4 avril 2025
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Mira Mokhnache et 8 militants de Bejaia sous mandat de dépôt

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Mira Mokhnache
Mira Mokhnache embastillée pour ses idées.

Quelques précisions sur le procès inique qui a eu lieu hier jeudi au pôle judiciaire spécialisé du tribunal de Sidi M’hamed. Neuf militants ont été mis sous mandat de dépôt et six autres sont placés sous contrôle judiciaire.

Telles sont donc les décisions prises le 18 juillet, par le juge d’instruction près le pôle judiciaire spécialisé du tribunal de Sidi M’hamed.

Ainsi sont placés sous mandat de dépôt :

-La militante et universitaire Mira Moknache

-Rafik Belayel

– L’ancien détenu Khoudir Bouchelaghem

– Ghilas Ben Kerou

-Tahar Achiche

-Smaïl Bouaaza

-Lounes Ghougad

-Hakim Benouchene

Sont placés sous contrôle judiciaire :

-Me Sofiane Ouali

-Le lycéen Yuva Menguellet et son père, Houcine Menguellet

-Malek Boudjemaa et son fils, Mokrane Boudjemaa

– Mustapha Akkouche

Ils étaient tous maintenus en garde à vue au commissariat central de Béjaïa depuis leur arrestation avant leur conduite à Alger pour les présenter devant le parquet près le pôle judiciaire spécialisé.L’universitaire Mira Moknache avait été arrêtée la première, le 8 juillet 2024, à son domicile, à El-Kseur, wilaya de Béjaïa.

Deux jours plus tard, dans la nuit du 9 au 10 juillet, un groupe d’amis et militants, dont l’avocat Soufiane Ouali, est surpris dans une maison à Tichy par une irruption policière et il a été procédé à l’arrestation de tous les présents.

Une cascade d’arrestations s’en est suivie : celle de Malek Boudjemaa et de son fils, Mokrane, chez eux, puis celle de Mustapha Akkouche et de celle de Hakim Benouchene, chez eux, à Akbou. Et celle de lanceur d’alerte, le lycéen Yuva Menguellet et de son père, Houcine.

Il est à noter que parmi ceux qui sont en détention, il figure des anciens détenus. Khoudir Bouchelaghem fait partie et il n’a quitté la prison que le 15 juin 2024, après avoir purgé la totalité de sa peine de 3 ans de prison ferme.

Avec le Cnld

La macroniste Braun-Pivet élue au perchoir de l’Assemblée nationale

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Yaël Braun-Pivet
Yaël Braun-Pivet réélue au perchoir.

La macroniste Yaël Braun-Pivet a été réélue jeudi 18 juillet 2024 présidente de l’Assemblée nationale à l’issue d’un vote serré en trois tours avec 220 voix, devant André Chassaigne qui obtient, lui, 207 voix. 

Tout ça pour ça, diront les millions de Français qui ont voté pour un changement à la tête de l’Assemblée et du gouvernement. Les 577 nouveaux députés ont voté pour leur présidente parmi six candidats déclarés, dans un hémicycle profondément fragmenté en trois blocs – Nouveau Front populaire, camp présidentiel et Rassemblement national. Un scrutin crucial pour donner la couleur politique du prochain gouvernement.

« Nous devons apporter de nouvelles solutions avec de nouvelles méthodes, a déclaré, émue, Yaël Braun-Pivet, après sa réélection. Nous n’avons pas le choix, nous devons nous entendre, nous devons coopérer, nous devons être capables de rechercher des compromis. » Yaël Braun-Pivet (Renaissance), présidente sortante de l’Assemblée nationale, a été réélue jeudi au troisième tour avec 220 voix, devant le candidat du Nouveau Front populaire André Chassaigne (207 voix) et celui du Rassemblement National (RN), Sébastien Chenu (141 voix). Au terme d’une élection à suspense, la députée des Yvelines, à l’ouest de Paris, âgée de 53 ans, retrouve donc son « perchoir » après la dissolution, grâce notamment au soutien de la droite qui a passé un accord avec la macronie.

Outre ces trois candidats, étaient aussi en lice : le député Liot (centre) Charles de Courson, la députée Horizons Naïma Moutchou et le député Philippe Juvin pour La Droite républicaine (LDR, ex-Les Républicains).

