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France : Christian Estrosi et Delphine Ernotte en garde à vue

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Christian Estrosi et Laura Tenoudji
Christian Estrosi et Laura Tenoudji placés en garde à vue.

Christian Estrosi, puissant maire de Nice et Delphine Ernotte, présidente de France Télévision ainsi que la compagne du maire Laura Tenoudji sont placés en garde à vue dans une enquête portant sur des soupçons de détournement de fonds publics et de prise illégale d’intérêt.

Les époux Estrosi dans le viseur

Une enquête judiciaire a été ouverte en août 2024 par le parquet de Marseille pour des soupçons de détournement de fonds publics, prise illégale d’intérêts et faux en écriture publique, selon les révélations de Mediapart. Au cœur de cette affaire : l’organisation de l’Eurovision Junior, diffusé sur France 2 le 26 novembre 2023, et la participation de Laura Tenoudji, épouse du maire de Nice Christian Estrosi, à la cérémonie d’ouverture.

Le choix de confier un rôle de coanimation à Laura Tenoudji, journaliste et ancienne chroniqueuse à Télématin, suscite la controverse. La ville de Nice, dirigée par son mari, avait en effet apporté un soutien financier conséquent à l’événement, estimé à 605 000 euros. C’est un fonctionnaire territorial qui aurait signalé ces faits à la justice, selon Mediapart.

Une autre affaire en parallèle : le « Nice Climate Summit »

Cette enquête s’ajoute à une autre procédure, initiée après un signalement d’élus écologistes niçois. Elle concerne le Nice Climate Summit, un colloque sur l’environnement coorganisé par les collectivités locales et le média économique La Tribune, auquel Laura Tenoudji devait également participer. Là encore, les fonds publics sont au cœur des interrogations. Bien qu’elle ait été annoncée comme intervenante bénévole sur deux tables rondes, la polémique avait conduit Laura Tenoudji à renoncer à sa participation.

Plusieurs personnalités entendues

Ce lundi, une dizaine de personnes ont été convoquées dans le cadre de ces enquêtes, initialement ouvertes à Nice avant d’être transférées à la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille. Parmi elles figurait Jean-Christophe Tortora, président de La Tribune et directeur général de CMA Média.

Interrogé par l’AFP, le parquet de Marseille a déclaré ne pas souhaiter s’exprimer à ce stade de la procédure.

De son côté, France Télévisions a confirmé la convocation de sa présidente Delphine Ernotte-Cunci, ainsi que de plusieurs salariés du groupe et d’une filiale. Le groupe audiovisuel public a assuré qu’il collaborerait pleinement à l’enquête et réservait ses déclarations aux autorités judiciaires.

Les époux Estrosi contestent toute irrégularité

Selon Mediapart, les investigations viseraient directement Christian Estrosi et son épouse, qui contestent toute infraction. Les développements à venir devront déterminer si des irrégularités ont bien été commises dans la gestion des fonds publics et l’attribution de prestations dans le cadre de ces événements.

La rédaction avec AFP

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Jean-Claude Michot : le romancier des existences oubliées

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Jean-Claude Michot
Jean-Claude Michot

Jean-Claude Michot, né à Lyon, est un romancier au parcours atypique : après vingt années passées au volant de son taxi dans la ville des rives du Rhône et de la Saône, il se consacre à l’écriture à partir de l’âge de 60 ans, donnant naissance à une œuvre dense et diversifiée. Son expérience de chauffeur, constituée d’innombrables histoires croisées, s’impose aujourd’hui comme une source d’inspiration fondamentale, sans jamais être l’unique matrice de son style.

Les premières œuvres de Michot telles que 1927. Marthe, institutrice et fille-mère (2017), puis Jean le taxi marquent le début d’une écriture puissante, intime, souvent autobiographique. Ces textes rendent hommage à ses racines familiales – la figure de sa grand-mère et la souffrance de son père abandonné – et témoignent d’une écriture comme cri du cœur bien plus qu’exercice de style.

Installé désormais en Dordogne, dans le Périgord, Michot continue d’explorer la mémoire intime, l’identité provinciale et les tensions familiales, comme dans Les vignes de la veuve (2018), ancré dans le monde viticole, ou encore Périgord, 1930. Il était scieur de long (2022), où il s’attache à restituer la dure réalité ouvrière au début du siècle.

