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Téléphonie mobile : attribution de licences d’exploitation de la 5G à Mobilis, Ooredoo et Djezzy

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Téléphonie de 5e génération

L’Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques (ARPCE) a attribué, jeudi, 3 licences d’exploitation de réseaux de communications électroniques mobiles ouverts au public, de cinquième génération (5G) avec la fourniture des services associés, aux trois opérateurs de téléphonie mobile « Mobilis », « Ooredoo » et « Djezzy ».

L’entreprise « ATM » (Mobilis) est ainsi arrivée en première position, suivi de Wataniya Telecom Algérie (Ooredoo) en deuxième position et Optimum Telecom Algérie (Djezzy) en troisième position.

Dans une allocution à cette occasion, le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, a affirmé que les services de la 5G marquent « une nouvelle étape visant à ancrer un modèle numérique à même de faire de l’Algérie une plateforme numérique régionale ».

L’annonce des résultats de cet appel à concurrence pour l’octroi de ces licences a eu lieu en présence de membres du Gouvernement, de représentants d’instances officielles et des opérateurs de téléphonie mobile.

APS

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Plages algériennes : 59 décès par noyade en juin dernier

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Noyade

Cinquante-neuf décès par noyade survenus au niveau des plages et des réserves d’eau ont été enregistrés dans plusieurs wilayas du pays durant le mois de juin dernier, indique jeudi un bilan de la Protection civile.

Sur la zone côtière qui compte 14 wilayas, « 40 personnes ont perdu la vie, dont 18 au niveau des plages interdites à la baignade et 22 sur des plages surveillées », souligne la même source, précisant que parmi ces derniers décès, « 12 ont eu lieu en dehors des horaires de surveillance ».

Les bilans les plus lourds ont été enregistrés à Mostaganem (11 victimes), Oran (6 victimes), ainsi qu’à Bejaia et à Annaba (5 victimes chacune), poursuit la même source qui note « une hausse de 3,4% des noyades en mer par rapport à juin 2024 ».

S’agissant des réserves d’eau, « 19 décès ont été recensés, dont 11 dans des mares », sachant que par rapport à l’année précédente, le nombre de noyades dans ces plans d’eau « a augmenté de 9,2% ».

Dans le même contexte, les services de la protection civile ont effectué, dans l’ensemble, « 9990 interventions au niveau des plages surveillées, où 6465 personnes ont été sauvées d’une noyade certaine, 2781 traitées sur place et 658 personnes ont été évacuées vers les structures sanitaires locales ».

La wilaya de Boumerdès a enregistré le plus grand nombre d’interventions durant la même période, avec 1577 interventions, suivie par Ain Temouchent (1519 interventions) et Bejaia (1413 interventions), conclut le bilan.

APS

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Dôme de fer ou casserole trouée !

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Bombardement

Le dôme de fer, vous connaissez, bien sûr. Mais oui, vous connaissez, cela fait de très nombreuses années qu’on nous le présente comme le plus grand système au monde de protection de l’espace aérien d’un pays. Israël possédant le plus large et le plus efficace nous dit-on. Et si vous avez raté ces derniers mois le tintamarre à son propos, c’est que vous n’avez ni regardé télévision, ni lu un journal, ni écouté  une radio.

Et quel pays qualifie-t-on toujours de « plus fort au monde », de « plus efficace sur la terre », de plus « performant sur la planète » et ainsi de suite ? C’est inévitablement Israël, par son mythique service de renseignement, par sa soi-disant légendaire capacité d’enlèvement et de neutralisation d’un terroriste dans le monde ou par l’ingéniosité de ses startups dans les technologies avancées. 

Israël est devenu un mythe et un fantasme en toutes choses qui évoquent l’expérience, l’efficacité et la performance.

Mes chers lecteurs, cette chronique m’a été imposée par la guerre des douze jours entre l’Iran et Israël qui fait le lien avec un flash de mémoire. Nous avons tous appris au collège en cours d’histoire l’exemple le plus évident lorsqu’on parle de la destruction d’un dôme. C’est celui du dôme de la basilique Sainte-Sophie à Constantinople (vers la moitié du premier millénaire, là je n’ai pas dû être attentif au prof d’histoire pour une date plus précise). 