Après un discours inaugural accueilli assez fraîchement par une partie de l’hémicycle, le doyen RN de l’Assemblée nationale, José Gonzalez (81 ans), a laissé place à un scrutin à bulletin secret. Au premier tour, le communiste André Chassaigne, au nom de l’alliance de gauche Nouveau Front populaire, est arrivé en tête avec 200 voix, devant le candidat du Rassemblement national Sébastien Chenu (142 voix) et la présidente sortante Yaël Braun-Pivet (124 voix). Tous trois se sont maintenus, ainsi que Charles de Courson (Liot, 18 voix), pour le deuxième tour, qui s’est également joué à la majorité absolue des suffrages exprimés. Deux candidats, Philippe Juvin (LR, 48 voix) et Naïma Moutchou (Horizons, centre droit, 38 voix) ont annoncé leur retrait.

Au deuxième tour, Yaël Braun-Pivet est arrivée en tête avec 210 voix, juste devant le communiste André Chassaigne qui a obtenu 202 voix. Distancé, le candidat du Rassemblement national Sébastien Chenu (143 voix) a décidé néanmoins de se maintenir pour le troisième tour qui s’est joué à la majorité relative. Le centriste Charles de Courson (Liot) a, lui, obtenu 12 voix au deuxième tour.

Au troisième tour, Yaël Braun-Pivet est donc réélue avec 220 voix. André Chassaigne obtient, lui, 207 voix, et Sébastien Chenu 141 voix.

« Le vote des Françaises et des Français [aux législatives des 30 juin et 7 juillet, NDLR] est un vote qui a été volé aujourd’hui par une alliance contre nature » entre la macronie et la droite, a affirmé dans les couloirs de l’Assemblée le député communiste battu de 13 voix. La gauche pose la question des 18 ministres, élus députés, mais toujours en exercice comme ministres, qui ont voté ce jeudi. Le Nouveau front populaire promet d’étudier les recours possibles, mais tout semble plié.

Avec Rfi

Le détenu d’opinion Samir Kherrouche condamné à 3 ans de prison ferme

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Le détenu d'opinion Samir Kerrouche.
Le détenu d'opinion Samir Kerrouche

Le détenu d’opinion, Samir Kherrouche, a été condamné aujourd’hui 18 juillet, par le tribunal criminel de première instance de Dar El Beida, Alger, à 3 ans de prison ferme et à une amende. Le parquet a requis 20 ans de prison ferme et une amende contre le détenu d’opinion.

Prévu initialement pour le 25 juin 2024, le procès du détenu d’opinion, Samir Kherrouche, ainsi que des deux autres prévenus, présentés libres, a été reporté plusieurs fois. La célérité comme d’ailleurs la justice n’est pas la première qualitié des juges.

Ainsi, le procès du détenu d’opinion, Samir Kherrouche et des prévenus, Tahar Fareh et Kamel Allik, a été reporté pour le 25 juin puis pour le 9 juillet devant le tribunal criminel de première instance de Dar El Beida avant de se tenir aujourd’hui.

Le juge d’instruction près du tribunal de Sidi M’hamed, Alger, avait décidé, le 10 juillet 2023, de placer Samir Kherrouche en détention provisoire.

Samir Kerrouche a été arrêté le 26 juin 2023 par la Brigade de Recherches et d’Interventions (BRI) et il a été maintenu en garde à vue pendant quatre jours avant de le présenter, le 2 juillet 2023, devant le procureur près le tribunal de Sidi M’hamed, à Alger, puis devant le juge d’instruction, qui décidera de le placer sous mandat de dépôt. Donc un an sous mandat de dépôt avant de voir un juge décider de sa lourde condamnation à 3 ans de prison ferme.

A-t-il pillé l’Algérie ? Tué ? Non. Samir Kerrouche est coupable de sa liberté d’opinion. Une liberté que la « nouvelle Algérie » de Tebboune – Chanegriha ne supporte pas et donc traque et musèle impitoyablement.

Plus de 200 détenus d’opinion croupissent en prison, souvent condamnés à de lourdes peines. Le poète Mohand Tadjadit, le journaliste El Kadi Ihsane, Kamira Naït Sid sont parmi les plus emblématiques.

Yacine K. avec le Cnld

BAC 2024 : taux de réussite national de 58.28%

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Education nationale

Le taux de réussite à l’examen du Baccalauréat (session juin 2024) au niveau national a atteint 58,28%, a annoncé ce jeudi à Alger le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belaabed.

