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Corruption : l’ancien ministre Tahar Khaoua écope de 6 ans de prison

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Tahar Khaoua
Tahar Khaoua condamné à la prison ferme

 L’ancien ministre des Relations avec le Parlement, Tahar Khaoua, a été condamné ce mercredi par la première chambre pénale près la Cour d’Alger à six ans de prison ferme avec incarcération immédiate. Cette décision, qui fait suite à un appel, inclut également la saisie de tous ses comptes bancaires dans le cadre d’une affaire de corruption financière.

Tahar Khaoua (59 ans), déjà incarcéré pour une précédente affaire, était poursuivi pour acceptation d’avantages indus, trafic d’influence et abus de fonction. Les faits reprochés concernent l’attribution jugée suspecte d’un parking dans la capitale à un homme d’affaires, pour un montant dépassant les 6 milliards de centimes. Un deuxième individu, identifié comme « B. Mohamed », est également impliqué dans ce dossier.

Du premier jugement à l’appel

Cette nouvelle condamnation intervient après l’appel interjeté par l’accusé et le procureur de la République contre un jugement de première instance rendu le 4 mars dernier par le pôle pénal spécialisé dans les affaires de corruption financière et économique du tribunal de Sidi M’hamed. Ce premier jugement avait déjà prononcé une peine de six ans de prison ferme et une amende d’un million de dinars à l’encontre de Tahar Khaoua.

L’enquête s’est ouverte suite à une plainte déposée par un homme d’affaires, « B.M », qui a affirmé que Khaoua lui avait promis l’attribution du parking à Alger pour l’entreposage de matériel de construction de son fils, avant de lui extorquer plus de 6 milliards de centimes. Lors de son interrogatoire pendant le procès précédent, Tahar Khaoua avait nié toutes les accusations, déclarant n’avoir eu affaire qu’aux fils de « Mohamed » en 2013, dans le cadre de la vente d’un logement lui appartenant à Batna.

Un historique de condamnations

Cette affaire marque la deuxième condamnation significative pour Tahar Khaoua dans le cadre de la campagne anti-corruption menée par la justice algérienne. En novembre 2022, il avait déjà été condamné à douze ans de prison ferme par la sixième chambre criminelle de la Cour d’Alger, avec confiscation de tous ses avoirs et biens immobiliers, pour abus de pouvoir, blanchiment d’argent et enrichissement illicite.

Dans cette précédente affaire, l’ancien wali de Batna, Mohamed Slamani, avait également été condamné à deux ans de prison ferme. Il est à noter qu’en août 2022, une décision du Pôle pénal économique et financier près le tribunal de Sidi M’hamed avait déjà infligé à Khaoua une peine de dix ans de prison ferme, et à Slamani une peine de trois ans. Le 11 janvier 2020, l’ancien ministre des Relations avec le Parlement a été frappé par une interdiction de sortie du territoire national (ISTN) avant que tout se déclenche contre cet ancien ministre de Bouteflika.

Samia Naït Iqbal

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Jean-Luc Mélenchon : « Christophe Gleizes ne représente aucun danger pour l’Algérie. Il est temps de le libérer »

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Jean-Luc Mélenchon

Dans une déclaration rendue publique ce mercredi, le leader de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, sort de son silence pour dénoncer l’incarcération en Algérie du journaliste sportif Christophe Gleizes. Il est détenu depuis un an, condamné à sept ans de prison.

« Mais savez-vous que le journaliste sportif Christophe Gleizes est en prison depuis un an en Algérie ? Le silence français à géométrie variable l’a invisibilisé. Il est temps de se réveiller ! »

Jean-Luc Mélenchon rappelle l’attachement de son mouvement à une relation apaisée entre la France et l’Algérie, mais il ne cache pas son incompréhension face à cette décision judiciaire :

« Nous, les insoumis, qui avons toujours recherché une solution mutuellement respectueuse aux problèmes des relations avec le gouvernement algérien, nous ne comprenons pas cette condamnation à sept ans de prison ! »

Il en appelle directement au président Abdelmadjid Tebboune : « Nous demandons au président Tebboune d’user de ses pouvoirs constitutionnels pour nous renvoyer notre compatriote. Christophe Gleizes et Boualem Sansal ont été jugés et ils ont déjà été détenus. Ils ne représentent quelque danger que ce soit pour l’Algérie. Leur maintien en détention est une crispation inutile entre nos pays et une sévérité cruelle. »

Pour Jean-Luc Mélenchon, cette affaire ne sert ni les intérêts de l’Algérie, ni ceux de la France : « L’Algérie et la France doivent pouvoir vivre sans heurts. C’est le souhait de la majorité des Français. Je crois que sans doute les Algériens le veulent aussi. Il faut tourner la page. C’est le plus mutuellement profitable pour nos peuples. 

