4 avril 2025
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L’armée israélienne appelle les Palestiniens à évacuer Gaza

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Gaza
Le peuple de Gaza soumis aux bombardements israéliens.

L’armée israélienne a largué mercredi des milliers de tracts sur la ville de Gaza, ravagée par la guerre, pour inciter tous les habitants à fuir l’offensive qui frappe la principale ville du territoire palestinien assiégé.

Les tracts, adressés à « tous les habitants de la ville de Gaza« , indiquent des itinéraires d’évacuation et préviennent que la zone urbaine, qui comptait avant la guerre plus d’un demi-million d’habitants, « restera une zone de combat dangereuse ».

Cet avertissement a été lancé alors que les troupes israéliennes, appuyées par des chars et des avions, ont combattu les militants du Hamas et du Jihad islamique dans les combats les plus violents que la ville ait connus depuis des mois dans le cadre de la guerre qui fait rage dans la bande de Gaza.

Les Nations unies ont déclaré que les dernières évacuations « ne feront qu’alimenter les souffrances massives des familles palestiniennes, dont beaucoup ont été déplacées à de nombreuses reprises ».

« Les civils doivent être protégés », a déclaré le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, Stephane Dujarric.

Un porte-parole du gouvernement israélien a déclaré que l’objectif était de « mettre les civils à l’abri du danger » alors que les troupes combattent les militants « là où ils se trouvent ».
Umm Nimr Al-Jamal, une femme transportant ses maigres affaires à travers les ruines, a déclaré mardi à l’AFP que « c’est la douzième fois » que sa famille doit fuir.

« Combien de fois pourrons-nous endurer cela ? Un millier de fois ? Où allons-nous finir ? »
La recrudescence des combats, des bombardements et des déplacements s’est produite alors que les pourparlers devaient reprendre au Qatar en vue d’une trêve et d’un accord sur la libération des otages dans cette guerre qui entre dans son dixième mois.

Un responsable du Hamas, Hossam Badran, interrogé sur l’intensification des opérations militaires, a déclaré à l’AFP qu’Israël « espérait que la résistance renoncerait à ses demandes légitimes » dans le cadre des négociations sur la trêve.

Mais « la poursuite des massacres nous oblige à nous en tenir à nos exigences », a-t-il ajouté.
De violents combats ont également eu lieu à Rafah, dans l’extrême sud de la bande de Gaza, où des témoins ont déclaré à l’AFP que des chars israéliens avaient pénétré dans le centre-ville et avaient déclenché des tirs nourris sur les bâtiments.

À Gaza, des frappes meurtrières ont touché quatre écoles utilisées comme abris en quatre jours, tuant au moins 49 personnes selon des médecins et des responsables du territoire dirigé par le Hamas, et suscitant les reproches de la France et de l’Allemagne qui ont toutes deux qualifié ces attaques d' »inacceptables ».

« Nous demandons que ces frappes fassent l’objet d’une enquête approfondie », a déclaré le ministère français des affaires étrangères, soulignant la frappe meurtrière de mardi sur une école près de la ville de Khan Yunis, dans le sud du pays.

« Il est inacceptable que des écoles, en particulier celles qui abritent des civils déplacés par les combats, soient prises pour cible.

Israël a déclaré que les frappes avaient visé des militants cachés dans des écoles.
Dans le quartier de Shujaiya, à l’est de la ville de Gaza, où des batailles importantes ont fait rage depuis l’ordre d’évacuation israélien du 27 juin, un porte-parole de l’agence de défense civile a déclaré qu’il y avait des « destructions » généralisées.

Shujaiya est devenue une « ville fantôme », a déclaré Mahmud Bassal.

M. Bassal ainsi que des témoins ont déclaré que les troupes israéliennes s’étaient retirées de la zone, bien que l’armée ait déclaré à l’AFP que ses forces « opéraient toujours » dans la région.

Pendant ce temps, une délégation israélienne dirigée par le chef des services d’espionnage David Barnea est arrivée à Doha pour des négociations de trêve, a déclaré une source au fait de ces négociations sensibles.

Le directeur de la CIA, William Burns, était également attendu dans la capitale qatarie après s’être entretenu au Caire mardi.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a quant à lui rencontré l’envoyé spécial du président américain Joe Biden pour le Moyen-Orient, Brett McGurk.

M. Netanyahu a « souligné son engagement » en faveur d’un plan de trêve proposé, « tant que les lignes rouges d’Israël sont préservées », a déclaré son bureau.

L’attaque du 7 octobre du Hamas contre le sud d’Israël, qui a déclenché la guerre, a entraîné la mort de 1 195 personnes, pour la plupart des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des chiffres israéliens. Les militants ont également pris 251 otages, dont 116 se trouvent toujours à Gaza, parmi lesquels 42 sont morts selon l’armée.

Israël a répondu par une offensive militaire qui a tué au moins 38 295 personnes à Gaza, également des civils pour la plupart, selon les chiffres du ministère de la santé du territoire. Des milliers d’enfants sont tués par les bombardements de l’armée israélienne. En dépit des morts et des destructions, l’armée israélienne a été incapable d’arriver à ses objectifs que sont notamment la libération des otages et l’élimination totale du Hamas.

Bien au contraire, Israël a imposé un siège punitif aux 2,4 millions d’habitants de Gaza. L’organisation humanitaire Médecins sans frontières a mis en garde contre une pénurie « critique » de fournitures médicales à Gaza, sans réapprovisionnement depuis plus de deux mois.

Mardi, des experts indépendants des droits de l’homme des Nations unies ont accusé Israël de mener une « campagne de famine ciblée », une affirmation fermement rejetée par Israël.
Les proches des otages israéliens, qui ont fait pression sur M. Netanyahou en exigeant une action rapide pour sauver leurs proches, ont entamé une marche de quatre jours depuis Tel Aviv jusqu’au siège du gouvernement à Jérusalem.

