en guerre permanente depuis sa guerre de Sécession. Les écrits d’officiers français entre 1954 et 1962, intéressent les stratèges militaristes et géopoliticiens US à plus d’un égard. Les écrits de la partie algérienne, nationaliste ou marxiste ne sont pour les yankees qu’un discours nationaliste sur-idéologisé et d’aucun intérêt « pratique » et ne forme qu’un amas de « règlements de comptes entre partisans », selon la vision anglo-saxonne.

A l’indépendance politique algérienne, les Américains se sont intéressés à ce saint-cyrien qui avait déjà participé au Maroc à l’élaboration des Sections Administratives Spéciales (SAS) contre le combat de l’Armée de libération marocaine. Une idée qu’il transportera en Algérie avec les Bigeard et Salan. Du 16 au 20 avril 1962, David Galula est invité à la RAND Corporation du Département d’Etat yankee pour une conférence sur la COIN et à laquelle assiste Stephan Hosmer, un membre influent de la RAND CO, qui l’invite à décrire son « expérience » dans un livre. En 1963 apparaît Pacification in Algeria ; 1956-1958 et une année apparaît son récit avec étude et réflexion, intitulée Théorie et pratique de la Contre-insurrection, un ouvrage de réflexion sur la lutte anti-révolutionnaire.

Aujourd’hui, les idées de Galula font l’objet d’un grand intérêt et d’enseignement dans les différentes écoles de guerre US et en « Israël ». Cette dernière l’enseigne au côté de Yaakov Amidor, le spécialiste de la lutte anti-Hamas. Le 22/10/2008, le commandant des Forces de l’OTAN à l’est de l’Afghanistan, le général Jeffrey Schloesser, dira que « le théoricien militaire français David Galula nous est bien utile », en évoquant la politique des regroupement des populations Pachtoun, afin de les couper de toutes influences des Talibans pakistanais.

Le général américain David Petraeus confirmait quant à lui « qu’ayant été érigé en lecture obligatoire au Command General Staff College, Contre-insurrection sera un jour considéré comme le plus grand des écrits militaires français du siècle dernier ». Le chef de guerre US en Irak, avait préfacé l’édition française de 2008 et il écrivait :

« On peut dire de l’ouvrage de Galula qu’il est à la fois le plus grand et le seul grand livre jamais écrit sur la guerre non conventionnelle… car il s’agit vraiment d’une pépite : tout comme De la guerre, de Clausewitz cet ouvrage est à la fois une réflexion philosophique sur la nature de la guerre et un précis de doctrine ».

Un général qui considère surtout que l’expérience de la guerre « non complétée par la réflexion intellectuelle n’est qu’une longue succession d’honneurs obscures ». Gagner les cœurs et les esprits, disait Galula qui collabora avec le tortionnaire Roger Trinquier et c’est l’essence de la guerre moderne selon lui. Une méthode de la contre-insurrection qui vise à traiter les populations avec gentillesse afin de les détachés des mouvements révolutionnaires. Il a obtenu des résultats dans sa guerre avec le FLN-ALN et sa vision a été amplement utilisée en Irak, par le général Petraeus.

Frapper préventivement une insurrection naissante est un stratagème évident dans une guerre révolutionnaire, « la force doit être évaluée à l’aune du soutien de la population, mesuré en termes d’organisation politique à la base » écrit-il. Le contre-insurgé acquiert une position de force lorsque son pouvoir est incarné par une organisation politique « émanant de la population et fermement soutenus par celle-ci », écrit encore cette matière grise du sinistre Service d’Action Psychologique et d’Information (SAPI).

Au sein de cet organisme du SDECE, David Galula initiera la création d’une radio française internationale ( ce qui deviendra par la suite RFI) émettant de France en arabe et en kabyle dans le but de contrecarrer Radio Voix des Arabes (Caire) et les puissants émetteurs de Radio-Moscou.

David Galula intègre la RAND CO., et devient même un conseiller de Kissinger, il sera vite rejoint par le général Paul Aussaresses qui s’occupera d’enseigner aux futurs commandos Delta à Fort-Bragg, Californie, l’art de la torture. Avant de décéder, Galula rejoindra l’OTAN en Grande-Bretagne pour y parfaire ses « enseignements » dans la lutte anti-IRA sur le sol britannique.

