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Saïda célèbre la créativité féminine lors de la 8e édition du Festival national

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Du 26 au 30 mai 2025, la ville de Saïda accueillera la huitième édition du Festival national « Littérature et Image de la Femme », placé cette année sous le thème « Littérature et image de la femme… avançons ensemble ».

Ce rendez-vous culturel et artistique met à l’honneur l’expression féminine à travers la littérature et le cinéma, en valorisant le rôle de la femme en tant que créatrice de sens et actrice dans la construction de l’image et de la parole.

Le programme de cette édition s’annonce riche. Il comprendra des projections de films longs et courts traitant des problématiques féminines, des rencontres littéraires avec des écrivaines algériennes de renom, ainsi que des ateliers de formation en jeu d’acteur devant la caméra, spécialement destinés aux femmes, dirigés par le réalisateur Yahia Mezahim.

Des tables rondes réuniront également intellectuelles et artistes autour des questions liées à la place des femmes dans le cinéma algérien, avec la participation de figures telles que Hajar Sabata, Fatima Ouzane, Mounia Boualem et Siham Hemr El Aïn.

Nouveauté majeure de cette édition : le lancement du « Quinté d’or », une compétition officielle du long métrage algérien, qui verra s’affronter cinq films, dont 196 mètres de Chékib Ben Dhib, La Station de Mustapha Ouzgoun, ou encore La Terre de la vengeance d’Anes Djaad. Le jury sera présidé par des personnalités telles que Nesrine Rezag, Dalila Yebout et Amina Salem Kastang.

L’ouverture du festival sera marquée par la projection en avant-première du film La Première Classe de Merzak Allouache, en présence de l’équipe du film. Seront également proposés des documentaires tels que El Beïdh d’Arabi Lekhal, Des hommes libres de Ghezouet Ghazali, ainsi que des courts-métrages signés par de jeunes réalisatrices.

Côté littérature, des soirées poétiques et littéraires réuniront des romancières comme Zoubida Rahou, Djajika Rahimi ou encore Najat Rahmani. L’écrivain algérien Yasmina Khadra honorera aussi l’événement par la présentation de sa dernière œuvre.

Le festival se clôturera par une cérémonie de remise des prix, dont le prix du meilleur film long-métrage, ainsi que les distinctions des concours officiels, dans une soirée artistique célébrant la contribution essentielle des femmes dans les domaines littéraire et cinématographique.

Djamal Guettala  

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Gaza : un peuple au bord de la famine

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Gaza affamé
@UNRWA. Nourriture distribuée à des Palestiniens désespérés.

Le risque de famine s’aggrave à Gaza où l’aide humanitaire, notamment alimentaire, reste délibérément bloquée, s’alarme l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un communiqué. Seuls quelques camions passent les points de contrôle.

On est loin des insupportables besoins des Palestiniens de Gaza, réduits à chercher de quoi survivre dans cette bande de terre réduite réduite en cendres, en sang et en larmes.

Les 54000 civils palestiniens dont une écrasante majorité d’enfants et de femmes et des milliers de blessés ne suffisent pas à Benyamin Netanyahu et ses soutiens pour assouvir leur vengeance, alors il fallait en plus affamer les survivants de l’enfer de la bande de Gaza.

Le communiqué de l’OMS met en lumière une situation humanitaire d’une gravité extrême à Gaza, et il appelle à une action immédiate pour éviter une famine de grande ampleur. En tant qu’observateur critique, il est essentiel de s’interroger sur les responsabilités politiques et éthiques de cette crise, notamment sur le rôle qu’y joue la politique israélienne.

Une politique de siège aux conséquences humanitaires catastrophiques

Le blocus imposé par l’armée d’Israël sur Gaza, et particulièrement son durcissement depuis le 2 mars 2025, constitue un acte qui va bien au-delà d’une simple mesure de sécurité : c’est une politique punitive à l’encontre de toute une population civile. Le fait que de la nourriture et des médicaments soient disponibles à proximité immédiate de Gaza, mais maintenus hors d’atteinte des populations en détresse, met en cause le respect par Israël de ses obligations en tant que puissance occupante selon le droit international humanitaire.

Les statistiques sont accablantes : 500 000 personnes en situation de famine, 57 enfants morts de malnutrition (et probablement bien plus en réalité), un système de santé au bord de l’effondrement, et un accès quasi nul à l’eau potable. Il est difficile de ne pas voir là une stratégie de siège qui transforme l’aide humanitaire en levier politique.