« Nous voulons que tout Israël se joigne à nous et rappelle à M. Netanyahu qu’il doit signer un accord pour les ramener et mettre fin à cette terrible guerre », a déclaré Ayala Metzger, belle-fille de l’otage Yoram Metzger, décédé en captivité.

Depuis le début de la guerre de Gaza, les forces israéliennes ont également échangé des tirs réguliers avec les militants du Hezbollah au Liban, alliés du Hamas, ce qui fait craindre une conflagration régionale plus large.

Alors que les affrontements transfrontaliers se sont intensifiés, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a déclaré mercredi que son groupe mettrait fin aux attaques si les combats à Gaza s’arrêtaient.

Avec AFP

France : des menaces de censure planent sur le futur gouvernement

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Assemblée

En France, quel gouvernement pour succéder à l’équipe menée par le Premier ministre Gabriel Attal ? Près d’une semaine après le second tour des législatives, l’idée lancée par le président Emmanuel Macron d’une large coalition n’a pas vraiment trouvé preneur.

La composition du prochain gouvernement relève du casse-tête. Une équation compliquée d’autant qu’à droite comme à gauche, les principales forces politiques brandissent la menace ultime : renverser le gouvernement par une motion de censure si leurs conditions n’étaient pas respectées.

Le président du Sénat Gérard Larcher a ouvert le bal jeudi 11 juillet : « Si le président de la République choisit un Premier ministre issu du Nouveau Front populaire (NFP), j’appellerai mes amis à censurer ce gouvernement », promet l’élu Les Républicains. Ambiance, ambiance !

De son côté, l’aile droite du camp présidentiel prévient que la nomination du moindre membre de La France Insoumise (LFI) entraînerait aussi le dépôt d’une motion de censure à l’Assemblée nationale. Le camp présidentiel, qui a réussi à préserver quelque 160 élus, reste en embuscade et n’a pas renoncé à former une majorité au centre.

La patronne des députés du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen ajoute les écologistes à sa liste des bannis. Elle a prévenu que son parti, comptant 140 députés, « censurera tout gouvernement où des LFI et des écologistes auraient des responsabilités ministérielles ».

La gauche promet, quant à elle, de retourner l’arme de la censure contre la coalition présidentielle s’il lui venait l’idée de reconduire Gabriel Attal au poste de Premier ministre ou de nommer un autre macroniste à Matignon.

Le groupe macroniste cache par ailleurs péniblement certaines dissensions. Vendredi 12 juillet, lors d’une réunion à l’Élysée, le président Emmanuel Macron a déploré le « spectacle désastreux » donné ces derniers jours par son camp, qui peine à s’unir derrière Gabriel Attal, Premier ministre depuis janvier 2024 et chef de la campagne éclair aux législatives.

Avec 289 voix requises, aucun groupe ne pourra faire tomber seul le gouvernement. Ces menaces en disent cependant long sur l’instabilité qui règne au Palais Bourbon.

Le Nouveau Front populaire toujours en quête d’un ou d’une Première ministre

Cette instabilité imprègne aussi le Nouveau Front populaire, le bloc ayant obtenu le plus de sièges à l’Assemblée nationale. Mais avec 195 députés, il lui manque une centaine de sièges pour atteindre la majorité absolue – les voix de 289 députés, sur les 577 que compte l’Assemblée nationale. Cette situation l’expose à un risque immédiat de censure s’il parvient à former un gouvernement.

L’union des gauches vit l’épreuve du feu en raison des désaccords entre les Insoumis de l’ancien candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, et les socialistes. Après près d’une semaine de tractations, ils ne se hasardent plus à promettre de s’entendre rapidement sur un nom pour le poste de Premier ministre. « Ce n’est pas parce que la question du Premier ministre n’est pas tranchée que rien n’avance », a tempéré la cheffe des écologistes Marine Tondelier. « C’est normal que cela prenne un peu de temps. »

Avec Rfi

Mascarade présidentielle : l’UGCAA soutient la candidature de Tebboune

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UGCAA
L'UGCAA rejoint les organisations de masse et partis dans leur soutien à Tebboune.

S’il en manquait un à la curée générale, le voilà ! L’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) soutient la candidature d’Abdelmadjid Tebboune pour un second mandat.

Au moment où le PT de Louisa Hanoune annonce son retrait de la mascarade du 7 septembre, les commerçants, eux, affichent leur soutien à la candidature de Tebboune.

L’UGCAA a salué, samedi à Chlef, par la voix de son Secrétaire général, Issam Bedrissi, la décision du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, de se présenter pour un deuxième mandat à l’élection présidentielle prévue le 7 septembre prochain, lui apportant son soutien dans cette démarche pour la poursuite du processus de réformes et d’édification de l’Algérie nouvelle, indique l’APS.

Lors d’une rencontre régionale des adhérents de l’UGCAA des wilayas de l’ouest et du sud-ouest, tenue au Centre culturel islamique de Chlef, M. Bedrissi a salué la décision du président de la République de se présenter pour un deuxième mandat, disant soutenir sa candidature en reconnaissance des « réalisations accomplies durant le premier mandat » et pour assurer « la poursuite du processus de réformes et d’édification de l’Algérie nouvelle ».

M. Bedrissi a estimé que la préservation des acquis réalisés dans différents domaines, notamment économique, exigeaient des efforts concertés, appelant les adhérents de l’Union à participer aux campagnes de sensibilisation des citoyens à l’importance de voter à la Présidentielle du 7 septembre. La messe est dite.