Mais au fait que cherchait le Pentagone en projetant, il y a quelque temps, le film algéro-italien La Bataille d’Alger ? Les tenants de la « guerre des couffins » de la Zone Autonome d’Alger ou encore de saisir la stratégie de la lutte antiguérilla urbaine du colonel Trinquier, qui sera invité en 1972 sur les plateaux de la télévision française en compagnie de Yacef Saadi ? Les yankees s’intéressent à tout ce qui entoure l’histoire de l’Algérie ancienne ou moderne, mais selon le télescope français et rien d’autres.

Auteur
M. K. Assouane

 




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« Aucun » doute que le prince héritier saoudien « a ordonné » le meurtre de Khashoggi

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EXPRESS

« Aucun » doute que le prince héritier saoudien « a ordonné » le meurtre de Khashoggi

Deux sénateurs républicains américains ont affirmé mardi n’avoir « aucun » doute sur le fait que le prince héritier saoudien avait « ordonné » le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, après avoir été informés à huis clos des conclusions de la CIA.

Cette position contredit directement le président américain Donald Trump, qui a déclaré publiquement que le service de renseignement n’avait « rien trouvé d’absolument certain ».

« Je n’ai aucun doute sur le fait que le prince héritier » saoudien Mohammed ben Salmane « a ordonné le meurtre et a été maintenu au courant de la situation tout le long », a déclaré à des journalistes Bob Corker, après la réunion avec Gina Haspel, directrice de la CIA.

« Je pense qu’il est complice du meurtre de M. Khashoggi au plus haut niveau possible », a ajouté Lindsey Graham, pourtant un allié de Donald Trump au Sénat.

Chef de la puissante commission des Affaires étrangères, Bob Corker a affirmé n’avoir pas entendu au cours de cette réunion, qui a duré environ une heure, l’enregistrement audio de l’assassinat de Jamal Khashoggi au consulat saoudien à Istanbul, en octobre. 

Quelques sénateurs seulement avaient été conviés à cette rencontre avec Mme Haspel, y compris les chefs républicain et démocrate du Sénat ainsi que les responsables des commissions liées aux questions de sécurité.

« Laisser la situation en l’état permettrait à quelqu’un comme MBS », initiales du prince saoudien, « de continuer en toute impunité », a tonné M. Corker. 

Cette rencontre était très attendue par les parlementaires, après un premier rendez-vous manqué la semaine dernière lorsque Gina Haspel n’avait pas répondu à leur invitation. 

Indignés, les sénateurs avaient alors adressé un sévère coup de semonce à Ryad, en dépit de la Maison Blanche: une résolution pour cesser tout soutien militaire à l’Arabie saoudite dans la guerre au Yémen avait franchi avec une nette majorité le 28 décembre un premier vote au Sénat. 

Mais son approbation définitive reste encore incertaine, et dépendra notamment des actions de l’administration Trump face aux dirigeants saoudiens. En effet, certains sénateurs espèrent encore que Donald Trump réagisse, malgré son soutien à Ryad. 

« Il se pourrait très bien que le prince héritier ait eu connaissance de cet évènement tragique –peut-être, peut-être pas! », a déclaré le président républicain dans un communiqué le 20 novembre. 

Journaliste critique du pouvoir saoudien, Jamal Khashoggi vivait depuis 2017 aux Etats-Unis, où il travaillait pour le Washington Post.

Auteur
AFP

 




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La génétique, le beau grand brun, aux yeux verts et intelligent !

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SCIENCE

La génétique, le beau grand brun, aux yeux verts et intelligent !

C’était, pour nous rendre jaloux, ce que réclamaient nos copines de lycée à Oran à une époque où la parole était encore libérée sur ce qui était anodin et sain d’esprit. Quarante années plus tard, un biologiste chinois vient d’annoncer qu’il est parvenu à faire naître deux bébés en les modifiant au préalable génétiquement en éprouvette. Avaient-elles ressenti que l’avenir exaucerait un jour leurs rêves mais est-ce vraiment rassurant pour l’humanité ?

Le MIT Technology Review et l’agence Associated Press ont annoncé une nouvelle fracassante le 26 novembre. Deux bébés génétiquement modifiés seraient nés. Tout le monde a cru a un canular mais le chercheur chinois He Jiankui de l’University of Science and Technology de Chenzen a confirmé la nouvelle lors du deuxième sommet international sur l’édition génomique humaine à Honk Kong.