Ces dernières années, Jean-Claude Michot s’est affirmé comme un romancier prolifique, renouvelant constamment ses registres tout en approfondissant ses thèmes de prédilection. Il déploie notamment une série d’ouvrages à la croisée du roman noir, du récit de mémoire et du roman psychologique, avec une prédilection pour les vies cabossées, les secrets enfouis et les milieux modestes.

Avec Nom de code : C.19, Michot entre dans le territoire du roman contemporain à tonalité dystopique ou politique : à travers ce titre énigmatique, il interroge les effets d’une crise mondiale sur les destins individuels, dans un récit à la fois ancré dans le réel et empreint de suspense. L’écriture y est tendue, parfois nerveuse, marquée par un regard inquiet mais lucide sur notre époque.

Autour du personnage d’Albert, il développe un cycle romanesque original avec Les trois vies d’Albert, suivi de La quatrième vie d’Albert. Cette série suit un personnage en quête de réinvention, traversant différentes existences — sociale, intime, spirituelle — dans une tentative obstinée d’échapper à l’assignation. Jean-Claude Michot y mêle humour discret, tendresse pour l’errance humaine et critique sociale, dans une narration libre, parfois fragmentée, toujours habitée.

Enfin, L’affaire Aigle (2023) s’impose comme l’un de ses polars les plus sombres et ambitieux. Plongé dans une atmosphère dense et nocturne, le roman met en scène une série de meurtres énigmatiques dans un Lyon traversé par les ombres du passé et les failles de ses habitants. Michot y combine une intrigue efficace à une dimension plus symbolique, presque métaphysique, où l’aigle devient figure de menace et de puissance ambiguë.

Le dernier roman de Jean-Claude Michot est Une sombre histoire de famille (sorti le 7 juin 2024). Ce roman noir, empreint de suspense psychologique, explore les non-dits familiaux, les blessures transgénérationnelles et les secrets qui pèsent lourd sur plusieurs générations. Avec une écriture tendue et immersive, Michot interroge le poids du passé, l’héritage invisible et les tourments que l’on ne choisit pas toujours de vivre.

Dans Une sombre histoire de famille (2024), son dernier roman, publié en autoédition, il explore les non-dits et les blessures transgénérationnelles à travers un récit tendu et troublant, où le passé familial agit comme une bombe à retardement. Loin d’un simple drame domestique, le roman interroge ce que l’on hérite malgré soi, et ce que l’on choisit de taire.

Par ces ouvrages récents, Jean-Claude Michot affirme une écriture en mouvement, capable de jouer avec les codes du genre tout en conservant une voix très personnelle. Il poursuit, avec une énergie renouvelée, son exploration des vies discrètes, des douleurs silencieuses et des espoirs fragiles, dans une langue accessible, directe, mais toujours habitée.

La plume de Michot mêle la spontanéité du récit oral, l’efficacité du dialogue, la tension narrative du polar et la profondeur d’une chronique sociale. Son approche ne se réclame pas d’un style unique, mais d’une sincérité sans fard : il raconte la vie comme elle est, brute, complexe, faite de rencontres banales et de drames imprévus.

Son impact se mesure dans sa capacité à toucher un large public : ses romans suscitent l’émotion autant que l’adhésion, valorisés par la presse locale et les lecteurs en quête d’authenticité. En s’immergeant dans des univers parfois populaires, parfois intimes, Michot réenchante les figures oubliées – taxi, scieur, institutrice, artisan – et fait de leur existence ordinaire un matériau universel.

Aujourd’hui, à la retraite, il poursuit son œuvre d’écrivain prolifique, émaillant la scène littéraire d’œuvres variées et engagées. Son apport réside dans cette voix singulière : celle d’un homme ayant vécu, écouté, observé, et qui, désormais, transpose la vie en mots avec la justesse et la simplicité d’un conteur. Un nouveau livre est déjà attendu : Max en Russie, qui promet d’élargir encore un peu plus l’horizon de son imaginaire.

Brahim Saci

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Affaire de la condamnation de Christophe Gleizes : le collectif de défense de Cherif Mellal précise

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Cherif Mellal

Le collectif de défense de Cherif Mellal, ancien président de la JSK arbitrairement embastillé, apporte un démenti quant à des déclarations malintentionnées concernant des contacts entre Mellal et le journaliste français Christophe Gleizes avant leur emprisonnement.

Dans le sillage des récentes publications évoquant la condamnation du journaliste Christophe Gleizes, certaines personnes d’ évidence malintentionnées ont, de manière totalement déraisonnable, cité le nom de M. Chérif Mellal , notre mandant ,comme étant le dirigeant du club de la JS Kabylie rencontré par ce dernier.

