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Arbitraire au Maroc : la Coordination associative en Europe dénonce

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Démolition de l’immeuble Haj Ali El Manouzi par les autorités.
Démolition de l’immeuble Haj Ali El Manouzi par les autorités.

La Coordination associative en Europe pour le respect des droits humains au Maroc affirme son attachement indéfectible à l’État de droit, ayant comme principe la séparation des pouvoirs et à la primauté de la justice dans toute société aspirant à la démocratie.

Ainsi la force publique, quelle que soit sa légitimité administrative, ne saurait se substituer à la justice ni bafouer ses décisions. La démolition arbitraire malgré une procédure judiciaire en cours devant la Cour d’appel administrative de Rabat, de l’immeuble appartenant à la famille du défunt résistant Haj Ali El Manouzi est un acte inacceptable et répréhensible.

La Coordination associative en Europe pour le respect des droits humains au Maroc dénonce fermement le recours à l’usage de la force par les autorités locales qui, ont donné l’ordre de détruire l’immeuble sans attendre l’issue des recours juridiques engagés, violant ainsi les principes les plus fondamentaux de la légalité, de la proportionnalité et de la justice.

La Coordination associative en Europe pour le respect des droits humains au Maroc exprime son entière solidarité avec la famille El Manouzi, victime d’un acte grave de violation du droit, de la justice et de la mémoire collective. Elle exprime en même sa solidarité avec les victimes de ces abus.

Les signataires :

– Association de défense des droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM) – Association des Marocains en France (AMF) – Association des parents et amis des disparus au Maroc (APADM) – Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) – Association des travailleurs marocains aux Pays-Bas (KMAN) – Centre euro-méditerranéen pour la migration et le développement aux Pays-Bas (EMCEMO) – Forum Marocain Vérité et Justice en France – Association Marocaine des Droits Humains (Paris-IDF) – Initiative Marocaine pour les Droits Humains aux Pays Bas – Association Marocaine des Droits Humains (Section Belgique) – Institut Mehdi Ben Barka, Mémoire vivante – Comité (Belgique) pour la libération des détenus politiques au Maroc – Association Ensemble (Italie) – Coordination de Solidarité entre les peuples de la Méditerranée, Espagne – Coalition des Rifains en Europe – Coordination Européenne du Forum des droits humains pour le nord du Maroc – Comité (Belgique) pour la libération des détenus politiques au Maroc – Na’oura-GSBM-Belgique

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Le refuge de Sales, un écrin préservé en Haute-Savoie

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Le refuge de Sales.
un havre de paix.

Il est situé au cœur de la réserve naturelle de Sixt-Passy, le refuge de Sales a ce quelque chose d’authentique qui le distingue. Un lieu idéal pour vous déconnecter du monde. Ici la nature se déploie en majesté.

Pour le rejoindre, il faut le mériter. Nous l’avons rejoins à partir de Sixt-Fer-à-Cheval. Après une route ombragée, nous garâmes notre voiture au parking de Lignon d’où l’on entend le grognement du Giffre. Tout près d’un refuge qui propose une cuisine maison aussi savoureuse que les lieux. Pour ceux qui préfèrent les transports en commun, une navette estivale mène jusqu’au point de ce départ.

Une fois le sac à doc bien accroché, nous attaquons la montée rocailleuse que les arbres protègent de leur ombre avec beaucoup d’attention. Important : les amoureux de tout-terrain peuvent passer leur chemin, car l’accès au refuge de Sales n’est possible qu’à pied. C’est dire qu’il se mérite.

Vers le refuge de Sales.
Sentier conduisant vers le refuge de Sales.

L’itinéraire est classique, il est réalisable en 2h à 2h30 pour une montée de 690 mètres de dénivelé, et traverse un paysage éblouissant. Dès les premiers pas, le sentier longe le tumulte chantant du torrent de Sales, alimentant des cascades spectaculaires : la Sauffaz, la Pleureuse et la cascade de Sales rythment la montée, offrant à la fois pauses rafraîchissantes.

