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Criminalisation de la colonisation française : le Parlement affine les derniers réglages

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Ibrahim Boughali, a présidé dimanche une réunion de travail consacrée aux ultimes préparatifs en vue de l’examen du projet de loi portant criminalisation de la colonisation française en Algérie
Ibrahim Boughali, a présidé dimanche une réunion de travail consacrée aux ultimes préparatifs en vue de l’examen du projet de loi portant criminalisation de la colonisation française en Algérie. Crédit photo : DR

Le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Ibrahim Boughali, a présidé dimanche une réunion de travail consacrée aux ultimes préparatifs en vue de l’examen du projet de loi portant criminalisation de la colonisation française en Algérie, un texte à forte portée symbolique et politique.

Selon les éléments communiqués à l’issue de la rencontre, les membres de la commission chargée de la rédaction du projet ont été informés de son inscription à l’ordre du jour des travaux parlementaires. Le débat en séance plénière est programmé pour le 21 décembre 2025.

Au cours de cette réunion, le président de l’APN a insisté sur la nécessité d’un suivi rigoureux du processus de discussion, appelant à garantir les conditions d’un débat « responsable et constructif », à la hauteur de la sensibilité du dossier et de sa place centrale dans la mémoire nationale. Il a souligné l’importance de traiter ce texte dans un cadre institutionnel maîtrisé, respectueux des exigences juridiques et des équilibres politiques.

La rencontre s’est tenue en présence du président de la commission de la défense nationale, compétente pour l’examen du projet de loi. Les échanges ont porté sur les aspects juridiques et organisationnels du texte, ainsi que sur les modalités pratiques de sa présentation et de sa discussion au sein de l’hémicycle.

L’inscription de ce projet de loi à l’agenda parlementaire intervient dans un contexte marqué par la persistance des débats mémoriels liés à la période coloniale, tant sur le plan national que dans les relations algéro-françaises.

La rédaction

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France : migrants soudanais et afghans sous OQTF, des vies suspendues

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OQTF

À Paris, Nazik A., 50 ans, parcourt régulièrement la place de la Nation, le téléphone en main, faisant défiler des images des massacres d’al-Fasher. Originaire de l’État soudanais d’Al-Jazirah, elle craint pour sa vie si elle devait retourner dans son pays. Depuis son arrivée en France en janvier 2019, sa demande d’asile a été rejetée, et elle a reçu une obligation de quitter le territoire français (OQTF) dès avril 2021.

Pourtant, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) reconnaît que sa région d’origine fait partie des zones soudanaises en proie à une « violence aveugle d’intensité exceptionnelle ». Malgré cela, Nazik reste sans statut légal, dépendante de la solidarité de sa communauté pour survivre, sans logement ni emploi stable.

La situation de Nazik n’est pas un cas isolé. Selon Eurostat, 1195 Soudanais ont été visés par une OQTF au cours des trois premiers trimestres de 2025. Sur cette même période, quinze renvois vers le Soudan ont été enregistrés, dont cinq dits « volontaires ». La Cimade alerte sur le fait que ces « retours volontaires » ne résultent pas toujours d’un consentement éclairé, mais peuvent résulter de pressions administratives exercées pour pousser les personnes à adhérer à un programme de retour.

L’association dénonce également le placement en centre de rétention administrative (CRA) ou l’assignation à résidence de personnes que l’on sait « inexécutables », comme de nombreux Afghans et Haïtiens. « Ces personnes sont maintenues dans la précarité », rappelle Mélanie Louis, responsable nationale des questions d’expulsion à La Cimade.

La France reste le pays européen qui prononce le plus d’OQTF, mais leur application reste limitée : en 2024, seulement 10 % des 130 000 décisions ont été exécutées. Toutefois, l’ouverture de « hubs de retours » à l’extérieur de l’Union européenne, validée par les Vingt-Sept le 8 décembre, pourrait changer la donne.

Face à cette situation, la Cimade demande qu’aucune mesure d’éloignement ne soit notifiée à des personnes « dans l’impossibilité de quitter la France et de se rendre dans leur pays de nationalité ou d’origine ».

