3 avril 2025
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David Louwerse : « Toute musique est belle dès lors qu’elle trouve le chemin de notre âme »

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David Lowerse
Crédit photo : https://www.david-louwerse.com/

David Louwerse fait partie de ces génies de la musique classique dont l’humilité est aussi grande que leur talent atteignant les cimes de la volupté où l’émotion est portée à son point le plus élevé laissant le mélomane et le profane dans l’émerveillement.

Sa maitrise du violoncelle laisse l’oreille et le cœur admiratifs. David Louwerse se passionne pour la création musicale en général dans toute sa diversité n’hésitant pas à relever des défis, le tout dans une volonté de pousser le jeu et l’interprétation musicale vers l’excellence pour en saisir toute la beauté, dans les sonorités, dans une exaltation de l’esprit mettant les sens en éveil.

David Louwerse est titulaire d’un Premier Prix à l’Unanimité en classe de violoncelle et d’un Premier Prix à l’Unanimité en classe de Musique de chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, ainsi que de la Lucy G. Moses Award de l’Université de Yale.

Il est actuellement le violoncelliste de, l’Ensemble Variances

sous la direction artistique du compositeur Thierry Pécou , il se produit comme soliste ou musicien de chambre en France : à l’Opéra de Lyon, à la Maison de Radio France, à l’Arsenal de Metz, au Lille Piano Festival, aux Détours de Babel de Grenoble, aux Journées Musicales de Dieulefit, au Festival Flam’ de Blaye, au Théâtre des Arts de Rouen, à l’Auditorium Rostropovitch de Paris, à Ault en Musiques !, au Festival Offenbach d’Étretat, aux Nocturnes de la cathédrale de Rouen, au Festival d’Ambronay, à la cathédrale de Riez, à La Force.

Il se produit aussi au Canada et aux États-Unis, au Bourgie Hall de Montréal, au Music on Main de Vancouver-Ottawa, au Chamber Festival/Bargemusic de New-York, au Ferst Center for the Arts d’Atlanta, au Town Seattle Hall de Los Angeles, à Washington, en Asie (Taipei, Kaoshung, Yilan) ainsi que dans différentes villes européennes : à l’Unerhôrte Music de Berlin, au Festival Arabesque de Hambourg, au Festival d’Heidelberg, au Château de Sans-Souci de Potsdam (Berlin), au Gregynog Music Festival, au St John’s Smith Square de Londres, à St George’s Church de Bristol, au Brighton Festival, au Lisinki Hall de Zagreb, au Festival Ossiach de Villach (Autriche) et à Utrecht et Maastricht…

David Louwerse est également le directeur artistique du festival, Ault en Musiques !, qu’il a créé, qui se déroule le premier week-end du mois de juillet au sud de la Baie de Somme, et anime les Musiciens de l’Instant, association de musiciens excellant dans l’art de la musique de chambre.

Il enseigne le violoncelle aux conservatoires de la ville de Paris et la musique de chambre au Pôle Sup 93 ainsi qu’à l’École Normale de Musique de Paris.

Il reste l’un des plus grands violoncellistes, dont le savoir musical ne cesse de s’enrichir aux contacts de musiciens de différents horizons, à l’écoute de la nature, avec la pratique et l’expérience des années, magnifiant sa sonorité, dans un souci de perfectionnement mais aussi de partage du cœur et de l’esprit.

Le Matin d’Algérie : Vous êtes un violoncelliste de renom, qui est David Louwerse ?

David Louwerse : Je ne me pose pas trop la question de savoir si je suis un violoncelliste de renom, je suis simplement un garçon qui aime jouer du violoncelle pour lui et pour les autres, partager des émotions avec le public, enseigner le plaisir d’en jouer aux plus jeunes et rencontrer des gens différents au travers de la musique.

Le Matin d’Algérie : La musique a besoin de compositeurs mais aussi de musiciens interprètes, quelle est la part de l’interprétation dans une œuvre musicale ?

David Louwerse : Je dirai que c’est un peu comme au théâtre, il y a tellement de manières de dire et de faire vivre un texte. Une chose est sûre, les œuvres que nous jouons nous parlent de nous, de nos émotions, de tout ce que nous partageons. Notre mission est de pouvoir les jouer en toute sincérité au moment du concert afin d’être proche du public.

Le Matin d’Algérie : Quand on vous écoute, nous sommes emportés par le jeu poussant l’émotion à son paroxysme, peut-on dire que vous avez trouvé votre sonorité propre ?

David Louwerse : Nous avons tous besoin de trouver notre voix, et c’est particulièrement vrai pour les instrumentistes à cordes car nous devons créer entièrement notre sonorité. J’ai été bercé enfant par la sublime sonorité de Mstislav Rostropovitch, mais aussi Issac Stern ou Yo Yo Ma, et au fil des années je cherche le moyen d’être le plus proche du public, de lui parler avec mon violoncelle en quelque sorte, de le toucher au plus profond de lui-même. La beauté de la sonorité y contribue beaucoup !

Le Matin d’Algérie : On parle du violoncelle français, y a-t-il une particularité française ?

David Louwerse : Oui je le pense. L’école du violoncelle français se distingue par une forme d’élégance, de clarté dans le son, d’expression des sentiments juste en évitant certains excès. De plus, certains violoncellistes étaient de grands pédagogues en plus d’être de magnifiques concertistes ! On pense tout de suite à nos André Navarra, Paul Tortelier, Philippe Muller ou encore Xavier Gagnepain.

Le Matin d’Algérie : Jean-Sébastien Bach a dit « J’ai beaucoup travaillé. Quiconque travaillera comme moi pourra faire ce que j’ai fait. », qu’en pensez-vous ?

David Louwerse : C’est une belle leçon d’humilité !

Exercer une profession artistique demande un travail gigantesque ainsi qu’une remise en question sur notre pratique constante. Concernant des grands compositeurs, comme Jean-Sébastien Bach, ce sont d’immenses travailleurs mais n’oublions pas qu’à la base, ils ont du génie !

Le Matin d’Algérie : Les conservatoires parisiens s’ouvrent depuis quelques années sur les musiques actuelles et les musiques du monde, qu’en pensez-vous ?

David Louwerse : Je trouve cela très bien ! Je pense que toutes ces musiques nous parlent des mêmes choses : nos émotions, nos espoirs, nos passions… c’est juste le vocabulaire musical qui change. Toute musique est belle dès lors qu’elle trouve le chemin de notre âme.

