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CAN féminine 2025 : le Maroc et le Nigeria se qualifient pour les demi-finales

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Le Maroc, hôte de la compétition, a maîtrisé le Mali (3-1) pour se qualifier en demi-finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, devant son public à Rabat.

Dans l’autre affiche de la journée, le Nigeria a écrasé sans difficulté la Zambie (5-0) et s’avance d’ores et déjà comme le prétendant numéro un au sacre final, qui serait synonyme de 10e titre de championnes d’Afrique pour les Nigérianes.

Les Lionnes de l’Atlas seront au rendez-vous du dernier carré. Le Maroc, hôte de cette édition 2025, a dominé son quart de finale face au Mali (3-1) ce vendredi à Rabat.

L’attaquante Ibtissam Jraidi a mis les Lionnes sur de bons rails en marquant dès les premières minutes (7e, 1-0), pour débuter un match globalement maîtrisé par les Marocaines qui ont monopolisé le ballon (60% de possession sur 90 minutes). Les Aiglonnes ont cru relancer le match avant la mi-temps avant de voir le but de l’égalisation être refusé pour un hors-jeu (37e).

En fin de match, Jraidi s’est offert un doublé sur pénalty (79e, 2-0) pour creuser l’écart, avant que l’attaquant du RC Strasbourg Kenza Chapelle, toute juste rentrée en jeu à la 84e minute, ne vienne mettre le Maroc définitivement hors de portée des Aiglonnes avec un troisième but (89e, 3-0). Le Mali a tout de même réussi à arracher un pénalty dans les dernières secondes, transformé par Aïssata Traoré (90e+7, 3-1). Une réaction trop tardive pour les Maliennes dans ce match.

Après la désillusion de la finale perdue contre l’Afrique du Sud en 2022, les Lionnes de l’Atlas sont qualifiées en demi-finale de la compétition pour la seconde fois consécutive et sont en bonne voie pour aller décrocher leur premier titre continental. Elles croiseront la route de l’Algérie ou du Ghana dans le dernier carré.

Le Nigeria vers un 10e sacre ?

La marche des quarts de finale était en revanche bien trop haute pour la Zambie. D’autant plus face à une équipe du Nigeria qui s’avançait forte de son statut de référence absolue de la Coupe d’Afrique des nations féminine (9 titres remportés en 13 éditions depuis 1998) et qui n’a fait qu’une bouchée des Copper Queens (5-0) ce vendredi à Casablanca.

Les Super Falcons ont réalisé un départ canon pour lancer ce premier match des quarts de finale, en ouvrant le score dès le coup d’envoi grâce à Osinachi Ohale (2e, 1-0). Esther Okoronkwo a ensuite doublé la mise à la demi-heure de jeu (33e, 2-0), avant que Chinwendu Ihezuo ne mette déjà fin au suspense avant même la mi-temps, avec un troisième but pour les Nigérianes (45e, 3-0).

Dépassées malgré la présence dans leurs rangs de Barbra Banda, joueuse africaine de l’année, les Zambiennes n’ont pas réussi à réitérer leur exploit de 2022, où elles avaient battu les Super Falcons lors du match pour la 3e place. Le Nigeria a même enfoncé le clou en seconde période, avec des buts d’Oluwatosin Demehin (68e, 4-0) et de Folashade Ijamilusi (90e+1, 5-0) pour parfaire une véritable démonstration et foncer sans forcer vers le dernier carré, où les Falcons affronteront le vainqueur du match entre l’Afrique du Sud, championne en titre, et le Sénégal.

RFI

CAN 2024 Dames : les Algériennes éliminées en quart de finale par le Ghana

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La sélection algérienne féminine de football, a été éliminée au quarts de finale de la 15e Coupe d’Afrique des nations CAN-2024 après sa défaite ce samedi face au Ghana (0-0, aux t.a.b : 2-4).

Qualifiée pour la première de son histoire pour les quarts de finale, après cinq éliminations de suite dès le premier tour (2004, 2006, 2010, 
2014, 2018), l’Algérie a terminé deuxième du groupe B, au premier tour, grâce à un succès face au Botswana (1-0) et deux nuls face à la Tunisie et le Nigeria, sur le même score (0-0).