De nombreux points panoramiques exceptionnels marquent l’itinéraire. Ce qui ne déplait pas aux nombreux randonneurs de tous âges qu’on y croise. À mi-parcours, un plateau se déploie devant notre regard et nous invite à la détente le long du torrent. Un lieu idéal pour casser la croûte et profiter des lieux. De nombreuses familles s’y laissernt à quelques moments de repos. Il n’est pas anormal de voir des enfants jouer dans l’eau sous le regard de leurs parents.

Tout au long de l’ascension, la faune invite parfois à l’observer : marmottes sifflantes, hardes de bouquetins ou vols majestueux d’aigles. En levant les cieux, vous pourrez, avec un peu de chance voir un aigle royal ou un gypaète barbu dessiner des cercles majestueux.  

Une destination familiale et authentique

Autour du refuge, le terrain vaste invite aux jeux en plein air pendant que les adultes profitent de la terrasse ou contemplent la nature préservée. À la table du refuge, on déguste des plats faits maison, omelettes, soupes ou fondues savoyardes, souvent agrémentés de produits locaux ou de baies fraîchement cueillies. Ici tout est fait maison. Une équipe très attachante s’y attelle tous les jours. Une personne descend à pied pour ramener du pain et des produits frais.

Une fois reposé et le sac à doc posé dans un des deux dortoirs du refuge, on peut pousser plus loin la balade dans un cadre féérique. A 200 m du refuge se dressent un hameau de chalets.

Sur le plateau de l’alpage de Sales, la nature s’offre sans filtre. Généreuse. Le refuge lui-même respecte l’environnement : gestion des déchets, toilettes sèches, autonomie énergétique.

Aux beaux jours, l’endroit se révèle idéal pour vivre l’aube montagnarde : passer la nuit au refuge offre le privilège d’admirer le réveil des animaux sauvages, dans un silence que seule la montagne sait offrir.

C’est une vallée préservée, où la marche est le seul passeport pour l’émerveillement. Ici oubliés vos smartphones ! Seule la connexion téléphonique est possible. Fondé en 1981 par Roland et Élisabeth, amoureux de la montagne, ce refuge a su conserver son esprit de simplicité et de convivialité. Le bâtiment, entouré de chalets d’alpage, accueille randonneurs, familles et enfants pour une pause gourmande ou une nuitée montagnarde.  

La montée au refuge de Sales, entre résurgences, cascades et alpages, n’est pas qu’un simple itinéraire pédestre : c’est un voyage vers une montagne retrouvée, authentique et vivante, à la portée de tous ceux qui prennent le temps de l’approcher à pied.

Après le passage des résurgences de Trainant, le silence s’installe et le spectacle géologique se dévoile : lapiaz, curiosité du Désert de Platé, et vues magiques sur les Rochers des Fiz et la vallée du Mont-Blanc pour les plus téméraires poursuivant vers le Dérochoir.

Yacine K.

Repères.

Le refuge de Sales est situé sur le vallon éponyme. Il s’étend sur près de 9 200 hectares, abritant plus de 800 espèces végétales et une faune de montagne foisonnante : bouquetins, marmottes, chamois ou encore gypaètes barbus. C’est ici, à 1 877 mètres d’altitude, que le refuge de Sales offre aux amoureux de nature une parenthèse authentique et accueillante, loin de l’agitation de la vallée.

Le refuge est ouvert de mi-juin à septembre, selon les conditions d’enneigement. L’accès, libre mais réglementé, impose le respect du site naturel et l’interdiction des chiens pour protéger la faune. Il est recommandé d’emporter eau, encas, protection solaire et vêtements adaptés à la météo.

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Jessica Seivert :  peindre l’instant, écrire l’émotion

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Jessica Seivert
Jessica Seivert

Jessica Seivert est une artiste complète : poétesse de l’instant, peintre de l’intime. Son œuvre, à la croisée vibrante de la matière picturale et du verbe poétique, tisse une cartographie sensible où l’émotion, toujours immédiate, prime sur le discours.

Ses peintures et ses écrits dialoguent, résonnent, s’éclairent mutuellement. À travers eux, elle convoque des mondes intérieurs à la fois fragiles et puissants, où l’humain — dans sa vulnérabilité, sa sensualité, sa lumière — devient source de célébration.