Nous tenons à rappeler fermement que notre mandant, Chérif Mellal n’ a exercé les fonctions de président de la JSK que durant la période s’ échelonnant entre 2018 et 2021.

De plus notre mandant n’ a jamais rencontré le journaliste Christophe Gleizes.

A cet égard , il est important de souligner que l’article de Reporters sans frontières (RSF), ainsi que celui de So Foot, évoquent des contacts effectués avec un responsable d’un club sportif durant la période allant de 2015 à 2017, soit bien avant que notre mandant n’ assure la présidence du club de la JSK.

Par ailleurs M. Chérif Mellal n’est nullement cité par les articles précités ayant fait l’objet d’une extrapolation purement malveillante.

D’ un autre côté, notre mandant, Chérif Mellal a été la cible d’une campagne haineuse et diffamatoire, visant à le présenter à tort comme étant un « séparatiste».

Ceci s’ est traduit par l’enclenchement de poursuites judiciaires à son encontre, sans fondement aucun.

D’ ailleurs nous tenons à rappeler que la chambre d’accusation prés la cour d’Alger a fait bénéficier notre mandant d’ une décision portant non lieu définitif du chef d’ accusation relevant des dispositions de l’article 87 bis du code pénal et que, de plus, son procés pour de prétendus faits d’ atteinte à l’ intégrité du territoire national a été couronné par la relaxe pure et simple de notre mandant confortant ainsi son innocence de l’ intégralité des faits qui lui étaient imputés.

Nous, collectif de défense de Chérif Mellal appelons donc l’ensemble des médias, des commentateurs et du public à faire preuve de discernement et du sens de la responsabilité et à s’abstenir de toute diffusion ou reprise d’informations erronées susceptibles de nuire à la réputation et à l’honneur de notre mandant.

Dans le cas contraire nous nous réservons le droit d’engager toute action judiciaire utile à l’effet de protéger les droits, l’honneur et les intérêts de M. Chérif Mellal, notre mandant.

Alger, le 30/06/2025

Le collectif d’avocats de M. Chérif Mellal.

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 « Après l’économie du cabas et les élections cabas, le pouvoir sombre dans le ridicule », dénonce Soufiane Djilali

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Soufiane Djilali
Soufiane Djilali

À la veille d’un basculement économique redouté, alors que les institutions peinent à se remettre en place après les dernières élections, la scène politique algérienne voit émerger des critiques de plus en plus virulentes. Il y a de quoi ! La dernière mesure sur l’économie de cabas peut prêter à sourire n’était la gravité de l’incurie sans fond qui ronge le régime de Tebboune.

Parmi les voix les plus incisives, celle de Soufiane Djilali, président de Jil Jadid, se démarque par un ton frontal et une ironie assumée. “Économie caba, élections caba, institutions caba”, lâche-t-il dans une formule lapidaire, devenue virale. Une manière directe et populaire de dire que tout est à l’arrêt — et que le pouvoir s’enfonce dans le ridicule.

Dans une récente déclaration relayée sur les réseaux sociaux, le président de Jil Jadid, qui se faisait recevoir il y a quelques mois encore au Palais d’El Mouradia, ne mâche plus ses mots : « Après les élections cabas, l’économie cabas, viendra le tour des institutions cabas, le dinar ne tardera pas à s’effondrer. Nous sommes à Silly-Land aujourd’hui ! » (le pays du ridicule).

L’ironie, bien que stylisée, est cinglante. Elle témoigne d’un désenchantement profond et d’une perte manifeste de confiance envers la gouvernance actuelle, en particulier envers le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune.

Une rupture consommée

Cette sortie publique marque une inflexion majeure dans la posture de Djilali. Longtemps considéré comme un opposant modéré, jouant parfois le rôle de passerelle entre la société civile et les cercles du pouvoir, l’homme politique semble avoir définitivement rompu avec la ligne du dialogue constructif qu’il avait prônée au lendemain du Hirak. Son acceptation d’échanges avec le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune avait suscité, à l’époque, autant d’espoirs que de critiques, certains le soupçonnant d’ambitions intégrationnistes.

Aujourd’hui, la donne a changé. Le ton est sec, les formules sont acérées, et les accusations — à peine voilées — visent directement la gestion économique du pays. En évoquant l’effondrement imminent du dinar algérien, Djilali ne se contente pas de lancer une alerte ; il installe un procès en incompétence. Pour lui, le pouvoir semble être arrivé à bout de souffle, incapable d’endiguer la crise financière latente ni de bâtir des institutions solides après un scrutin jugé peu mobilisateur.