Djamal Guettala 

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À Tunis, 4e samedi de mobilisation contre les restrictions des libertés

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Manifestation en Tunisie
La classe politique et la société civile mobilisées contre l'arbitraire de Kaïs Saïed. Crédit Photos : Yassine Gaidi

Des centaines de Tunisiens ont de nouveau défilé aujourd’hui dans les rues de la capitale, marquant pour la quatrième fois consécutive ce mois‑ci une mobilisation citoyenne contre ce que les manifestants dénoncent comme un recul des libertés publiques et une dérive autoritaire du pouvoir en place. 

Organisée à l’appel de partis politiques d’opposition, d’associations civiles et d’organisations citoyennes, la marche s’est élancée en milieu d’après‑midi depuis l’avenue des États‑Unis jusqu’à la place de l’Indépendance. Sous le slogan « Les chaînes se briseront », emprunté à un vers de l’hymne national, les participants ont scandé des appels à la liberté d’expression, à la fin des arrestations politiques et à la restauration des droits fondamentaux. 

Une opposition unie face au pouvoir

Cette mobilisation s’inscrit dans un mouvement d’ampleur croissante qui dure depuis plusieurs semaines, réunissant des forces politiques et sociales jusqu’ici fragmentées autour d’une même revendication : la fin de ce qu’ils qualifient de « règne solitaire » du président Kaïs Saied et la restauration d’un espace démocratique pluraliste. Selon des dépêches internationales, des activistes et figures de l’opposition de différents horizons ont convergé vers ce rassemblement, marquant un tournant dans l’unité de la contestation. 

Les manifestants ont notamment brandi les portraits de politiciens, journalistes et activistes emprisonnés, transformant la marche en un symbole de solidarité et de résistance face à une répression jugée sans précédent. 

Des condamnations politiques au cœur des griefs

Au centre de cette dissidence figure la récente condamnation à 12 ans de prison d’Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre, jugée dans une affaire dite de « complot contre la sûreté de l’État » ; elle est en détention depuis 2023. D’autres personnalités, parmi lesquelles Ayachi Hammami, Ahmed Néjib Chebbi et Chaïma Issa, ont également été incarcérées ou condamnées ces dernières semaines, selon des reportages locaux. Pas seulement, les procès de militants politiques, d’avocats se multiplie.

Pour les protestataires, ces lourdes peines et procédures judiciaires traduisent une instrumentalisation de la justice à des fins politiques, visant à étouffer toute opposition critique. 

Un contexte politique répressif

Depuis 2021, le président Kaïs Saied a concentré tous les pouvoirs entre ses mains, gouvernant essentiellement par décret et s’attirant les critiques tant internes qu’internationales pour la restriction des libertés démocratiques et l’affaiblissement des institutions indépendantes. Cette mesure autoritaire a suscité l’inquiétude de nombreuses organisations de défense des droits humains face à ce qu’elles considèrent comme un étouffement progressif de l’espace civique tunisien. 

Face aux mobilisations grandissantes, les autorités ont jusqu’ici répondu par des mesures judiciaires et policières visant à dissuader les opposants, mais sans parvenir à endiguer totalement le mouvement de contestation, désormais hebdomadaire dans les rues de Tunis. Le président tunisien se retrouve de fait de plus en plus isolé de la société civile et de la classe politique qu’il passe son temps à critiquer et à condamner.

Mourad Benyahia 

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L’Allemagne accuse la Russie de cyberattaques et d’ingérence électorale

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Hacker

L’Allemagne a formellement imputé à la Russie une attaque informatique visant son système de contrôle du trafic aérien ainsi qu’une campagne de désinformation lors des dernières élections législatives. L’ambassadeur russe à Berlin a été convoqué pour répondre à ces accusations, marquant une nouvelle étape dans la montée des tensions entre les deux pays.

Selon les autorités allemandes, ces actions s’inscrivent dans une stratégie de « guerre hybride » menée par Moscou en Europe depuis l’invasion de l’Ukraine en février 2022. Ce type de guerre combine moyens non conventionnels, sabotage, cyberattaques, espionnage et campagnes de manipulation de l’opinion publique, avec pour objectif de fragiliser les démocraties et semer le doute au sein des sociétés.