Djamal G.

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Le regard de Jean-Pierre Luminet : Interstellar à la lumière de la science

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Jean-Pierre Luminet,
Jean-Pierre Luminet,

Depuis le printemps 2025, Jean-Pierre Luminet, figure majeure de l’astrophysique française et poète à ses heures, a ajouté une nouvelle pièce à son œuvre déjà riche. Son dernier ouvrage, Voyager dans un trou noir avec Interstellar, publié chez Dunod, propose une plongée vertigineuse dans les arcanes de la science contemporaine à travers le prisme du film culte de Christopher Nolan. 

À la fois essai, commentaire scientifique et méditation philosophique, ce livre dépasse largement le simple exercice de vulgarisation. Il interroge notre rapport au réel, à la fiction et à la compréhension que nous avons de l’univers.

Luminet n’est pas un inconnu dans le domaine. Dès les années 1970, il réalise les premières simulations visuelles réalistes de trous noirs, bien avant que la science ne puisse les photographier, comme l’a fait le télescope EHT avec la célèbre image de M87. Il est aussi l’un des pionniers de la cosmologie fractale et un acteur discret mais essentiel des échanges entre les mondes savants et artistiques. Avec ce nouveau livre, il revient sur Interstellar, une œuvre qui, dès sa sortie en 2014, a suscité un engouement mondial tant pour sa dimension épique que pour la manière dont elle intègre des concepts scientifiques complexes.

Mais Luminet ne se contente pas de valider ou de réfuter les éléments du scénario. Il entreprend une analyse en profondeur, un travail minutieux de déconstruction et de recontextualisation scientifique. Il explore les effets de la relativité générale sur la perception du temps, la possibilité des trous de ver, la gravité extrême autour des trous noirs, ou encore l’hypothèse d’une cinquième dimension spatiale. Là où beaucoup se seraient contentés d’aligner des faits ou de corriger les imprécisions du film, Luminet propose un récit. Un récit dans lequel la science devient elle-même aventure, questionnement, quête de sens.

Ce qui frappe dans cet ouvrage, c’est la manière dont l’auteur conjugue rigueur et sensibilité. Le texte, tout en étant exigeant, reste accessible. Il ne sacrifie jamais la précision au profit de la simplicité, mais sait manier les métaphores pour éclairer l’abstrait, sans en faire une béquille.

On y découvre aussi les coulisses du film, notamment la collaboration entre Nolan et le physicien Kip Thorne, prix Nobel de physique en 2017 pour la détection des ondes gravitationnelles. Luminet, ayant lui-même échangé avec Thorne, donne un éclairage inédit sur les choix esthétiques du film, certains étant faits au détriment de la fidélité scientifique, mais toujours au service de la narration et de l’émotion.

Au fil des pages, le lecteur passe d’un monde à l’autre : celui du cinéma et celui de la science, sans jamais les opposer. Luminet montre au contraire qu’ils peuvent dialoguer, s’enrichir mutuellement, à condition que chacun reste fidèle à son langage. Il s’agit d’un plaidoyer discret mais puissant pour la transdisciplinarité, pour une science qui accepte de se laisser traverser par l’imaginaire, et pour une fiction qui ne craint pas de se mesurer à la complexité du réel.

L’impact de ce livre est à la fois culturel, pédagogique et scientifique. Culturel, parce qu’il reconnecte un large public à l’émerveillement cosmique, dans un monde saturé d’images souvent vides de sens. Il fait émerger, derrière la technologie cinématographique, la puissance évocatrice des grandes idées scientifiques. Pédagogique, parce qu’il donne à lire la physique fondamentale sans la dénaturer, en respectant l’intelligence du lecteur, en l’invitant à penser, à imaginer, à comprendre sans le mâcher.

Ce type d’ouvrage, rare dans le paysage éditorial, joue un rôle essentiel dans la diffusion d’une culture scientifique authentique, non diluée, mais traduite. Scientifique, enfin, car il relie les spéculations théoriques les plus audacieuses – comme les hypothèses sur la gravité quantique, les trous de ver ou les dimensions supplémentaires – à une forme narrative, ce qui ouvre la voie à une forme nouvelle de communication des sciences : non plus seulement informative, mais expérientielle.

Luminet, par ce geste, remet en lumière le rôle essentiel que peuvent jouer les passeurs de savoir dans notre monde saturé d’informations, souvent déconnecté de la profondeur des idées. En cela, il s’inscrit dans la lignée des grands vulgarisateurs qui n’ont jamais confondu simplicité et simplisme. Il rappelle que la science, bien qu’issue d’un long et rigoureux travail collectif, peut – et doit – être racontée, mise en scène, partagée. Non pas pour en faire un spectacle, mais pour qu’elle garde sa place dans la conscience collective.