Le Matin d’Algérie : Un mot sur le festival, Ault en Musiques, que vous avez créé

David Louwerse : Ault est un très joli village en bord de mer dans le nord de la France. Le festival Ault en Musiques, s’y déroule au début du mois de Juillet dans plusieurs lieux (deux chapelles, une église, une bibliothèque et une salle de concert ainsi que des concerts en plein air) et en tant que directeur artistique, je cherche à ce que chacun de ces lieux trouve la musique qui lui convient, que ce soit de la musique classique, du jazz, de l’improvisation en encore des musiques du monde. De plus, avec mon ami le plasticien Fontaine de la Mare, nous développons la présence de sculptures, peintures, photographie au moyen de différentes expositions durant le festival.

Le Matin d’Algérie : Avez-vous des projets en cours ou à venir ?

David Louwerse : Oui bien sûr, une multitude de projets pour les années qui viennent ! Beaucoup de concerts, d’enregistrements, de projets très différents de tous styles…tout en continuant à prendre soin de mes chers élèves !

Je pense faire plus de place à la musique improvisée ou encore à quelques collaborations avec des pianistes de jazz.

Le Matin d’Algérie : Un dernier mot peut-être ?

David Louwerse : Le rôle de la culture et du spectacle vivant est de nous rassembler et de partager, de nous exprimer…. C’est si important dans ce monde qui nous divise de plus en plus

Pour finir, je tiens à remercier Le Matin d’Algérie d’avoir proposé cet entretien. Cela fut un plaisir et un honneur.

Entretien réalisé par Brahim Saci

https://www.david-louwerse.com

L’Espagne vainqueur de la coupe d’Europe

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L'Espagne
La Roja vainqueur pour la 4e fois de la coupe d'Europe.

L’Espagne est devenue la première nation à obtenir un quatrième titre de champion d’Europe après 1964, 2008 et 2012, en battant l’Angleterre en finale de l’Euro-2024 (2-1), dimanche à Berlin.

Au terme d’une finale très maîtrisée, à l’image de l’ensemble de son tournoi, l’Espagne s’est imposée face à l’Angleterre (2-1) ce dimanche 14 juillet au Stade olympique de Berlin. Après dix ans sans trophée majeur, la Roja retrouve enfin le sommet du football européen et devient la nation la plus titrée de la compétition avec ce quatrième sacre qui s’ajoute à ceux de 1964, 2008 et 2012. Comme en 2021, l’Angleterre s’incline une nouvelle fois en finale et échoue à remporter son premier trophée depuis 1966.

L’Espagne est à nouveau sur le toit de l’Europe ! En conclusion d’un parcours magistral où ils ont survolé les débats, les joueurs de la Roja ont achevé la renaissance du football espagnol en s’imposant en finale (2-1) de l’Euro 2024 à Berlin contre une équipe d’Angleterre privée une nouvelle fois de son rêve de titre au tout dernier moment.

Fidèles à leurs habitudes, les Espagnols ont pris le jeu à leur compte dès les premières minutes de la rencontre, forçant les Anglais à se regrouper devant leur surface pour contenir leur avancée. Le contraste entre les deux formations est rapidement devenu saisissant, comme souvent face à la Roja : alors que les hommes de Southgate ont eu toutes les peines du monde à se projeter vers l’avant, les Espagnols n’ont eu aucun mal à s’inviter dans leur surface, comme sur la percée de Nico Williams envoyée en corner par Stones (12e) ou encore la retournée acrobatique de Le Normand (13e).

Après quinze premières minutes apathiques, les Three Lions sont finalement sortis de leur torpeur grâce à une bonne combinaison entre Saka et Walker, dont le centre en retrait n’a pas trouvé preneur devant le but espagnol (16e). Si la domination de la Roja était bel et bien en place (70% de possession), elle restait stérile après 20 minutes sans aucun tir cadré à signaler pour les joueurs de Luis de la Fuente malgré l’activité débordante de l’impétueux Lamine Yamal sur l’aile droite.

La plupart des assauts anglais ont eux été tués dans l’œuf par le pressing espagnol, à l’exception d’une chevauchée solitaire de Shaw qui a bien profité de la récupération de Mainoo sans se procurer d’occasion concrète (25e).

Passée la 30e minute, la montée en puissance des Anglais a commencé à se faire sentir avec des duels de plus en plus rugueux entre les deux équipes.

Juste avant la mi-temps, Morata a été lancé dans la surface mais a manqué d’adresse pour mettre dans le vent Guéhi et s’offrir une fenêtre de tir (42e). Dans la foulée, Foden s’est offert la meilleure occasion anglaise en reprenant un coup franc au second poteau sans réussir à prendre de vitesse Unai Simón (45e+1).

La résilience anglaise n’aura pas suffi

Après avoir vu les Anglais équilibrer petit à petit les débats après 45 minutes, les joueurs de la Roja ont passé la vitesse supérieure malgré la perte sur blessure de leur maître à jouer Rodri. Décalé au second poteau par une passe parfaitement ajustée de Yamal, Nico Williams n’a eu qu’à croiser son tir pour ouvrir le score pour l’Espagne dès l’entame du second acte de cette finale (47e, 1-0).

Très percutant sur son côté, le joueur de Bilbao s’est ensuite procuré une nouvelle frappe croisée (49e) et un tir à 25 mètres qui a frôlé le poteau gauche de Pickford (56e). Sur le point de voir ses hommes craquer après ce début de période canon des Espagnols, Southgate a fait sortir son capitaine Harry Kane, bien trop discret, en faveur du joker Ollie Watkins, lui qui avait arraché la victoire en demi-finale pour les Three Lions.

Après une tentative ratée (64e), Bellingham s’est rattrapé en offrant un ballon en retrait à Palmer, entré en jeu trois minutes plus tôt, qui a égalisé pour l’Angleterre d’une frappe à ras de terre déviée juste devant le portier espagnol (73e, 1-1). Déjà barré par Pickford un quart d’heure plus tôt, Yamal a une nouvelle fois eu l’occasion de doubler la mise mais n’a pas assez enroulé son tir pour tromper le gardien anglais (81e).