Il s’agissait d’une destruction suite à un tremblement de terre. Eh bien, nous y voilà, à propos de mon rapprochement avec le dôme de protection d’Israël.

Au premier coup porté à son encontre d’une manière puissante, il subit un échec stupéfiant au regard de tout ce qui a été dit antérieurement qui avait fini  par  convaincre beaucoup.

Et patatra… ! Si ce dôme de fer avait prouvé son efficacité contre des drones et des missiles traditionnels provenant des groupes armés qu’on appelle des proxys de l’Iran, il s’est révélé incapable d’intercepter des missiles balistiques d’une génération avancée en proportion avec l’efficacité annoncée. 

La population a enfin connu ce que veut dire des bombardements contre une population civile et des sites militaires. Subitement, elle s’est rendu compte que le massacre à Gaza n’était pas seulement un feuilleton à la télévision ou dans un journal.

Plus que jamais, Israël s’est rendu compte que sa force écrasante dans la région depuis des décennies n’est le résultat que d’un appui sans condition des États-Unis. Bien entendu que cela se savait mais il n’en n’avait jamais été véritablement consciente et voulait bien croire ce qu’elle s’était bercé d’illusion sur son génie. 

Si la majorité des missiles balistiques iraniens n’ont pu atteindre le sol par interception du dôme de fer, la faible proportion de ceux qui sont passés a suffi pour effrayer la population. L’ampleur de la stupéfaction a tellement été foudroyante que des vagues de population ont fui le pays pour retourner au leur puisque la majorité possède une double nationalité.

Israël s’est également rendu compte du coût exorbitant du système de défense par le dôme de fer, notamment en puisant dangereusement dans son stock de missiles d’interception. Sa souveraineté et sécurité étaient déjà entre les mains des Etats-Unis, le réveil est lourd de s’apercevoir que la dépendance atteint aujourd’hui un niveau total.

La majorité au Sénat et une partie encore importante de la population continuent à soutenir d’une manière indéfectible le pays génocidaire, mais jusqu’à quand ? De très grosses fissures apparaissent, y compris dans le camp le plus solidaire à Israël.

Rien ne peut empêcher dans un temps plus long l’effondrement d’une tyrannie coloniale, raciste et génocidaire. Surtout lorsqu’il s’agit d’une coquille vide perfusée continuellement par une aide qui ne pourra être éternelle.

La reconstruction du dôme de la basilique Sainte-Sophie a été possible par la très grande puissance et richesse de l’empire byzantin. Israël, sans l’aide des Américains, est un territoire minuscule, avec une population qui ne peut rivaliser avec celles de ses ennemis et une terre qui est très loin de pouvoir parvenir à l’autosuffisance alimentaire.

Son avancée technologique dans l’agriculture et l’immense insuffisance de l’eau lui permettrait à peine de survivre et ce n’est absolument pas sûr. Si Israël vit sur le mythe de la terre biblique promise, il sera un jour ou l’autre obligé de se réveiller et d’ouvrir les yeux.

Le dôme de fer est une casserole trouée et le prix faramineux de cette casserole en bonnet sur le ciel israélien  ne pourra pas être renouvelé et modernisé  ad vitam aeternam. Il en est de même pour toutes les autres aides en armes.

 Je conseillerais aux Israéliens de revisiter les fondamentaux de leur foi à travers les récits paraboliques. Je leur demanderais de relire le chapitre 17 du Premier Livre de Samuel, ils se rappelleront d’un certain David contre Goliath pour évaluer les chances de ses pays voisins.

Boumediene Sid Lakhdar

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Djimi Mazigh, la voix libre de Tinibawin

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Djimi Mazigh
Djimi Mazigh

Discret, exigeant, enraciné. Depuis plus de deux décennies, Djimi Mazigh trace un sillon singulier dans le paysage musical chaoui. Originaire de Tinibawin, dans les Aurès, il fait entendre une voix rare, presque aérienne, mais profondément ancrée dans sa terre.

Une voix qui ne cherche pas la lumière facile, mais la transmission. Celle des émotions, de la mémoire, et d’une culture amazighe encore trop marginalisée dans l’espace artistique national.