La rhétorique de la « sécurité » face au droit humanitaire

Israël justifie souvent ces restrictions par des impératifs sécuritaires, notamment le contrôle des livraisons pour éviter qu’elles ne profitent au Hamas. Mais cette justification est largement contestable dès lors que l’aide est sous supervision internationale (ONU, OMS, CICR) et que des mécanismes éprouvés de distribution humanitaire existent. Le refus ou les retards dans l’autorisation de convois humanitaires, alors que des enfants meurent de faim, ne peuvent raisonnablement être justifiés au regard des principes fondamentaux du droit international humanitaire.

Le silence et la complaisance de la communauté internationale

Ce communiqué souligne aussi, en creux, la faillite morale de la communauté internationale à faire pression de manière efficace sur Israël. Les appels répétés des agences de l’ONU à lever le blocus restent sans effet tangible. Ce manque de volonté politique internationale renforce l’impunité de fait dont bénéficie Israël dans sa conduite du conflit, au détriment de la vie de centaines de milliers de civils.

La faim comme arme de guerre

Il faut appeler les choses par leur nom : ce que montre ce communiqué et les différents témoignages, c’est que la faim est aujourd’hui utilisée comme arme de guerre à Gaza. Le refus d’accès à l’aide humanitaire dans un contexte de détresse extrême n’est pas une négligence ; c’est une stratégie délibérée, documentée, et condamnable. Elle viole le droit international et les principes d’humanité les plus élémentaires. Si la communauté internationale, y compris les alliés d’Israël, ne se mobilise pas fermement pour faire cesser ce blocus, elle sera complice – par inaction – de la catastrophe en cours.

La levée immédiate du blocus et la mise en place d’un corridor humanitaire sécurisé et supervisé ne sont pas des options, mais des impératifs. Chaque jour de retard coûte des vies.

Rabah Aït Abache

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Le général Hassan désigné à la tête de la DGSI

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Généraux

C’est là une revanche sur l’histoire. Le général Abdelkader Aït Ouarabi, dit général Hassan (73 ans), ancien chef de l’unité d’élite du Scorat (service de coordination opérationnelle et de renseignement antiterroriste) a été désigné à la tête de la Direction générale du renseignement intérieur (DGSI) en remplacement d’Abdelkader Haddad, alias Nacer El Djenn.

Pour l’heure, aucune information officielle ne confirme ni n’infirme l’intronisation du général Hassan à la tête des renseignements intérieurs. Et rien ne transpire non plus sur l’avenir d’Abdelkader Haddad qui n’aura passé que 11 petits mois à la tête de la direction du renseignement intérieur. Assez suffisant manifestement pour décider de le renvoyer.

Ce limogeage sur une période aussi courte appelle plusieurs questions. Pourquoi il a eu lieu ? Qu’en sera-t-il du général Nacer El Djenn ? Sera-t-il appelé à une autre mission ? Ou finira-t-il dans un placard ?

Mais qui aurait parié un dinar sur le retour en grâce de ce général qu’Ahmed Gaïd Salah a jeté en prison sous le règne de Bouteflika ?

La désignation du général Hassan à un poste aussi sensible est un de ces retournements de l’histoire dont seule l’Algérie est capable ! N’a-t-on pas non plus assisté au retour du général-major Djebar Mehenna (limogé il y a quelques mois) après être passé par la case prison ?

Après avoir purgé sa peine de prison, il a été acquitté jeudi 25 mars 2021 par la Cour d’appel militaire de Blida et donc réhabilité.

Cette nomination arrive au moment où les services de renseignements sont mis en cause dans notamment l’affaire Amir Dz. La Direction de la documentation et de la sécurité extérieure (DDSE) y est pointée du doigt. Pas seulement, les frontières Sud et Est du pays sont plus que jamais des lignes de front de potentielles actions de menaces de déstabilisation. La crise avec le Mali est une nouvelle source de sérieuses inquiétudes en haut lieu.

Le retour du général Hassan à la tête de la DGSI peut ne pas être anodin. Même si la cartographie des groupes terroristes qui écument le Sahel a beaucoup changé, ses connaissances de la région peut avoir pesé dans sa désignation.

De l’ombre à la lumière

L’homme aura donc tout connu. Les années de sang des années 1990, celles de conflits et de luttes larvés sous Bouteflika, la prison puis la réhabilitation. Après avoir été au cœur de la lutte antiterroriste des années 1990 et 2000, il sera placé à la tête du Service de coordination opérationnelle et de renseignement antiterroriste (Scorat) de 2006 jusqu’à 2015. 