Massinissa, la voix souveraine des Aurès

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Il n’est pas de ces artistes que l’on voit partout, sous les feux vains des projecteurs télévisés. Non, Massinissa — de son vrai nom Ali Chibane, né le 26 juin 1967 à Oued El Ma (Ighzer n Waman en tamazight, Lomsotti dans l’Antiquité, Bernelle durant la colonisation) — appartient à cette lignée rare qui fait de la musique un combat et de la langue un rempart.

Fils des montagnes chaouies, il porte en lui le chant de sa grand-mère dès l’enfance. À cinq ans, déjà, il reprend les mélodies du terroir, et à quinze, il est la voix qui embrase les mariages et les fêtes populaires. Sa musique est une flamme qui éclaire les sentiers escarpés de l’identité et de la mémoire.

En 1987, au cœur d’une Algérie en pleine effervescence identitaire, il rejoint le groupe Amenay aux côtés d’Aïssa Brahimi. Leur engagement coûte cher : arrêtés à Batna pour avoir arboré la lettre Z en tifinagh — symbole amazigh — ils subissent trois jours de prison. Ce bref emprisonnement grave en lui la certitude que chanter, c’est résister.

Deux ans plus tard, il devient l’âme du groupe Massinissa, baptisé du nom du roi numide, symbole de souveraineté et de dignité. Quand le groupe se dissout, Ali Chibane ne renonce pas. Il s’empare du nom, en fait un étendard, et poursuit seul sa quête, alliant les sons électriques du rock à la force des rythmes chaouis, sous l’influence mêlée de Pink Floyd, Joe et Idir.

Son œuvre, dense, compte dix-neuf albums où s’entrelacent amour, exil, terre et combat. Des disques comme Anza (1992), Zzin n Tmazighine (1994), Rouba (1996), Youba (2001) ou Twiza (2008) dressent un paysage sonore où l’héritage ancestral dialogue avec la modernité. En 2017, il scelle un pacte musical avec Ali Amran en enregistrant le poignant duo Tharwa n Djerdjer d Tarwa n Wawres, véritable passerelle entre les montagnes du Djurdjura et de l’Aurès.

Durant une époque, il ne passe plus à la télévision. Écarté sans explication, pendant que d’autres, plus dociles, se succèdent à l’antenne. Mais sa voix, elle, trouve d’autres chemins. Elle traverse les villages, les fêtes populaires, les cabarets de l’exil. Elle vit dans les ruelles de Batna, les cafés d’Alger, les salons de Marseille.

Massinissa n’a jamais couru après la lumière. Il est le porte-voix des invisibles, le gardien d’une langue menacée, l’écho vibrant d’une terre fière et résistante. Sa musique, miroir d’une histoire douloureuse et d’une culture vivante, résonne au-delà des frontières, porteuse d’un message universel : la dignité ne se négocie pas.

Et si demain encore, les projecteurs se taisaient, il resterait. Dans les pierres. Dans les mémoires. Dans ce souffle indomptable d’un peuple debout.

Djamal Guettala

Vedio 

Alim Ben Mabrouk : « Il est temps de tourner la page avec Belloumi »

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Invité de l’émission Offside sur Echorouk News, l’ancien international algérien Alim Ben Mabrouk est revenu sur plusieurs épisodes marquants de sa carrière, notamment le Mondial 1986 et la polémique qui l’a opposé à Lakhdar Belloumi.

Né à Lyon et originaire de Biskra, Ben Mabrouk a dénoncé les divisions internes entre joueurs locaux et professionnels lors du Mondial au Mexique, ainsi que des promesses non tenues par les dirigeants de l’époque. « Nous étions proches d’une qualification historique, mais les tensions internes ont tout gâché », regrette-t-il.

Il est surtout revenu sur l’accusation d’être un « fils de harki », formulée à son encontre après l’élimination face à l’Espagne. « Mon père était un moudjahid. Il a protesté officiellement auprès du consulat. Cette blessure m’a longtemps pesé. »

L’ancien joueur assure toutefois avoir tourné la page, après une rencontre récente avec Belloumi à Doha. « Nous avons parlé franchement. Pour moi, l’affaire est close. Il faut cesser de remuer le passé. »

Ben Mabrouk affirme également avoir proposé un projet de développement à la FAF en 2011, resté lettre morte. Il se dit toujours prêt à aider le football algérien, notamment avec son fils, agent sportif agréé FIFA. Il estime que de nombreux binationaux sont prêts à rejoindre les Verts « si on les approche sérieusement ».