Le chercheur affirme avoir mené une expérience conduisant à la naissance de bébés résistants au virus VIH par modification génétique. Pour cela il avait recruté sept couples infertiles volontaires dont tous les hommes sont atteints du virus VIH et toutes les femmes étant séronégatives.

Chaque couple a permis une fécondation in vitro c’est à dire la rencontre des spermatozoïdes avec une ovule en éprouvette menant à la formation d’un embryon. C’est précisément à cette étape que le chercheur aurait eu recours à la célèbre technique génétique créée en 2012 sous le nom de Crispr-Cas9, dénommée « ciseaux moléculaires », qui permet des modifications très précises.

Toujours selon le chercheur, des embryons auraient été implantés à l’une des participantes et auraient abouti à la naissance de deux jumelles, Lulu et Nana, qui se porteraient très bien.

Les spermatozoïdes et les ovules étant ceux du couple formé par cette femme et son conjoint. Ils seraient donc les premiers parents au monde d’enfants génétiquement modifiés. Le chercheur annonce que les deux enfants seront suivis jusqu’à 18 ans et que d’autres naissances sont à prévoir.

Tout cela reste extrêmement suspect et son université de rattachement n’aurait été mise au courant de ses recherches secrètes qu’au mois de novembre donc au tout dernier moment. C’est la raison pour laquelle nous employons le temps du conditionnel avec une infinie précaution.

Dès l’annonce stupéfiante, la communauté scientifique internationale s’est insurgée contre ce qu’elle appelle « l’irresponsabilité dangereuse du chercheur ». Sur le plan purement scientifique il est considéré que la technique en question est encore à ces premiers pas pour pouvoir se donner l’objectif d’intervenir pour une procréation humaine. De plus, l’idée d’intervenir sur des embryons sains pour risquer de les infecter alors que d’autres techniques sont aujourd’hui probantes pour le traitement du sida, devenu une maladie chronique, semble une idée folle d’inconscience.

Mais c’est surtout sur le plan éthique qu’elle choque la communauté internationale. Et sur ce terrain, nul besoin d’être un scientifique pour reconnaître l’éternel débat sur les questionnements de l’humanité face à l’avancée des sciences.

Derrière ce cas spécifique du problème de l’infection du sida se cache les craintes de la manipulation génétique pour produire « l’être humain parfait ». Et le spectre du docteur Mengele ou du mythe de Frankenstein reviennent aussitôt hanter l’esprit.

La recherche de « la race pure », de « l’homme parfait », nous savons tous ce que cela veut dire et  induire comme conséquences dramatiques. La question sous-jacente n’est donc pas seulement l’amélioration de la santé et des performances de l’humanité mais celle des désirs monstrueux des couples et des régimes autoritaires.

Ce qui est en cause est le bonheur extraordinaire de l’enfantement qui accueille le nouveau-né tel qu’il est, avec ses propres données génétiques, son apparence et ses qualités.

Rien n’est à priori choquant lorsque le but annoncé est de parvenir à améliorer les conditions de vie humaines. Mais essayer d’assouvir les fantasmes de nos copines d’antan, naïvement exprimées avec humour et tendresse, soit avoir un partenaire pour aboutir au bébé brun, appelé à devenir grand et musclé, aux yeux verts, c’est tout simplement une dérive catastrophique de l’humanité.

Elle a déjà suffisamment à combattre ceux qui veulent s’attaquer aux personnes qui ne répondent pas à la norme qu’il serait dramatique d’ajouter au problème le choix de son bébé dans ses caractéristiques.

Que deviendrait celui qui n’est pas dans les canons physiques hollywoodiens, celui qui présente un handicap ou une insuffisance intellectuelle ? C’est déjà un combat permanent des humanistes de militer pour la non discrimination, nous ne pouvons imaginer ce que serait la situation insurmontable si le grand brun, musclé, intelligent et aux yeux verts était au catalogue du supermarché biologique.

Créer l’être humain à son désir est une vieille idée folle de l’humanité qui a fait traverser la ligne jaune à certains mais qui reste encore contenue dans les limites de la raison et de l’intelligence des lois éthiques. Pour autant, il ne faut jamais s’interdire d’explorer les limites de la science et essayer d’avancer. Il ne faut surtout pas interdire les manipulations génétiques comme certains voudraient qu’on le fasse au nom de doctrines tout autant insensées.