Lors d’une conférence de presse animée au siège du ministère, M. Belaabed a indiqué que « tout candidat ayant obtenu, cette année, une moyenne égale ou supérieure à 10/20 est considéré admis». La wilaya de Tizi-Ouzou s’adjuge, comme les années précédentes la première place avec 71,15% suivie de la wilaya de Relizane avec un taux de 69,40%, puis Tindouf avec 68,84% de réussite et de Bejaia avec 69,83%.

En progression de 7,68%, le taux national de réussite connait « un bond qualitatif en la matière », estime le ministre de l’Education nationale, sachant que le taux national de réussite l’année dernière était de 50,60%.

Le premier responsable du secteur de l’Education a fait savoir également que sur 862.733 candidats scolarisés et libres inscrits, 544.385 candidats ont passé l’examen du Baccalauréat cette année, dont 317.258 ont été admis.

Les matheux en tête

Des différentes filières que compte l’enseignement secondaire, la filière mathématique a décroché la palme en enregistrant le taux de réussite le plus élevé (82,25%), révèle M. Belaabed indiquant au passage que le lycée des mathématiques de Kouba (Alger), Mohamed Mokhbi, a eu un taux de réussite exceptionnel de 100%.

D’ailleurs, la meilleure moyenne au niveau nationale est revenue à un matheux. Mohamed El Amine Mokrane, du lycée Belkebir Abdelkader (Tipaza), filière mathématique, a décroché la première place avec une moyenne de 19,62.

La seconde place est revenue à Maria Ines Rahab, du lycée Colonel Lotfi (Oran), filière Sciences expérimentales, avec une moyenne de 19,54. De son côté, Oulem Wissal, du lycée les frères Achi (Khenchela), est arrivée troisième à l’échelle nationale avec une moyenne de 19,52.

Concernant la filière Arts, dont l’examen du Baccalauréat s’est déroulé pour la première fois en Algérie cette année, le taux de réussite a atteint 79,45%.

Les résultats du baccalauréat 2024 en chiffres :

– Taux de réussite national : 58,28%

– Moyenne de réussite : 10/20

– Nombre d’admis : 317.258

– Nombre de lauréats avec mention « Excellent » : 2778

– Nombre de lauréats avec mention « Très bien » : 24.041

– Nombre de lauréats avec mention « Bien » : 45.633

– Nombre de lauréats avec mention « Assez bien » : 93.378

– Meilleure moyenne nationale : 19,62

– Taux de réussite dans les établissements de rééducation : 63,43%

– Taux de réussite dans les écoles des cadets de la Nation : 97,95%

– Taux de réussite chez les personnes aux besoins spécifiques : 46,12%

Meilleur taux de réussite par filière :

– Mathématiques : 82,25%

– Lettres et philosophie : 52,47%

– Langues étrangères : 64,11%

– Gestion et économie : 47,38%

– Sciences expérimentales : 61,62%

– Génie mécanique : 7,50%

– Génie électrique : 64%

– Génie civil: 58,45%

– Génie des procédés : 57,18%

– Arts: 79,45%.

Radio Algérie Multimédia

Classement Fifa : la sélection algérienne perd deux places

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L'équipe d'Algérie

La sélection algérienne de football occupe la 46e place au classement mondial de la FIFA du mois de juillet, publié jeudi par l’instance internationale sur son site officiel.

La sélection algérienne sous la conduite du nouvel entraîneur, le Bosnien Vladimir Petkovic, a perdu deux places par rapport au dernier classement (44e).

Sur le plan africain, les Verts occupent toujours le 7e rang, devant le Cameroun (51e mondial), le Mali (53e), et l’Afrique du Sud (57e).

En haut du classement mondial, l’Argentine, vainqueur de la Copa America, conserve la première place du classement Fifa devant la France, demi-finaliste de l’Euro-2024.

Le nouveau champion d’Europe, l’Espagne, grimpe sur la troisième marche du podium, d’où il déloge la Belgique, éliminée en 8e de finale par la France (1-0).

Finaliste de l’Euro contre l’Espagne (2-1), l’Angleterre est 4e. Les percées les plus spectaculaires sont réalisées par la Turquie, quart de finaliste de l’Euro, qui gagne 16 places (26e), et le Venezuela, également quart de finaliste de la Copa America, qui progresse de 17 rangs (37e).