En conclusion, il livre une confidence de taille : « Zinedine Zidane, mon ami, m’a dit qu’il sera sélectionneur de l’équipe de France en 2026. »

Djamal Guettala

Prestation télévisée de Tebboune : quand la parole présidentielle devient un monologue

La rencontre périodique d’Abdelmadjid Tebboune avec quelques représentants de la presse nationale s’est apparentée, une fois de plus, à un exercice de communication institutionnelle bien huilé. Un pathétique monologue.

Face à un chef de l’État qui débitait ses chiffres sans risque d’être malmené, les journalistes présents se sont montrés étonnamment dociles, presque désolés d’interrompre le fil présidentiel. Le ton convenu des questions, l’absence de relance incisive et le manque de contradiction ont donné à cette entrevue l’allure d’un monologue balisé. Aucune question qui fâche. Rien sur les nombreuses promesses présidentielles jamais tenues, rien sur les violations des libertés, les détenus d’opinion, la scène politique anesthésiée, l’isolement de plus en plus prégnant de l’Algérie à l’international…

Or, le rôle premier du journaliste n’est-il pas, précisément, de bousculer l’interlocuteur, de l’amener à sortir de ses éléments de langage et à se confronter aux zones d’ombre du réel ? Cette fois encore, l’occasion a été manquée.

Des angles morts évités

Durant cet échange — plus proche du briefing que du débat — Abdelmadjid Tebboune s’est appliqué à dérouler sa vision de l’Algérie, chiffres à l’appui, sur des sujets aussi variés que la situation économique, la politique étrangère ou encore les réformes institutionnelles. Il a vanté la stabilité du dinar, le retour de la croissance, et les efforts en matière de numérisation et de lutte contre la bureaucratie. Une litanie d’indicateurs positifs qu’aucun journaluste sur le plateau n’a vraiment pris la peine de confronter à la réalité du terrain, ni de remettre en cause.

Les journalistes conviés n’ont pas osé aborder de front les sujets qui fâchent : la répression du mouvement syndical, les restrictions persistantes des libertés, l’étouffement du pluralisme politique, ou encore les zones d’ombre entourant certaines décisions économiques majeures ( commerce du cabas, retard dans l’octroi de l’allocation touristique..). Pas un mot, non plus, sur les affaires de corruption ressurgissant en coulisses ou sur les tensions persistante avec la France sur fond de contentieux judiciaire autour des affaires de Boualem Sansal et de Christophe Gleizes, journaliste emprisonné en Algérie pour « apologie du terrorisme »

Ce silence n’est pas seulement assourdissant : il est symptomatique d’un journalisme sous pression, corseté, ou résigné.

Chiffres maîtrisés, nous dit-il. Des questions évitées

Tebboune a mis en avant la bonne santé économique de l’Algérie, insistant notamment sur la stabilité financière et la souveraineté retrouvée : « L’Algérie a atteint 84 milliards de dollars de réserves. Nous n’avons plus besoin d’endettement extérieur. »

Il a également évoqué la maîtrise de l’inflation : « En 2024, elle était à 9 %, nous avons réussi à la ramener à 4,5 %. » De quel pays parle-t-il donc ? Vit-il réellement en Algérie pour avancer ces autosatisfecit qui transpirent le déni ?

Aucune voix dans la salle ne s’est élevée pour confronter ces chiffres à la vie quotidienne des citoyens, marquée par la baisse du pouvoir d’achat, la persistance du chômage et la précarité sociale croissante. Aucun mot non plus sur les tensions fiscales ou la dynamique réelle de la production hors hydrocarbures.