Son recueil Les mots unissent ceux qui sèment, médaillé d’argent par les éditions Poésie.io, exprime cette vision intensément humaniste. La poésie y est un enthousiasme, une renaissance sensible à soi, une redécouverte des sens façonnée par le pouvoir libérateur des mots. Chaque poème tend un fil entre le monde intérieur de l’auteure et l’expérience de chacun, transformant la poésie et l’art oratoire en trait d’union, en voix universelle. Sentiment amoureux, amour des mots, espoir, beauté de l’instant, ode à la création, à la liberté : tout est célébré avec un style qui marie lyrisme et simplicité. Les jaillissements de mots et de sonorités offrent plusieurs niveaux de lecture, raviront les amoureux de la langue. Les illustrations qu’elle réalise elle-même prolongent son geste poétique dans la matière, fusionnant les deux disciplines avec cohérence et sens.

L’univers visuel de Jessica Seivert est essentiellement construit à l’acrylique sur toile 3D, parfois enrichi de collages ou de feuilles d’or. Ce style immédiat et vibrant fait de la couleur une sensation, du trait une émotion incarnée. L’œuvre ne se contente pas de susciter le regard, elle invite à sentir, respirer. Il y a dans son art un refus de la distance : tout est offert, tout se dit, avec la délicatesse de celles et ceux qui ont traversé l’épreuve et choisi la lumière plutôt que l’ombre.

Jessica Seivert construit un pont entre poésie et peinture, offrant des œuvres qui parlent autant par la couleur que par le mot. Dans chacune d’elles, la matière et l’écriture ne s’opposent pas : elles se prolongent, se répondent, fusionnent. Ce dialogue crée un langage visuel profondément incarné, à la fois intime et universel, où chaque couleur, chaque mot devient témoignage.

Toutes ses toiles dialoguent avec Les mots unissent ceux qui sèment. Là où le recueil donne à entendre la voix, la peinture donne à voir le souffle, l’élan vital. Le lyrisme s’y prolonge dans la couleur, le rythme dans les formes. Chaque œuvre devient un écho sensible de cette poésie d’union, de partage, d’ancrage. L’écriture y est simple mais vibrante, la beauté de l’instant y devient chant. Les couleurs et le sens tissent une langue vivante, vibrante, habitée, où la voix donne au verbe un corps, une chaleur, une lumière que l’on ressent presque physiquement.

C’est là que réside l’originalité et l’apport précieux de Jessica Seivert dans le paysage artistique contemporain : peindre avec le regard d’une poétesse. Bien que les arts soient intrinsèquement liés, rares sont celles et ceux qui réussissent à fusionner avec une telle évidence l’intensité du verbe et la puissance de la couleur.

Chez elle, chaque toile semble écrite, chaque poème se regarde. L’un nourrit l’autre, dans une parfaite symbiose, dans une relation d’interdépendance. Il ne s’agit pas simplement d’illustrer des vers ou de poser des mots sur des formes : il s’agit d’un véritable langage mixte, sensoriel et symbolique, qui engage le corps, la voix, la matière, l’émotion.

Son apport tient aussi à sa capacité à créer un art accessible sans être simpliste, où la profondeur n’exclut ni la légèreté, ni la tendresse, ni l’espoir. Dans un monde souvent fragmenté, son œuvre rassemble, crée du lien. Elle n’appartient à aucun courant figé, mais s’inscrit dans cette tradition rare de l’art total, celui qui vise à dire l’indicible, à montrer l’invisible, à offrir un refuge à celles et ceux qui cherchent à se comprendre à travers la beauté.

À travers ses mots et ses tableaux, Jessica Seivert ne propose pas seulement des images ou des textes : elle offre une expérience sensible globale. C’est un art de la présence, un art offert comme par magie où l’émotion devient visible, audible, tangible. Ses créations n’imposent rien, elles invitent à vivre, ressentir, s’éveiller. Et c’est dans cette tension subtile entre matière et verbe, entre ombre et lumière, fragilité et force, que repose la beauté convaincante et singulière de son œuvre.

À travers chacune de ses créations, Jessica Seivert invite à vibrer, à s’émouvoir sans détour. Et si son geste pictural paraît intuitif, il est traversé d’une rigueur intérieure : chaque couleur porte une intention, chaque mot inscrit une trace. Chaque toile devient ainsi un lieu de partage et de résilience, un espace où l’on se reconnaît, respire, guérit — par la beauté.