Placé en détention provisoire en 2015, il était accusé de “destruction de documents” et « infraction aux consignes militaires”. Le général Hassan a été arrêté dans la soirée du 27 août 2015 à son domicile, à Chevalley (hauteurs d’Alger) et déféré le lendemain devant le tribunal militaire de Blida qui l’avait placé en détention provisoire. Trois mois plus tard, son dossier a été transféré au tribunal militaire d’Oran, en application de l’Article 30 du Code de Justice militaire, qui stipule qu’un officier dont le grade est supérieur à celui de capitaine bénéficie du privilège de juridiction, avait rapporté la presse à l’époque.

Le général Hassan a été condamné à 5 ans en 2019. Une peine qu’il avait purgé en novembre 2020. Abdelkader Aït Ouarabi a été le premier général à être emprisonné sous Bouteflika. Sous Tebboune, on ne compte plus le nombre de ceux qui dorment derrière les barreaux.

Valse et instabilité

La valse à la tête des services des renseignements continue depuis l’arrivée de Tebboune au pouvoir. Le limogeage du général Haddad dont la confirmation ne devrait pas tarder à être rendue publique ne fait que s’ajouter à l’ambiance de grande instabilité et improvisation qui rongent les institutions depuis l’arrivée d’Abdelmadjid Tebboune et Saïd Chanegriha au pouvoir.

Yacine K.

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Tentative d’homicide à Bejaia : arrestation de 4 individus

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Policiers algériens

Les éléments de la police judiciaire de la wilaya de Bejaia ont appréhendé et neutralisé, dans le courant de cette semaine, un groupe criminel de 4 individus impliqués dans une affaire de tentative de meurtre avec arme à feu, commandité depuis l’étranger, a indiqué jeudi un communiqué de la sureté de wilaya.

Parmi les personnes arrêtées figurent deux exécutants qui ont mené l’opération au quartier «Edimco», situé à la périphérie ouest de la ville de Bejaia, sans pour autant atteindre leur cible, a précisé la même source.

L’un des mis en cause a été arrêté incidemment dans une enquête parallèle liée au trafic de drogue et d’hallucinogènes en provenance de l’étranger.

Son arrestation a permis de mettre la main sur un pistolet automatique utilisé lors de la tentative d’homicide, a-t-on précisé.

Selon les aveux de la personne arrêtée, l’arme lui a été livrée par un commanditaire basé à l’étranger, moyennant une somme de 500 000 DA (50 millions de centimes).

La poursuite de l’enquête, confiée à la brigade des crimes majeurs relevant de la sûreté de wilaya, a permis l’arrestation de toute la bande et la récupération de deux pistolets automatiques (catégorie 4), 20 cartouches de différents calibres, et la saisie de la moto qui leur a servi de moyen de transport, pendant et après la tentative d’homicide, a ajouté la même source.

Déférés devant le parquet, les mis en cause ont tous été placés sous mandat de dépôt, a conclu le communiqué.

APS

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Le choix de Rayan Cherki de jouer pour l’équipe de France déçoit en Algérie

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Rayan Cherki
Rayan Cherki

L’attaquant de Lyon Rayan Cherki a été convoqué pour la première fois en équipe ce mercredi 21 mai par le sélectionneur des Bleus Didier Deschamps. Une nouvelle qui n’a pas fait que des heureux, car du côté de l’Algérie, des supporters ont du mal à voir la pépite de 21 ans porter le maillot bleu.

« Il faut fermer le dossier Cherki, il a fait son choix ». « C’est la faute des responsables du football algérien, Cherki, c’est une perte pour l’équipe nationale ». Des supporters de la sélection algérienne ont exprimé leur déception, voire leur colère, après le choix de Rayan Cherki de porter le maillot de l’équipe de France. Ils reprochent à l’attaquant lyonnais d’avoir fait attendre toute une nation pour rien.

Né à Lyon, d’une mère algérienne et d’un père français, Cherki avait le choix entre les deux sélections pour sa carrière internationale. Après avoir disputé les JO 2024 avec les espoirs français, il va continuer à grandir avec le maillot de l’équipe France.

Son appel chez les Bleus a fait aussi la une des médias spécialisés en Algérie, montrant l’ampleur médiatique de ce dossier et l’importance accordée par la presse algérienne à cette décision.