Une trajectoire fidèle

Né dans une région où la parole se mérite et la musique se partage avec pudeur, Djimi Mazigh a fait de sa langue maternelle – le chaoui – un outil de création et de résistance. Il entame son parcours discographique en 2000 avec un premier album, Melmi, traversé par les thèmes de l’attente, du doute et du désir de retour.

Suivront Lawa Lawa en 2006, Argaz s Yirgazen en 2010, puis Twiza en 2017. Quatre albums en vingt ans : un rythme lent, assumé, en contrepoint des logiques industrielles. À chaque sortie, un propos, une ambiance, une voix. Pas de concession. Pas d’imitation.

Une voix à part

Timbre clair, tessiture haute, chant habité : Djimi Mazigh cultive une forme d’épure. Son chant évoque autant les conteurs anciens que les musiques spirituelles. Il n’interprète pas, il porte. Dans ses titres les plus marquants – Matta, Yellis n Wawras, Therwa n Dzayer, Massika ou Ma thelidh douma – l’émotion passe avant tout. Le mot juste, le souffle maîtrisé, la mélodie dépouillée.

Ses clips, tournés dans les montagnes ou les villages chaouis, accompagnent ce parti pris d’authenticité. Yellis n Wawras, par exemple, tourné à Markounda et Ighzer n Taqa, met en scène la femme aurésienne avec dignité, loin des clichés.

Une démarche collective

Djimi Mazigh s’inscrit dans une démarche d’équipe. Il travaille avec des musiciens fidèles : Mabrouk et Ammar Barouel, Farid Ouach, Farid Merouani, Noureddine Mazhoud. Ensemble, ils composent, arrangent et produisent une œuvre artisanale, sincère, sous le label Raw Vision. Loin de tout formatage, leur travail se caractérise par une recherche d’équilibre entre modernité musicale et fidélité culturelle.

Une voix critique et constructive

Mais Djimi Mazigh ne se limite pas à chanter. Il réfléchit, interroge, alerte :

« J’ai mené mes propres recherches sur la chanson chaouie contemporaine. Malgré sa richesse, elle est sous-représentée. Marginalisée. On lui préfère souvent la facilité, la répétition, la légèreté. Pourtant, elle a tout pour parler au monde. »

L’artiste milite pour la traduction des textes, leur diffusion au-delà du cercle communautaire, et une valorisation des œuvres amazighes dans leur pluralité. Il rappelle aussi l’importance de soutenir les artistes : « Achetez nos albums. Ne piratez pas. Chaque chanson volée, c’est une voix découragée. »

Une parole en héritage

Le chanteur aime évoquer la figure du adhbir n wawréss, ce pigeon voyageur issu des contes chaouis. Un oiseau porteur de messages, de nouvelles, de récits. Il s’y identifie :

« Là où je passe, je laisse une parole. Et j’espère qu’on la portera plus loin. »

C’est là sans doute que réside l’essentiel de sa démarche : chanter pour dire qu’il existe, pour transmettre une histoire, et honorer une culture que l’on voudrait parfois taire, mais qui continue de se dire, inlassablement, dans les voix comme la sienne.

En 2025, Djimi Mazigh poursuit son chemin, discret mais constant. Il ne cherche ni projecteurs, ni triomphes. Il chante.

Et cela suffit à faire exister tout un monde. Tinibawin, les Aurès, les siens. Un monde debout.

Djamal Guettala

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Sous le souffle du jazz, la Vieille Charité se métamorphose

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Du jazz, la Vieille Charité
Du jazz, la Vieille Charité

Dans le ventre chaleureux et intemporel de la Vieille Charité, les notes du jazz ont tissé, début juillet, un voile mystérieux, une Sous le souffle du jazz, la Vieille Charité se métamorphose
atmosphère suspendue où le temps semblait se dissoudre. Ce lieu chargé d’histoires anciennes, ses pierres baignées de mémoire et d’ombres, s’est fait écrin pour une soirée où la musique a murmuré ses secrets, entre silence et éclats, rigueur et liberté.