Mais à force de dominer, Oyarzabal a fini par trouver la faille pour la Roja après un centre à ras de terre propulsé dans le but anglais du bout du pied (86e, 2-1). Les Lions ont cru égaliser encore une fois sur le fil, une habitude dans cet Euro, mais la triple parade spectaculaire de Simón après les têtes de Guéhi et Rice a mis un terme définitif aux espoirs de titre des Anglais (90e).

La Roja conclut donc son Championnat d’Europe 2024 sur un bilan parfait de sept victoires en autant de rencontres disputées et décroche le quatrième sacre européen de son histoire après ceux de 1964, 2008 et 2012. L’Espagne devient également la nation la plus titrée de l’histoire de la compétition devant l’Allemagne (3 titres) et signe le retour de sa sélection au sommet du football européen.

Avec Rfi

Mascarade présidentielle : le FLN, le RND et El Moustakbal soutiennent la candidature de Tebboune

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FLN, RND et El Moustakbel
FLN, RND et El Moustakbel, la nouvelle coalition en soutien à Tebboune.

La « coalition des partis de la majorité pour l’Algérie » a affirmé, samedi, sa détermination à contribuer à la réussite de la présidentielle prévue le 7 septembre prochain et à mener à bien la campagne électorale du candidat Abdelmadjid Tebboune.

Les jeux sont faits. Tous les soutiens traditionnels du régime s’alignent derrière Tebboune. L’ère Bouteflika se poursuit sous Tebboune. On reprend les mêmes et on recommence, puisque le Hirak n’a pas réussi à les dégommer.

Dans le communiqué final sanctionnant les travaux de la conférence nationale de cette coalition, les formations politiques qui la composent, à savoir le parti du Front de libération nationale (FLN), le Rassemblement national démocratique (RND) et le Front El Moustakbal, ont précisé que la décision du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, de se présenter pour un deuxième mandat « est venue en réponse à l’appel de la patrie et à celui de larges franges de la société », soulignant leur « détermination à contribuer à la réussite de la Présidentielle et de la campagne électorale et à sensibiliser l’électorat à l’importance du vote lors de cette échéance ».

Les fronts se multiplient, c’est à celui qui sera le plus zélé pour apporter sa moubayaa a ammou Tebboune. Misère de la politique algérienne !

Les membres de la coalition ont également affiché leur « engagement à mobiliser tous leurs militants et électeurs autour du candidat Abdelmadjid Tebboune, à toutes les étapes du processus électoral, de la collecte des signatures à l’animation de la campagne électorale », réaffirmant leur choix d’être « des partenaires de l’Etat et de ses institutions pour le parachèvement du processus de développement ».

Les partis de la coalition ont expliqué que leur soutien à la candidature d’Abdelmadjid Tebboune pour un deuxième mandat était motivé par « la nécessaire poursuite de son programme et des réformes qu’il a initiées, la préservation du caractère social de l’Etat et le renforcement de la protection sociale ».

Ils rappelent, dans ce contexte, « les réalisations de l’Algérie sur le plan diplomatique, sous la conduite du président de la République, et ses positions honorables dans les fora internationaux en faveur des cause justes, les causes palestinienne et sahraouie en tête ». A peine croyable comment ces individus sont perchés loin des préoccupations du peuple et des soubresauts du monde !

Dans leurs allocutions respectives, le Secrétaire général du parti du FLN, Abdelkrim Benmbarek, le Secrétaire général du RND, Mustapha Yahi, et le président du Front El Moustakbal, Fateh Boutbig, ont réaffirmé leur soutien au président de la République pour « le parachèvement de ses réformes ayant permis d’opérer un saut qualitatif dans plusieurs domaines, en dépit d’une conjoncture régionale et internationale particulière durant son premier mandat, marquée notamment par la pandémie de Covid-19 ».

Les mascarades électorales ont de beaux jours devant elle. Et ce n’est certainement pas Tebboune et ses sbires qui changement quoi que ce soit dans le pays.

Yacine K./APS

Tunisie : Rached Ghannouchi, le chef d’Ennahda condamné à trois ans de prison

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Rached Ghannouchi entendu par le pôle antiterroriste

Le chef du parti islamiste tunisien Ennahda, Rached Ghannouchi, incarcéré depuis plus d’un an, a vu sa condamnation à trois ans de prison confirmée par la Chambre criminelle du pôle judiciaire et financier ce samedi 13 juillet 2024, dans une affaire dite de lobbying et de financement étranger illégal de son parti.

Rached Ghannouchi est au cœur d’une dizaine d’autres affaires. Il purge actuellement une peine de prison de quinze mois dans le cadre d’un autre dossier.

Un peu plus tôt dans la semaine, il a également été convoqué par la justice dans l’affaire d’Instalingo, du nom d’une société spécialisée dans la création de contenu numérique. Il est soupçonné de blanchiment d’argent et d’entente criminelle.

Le président autocrate Kaïs Saïed a imposé un ordre vertical dans le pays en emprisonnant à tour de bras ses opposants et en fermant tous les espaces de liberté et de débats.

Avec RFI

États-Unis : des républicains accusent les démocrates de la tentative d’assassinat de Trump

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Donald Trump
Donald Trump évacué par ses gardes du corps

L’ancien président Donald Trump a été la cible de coup de feux lors d’un meeting en Pennsylvanie le samedi 13 juillet. De hauts responsables du parti républicain accusent les démocrates, et en particulier le président Biden, d’avoir nourri le climat de tension qui a conduit à l’agression. La campagne pour la présidentielle du mois de novembre, déjà très dure, se tend encore un peu plus.  

Si le président Joe Biden ainsi que de nombreux responsables politiques américains ont condamné les tirs ayant visé Donald Trump lors d’un meeting de campagne en Pennsylvanie, plusieurs élus républicains ont rapidement incriminé le président démocrate : pour de nombreux proches de Donald Trump, il ne fait aucun doute que ce sont les démocrates qui ont incité le tireur à passer à l’acte, rapporte le correspondant de Rfi à Miami.

Pour J. D. Vance, le sénateur de l’Ohio pressenti pour être le colistier de Trump, c’est la rhétorique de Joe Biden qui « a directement conduit à cette tentative d’assassinat, car elle présente Trump comme un fasciste qu’il faut arrêter à tout prix. »

« Il ne s’agit pas aujourd’hui d’un simple événement isolé. Le postulat central de la campagne de Biden est de dire que le président Trump est un fasciste autoritaire qu’il faut arrêter à tout prix. Cette rhétorique a directement conduit à la tentative d’assassinat du président Trump », a accusé le sénateur de l’Ohio sur X.