Une critique du système, pas seulement du chef de l’Etat

Le discours de Soufiane Djilali dépasse la simple dénonciation des choix présidentiels. Il remet en cause l’architecture même du système politique, qu’il décrit comme figé, inefficace, et déconnecté des attentes populaires. Cette mutation dans sa rhétorique témoigne de la réactivation d’un clivage plus profond entre une classe politique officielle en quête de légitimité et des pans entiers de la société qui peinent à se reconnaître dans les mécanismes institutionnels actuels.

La métaphore de « Silly-Land » (le pays du ridicule), que l’on pourrait facilement appréhender comme une simple moquerie, prend en réalité un sens politique précis : elle désigne un État où l’absurde le dispute à l’incohérence, où les décisions ne sont plus lues à travers le prisme de l’intérêt général mais comme les signes d’un pouvoir déconnecté, en roue libre.

Une stratégie de rupture risquée

Le virage pris par Soufiane Djilali vers une opposition plus radicale soulève une question centrale : peut-il incarner une voix crédible de contestation après avoir longtemps cultivé une posture de dialogue avec le pouvoir, voire une certaine proximité avec les cercles de l’exécutif et du président Tebboune ? Ce repositionnement, marqué par un ton plus offensif et une dénonciation sans détour de la gestion politique et économique actuelle, n’est pas sans risque. Il repose sur le pari d’un réveil de l’opinion publique, malgré la démobilisation post-Hirak et la défiance vis-à-vis de la scène politique. 

Reste à voir s’il parviendra à lever les doutes sur la sincérité de sa rupture et à mobiliser l’opinion et fédérer autour de lui d’autres forces politiques, ou s’il se condamnera à prêcher seul dans un désert où dominent l’attente, la prudence et le désengagement.

Une chose est sûre : en décidant de parler « vrai » et fort, Soufiane Djilali se repositionne comme un opposant sans ambages. À la croisée de l’indignation citoyenne et de l’analyse politique, il tente de réinvestir le terrain d’un débat public qui, depuis des mois, tourne à vide.

Samia Naït Iqbal

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Symphonie jazz et fièvre de la Nouvelle-Orléans pour ouvrir le Marseille Jazz des cinq continents

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Jazz Nouvelle Orléans
Crédit photo © Paul Bourdrel

Le festival Marseille Jazz des cinq continents, qui fête sa 25e édition du 1er au 13 juillet 2025, démarre en beauté avec une soirée d’ouverture mémorable au Centre de la Vieille Charité, mardi 1er juillet à 20h.

Deux univers, deux formations emblématiques, une seule scène pour un double concert aux accents symphoniques et populaires : Poetic Ways rencontre l’Orchestre Divertimento de Zahia Ziouani, suivi d’un saut endiablé dans les rues du vieux jazz avec Marie Carnage.

Poetic Ways x Divertimento : le souffle symphonique d’un jazz en dialogue

Le premier temps fort de la soirée réunit les Poetic Ways, projet initié en novembre 2021 à l’occasion des 200 ans du Conservatoire Pierre Barbizet, lors d’un concert improvisé diffusé sur France Musique. Autour de Raphaël Imbert (saxophone, clarinette basse), on retrouve Pierre Fénichel (contrebasse), Pierre-François Blanchard (piano), Célia Kameni (voix), Pierre-François Dufour (batterie) et, en invitée spéciale, Anne Paceo.

À leurs côtés, l’Orchestre symphonique Divertimento, fondé en 1998 et dirigé par Zahia Ziouani, cheffe d’orchestre franco-algérienne formée auprès du Maestro Sergiu Celibidache à la Schola Cantorum. Pionnière dans un milieu très masculin, elle s’est imposée comme une figure incontournable du paysage symphonique, avec pour credo l’accessibilité, la transmission et la diversité. Elle est également première cheffe invitée de l’Orchestre national d’Algérie en 2007, dans le cadre de Alger, capitale de la culture arabe, et se produit aux côtés de grands solistes (Tedi Papavrami, Sophie Koch, Adam Laloum…) dans des lieux prestigieux tels que la Salle Pleyel, l’Olympia ou la Basilique Saint-Denis.

En 2024, elle conçoit pour la deuxième année consécutive les spectacles musicaux et chorégraphiques des finales de Roland-Garros, mêlant grandes œuvres classiques et créations originales. En 2025, après avoir porté la Flamme Olympique, elle retrouvera ses musiciens sur la scène du Stade de France pour diriger la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques.