Diplomatie et sécurité régionale : discours ferme, peu questionné

Sur le plan international, Abdelmadjid Tebboune a réaffirmé l’attachement de l’Algérie à la doctrine du non-alignement. Il a insisté sur l’indépendance stratégique du pays : « L’Algérie n’est un satellite de personne, ce qui nous permet d’être amis avec la Russie, la Chine et les États-Unis ».  « Le non-alignement coule dans les veines de l’Algérie, et ça date du sommet de Bandung en 1955. Tous les dirigeants algériens l’ont toujours adopté. »

Face aux inquiétudes liées à l’instabilité régionale, notamment au Sahel et en Libye, le chef de l’État s’est voulu rassurant : « Aujourd’hui, l’Algérie n’est confrontée à aucune menace d’encerclement terroriste dans son espace immédiat. »

Sur la Libye, il a relativisé le danger : « Elle est crisogène pour ceux qui font de la géopolitique. Où est la menace ? La Libye est dans cette situation depuis 2011. Est-ce qu’elle constitue une menace pour l’Algérie ? »

Concernant le Mali, il a rappelé l’ancienneté des tensions : « Le Mali vit une instabilité entre le nord et le sud depuis 1960, et nous sommes intervenus plus d’une fois pour apaiser les tensions. Aujourd’hui que le Mali le considère comme une ingérence, nous ne tenons pas à nous imposer. »

Il a également défendu l’Accord d’Alger : « Je rappelle que ces accords n’ont pas été imposés par Alger. Ils ont été pilotés par l’Union africaine et l’ONU. »

Abordant les questions de sécurité aux frontières, il a été catégorique : « En tant que président de la République, je n’accepterai jamais la présence de mercenaires à nos frontières. C’est une ligne rouge. » Et de préciser que la Russie reste un partenaire stratégique :  » La Russie est un pays ami. »

Mais aucun journaliste n’a demandé d’éclaircissements sur les accusations formulées par certains acteurs maliens, qui reprochent à l’Algérie une certaine complaisance à l’égard de réseaux djihadistes opérant dans la région. Pas de question non plus sur les conséquences possibles du rejet affirmé de toute présence de mercenaires aux frontières sur les relations avec Moscou. Les interrogations sur les limites actuelles de l’influence algérienne dans une région pourtant qualifiée de profondeur géostratégique nationale sont, elles aussi, restées sans écho.

Économie : diversification annoncée, questions absentes

Sans contradicteur Tebboune a parlé tout seul pour dire tout ce qu’il voulait sans qu’aucun des journalistes n’ait leur le courage de le pousser dans ses retranchement. Alors bien sûr, il a par exemple annoncé une ouverture économique vers l’Asie : « Un investisseur malaisien est prêt à investir 20 milliards de dollars dans le secteur industriel en Algérie. » Qui ? Quand ? Pourquoi ? Tebboune n’en dit rien. Un investissement de 20 milliards ? N’est-ce pas un peu gros !!!

Il a expliqué la vision graduelle de l’intégration économique : « Dans notre politique d’intégration, l’Algérie donne la priorité à l’intégration interne au niveau national, ensuite à l’espace africain, puis au marché de libre-échange arabe, et aujourd’hui à l’Asie. » Du grand art !

Sur les tensions commerciales avec les États-Unis, il a relativisé : « Ces droits de douane inquiètent ceux qui ont 40% d’échanges commerciaux avec les USA, mais pas nous. Nos exportations vers les USA sont dérisoires. » il ne croit pas s’y bien dire. Comme si ce n’était pas le cas, il aurait faire quelque chose !

Une mise en scène pour lisser l’image présidentielle

Il est clair que le format de la rencontre était destiné à lisser l’image du président. Le montrer serein, ferme, compétent, proche des préoccupations des citoyens.

Mais dans la société, cet exercice semble peiner à convaincre. Sur les réseaux sociaux comme dans les discussions informelles, le scepticisme l’emporte. Ce n’est pas que les Algériens refusent d’écouter : c’est qu’ils n’y croient plus.

En l’absence de véritables débats publics, ce genre de rencontre entretient l’illusion d’un dialogue qui ne prend pas. Les préoccupations concrètes — chômage, logement, libertés, justice sociale — restent à la marge du discours officiel

Une presse domestiquée, une démocratie en trompe-l’œil

À défaut d’un véritable contre-pouvoir médiatique, le pouvoir exécutif continue de peaufiner un récit unilatéral. Cette mise en scène d’un dialogue entre le chef de l’État et la presse donne l’illusion d’un échange démocratique, alors qu’il s’agit davantage d’un discours sans contradiction. Tout semble pensé pour éviter les accrocs, les imprévus, les voix dissonantes.