Rencontre avec Kacem Madani au café littéraire « L’impondérable » à Paris

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Kacem Madani
Kacem Madani

Kacem Madani est l’invité du café littéraire l’impondérable de Paris, animé par l’écrivain et journaliste Youssef Zirem, dimanche 21 juillet à partir de 18h. Il y présentera son dernier ouvrage «Fratricide obsessionnel ».

Universitaire à la retraite, Kacem Madani est aussi et surtout un écrivain auteur de nombreux ouvrages. L’auteur est un amoureux fou de sa Kabylie natale, il a consacré notamment un précieux ouvrage à Lounis Aït Menguellet et un autre sur les chanteurs d’expression kabylie. Il aussi et surtout un important contributeur du Matindalgerie.com.

Son dernier ouvrage « Fratricide obsessionnelle » se lit comme un voyage. Précieux et précis.

Rendez-vous donc dimanche prochain à l’incontournable café littéraire L’Impondérable où officie avec mesure et sérieux l’écrivain Youssef Zirem.

Adresse : 320 Rue des Pyrénées, 75020 Paris. Métro, Jourdain. Entrée libre.

Ouvrage disponible en ligne aux éditions Le Lys Bleu

Nait Larbi Saïd : le départ d’un glorieux

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Budwaw
Naït Larbi Saïd, dit Budwaw.

La gloire et l’histoire n’ont jamais été l’octroi des états et des gouverneurs, mais c’est le fruit du sacrifice et du sang que les augustes femmes et les nobles hommes versent pour la patrie et pour que le peuple se libère du colonialisme, des oppresseurs et de leur tyrannie.  

Parmi ces illustres hommes qui n’ont pas hésité un seul instant à prendre les armes contre la quatrième puissance mondiale, le courageux et le veillant Naït Larbi Said connu sous son nom de guerre Budwaw du village Aït Khelifa, commune At Bu yusef.

Cet homme à l’allure simple, mais au courage des géants et des titans, n’était pas du tout naïf en prenant le maquis pour combattre un colonisateur qui possède une armée régulière équipée d’avions, de blindés, d’obus et d’armes sophistiquées. Comme il est élevé dans les valeurs ancestrales, il était convaincu jusqu’à la moelle que c’est la justice qui combat et que c’est toujours elle qui triomphe sur l’injustice et l’arbitraire.

Je ne vais pas m’aventurer à retracer l’histoire glorieuse de cet homme dont seul le nom fait trembler l’ennemi durant la révolution comme il faisait trembler aussi les collaborateurs et les faux moudjahidine après l’indépendance, car il connaissait le parcours des combattants et des résistants comme celui des faussaires et des vendus. Un homme qui ne vexe et ne blesse jamais personne sauf les faussaires d’histoire qu’il remet tout de suite à leurs places sans mâcher ses mots.

Un homme qui aimait sa patrie d’un amour réel, pas une idée, mais un fait comme disait Matoub Lounes.

Vudwaw, un nom, une histoire, un parcours que tout le monde connaît dans la région de Michelet et au-delà. Le jour où la vérité jaillira, ce nom sera gravé en lettres d’or dans les livres d’histoire et sur les monuments qui symbolisent la révolution, le sacrifice et le courage.

C’est un homme qui a tout donné à son pays, qui avait souffert en silence dans sa chair, son frère Kaci est tombé à côté de lui face à l’ennemi les armes à la main. En ce moment de douleur, de déchirure et de la perte d’un être cher, si les hommes chez nous lançaient des youyous, il l’aurait fait jusqu’à perdre son souffle, car pour lui, l’amour de patrie se dresse au-dessus de tout et de tout le monde.

Raconter ses multiples accrochages avec l’armée française, sa capture, les tortures qu’il avait subies, son évasion, son retour au maquis une seconde fois comme s’il n’avait rien subit nécessite l’écriture de tout un livre de plusieurs tomes.

Dans cet homme endurci par les années de guerre, cet homme rude aguerri et hardi dans les batailles, en moments de paix, tu découvres en lui un gentleman tendre et compatissant plein d’humour et de plaisanterie. Un respecté et respectable qui utilise sa force morale et son statut pour résoudre les conflits qui déchirent les amis et les familles.

Les hommes de la trompe de Budwaw ne voient le jour que rarement. Heureux ceux qui avaient la chance de le connaître et de le côtoyer et honneur au village qui l’a vu naître, la région qu’il a élevée si haut et au pays qui l’avait défendu avec bravoure et amour.