Alors, quand le jazz est là, la musique classique ne s’en va pas. Bien au contraire. Mardi 1er juillet, la Vieille Charité se transformera pour un soir en opéra-jazz club, où les Poetic Ways revisiteront des titres iconiques, métamorphosés par la bague magique et symphonique de Zahia Ziouani et de son orchestre. Un moment d’exception où l’improvisation croise l’architecture, et où le souffle du jazz éclaire les pierres chargées d’histoire.

Marie Carnage : retour aux racines du jazz New Orleans

En seconde partie de soirée, Marie Carnage embarque le public pour un voyage dans les années 1920 et 1930, aux origines du jazz dans les rues de la Nouvelle-Orléans. Entre ragtime et brass band, leur musique ressuscite l’esprit des fanfares populaires du French Quarter, à l’époque où le jazz se jouait dans la rue, avant même les clubs.

Le collectif est composé de François Michel (banjo), Nello Cornabe (batterie), Julien Guilloux (trombone), Colombine Trouslard (trompette), Sylvain Congès (clarinette), Virgile Pesce (contrebasse) et Coline Fourment, à la voix et à la trompette.

Leur présence donnera à la Vieille Charité des allures de Frenchmen Street à Marseille, pour une fin de soirée festive et cuivrée, comme un hommage vivant aux racines du jazz populaire et de sa puissance contagieuse.

Djamal Guettala  

Mardi 1er juillet 2025 – 20h

Centre de la Vieille Charité – Marseille

Soirée d’ouverture du Festival Marseille Jazz des cinq continents (1er–13 juillet 2025)

Première partie : Poetic Ways x Orchestre Divertimento

Raphaël Imbert, Célia Kameni, Pierre-François Blanchard, Pierre Fénichel, Pierre-François Dufour

Spécial guest : Anne Paceo

Direction : Zahia Ziouani

Deuxième partie : Marie Carnage

Julien Guilloux (trombone), Colombine Trouslard (trompette), Sylvain Congès (clarinette),

François Michel (banjo), Virgile Pesce (contrebasse), Nello Cornabe (batterie), Coline Fourment (chant & trompette)

Un événement en partenariat avec les Musées de Marseille, avec le soutien de la Compagnie Nine Spirit.

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Condamnation du journaliste Christophe Gleizes : la prudente réaction de Paris

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Christophe Gleizes
Christophe Gleizes victime de l'arbitraire.

Christophe Gleizes, journaliste français spécialiste du football, a été condamné dimanche par le tribunal de Tizi-Ouzou à 7 ans de prison ferme. Il est notamment accusé d' »apologie du terrorisme » pour avoir eu des contacts avec d’anciens membres du MAK.

Le ministère français des Affaires étrangères a exprimé ce lundi son « profond regret» après la condamnation du journaliste Christophe Gleizes à sept ans de prison par la justice algérienne, un jugement rendu dimanche 29 juin 2025, selon l’organisation Reporters sans frontières (RSF).

Soumis à une mesure de contrôle judiciaire pendant treize mois, le journaliste, connu pour ses reportages en Afrique du Nord et au Sahel, a été reconnu coupable pour des faits dont les détails judiciaires restent flous.

Le service minimum

Ce lundi, le ministère des Affaires étrangères français a réagi à cette condamnation au travers d’un communiqué très prudent : « La France regrette vivement la lourde condamnation à une peine de sept ans de prison ferme du journaliste français Christophe Gleizes. Son avocat et ses soutiens ont indiqué sa volonté de faire appel. Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères suit de près la situation de notre compatriote depuis son arrestation en Algérie en mai 2024 et lui a assuré aide et protection consulaire tout au long de son contrôle judiciaire. » En clair, le service minimum pour tenter de sauver la face.

« L’ensemble des services demeurent mobilisés pour lui porter assistance et sont en contact régulier avec lui, ses proches et ses conseils, est-il encore précisé. Une demande de permis de visite a été déposée aussitôt la condamnation connue. La France rappelle son attachement à la liberté de la presse partout dans le monde. »

Tout le monde aura remarqué que contrairement au cas Boualem Sansal, le ministère des Affaires étrangères français ne réclame pas la libération de ce journaliste.

Dans un communiqué, Reporters sans frontières a dénoncé, hier dimanche, une décision « injuste » et « dépourvue de fondement légal », appelant les autorités algériennes à respecter les engagements internationaux en matière de liberté de la presse.