Aucune question sur la condamnation récente du syndicaliste Lounis Saidi à deux ans de prison ferme, ni sur les multiples atteintes à la liberté d’association, ni sur la marginalisation de la presse indépendante. Et pourtant, le moment aurait été propice à clarifier bien des zones d’ombre.

Une intervention qui ne fera pas date à l’international

Sur le plan international, l’intervention du président Tebboune n’a pas davantage suscité d’échos. Aucun grand média étranger n’a relayé ses déclarations, pourtant présentées comme stratégiques, sur la politique régionale ou l’économie nationale. L’absence de traitement médiatique extérieur dit tout : cette sortie présidentielle ne fera pas date.

L’Algérie, bien que centrale dans certaines dynamiques régionales (notamment sahélo-sahariennes ou énergétiques), reste absente du radar médiatique international en dehors des grandes crises ou annonces retentissantes. Le style statique de cette intervention, l’absence d’éléments nouveaux, le manque d’ouvertures concrètes ou de gestes symboliques forts ont contribué à son invisibilité sur la scène internationale.

Ce silence médiatique étranger, couplé à la réception mitigée au niveau national, souligne une réalité que le pouvoir semble feindre d’ignorer : communiquer ne suffit pas à gouverner. Surtout lorsqu’on parle seul, entouré d’interlocuteurs qui n’osent plus poser les vraies questions.

Samia Naït Iqbal

Moundher Boudène « élu » nouveau secrétaire général du RND

Candidat unique, Moundher Boudène a été donc « élu » à l’unanimité nouveau Secrétaire Général du Rassemblement national démocratique (RND) ce samedi, lors des travaux du 7e congrès du parti qui s’est tenu au Centre international des conférences Abdelatif Rahal à Alger.

Docteur en pharmacie, M. Boudène succède au professeur Mustapha Yahi, qui avait annoncé son départ en mai dernier. L’ancien Secrétaire Général avait alors confié à une commission la tâche de préparer le congrès national. L’élection de M. Boudène, qui fait figure de jeune leader au sein du parti, intervient dans un contexte de transition interne et de volonté de renouvellement. Mais pour ceux qui l’ignorent Boudène c’était aussi et surtout un fervent supporter de Bouteflika. Un zélé qui a toujours grenouillé dans les arcanes du pouvoir pour arriver là où il est maintenant. ll était par ailleurs un proche d’Ahmed Ouyahia et de Miloud Chorfi.

Député et vice-président de l’Assemblée Populaire Nationale (APN), Mounther Boudène a occupé plusieurs postes au sein du RND, depuis le bureau de la wilaya de Mila jusqu’à des fonctions nationales.

Dans sa première déclaration en tant que Secrétaire Général, il a affirmé que le RND se positionnerait comme un « soutien fort à l’État » et un « contributeur efficace à la construction de la nouvelle Algérie ». Il a également souligné l’importance de renforcer la cohésion nationale et de soutenir la diplomatie du pays.

Le RND, « un bébé à moustaches » ou la naissance d’un parti d’État 

Fondé en 1997, le Rassemblement national démocratique (RND) a connu une ascension fulgurante dès les premiers mois de son existence. Sa création constitue un événement politique singulier dans le paysage algérien. Rapidement surnommé le « parti de l’administration », le RND a marqué une étape inédite dans l’histoire politique du pays.

Son succès spectaculaire aux élections législatives de 1997 – moins d’un an après sa fondation – a pris de court de nombreux observateurs. A la faveur de fraudes homériques, le parti s’est immédiatement hissé à la deuxième place au Parlement, s’imposant comme une force politique de premier plan aux côtés du Front de libération nationale (FLN).

Cette irruption soudaine sur la scène politique a suscité de vifs débats. L’expression populaire de l’époque, qualifiant le RND de « bébé né avec des moustaches », illustre bien l’anomalie que représentait son apparition : un parti qui semblait jouir d’une maturité et d’une influence disproportionnées au regard de son jeune âge. Une maturité en réalité artificielle, portée par des moyens logistiques, humains et financiers considérables, sans véritable enracinement populaire.