« Joe Biden a envoyé les ordres », a même écrit l’élu à la Chambre des représentants Mike Collins.

« Ils ont essayé de le mettre en prison. Ils ont essayé de le tuer. Cela ne marchera pas », a déclaré le gouverneur du Texas, Greg Abbott, « il est invincible.»

Que Joe Biden condamne la violence est « insuffisant », a déclaré l’ex-candidat à la présidentielle, l’entrepreneur républicain Vivek Ramaswamy. « Aucun verbiage aujourd’hui ne change le climat national toxique qui a mené à cette tragédie.»

Le milliardaire Elon Musk, qui a récemment soutenu financièrement la campagne du candidat républicain, a de son côté écrit « soutenir totalement le président Trump », en lui souhaitant un « prompt rétablissement ». « Incompétence extrême ou alors c’était délibéré », a-t-il ajouté sur X, en appelant à la démission des responsables du Secret Service.

Même son de cloche chez Chris LaCivita, le codirecteur de campagne de Donald Trump, qui estime dans un tweet que « des militants de gauche, des donateurs démocrates et même Joe Biden ont fait des remarques odieuses sur le fait de tirer sur Donald Trump, il est grand temps qu’ils en soient tenus pour responsables ». Et le meilleur moyen, « c’est dans les urnes ». Le message a depuis été effacé de son compte X.

Mais attention aux analyses hâtives, répond David Axelrod, l’ancien conseiller d’Obama. Il  rappelle qu’en 1981 Ronald Reagan avait été visé lui aussi par un tireur, « un jeune homme perturbé, dit David Axelrod, qui voulait impressionner une star du cinéma. »

Rfi

Le grand déracinement de notre élite 

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Le Hirak
Le Hirak a nourri le rêve de changement pacifique du régime

Le rêve est important pour la société. Combien de fois l’avais-je dit dans mes chroniques ? Des dizaines de fois peut-être ou plus! Il faut rêver pour espérer, pour construire, pour aller de l’avant. Il faut rêver pour ne plus voir son horizon noirci par les incertitudes et les craintes.

Le Hirak, convenons-en bien, fut un moment de grande rêverie. Des centaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues pour demander une seule chose : le changement. Cela été le cri d’espoir du peuple à tous ces peine-à-jouir du système. Et le coup a réussi.

Le monde entier a entendu l’écho des aspirations algériennes exprimées avec pacifisme et sens de responsabilité. Mais pourquoi l’échec a suivi l’euphorie ? Pourquoi, à l’enthousiasme du départ, la routine et la fatigue ont-elles fini par l’emporter ? Les marches hebdomadaires du vendredi et du mardi se sont transformées, il est vrai, au fil des semaines, en un marathon folklorique inutile!

Le rêve s’est dissipé et le manque de leadership expressif a tué l’élan collectif des populations en colère, les plongeant dans le subjectivisme des courants politiques antagoniques. Ce qui a donné du free-time au système pour souffler, pérenniser et se régénérer.

Le Hirak a échoué, parce que le rêve a manqué de consistance, de densité et d’épaisseur. Le rêve a besoin d’être arrosé, nourri, entretenu en permanence. Le rêve a besoin du suivi continu.

Le rêve se cultive par l’école, l’université, le cinéma, le théâtre et les arts en général. En dramaturge actif, Kateb Yacine n’a-t-il pas changé beaucoup de choses chez la paysannerie traditionnelle algérienne ?

Grâce au théâtre ambulant, cet artiste-militant « engagé » a pu sillonner le pays de long en large, prospectant dans tous les sens ce qui constitue l’essence de la patrie ou de la nation algérienne. Son travail de terrain a pu explorer le gisement des compétences et des potentialités dont regorge l’Algérie des années 1970.

Imaginons maintenant Kateb Yacine, en intellectuel-casanier ne quittant plus jamais son bureau! Il ne sera, sans doute, alors qu’une moins-value au pays, fût-il le génie des génies. Je voudrais parler ici de l’ancrage, c’est-à-dire de l’ancrage de l’élite dans la société. Quand cette dernière est en lien avec le peuple, elle distille dans son esprit une dynamique de fusion. Autrement dit, une attirance-attraction objective à tous ses élans, ses démarches, ses initiatives.

Ce qui est de nature à favoriser une synergie patriotique susceptible de bousculer l’ordre du monde. L’ancrage émotionnel, idéel, idéologique de la crème sociale ne devrait, en aucun cas, être sous-estimé, au moment des épreuves cruciales que traverse le corps spirituel d’une nation.

Raconter sa société de l’intérieur ; vivre ses tourments et ses cris de cœur ; ressentir ses besoins ; tenter autant que faire se peut de réveiller sa sensibilité anesthésiée par l’arbitraire des oukases de la mauvaise gouvernance et agir en fonction d’une démarche réparatrice fondamentalement inclusive, est le début du « remembrement », si l’on ose dire ainsi, des parties éparses de la « conscience nationale », la nôtre, sérieusement déchiquetée.

Si j’évoque cette conscience nationale déchiquetée, c’est sans doute  en raison du grand déracinement de notre élite! Regardons, à titre d’exemple, le lourd silence qui pèse, de nos jours, sur le destin des détenus d’opinion!

Une grave blessure dans l’intimité de tout un peuple qui s’est pourtant pacifiquement soulevé pour revendiquer ses droits, tous ses droits. Et qui se retrouve, excusez de peu, à « quémander » le simple droit à s’exprimer. Le droit le plus minimal, tout simplement bafoué dans cette soi-disant « Nouvelle Algérie »! Quelle désillusion!  

Kamal Guerroua.         

Le Sud global face à l’illusion de la croissance verte

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Energie fossile
La dépendance des énergies fossiles est aussi dévastatrice pour l'homme.

Les signes avant-coureurs d’une catastrophe écologique imminente se multiplient à une cadence effrayante. Les tempêtes dévastatrices, les incendies incontrôlables, les sécheresses prolongées, la fonte des calottes glaciaires, la montée des températures et du niveau des océans ne sont que les prémices d’une ère de chaos climatique qui pourrait rendre certaines régions de la planète inhabitables.