Plusieurs organisations de défense des droits humains et médias internationaux ont également fait part de leur vive inquiétude, estimant que cette condamnation s’inscrit dans un contexte plus large de répression des voix critiques dans le pays.

« Cette peine sévère constitue une atteinte directe au droit d’informer et envoie un signal extrêmement préoccupant aux journalistes, en Algérie comme ailleurs », a réagi RSF. L’ONG a annoncé qu’il allait faire appel dès aujourd’hui lundi.

Ce journaliste français a été arrêté en mai 2024. L’affaire de ce journaliste est donc restée secrète depuis un an jusqu’à sa lourde condamnation hier. Elle survient au plus mauvais moment des relations entre l’Algérie et la France.

La rédaction et agences

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Sarah Rivens, l’énigme algérienne qui ensorcelle les kiosques de Marseille

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Sarah Rivens
Sarah Rivens

Aux kiosques de journaux marseillais, une image accroche le regard. En une, la couverture sombre et intrigante du Tome 2 de Lakestone. Ce visuel récurrent, placardé sur les vitrines vitrées des points de presse, a été mon point de départ : qui est cette autrice algérienne devenue phénomène littéraire sans jamais dévoiler son visage ?

Née à Alger en 1999, Sarah Rivens s’est imposée dans le monde de l’édition sous le pseudonyme theblurredgirl. Elle débute en 2019 sur Wattpad, plateforme d’écriture en ligne, et ne tarde pas à fédérer une immense communauté de lecteurs grâce à sa trilogie Captive, œuvre emblématique de la dark romance. À travers une écriture viscérale, elle raconte les relations les plus sombres, mêlant obsession, amour brutal et désirs interdits.

Très vite, ses textes embrasent les réseaux sociaux, notamment TikTok, où le hashtag #captivewattpad attire des millions de lectrices. En quelques mois, Captive devient plus qu’un roman : un phénomène générationnel. La maison d’édition Hachette, flairant le succès, publie l’autrice tout en respectant son anonymat. En avril 2023, la trilogie s’était déjà écoulée à plus de 350 000 exemplaires papier, 50 000 en numérique, et continue de se vendre à plus de 5 000 exemplaires par semaine.

Mais ce succès est aussi traversé de critiques : certains dénoncent la pauvreté littéraire du texte, d’autres s’inquiètent de la glorification des relations toxiques. L’écrivaine Camille Emmanuelle n’hésite pas à parler d’une « culture du viol » présente dans la dark romance. Le lectorat, souvent très jeune, soulève aussi des questions de responsabilité éditoriale.

Rien ne semble pourtant freiner l’ascension de Sarah Rivens. En janvier 2024, elle publie Lakestone, une nouvelle duologie toujours aussi sombre, haletante, portée par une campagne originale. Le tome 1 grimpe immédiatement en tête des ventes, devançant même Avec les fées de Sylvain Tesson. Le tome 2, sorti en avril 2025, consolide son règne.

Discrète, entre Alger et Paris, Sarah Rivens continue de tisser son œuvre dans l’ombre. Elle refuse les plateaux, fuit les photos, cultive une absence devenue sa signature. Une voix floue, mais obsédante.

Sarah Rivens ne se contente pas d’écrire : elle tisse une toile dont personne ne ressort intact. Dans son univers où amour et obsession se confondent, chaque page est une promesse d’ombre, chaque mot une invitation à se perdre — ou à se retrouver dans le chaos. Et derrière cette voix floue, une vérité brûlante : celle d’une génération qui refuse la lumière douce pour mieux embrasser ses ténèbres.

Djamal Guettala  

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L’importation du cabas simplifiée : on les ambitions qu’on peut !

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Importation en cabas
La légalisation des importation en cabas renseigne sur les limites de Tebboune et son équipe.

Un décret exécutif définissant les conditions d’exercice de l’activité d’importation simplifiée par les auto-entrepreneurs a été publié, ce dimanche 29 juin,  au Journal Officiel. Cette mesure, qui découle des directives d’Abdelmadjid Tebboune, vise à faciliter les opérations d’importation pour les particuliers, tout en encadrant cette activité, argue-t-on officiellement. Mais elle cache une saisissante incapacité structurelle à imaginer des ambitions plus grandes pour l’économie nationale.

Qu’est-ce que l’importation simplifiée ?

Tout ça pour ça. A l’heure des importations et exportations par hub entier, Tebboune a eu la lumineuse idée de légaliser l’importation par cabas !