Aussi, il a souligné l’importance de la mobilisation des commerçants et des artisans pour mener à bien ce rendez-vous électoral, insistant sur le respect des permanences et la mise à disposition de tous les services nécessaires à même de permettre aux citoyens d’accomplir leur devoir électoral dans les meilleures conditions.

Après les partis croupions, comme le FLN, le RND, El Bina, ainsi qu’une kyrielle d’autres insoupçonnables organisations politiques, les commerçants ajoutent leur voix.

Avec ça si ce n’est pas une mascarade qui se prépare le 7 septembre pour adouber Tebboune pour un énième mandat ! Tout ça comme si des millions d’Algériens ne sont pas sortis un certain printemps 2019 pour mettre fin à ces pratiques d’un autre âge. Tebboune a promis de rompre avec l’ère Bouteflika, il fait exactement pareil. L’escroquerie est là. Flagrante et dangereuse pour le pays.

La rédaction

Louisa Hanoune se retire de la présidentielle

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Louisa Hanoune
Louisa Hanoune retire sa candidature à la présidentielle.

Les conclusions des travaux du Bureau politique du PT sont implacables. Le régime campe sur ses positions autoritaires. Aucune demande introduite par le Parti des travailleurs n’a été satisfaite. Pire encore, le parti parle d’une volonté du régime de l’exclure de la participation au scrutin. D’où sa décision de se retirer de la présidentielle du 7 septembre.

Louisa Hanoune ne participera donc pas à la mascarade du 7 septembre. Les conditions politiques ne s’y prêtent pas. Et l’agenda est pour le moins invraisemblable, estime le bureau politique du PT.

Lire le communiqué du bureau politique du PT

« J’ai convoqué le Bureau politique en session extraordinaire avec un seul point à l’ordre du jour notre appréciation politique du processus électoral relatif aux présidentielles du 7 septembre prochain tel qu’il se déroule en général et en ce qui nous concerne en particulier.

La discussion a été sérieuse, responsable et approfondie sur la base de données politiques nombreuses intervenues depuis le vote par le Comité central et le Conseil national du parti en faveur de la participation au scrutin.

Nous avions alors clarifié que notre décision de participer au scrutin ne saurait traduire quelques illusions que ce soit sur la nature du scrutin considérant le cadre législatif régressif et anti-démocratique imposé par la nouvelle loi électorale ainsi que les conditions politiques générales marquées par la fermeture du champ politique et médiatique.

Par-delà ces contraintes et celle relative à la programmation de la campagne électorale en plein mois d’août, période de très grandes chaleurs à l’échelle nationale en général et dans le Sud en particulier et période en même temps des grandes vacances annuelles, nous avions conclu que les objectifs politiques suprêmes que nous nous sommes fixés, sont au-dessus des considérations d’ordre démocratique bien qu’elles restent fondamentales.

En clair, notre décision était dictée par le devoir d’assumer nos responsabilités face au contexte mondial et régional lourd de dangers pour les travailleurs et les peuples et par l’urgente nécessité d’apporter les réponses aux questions centrales politiques, économiques et sociales d’actualité.

Quels étaient donc concrètement nos objectifs politiques ?

I-  Assumer, comme question centrale, notre responsabilité face au génocide sioniste perpétré depuis 10 mois continus à Ghaza en particulier en Cisjordanie / et El Qods occupé en général, faire entendre la voix du peuple algérien, étouffée par l’interdiction de manifester.

Question centrale pour tous les peuples en général car intimement liée à la défense d’un peuple en danger d’extermination et donc en défense de l’humanité menacée par la barbarie.

Question centrale pour le peuple algérien qui l’a adoptée dès 1947, l’a intégrée dans son ADN national, ses constantes nationales depuis l’indépendance en 1962, comme composante de son identité, comme condition majeure pour la plénitude de son émancipation nationale propre.

Plus encore, les menaces sionistes directes qui planent sur notre région maghrébine, sur le Sahel dont nous sommes partie intégrante, menaces relayées voire préparées par l’entité émiratie contre notre pays au service de l’entité terroriste sioniste, nous dictent de placer la défense de notre pays comme question urgente, par conséquent, comme raison majeure pour notre participation au scrutin.

II- Assumer notre pleine responsabilité sur le plan interne, pour être la voix des sans voix, ouvrir des perspectives positives, en présentant des alternatives de progrès et de démocratie sur l’ensemble des terrains politiques, économiques, sociaux et culturels, en rupture avec toutes les détresses, toutes les oppressions, toutes les souffrances, en rupture avec le statuquo actuel qui, et cela est établi, est la continuation de l’ordre ancien.

Ce qui exige :

a- La rupture avec les institutions et le régime hérités du système de parti unique, vers la refondation/recomposition politique, constitutionnelle consacrant la pleine souveraineté du peuple, l’arrêt immédiat de la répression, le rétablissement des libertés démocratiques, la libération inconditionnelle de tous les détenus politiques et toutes les victimes accusées de crimes qu’elles n’ont pas commis, l’abrogation des lois liberticides qui criminalisent l’exercice des droits syndicaux, l’action politique indépendante, la liberté d’expression, la liberté de presse, tels que la loi sur les syndicats, l’article 87 bis du code pénal, le code de l’information, etc… ce qui implique la consécration de l’indépendance effective de la justice et la pleine séparation des pouvoirs.

b- La rupture avec toute politique économique régressive ou qui ouvre la voie à la prédation et au pillage étranger et local dont le code des investissements, vers une véritable réforme industrielle et agricole qui préserve la propriété collective de la nation, les nationalisations dans la voie d’un véritable essor économique conforme aux besoins du peuple algérien exclusivement.