Sauver la planète n’est pas seulement une question de justice et de responsabilité envers les générations futures, mais une question de survie.

Depuis leurs indépendances, les pays du Sud sont enlisés dans une lutte incessante contre le sous-développement, affrontant quotidiennement les défis de la survie, de la pauvreté, de l’éducation et de la santé.

Ces batailles, qu’ils n’ont jamais réussi à vaincre pleinement, constituent un fardeau perpétuel sur leur chemin vers une vie descente de leurs populations. Aujourd’hui, ces nations, déjà vulnérables, se retrouvent accablées par une nouvelle menace : la contrainte environnementale imposée par l’irresponsabilité des grands pollueurs de la planète.

Les coûts colossaux de la transition écologique, combinés à une inflation inévitable à court et moyen terme conséquence de l’abandon progressif des énergies fossiles moins coûteuses, s’ajoutent à une situation d’endettement généralisé. Ce qui contribuera à creuser sans nul doute l’écart de développement avec le Nord.

De nombreuses études démontrent les impacts négatifs de la transition écologique sur l’emploi (étude de l’Université d’Oxford, Rapport du Centre pour la Recherche Économique et Politique – CEPR, étude de l’Agence Internationale de l’Énergie – AIE, Étude du Brookings Institution, …), sur la compétitivité (Étude de McKinsey & Co, Étude de la Chambre de Commerce des États-Unis, Rapport de la Commission Européenne, Rapport de l’International Renewable Energy Agency – IRENA, Rapport de l’Institut de l’Énergie de l’University College London – UCL, ) et sur la croissance économique (Étude de l’Institut de l’Énergie de l’Université de Cologne, Rapport de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques – OCDE, Rapport du Forum Économique Mondial – WEF, Rapport de l’Institut de l’Énergie de l’University College London – UCL, …).

Ainsi, parler de « croissance verte » dans ce contexte semble une douce illusion ; il serait plus honnête de parler de « croissance sous contrainte », terme qui reflète la réalité d’une croissance inférieure à celle d’un monde non contraint. Les ambitions légitimes des pays du Sud pour un développement économique sont sacrifiées, étouffées sous le poids des exigences écologiques avec leurs normes environnementales, creusant davantage les inégalités globales et compromettant leur droit fondamental à un avenir meilleur.

Les racines de l’injustice

Historiquement, les nations industrialisées ont bâti leur richesse sur une exploitation effrénée et inconsidérée des ressources naturelles. Les États-Unis, l’Europe, le Japon, et d’autres puissances développées ont, durant des siècles, pollué l’air, la terre et les eaux sans jamais rendre de comptes.

Aujourd’hui, parvenues à un développement avancé, ces nations cherchent à imposer aux pays du Sud, qui subissent encore les conséquences de cette industrialisation destructrice, des politiques et des normes environnementales strictes et contraignantes, freinant ainsi toute perspective de croissance économique.

Cette asymétrie historique engendre une injustice éclatante. Les pays du Nord Global, ayant érigé leurs économies sur des pratiques écologiquement destructrices, imposent désormais des normes environnementales sévères aux pays en développement sans leur fournir les moyens financiers et technologiques nécessaires pour les respecter.

En agissant ainsi, ils privent ces nations du droit de suivre un chemin similaire de croissance et les contraignent à une stagnation économique, rendant presque impossible la réduction de l’écart qui les sépare des pays riches.

L’équilibre délicat

Un examen attentif des réalités économiques et sociales des pays du Sud révèle que la poursuite aveugle de la croissance verte pourrait, constituer un frein significatif à leur développement économique.

Les industries vertes, présentent des caractéristiques spécifiques qui les rendent souvent moins intensives en main-d’œuvre, requérant des compétences techniques très spécialisées, en raison de leur recours massif à l’automatisation et aux technologies de pointe., ce qui peut constituer un frein à l’emploi, impact critique dans des pays à démographie galopante.

Par exemple, les fermes solaires et les parcs éoliens nécessitent un investissement initial important dans des équipements sophistiqués et automatisés. Une fois installés, ces systèmes fonctionnent avec un minimum d’intervention humaine. La maintenance et la surveillance peuvent souvent être réalisées à distance, grâce à des capteurs et des logiciels avancés.

Ainsi, le besoin en main-d’œuvre pour la gestion quotidienne de ces installations est relativement faible comparé à celui des centrales électriques traditionnelles, qui nécessitent un personnel important pour la gestion des opérations, la maintenance, et la sécurité. Il en est de même pour la production de biocarburants.

Des études de cas spécifiques illustrent cette réalité. En Allemagne, la transition énergétique, connue sous le nom d’Energiewende, a conduit à une augmentation significative des énergies renouvelables. Cependant, elle s’est également accompagnée d’une baisse des emplois dans les secteurs de l’énergie fossile sans une augmentation proportionnelle des emplois dans les énergies renouvelables.

Une analyse du marché de l’emploi montre que les emplois créés dans le secteur des énergies renouvelables étaient plus spécialisés et moins nombreux que ceux perdus dans le secteur de l’énergie fossile.

Le passage à une économie verte entraîne, le déclin de secteurs industriels traditionnels qui emploient une main-d’œuvre nombreuse.

La véritable intelligence économique réside dans la capacité à équilibrer les exigences écologiques avec les impératifs de croissance, en tenant compte des particularités et des priorités de chaque pays. Imposer des orientations vertes dans chaque plan de croissance, sans considération des contextes locaux, revient à imposer un carcan dogmatique qui exclut toute solution optimale adéquate et nécessairement flexible pour répondre aux besoins urgents des populations du Sud.

Il est temps de reconnaître que l’application uniforme de politiques vertes, sans une adaptation contextuelle et une flexibilité pragmatique, risque de perpétuer les inégalités mondiales et d’entraver le progrès des nations les plus vulnérables.

Le développement étouffé

Pour les pays du Sud, la croissance économique n’est pas un simple objectif politique comme dans le Nord, mais une question de survie. Elle est indispensable pour éradiquer la pauvreté, améliorer les infrastructures, offrir une éducation de qualité et des services de santé accessibles. Les normes environnementales, aussi nobles soient-elles, constituent des obstacles insurmontables pour ces nations en quête de progrès.