Ces résultats électoraux ont été entachés de critiques virulentes. Plusieurs partis concurrents ont dénoncé des fraudes massives et une manipulation du processus électoral, pointant du doigt les appuis institutionnels dont avait bénéficié le RND. Ce climat de suspicion a durablement marqué les débuts du parti, dont l’essor éclair reste associé à une phase controversée de la vie politique nationale.

Samia Naït Iqbal

Salah Dabouz : expliquez-vous M. Tebboune, pourquoi…

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Nous attendons des explications claires et honnêtes de ta part, Tebboune, sur les points suivants qui mettent en lumière des menaces graves et imminentes pour le pays :

Pourquoi l’eau continue-t-elle de manquer, alors que tu as toi-même déclaré que les stations de dessalement mises en service allaient traiter plus d’un milliard trois cents ou quatre cents millions de mètres cubes par jour, ce qui serait suffisant pour couvrir les besoins de toute l’Afrique du Nord ? Comment expliquer ces pénuries persistantes si ce que tu affirmes est vrai ?

Pourquoi les réserves de change sont-elles tombées à moins de 40 milliards de dollars, alors que tu as annoncé avoir récupéré la majorité des fonds détournés, estimés à des centaines de milliards de dollars ? Où est passé cet argent ? Qui rend des comptes ?

Pourquoi un contentieux inédit avec l’Union européenne sur l’accord d’association a-t-il été porté devant des arbitres internationaux, alors que tu répètes que l’Europe ne suit plus la France, et que Paris chercherait à influencer sa position envers une Algérie accusée de violer les libertés individuelles et collectives ? Cette contradiction révèle une crise profonde et cachée.

Pourquoi l’Algérie a-t-elle été classée dans la zone grise en matière de blanchiment d’argent, après plus de six ans de pouvoir entre tes mains et celles de Chengriha ? Ce classement, que tu as reconnu en déposant un projet de loi au Parlement — prétendument pour lutter contre ce fléau — montre l’inefficacité de ta gouvernance et l’absence de résultats concrets.

Si tout cela ne reflète pas un mensonge d’État, un camouflage délibéré des dangers qui guettent la nation, alors comment faut-il l’interpréter ? La situation actuelle est le fruit d’une gestion hasardeuse, opaque et potentiellement suicidaire, dont le peuple algérien pourrait payer le prix fort.

Me Salah Dabouz

Salah Dabouz est avocat et militant des droits humains. Il était l'un des défenseurs du Dr Kamel-Eddine Fekhar, grand militant des droits de l'homme et de la cause mozabite, mort en détention en 2019.

Cette tribune est publiée par son auteur sur les réseaux sociaux.

Israël et la Syrie s’accordent sur un cessez-le-feu

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Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahu et le président syrien Ahmed al-Charaa se sont accordés sur un cessez-le-feu, deux jours après les frappes israéliennes ayant visé Damas, a annoncé l’émissaire américain pour la Syrie Tom Barrack vendredi.

« Le Premier ministre israélien (Benyamin) Netanyahu et le président syrien Ahmed al-Charaa, avec le soutien du secrétaire d’État américain (Marco) Rubio, ont accepté un cessez-le-feu », écrit Tom Barrack sur le réseau social X. « Nous appelons les druzes, les bédouins, et les sunnites à déposer les armes, et, ensemble, avec les autres minorités, à construire une identité syrienne nouvelle et unie, dans la paix et la prospérité avec ses voisins », poursuit l’émissaire américain.

Rfi

Rebrab, la dernière frontière de mon soutien à la Kabylie ?

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Durant toute ma vie d’adulte j’ai milité pour les droits et la dignité de la Kabylie. Je n’ai rien ménagé dans mes efforts et mes écrits. Mon combat est dirigé contre tous ceux qui ont participé au renforcement du régime militaire pour des intérêts financiers, fussent-ils Kabyles.

Mais dès qu’on parle de Rebrab, alors l’indignation gronde et fustige tous ceux qui osent toucher au moindre poil de l’icône d’une population. Il est le milliardaire qui a réussi, il serait la preuve que la région en possède un qui n’est pas comme les autres. 