c- La rupture totale avec la pauvreté, les précarités, les frustrations et l’exclusion sociales, vers une politique sociale juste répondant aux attentes et aspirations de la majorité du peuple, des travailleurs, de la jeunesse, des très larges couches et garantissant une vie digne pour toutes et tous, avec un vrai emploi, un vrai salaire et des pensions indexés sur le coût de la vie, le renforcement de la nature sociale de l’Etat, c’est-à-dire des transferts sociaux, la lutte contre l’inflation par le plafonnement des prix des produits de large consommation dans le cadre d’une politique commerciale consacrant un contrôle effectif de l’Etat sur le commerce intérieur et extérieur pour mettre fin à la spéculation, aux monopoles privés .

d- La rupture avec la criminalisation de la harga expression violente de la détresse notamment parmi les jeunes en lui substituant l’éradication de ses sources politiques et sociales, sauver notre jeunesse par le sauvetage de l’école et l’université, dont les nobles missions ont été dévoyées, sabordées par des décennies de politiques à la hussarde … sauver notre jeunesse exige plus largement l’ouverture de perspectives réelles, d’emplois pérennes conformes à leurs diplômes, de logements, de liberté d’expression politique et culturelle.

Et nous avions décidé de participer pour :

1- Consacrer l’égalité en droit entre les femmes et les hommes, la citoyenneté pleine et entière pour toutes et tous, leur égalité face aux services publics, la suppression des disparités régionales en matière de développement socio-économique mortelles pour l’unité et la continuité de la république.

2- Impulser la promotion effective de notre langue amazigh, son enseignement obligatoire à l’échelle nationale.

3- Réaffirmer et renforcer la doctrine de l’Etat algérien en matière de politique étrangère telle qu’elle a été instaurée après l’indépendance, fondée sur la défense inconditionnelle des causes justes, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes à commencer par le peuple palestinien, ressouder les liens de solidarité fraternelle avec tous les peuples africains, rehaussant notre africanité, nous retirer de la Ligue des Etats arabes, repaire des valets de l’impérialisme US et de l’entité sioniste terroriste qui massacre le peuple palestinien et menace de plonger toute la région dans une guerre meurtrière.

Ce sont là quelques objectifs centraux et immédiats mais non exhaustifs que nous avions annoncés …des objectifs connus de toutes et tous et dont le président a été saisi en grande partie directement lors de notre entretien du 11 décembre 2023, puis par le biais de ses conseillers ou encore lors de la rencontre qu’il a organisée avec les partis politiques.

Nous avons continué à militer inlassablement pour des mesures d’apaisement politique et social, pour la prise en charge des urgences populaires et ouvrières, pour la levée des entraves devant l’exercice de la politique à commencer par notre droit de manifester notre soutien au peuple palestinien, pour la libération des détenus politiques et des petits commerçants victimes de la loi abusive portant lutte contre la spéculation qui a plongé des milliers de familles dans la détresse et la déchéance sociale.

Bien évidemment, ce n’est point de la naïveté de notre part, mais il s’agit plutôt de notre engagement sincère dans la recherche des solutions nationales aux problèmes qui minent notre pays et peuvent ouvrir la voie aux chantages extérieurs.

Nous nous sommes adressés aux autorités, au président de la république, porteurs de requêtes légitimes et de cris de détresse de groupes sociaux pris à la gorge, de victimes de hogra ..

Et nous avons milité inlassablement et encore à l’occasion de l’aïd et du 5 Juillet pour des mesures politiques de détente, pour l’arrêt des poursuites judiciaires pour des raisons politiques, pour la grâce présidentielle au profit des citoyens injustement incarcérés ou condamnés. Hélas, contrairement aux attentes rien n’est venu annoncer l’amorce d’un processus d’apaisement porteur de sérénité. Ce faisant, bien des espoirs ont été brisés.

Nous avons donc débattu de la première étape du processus électoral sur laquelle nous nous sommes exprimés plusieurs fois.

Une campagne de collecte des parrainages des électeurs infernale et chaotique, la pire depuis 1999, établissant l’échec total du dispositif numérique administratif et d’organisation mis en œuvre sans expérimentation ni préparation préalable au niveau des APC et des bureaux de l’ANIE, excluant des centaines de milliers de citoyens de l’exercice de leurs droits politiques.

Sur le fond, l’enchaînement de ces problèmes et défaillances depuis le début de la campagne de collecte des parrainages soulève moult interrogations politiques.

Une telle absence de prévisibilité et une telle impréparation sont-elles concevables, justifiables par de simples problèmes techniques ? Comment expliquer alors le fait que les requêtes répétées des candidats particulièrement les nôtres n’aient trouvé aucun écho chez l’ANIE qui en a pourtant reconnu le bien fondé, et chez les autorités habilitées à intervenir pour corriger ?

Il s’agit là d’un problème éminemment politique et non pas technique, d’une gravité sans précédent et qui avec la programmation de la campagne électorale à la mi-août transformera un scrutin très important censé marquer une rupture avec les pratiques du passé en une simple formalité aggravant la défiance et le désengagement populaires exprimés à travers une abstention sans précédent depuis les présidentielles de 2019 (présidentielles, référendum, législatives, locales).

Nous procéderons ultérieurement à l’évaluation des résultats de la campagne de collecte des parrainages des électeurs, à la lumière des données qui seront versées par les bureaux de wilayas.

Nous avons en outre enregistré et débattu d’un certain nombre d’éléments politiques graves, vérifiés centralement et au niveau local nous ciblant directement, intervenus depuis l’annonce de notre décision de prendre part au scrutin du 7 septembre.

Les informations en notre possession et les faits recensés, établissent l’existence d’une intention avérée de nous exclure du scrutin, et donc de la confiscation de notre liberté de candidature ce qui par la même piétine le droit du peuple de choisir librement entre les programmes.