La mort est sans doute pénible et douloureuse, mais lorsqu’un glorieux comme Budwaw laisse derrière lui un parcoure et une histoire, de gloire, d’héroïsme et de fierté, le trépas ne devient qu’un voyage d’un héros vers un monde meilleur qu’il partagera avec les martyrs qui l’ont précédé. Repose en paix Budwaw !

Ali Aït Djoudi

Mira Mokhnache placée sous mandat de dépôt, Me Ouali libéré

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Me Ouali et l'universitaire Mira Mokhnache
Me Ouali et l'universitaire Mira Mokhnache

L’universitaire Mira Mokhnache a été présentée ce jeudi devant devant le pôle judiciaire spécialisé près du tribunal de Sidi M’hamed. Le juge a décidé son placement sous mandat de dépôt, selon Me Alili.

Le juge d’instruction près le pôle judiciaire spécialisé a décidé de placer la militante, universitaire Mira Moknache, Rafik Belayel et Khoudir Bouchelaghem, sous mandat de dépôt.

Me Sofiane Ouali, arrêté dans la nuit du 9 au 10 juillet, a lui, été laissé libre à l’issue de l’audience.

Ils sont une douzaine de militants pacifiques à avoir été arrêtés à Bejaia dans la nuit du 9 au 10 juillet. Le père du jeune Yuba Menguellet a, lui aussi, été arrêté aujourd’hui.

Le détenu d’opinion Samir Kherrouche a été condamné aujourd’hui 18 juillet, par le tribunal criminel de première instance de Dar El Beida, Alger, à 3 ans de prison ferme et à une amende.

Le parquet a requis 20 ans de prison ferme et une amende contre le détenu d’opinion.

Ils sont plus de 200 détenus d’opinion à croupir dans les prisons dans un climat national des plus exécrable.

Yacine K.

Thierry Eliez : « L’essence du jazz est avant tout africaine »

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Thierry Eliez
Crédit photo : Thierry Eliez

Il y a des artistes qui brillent par le talent, la modestie, l’humilité et la générosité, qui redonnent le sens noble à leur art. Thierry Eliez fait partie de ces artistes lumineux par le travail, la sueur versée du labeur pour toujours avancer semant cultivant composant innovant dans un élan d’élévation quasi spirituel, saisissant les couleurs, les genres musicaux, sans jamais sourciller mais surtout et avant tout dans un souci constant de pureté pour en extraire la beauté pour la partager là où se rencontrent le cœur et l’esprit.

Thierry Eliez est ce musicien, pianiste, compositeur, chanteur de génie qui ne cesse de nous émerveiller par un talent grandissant au fil des années qui font de lui l’un des plus grands pianistes de jazz. Le voir jouer émerveille le regard et l’oreille tant il ne fait qu’un avec le piano dans une symbiose éclatante de beauté d’équilibre et d’harmonie, passant aisément du classique au jazz,

Le tout dans l’union, celle des arts, dissipant les brouillards pour combler les sens baignés dans cette musique qui semble jaillir de la terre pour embrasser les cieux.

Thierry Eliez est né à Arcachon, il commence le piano à l’âge de quatre ans, puis l’Orgue Hammond après avoir vu l’organiste Rhoda Scott. Il suit des études de piano classique pendant 8 ans avec différents professeurs en cours particuliers, tout en se perfectionnant sur le Hammond, avant de découvrir le jazz.

Excellent dans l’improvisation, amateur de musique anglaise, il devient l’un des pianistes du jazz européen les plus en vogue.

Thierry Eliez signe ses premiers contrats en tant que pianiste à l’âge de 17 ans et se fait rapidement connaître sur tout l’ouest de la France, de Bayonne à Cholet, puis dans toute la France et l’Europe.

En 1985, il rejoint Paris, occupe les clubs de jazz parisiens où il est très vite repéré comme le plus jeune virtuose du Jazz français.

En 1986, il enregistre avec le violoniste Didier Lockwood l’album 1234, c’est le début d’une longue amitié, à la rythmique, Jean-Marc Jafet et André Ceccarelli.

La symbiose est telle que naît en 1989, le Ceccarelli Trio, suivi de trois albums mythiques qui marqueront durablement le Jazz : Dansez sur moi (avec Claude Nougaro et Toots Thielmans), Hat Snatcher (Victoire de la Musique du Meilleur Album Jazz et Django D’or en 1992) et 3 around the 4, en hommage aux Beatles.