Le cyberincident visant le système de contrôle aérien, survenu en août 2024, aurait été orchestré par le groupe de hackers APT28, également connu sous le nom de Fancy Bear, réputé pour opérer sous les ordres du renseignement militaire russe (GRU). Cette attaque soulève des inquiétudes sur la sécurité des infrastructures critiques, notamment celles assurant le contrôle et la régulation du trafic aérien civil.

Parallèlement, la campagne de désinformation, baptisée Storm‑1516, aurait cherché à influencer les dernières élections fédérales allemandes. Elle a utilisé des contenus truqués, des deepfakes et des sites pseudo‑journalistiques pour manipuler l’opinion publique et semer la confusion autour des candidats et des partis politiques.

Berlin assure détenir des preuves « absolument solides » de l’implication directe de Moscou dans ces deux affaires, mais refuse d’en détailler le contenu pour protéger le travail de ses services de renseignement. De son côté, Moscou rejette catégoriquement ces accusations, qualifiant les allégations d’« infondées » et de « absurdes ».

Face à cette situation, l’Allemagne prévoit une série de mesures de rétorsion, en coordination avec ses partenaires européens. Ces mesures pourraient inclure des sanctions ciblées contre des acteurs impliqués, un renforcement de la surveillance des diplomates russes et une vigilance accrue sur les activités numériques susceptibles d’influencer l’opinion publique.

Cette affaire illustre l’intensification des tensions entre Berlin et Moscou et souligne la vulnérabilité des démocraties face aux stratégies hybrides, mêlant cyberattaques et manipulation de l’information. Depuis 2022, les pays européens multiplient les alertes et renforcent leurs dispositifs de cybersécurité pour contrer les tentatives d’ingérence et protéger leurs institutions.

Mourad Benyahia 

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L’Iran saisit un pétrolier étranger pour contrebande de carburant

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Un pétrolier saisit par l'Iran.
Un pétrolier saisit par l'Iran.

Les autorités iraniennes ont annoncé, ce samedi, la saisie d’un pétrolier étranger dans le golfe d’Oman et la rétention de son équipage, accusé de trafic de carburant. Ce précédent constitue l’une des plus importantes affaires de contrebande maritime récemment rendues publiques par Téhéran.

Le navire a été intercepté près de la ville côtière de Jask, transportant environ six millions de litres de carburant de contrebande, selon les autorités. Les inspections ont révélé l’absence de documents officiels de navigation ou de preuve concernant la cargaison.

Dix-huit membres d’équipage ont été arrêtés, dont le capitaine. Selon les médias iraniens, ils sont originaires de l’Inde, du Sri Lanka et du Bangladesh. Le procureur général de la province d’Hormozgan, Mojtaba Ghahramani, a expliqué que le navire avait ignoré les ordres de stoppage et tenté de fuir. Le système radar du pétrolier était éteint pendant la navigation, un signal sérieux d’activité illégale.

Cette saisie s’inscrit dans le cadre d’une campagne plus large de lutte contre la contrebande de carburant, alimentée par les différences de prix entre le marché local, subventionné, et ceux des pays voisins. Le trafic de carburant, terrestre et maritime, reste particulièrement actif vers les États du Golfe.

Les autorités iraniennes affirment que ces mesures visent à protéger les ressources nationales et à démanteler les réseaux organisés de contrebande. La zone maritime autour du golfe d’Oman et du détroit d’Hormuz demeure ainsi sensible et surveillée pour prévenir de nouvelles infractions.

Ce type d’opérations intervient dans un contexte où les tensions régionales et les enjeux énergétiques sont étroitement liés. Le détroit d’Hormuz, passage stratégique pour près de 20 % du pétrole mondial, est régulièrement le théâtre d’incidents maritimes, et la contrebande y ajoute une dimension sécuritaire et économique supplémentaire.

Pour Téhéran, la lutte contre le trafic de carburant est à la fois un enjeu économique et politique : protéger la population des fluctuations du marché et défendre les ressources nationales face aux réseaux illégaux. Cette saisie illustre la détermination iranienne à contrôler ses côtes stratégiques et à surveiller strictement la navigation dans les eaux territoriales.