Jessica Seivert ne se contente pas d’occuper une place : elle invente un espace. Un territoire poétique et pictural où l’art devient langage de l’âme, où la beauté devient acte de résistance, de soin, de communion.

À l’heure où le monde cherche des repères sensibles, des voix qui allient justesse et douceur, elle impose doucement, mais solidement, la sienne. Elle nous rappelle que la poésie n’est pas un genre, que la peinture n’est pas qu’un décor, mais que tous deux, ensemble, peuvent redevenir ce qu’ils ont toujours été à l’origine : des lieux de vie, d’humanité, et de lumière.

Brahim Saci

https://lesbonnesfeuilles.fr/jessica-seivert/les-mots-unissent-ceux-qui-sement

https://pariscreationsvirtuelles.com/collections/jessica-seivert

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Emprisonnement de Saïda Neghza : la Cosyfop réagit

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Saïda Neghza
Saïda Neghza lourdement condamnée

La Confédération syndicale des forces productives (Cosyfop) a rendu public un communiqué dans lequel elle dénoncé l’arrestation de l’ancienne candidate à la présidentielle Saïda Neghza.

Bien que la Confédération syndicale des forces productives (Cosyfop), en tant qu’organisation syndicale indépendante, ne partage pas traditionnellement la même vision économique et sociale que les organisations patronales, elle exprime sa pleine solidarité avec Madame Saida Neghza. Ce qui lui est arrivé ne peut être compris qu’à la lumière de l’offensive générale menée par le pouvoir algérien pour étouffer toute forme d’expression et d’organisation syndicale libre, quelles qu’en soient les sensibilités.

La criminalisation judiciaire d’une activité syndicale et professionnelle légitime, ainsi que le recours à des moyens de répression sécuritaires et judiciaires au lieu du dialogue social et institutionnel, menacent les bases mêmes de la représentation syndicale libre. Cela confirme une fois de plus que le pouvoir cherche à imposer un contrôle absolu sur le paysage syndical et économique, en soumettant toutes les organisations, y compris celles issues du patronat.

Madame Saida Neghza, malgré nos réserves de principe concernant certaines de ses positions passées proches des orientations patronales, a incarné ces dernières années une voix féminine libre et courageuse au sein d’un système dominé par le silence et la soumission. Elle a critiqué ouvertement la politique fiscale et la bureaucratie paralysante, et a exprimé son soutien à certaines revendications sociales.

Son emprisonnement représente ainsi non seulement un coup dur porté à l’indépendance syndicale, mais aussi un message de menace adressé à toute personne osant s’écarter de la ligne officielle, y compris au sein de milieux économiques traditionnellement perçus comme « alliés du pouvoir ».

Le président de la Confédération, le camarade Raouf Mellal, a déclaré à ce sujet :

« Nous, à la Confédération syndicale des forces productives (COSYFOP), tenons les autorités algériennes pour responsables de cette grave détérioration des libertés publiques. Nous exigeons la libération immédiate de Saida Neghza, ainsi que des garanties juridiques et constitutionnelles pour protéger le droit d’organisation, d’action syndicale et de participation politique, sans crainte ni menace. »

Raouf Mellal

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L’APN adopte des lois sur la lutte contre le blanchiment d’argent et la protection des données

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L'APN
Les beni- oui-oui comme une seule voix avalisent tout

Les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN) ont adopté, ce mercredi, à la majorité, deux projets de loi majeurs portant respectivement sur la prévention du blanchiment d’argent et la protection des données à caractère personnel. La séance plénière a été présidée par le président de l’Assemblée, Ibrahim Boughali.

Le premier texte concerne la révision de la loi n°01-05 relative à la prévention et à la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. Le projet prévoit un renforcement du dispositif national en matière de lutte contre ces formes de criminalité financière, à travers plusieurs amendements jugés stratégiques.

Parmi les dispositions phares figurent l’élargissement des missions de la Commission nationale d’évaluation des risques, qui sera désormais chargée de définir, d’évaluer et de comprendre les menaces pesant sur le pays dans ce domaine. Les conclusions de ces évaluations devront être mises à la disposition des autorités compétentes afin d’améliorer la réponse nationale.