Ce livre est donc bien plus qu’un décryptage de Interstellar. C’est une invitation à penser autrement le rapport entre savoir et imaginaire. Une exploration de ce que la science peut dire du monde, quand elle accepte de se frotter à la fiction sans crainte de s’y perdre.

Jean-Pierre Luminet, en bon pédagogue, guide son lecteur avec bienveillance, tout en l’obligeant à regarder plus loin, à accepter le vertige. Il montre que la science peut être belle, que la poésie n’est pas absente des équations, et que, parfois, il faut un film pour réactiver notre capacité à nous émerveiller devant l’inconnu.

En refermant ce livre, on n’a pas simplement mieux compris un film. On a aussi un peu mieux compris notre univers. Et, peut-être, la place minuscule mais précieuse que nous y occupons. Car en éclairant la fiction par la science, et la science par la fiction, Luminet nous rappelle que les grandes aventures humaines naissent souvent là où se rencontrent la raison et le rêve.

Brahim Saci

Voyager dans un trou noir avec Interstellar, publié par Dunod en avril 2025.

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Rachid Taha : pose d’une plaque commémorative et concert hommage les 5 et 6 juillet à Paris

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Portrait Mustapha Boutadjine

À l’occasion de l’hommage rendu à Rachid Taha, le vendredi 5 juillet à partir de 17h, une plaque commémorative sera dévoilée à l’amphithéâtre de Belleville, situé dans le parc de Belleville à Paris. Cette cérémonie sera animée par plusieurs intervenants et artistes, qui rendront hommage à la mémoire de l’icône de la musique algérienne et mondiale.

Le lendemain, samedi 6 juillet à partir de 17h, La Flèche d’Or, salle de concerts parisienne, accueillera un concert hommage. Le public pourra notamment découvrir un set de DJ Kenzi, le groupe L’Armée Mexicaine ainsi que le duo électro Acid Arab, qui reprennent les influences musicales chères à Rachid Taha.

Ces deux événements proposent au public de célébrer la carrière et l’héritage artistique d’un artiste engagé, reconnu pour avoir fait dialoguer les sonorités rock, électro et musiques du monde.

Djamal Guettala

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Héritage suspecté, héritage assumé

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Marine Le Pen et son père
Marine Le Pen et son père

Est-on responsable des agissements d’un parent ou de qui que ce soit d’autre, aussi indéfendables soient-ils ? La très écrasante majorité répondrait certainement par l’adage, « On ne choisit pas sa famille » ou « on n’est pas responsable d’autrui ». Mais face à cette majorité, il y a ses contradicteurs. Et comme avec un punching-ball les arguments des uns peuvent être contredits par d’autres puis inversement.

Je viens de lire une information à propos d’une enquête du journal britannique Daily Mail. La future patronne du renseignement extérieur britannique, le MI6, serait la petite-fille d’un espion ukrainien qui s’était rallié aux nazis. Un grand-père qui servait dans l’armée soviétique

Blaise Metreweli, 47 ans, venait ainsi d’être nommée mi-juin pour devenir la première femme à diriger le Secret Intelligence Service. L’article nous apprend que peu de choses avaient été divulguées de sa vie personnelle, ce qu’on peut comprendre par la nécessité de l’anonymat d’une personne qui a effectué une bonne partie de sa carrière dans les services secrets de renseignement. 

Que son grand-père ait été un espion ukrainien, engagé dans l’armée adverse, n’a en soi qu’une importance marginale. Les histoires d’espions qui ont rejoint l’ennemi sont nombreuses et pour des raisons diverses.

La mission de la petite fille pose effectivement un questionnement que je peux comprendre, celui que j’ai annoncé au début de cette chronique. Mais seulement le questionnement car pour ce qui est de la réponse et de la suite à donner par l’interdiction d’assumer une telle mission, j’y suis opposé. 

Le premier argument de mes contradicteurs serait de me dire qu’être nommée pour un service d’espionnage pour défendre son pays n’est pas enseigner ou être un cadre d’entreprise. Selon eux, cette mission de défense du pays serait incompatible avec l’existence d’un grand-père qui avait trahi le sien.

Notre conclusion légitime sur leur propos est de comprendre que les actions des êtres humains seraient guidées par un comportement existant dans les gènes ? 

Ainsi, nous pensons instinctivement aux abominables mouvements racialistes, particulièrement à celui des nazis envers tous les juifs et, ne l’oublions pas, tout ce qui représentait une différence avec la norme aryenne. Les visages et tout le corps, surtout à partir des ossements, étaient mesurés et catalogués pour une pseudo-étude scientifique voulant prouver la dégénérescence de ce qu’ils appelaient une race inférieure.