Mourad Benyahia avec agences de presse iraniennes

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Le rassemblement du MAK interdit en région parisienne

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Ferhat Mehenni
Ferhat Mehenni

Le rassemblement de proclamation de « l’indépendance de la Kabylie », ce dimanche 14 décembre, au palais des congrès de Versailles, par le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) a été interdit par le préfet des Yvelines.

Dans son arrêté, le préfet des Yvelines n’avance aucun motif visant directement l’événement que prévoit le MAK. Il pointe plutôt deux « rassemblements à caractère festifs de grande ampleur » (voir ci-dessous l’arrêté).

Néanmoins, par la voix de son président Ferhat Mehenni, le MAK entend maintenir cette annonce sur les réseaux sociaux.

C’est la première fois que les autorités françaises opposent un refus à une action de ce mouvement souverainiste. Beaucoup y voient une concession au régime algérien.

En effet, une crise diplomatique sans précédent ronge les relations algéro-françaises depuis que le président Emmanuel Macron a annoncé fin juillet 2024 son soutien au plan d’autonomie du Sahara occidental présenté par le Maroc. Rappel d’ambassadeurs, guerre de communiqués, agitation de proxy.

La tension est arrivée à son sommet avec l’enlèvement puis la séquestration d’Amir DZ dont sont accusés des agents consulaires algériens. A quelle finalité ? L’enquête le révélera sans doute. Le fait est assez grave. D’ailleurs, un mandat international contre un haut responsable algérien a été émis le 25 juillet 2025 par un juge d’instruction pour arrestation, enlèvement et séquestration. Quelques mois auparavant, un employé du consulat d’Algérie en France est arrêté dans la même affaire.

La décision de « proclamation de l’indépendance de la Kabylie » par le MAK arrive à un moment où Paris tente de renouer les liens avec Alger. Mais les relations entre les deux pays sont devenues un vrai sac à neuds.

Alors même que les enquêtes de la justice française n’en ont pas fini avec l’affaire de l’enlèvement et la séquestration de l’influenceur algériens Amir DZ, voilà qu’une autre éclate. Le ministre français de l’Intérieur Laurent Nunez était annoncé depuis plusieurs jours pour une visite à Alger, une première depuis plusieurs mois. Les autorités françaises ont-elles cédé aux pressions d’Alger surtout qu’un journaliste français, Christophe Gleizes, est condamné en appel le 3 décembre à 7 ans de prison par le tribunal de Tizi-Ouzou. Pour rappel, ce journaliste sportif de 36 ans avait été condamné en première instance pour « apologie du terrorisme » et « détention de documents considérés comme nuisibles à l’intérêt national », après un séjour en Kabylie où il préparait des reportages sur la Jeunesse sportive de Kabylie. Les autorités algériennes lui reprochent ses contacts avec un dirigeant du MAK et d’avoir travaillé sans visa presse.

Le MAK, mouvement politique indépendantiste, est classé depuis l’été 2021, « organisation terroriste » par le régime algérien. L’annonce d’autorité de la proclamation de l’indépendance de la Kabylie par le président du MAK a suscité une levée de boucliers en Algérie, plus particulièrement en Kabylie où des rassemblements sont suscités par le régime pour dénonce cette décision du MAK et réitérer « l’unité nationale ».

Tout en dénonçant la répression, l’arbitraire et les interdictions de toute expression libre, de nombreuses figures politiques de la région de Kabylie ont ainsi annoncé s’inscrire en opposition à « la proclamation du MAK ».

Yacine K.

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Marché parallèle : l’euro frôle les 290 dinars

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Le marché parallèle
Le marché parallèle. Crédit photo : DR

Le marché parallèle du dinar algérien connaît une flambée historique. Ce vendredi, le billet de 100 euros se négociaient autour de 29 000 dinars, selon nos sources, dans plusieurs points de transaction au square Port Saïd, Rouiba et dans certaines villes de l’Est. Cette envolée momentanée traduit une pression extrême sur l’offre face à une demande toujours plus forte.