Ne sommes-nous pas en droit de conclure que ce sont nos positions qui sont en cause ?

Ces éléments ont amené le Bureau politique à considérer que des conditions politiques ont été imposées pour empêcher notre participation.

C’est pourquoi, tout comme la direction nationale du Parti avait décidé le 16 mai 2024 en toute indépendance la participation au scrutin présidentiel, le BP déclare que le PT ne saurait faire partie d’une opération électorale qui ne consacre pas la liberté totale de candidature sans exclusion et ne permet donc pas aux citoyens d’exercer leur libre arbitre.

Par conséquent, conformément à la décision unanime des membres du BP, j’annonce solennellement la non-participation du parti au processus électoral relatif au prochain scrutin présidentiel dans son ensemble : c’est à dire l’arrêt de la campagne de collecte des parrainages, la non-participation à la campagne électorale et au vote le 7 septembre prochain.

Au moment où les résultats des élections législatives en France et en Grande-Bretagne notamment démontrent qu’il est possible pour les peuples de se saisir des élections pour arracher leurs aspirations politiques et sociales, exprimer sur le terrain de la démocratie leur rejet des politiques régressives, leur volonté de changer le cours des choses, plus que jamais, il apparaît clair que cela est conditionné par le respect des libertés démocratiques pour que s’exprime la volonté du peuple. Ce qui aujourd’hui fait défaut dans notre pays. C’est donc, une priorité pour nous de combattre pour la restauration pleine et entière des libertés démocratiques afin que le peuple puisse exercer sa souveraineté, instaurer la démocratie véritable avec son contenu politique, économique et social émancipateur.

Le Bureau politique salue les militantes et militants qui n’ont ménagé aucun effort dans 50 wilayas depuis le 9 juin dans une campagne politique exemplaire propre pour collecter les parrainages des électeurs,  bravant des difficultés innombrables, souvent insurmontables. Il remercie toutes celles et tous ceux travailleurs, fonctionnaires, cadres, fellahs, petits commerçants, jeunes, retraités… qui se sont battus pour pouvoir nous accorder leurs parrainages, ceux qui, par dizaines de milliers, ont été empêchés de le faire, par leur radiation arbitraire du fichier électoral ou l’impossibilité de s’inscrire, par les longues et répétitives pannes sur le réseau intranet et sur la plate-forme numérique de l’ANIE, ainsi que le recours de certains responsables locaux à des pratiques indignes y compris l’intimidation et la menace .

Nos remerciements aux élus locaux et nationaux non militants au Parti, qui ont accepté de parrainer ma candidature dans un acte résistantiel et de démocratie.

Il assure toutes les couches sociales qui ont placé leur espoir en notre participation pour que nous soyons leur porte-voix durant la campagne électorale, que nous poursuivrons inlassablement la lutte avec eux jusqu’à la satisfaction de leurs aspirations mettant fin à leur détresse. Et bien évidemment, nous poursuivrons et intensifierons la campagne en défense du peuple palestinien, pour l’arrêt immédiat du génocide à Ghaza et en Cisjordanie, l’arrêt des transferts forcés, la levée immédiate du blocus génocidaire sur Ghaza, en soutien à la résistance du peuple palestinien, à sa lutte pour la réappropriation de tous ses droits nationaux légitimes inaliénables et imprescriptibles dont le droit au retour des réfugiés chez eux, interpellant les plus hautes autorités du pays pour qu’elles apportent toute l’aide nécessaire politique et matérielle.

Et nous nous adressons aux Algériennes et aux Algériens : C’est vous, et vous seuls qui possédez la capacité de modifier le cours des choses, d’améliorer votre sort, d’arracher vos aspirations politiques socio-économiques et culturelles, par la mobilisation unie car vous êtes le nombre et donc la véritable force porteuse de changement et de progrès, le PT est et restera à vos côtés. »

Béjaia : le jeune Mustapha Akkouche arrêté

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Mustapha Akkouche

L’ancien détenu d’opinion, Mustapha Akkouche, a été arrêté de nouveau et son domicile, sis à Akbou (wialya de Bgayet). Son domicile a été perquisitionné par la police, selon le Cnld.

Mustapha Akkouche figure déjà dans un dossier jugé en première instance avec l’universitaire Mira Moknache. Cette dernière est en grève de la faim avec Me Ouali et d’autres militants depuis leur placement en garde à vue au commissariat de Bejaia.

Mustapha Akkouche est un ancien détenu d’opinion. Il est convoqué par la police le 3 mars, et ressorti libre du commissariat central.

Il a fait 11 mois de détention lors de son arrestation à Ain Temouchent en octobre 2021.

Mustapha Akkouche a été condamné en première instance, en mai 2023 à une année de prison ferme, ajoute le communiqué du Cnld.

A bouira, le juge d’instruction près le tribunal de cette ville proche d’Akbou a décidé le 11 juillet de placer sous mandat de dépôt l’ex-détenu d’opinion, Madjid Aggad. Il a été maintenu en garde à vue depuis la soirée du 2 juillet, rapporte le Cnld. Aucune information n’a filtré jusque-là sur les raisons de son arrestation. Madjid Aggad a été libéré le 22 mai dernier à la suite de sa condamnation lors de son procès en appel à 2 ans de prison ferme. Une peine qu’il avait déjà purgée, puisqu’il avait placé sous mandat de dépôt au début d’octobre 202.

Plus de 200 détenus d’opinion croupissent dans les prisons. La société algérienne est placée sous la cloche de la terreur où toute parole libre est strictement interdite.

Avec le Cnld

Assassinat d’Amar Slimani : l’étrange silence des autorités algériennes !