Ce n’est pas la conception que je me fais de la Kabylie. Il n’y a aucune raison que je fasse une exception au regard d’un état civil et d’un compte bancaire. On ne me verra jamais défendre un de ceux qui ont dévasté mon pays et donc ma Kabylie.

L’accusation de régionaliste et de raciste me passent au-dessus de la tête comme un murmure qui ne trouve pas porte ouverte dans mes oreilles. La solidité de mes opinions ne me laissera jamais les contredire par un soutien qui leur serait une trahison. 

« Il a construit sa richesse par son intelligence et la force de ses bras me dit-on ». Ah bon ? Les autres milliardaires sont aussi nuls pour ne pas avoir pu le faire sans l’aide des généraux ?

Pas une fois le discours des opposants n’a changé. Toute fortune considérable faite avec un régime militaire n’est pas seulement suspectée mais accusée de compromission avec le pouvoir sans une seule seconde d’hésitation. 

Et pour Rebrab, je ne peux même pas dire un mot sans qu’on me tombe dessus ? C’est tout de même étrange. Et moi, l’étrangeté n’est pas dans les caractères qui nourrissent mon militantisme.

L’autre argument qui m’a toujours été opposé est « s’il a commis des illégalités, prouve-le ! ». Ah bon ? Pour les autres milliardaires, je n’ai rien à prouver devant des évidences mais pour Rebrab il me faut avoir une certification pour légitimer mon accusation.

Et puis qui parle de corruption ? On peut engager une équipe de contrôleurs pour rechercher ce mot dans mes écrits, ils n’ont aucune chance de le trouver.

La raison est simple, allez prouver la corruption avec un régime militaire !  C’est lui qui décide d’intenter un procès pour corruption sur les motifs qu’il veut, le moment qu’il décide et envers les personnes qu’il a choisies.

D’ailleurs, pas besoin de corruption au sens du dictionnaire dans un tel régime, les autorisations et la prise de marchés publics n’a jamais été illégal. Avoir pour compagnons des généraux, notamment un des plus violents, n’a jamais été un délit en droit . Fréquenter avec chaleur et constance le frère Bouteflika, régent de l’Algérie, et de bien d’hommes qui tenaient le régime de main de fer ne l’est pas davantage. 

« Il a créé un groupe média indépendant », me dit-on encore. Ah bon ? J’ai dû rater un épisode algérien. Un groupe de presse indépendant, libre de critiquer les généraux et les corruptions massives ? 

Et puis cette remarque qu’on me lance toujours à la figure, « Au moins, lui a investi dans son pays et participe à sa richesse ». Il ne manquerait plus qu’il ne rende pas des miettes à ceux dont il doit la richesse. Il n’en n’est pas ruiné pour autant puisque plus il investit en Algérie plus il s’enrichit. 

Ma république rêvée est celle du droit et de l’égalité des chances, pas celle de la mendicité. Elle a besoin d’équité et de droit, pas d’un mécène . Non seulement il bâtit sa fortune avec un régime qui a terrorisé et pillé le peuple, il faut aussi que le peuple en fasse son bienfaiteur ?

Avec Rebrab, nous retournons à l’époque des grands capitaines d’industrie européens du 19ème siècle qui faisaient de la charité à destination de leurs salariés. Tous les systèmes sociaux étaient fournis par le bon père du peuple. Des logements sordides jusqu’à l’humiliation des soupes populaires.

Le bienfaiteur Rebrab promettait que l’or allait couler dans les rivières, que des usines de désalinisation fleuriraient dans chaque champ, que des hôpitaux sortiraient de terre, que la liberté reviendrait et même, ne riez pas car c’est vrai, qu’un chemin de fer transafricain allait être construit pour l’épanouissement des peuples et de leurs échanges.

« Oui mais il ne doit rien à personne pour sa fortune à l’étranger ». Ah bon ? Il a obtenu un prêt   bancaire auprès de la succursale de la rue des rêves, sur la seule garantie de réussite ? 

« Il a bénéficié d’une subvention et d’une autorisation d’investissement à l’étranger, c’est parfaitement légal ». Ah bon ? Il faut encore retourner à la notion de la légalité. C’est incroyable ce que ce monsieur est couvert par la légalité.