Prenons l’exemple de l’Afrique subsaharienne. Cette région possède d’immenses réserves de charbon, de pétrole et de gaz naturel, qui pourraient être exploitées pour stimuler la croissance économique et financer des projets de développement. Cependant, les pressions internationales pour limiter les émissions de carbone et promouvoir les énergies renouvelables freinent cette exploitation.

Les populations locales, qui vivent dans la pauvreté et manquent d’accès à l’électricité, voient leurs espoirs de développement bridés par des normes environnementales dictées par les pays développés, seuls décideurs des agendas mondiaux. Le renforcement inévitable de ces normes constituerait le futur curseur de la désolation et du chaos dans les pays du Sud.

Le fardeau des énergies propres

La transition vers des énergies renouvelables représente un défi particulièrement complexe pour les pays en développement. Les infrastructures énergétiques de ces nations sont souvent rudimentaires et dépendent largement des combustibles fossiles. Passer à des sources d’énergie plus propres nécessite des investissements massifs, des technologies avancées, et une expertise technique qui font cruellement défaut.

Prenons le cas de l’Inde, un pays confronté à une demande énergétique exponentielle due à sa croissance démographique et industrielle. La pression internationale pour réduire les émissions de carbone pousse le gouvernement à investir dans l’énergie solaire et éolienne.

Cependant, ces initiatives, bien qu’encourageantes, ne suffisent pas à répondre aux besoins immédiats de la population et de l’industrie. Le charbon, source d’énergie bon marché et abondante, reste une nécessité économique malgré ses impacts environnementaux dévastateurs.

En Asie du Sud-Est, l’essor industriel et agricole est souvent synonyme de déforestation massive, comme en Indonésie où la culture de l’huile de palme détruit des écosystèmes entiers.

En Afrique, l’exploitation minière, source essentielle de devises, entraîne une dégradation environnementale sévère. Ces activités, vitales pour l’économie locale, sont souvent incompatibles avec les objectifs de durabilité.

L’exemple du Brésil est révélateur. La pression mondiale pour protéger l’Amazonie entre en conflit direct avec les besoins économiques des populations et des industries agricoles et minières.

Sans alternatives économiques viables et un soutien international substantiel, le pays se trouve dans une impasse où la protection environnementale menace directement la croissance économique.

Les conséquences sociales et économiques

L’imposition de normes environnementales strictes a des conséquences sociales et économiques dévastatrices. En freinant le développement industriel, ces normes réduisent les opportunités d’emploi et entravent la création de richesse. Les gouvernements, incapables de générer des revenus suffisants, peinent quasiment tous à financer les services publics essentiels tels que l’éducation, la santé et les infrastructures.

En Inde, par exemple, la pression pour réduire la dépendance au charbon et passer aux énergies renouvelables menace des millions d’emplois dans les régions minières. Les communautés locales, qui dépendent de l’industrie du charbon pour leur subsistance, se retrouvent sans alternative viable. Le passage à une économie verte, sans un soutien adéquat et une planification minutieuse, risque d’exacerber les inégalités et d’aggraver la pauvreté.

Une impasse inévitable ?

L’équilibre entre croissance et durabilité semble donc être une chimère pour de nombreuses nations en développement. Les exigences de la transition écologique risquent de les condamner à une stagnation économique, voire à un recul, amplifiant ainsi les inégalités globales. Les engagements internationaux, tels que l’Accord de Paris, bien qu’essentiels, ne tiennent pas toujours compte des réalités locales et des sacrifices qu’ils imposent aux plus vulnérables.

L’illusion de l’universalité des solutions vertes

L’une des grandes erreurs de la pensée économique contemporaine réside dans l’idée que les solutions vertes, appliquées uniformément, sont bénéfiques pour tous les contextes. Les économies en développement, majoritairement caractérisées par des infrastructures insuffisantes, des institutions fragiles et une dépendance aux ressources naturelles, se trouvent confrontées à un dilemme cruel : comment peuvent-elles aspirer à une croissance rapide pour répondre aux besoins immédiats de leurs populations, sans compromettre la durabilité environnementale, vitale pour la survie de la planète et sachant que freiner la croissance au nom de la durabilité risque de plonger des millions de personnes dans la précarité ?

Cette interrogation, qui doit hanter tous les décideurs responsables, trouve souvent une réponse désespérément pessimiste : l’équilibre entre croissance économique et durabilité environnementale semble inatteignable pour de nombreux pays du Sud.

Une nouvelle approche éthique est possible

Pour surmonter ces injustices, une nouvelle approche éthique et pragmatique est indispensable. Le changement climatique ne connaît pas de frontières. Il ne s’arrête pas aux douanes et il ne demande pas de visa.

Le coût de l’inaction est trop élevé. Il ne peut être mesuré en dollars, mais en vies humaines, en espèces perdues et en écosystèmes détruits. Les pays développés doivent reconnaître leur responsabilité historique et actuelle dans la dégradation de l’environnement mondial en supprimant la dette des pays du Sud à faible impact environnemental, et assumer une part plus équitable du fardeau de la transition écologique.

Premièrement, il est impératif d’augmenter les financements pour le développement durable. Les promesses doivent être transformées en actions concrètes, avec des mécanismes de financement accessibles et transparents. Les technologies vertes doivent être partagées librement, sans les barrières de propriété intellectuelle qui en limitent l’accès.

Deuxièmement, les normes environnementales doivent être adaptées aux réalités locales. Une approche uniforme est inadaptée et contre-productive. Il est nécessaire de développer des standards flexibles, qui tiennent compte des contextes économiques, sociaux et environnementaux spécifiques de chaque pays. Cela implique une coopération étroite entre les nations, les organisations internationales et les acteurs locaux pour définir des objectifs réalistes et atteignables.

Troisièmement, les pays développés doivent cesser de dicter des règles sans offrir les moyens de les respecter. Ils doivent, au contraire, devenir des partenaires engagés dans un dialogue ouvert et constructif, visant à construire un avenir où le développement et la durabilité ne sont plus en opposition, mais progressivement en harmonie dans le temps.

En définitive, l’impératif écologique, imposé sans discernement aux pays du Sud par le Nord, risque de condamner de nombreuses nations en développement à une stagnation économique insoutenable.

La transition vers une économie verte, bien que vitale pour la survie de la planète, ne peut se réaliser au détriment des aspirations légitimes des pays du Sud.