À 20h00, le Salma Quartet est venu déployer ses ailes, comme une promesse légère portée par le souffle chaud du be-bop. Salma Blanchard, au piano, sculpte les notes avec la délicatesse d’une conteuse, tandis que Matthieu Fabre au saxophone ténor, France Duclairoir à la contrebasse et Antoine-Aurèle Cohen-Perrot à la batterie dessinent des paysages sonores où l’improvisation se fait dialogue. Une quête, aussi, portée par un cri d’émancipation : More women on stage, une injonction douce et nécessaire, une invitation à réinventer le jazz dans un souffle neuf.

Puis, à 21h00, la voix de Youn Sun Nah a glissé comme un secret confié à la nuit. Voyageuse des sons et des silences, elle a fait résonner Elles !, son douzième album, cri doux et lumineux lancé en hommage aux grandes voix féminines — d’Édith Piaf à Björk, de Nina Simone à Grace Jones.

Le 2 juillet, la Vieille Charité a jazzy au son de ce trio, avec un répertoire inédit alternant compositions originales de Youn Sun Nah et reprises de grands standards.
À ses côtés, Eric Legnini et Tony Paeleman, magiciens discrets du clavier, ont tissé une trame musicale sensible et puissante, entre textures subtiles et envolées lumineuses. L’ensemble vibrait comme un murmure retenu, une émotion pure que les murs anciens semblaient écouter.

Cette deuxième soirée du festival Marseille Jazz des Cinq Continents, déjà annoncée complète, a captivé un public conquis, ébloui par tant de finesse et d’intériorité. Le Matin d’Algérie était là, témoin de cette communion rare entre l’art et l’instant.

La Vieille Charité, ce soir-là, n’était plus seulement un monument : elle respirait, elle résonnait, elle rêvait — en jazz.

Djamal Guettala

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Israël : des ministres du Likoud appellent Netanyahu à annexer la Cisjordanie occupée

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Cisjordanie occupée
Affrontements meurtriers en Cisjordanie occupée

Des ministres proches de Benyamin Netanyahu le pressent d’annexer la Cisjordanie occupée. Le moment est propice, estiment-ils. Et cela, à quelques jours du voyage du Premier ministre israélien à Washington et de sa rencontre avec Donald Trump à la Maison Blanche. C’est également au moment où un certain optimisme règne sur un nouvel accord de trêve à Gaza.

C’est une lettre ouverte qui est adressée au Premier ministre israélien. Point intéressant : ses signataires sont tous membres du Likoud, le parti de Benyamin Netanyahu. Des ministres et aussi le président du Parlement israélien, la Knesset, explique le correspondant de Rfi à Jérusalem. Ils appellent le gouvernement à mettre en œuvre la souveraineté israélienne en Cisjordanie occupée. En d’autres termes, annexer ce territoire d’ici à la fin de la session parlementaire d’été, le 27 juillet.

Le moment pour cette démarche est particulièrement favorable, estiment-ils. Et cela en raison de l’actuel « partenariat stratégique, du soutien et de l’appui des ÉtatsUnis et en tout premier lieu du président Donald Trump ». Parmi les signataires figurent des ministres de premier plan, tel qu’IsraëlKatz, le ministre de la Défense et YarivLévine, ministre de la Justice et architecte de la très controversée réforme judiciaire. L’extrême droite israélienne s’est félicitée de la publication de cette lettre ouverte qui a été partagée par le ministre Bezalel Smotrich sur le réseau X.

En Cisjordanie occupée, le village de Khallet Ad-daba’a quasiment détruit

Alors que la guerre fait toujours rage à Gaza, avec ses dizaines de victimes palestiniennes tous les jours, la Cisjordanie occupée subit une guerre à bas bruit. Les attaques de colons israéliens contre des Palestiniens se multiplient. Au point que depuis le 7 octobre 2023, près de 1 000 Palestiniens ont été tués par l’armée et les colons en Cisjordanie occupée. Le village de Khallet Ad-daba’a est presque entièrement détruit. Par terre, des montages de gravats, un panneau solaire déchiqueté par les bulldozers. Sur cette colline caillouteuse, battue par un vent brûlant, seules deux maisons et la petite école du village de Khallet Ad-daba’a tiennent encore debout, constatent le envoyées spéciales de Rfi à Khallet Ad-daba’a. 