Pour Mohamed Touileb, journaliste de la Gazette du Fennec, la Fédération algérienne a fait ce qu’elle devait faire, mais le joueur n’a jamais clamé son envie de jouer un jour avec les Verts. « La Fédération algérienne, du temps de Djamel Belmadi, mais aussi après la venue de Walid Sadi, président de la fédération, a essayé de convaincre Cherki d’opter pour les Verts, mais son choix était déjà fait. On ne peut pas dire que c’est un coup de tonnerre, parce qu’il n’a absolument rien promis à l’AlgérieLa page Cherki est désormais tournée et je pense que l’équipe nationale a de quoi faire pour l’avenir. »

Malgré tout, la déception a aussi atteint d’anciens internationaux algériens comme Nacer Bouiche, ex-attaquant des Verts. « Personnellement, je suis déçu. Je respecte cette décision. On espérait que ce joueur soir avec notre sélection, cela aurait été une valeur ajoutée certaine. Mais, c’est comme ça, il y aura d’autres pépites qui rejoindront l’équipe d’Algérie. »

La plupart des médias algériens ont donc acté à la fin d’un long feuilleton en attendant le prochain : celui d’un autre binational très convoité, l’attaquant de l’AS Monaco, Maghnès Akliouch.

RFI

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Kamel Daoud : « Suis-je un traître ? Peut-être. Et alors ? »

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Kamel Daoud

Dans un récent article publié par « Le Point », Kamel Daoud nous interpelle par un sacré cri du cœur : « Suis-je un traître ? Peut-être. Et alors ? ». Il faut une sacrée dose de courage pour oser asséner telle formule.

Si l’on se tient à la définition du mot traître : « personne qui se rend coupable de trahison (action de trahir son pays, sa patrie, une cause) », force est d’admettre que dans telle extension nous pourrions insérer des millions d’Algériens vivants. Nul besoin de convoquer les morts, vu l’étendue aux contours imprécis du positionnement et des référentiels auxquels chacun peut faire appel pour délimiter la cause des uns et la patrie des autres, bien souvent virtuelle pour beaucoup si elle n’est pas tout simplement chimérique.

Pour étayer ce méli-mélo d’héroïsme et de trahisons, pléthore d’exemples nous rappellent qu’il est impossible d’affranchir de toute subjectivité l’enveloppe de la plupart des épisodes de notre Histoire récente :

– Au commencement des articles de la Constitution fût décrété « Islam religion d’Etat », cette loi qui porta le croyant au firmament de l’héroïsme et relégué l’insoumis à celui de traître impie ayant osé renier l’une des principales, voire l’unique, constante nationale qui charrie inexorablement la république algérienne à contre-courant de toute modernité. N’est-ce pas au nom de tel reniement à la cause d’Allah que les islamistes de tous bords, ceux du pouvoir en premier, qualifient les non-croyants de minorité de déracinés et de traîtres à une nation que l’on s’acharne à transformer en une composante absolue d’une certaine « oumma » ? « Kheiratine » de surcroît.

– Quand les combats faisaient rage contre les hordes intégristes, lesquelles s’étaient attelées à transformer la république en califat, Liamine Zeroual n’avait-il haussé le ton et usé de sentences impérieuses mais justes pour qualifier les compagnons de Ali Belhadj, Madani Mezrag et Hassan Hattab de traîtres et de fléau qu’il fallait éradiquer au plus tôt ?

Dès son arrivée au pouvoir, Bouteflika ne tint-il pas un discours diamétralement opposé en réhabilitant les combattants de Dieu par des « Monsieur Hattab », par-ci, et des « si j’étais à leur place à leur âge, j’aurais fait la même chose », par-là, allant jusqu’à dérouler le tapis de tous les honneurs aux responsables d’innommables horreurs ? Qui de Bouteflika ou de Zeroual avait raison, qui avait tort ? Que sont Hattab, Mezrag et Belhadj, des géants ou des félons ? Les mosquées de Kouba et d’El-Mouradia ont leur réponse, nous avons la nôtre !

– Saïd Sadi, Ferhat Mehenni, Nourdine Aït Hamouda et 21 autres Kabyles n’avaient-ils pas été emprisonnés à Berrouaghia sous l’accusation d’atteinte à la sûreté de l’État, délit de haute trahison passible de la peine de mort, à la suite du printemps berbère ? Qui de ces 24 défenseurs de la cause amazigh ou de leurs geôliers sont les héros, qui sont, à la patrie, déloyaux ? Les dignes héritiers de Boumediene, doivent avoir leur réponse, nous avons la nôtre !

– Qui peut ignorer le fait que la plupart des arabophones, surtout les islamistes bornés, considèrent les berbérophones, surtout les Kabyles d’ailleurs, récalcitrants à une arabisation forcée comme des traîtres aux causes de l’arabité et de l’islamité prescrites à tout l’espace amazigh d’Afrique du Nord ?