Là, mes contradicteurs seraient KO ? Pas du tout, ils ont à leur arc une autre explication, celle de l’hérédité par l’éducation familiale ou les conditions sociales. Emile Zola et les autres écrivains du mouvement naturaliste l’avaient bien pensé, notamment avec les deux branches familiales provenant du même ancêtre, l’une ayant réussi, l’autre restant prisonnière de la fatalité par la transmission héréditaire. 

Mes contradicteurs rejettent cet argument et affirment qu’il n’a aucun lien avec leur position. Il n’y a rien de génétique pour eux mais il serait peu probable que Blaise Metreweli ait échappée à l’éducation de ses parents, eux-mêmes à celle des grands-parents.

Me voilà dans une impasse, les humanistes ont tellement dit que c’était l’environnement et l’éducation et pas la descendance qui construit une personnalité. Son grand-père, ayant fait partie de son environnement familial, transmise aux parents, aurait forcément influé sur les positions politiques de la petite fille ? Il y aurait ainsi un danger à la nommer dans un poste de responsabilité pour la sécurité nationale. 

Ils poussent leur avantage (ou ce qu’ils croient en être un) en me répondant par le fait qu’on n’a que très rarement vu un enfant de dictateur devenir le combattant de la démocratie. Tellement rare qu’ils me défieraient d’en citer un seul. Puis de me mettre en face de l’exemple de Marine Le Pen, fille du plus horrible fasciste et tante d’une jeune femme aux idées encore plus horribles.

Bon sang, ils sont coriaces, mes contradicteurs ! Il faut que je trouve un exemple contemporain contradictoire. Le voilà immédiatement trouvé, celui de Giorgia Meloni. La présidente du conseil des ministres italien était une fervente partisane des idées de Mussolini, le créateur du mouvement fasciste italien. Elle rejoindra tout ce qu’il y a de plus conservateur dans les organisations d’extrême droite. D’abord l’Alliance nationale puis du Peuple de la liberté, partis d’extrême droite ou, plus tard, très conservateurs comme celui de de Sergio Berlusconi. 

Mais mieux encore, elle présidera le parti d’extrême-droite et national-conservateur Fratelli d’Italia. Si par la suite elle édulcore un peu son parcours, elle devient néanmoins présidente du Parti des conservateurs et réformistes européens.  Nous connaissons la suite.

Et pourtant elle est la fille d’un militant communiste et d’une mère romancière avec aucune trace d’avoir épousé les idées fascistes. Giorgia Meloni a fait la double preuve que si l’environnement et non la génétique  est une forte base des idées futures, elle est le produit d’elle-même et non celui d’une hérédité de son passé antérieur.  Car l’hérédité peut se concevoir par les gènes, l’éducation familiale ou le produit d’une opinion personnelle antérieure.

Et maintenant, ils ont KO, mes contradicteurs ? Si les deux premières causes sont à écarter il y a finalement la troisième qui expliquerait tout ? Georgia Meloni, me rétorquent-ils, n’a jamais oublié ses propres racines d’extrême droite héritées de ses propres positions dans sa jeunesse. Mais nous avons encore une arme, l’humain peut changer d’opinion tout à fait légitimement.

Ils ne veulent pas abandonner le combat et nous retournent le punching-ball. Nous serions aveugles, nous disent-ils, de ne pas voir son rapprochement actuel des plus visibles et assumés avec de nombreux leaders populistes d’extrême-droite dans le monde.

Mes chers lecteurs, puisque je ne peux pas sonder les âmes en répondant au troisième argument de mes contradicteurs, il ne me reste qu’à me tourner vers la réponse du droit. Il est toujours l’arbitre en dernier recours.

Et ce droit nous dit que les personnalités juridiques, indépendantes des unes par rapport aux autres, ne peuvent pas entrainer une responsabilité des uns par le fait des autres. Il y a seulement trois cas en exception, la responsabilité du fait des objets, des enfants mineurs et des animaux dont on a la charge.

Hélas, une position juridique qui ne pourrait contester avec certitude le refus d’accorder le poste à Blaise Metreweli. Les profils de recrutement sont le libre arbitre du recruteur, public ou privé. Et même si les responsables du recrutement prennent une décision pour une raison dissimulée et illégale comme celle d’être une femme ou d’être responsable des actes d’un grand-père, qui pourrait le prouver ?

Qui aurait pu prouver que le refus d’accéder au métier d’enseignant aurait été justifié d’avoir eu dans ma jeunesse des pulsions inavouées de commettre l’assassinat de mon professeur de mathématiques en cinquième à Oran ?

Le pauvre monsieur Martinez, qu’il me pardonne !