Mohammad Badawi Dababseh, la trentaine, s’abrite du soleil sous un simple drap. Son village vit au rythme des attaques de colons et de soldats israéliens. La dernière remonte au 29 juin : « Nous étions assis ici. […] L’armée est venue… cinq soldats. […]. Ils nous ont menottés, ont déchiré cette tente. […] Ils ont demandé à ma cousine d’enlever son voile, mais elle a refusé. Alors, ils le lui ont arraché. […] Ils se sont mis à nous donner des coups de pied à la tête. Puis, ils ont agressé les femmes. »

Des colons installés illégalement dans des collines alentour s’en sont pris aussi aux villageois, témoigne le cousin de Mohammad, Jabber Dababseh : « Il y a quelques jours, cinq colons sont venus attaquer des maisons troglodytes du village et ont expulsé de force les familles. […] On a appelé la police locale israélienne. […] Finalement, l’administration israélienne a répondu qu’ici, c’est une zone de tir militaire. […] On nous a dit : « Nous avons démoli vos maisons parce que vous n’avez pas le droit de vivre ici, les Palestiniens. Vous n’avez qu’à partir pour la ville d’à côté, ou pour l’Europe, où vous voudrez ! » » Cette terre est la nôtre depuis des générations, répond Jabber.

Malgré les attaques, il n’envisage pas d’autre avenir que la vie ici pour lui et ses cinq enfants.

Des adolescents tués

Le ministère palestinien de la Santé a annoncé mardi que deux personnes, dont un adolescent de 15 ans, avaient été tuées par l’armée israélienne en Cisjordanie occupée.

« Amjad Nassar Abou Aouad (15 ans) a été tué en martyr, à l’aube ce mardi, par les balles de l’occupation dans la ville de Ramallah », indique un communiqué du ministère.

« Samer Bassam Zagharna (24 ans) a également été tué en martyr, à l’aube, par les balles de l’occupation près de la localité d’al-Dhahiriya », une ville de la banlieue d’Hébron (sud de la Cisjordanie), poursuit le communiqué.

L’armée israélienne a indiqué à l’AFP, à propos du premier incident à Ramallah, que ses soldats avaient « tiré des coups de semonce en l’air » après avoir été visés par des jets de pierres.

Concernant le second incident, elle a fait savoir que ses troupes avaient « ouvert le feu conformément aux procédures opérationnelles standard » après avoir « identifié un individu suspect tentant de franchir la frontière ».

Une vingtaine d’adolescents et de jeunes hommes se sont réunis mardi matin dans un hôpital de Ramallah pour pleurer Amjad Nassar Abou Aouad, a constaté un journaliste de l’AFP.

L’armée israélienne occupe la Cisjordanie depuis 1967.

Avec Rfi et Afp

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Tebboune ne peut pas et ne voudra pas gracier Boualem Sansal

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Tebboune
Tebboune reproduit l'échec depuis 6 ans.

Une info rapportée par Kamel Daoud ne laisse aucun doute quant au fait que l’acharnement contre Boualem Sansal n’est pas près de s’estomper.

« Ce matin, en lisant la Une des principaux journaux algériens, c’est une douche froide », a détaillé Kamel Daoud. « C’est le même titre qui a été publié par pratiquement tous les journaux avec la même question : +de quoi se mêle la France ? »

« Quand on a le même titre sur les mêmes Unes, le même jour, ça veut dire que l’instruction est venue d’en haut et ça n’augure pas de quelque chose de bon », a-t-il poursuivi, dénonçant par ailleurs le « procès d’intention » intenté, selon lui, à Boualem Sansal en France où certains l’accusent d’être d’extrême droite.

Il suffit de se rappeler que Tebboune n’est guère plus qu’un pantin des militaires pour partager les appréhensions de notre écrivain.

Par ailleurs, quand on sait que la politique des militaires envers le citoyen ne rime qu’avec « Hogra » (mépris) et « Zkara » (acharnement), cela ne présage rien de bon pour notre Boualem National.

D’autant que du point de vue des dictateurs algériens, gracier Boualem Sansal serait un signe de faiblesse, voire d’abdication face à la France, cette éternelle ennemie intime.