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Amar Slimani
Amar, 32 ans, a été abattu le 29 juin à Bobigny par un policier hors service.

Cela fait presque une semaine qu’Amar Slimani, un jeune Algérien sans papiers, originaire de Tazmalt, dans la wilaya de Bejaia, a été tué le 29 juin par un policier à Bobigny (région parisienne). Depuis, les autorités consulaires algériennes gardent un silence plus que troublant.

Tout Algérien à l’étranger est censé être protégé par les autorités. C’est l’une des missions des nombreuses représentations diplomatiques déployées à l’étranger à coups de milliards. Cependant, dans l’affaire d’Amar Slimani, il faut souligner le silence troublant des autorités algériennes.

Pourtant, on est dans une affaire de crime où un homme dépositaire de la loi a tiré sur un Algérien dans des conditions que la justice française finira, comme l’espère la famille, par élucider.

Il reste donc la lourde question de ce silence de l’ambassadeur et/ou du ministère des Affaires étrangères. Pourtant, nos autorités nous ont habitués à un caractère très chatouilleux dans d’autres circonstances. Alors pourquoi ont-elles perdu leur morgue habituelle ?

Tout porte à croire qu’il y a comme une volonté de la part des autorités algériennes de ne pas gêner le gouvernement français avec cette affaire particulièrement embarrassante. Un policier qui tue un sans papier algérien : problématique quand même quand on se rappelle de l’affaire Nahel et de toutes les autres qui ont mis le feu aux poudres dans les quartiers populaires !

Alors motus, la diplomatie se tait et gère l’affaire en douce, sacrifiant la demande de vérité sur le crime du jeune Amar Slimani (33 ans) sur l’autel de relations diplomatiques.

Mohamed Hani, député membre de la commission des affaires étrangères à l’APN, a répond aux questions de BRTV, il a soutenu que les autorités suivent l’affaire. Il a bien souligné que le consulat de Bobigny, selon des sources fiables dit-il, a commis un cabinet d’avocats pour suivre l’affaire de cet assassinat. Ajoutant même qu' »on ne laissera pas le sang algérien couler de cette manière là ».

Il est vrai que cette affaire survient au moment où l’extrême droite a le vent en poupe, où la parole raciste et xénophobe s’est affranchie de toute retenue. Mais aussi et surtout, le gouvernement français, à sa tête Emmanuel Macron, est plus que jamais isolé, dans la panade. Car au prise avec une crise politique majeure. Alors ajouter à Emmanuel Macron, une affaire dont l’extrême droite pourrait se saisir…

L’absence de réaction des autorités algériens ne peut s’expliquer que par une volonté de ne pas gêner le président français et de fil en aiguille ne pas compromettre la fameuse visite d’Etat prévue pour l’automne que Tebboune a annoncée en personne alors même qu’il n’est pas encore réélu.

Le jeune Amar a fui l’Algérie comme des milliers d’Algériens pour travailler, avoir un toit, fonder un foyer, vivre dignement, librement… bâtir une vie meilleure que celle qu’il avait au pays. Non pas pour finir tué. Comme des dizaines de milliers de jeunes Algériens, Rabah Slimani a préféré accepter de vivre sans papiers en France que de rester en Algérie. C’est la terrible et triste réalité qu’aucune autorité ne peut nier.

Et l’absence de réaction des autorités consulaires au sujet de ce crime ne fait que confirmer le peu de cas qu’elles accordent à la jeunesse et à la diaspora. Pire, en vrai, la présence de milliers de jeunes Algériens en France sans papiers renvoie l’image de l’échec lamentable des autorités à leur assurer une vie descente au pays.

La famille Slimani appelle à un rassemblement ce samedi, à partir de 11 heures, sur le parvis du tribunal judiciaire de Bobigny (département de Seine-Saint-Denis) avec pour seul mot d’ordre : « Justice pour Amar ». 

Sofiane Ayache

Riposte internationale soutient la famille Slimani

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Amar Slimani

Dans un communiqué, l’ONG Riposte internationale a préféré annuler son rassemblement pour exiger la vérité sur l’assassinat d’Amar Slimani afin d’apporter son soutien à la famille du défunt qui prévoyait le même jour un autre rassemblement.

« Faisant suite à la volonté de la famille d’Amar Slimani et afin de respecter sa demande d’organiser une marche à Bobigny, Riposte Internationale est dans le regret d’annuler le rassemblement prévu samedi 13 juillet 2024 à la place de la Bastille, en la mémoire de la victime.

Le défunt Amar Slimani, originaire de la wilaya de Bejaia, a été tué par un policier en civil à Bobigny (région parisienne).

Respecter le deuil de cette famille atteinte dans sa chair c’est aussi respecter sa volonté. C’est pour cela que notre organisation a décidé d’annuler le rassemblement prévu samedi.

Profondément attristés par ce drame abject et abominable, les membres de Riposte internationale s’inclinent devant la mémoire d’Amar Slimani et réitèrent leur soutien à sa famille meurtrie.

Riposte internationale a mis en place une cellule de veille pour suivre l’évolution de ce crime inqualifiable.

Riposte Internationale reste mobilisée, au côté d’autres collectifs, pour accompagner la famille du défunt dans sa quête de justice.

Justice et vérité pour Amar Slimani

Fait à Paris, le 12/07/2024

Riposte Internationale
Le président
Ali Ait Djoudi

Le RCD dénonce une pseudo-présidentielle pour le statu quo

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Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) est l’un des rares partis à prendre position franchement contre la mascarade présidentielle prévue le 7 septembre prochain.

Dans un communiqué rendu public suite à l’annonce de la candidature d’Abdelmadjid Tebboune à sa propre succession, le RCD dénonce les arrangements en haut lieu pour sa reconduction pour 5 autres années à la tête de l’Etat.