– Côté face du problème arabo-berbère, les berbérophones ne voient-ils pas les partisans d’une arabo-islamisation aveugle comme des traîtres ayant renié leurs racines pour défendre une cause venue d’ailleurs et qui est loin d’être la leur ?

– Quand des élections sont organisées, surtout les présidentielles, celui qui ne se rend pas aux urnes n’est-il pas considéré comme traître à la cause de la petite famille révolutionnaire, alors que celui qui s’y rend pour donner un quitus de gouvernance à ceux qui pillent le pays est glorifié et encensé en héros par ce pouvoir de petits mafiosos ?

– Construire une grande mosquée à des milliards de dollars pour aller se faire soigner au Val de Grâce, laissant le petit peuple se dépatouiller dans des structures hospitalières indignes, fait-il de ce même Bouteflika un homme vaillant ou un grand charlatan ?

– Se rendre en Suisse pour y guérir une petite addiction à la cigarette fait-il du Général Nezzar un brave ou un poltron ? Son fils, celui qui s’est permis de tabasser SAS pour une simple chronique journalistique, a sa réponse, nous avons la nôtre !

– Infliger deux années de prison à Mohamed Benchicou pour avoir dénoncé, avant tout le monde, l’imposture Bouteflika fait-il des juges qui l’ont condamné des traîtres ou des héros ? Ceux qui ont confisqué le pays doivent avoir leur réponse, nous avons la nôtre !

Des pages et des pages de listings ne suffiraient pas à dresser un inventaire complet de la traîtrise des uns et de l’héroïsme des autres sans pour autant dégager quelconque objectivité à ces qualificatifs qui s’invitent dans le débat socialo-politique. De toute évidence, de quelque côté où l’on se positionne, on est toujours traître à la cause de quelqu’un d’autre si l’on n’y souscrit pas. Et ces notions ne portent pas la moindre empreinte d’un objectivisme infaillible, qui puisse les faire endosser aux uns tout en les retirant aux autres.

Même en temps de guerre, abattre des hommes, furent-ils ses pires ennemis, cela suffit-il à délimiter quelque contour d’héroïsme ? Par là même, refuser de se battre pour occire son prochain représente-il un signe objectif de lâcheté synonyme de forfaiture ? Autant de questions philosophiques qui tortureront encore l’homme jusqu’à son extinction finale !

De mon point de vue, si traîtres on doit désigner avec courage, ceux sont tous ces parasites qui gravitent autour du pouvoir avec une servilité défiant toute philosophie, ceux-là même qui maintiennent l’attention du peuple perpétuellement rivée sur le rétroviseur de la religion et de l’Histoire pour l’empêcher d’entrevoir les voies de demain !

Nous sommes en 2025, avec plus de 60 années d’indépendance nos mères et nos grands-mères regardent les images de la télévision de leur pays sans comprendre un traître mot de ce qui se trame sur leur dos. Pourquoi un tel acharnement à vouloir imposer à des peuples, des appartenances qui ne sont pas les leurs, ni linguistiques, ni politiques, ni sociales ?

À cet égard une véritable réconciliation n’aura de réelle valeur que si les discours politiques se font dans les langues du terroir, du mozabite au chaoui, du kabyle au chleuh, du targui au tamasheq, etc., car s’adresser au peuple dans un arabe nucléaire que personne ne comprend ou dans la langue du colon, c’est continuer à se moquer de ce peuple dont tout le monde veut confisquer les valeurs et l’histoire millénaire au nom de supercheries et de tous les mensonges de Dieu. L’histoire de l’Algérie ne remonte ni à 1954, ni à 1932, ni à 1832, encore mois à l’an 622 !

Si le pouvoir a pour objectif de se donner une assise populaire, il devrait sérieusement cogiter l’idée de créer un parti des peuples algériens tout en abandonnant ces histoires de légitimité historique. Pourquoi refaire les erreurs des autres pays qui ont fait disparaître la sève authentique de leurs territoires aux noms d’hégémonies coloniales (les USA vis à vis des Indiens, la France, l’Espagne etc., vis à vis de leurs peuples autochtones).

Nous avons les moyens d’innover. Le mouvement citoyen l’a démonté pendant deux ans, pour faire de l’Algérie un exemple de tolérance et d’harmonie entre nos peuplades, si tant est que l’esprit colonialiste du panarabisme et de l’islamisme qui en découle prenne fin.

En attendant des jours meilleurs qu’en haut lieu on se refuse à nous offrir, nous, citoyens d’en bas, sommes fatigués de ces guéguerres de légitimité historique qui confèrent aux uns le statut de héros et aux autres celui de traître.