Selon l’article 2 du décret, l’importation simplifiée concerne les opérations réalisées individuellement par des personnes physiques lors de leurs déplacements à l’étranger. L’objectif est d’importer pour la revente en l’état des quantités limitées de marchandises. La valeur de ces marchandises ne doit pas excéder 1 800 000 dinars algériens (DA) par voyage, et ce, dans la limite de deux voyages par mois. Il est important de noter que l’allocation touristique annuelle n’est pas incluse dans cette valeur.

Qui peut en bénéficier ?

L’article 3 précise que cette activité est exclusivement réservée aux personnes physiques ayant le statut d’auto-entrepreneur, conformément à la législation et la réglementation en vigueur. Cela signifie que seuls les auto-entrepreneurs peuvent se prévaloir de ce dispositif pour importer des marchandises.

Avantages pour les Importateurs Simplifiés

Les auto-entrepreneurs exerçant cette activité bénéficieront de plusieurs avantages significatifs: une  comptabilité simplifiée ( une tenue de compte allégée, enregistrée dans un registre numéroté et visé par les services fiscaux compétents),  exemption du registre du Commerce ( une dispense de l’obligation d’inscription au Registre du Commerce), dispense des licences d’importation préalables (plus besoin de licences spécifiques avant d’importer),  droits de douane réduits (un droit de douane de seulement 5 %) et régime fiscal spécial (un cadre fiscal avantageux, aligné sur la législation actuelle).

Restrictions et obligations

Cependant, certaines restrictions s’appliquent. Sont exclus de l’importation simplifiée : les marchandises prohibées et les substances sensibles, les produits pharmaceutiques, les biens dont l’importation est soumise à des licences spéciales et les marchandises portant atteinte à la sécurité, à l’ordre public ou aux bonnes mœurs.

Par ailleurs, une obligation majeure pour l’importateur simplifié est de déclarer les marchandises envisagées via une plateforme numérique dédiée avant chaque opération d’importation. Cette plateforme, gérée par le ministère chargé des start-ups, sera interconnectée avec les administrations et organismes concernés, ainsi qu’avec les services douaniers.

Enfin, le décret stipule que les marchandises importées doivent impérativement être identifiées par des étiquettes appropriées et accompagnées de bons de livraison simplifiés. Ces étiquettes devront mentionner le nom, prénom et adresse de l’importateur simplifié, la désignation de la marchandise, ainsi que son pays d’origine et/ou de provenance. Les bons de livraison devront, quant à eux, préciser la quantité, le poids et/ou le volume de la marchandise, selon le cas.

Cette nouvelle mesure devrait dynamiser le petit commerce et offrir de nouvelles opportunités aux auto-entrepreneurs en Algérie, en simplifiant considérablement le processus d’importation de petites quantités de biens.

Samia Naït Iqbal

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Quand le classement scolaire devient un écran de fumée : une école en France en tête du BEM algérien ?

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Mohamed Seghir Saâdaoui,
Mohamed Seghir Saâdaoui n'aime pas Tizi-Ouzou

Une déclaration ministérielle peut, parfois, en dire long par ce qu’elle omet autant que par ce qu’elle proclame. Celle du ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui, en est une parfaite illustration. Et sa saillie sur les résultats du BEM en dit long sur le racisme anti-Kabylie qui macère au sein de l’équipe à Tebboune.

En annonçant que « la première place en matière de taux de réussite au Brevet d’enseignement moyen ( BEM) de la  session 2025 revient à l’École Internationale Algérienne de France (EIAF)  avec un taux de 88,46 % », le ministre a livré une information pour le moins déroutante, en y glissant un classement qui interpelle.

En apparence anodine, cette déclaration marque un tournant dans la manière dont les résultats du BEM sont présentés au public algérien. Pour la première fois, une école algérienne située à l’étranger, dans un contexte social et pédagogique radicalement différent de celui des établissements du territoire national, se retrouve intégrée au classement des wilayas algériennes. Une décision surprenante, et surtout problématique, à plus d’un titre.

Une manœuvre symbolique ?

L’école algérienne de France, relevant du réseau des établissements algériens à l’étranger, est une entité à part, destinée principalement aux enfants de diplomates et de cadres expatriés, bénéficiant de conditions d’enseignement singulièrement favorables. Comparer ses performances à celles des lycées publics de wilayas confrontées à des difficultés structurelles — surcharge des classes, manque de moyens, inégalités régionales — relève d’un non-sens pédagogique et statistique.