Lire le communiqué ci-dessous.

« Le chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune, vient d’annoncer sa candidature à l’élection présidentielle anticipée du 07 septembre 2024 après s’être assuré de l’aval de sa reconduction agrémentée d’un compagnonnage islamo-conservateur et de candidats alibis. Cette annonce conforte l’option de la poursuite de la gestion du statuquo porteur de risques pour la cohésion nationale.

En effet, le maintien certain (au demeurant, dans l’annonce officielle de cette élection, il n’y a qu’un premier tour, le 07 septembre !) d’un personnage qui incarne l’illégitimité depuis le 12 décembre 2019, la répression du mouvement de février 2019, le musellement des libertés, les emprisonnements pour délits politiques et d’opinion signe une volonté de régenter le pays par l’accentuation de la terreur et la fermeture des espaces d’expression et d’organisation.

Le RCD qui s’est déjà prononcé sur cette pseudo-consultation estime que le pays est déjà exsangue par une politique de fait accompli, de divisions et d’exclusions.

Fort de ses convictions et de son parcours, le Rassemblement continuera à militer pour une solution politique et pacifique qui restitue la parole au peuple algérien.

Alger, le 11 juillet 2024

Le RCD

Le Rassemblement national, un Algérien débutant !

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Bardella Le Pen
Le Pen-Bardella

Avec le présent article, il n’y a aucune possibilité de m’accuser d’une complaisance envers le Rassemblement national et de son projet raciste. Un grand nombre de mes articles en attestent. Au-delà, en cas  de doute, il faut sonder mon âme profonde, je souhaite bon courage à ceux qui veulent le faire.

Maintenant que ce qui est dit ne laisse aucun doute et que l’élection est derrière nous, il n’est pas interdit de rappeler certaines vérités. Je n’apprendrai rien aux lecteurs mais le but d’un rappel est de remettre un ordre dans une mémoire avec certains points choisis.

La binationalité

Jordan Bardella a choqué une grande partie des français avec l’annonce de l’interdiction d’accès à certaines hautes fonctions aux personnes détenant une double nationalité (parfois multiple). C’est certainement le plus grand rétropédalage qu’a dû faire la direction du parti en se rendant compte du danger électoral de cette mesure.

Alors, dans la confusion, il avait été précisé que cela ne concernait qu’un nombre limité de fonctions. Et de jour en jour Jordan Bardella diminuait le nombre de cas jusqu’à n’en finir qu’à une poignée.

Mais la parole s’était libérée car un membre éminent du parti avait rajouté que Nadjat Vallaud Belkacem n’aurait jamais dû être ministre car la fonction gouvernementale n’est pas compatible avec la double nationalité. Il s’est fait sévèrement grondé par la grande patronne qui avait perçu l’émoi dans la population.

Mais pourquoi le Rassemblement National doit-il revenir sur cette décision presqu’en s’excuser ? Il aurait tort car l’Algérie n’a pas eu autant de pudeur dans sa constitution.

Art. 67. — L’égal accès aux fonctions et aux emplois au sein de l’Etat est garanti à tous les citoyens, à l’exception de ceux liés à la souveraineté et à la sécurité nationale.« 

Quant au nombre de fonctions concernées, l’Algérie est aussi généreuse que son hospitalité à vous remplir le plat de couscous.

Vu l’immense nationalisme, la main sur le cœur, pour être ministre de la diaspora et servir son pays, Samir Chaâbna avait quitté son poste pour ne pas renoncer à sa nationalité française. Samir Chaâbana est ambitieux mais il n’est pas fou.

Mais comme il n’y a aucune limite au progressisme,  l’Algérie a étendu la disposition, interdisant aux binationaux d’être actionnaire d’un média.

L’invasion de l’immigration

Là également, pourquoi le RN a-t-il autant de pudeur ? L’humanisme de l’Algérie lui en donne encore une preuve.

Amnesty international nous le confirme « En Algérie, la répression discriminatoire exercée contre les migrants venant d’Afrique subsaharienne et contre les réfugiés et les demandeurs d’asile s’est accentuée en 2018, les forces de sécurité ayant arrêté et placé en détention de façon arbitraire des dizaines de milliers de personnes, qu’elles ont renvoyées illégalement au Niger et au Mali.

Beaucoup de ces personnes ont été expulsées alors qu’elles détenaient des visas ou des documents consulaires en cours de validité.

Au cours des deux dernières décennies, en Algérie, le nombre de migrants a considérablement augmenté, mais le pays ne dispose toujours pas d’un cadre juridique clair pour les travailleurs migrants et il n’a pas adopté de loi sur l’asile.

Une loi datant de 2008 relative aux ressortissants étrangers considère les migrants en situation irrégulière comme des délinquants qui peuvent être sanctionnés par une peine allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ».

Leila Boussaid, enseignante-chercheuse à l’Université d’Alger avait rédigé un article dans la revue IEMED (Institut européen de la méditerranée)  dans lequel on lit : « La plupart des ONG ont fait état du nombre important de personnes refoulées aux frontières sud, dont des femmes et des enfants, cela dans « des conditions inhumaines ».

Lorsqu’on constate le lieu de son université, on comprend l’extrême prudence d’un texte globalement très édulcoré et « propre sur lui comme un travail de recherche », on peut s’imaginer l’ampleur considérable de la vérité qui ne peut être dite. Leila est une chercheuse mais, elle aussi, n’est pas folle, elle ne recherche pas au-delà de la zone de sécurité.

Et puis, il y a les milliers de témoignages de pauvres bougres à qui on a raconté que l’Algérie était l’Eldorado du pétrole et du progressisme tiers-mondiste. Ces malheureux n’avaient pas actualisé les journaux de propagande des années 60.