Nous sommes fatigués que l’on nous force constamment à regarder en arrière pour nous empêcher de prendre le chemin du monde qui avance !

Nous sommes fatigués que l’on écrive l’histoire de nos peuples à travers ses dictateurs et ses colons !

Nous sommes fatigués que l’on nous invente des traîtres et des héros !

Nous sommes fatigués que nous, le peuple, soyons toujours écartés, brimés et objet de toutes sorte de vetos !

Nous sommes fatigués qu’un homme, un seul décide de notre destinée depuis 1962 !

Nous sommes fatigués de la dictature de cette famille de papys FLiN-tox qui s’autoproclame révolutionnaire pour nous piller, nous brimer, et nous confisquer jusqu’à notre liberté de pensée !

Nous sommes fatigués qu’en l’an de grâce 2025, des centaines de prisonniers d’opinion croupissent encore dans une république qui se dit démocratique et populaire !

Kacem Madani

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Le pouvoir interdit le meeting du RCD à Alger : le parti dénonce une dérive autoritaire 

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RCD
Photo RCD.

Une nouvelle fois, le RCD se voit empêché d’exercer son droit à la libre expression. Le meeting que devait organiser le parti d’opposition ce samedi 24 mai à la salle Ibn Khaldoun à Alger a été annulé, faute d’autorisation administrative pour l’occupation de la salle. »

L’arbitraire a sévi encore une fois contre un parti républicain ! A deux jours de l’événement, la wilaya d’Alger a notifié son refus. Un refus de plus, « un refus de trop », dénonce le RCD dans un communiqué au ton ferme, publié le 22 mai.

Le RCD ne cache pas sa colère. « Pourtant, un accord préalable pour la réservation de la salle avait bel et bien été donné, comme l’atteste le document joint », rappelle-t-il. Le revirement soudain des autorités locales s’est fait sans justification officielle, dans une opacité totale. Cette décision, estime le parti, constitue une « violation flagrante de la loi, de la Constitution, et du droit fondamental des citoyens à la liberté d’expression et à l’exercice politique ».

Plus inquiétant encore : la formation indique avoir également adressé d’autres demandes d’utilisation de salles auprès de la mairie d’Alger-Centre. Toutes sont restées sans réponse. Une tactique silencieuse mais redoutablement efficace pour empêcher la tenue d’activités politiques.

L’opposition sous pression

Le RCD replace cette nouvelle entrave dans un climat plus large d’hostilité ciblée. Il dénonce des « attaques coordonnées, émanant à la fois de milieux islamo-conservateurs et de certains cercles résiduels prétendant appartenir au pôle démocratique ». Une convergence d’hostilités symptomatique, selon le parti, d’une volonté persistante d’entraver la constitution d’un véritable front démocratique en Algérie.

Face à ces agressions, le RCD affirme élever le débat plutôt que de s’y abaisser : « Quand certains se complaisent dans les caniveaux, le RCD élève le débat. Quand ils manipulent, nous argumentons. Quand ils vocifèrent, nous proposons. »

Dans une démarche légale, le parti annonce avoir  saisi le tribunal administratif pour contester la décision. « Conformément à ses principes, et dans le strict respect de la loi », précise le communiqué. Mais ce recours, bien que symbolique, suffit-il à faire face à un appareil institutionnel que le RCD accuse d’être entièrement inféodé à la logique du pouvoir ?

Pour le parti, cette nouvelle interdiction est révélatrice d’un malaise politique profond. « L’obstination du pouvoir à verrouiller les espaces d’expression politique et à museler l’opposition est non seulement antidémocratique, mais aussi porteuse de graves périls pour la stabilité du pays. »

Une opposition sous pression

Empêcher un parti légal de s’exprimer, c’est porter atteinte au cœur même de la démocratie. C’est aussi prendre le risque de détourner les citoyens du débat pacifique et rationnel, pour les pousser vers d’autres formes d’expression. Dans un contexte national marqué par la précarité économique, les tensions sociales et la démobilisation civique, ce type de décision apparaît à la fois anachronique et dangereuse.

Le RCD en est conscient, et conclut son communiqué sur une mise en garde : « Le régime en place portera l’entière responsabilité des conséquences de cette stratégie de fermeture et d’exclusion. » Pour autant, le parti ne compte pas renoncer. « Il continuera à militer, malgré les entraves, la répression et les atteintes aux libertés. Il continuera à parler là où d’autres empêchent le débat. À proposer là où d’autres dénigrent. À déranger là où d’autres s’aplatissent. »

Et de rappeler sa devise, martelée avec détermination : « Notre ligne est claire, notre cap est tracé : servir l’Algérie, pas s’en servir. »

La rédaction

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Mohamed Tadjadit voit sa peine réduite à un an de prison ferme en appel

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Mohamed Tadjadit
Mohamed Tadjadit

La chambre pénale de la cour d’Alger a rendu sa décision dans le procès en appel de l’activiste et poète Mohamed Tadjadit arbitrairement condamné.