Boumediene Sid Lakhdar

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Oran met à l’honneur les voix féminines de la littérature lors des IVes Journées littéraires

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L’Institut Cervantes d’Oran accueillera les IVes Journées littéraires d’Oran, une journée entièrement dédiée à la littérature au féminin, en partenariat avec les Journées littéraires d’Oran. De 9h30 à 19h, le centre proposera une série d’ateliers d’écriture créative et de conférences sur des thèmes allant de l’écriture féminine à l’appropriation de la culture populaire algérienne.

La journée débutera par un atelier de Lilia Belal, fondatrice du café littéraire Olympe des Belles Lettres, qui invite les participants à s’immerger dans le thème « Corps à corps avec la ville : récits de femmes en mouvement » (9h30-11h00, en français). Cet atelier, inspiré de la relation intime que les femmes entretiennent avec l’espace urbain, permettra aux écrivaines en herbe de partager et de créer.

À 11h, Lola López Mondéjar, écrivaine et essayiste, animera un atelier d’écriture bilingue (espagnol-français), offrant une perspective unique sur les processus créatifs féminins (11h00-13h00).

L’après-midi débutera avec une table ronde à 15h, où Djamila Hamitou explorera la place des femmes dans les contes et adages algériens, tandis que Houaria Bensetti reviendra sur l’appropriation du Malhoun par les madahette et chikhette. Un échange modéré par Nabila Moussaoui, qui promet de souligner l’importance de la culture orale dans la transmission des savoirs et des histoires féminines.

La journée se conclura à 17h par une conférence de Lola López Mondéjar sur la question : « Peut-on parler d’une littérature féminine ? » La conférence sera suivie d’un débat modéré par Juan Manuel Cid Muñoz, directeur de l’Institut Cervantes d’Oran. Ensemble, ils réfléchiront à l’évolution de la littérature féminine dans un monde littéraire souvent dominé par les voix masculines.

Cet événement est une occasion unique de découvrir des écrivaines talentueuses et de participer à des échanges riches sur la place des femmes dans la littérature et la culture. Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Djamal Guettala

Lieu : Institut Cervantes d’Oran

Date : 3 juillet de 9h30 à 19h

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Youssef Belaïli interpellé à l’aéroport Charles-de-Gaulle

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Belaïli

Le milieu offensif international algérien, Youssef Belaïli, a été arrêté brièvement à l’aéroport Charles-de-Gaulle à Paris, suite à un incident survenu à bord d’un vol en provenance des États-Unis. Selon plusieurs sources proches du dossier, l’altercation aurait éclaté après un différend avec le personnel de bord concernant le port de la ceinture de sécurité de son jeune fils.

Les faits rapportés indiquent que l’enfant de Belaïli ne portait pas sa ceinture de sécurité, ce qui a entraîné une intervention du personnel de cabine. Une dispute aurait alors eu lieu entre le joueur et l’équipage. À l’atterrissage, les forces de l’ordre présentes à l’aéroport sont intervenues et ont procédé à l’interpellation de Youssef Belaïli, qui a été conduit hors de l’appareil pour être entendu.

Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent Belaïli quittant l’avion visiblement contrarié, avant d’être encadré par les agents de police. Certaines sources évoquent un traitement jugé « inapproprié » à son égard, mais aucun détail officiel n’a encore été communiqué par les autorités françaises ou par le joueur lui-même.

Le club de Belaïli, l’Espérance Sportive de Tunis, n’a pas encore publié de communiqué sur l’affaire, tout comme le joueur qui reste pour l’heure silencieux.

Cette interpellation intervient alors que Youssef Belaïli s’apprête à reprendre la compétition après une période marquée par des blessures et des controverses.

Djamal Guettala

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BEM 2025 : « Tizi Ouzou en tête », le ministre Saâdaoui rectifie le tir après la polémique

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Mohamed Seghir Saâdaoui,
Mohamed Seghir Saâdaoui n'aime pas Tizi-Ouzou

Le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Sghir Saâdaoui, a tenté ce mercredi 2 juillet de calmer la polémique provoquée par ses précédentes déclarations sur le classement des wilayas aux résultats du Brevet d’enseignement moyen (BEM).

Le minsitre Saadaoui a dû avoir les oreilles qui sifflent ces derniers jours suite à ses déclarations frisant le racisme concernant les résultats du BEM.

Lors de la conférence nationale sur la clôture de l’année scolaire, tenue au lycée des mathématiques de Kouba, le ministre a officiellement confirmé que, « en termes de wilayas », Tizi Ouzou s’est classée première à l’échelle nationale, devant Béjaïa, Jijel, Sétif, Alger Centre, Batna, Bouira, Guelma, Aïn Defla et Souk Ahras. Bien sûr, le ministre ne s’y est pas attardé, emballant ses propos d’une logorrhée pour noyer les premiers.