Le texte introduit également des mesures renforcées de gel et de saisie des avoirs appartenant à des personnes ou entités inscrites sur la liste nationale des organisations terroristes, en cohérence avec les sanctions internationales imposées par le Conseil de sécurité de l’ONU. Il prévoit en outre un durcissement des peines prévues pour certaines infractions, afin de les aligner avec la gravité des actes commis.

Dans le même registre, les parlementaires ont adopté une autre loi modifiant la loi n°07-18 relative à la protection des personnes physiques dans le traitement des données à caractère personnel. Cette révision vise à adapter le cadre juridique existant aux évolutions technologiques et aux standards internationaux en matière de respect de la vie privée.

Samia Naït Iqbal

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Georges Ibrahim Abdallah, plus vieux prisonnier politique d’Europe, enfin libre

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Georges Abdallah
Georges Abdallah libre

Il aura fallu quarante années de détention, treize demandes de libération conditionnelle, et une pression militante sans relâche pour que la justice française finisse par céder : Georges Ibrahim Abdallah, 74 ans, militant communiste libanais et figure de la lutte anticolonialiste, est enfin libre.

La cour d’appel de Paris a ordonné sa libération ce jeudi 17 juillet 2025. Il sera expulsé vers le Liban le 25 juillet, selon la décision de la juridiction, mettant fin à l’un des plus longs épisodes carcéraux du continent européen.

Condamné en 1987 à la réclusion à perpétuité pour complicité dans l’assassinat de diplomates américain et israélien à Paris, actes revendiqués par les FARL (Fractions armées révolutionnaires libanaises), Georges Abdallah n’a jamais nié son engagement, mais a toujours nié être directement impliqué dans les faits. Libérable depuis 1999, il avait vu toutes ses demandes rejetées, sur fond de pressions diplomatiques des États-Unis et d’Israël.

Un homme resté debout

À 74 ans, Georges Abdallah n’a jamais renié son engagement révolutionnaire. Depuis sa cellule, il a continué à publier des déclarations en soutien aux luttes des peuples opprimés, notamment à la cause palestinienne, et à dénoncer l’impérialisme occidental. Il est devenu, au fil du temps, une figure de la gauche radicale, du monde arabe à l’Amérique latine, en passant par l’Europe.

Sa dernière demande de libération, introduite en début d’année, avait été présentée par son entourage comme « la dernière tentative ». L’annonce de son élargissement a été accueillie avec émotion par ses soutiens, qui ont salué une victoire arrachée de haute lutte. À Marseille, où un rassemblement est prévu ce soir au Vieux-Port, des pancartes proclament : « Enfin libre ».

Une affaire éminemment politique

La détention de Georges Abdallah a cristallisé depuis des décennies un débat sur la justice politique en France. Libérable sur le plan juridique depuis plus de vingt-cinq ans, il est resté incarcéré bien au-delà des standards judiciaires français. Plusieurs magistrats, avocats et défenseurs des droits humains ont dénoncé une situation « d’exception », où la politique étrangère française l’aurait emporté sur le droit.

Le Liban, qui a officiellement demandé à plusieurs reprises sa libération, s’est dit prêt à l’accueillir dès son expulsion le 25 juillet. À Beyrouth, des comités de soutien préparent déjà son retour.

Une victoire pour la mémoire militante

Cette libération dépasse le cadre d’un dossier individuel. Elle résonne dans de nombreuses luttes pour la dignité, la justice et l’autodétermination. Elle rappelle aussi qu’une voix politique forte, même derrière les murs, peut traverser les décennies. Georges Abdallah n’a jamais cessé d’écrire, de soutenir, de dénoncer. Il aura passé plus de temps en prison que Nelson Mandela, pour un crime dont beaucoup contestent encore aujourd’hui la nature réelle de son implication.

Djamal Guettala

Repères :

1951 : naissance de Georges Ibrahim Abdallah au Liban.

1984 : arrestation en France.

1987 : condamné à la perpétuité.

1999 : devient juridiquement libérable.