Selon un communiqué de son avocate, Me Fetta Sadat, la cour a confirmé le jugement de première instance dans son principe, tout en réduisant la peine de prison à un an ferme, contre cinq ans initialement prononcés.

Un jugement partiellement réformé

Le jugement initial, rendu le 20 janvier 2025 par le tribunal de Rouïba, relevant de la cour d’Alger, condamnait Tadjadit à cinq ans de prison ferme, 200 000 DA d’amende ferme, ainsi qu’à la confiscation des objets saisis. Le procès s’était tenu en comparution immédiate, quelques jours après son arrestation le 16 janvier 2025.

En appel, la cour a décidé de maintenir la culpabilité mais d’atténuer la sanction pénale, ramenant ainsi la durée d’emprisonnement à un an ferme.

Quatre chefs d’inculpation retenus

Mohamed Tadjadit a été poursuivi et condamné pour quatre délits figurant dans le Code pénal algérien : atteinte à l’intégrité du territoire national (article 79), exposition au public de publications, vidéos et enregistrements susceptibles de porter atteinte à l’intérêt national (article 96), incitation à attroupement non armé via les technologies de l’information et de la communication (article 100) et outrage à corps constitué (article 146).

Ces accusations sont liées à son activité sur les réseaux sociaux et à son implication dans la campagne contestataire “Manich Radhy”.

Un militant sous pression judiciaire

Connu pour ses performances poétiques lors des manifestations du Hirak, Mohamed Tadjadit est une figure marquante du mouvement citoyen. Il a déjà fait l’objet de plusieurs poursuites et séjours en détention ces dernières années.

En août 2022, il avait été libéré après avoir purgé une peine réduite dans une affaire liée à l’exploitation d’un mineur durant une manifestation. En février 2024, il avait également été poursuivi pour terrorisme, une accusation finalement abandonnée.

Vers une libération prochaine ?

Compte tenu du temps déjà passé en détention depuis janvier 2025, Tadjadit pourrait quitter la prison dans les prochaines semaines, si la période de détention préventive est déduite de la peine.

Sa défense continue de dénoncer une criminalisation de l’expression pacifique et appelle à la fin des poursuites contre les activistes engagés dans la vie publique à travers des moyens non violents.

Samia Naït Iqbal

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Algérie-France : les bons comptes font les bons amis, pas les ennemis

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Boukrouh

On peut cesser d’être de « bons amis », sans devenir pour autant et pour l’éternité des ennemis irréconciliables.

Cette sagesse s’applique opportunément à la crise franco-algérienne qui nuit aux deux pays et peut les amener à sacrifier leurs intérêts à long terme au ressenti momentané de leurs mésententes passagères.

Ils n’ont aucune raison impérieuse de se mettre à détricoter des relations difficilement tissées depuis 1962 et après un passé commun de plus d’un siècle qui a été très douloureux pour les Algériens.

On lit dans un quatrain de l’hymne national algérien que j’ai abrégé ces paroles :
« Ô France ! le temps des palabres est passé, et celui de rendre des comptes est venu ! ». Cet hymne a été composé par le poète de la révolution algérienne Moufdi Zakaria en 1956, et traduisait le désir algérien de bouter dehors le colonialisme français. Pas les Français qui y vivaient en bonne intelligence avec les Algériens.

De leur côté, les Français possèdent depuis des siècles un proverbe prudentiel qu’ils aiment citer quand ils veulent mettre les choses à plat ou les pendules à l’heure : « Les bons comptes font les bons amis ! ». Une majorité grandissante d’entre eux souhaite l’appliquer aux Algériens toutes catégories confondues qu’ils voudraient voir retourner « chez eux », même s’ils sont nés en France depuis plusieurs générations.

La « cause » qui mobilise le plus l’opinion française actuellement n’est plus la fermeture des portes devant l’immigration, sur ça tout le monde est déjà d’accord, mais la « re-migration », c’est-à-dire le renvoi chez eux des émigrés. Le ministre de l’Intérieur, Mr Bruno Retailleau, s’est affirmé ces derniers mois comme l’homme politique le plus volontariste de cette « cause ». Il vient de gagner son pari.
En un vote interne de son parti, les comptes qu’il a faits se sont avérés payants. Il est passé en une journée du statut de ministre esseulé à celui de chef du courant gaulliste qui a le plus longtemps dirigé la France sous la Ve république, et l’un des piliers de la majorité grâce à laquelle le Macronisme tient encore.
Il est devenu l’homme fort du gouvernement et celui dont la parole va peser dans les prochaines échéances politiques. Le Rassemblement national sait qu’il risque désormais d’être doublé sur sa droite, ce qui l’astreint à revoir ses comptes.