Tout comme Kamel Daoud, « Je garde espoir, comme tout le monde, et j’espère vraiment me tromper, et le revoir ici en France, libre et en bonne santé ». Ne versons pas dans l’illusion non plus afin d’éviter la gueule de bois qui suivra dans les prochains jours.

Quel que soit l’angle d’analyse porté sur la position de nos dictateurs, lesquels ne feront jamais preuve de quelconque état d’âme, il est à redouter que Boualem Sansal est parti pour rester dans les geôles pendant une période indéterminée …Et ce ne sont pas les gesticulations de journalistes et le silence des politiques français qui sont à même de redresser le bras de fer qu’Alger veut gagner pour montrer au monde « sa puissance ».

Ils doivent bien jubiler dans leur coin, nos militaires. Quant à Tebboune, il n’a aucune latitude d’action ! Quand bien même, sa haine envers les intellectuels n’est plus à démontrer. 

Courage Boualem ! Tu sortiras grandi de ce combat contre l’ignorance !

Kacem Madani

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Hôtel AN (ex-Transatlantique) à Biskra : carrefour d’âmes et sanctuaire du désert

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Hôtel An de Biskra
Une belle adresse pour se reposer.

Au cœur de Biskra, aux confins du Sahara, l’Hôtel AN, anciennement Transatlantique, se dresse tel un témoin intemporel d’une époque révolue et pourtant toujours vivante.

Construit entre 1907 et 1912 sous la main de l’ingénieur Georges Guéchin, ce joyau d’architecture conjugue avec grâce l’élégance classique européenne et la finesse des arabesques néo-mauresques, symboles d’une terre où s’entremêlent l’Orient et l’Occident, la tradition et la modernité.

Mais plus qu’un simple hôtel, le Transatlantique est un carrefour d’histoires et de mémoires, un creuset où se sont croisées les trajectoires d’hommes et de femmes qui, chacun à leur manière, ont marqué la culture, la pensée et les combats du XXe siècle.

Dans ces murs ont séjourné André Gide, écrivain en quête de lumière et de sens, dont la plume trouva dans la lumière crue du désert une source d’inspiration profonde. La chambre où il posa ses valises fut un refuge, un havre où le silence du Sahara invitait à la méditation.

Le peintre Étienne Dinet, fasciné par la beauté brute et les visages authentiques du Sud algérien, transforma ses séjours en un atelier vivant, faisant de l’hôtel un écrin où la couleur devint chant, exaltation et respect.

Les frères Lumière, pionniers de la cinématographie, y passèrent la nuit, emportant dans leurs valises la magie des images animées qui allaient révolutionner le regard sur le monde. Leurs séjours au Transatlantique introduisirent dans cette ville saharienne les premières émotions visuelles du cinéma naissant.

Le compositeur et ethnomusicologue Béla Bartók, voyageur infatigable, y trouva l’écho des rythmes ancestraux, des mélodies oubliées, ouvrant la voie à une musique universelle, tissant un pont entre traditions orientales et innovations occidentales.

La légende, douce et mystérieuse, rapporte que la reine Élisabeth II, incarnation d’une monarchie séculaire, fit halte ici, symbole discret d’une rencontre silencieuse entre deux mondes, sous la voûte étoilée du désert.

Enfin, le leader révolutionnaire Ho Chi Minh, âme indomptable des luttes pour la liberté, aurait trouvé en ce lieu un souffle pour sa quête, un lien secret entre les combats qui traversent les continents.

Pour ma part, j’ai eu l’honneur de passer trois nuits dans la chambre 206, celle du poète Moufdi Zakaria, auteur des vers vibrants qui rythment aujourd’hui notre hymne national. Là, dans la pénombre délicate, chaque souffle du vent semblait porter les échos des combats, des rêves, des espoirs. Le temps suspendu, la lumière tamisée, invitaient à une plongée intérieure, dans la mémoire vivante d’une terre façonnée par la poésie et la résistance.