2025 : libéré après 41 ans de prison.

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Najat Vallaud-Belkacem à la Cour des comptes : entre nomination officielle et soupçons de copinage

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Najat Vallaud Belkacem
Najat Vallaud Belkacem bombardée à la Cour des comptes

L’information est désormais officielle : Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre de l’Éducation nationale, a été nommée conseillère maître à la Cour des comptes. Une nomination validée le 16 juillet, mais qui provoque un malaise grandissant dans l’opinion et au sein même de certaines sphères politiques.

Pierre Moscovici, premier président de la Cour, s’est empressé de désamorcer la polémique : « Elle est arrivée par une procédure de recrutement professionnel parfaitement objective », a-t-il déclaré le lendemain sur franceinfo. Il assure s’être retiré de la délibération, récusant tout favoritisme : « Je ne suis pas son copain », martèle-t-il. Une défense qui n’a pas suffi à faire taire les doutes.

Car derrière cette nomination, une rumeur enfle : selon Le Canard enchaîné, François Bayrou aurait discrètement négocié cette promotion en contrepartie de l’abstention du groupe socialiste lors d’une motion de censure à l’automne. Une sorte de troc politique où la carrière de l’ancienne ministre servirait de monnaie d’échange pour sauver le budget gouvernemental.

Le nom de Najat Vallaud-Belkacem, par ailleurs présidente de France Terre d’Asile et conseillère régionale d’Auvergne-Rhône-Alpes, refait donc surface dans une institution de prestige, mais sans passer par le canal d’un concours classique. Le poste de conseiller maître en service extraordinaire est accessible par une voie dite « professionnelle », sur dossier et audition. Un mécanisme légal, mais opaque, et souvent perçu comme une voie royale pour initiés.

Sur les réseaux sociaux comme dans certaines tribunes à droite, la critique fuse : « copinage », « entre-soi », « pantouflage », autant d’accusations qui traduisent un malaise plus large autour des pratiques de nomination dans la haute administration française.

En silence pour le moment, Najat Vallaud-Belkacem n’a pas réagi. Son retour dans une instance de contrôle aussi sensible que la Cour des comptes pose pourtant une question politique : comment restaurer la confiance des citoyens quand les passerelles entre politique et institutions semblent si souvent guidées par des équilibres d’appareil plutôt que par le mérite seul ?

Djamal Guettala 

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Algérie : un commerce extérieur sous tutelle des réserves de change

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Dinars et récession

En théorie, le commerce extérieur est libéralisé en Algérie. Mais dans les faits, cette libéralisation demeure largement illusoire. Son effectivité est en réalité étroitement tributaire du niveau des réserves de change, lesquelles dictent l’orientation concrète de la politique commerciale du pays.

Cette dialectique entre l’état des finances extérieures et la mise en œuvre d’une politique dite libérale révèle que les échanges internationaux ne sont pas pensés comme un levier de développement, mais comme un simple instrument de régulation monétaire conjoncturelle. 

Dès que le matelas de devises commence à s’amenuiser, phénomène récurrent dans un pays dont les recettes en devises reposent exclusivement sur les exportations d’hydrocarbures, la panique gagne aussitôt les cercles du pouvoir, les tirant de leur torpeur.

Mais, au lieu d’engager une véritable réflexion de fond sur les voies de développement de l’économie et de la nécessité de sa diversification, et de s’attaquer aux foyers structurels de gaspillage, à commencer par le train de vie dispendieux de l’État et de ses clientèles, le régime choisit la solution de facilité qui consiste à comprimer les importations. 

Et ce sont, bien souvent les véhicules, les pièces détachées, et les produits de large consommation, ceux qui répondent aux besoins du plus grand nombre, notamment les plus vulnérables, qui en font les frais.

L’ajustement opéré sur la politique commerciale prend la forme d’un resserrement progressif, voire brutal, des échanges extérieurs. On passe ainsi d’une ouverture affichée à un gel quasi total des importations, en mobilisant toute la panoplie des dispositifs juridiques disponibles : barrières tarifaires et non tarifaires, régime de licences et monopoles, restrictions quantitatives, voire interdictions pures et simples. 