Ces soubresauts de la vie politique française imposent à l’Algérie de refaire ses comptes, elle aussi. Elle n’a plus affaire à un ministre, mais au chef d’un parti requinqué qui a trouvé dans la crise franco-algérienne l’occasion de sortir la tête de l’eau pour prendre immédiatement place dans le couloir de course qui mène à l’Elysée. Et par voie de conséquence à la paix ou à la guerre avec l’Algérie dont le carnet d’ennemis est déjà bien rempli.

Pourtant un avenir mutuellement bénéfique est possible pour les deux pays, surtout lorsqu’on met en corrélation cette crise dérisoire avec les enjeux géostratégiques au Sahel, en Afrique du Nord et en Europe. La Russie, la Chine, la Turquie et les Etats-Unis en tireraient profit pour renforcer leur influence dans la région.

L’Algérie a vocation à devenir une grande puissance amazighe, africaine et méditerranéenne. Elle en a le potentiel, les atouts économiques et humains, mais il lui reste une case à cocher : devenir un Etat de droit démocratique et moderne.

Nour-Eddine Boukrouh

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États-Unis : deux membres de l’ambassade israélienne abattus à Washington

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deux Israéliens abattus à Washington
Washington en état d'alerte !

Deux membres du personnel de l’ambassade d’Israël à Washington ont été tués lors d’une fusillade survenue, mercredi 21 mai au soir, à l’extérieur d’un événement organisé au musée juif de la capitale fédérale des États-Unis, ont déclaré des responsables et des médias.

Très rapidement, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu a ordonné le renforcement de la sécurité des représentations israéliennes dans le monde. 

« Deux membres du personnel de l’ambassade israélienne ont été tués de manière insensée ce soir près du musée juif de Washington. Nous enquêtons activement », a écrit, la secrétaire d’État à la Sécurité intérieur Kristi Noem sur le réseau social X.

Selon les premières informations de la maire et de la police métropolitaines de Washington, vers 21h locales, alors que le musée juif de la capitale, situé tout près du Capitole, accueillait un événement destiné aux jeunes diplomates israéliens, un homme âgé de trente ans, identifié comme Elias Rodriguez, originaire de Chicago, dans l’Illinois, a ouvert le feu sur un jeune couple à l’extérieur du musée aux cris de « Free Palestine », en français « Liberté pour la Palestine ». Il a été arrêté et son arme a été saisie par les forces de l’ordre. Il n’y a donc plus de danger sur place, rapporte le correspondant de Rfi à Washington.

Le représentant permanent d’Israël aux Nations unies, Danny Danon, a dénoncé un « acte dévoyé de terrorisme antisémite ». « S’attaquer à des diplomates et à la communauté juive, c’est franchir une ligne rouge », a-t-il ajouté dans un communiqué. Sur X, le président israélien, Isaac Herzog s’est dit « dévasté » et a, lui aussi, dénoncé un « acte de haine et d’antisémitisme méprisable ».

« Nous avons confiance dans le fait que les autorités américaines prendrons des mesures fortes contre les responsables de cet acte criminel. Israël continuera à agir résolument pour protéger ses ressortissants et ses représentants partout dans le monde », a-t-il déclaré.

De son côté, le président américain Donald Trump a, lui aussi, rapidement réagi. « Ces horribles meurtres à Washington, évidemment motivés par l’antisémitisme, doivent cesser, MAINTENANT ! », a-t-il réagi sur son réseau Truth Social. « La haine et le radicalisme n’ont pas leur place aux États-Unis », a-t-il ajouté.  « C’était un acte éhonté de violence lâche et antisémite. Ne vous y trompez pas : nous retrouverons les responsables et les traduirons en justice », a pour sa part écrit sur le réseau social X, le secrétaire d’État américain Marco Rubio.

L’armée israélienne mène depuis plus d’un an et demi une guerre dévastatrice dans la bande de Gaza et en Cisjordanie occupée. Elle a fait près de 54000 morts palestiniens civils et la destruction de l’écrasante majorité des structures vitales : hôpitaux, écoles, administrations, centres de production d’énergie, de traitement d’eau…

La rédaction avec RFI

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