Cette mise au point intervient en effet quelques jours après une sortie controversée dans laquelle le ministre avait d’abord salué l’École internationale algérienne en France comme ayant obtenu les meilleurs résultats, ce qui avait suscité une vive incompréhension, notamment sur les critères de classement et la pertinence d’associer un établissement spécifique à une évaluation régionale.

Une clarification tardive

Face à la polémique, le ministre a opéré un rétropédalage prudent en recentrant son discours sur les performances des directions de l’éducation des wilayas, qu’il a qualifiées de « modèles à suivre ». Sans revenir explicitement sur ses propos initiaux, il a tenté de repositionner le débat autour des efforts pédagogiques et des pratiques éducatives locales.

Tizi Ouzou, régulièrement en tête des classements aux examens nationaux, a été mise en avant comme une wilaya exemplaire. Le ministre a souligné que les résultats obtenus « sont le fruit d’une mobilisation continue au sein des établissements scolaires». Une reconnaissance perçue par beaucoup comme un correctif nécessaire pour désamorcer les accusations de partialité.

Enquête ministérielle sur les wilayas en difficulté

Dans un autre registre, Mohamed Sghir Saâdaoui a annoncé l’ouverture d’une enquête par l’Inspection générale et la Direction de l’enseignement pour comprendre les contre-performances enregistrées dans certaines wilayas. Cette démarche, placée sous sa supervision directe, vise selon lui à « identifier les faiblesses structurelles » et à adapter les politiques éducatives en conséquence.

Si cette volonté de transparence est affichée, elle n’en demeure pas moins perçue par certains observateurs comme une opération de communication visant à détourner l’attention des maladresses verbales du ministre. 

Les Cadets de la nation : modèle d’élite ou écran de fumée ?

Le ministre a également salué les « résultats excellents et complets » obtenus par l’École des Cadets de la nation, affirmant que les méthodes pédagogiques appliquées dans cet établissement militaire d’élite pourraient inspirer le reste du système éducatif. Une déclaration qui suscite elle aussi la controverse : certains y voient une valorisation excessive d’un modèle non généralisable, en rupture avec les réalités de l’école publique algérienne. Pas seulement puisqu’il faudrait se pencher sur les moyens mis dans cette école par rapport à ceux des écoles publiques.

Une rhétorique revisitée pour calmer les tensions

En définitive, Mohamed Sghir Saâdaoui tente de reprendre la main sur un dossier sensible. Tout en évitant l’autocritique explicite, il recompose son discours autour de la performance éducative, de l’équité territoriale et de l’exemplarité. 

La polémique aura eu le mérite de mettre en lumière les attentes fortes autour de l’équité dans l’éducation, et la nécessité pour les autorités de mieux maîtriser la communication sur des sujets aussi sensibles que la réussite scolaire régionale — dans un pays où les fractures territoriales restent un sujet latent de tension.

Samia Naït Iqbal

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Le FMI pointe les vulnérabilités budgétaires de l’Algérie

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Pétrole
L'économie algérienne dépend totalement de sa production en hydrocarbures.

Malgré une conjoncture économique à court terme jugée favorable, l’Algérie demeure confrontée à d’importantes vulnérabilités budgétaires, exacerbées par sa forte dépendance aux revenus des hydrocarbures, comme le rappelle le FMI.

Dans un contexte mondial marqué par la volatilité des prix de l’énergie et des tensions géopolitiques récurrentes, cette dépendance fragilise la stabilité financière du pays et limite sa capacité à absorber les chocs extérieurs. Le Fonds monétaire international (FMI), à l’issue de sa mission en Algérie, appelle à un rééquilibrage urgent des finances publiques et à une accélération des réformes structurelles.

Au terme de sa mission annuelle en Algérie, menée du 16 au 30 juin 2025 au titre de l’Article IV de ses statuts, le Fonds monétaire international (FMI) a dressé un diagnostic contrasté de la situation économique du pays. Si les perspectives à court terme apparaissent globalement positives, l’institution met en garde contre d’importantes vulnérabilités budgétaires qui pourraient compromettre la stabilité macroéconomique à moyen terme.

Dirigée par Charalambos Tsangarides, la délégation du FMI note que l’économie algérienne a montré une résilience relative, malgré un ralentissement de la croissance, passée de 4,1 % en 2023 à 3,6 % en 2024. Cette décélération s’explique en grande partie par la baisse de la production d’hydrocarbures, conséquence des restrictions décidées dans le cadre de l’OPEP+. En revanche, l’activité hors hydrocarbures a maintenu une dynamique soutenue avec une progression de 4,2 %, signalant une amorce de diversification de l’économie.