Dès 1990, Thierry Eliez collabore avec la chanteuse américaine Dee Dee Bridgewater, sur scène et en studio jusqu’en 2004 : pianiste, compositeur, arrangeur et directeur musical. Quatre albums sortiront : Keeping traditionLove & Peace (Tribute to Horace Silver – avec Horace Silver), Dear Ella, et Live at Yoshi’s. Il composera pour elle la chanson « For your Love » qu’elle enregistrera en duo avec sa fille China Moses pour Sol en Si.

La chanteuse et violoniste Catherine Lara fait appel à Thierry Eliez, la même année. Il se joint à elle pour mettre en musique le spectacle « Les Romantiques » en 1993, jouera sur plusieurs de ces albums et co-composera les musiques des albums Maldone et Graal. Catherine Lara et Thierry Eliez composeront de nombreuses musiques ensemble que ce soit pour elle-même, pour Johnny Hallyday, des musiques de films et de séries… principalement pour TF1, ainsi que la comédie musicale La Légende du Graal, sur un livret de Jean-Jacques Thibaud.

En 2004, Muriel Robin lui demande de composer la musique de son nouveau spectacle, Au secours. Plus tard, ils travailleront ensemble à la création de 12 chansons pour le projet d’album de Muriel Robin, album qui ne verra pas le jour.

Thierry découvre la chanteuse Ceilin Poggi. Il créera alors le Duo Jadden avec Ceilin Poggi à la voix, choisissant de réarranger de grands thèmes du jazz et de la pop des années 70-90. En 2007, leur duo devient quintet et s’enrichit d’un violoncelle (Yan Garac), de percussions (Xavier Sanchez), et d’une contrebasse (Dominique Bertram) mélangeant les accords, les temporalités et les influences musicales.

Thierry Eliez forme le trio progressif « Eliez » avec son frère Philippe Eliez à la batterie et Daniel Ouvrard à la basse. Un premier album nommé Hot Keys, patchwork des univers musicaux qui l’ont nourri depuis son enfance, sort en 2009. Puis un second album original et underground « Night Fears » sorti en 2012.

Le compositeur Éric Serra fait appel à Thierry Eliez pour créer le projet Trans Jazz rock RXRA. Formé de sept musiciens, ils réarrangent les grands thèmes des bandes originales des films de Luc Besson écrites par Éric Serra.

Dès lors, Europacorp fait appel à lui pour interpréter des passages musicaux de Angel-A, de Bandidas et Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec.

Thierry Eliez sillonne la France et collabore avec différentes formations dont le Paris Jazz Big Band dirigé par Pierre Bertrand et Nicolas Folmer.

Michel Legrand fait appel à lui dans son album Legrand Nougaro en hommage à Claude Nougaro où il sera à l’orgue hammond, avec son ami André Ceccarelli à la batterie, le contrebassiste Ron Carter, entre autres.

En décembre 2019 il intègre le groupe Magma. Thierry Eliez s’est révélé aussi bien dans la composition ou l’interprétation de musiques de films (Éric SerraLalo SchifrinMichel LegrandAstérix aux Jeux olympiquesTout pour plaireLe Rôle de sa vieBandidasTaxi BluesAngel-A, etc.), la composition de musiques de spectacles (Légende du GraalAu Secours), Comme grand improvisateur de jazz (Didier LockwoodDee Dee BridgewaterCeccarelli trio, Horace Silver, Paris Jazz Big BandPaco SéryMagmaSylvain Luc, …), le jazz World (Ultra MarineThe Syndicate…), qu’auprès d’artistes de la scène française (Charles AznavourCatherine LaraAlain ChamfortPatrick BruelJohnny HallydayRoberto AlagnaNathalie DessayCeilin Poggi…).

Pianiste, organiste, claviériste, chanteur, compositeur, auteur, arrangeur, Thierry Eliez est un musicien hétéroclite qui fait appel à tous les styles musicaux avec naturel et facilité : du jazz en passant par la chanson, la fusion, la musique classique ou encore le rock, pour lequel il garde une passion vivante.

Thierry Eliez est un pianiste de jazz virtuose qui illumine la musique par son génie créateur dans la recherche sans cesse renouvelée d’un regard passionné d’une beauté partageant l’amour.

Le Matin d’Algérie :  Vous êtes un artiste éclectique, dont l’aura ne cesse de rayonner à travers la France, l’Europe et le monde, qui est Thierry Eliez ?