Ces pays, encore englués dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités, se voient freinés par des normes environnementales rigides qui menacent de perpétuer leur dépendance et leur précarité. Il est essentiel de reconnaître que l’universalité des solutions vertes est une utopie ; seules des politiques adaptées aux réalités locales et soutenues par une coopération internationale juste et équitable permettront de concilier à terme croissance et durabilité.

Ould Amar Yahya
Economiste, banquier et financier

L’armée israélienne appelle les Palestiniens à évacuer Gaza

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Gaza
Le peuple de Gaza soumis aux bombardements israéliens.

L’armée israélienne a largué mercredi des milliers de tracts sur la ville de Gaza, ravagée par la guerre, pour inciter tous les habitants à fuir l’offensive qui frappe la principale ville du territoire palestinien assiégé.

Les tracts, adressés à « tous les habitants de la ville de Gaza« , indiquent des itinéraires d’évacuation et préviennent que la zone urbaine, qui comptait avant la guerre plus d’un demi-million d’habitants, « restera une zone de combat dangereuse ».

Cet avertissement a été lancé alors que les troupes israéliennes, appuyées par des chars et des avions, ont combattu les militants du Hamas et du Jihad islamique dans les combats les plus violents que la ville ait connus depuis des mois dans le cadre de la guerre qui fait rage dans la bande de Gaza.

Les Nations unies ont déclaré que les dernières évacuations « ne feront qu’alimenter les souffrances massives des familles palestiniennes, dont beaucoup ont été déplacées à de nombreuses reprises ».

« Les civils doivent être protégés », a déclaré le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, Stephane Dujarric.

Un porte-parole du gouvernement israélien a déclaré que l’objectif était de « mettre les civils à l’abri du danger » alors que les troupes combattent les militants « là où ils se trouvent ».
Umm Nimr Al-Jamal, une femme transportant ses maigres affaires à travers les ruines, a déclaré mardi à l’AFP que « c’est la douzième fois » que sa famille doit fuir.

« Combien de fois pourrons-nous endurer cela ? Un millier de fois ? Où allons-nous finir ? »
La recrudescence des combats, des bombardements et des déplacements s’est produite alors que les pourparlers devaient reprendre au Qatar en vue d’une trêve et d’un accord sur la libération des otages dans cette guerre qui entre dans son dixième mois.

Un responsable du Hamas, Hossam Badran, interrogé sur l’intensification des opérations militaires, a déclaré à l’AFP qu’Israël « espérait que la résistance renoncerait à ses demandes légitimes » dans le cadre des négociations sur la trêve.

Mais « la poursuite des massacres nous oblige à nous en tenir à nos exigences », a-t-il ajouté.
De violents combats ont également eu lieu à Rafah, dans l’extrême sud de la bande de Gaza, où des témoins ont déclaré à l’AFP que des chars israéliens avaient pénétré dans le centre-ville et avaient déclenché des tirs nourris sur les bâtiments.

À Gaza, des frappes meurtrières ont touché quatre écoles utilisées comme abris en quatre jours, tuant au moins 49 personnes selon des médecins et des responsables du territoire dirigé par le Hamas, et suscitant les reproches de la France et de l’Allemagne qui ont toutes deux qualifié ces attaques d' »inacceptables ».

« Nous demandons que ces frappes fassent l’objet d’une enquête approfondie », a déclaré le ministère français des affaires étrangères, soulignant la frappe meurtrière de mardi sur une école près de la ville de Khan Yunis, dans le sud du pays.

« Il est inacceptable que des écoles, en particulier celles qui abritent des civils déplacés par les combats, soient prises pour cible.

Israël a déclaré que les frappes avaient visé des militants cachés dans des écoles.
Dans le quartier de Shujaiya, à l’est de la ville de Gaza, où des batailles importantes ont fait rage depuis l’ordre d’évacuation israélien du 27 juin, un porte-parole de l’agence de défense civile a déclaré qu’il y avait des « destructions » généralisées.

Shujaiya est devenue une « ville fantôme », a déclaré Mahmud Bassal.

M. Bassal ainsi que des témoins ont déclaré que les troupes israéliennes s’étaient retirées de la zone, bien que l’armée ait déclaré à l’AFP que ses forces « opéraient toujours » dans la région.

Pendant ce temps, une délégation israélienne dirigée par le chef des services d’espionnage David Barnea est arrivée à Doha pour des négociations de trêve, a déclaré une source au fait de ces négociations sensibles.

Le directeur de la CIA, William Burns, était également attendu dans la capitale qatarie après s’être entretenu au Caire mardi.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a quant à lui rencontré l’envoyé spécial du président américain Joe Biden pour le Moyen-Orient, Brett McGurk.

M. Netanyahu a « souligné son engagement » en faveur d’un plan de trêve proposé, « tant que les lignes rouges d’Israël sont préservées », a déclaré son bureau.

L’attaque du 7 octobre du Hamas contre le sud d’Israël, qui a déclenché la guerre, a entraîné la mort de 1 195 personnes, pour la plupart des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des chiffres israéliens. Les militants ont également pris 251 otages, dont 116 se trouvent toujours à Gaza, parmi lesquels 42 sont morts selon l’armée.

Israël a répondu par une offensive militaire qui a tué au moins 38 295 personnes à Gaza, également des civils pour la plupart, selon les chiffres du ministère de la santé du territoire. Des milliers d’enfants sont tués par les bombardements de l’armée israélienne. En dépit des morts et des destructions, l’armée israélienne a été incapable d’arriver à ses objectifs que sont notamment la libération des otages et l’élimination totale du Hamas.

Bien au contraire, Israël a imposé un siège punitif aux 2,4 millions d’habitants de Gaza. L’organisation humanitaire Médecins sans frontières a mis en garde contre une pénurie « critique » de fournitures médicales à Gaza, sans réapprovisionnement depuis plus de deux mois.

Mardi, des experts indépendants des droits de l’homme des Nations unies ont accusé Israël de mener une « campagne de famine ciblée », une affirmation fermement rejetée par Israël.
Les proches des otages israéliens, qui ont fait pression sur M. Netanyahou en exigeant une action rapide pour sauver leurs proches, ont entamé une marche de quatre jours depuis Tel Aviv jusqu’au siège du gouvernement à Jérusalem.