Dans les couloirs silencieux, les portraits des illustres hôtes ornent les murs, et leurs regards, figés mais pleins de vie, traversent les âges pour ouvrir un dialogue silencieux. Ils chuchotent, dans un murmure chargé d’émotion : « Bienvenue parmi nous. »

La terrasse, enfin, offre un écrin de paix. Là, sous un ciel infini, j’ai partagé des soirées de calme absolu avec un compatriote venu de Kabylie. Le souffle chaud du désert mêlait nos paroles, tissant un lien invisible entre passé et présent, entre frères d’âme et de terre.

L’Hôtel AN n’est pas qu’un lieu d’hébergement. C’est un sanctuaire vivant, un espace où se mêlent les ombres et les lumières d’un passé qui continue d’écrire notre présent, au rythme éternel des étoiles sahariennes.

Djamal Guettala  

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Légalisation du « commerce du cabas » : une « menace pour l’État et le dinar algérien »

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Dinar algérien

 Dans un entretien accordé à un média algérien en ligne, Soufiane Djilali, président du parti Jil Jadid, a exprimé une vive indignation face à la récente régularisation du « commerce du cabas » par les autorités algériennes.

Cette décision, censée contrôler les importations et sécuriser le marché, est perçue par M. Djilali comme une forme d’inconséquence menaçant l’assise même de l’État et la valeur du dinar algérien.

Une décision contradictoire et dangereuse

Soufiane Djilali critique fermement le manque de lucidité et de discernement derrière cette mesure. Il souligne l’incohérence du gouvernement qui, après avoir limité en novembre 2024 l’exportation de devises acquises sur le marché parallèle à 7 500 euros par an au nom de la lutte contre l’informel, autorise désormais une exportation mensuelle de 24 000 euros pour les « cabas ». Cela représente une somme annuelle de plus de 290 000 euros par individu, potentiellement des milliards de dollars à l’échelle nationale.

Selon M. Djilali, cette régularisation est un « appel d’air très puissant » pour une multitude de petits opérateurs, entraînant une explosion de la demande de devises sur le marché parallèle. Il anticipe une perturbation majeure des circuits commerciaux réguliers. Les entreprises légales, soumises à des droits de douane de 20%, à la TVA et à divers impôts, se trouveront désavantagées face aux « trabendistes » qui s’approprieront légalement les échanges sans ces contraintes.

Inondation du marché par des produits de bazar et risques accrus

Le président de Jil Jadid prédit que cette nouvelle dynamique favorisera l’importation de « produits de bazars, emballés à la sauvette, sans aucune garantie de qualité », inondant le marché algérien via les lignes aériennes. Il pointe du doigt la Turquie comme nouvelle plaque tournante de ce commerce, en raison de la difficulté d’obtenir des visas pour l’Europe. Ce phénomène, selon lui, risque de détourner la devise issue de la diaspora algérienne en Europe vers un pays tiers.

Les conséquences vont au-delà de l’économie. M. Djilali évoque des risques sécuritaires et sanitaires liés à l’importation de produits non contrôlés comme les téléphones portables, les appareils électroniques, les cosmétiques et les médicaments. Il dénonce une politique qui « tue le secteur légal » pour le remplacer par la contrebande, sans douane, sans impôts ni contrôle, une situation « du jamais vu dans le monde ».

Le dinar algérien sous la menace d’un effondrement

Pour Soufiane Djilali, cette régularisation met directement en péril la valeur du dinar algérien. Il explique que la valeur de la monnaie est intrinsèquement liée à l’état de l’économie, majoritairement dépendante de la rente pétrolière en Algérie. La restriction drastique des importations par le circuit bancaire, conjuguée à la forte demande de devises sur le marché parallèle, a déjà entraîné une dévaluation significative du dinar.

Il cite l’exemple du taux de change de l’euro, passé de 210 DA à 264 DA en quelques années. Avec cette dernière décision, certains experts prévoient un taux de 300 DA pour 1 euro d’ici la fin de l’année 2025. Un tel effondrement se traduirait par une inflation importante sur tous les produits importés, et par contrecoup sur certains produits locaux, impactant directement le pouvoir d’achat du citoyen algérien. Bien que les produits de première nécessité importés par le circuit officiel soient subventionnés, une flambée des prix est à prévoir dans les secteurs de l’habillement, des chaussures, des produits d’épicerie et des pièces de rechange.