Thierry Eliez : Un musicien curieux de toutes les musiques. Ayant commencé vers l’âge de 5 ans en essayant de rejouer à l’oreille ce que j’entendais à la radio, j’ai développé assez tôt une mémoire musicale importante, ce qui me permettait d’aborder rapidement différents styles musicaux … le jazz, la musique classique, la musique progressive, mais aussi la chanson bien sûr.

C’est en grande partie grâce à cette « oreille absolue » que j’ai pu appréhender toutes ces formes musicales. Cette aptitude m’a été très utile dans ma carrière, j’apprenais et retenais rapidement les morceaux, copiant souvent moi-même mes relevés et partitions.

Le Matin d’Algérie : Vous êtes passé du classique au jazz, mais tout en sauvegardant l’union sans rupture, racontez-nous ?

Thierry Eliez : J’ai toujours aimé les mélanges de styles, et j’ai eu la chance de connaître une époque où ces différents genres musicaux se sont littéralement « télescopés » : le jazz, le rock, le classique fusionnaient d’une façon souvent expérimentale et passionnante.

Dans les années 70, J’étais un jeune adolescent qui découvrait des groupes tels que Magma, une musique toujours inclassable aux influences aussi riches et diverses que Stravinsky, John Coltrane ou Otis Redding. Emerson, Lake& Palmer, le trio de ProgRock anglais, qui combinaient la musique classique, baroque ou contemporaine avec le son de cette époque : batterie, basse, orgue Hammond – instrument que j’affectionne particulièrement- et les tous premiers synthétiseurs construits par Robert Moog.

J’ai aussi beaucoup écouté Frank Zappa à cette époque, qui de son côté mixait savamment le rock, le blues, la musique contemporaine, et même le « doo wop », avec talent et ironie…

J’ai réellement commencé à m’intéresser au Jazz vers 15-16 ans, en découvrant d’abord son pendant du moment, communément appelé « Jazz Rock », à travers des groupes mythiques comme Weather Report ou le Return to Forever de Chick Corea. Ce n’est que par la suite que je suis venu au jazz plus originel.

Le Matin d’Algérie : La passion vous anime, il y a des rencontres musicales déterminantes qui marquent, parlez-nous de ces rencontres ?

Thierry Eliez : Je pense que chaque rencontre musicale est importante et peut être vécue comme une expérience, un apprentissage quel que soit le style de musique. J’ai appris beaucoup en travaillant avec des artistes tels que Didier Lockwood, André Ceccarelli, Michel Legrand, Dee Dee Bridgewater, Catherine Lara, et toutes les formations avec lesquelles j’ai eu l’occasion de jouer, tout en leur amenant aussi ma propre vision et mon expérience.

J’ai eu la chance de croiser Keith Emerson, en juillet 2000. Nous avons déjeuné ensemble et échangé pendant plusieurs heures sur notre passion pour la musique. C’était un moment assez unique, me retrouver ainsi avec un des « héros » de mon adolescence à discuter autour d’une langouste et d’une bouteille de Chardonnay à Santa Monica !

Le Matin d’Algérie : Un mot sur le groupe de rock, Magma, et la chanteuse Ceilin Poggi

Thierry Eliez : J’ai rejoint le groupe Magma en 2019, et je peux dire que c’est assez troublant de partager soudain la scène avec d’autres « héros » de mon adolescence, Stella et Christian Vander. Pour l’anecdote, Stella, chanteuse originelle du groupe, hésitait à m’appeler, pensant que ça ne m’intéresserait peut-être pas…Elle était surprise et ravie de découvrir qu’il n’en était rien, et que j’étais au contraire très enthousiaste !

Avec Ceilin Poggi, c’est une belle et longue histoire, car nous nous connaissons depuis 20 ans… Nous aimons beaucoup travailler, jouer, composer ensemble, nous participons beaucoup mutuellement à chacun de nos projets.

J’aimerais aussi préciser que Ceilin est productrice et coordinatrice de mes albums personnels, à travers le label DoodRecord qu’elle a créé il y a quelques années.

De mon côté, je participe en tant qu’arrangeur à son album actuel, « Sänd », sur des chansons qu’elle écrit et interprète. C’est un superbe projet dont on va entendre parler et qui sortira à la rentrée 2024.

Le Matin d’Algérie : Certains disent que l’Europe est à la musique classique comme l’Amérique est au jazz, est-ce toujours vrai ?