Il faut encore et encore financer la science et laisser cours aux extraordinaires tentatives des chercheurs. L’humanité en a toujours eu peur mais la science a réussi à nous convaincre qu’il fallait la hisser au plus haut rang des objectifs car elle a toujours été libératrice des Hommes.

Le chercheur chinois n’a donc pas fauté en ces expériences mais en allant jusqu’à donner la vie sans que les techniques soient sûres et, surtout, accompagnées de précautions juridiques extrêmement rigoureuses.

Pour conclure, je pense une dernière fois à toutes ces jeunes filles qui nous narguaient avec leurs rêves de grand brun, aux yeux verts et intelligent. Pour l’intelligence, je certifie qu’il y en avait, pour le reste, en cette contrée méditerranéenne, c’était plus rare.

Je suis au final certain qu’elles ont dû avoir les meilleurs maris et les plus honnêtes du monde. En réalité, nous n’avions pas besoin de génétique en ces années 70 pour être heureux de nos seuls rêves.

Ce n’est certainement pas la science qui les a détruits.

Auteur
Boumediene Sid Lakhdar, enseignant

 




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A Aïn-Beida, les familles en quête de loisirs

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REGION

A Aïn-Beida, les familles en quête de loisirs

L’absence presque totale d’endroits de distractions pour les familles dans la ville d’Ain-Beida constitue un grand problème aussi bien pour les pouvoirs publics que pour les familles.

Cette situation déplorable que vit depuis longtemps la capitale des Hraktas, suscite mécontentement chez les citadins, plus particulièrement les jeunes.

Ces derniers dénoncent l’absence flagrante de lieux de distractions comme ceux qui existent dans les autres villes à savoir par exemple un parc d’attraction, une piscine ou un zoo.

Les jeunes passent leur temps, comme d’autres jeunes, dans des cybercafés fautes d’autres alternatives.

il faut noter que beaucoup de familles venant d’autres communes passent leurs week-ends à Ain-Beida et plus précisément au niveau de la place du square du centre-ville qui est devenu, ces derniers temps un espace très fréquenté par ces familles qui souffrent, elles aussi, du manque de lieux de détente et de loisirs dans leurs localités.

Une telle situation a poussé les familles qui ont les moyens, à passer leurs vacances dans des villes balnéaires comme Annaba et El-Kala.

Pour d’autres familles aux moyens limités elles se rabattent sur des excursions organisées par le privé vers les plages d’El-Kala malgré la cherté des frais de voyage.

Pour rappel, la piscine semi-olympique en cours de réalisation, reste le seul et unique espoir pour les jeunes Beidis comme futur lieu de détente.

Auteur
F. B.

 




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Jardin des sentiments

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LE COIN DES POETES

Jardin des sentiments

Dans les enivrantes félicités éternelles

Mes yeux s’écarquillent pour te fouiller

Du regard noyé dans tes belles prunelles

Qui m’invite dans ton foyer douillet

À l’abri des regards aguicheurs

Et des pseudo-prêcheurs.

 

Aveuglé d’amour et d’audace

Mes yeux clignotent, papillotent

Un instant volé, un bonheur fugace

Je vois des ombres dansées si hautes

Scintillant comme une étoile d’or

Éclairant mes obscures métaphores.

 

Souriant comme un lépreux guéri

Je virevolte tel un papillon

Semant les vers d’un poète aguerri

Au verbe cueilli dans un océan

Bleu comme le ciel vénitien de Ziem

Pour entonner mon dernier requiem.

 

Arpentant les allées tortueuses

Du labyrinthe de ton cœur

Naviguant à travers les vagues houleuses

Avec une sincère ardeur

J’ouvre les portes de tes sentiments

Que je laisse fleurir intimement.
 

Bachir Djaider

Mardi 4 décembre 2018

Cet espace est le vôtre ami(e)s poète(esse)s. Nous vous le réservons pour la publication de vos poèmes avec votre illustration. Adresse mail : redactionlematindz@gmail.com

Auteur
Bachir Djaider

 




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Le RPK dénonce la neutralisation de la Kabylie par le pouvoir

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Déclaration

Le RPK dénonce la neutralisation de la Kabylie par le pouvoir

A l’issue de la rencontre tenue le samedi 01er décembre 2018 à Bejaïa, la Bureau élargi du RPK, après avoir approuvé la démarche organisationnelle jusqu’à la tenue de ses assises, a rendu la déclaration de politique générale suivante :

Alors qu’une demande forte pour un changement politique et institutionnel se fait sentir à travers tout le pays, les  forces du statu quo poussent dangereusement vers une voie qui va directement vers l’effondrement de l’Etat et par conséquent l’effritement national.