La question se pose alors : pourquoi cette soudaine insertion dans le classement national ? Pourquoi faire figurer une école d’élite hors-sol au sommet d’un palmarès censé refléter l’état de l’école algérienne dans sa réalité la plus crue ? Cette hiérarchisation inhabituelle, voire artificielle, interroge sur les véritables intentions du ministre.

Tizi Ouzou, la wilaya qu’on évite de nommer

Cachez-moi cette wilaya que je ne saurais voir ! Mais le cœur du malaise est ailleurs. Car en creux, cette déclaration semble chercher à décaler les projecteurs. Depuis quinze ans, la wilaya de Tizi Ouzou trône en tête du classement national du BEM (et même du BAC)  avec des taux de réussite souvent au-dessus de 80 %. Cette constance remarquable, fruit d’un investissement communautaire dans l’éducation, d’une tradition de rigueur scolaire et d’un tissu familial mobilisé, aurait dû être saluée à sa juste valeur.

Or, au lieu de reconnaître ce leadership une nouvelle fois confirmé, le ministre choisit d’évoquer Tizi Ouzou comme occupant « la deuxième place », en la reléguant derrière une école… en France ! Et ce, sans même prendre le soin de mentionner explicitement son taux de réussite exact, préférant s’attarder sur le sort de la wilaya la moins performante, Bordj Bou Arréridj. L’attention se détourne, la symbolique change, le podium s’efface.

Une gêne politique ?

Décidément la Kabylie gêne au plus haut point les dirigeants du pays. Comment expliquer sinon ce triste comportement d’un haut commis d’Etat qui se pique de l’unité nationale ?

Ce déplacement du regard pose une question : le ministère est-il à ce point embarrassé par la domination récurrente de Tizi Ouzou aux examens scolaires ? Pourquoi cette réussite est-elle devenue, au fil des années, un fait qu’on contourne, qu’on atténue, qu’on relativise ? Doit-on y lire un malaise politique plus profond, où une excellence régionale dérange, voire irrite, en haut lieu ?

La manœuvre est d’autant plus maladroite qu’elle en dit long sur un pouvoir incapable de célébrer équitablement les réussites, surtout lorsqu’elles viennent de régions à forte identité culturelle et historique, comme la Kabylie. Elle révèle une tendance à diluer les performances régionales dans une vision centralisée, où les distinctions territoriales gênantes sont dissoutes dans des catégories floues.

De la reconnaissance au camouflage

Plutôt que de s’enorgueillir d’une telle vitalité éducative dans une wilaya qui fait face à de nombreux défis, le ministère semble préférer masquer, relativiser, contourner. Au lieu d’encourager la généralisation de ce modèle de réussite, on tente d’en affaiblir la portée symbolique. Ce qui aurait pu servir de levier national devient une gêne à gérer.

En intégrant artificiellement une école étrangère dans un classement national, le ministère brouille les pistes et sape sa propre crédibilité. La vérité éducative se doit d’être transparente et cohérente. Et quand le classement devient politique, c’est la confiance dans les institutions qui vacille.

Sofiane Ayache

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Triste découverte à Constantine : Marwa Bougachiche retrouvée sans vie

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Marwa Bougachiche
Marwa Bougachiche

Une tragique nouvelle a secoué la ville de Constantine : la petite Marwa Bougachiche, portée disparue depuis le 22 mai 2025, a été retrouvée décédée. Le procureur de la République près le tribunal de Constantine a publié un communiqué confirmant l’identification formelle de l’enfant.

L’affaire, qui tenait en haleine l’opinion publique algérienne, a pris un tournant macabre avec la découverte d’un corps non identifié dans la forêt de Djebel El Wahch. Suite à cette alerte, les services de la police judiciaire, de la police scientifique et un médecin légiste se sont immédiatement rendus sur les lieux. Des constatations et des prélèvements ont été effectués sur place.

L’enquête approfondie, incluant une analyse ADN des restes, a malheureusement confirmé l’identité de la victime. Il s’agit bien de Marwa Bougachiche, dont la disparition avait suscité une vive émotion et une mobilisation citoyenne.

Les autorités n’ont pas encore communiqué les détails entourant les circonstances du décès de la fillette. L’enquête se poursuit afin de faire toute la lumière sur cette affaire déchirante. Avec cette bouleversante découverte c’est toute une famille qui est déchirée. Comment en est-on arrivé à ce que des individus commettent d’aussi ignobles actes ?

Samia Naït Iqbal

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