Des solutions pour restaurer la confiance économique

Soufiane Djilali déplore l’absence de consultation des acteurs économiques par les autorités, le gouvernement agissant « à sa tête et selon son humeur ». Pour pallier le phénomène du « commerce du cabas » et stabiliser l’économie, il préconise un retour progressif à une valeur monétaire unique sur trois à cinq ans, en acceptant dans un premier temps un double taux de change et en libéralisant le commerce pour les sociétés légales.

Il suggère également que la Banque centrale mette en vente des devises au taux du marché parallèle pour absorber le dinar et détendre le marché. Des allégements des tarifs douaniers pour les produits importés au taux de change réel et la possibilité pour les exportateurs de conserver leurs gains nets en devises sont également des pistes avancées. Enfin, M. Djilali insiste sur la nécessité de réactiver sérieusement une place boursière et de créer de la confiance chez les investisseurs afin qu’ils réinjectent leurs avoirs dans l’économie, affirmant que seul un marché régulé par l’État pourra rétablir les grands équilibres.

L’analyse de Soufiane Djilali met en lumière les profondes inquiétudes d’une partie de la classe politique algérienne face aux choix économiques actuels, soulignant l’urgence d’une refonte réfléchie de l’architecture économique du pays.

Sofiane Ayache

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Corruption : l’ancien ministre Tahar Khaoua écope de 6 ans de prison

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Tahar Khaoua
Tahar Khaoua condamné à la prison ferme

 L’ancien ministre des Relations avec le Parlement, Tahar Khaoua, a été condamné ce mercredi par la première chambre pénale près la Cour d’Alger à six ans de prison ferme avec incarcération immédiate. Cette décision, qui fait suite à un appel, inclut également la saisie de tous ses comptes bancaires dans le cadre d’une affaire de corruption financière.

Tahar Khaoua (59 ans), déjà incarcéré pour une précédente affaire, était poursuivi pour acceptation d’avantages indus, trafic d’influence et abus de fonction. Les faits reprochés concernent l’attribution jugée suspecte d’un parking dans la capitale à un homme d’affaires, pour un montant dépassant les 6 milliards de centimes. Un deuxième individu, identifié comme « B. Mohamed », est également impliqué dans ce dossier.

Du premier jugement à l’appel

Cette nouvelle condamnation intervient après l’appel interjeté par l’accusé et le procureur de la République contre un jugement de première instance rendu le 4 mars dernier par le pôle pénal spécialisé dans les affaires de corruption financière et économique du tribunal de Sidi M’hamed. Ce premier jugement avait déjà prononcé une peine de six ans de prison ferme et une amende d’un million de dinars à l’encontre de Tahar Khaoua.

L’enquête s’est ouverte suite à une plainte déposée par un homme d’affaires, « B.M », qui a affirmé que Khaoua lui avait promis l’attribution du parking à Alger pour l’entreposage de matériel de construction de son fils, avant de lui extorquer plus de 6 milliards de centimes. Lors de son interrogatoire pendant le procès précédent, Tahar Khaoua avait nié toutes les accusations, déclarant n’avoir eu affaire qu’aux fils de « Mohamed » en 2013, dans le cadre de la vente d’un logement lui appartenant à Batna.

Un historique de condamnations

Cette affaire marque la deuxième condamnation significative pour Tahar Khaoua dans le cadre de la campagne anti-corruption menée par la justice algérienne. En novembre 2022, il avait déjà été condamné à douze ans de prison ferme par la sixième chambre criminelle de la Cour d’Alger, avec confiscation de tous ses avoirs et biens immobiliers, pour abus de pouvoir, blanchiment d’argent et enrichissement illicite.

Dans cette précédente affaire, l’ancien wali de Batna, Mohamed Slamani, avait également été condamné à deux ans de prison ferme. Il est à noter qu’en août 2022, une décision du Pôle pénal économique et financier près le tribunal de Sidi M’hamed avait déjà infligé à Khaoua une peine de dix ans de prison ferme, et à Slamani une peine de trois ans. Le 11 janvier 2020, l’ancien ministre des Relations avec le Parlement a été frappé par une interdiction de sortie du territoire national (ISTN) avant que tout se déclenche contre cet ancien ministre de Bouteflika.

Samia Naït Iqbal

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