Un nouveau stratagème est même venu s’ajouter à cet arsenal. Il s’agit de l’introduction des importations sans paiement, à travers la légalisation du commerce dit du « cabas », expression d’une économie informelle rampante.

Cette stratégie, dictée non par une vision économique mais par une logique de survie du régime, engendre inévitablement pénuries, tensions sociales et effondrement du pouvoir d’achat. 

Fidèle à sa nature autoritaire, le pouvoir reporte le coût de ses errements sur la population. Ainsi, dans l’Algérie post-Hirac, de nombreux produits de l’importation, à l’instar des pièces détachées, sont devenus soit introuvable, soit hors de portée, leurs prix ayant été parfois multipliés par dix.

C’est seulement dans ces phases de stress financier que le pouvoir se rappelle soudainement l’existence d’un secteur privés qu’il appelle à son secours. Il attend désormais que ce dernier, qu’il a lui-même poussé au démantèlement par l’insécurité juridique, l’instabilité macroéconomique et une hostilité structurelle, vienne amortir les effets de la crise, combler les pénuries et suppléer à la défaillance de l’État.

Il s’agit là d’une fuite en avant, celle d’un régime qui, après avoir saccagé les instruments de sa propre résilience, en appelle à ceux qu’il a marginalisés pour réparer ce qu’il a lui-même détruit.

Hamid Ouazar, ancien député de l’opposition

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Les généraux nettoient-ils la cage ou simples règlements de comptes ?

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Généraux

Avec l’annonce de l’éviction du général Haddad, le bien-nommé, je ne sais plus où donner de la tête pour suivre la liste des généraux qui sont évacués du marigot. C’est que les nettoyages se succèdent au rythme de la méfiance et des crocs des plus puissants de la meute.

Nos généraux sont tout de même cultivés, ils connaissent la célèbre citation de d’Alphonse Karr, « En politique plus ça change, et plus c’est la même chose ». Mais ils n’ont pas pour autant oublié la culture populaire du cinéma, la fameuse phrase du parrain lorsqu’un gangster élimine un autre gangster, « Ce n’est pas personnel, c’est le business ! ».

Encore un règlement de compte dans la caserne, l’un en chasse l’autre qui s’allie à un troisième qui finit par éliminer le second et on tourne .« Chacun son tour » disent les enfants dans la cour  maternelle dans jeu de marelle. 

Croyez-vous qu’un jour, un de mes vieux rêves se réalisera et que nous arriverons à l’extinction auto-régulée ? Ce serait la seule bonne action de leur vie, l’expiation au dernier souffle.

La lecture de l’excellent article informatif et d’analyse publié dans ce journal sonne comme un éloge funèbre dirait mon humour. Comme un discours nécrologique préparé par les médias pour saluer la personnalité du sacrifié du jour.

On a finalement l’impression qu’il suffit de changer le nom dans la copie tant elle est un classique. Cette fois-ci, c’est un règlement de compte nous dit l’information non officielle. Hier, elle nous disait que c’était un règlement de compte comme elle le dira demain et les fois suivantes.

Certains se souviennent peut-être du cinéma permanent de l’époque. Les Algériens prenaient un ticket qui leur donnait le droit de revoir le film autant qu’ils le voulaient. Une habitude également à la télévision où les Algériens ont été gavés par le film Z que le pouvoir leur faisait passer tous les retours de la lune.

Et vous rappelez-vous de l’histoire du film ? Celle du combat contre le sordide régime militaire grec à une époque noire nommée « Le temps des colonels ». Plus d’un demi-siècle que je me demande si le responsable des ciseaux de la censure avait compris l’histoire. Depuis, ils ont engagé des professionnels qu’ils ont appelé juges et démocrates reconditionnés. 

Qui est Haddad ? Je n’en sais véritablement rien, ils sortent de la cage aux loups sans numéro ni nom inscrit sur le dos. Au football, on a au moins cette reconnaissance du numéro pour suivre les individualités du match.

Le lecteur serait offusqué de ma remarque tant mes articles les fustigent dans un nombre incalculable de fois. Eh bien je ne les connais pas, les loups se ressemblent tous. Le chef de meute est évincé par un autre et le plus hurleur a un poste en CDD. Je vous l’ai dit, comment voulez-vous que je retienne les noms ?