Jamais ce personnage ne s’était inquiété des difficultés énormes que nous avions pour construire une démocratie. Jamais je ne l’avais vu au siège du parti et encore moins proposer aux démocrates le moindre de ses sous (ce que d’ailleurs nous ne le lui avons jamais demandé ni n’aurions accepté). Rebrab est malin mais pas un fou. Pourquoi prendrait-il un tel risque pour sa fortune ? 

La grande erreur que j’ai commise, car à ce niveau de militantisme, c’est une erreur impardonnable, est d’avoir accepté de convaincre une équipe de deux journalistes étrangers à visiter une usine et obtenir des renseignements sur l’état de l’industrie en Algérie.

Les hommes du pouvoir ne nous ouvrent leurs portes que pour des raisons de communication, jamais par soutien politique. Je l’ai déjà dit, les fous ne font jamais fortune.

Et puis la pire des remarques, celle en résumé de toutes les autres, une abominable phrase qui détruit tous mes fondements d’une vie, « Le nôtre n’est pas comme les autres ! ». Je ne me suis pourtant jamais découragé malgré cette affaire sordide de Rebrab. Mon soutien est indéfectible car je défends mes propres droits en étant à coté du combat pour les droits et la dignité de la Kabylie. 

C’est la réponse au point d’interrogation du titre. Pourquoi alors ce questionnement ? Il est provoqué par la résurgence de la fièvre Rebrarienne dans l’actualité récente. Je dois avouer que je suis essoufflé, fatigué et meurtri, cette frontière du point d’interrogation me fait signe de nouveau avec plus de force. La cause de mon courage de ne pas être tenté est l’honnêteté du combat de la quasi majorité de mes compatriotes.  

Quant aux pauvres malheureux crédules, je leur pardonne parce que le rêve, c’est toujours la promesse d’un bonheur qui leur est refusé. Mais pour beaucoup d’intellectuels intelligents, je ne peux pas avoir la même complaisance. Ils avaient la responsabilité de réveiller les foules, ils les ont plongés davantage vers l’illusion et la dévotion. 

Ils voulaient, qui des miettes de retombées économiques, qui une parcelle de pouvoir et de notoriété. Que voulez-vous, l’humain est faible, surtout lorsqu’il a la conscience intellectuelle de sa condition.

Son rejeton vient aujourd’hui nous prendre à témoin de l’injustice et du règlement de compte à  l’égard  d’un grand industriel, sauveur de l’Algérie et de sa liberté, économique comme politique.

Je lui réponds qu’il aille régler ses comptes avec ceux qu’il avait accepté de faire affaire. C’est à eux qu’il faut s’adresser, pas au public et encore moins à moi.

Qu’il garde ses deux milliards de dollars estimés à l’étranger et qu’il se taise car il se tire à bon compte avec ses amis.

Non, Rebrab n’est ni mon Algérie ni ma Kabylie.

Boumediene Sid Lakhdar

CAN 2024 Dames : les Vertes poursuivent leur préparation en vue du match face au Ghana

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La sélection nationale féminine de football poursuit sa préparation, en vue de son match face au Ghana, prévu ce samedi à 17h (heure algérienne), pour le compte des quarts de finale de la 15e Coupe d’Afrique des nations CAN 2024 (décalée à 2025), a indiqué la Fédération algérienne (FAF) sur son site officiel.

 »Les joueuses de Farid Benstiti ont effectué jeudi en début d’après-midi une séance d’entraînement d’une heure et demie, consacrée au volet tactique. Une séance qui s’est déroulée sur le terrain du Centre sportif de Berkane, avec la participation de toutes les joueuses, hormis Naïma Bouhani, toujours blessée et officiellement forfait jusqu’à la fin du tournoi », a ajouté la FAF.

Lors de la phase de poule, la sélection algérienne avait terminé deuxième du groupe B avec un total de cinq points, derrière le Nigéria (7 pts), et devant le Botswana (3 pts) et la Tunisie (1 pt).

Les Ghanéennes ont terminé 2es du groupe C, derrière l’Afrique du Sud (7 pts), mais ex aequo avec le Mali (4 pts), avec toutefois une meilleure différence de buts (+1), contre (-3 pour le Mali).

APS