Pendant que le pouvoir alimente sans cesse des contre-feux pour détourner l’attention du bon peuple, le dinar dévisse sur le marché au détriment de la devise qui se négocie désormais à prix fort sur le marché parallèle.

Depuis plusieurs semaines, le marché parallèle, notamment à Sekouar à Alger, affichait déjà des taux record, autour de 28 000 dinars pour 100 euros. La période de fin d’année accentue cette tendance, car une partie des Algériens achète des devises pour voyager, célébrer le réveillon à l’étranger ou effectuer la Omra, profitant d’un climat plus clément pour les déplacements. La demande dépasse largement l’offre disponible dans les points officiels et les cambistes de la capitale ne suffisent plus à réguler les transactions.

À Rouiba, Oran ou Tizi-Ouzou, la situation est similaire : les volumes de devises disponibles s’écoulent rapidement, même pour des montants élevés. Dans certaines villes de l’Est, comme Aïn M’lila, les sommes importantes peuvent être obtenues, mais la demande excède systématiquement l’offre, accentuant la flambée des prix et montrant que la tension n’est pas limitée à Alger.

Cette montée spectaculaire s’explique par plusieurs facteurs structurels et conjoncturels, selon nos sources. Le dinar algérien reste fragile dans un pays où la population n’a que peu de confiance en ses dirigeants. Pas seulement, l’économie nationale reste très largement dépende des importations. Mais il y a mieux encore, grâce aux crânes d’œuf qui dirigent l’économie nationale. La régularisation récente du commerce du “cabas” joue un rôle majeur dans la flambée de la devise et la dépréciation du dinar sur le marché parallèle. Ce commerce concerne principalement de jeunes commerçants qui font entrer des marchandises sur le territoire national en petites quantités, usant de stratagèmes pour contourner la réglementation douanière et commerciale. Ces opérateurs échappent complètement à l’écosystème légal de l’économie nationale. L’importation par les cabas permet aux gros bonnets en de fructifier leurs petites affaires, souvent loin du regard des limiers des impôts et contribuent par-là même à alimenter la pression sur le marché parallèle.

Le marché officiel, lui, reste déconnecté : selon la Banque centrale, 1 euro se situe à 152,80 dinars, creusant un écart énorme avec les taux du marché noir. Cette divergence souligne le déséquilibre structurel entre l’offre et la demande réelle.

Pour les observateurs, la situation devrait se maintenir jusqu’à la fin de l’année. Les cambistes prévoient que le taux pourrait continuer à connaître des pics, stimulé par l’augmentation du trafic saisonnier et la demande des particuliers. L’anticipation de voyages, combinée à la régularisation du commerce informel, crée une dynamique difficile à contenir, avec des montants échangés atteignant des niveaux historiques.

Cette flambée du marché parallèle interroge une fois de plus sur la viabilité de l’économie nationale, la stabilité du dinar et sur l’efficacité des mécanismes officiels face aux comportements des Algériens en cette période de fin d’année.

Mourad Benyahia 

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Israël élimine le numéro 2 des Brigades Al-Qassam à Gaza

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Raaed Saad, le numéro deux des Brigades Al-Qassam,
Raaed Saad, le numéro deux des Brigades Al-Qassam,

L’armée israélienne a confirmé, ce samedi, l’élimination de Raad Saad, le numéro deux des Brigades Al-Qassam, le bras armé du Hamas, lors d’une frappe aérienne ciblée sur son véhicule au sud-ouest de Gaza. Considéré comme l’un des principaux architectes militaires du mouvement, Saad était responsable de la production d’armes et de la reconstruction des capacités militaires du Hamas après la guerre menée depuis le 7 octobre 2023.

Selon les sources israéliennes, Raad Saad avait occupé plusieurs postes clés au sein du mouvement : il avait dirigé le « Légion de la ville de Gaza », participé à la création de la force maritime et piloté le département des opérations avant de prendre la tête du département de fabrication d’armes. Il est accusé d’avoir supervisé la production de la majorité des explosifs utilisés contre les soldats israéliens et d’avoir planifié de nombreuses opérations contre l’État hébreu. L’armée israélienne souligne que l’élimination de Saad constitue « un coup direct aux capacités armées de Hamas ».