Le drapeau du terrorisme

Le Rassemblement National avait depuis longtemps dénoncé les drapeaux algériens brandis dans les stades pour supporter l’équipe d’Algérie et à bien d’autres manifestations.

Pourquoi lui en vouloir ? L’Algérie est beaucoup plus stricte, elle interdit les drapeaux de l’une de ses composantes identitaires, notamment ceux brandis pendant les manifestations du Hirak. Mais contrairement au RN, elle ne transige pas sur les valeurs patriotiques, c’est par fourgons entiers que les « délinquants » et « les traîtres à la nation » ont été incarcérés ou inquiétés (pour les plus chanceux).  

La France blanche et chrétienne

C’est probablement le plus important des slogans de l’extrême droite. Il est incrusté de longue date dans la grande Algérie ouverte au monde. Franchement, le RN est en retard sur tous les plans dans la défense des valeurs nationales.

On nous parle de « racisme ordinaire » d’une partie non négligeable de la population française. Ce « racisme ordinaire », nous l’avons, comme une évidence sociale, dans notre pays de naissance. Pas de quoi pavoiser pour le Rassemblement National.

C’est parce que nous les aimions plus que tout au monde que nous pardonnions à nos grands-parents, souvent à nos parents, des propos antisémites horribles et ceux contre les « kahlouches ». Nous les aimions et nous les excusions par leur illettrisme et mauvaise connaissance du monde et des civilisations.

Mais on nous dit que des centaines de milliers d’universitaires ont été formés depuis notre jeunesse. Et rien n’a changé pour cette majorité d’Algériens.

Quant à la grande ouverture d’esprit pour la liberté de conscience inscrite dans la Constitution algérienne, on peut la trouver dans la fermeture et la répression des lieux de cultes chrétiens, dans la terreur quotidienne envers le moindre écart aux dogmes de l’Islam, dans les foulards de de la secte nationale et dans bien d’autres domaines de la liberté de conscience et de culte.

En conclusion, nous pourrions dire que le Rassemblement National a tout à apprendre. C’est un débutant et devrait prendre leçon auprès de l’Algérie.

Il n’est même pas capable d’avoir une majorité absolue à l’Assemblée Nationale. Le chemin est encore long pour l’acquisition de la compétence qui crée l’unanimité.

Peut mieux faire s’il travaille sérieusement les fondamentaux du pouvoir nationaliste, patriotique et les valeurs ancestrales d’une race pure.

Boumediene Sid Lakhdar

Niger : évasion de 200 terroristes de la prison de Koutoukalé

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La prison de haute sécurité de Koutoukalé
La prison de haute sécurité de Koutoukalé

Au Niger, une évasion spectaculaire s’est produite ce jeudi 11 juillet. La prison de haute sécurité de Koutoukalé, tout près de Niamey, a été le théâtre d’une mutinerie de ses détenus.

Un grand nombre de prisonniers a réussi à s’échapper avec des armes. Les forces de sécurité nigériennes se sont lancées à leur poursuite. Plus de 200 terroristes étaient enfermés dans cette prison de Koutoukalé.

Selon le maire de la commune de Tilaberi, la prison de haute sécurité de Koutoukalé à 40 km de Niamey a été attaquée par les terroristes venus de la frontière Burkinabè.

Une évasion spectaculaire a eu lieu en effet jeudi 11 juillet à la prison de haute sécurité de Koutoukalé située à quelques kilomètres de Niamey, la capitale du Niger. Après s’être mutinés, un nombre important de détenus a réussi à s’enfuir avec, à leurs trousses, les forces nigériennes, aussitôt mises en alerte.

L’évasion s’est produite à la mi-journée. Ce sont des tirs et des détonations à l’intérieur de la prison qui ont alerté les gardes. Selon des sources sécuritaires, les mutins ont rapidement pris le dessus. Nombre d’entre eux ont réussi à franchir les portes blindées, les barbelés, et les vastes tranchées qui entourent la prison de Koutoukalé, avant de s’évaporer dans la nature avec comme butin d’importantes quantités d’armes et des véhicules.

On ne sait toutefois pas combien de détenus ont pu prendre la fuite, ni leur identité. Plusieurs centaines de terroristes étaient notamment détenus dans cette prison, de même que des criminels et des trafiquants de drogue.

Cette prison est considérée comme la plus sure du pays. Les autorités y gardent les détenus les plus dangereux, notamment les éléments jihadistes des groupes sahéliens ou du groupe nigérian Boko Haram. Cet établissement se trouve dans une zone broussailleuse, sans aucun bâtiment aux alentours. Elle est reliée à la route nationale 1 par une piste, volontairement laissée non-bitumée.

Mobilisation générale des autorités

Un message radio du ministre de l’Intérieur destiné à tous les gouverneurs a confirmé cette évasion et lancé un appel aux chefs des villages environnants et aux leaders religieux pour que soit dénoncé tout individu suspect. Toute la région du fleuve Niger est mise en alerte, notamment les régions de Niamey et de Tillabéri où un couvre-feu a été décrété dans la ville éponyme.

Les interrogations s’accumulent sur cette évasion spectaculaire. La prison de Koutoukalé est une forteresse réputée imprenable. Par deux fois, des jihadistes venus de la frontière malienne avaient tenté de libérer leurs camarades et avaient toujours échoué.

Comment donc cette prison fortement gardée a pu tomber sous le contrôle de ses détenus qui ont pu se procurer des armes et maitriser leurs geôliers avant de s’enfuir ? C’est ce que devra révéler une enquête sur le déroulement de cette évasion.

Avec RFI

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