Thierry Eliez : Je pense que c’est beaucoup plus nuancé et subtil. De tout temps, l’improvisation musicale, un des éléments principaux du jazz, a existé dans le monde entier, sous des formes différentes selon les régions du monde. Il est certain que Bach, Mozart, Chopin et bien d’autres étaient de grands improvisateurs.

D’un autre côté, il y a beaucoup de musiciens de jazz qui ont su utiliser les éléments mélodiques et harmoniques du classique pour les amener à leur écriture. Je pense notamment à Duke Ellington, qui a savamment intégré des couleurs impressionnistes à sa musique, mais aussi au Modern Jazz Quartet et à leurs nombreuses références au classique.

Puis, plus tard, des immenses pianistes comme Bill Evans, Herbie Hancock, Chick Corea, Keith Jarrett, ont montré par leurs interprétations ou compositions leur connaissance de la musique classique. Je pense notamment à Chick Corea interprétant Bartok, Herbie Hancock et le Concerto en Sol de Ravel, ou bien encore Keith Jarrett et sa version des Préludes et Fugues de Bach. Sans oublier que l’essence du jazz est avant tout africaine.  

Le Matin d’Algérie : Les conservatoire parisiens s’ouvrent depuis quelques années sur les musiques actuelles et les musiques du monde, qu’en pensez-vous ?

Thierry Eliez : C’est de toute façon une belle initiative, ça prouve une recherche d’ouverture de la part d’une institution qui s’est figée pendant trop longtemps dans la rigueur au détriment de la curiosité et du plaisir de la découverte. La musique a besoin de tous ces éléments pour rester vivante.

J’aimerais souligner qu’un des premiers musiciens de Jazz à revendiquer cette ouverture était le regretté Didier Lockwood, avec qui j’ai eu le plaisir de jouer de nombreuses fois. De plus, c’était un très bon ami.

Le Matin d’Algérie : Avez-vous des projets en cours et à venir ?

Thierry Eliez : Oui, je travaille sur un nouveau projet, assez différent de tout ce que j’ai fait précédemment. Une nouvelle aventure pour moi ! Et puis, nous continuons sur le projet de Ceilin, à élaborer ensemble les arrangements de ses chansons.

Une tournée avec Magma prendra place entre 2024 et 2025, des concerts avec Eric Serra, puis des concerts au Mexique et au Québec avec Ceilin Poggi autour du projet Emerson Enigma.

Le Matin d’Algérie : Un dernier mot peut-être ?

Thierry Eliez : Quelques références discographiques personnelles.

« Improse » (Album Piano Solo)

« Improse Extended » (Album en Trio avec André Ceccarelli et Ivan Gélugne)

« Berceuses & Balladines Jazz » (Duo Piano/Voix avec Ceilin Poggi)

« Balladines et Chansons douces » (Duo Piano / Voix avec Ceilin Poggi)

« Emerson Enigma » (avec Ceilin Poggi et Le Quatuor Manticore)

« Sur l’Ecran Noir » (Hommage aux Chansons écrites par Claude Nougaro et Michel Legrand. Avec plusieurs invités).

Entretien réalisé par Brahim Saci

https://fr.wikipedia.org/wiki/Thierry_Eliez

Pourquoi les musulmans se sont désintéressés de la science ?

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Enfants musulmans
Image par Prithpal Bhatia de Pixabay

L’Eglise latine avait lié son discours à la science profane, appelée la scolastique, qui était principalement d’origine grecque. Lorsque ce savoir s’était effondré à la suite des découvertes scientifiques, l’autorité intellectuelle de l’Eglise a été remise en question.

Cette évolution n’a pas eu lieu en islam car les oulémas avaient rompu les liens avec le savoir profane, dont la philosophie, l’astronomie, la chimie, etc. Il n’y avait pas de lien entre la théologie et les sciences profanes.

Al Ghazali avait disqualifié la causalité aristotélicienne, affirmant que si le feu brûle le bois, c’est en raison de la volonté divine et non pas en raison des lois de la nature comme le prétend Aristote. D’ailleurs, dit-il, Dieu fait des miracles quand il veut en suspendant les lois de la nature. C’est ainsi que la théologie musulmane s’est désintéressée du savoir profane qui était cependant condamné s’il contredisait la parole des oulémas. La société musulmane est devenue indifférente à la science.

Lahouari Addi

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