Bon, je vous promets que la prochaine fois j’essaierai de me souvenir des noms. Je prendrai des notes sur des carnets pour enregistrer leur état-civil, le lieu de naissance, la dernière position dans la hiérarchie des fauves.

Il faut tout de même que je fasse un effort pour honorer de ma bonne lecture les excellents articles de mes camarades.

Que voulez-vous, il y a toujours les cancres du fond de la classe qui n’écoutent ni ne retiennent rien. Il faut que je prenne garde à moi, les chroniqueurs peuvent aussi être éjectés du journal pour incompétence sur la race des loups. 

Boumediene Sid Lakhdar

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Algérie : le règne des inconséquents !

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Tebboune
Tebboune ou la culture d'une populisme suranné.

En 2015, devant notre acharnement à critiquer feu Bouteflika, un vieux militant du PPA décédé également depuis, nous mit en garde en prononçant ces paroles prophétiques : «Vous critiquez Bouteflika, eh bien vous verrez, parce que moi je ne serai probablement plus là pour voir et c’est tant mieux. Les gens qui lui succéderont mettront ce pays à genoux et pratiqueront la politique de la terre brulée. C’est une engeance que vous n’aurez jamais vu, qui vous sidérera et vous choquera mais malheureusement qui détruira cette Algérie si durement libéré avant même que vous ne le réalisiez ! »

C’était un sacré visionnaire ce Monsieur. Que Dieu ait son âme. A la question que nous posions mais comment pouvez-vous affirmer cela, il répondait tout simplement : vous verrez, vous verrez !

 C’était probablement son parcours de militant, son excellente acuité politique et l’expérience que prodigue les années de combat qui lui ont permis de tirer cette conclusion.

Qui aurait imaginé en ce temps-là que l’Algérie se transformerait en un immense pénitencier, que tout ce qui a gouverné ou commande se retrouve incarcéré, que chanteurs journalistes écrivains ou tout simplement commentateur sur réseaux sociaux se ferait embastiller : Et toute cette transformation en trois ou quatre années.

Qui aurait pu concevoir telle débâcle économique, une telle inflation qui glisse inexorablement sur la pente savonneuse de la banqueroute ?

Comment l’ignorance crasse a-t-elle pu se généraliser aussi rapidement dans les plus hauts arcanes du pouvoir ? Qui aurait tout juste soupçonné que la gestion de ce pays riche et grand comme un continent serait confiée à des simplets qui en ont fait leur terrain de jeu, leur laboratoire, leur chambre à très mauvaises idées.

Malgré tous les efforts consentis par l’état et le cout occasionné ,  afin de développer la PME,  fer de lance de l’emploi, dans les années Bouteflika par des hommes de la stature de  Benachenou, Temmar et bien d’autres, qui aurait deviné que ce même état  mette tant d’acharnement pour la détruire et revenir avec une facilité déconcertante à une vision dirigée de l’économie des années 70

Personne n’avait pensé à tel scénario cauchemardesque

Apres l’épisode Boualem Sansal et l’ensemble des 250 détenus d’opinion et les errements incalculables dans la gouvernance du pays voilà que lui succède celui de Saida Naghza et ses colistiers : des agressions injustifiées sur des personnes diminués par l’âge et la maladie.

Depuis 2019, depuis le Hirak, ce phénomène ne veut pas cesser. Telle équipe arrive, telle autre rejoint la calle du navire. C’est comme cela.

Qui emprisonne qui ?

Au tandem fracassant Saïd Bouteflika/Gaid Salah a succédé celui de Tebboune/Chanegriha, moins reluisant que le précèdent, plus taciturne et surtout plus violent régnant sans partage, imposant le silence dans l’incompétence.

Ces duos ont la peau dure, car la disparition de l’un des membres entrainerait inévitablement celle de l’autre. Dès lors la solidarité est vitale, elle est de mise quelle que soit les conditions. C’est le secret de leur longévité.

L’état-major de l’armée choisit son chef et son Président. C’est la coutume.

Ce dernier désigne son équipe.

Qui porte donc la responsabilité de cette grave dérive dans la gestion des affaires publiques ?

Rabah Aït Abache

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