En dévoyant les institutions formelles de l’Etat par une instrumentalisation éhontée, en poussant la corruption à des niveaux jamais atteints, en bloquant tout processus de libéralisation politique,  le pouvoir de l’ombre est en train  de préparer  les conditions objectives pour une explosion sociale.

Même l’opposition sur laquelle la société peut légitimement se retourner pour parer à cette éventualité est malheureusement tétanisée et dépassée pour les raisons que l’on connait : autoritarisme du pouvoir, manque de vision stratégique et faiblesse historique.

Les affrontements des clans au sommet de l’Etat, à ne pas se faire d’illusion, ne sont motivés que par des considérations de prébendes et quelle que soit l’issue de ces tiraillements c’est la domination politique, comme moyen de régence de la société, qui sera mise en œuvre par le clan qui va s’imposer. La lutte se révèle au grand jour comme une lutte  pour le pouvoir et rien que pour le pouvoir. La dépolitisation de cet affrontement à huit clos constitue la plus grande menace pour le pays.

La valse des arrestations et libérations des officiers supérieurs de l’armée qui n’a donné lieu, comme tout le monde l’a constaté, à aucune explication par ceux qui sont chargés et censés de le faire, est assez révélatrice de la rupture de l’unité de commandement dans les affaires de l’Etat.

Les partisans du 5e mandat, en particulier, ne font aucun cas de l’ordre constitutionnel  ni de la nécessité de maintenir certains équilibres formels pour maintenir un minimum de lien entre l’Etat et la société. Ils agitent aujourd’hui avec arrogance leur allégeance pour sauvegarder leurs positions prééminentes quitte même à mettre le pays à feu et à sang.

 C’est dans ce contexte à hauts risques qu’une stigmatisation à outrance est engagée contre la Kabylie. Les attaques contre la langue et la culture amazighe sont quotidiennes, et sous l’instigation de la police politique des guéguerres sont alimentées dans les milieux de la militance kabyle, notamment à travers les réseaux sociaux, pour annihiler toute possibilité de convergence ou de compromis politique.

Le dénigrement, d’une rare violence, des symboles de la culture kabyle et de son élite, n’obéit qu’à un seul objectif: la neutralisation de la Kabylie. Même la JSK, symbole de toute une région, après des déboires orchestrés pendant des années, n’est pas épargnée. Son président, malgré la réussite de son projet, l’espoir et l’enthousiasme suscité dans la population, n’est pas épargné. Il est l’objet d’attaques multiples.

La répression policière n’est pas en reste. La ville de Bejaïa, suite à l’appel à manifester pour la défense des droits de l’homme et la libération des détenus politiques, des journalistes et du blogueur Merzouk Touati, a été le théâtre d’une exceptionnelle mobilisation policière visant l’empêchement de la libre expression populaire.

Il est assez significatif que le pouvoir en place se donne autant de mal pour museler des espaces de libertés qui ont imposé leur existence y compris du temps du parti unique ou de la subversion islamiste.

L’appel à une marche de riposte pour le 10 décembre prochain est à saluer et à appuyer. Le RPK fait siens les mots d’ordre avancés pour cette manifestation populaire.

Dans le même esprit, le RPK  condamne le maccarthysme économique dirigé contre le groupe Cevital. Le bocage des investissements de ce groupe dans la wilaya  de Bejaïa vient pénaliser lourdement toute une région et prive des milliers de jeunes d’un emploi certain. Comme s’il ne manquait pas de subir une politique de désinvestissement de l’Etat en Kabylie, le pouvoir s’attaque aujourd’hui  à toute initiative qui vient germer dans le milieu des opérateurs privés. La marche du 11 décembre doit prendre une dimension populaire pour dire non à l’appauvrissement de la Kabylie.

P/Le RPK

Le coordinateur

Hamou Boumedine

 

Auteur
Le coordinateur Hamou Boumedine

 




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