L’inflation, l’un des signaux positifs du rapport, a fortement reculé, passant de 9,3 % à 4 % en un an, portée par la baisse des prix des denrées alimentaires. Cependant, les experts du FMI attirent l’attention sur la détérioration du solde courant, redevenu déficitaire en 2024, ainsi que sur un déficit budgétaire alarmant qui a atteint 13,9 % du PIB. Cette aggravation est liée à la contraction des recettes issues des hydrocarbures et à une hausse des dépenses publiques, notamment salariales et d’investissement.

Appel à un ajustement budgétaire urgent

Face à ce déséquilibre, le FMI recommande un « rééquilibrage budgétaire progressif mais urgent ». L’objectif est de reconstituer des marges de manœuvre financières, contenir l’endettement public et renforcer la capacité de l’économie à absorber les chocs exogènes, notamment la volatilité persistante des prix des hydrocarbures sur les marchés mondiaux.

L’institution appelle également à une plus grande flexibilité du taux de change et à une politique monétaire davantage ancrée sur la maîtrise de l’inflation. Elle salue la mise en œuvre de la loi monétaire et bancaire de 2023, mais insiste sur la nécessité de clarifier le cadre opérationnel de la politique monétaire afin d’en améliorer l’efficacité.

Réformes structurelles et diversification économique

Le rapport préconise un ensemble de réformes structurelles pour assurer une croissance plus inclusive et soutenue. Parmi les recommandations : élargir l’assiette fiscale, numériser l’économie, améliorer la gouvernance des entreprises publiques et rationaliser les subventions pour mieux cibler les ménages vulnérables. Le FMI souligne aussi les efforts entrepris en matière de gouvernance, de transparence budgétaire et de lutte contre le blanchiment des capitaux.

Parmi les initiatives saluées figurent la création d’un guichet unique pour l’accès au foncier, les mesures visant à aligner les exportations sur les standards internationaux, et les progrès dans le développement du commerce en ligne. Toutefois, le FMI met en garde contre le recours excessif à des incitations fiscales, susceptibles d’éroder les recettes de l’État sans garantir un retour sur investissement.

Un équilibre fragile à consolider

En conclusion, si le FMI reconnaît les efforts engagés par les autorités algériennes, le Fonds alerte toutefois sur un équilibre économique fragile. Le pays reste dépendant des hydrocarbures, exposé aux aléas géopolitiques et aux marchés internationaux. La réussite des réformes engagées, couplée à une gestion rigoureuse des finances publiques, sera déterminante pour préserver la stabilité macroéconomique et favoriser un développement durable.

Le rapport final de cette mission sera soumis au Conseil d’administration du FMI dans les semaines à venir. Il constituera une nouvelle base d’évaluation pour le suivi de la trajectoire économique de l’Algérie.

Samia Naït Iqbal

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Mustapha Boucetta : sculpter la mémoire et penser l’avenir

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Mustapha Boucetta 
Mustapha Boucetta 

Mustapha Boucetta, artiste-peintre et sculpteur autodidacte algérien, se distingue par des créations à la fois expressives, singulières et profondément ancrées dans une quête de sens. 

Son œuvre témoigne d’une créativité débordante, nourrie par une réflexion dense sur l’homme, la nature et la mémoire collective. Il entame son parcours artistique tardivement, à l’âge de 50 ans, après avoir exercé divers métiers, dont ceux d’antiquaire, de restaurateur de meubles et de steward. Ce chemin de vie pluriel, loin des circuits artistiques traditionnels, lui a permis de développer une approche originale, à la croisée de la mémoire, de la matière et du mouvement. Ces expériences, loin d’être anecdotiques, ont profondément façonné son regard : elles lui ont permis d’appréhender les objets anciens et les matériaux avec une attention particulière, tout en développant une perception sensible des cultures, des traditions et des formes. Ainsi s’est construite une sensibilité artistique singulière, empreinte d’humanité, d’observation et de vécu.

Ses premières œuvres naissent dans un contexte à la fois personnel et historique douloureux. Boucetta puise dans les traumatismes de la société algérienne, notamment les années de terrorisme, pour créer des formes qui font office de catharsis. À travers ses sculptures et ses installations, il canalise douleur, mémoire et résilience en œuvres tangibles. L’art devient alors pour lui un langage de survie, un moyen d’exorciser les traumatismes tout en rendant hommage à une mémoire collective trop souvent tue. Il s’agit aussi d’un acte de résistance culturelle : résister à l’oubli, à l’effacement, et réaffirmer, par la création, la dignité d’un peuple et d’un vécu.