« Nous voulons que tout Israël se joigne à nous et rappelle à M. Netanyahu qu’il doit signer un accord pour les ramener et mettre fin à cette terrible guerre », a déclaré Ayala Metzger, belle-fille de l’otage Yoram Metzger, décédé en captivité.

Depuis le début de la guerre de Gaza, les forces israéliennes ont également échangé des tirs réguliers avec les militants du Hezbollah au Liban, alliés du Hamas, ce qui fait craindre une conflagration régionale plus large.

Alors que les affrontements transfrontaliers se sont intensifiés, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a déclaré mercredi que son groupe mettrait fin aux attaques si les combats à Gaza s’arrêtaient.

Avec AFP

France : des menaces de censure planent sur le futur gouvernement

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Assemblée

En France, quel gouvernement pour succéder à l’équipe menée par le Premier ministre Gabriel Attal ? Près d’une semaine après le second tour des législatives, l’idée lancée par le président Emmanuel Macron d’une large coalition n’a pas vraiment trouvé preneur.

La composition du prochain gouvernement relève du casse-tête. Une équation compliquée d’autant qu’à droite comme à gauche, les principales forces politiques brandissent la menace ultime : renverser le gouvernement par une motion de censure si leurs conditions n’étaient pas respectées.

Le président du Sénat Gérard Larcher a ouvert le bal jeudi 11 juillet : « Si le président de la République choisit un Premier ministre issu du Nouveau Front populaire (NFP), j’appellerai mes amis à censurer ce gouvernement », promet l’élu Les Républicains. Ambiance, ambiance !

De son côté, l’aile droite du camp présidentiel prévient que la nomination du moindre membre de La France Insoumise (LFI) entraînerait aussi le dépôt d’une motion de censure à l’Assemblée nationale. Le camp présidentiel, qui a réussi à préserver quelque 160 élus, reste en embuscade et n’a pas renoncé à former une majorité au centre.

La patronne des députés du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen ajoute les écologistes à sa liste des bannis. Elle a prévenu que son parti, comptant 140 députés, « censurera tout gouvernement où des LFI et des écologistes auraient des responsabilités ministérielles ».

La gauche promet, quant à elle, de retourner l’arme de la censure contre la coalition présidentielle s’il lui venait l’idée de reconduire Gabriel Attal au poste de Premier ministre ou de nommer un autre macroniste à Matignon.

Le groupe macroniste cache par ailleurs péniblement certaines dissensions. Vendredi 12 juillet, lors d’une réunion à l’Élysée, le président Emmanuel Macron a déploré le « spectacle désastreux » donné ces derniers jours par son camp, qui peine à s’unir derrière Gabriel Attal, Premier ministre depuis janvier 2024 et chef de la campagne éclair aux législatives.

Avec 289 voix requises, aucun groupe ne pourra faire tomber seul le gouvernement. Ces menaces en disent cependant long sur l’instabilité qui règne au Palais Bourbon.

Le Nouveau Front populaire toujours en quête d’un ou d’une Première ministre

Cette instabilité imprègne aussi le Nouveau Front populaire, le bloc ayant obtenu le plus de sièges à l’Assemblée nationale. Mais avec 195 députés, il lui manque une centaine de sièges pour atteindre la majorité absolue – les voix de 289 députés, sur les 577 que compte l’Assemblée nationale. Cette situation l’expose à un risque immédiat de censure s’il parvient à former un gouvernement.

L’union des gauches vit l’épreuve du feu en raison des désaccords entre les Insoumis de l’ancien candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, et les socialistes. Après près d’une semaine de tractations, ils ne se hasardent plus à promettre de s’entendre rapidement sur un nom pour le poste de Premier ministre. « Ce n’est pas parce que la question du Premier ministre n’est pas tranchée que rien n’avance », a tempéré la cheffe des écologistes Marine Tondelier. « C’est normal que cela prenne un peu de temps. »

Avec Rfi

Mascarade présidentielle : l’UGCAA soutient la candidature de Tebboune

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UGCAA
L'UGCAA rejoint les organisations de masse et partis dans leur soutien à Tebboune.

S’il en manquait un à la curée générale, le voilà ! L’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) soutient la candidature d’Abdelmadjid Tebboune pour un second mandat.

Au moment où le PT de Louisa Hanoune annonce son retrait de la mascarade du 7 septembre, les commerçants, eux, affichent leur soutien à la candidature de Tebboune.

L’UGCAA a salué, samedi à Chlef, par la voix de son Secrétaire général, Issam Bedrissi, la décision du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, de se présenter pour un deuxième mandat à l’élection présidentielle prévue le 7 septembre prochain, lui apportant son soutien dans cette démarche pour la poursuite du processus de réformes et d’édification de l’Algérie nouvelle, indique l’APS.

Lors d’une rencontre régionale des adhérents de l’UGCAA des wilayas de l’ouest et du sud-ouest, tenue au Centre culturel islamique de Chlef, M. Bedrissi a salué la décision du président de la République de se présenter pour un deuxième mandat, disant soutenir sa candidature en reconnaissance des « réalisations accomplies durant le premier mandat » et pour assurer « la poursuite du processus de réformes et d’édification de l’Algérie nouvelle ».

M. Bedrissi a estimé que la préservation des acquis réalisés dans différents domaines, notamment économique, exigeaient des efforts concertés, appelant les adhérents de l’Union à participer aux campagnes de sensibilisation des citoyens à l’importance de voter à la Présidentielle du 7 septembre. La messe est dite.

Aussi, il a souligné l’importance de la mobilisation des commerçants et des artisans pour mener à bien ce rendez-vous électoral, insistant sur le respect des permanences et la mise à disposition de tous les services nécessaires à même de permettre aux citoyens d’accomplir leur devoir électoral dans les meilleures conditions.

Après les partis croupions, comme le FLN, le RND, El Bina, ainsi qu’une kyrielle d’autres insoupçonnables organisations politiques, les commerçants ajoutent leur voix.

Avec ça si ce n’est pas une mascarade qui se prépare le 7 septembre pour adouber Tebboune pour un énième mandat ! Tout ça comme si des millions d’Algériens ne sont pas sortis un certain printemps 2019 pour mettre fin à ces pratiques d’un autre âge. Tebboune a promis de rompre avec l’ère Bouteflika, il fait exactement pareil. L’escroquerie est là. Flagrante et dangereuse pour le pays.

La rédaction

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