Son art repose essentiellement sur l’utilisation de matériaux récupérés, notamment des tôles de voitures, qu’il transforme en sculptures chargées de symbolisme et d’allégories. Ces matériaux industriels, souvent rejetés, retrouvent sous ses mains une seconde vie, intégrés dans des compositions où la force brute de la matière dialogue avec une poésie visuelle saisissante. Ce choix assumé n’est pas anodin : il reflète une démarche éthique et esthétique, redonnant du sens à ce que la société abandonne. 

Parmi ses œuvres majeures, exposées au Palais de la Culture Moufdi-Zakaria à Alger, figurent des représentations imposantes d’animaux, d’arbres et de navires. Ces formes puissantes évoquent la vitalité du vivant, le déplacement, l’errance, mais aussi l’enracinement et la résilience. Elles reflètent un attachement profond à la nature, à l’histoire et au tissu social. Animé par une passion constante, Boucetta qualifie son processus artistique de « délire créatif », expression révélatrice de son approche instinctive, libre et habitée par une quête d’innovation et d’émotion.

Son parcours atypique, traversé par des épreuves intimes, l’a conduit à une réflexion profonde sur la place de l’art dans l’existence humaine. Pour lui, l’art ne se limite pas à une recherche esthétique, mais devient un outil d’éveil, de lien et de questionnement. Son expérience de steward lui a permis d’explorer une grande diversité culturelle, d’observer d’autres manières de vivre, de penser et de créer. Cette ouverture sur le monde a enrichi sa vision artistique et nourri son imaginaire. À travers ses sculptures, il déploie une combinaison forte entre ressenti, maîtrise technique et introspection, offrant au public une lecture à la fois sensorielle et conceptuelle.

Souvent monumentales, ses œuvres abordent des thèmes universels tels que la coexistence entre les êtres vivants et la richesse de la biodiversité. Elles célèbrent l’interconnexion du vivant tout en alertant sur sa fragilité. Son œuvre « L’Arche de Noé » illustre cet engagement à travers une allégorie saisissante sur la diversité biologique et l’harmonie. Ces créations, qualifiées de « métaphores mécaniques », mêlent le langage de l’industrie à celui de la fable, incitant à réfléchir sur la durabilité, les modes de production et l’utilisation de matériaux recyclés dans l’art contemporain.

Reconnu pour sa capacité à redonner vie à des objets abandonnés, Boucetta insuffle à ces matériaux bruts un souffle narratif fort. Chaque pièce utilisée devient porteuse d’un sens, d’une mémoire ou d’une émotion. 

Ses sculptures architecturales, inspirées de la Casbah d’Alger, conjuguent avec finesse tradition et modernité. Il y explore l’identité urbaine, la mémoire des lieux et rend hommage à un patrimoine en mutation. Ces formes hybrides, oscillant entre abstraction et figuration, témoignent de sa maîtrise dans la création d’espaces qui interpellent et suscitent la contemplation.

Ses œuvres, présentées dans des lieux emblématiques tels que le Palais de la Culture Moufdi-Zakaria, se distinguent par leur richesse narrative et leur profondeur conceptuelle. Elles ne se contentent pas d’illustrer des idées : elles racontent, interrogent et provoquent des résonances. Son exposition « Racin-R » a été saluée pour son originalité et sa manière d’aborder des problématiques universelles. À travers cette installation, il revisite les notions de racines, d’ancrage et d’identité, en les confrontant aux mutations contemporaines et aux enjeux environnementaux.

Les créations de Boucetta se démarquent par une esthétique particulière, où symbolisme et allégorie se répondent sans cesse. Ses représentations d’animaux, d’arbres, de navires, ainsi que ses compositions architecturales, révèlent un intérêt constant pour les récits humains et les équilibres naturels. Il qualifie son processus de création de « délire créatif », une expression qui traduit la fusion entre intuition, émotion et imagination dans son travail. Ce bouillonnement intérieur est le moteur de sa démarche, où chaque œuvre devient un terrain d’exploration.

Exposées dans des lieux de renom, ses œuvres ouvrent un espace de découverte et de dialogue autour de thématiques universelles. En intégrant récits humains et philosophie durable, Boucetta a redéfini les contours de la sculpture contemporaine en Algérie. Son travail continue d’inspirer, en interrogeant avec acuité les rapports entre l’individu, la société, la nature et le patrimoine.

Par son art, Boucetta transforme des expériences personnelles en créations à portée universelle, redéfinissant ainsi l’impact de la sculpture contemporaine. Ses œuvres invitent à une réflexion constante sur des questions essentielles telles que la durabilité, la coexistence et l’essence de l’humanité. 

Ces créations mériteraient d’être exposées dans des jardins, dans des aires de jeux pour enfants, mais il faudrait pour cela une volonté politique, l’accord du ministère de la Culture, afin de les sauver de l’oubli.

Brahim Saci

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