La frappe a été approuvée personnellement par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Selon les médias israéliens, Washington n’a été informé qu’après coup, ce qui souligne l’importance stratégique que Tel-Aviv accordait à cette cible et la volonté de neutraliser rapidement un responsable considéré comme critique. L’opération survient après plusieurs tentatives d’assassinat infructueuses ces dernières semaines, durant lesquelles Saad avait survécu à plusieurs frappes.

Le bilan humain immédiat est lourd. Selon des sources médicales locales, quatre civils ont été tués et plusieurs autres blessés, certains gravement, lors de l’attaque. Les habitants du sud-ouest de Gaza décrivent des scènes de chaos et de panique, tandis que les sirènes d’alerte aérienne se sont déclenchées dans la ville. Comme toujours, ces pertes collatérales risquent de nourrir la colère et la défiance envers Israël, tout en fragilisant davantage le fragile cessez-le-feu en vigueur.

Au-delà de l’impact militaire, la mort de Saad a des implications politiques et stratégiques. Pour Israël, il s’agit de neutraliser un élément clé capable de renforcer la production d’armes et la planification d’opérations contre l’État hébreu. Pour le Hamas, la disparition de l’un de ses commandants les plus expérimentés pourrait temporairement affaiblir la chaîne de commandement et compliquer la reconstruction de son arsenal. Toutefois, certains analystes estiment que cette action pourrait également provoquer des représailles et intensifier les tensions dans la bande de Gaza.

Sur le plan régional, l’élimination de Saad intervient dans un contexte de tensions persistantes entre Israël et les factions palestiniennes. Elle pourrait affecter les équilibres déjà fragiles dans la région et compliquer les efforts diplomatiques pour maintenir un cessez-le-feu durable. Les relations entre Israël et ses alliés, notamment les États-Unis, pourraient également être influencées par la manière dont la frappe a été coordonnée.

Enfin, cet assassinat d’un chef militaire illustre la nature asymétrique du conflit à Gaza, où chaque action militaire a des répercussions immédiates sur la population civile et le tissu politique local. La communication israélienne met en avant le succès stratégique et le renforcement de la sécurité nationale, tandis que les sources palestiniennes insistent sur l’impact humanitaire et les pertes civiles, illustrant le contraste persistant dans les narratifs médiatiques.

Mourad Benyahia 

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« Mercenaires » de l’Algérie au Sahel : le ministère de la Défense dément

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MDN
Le ministère de la Défense nationale.

Le ministère de la Défense a rendu public ce samedi un communiqué dans lequel il dénonce les informations colportées par certains médias sur une « supposée création d’unités de mercenaires par l’Algérie, qui activeraient dans la région du Sahel ».

« Dans une campagne calomnieuse et flagrante et à travers une énième tentative désespérée pour porter atteinte à la réputation de l’Armée nationale populaire et à l’image immaculée de l’Algérie sur les scènes régionale et internationale, certains médias et sites électroniques, dont l’appartenance et l’orientation n’est plus à démasquer, n’ont trouvé mieux que de colporter des récits et des scénarios de fiction, fruits de leur imagination et celle de leurs maîtres, portant sur une supposée création d’unités de mercenaires par l’Algérie, qui activeraient dans la région du Sahel pour exécuter des opérations secrètes. Des propos dénués de vérité et fabriqués de toutes pièces par des médias qui ne portent de cette profession que le nom.

A ce titre, le Ministère de la Défense Nationale dément formellement les allégations et les accusations infondées propagées par ces sites mercenaires, qui exécutent les agendas sournois tracés par des entités hostiles à l’Algérie portant une haine viscérale à l’égard de notre pays, dans l’espoir d’en ébranler la stabilité, de ternir l’image des institutions de l’Etat algérien et de manipuler l’opinion publique qui est, désormais, parfaitement consciente de la fourberie de ces sources, et ne peut être bernée par ces mensonges invraisemblables.

Par ailleurs, le Ministère de la Défense Nationale rappelle que l’Armée Nationale Populaire, digne héritière de l’Armée de Libération Nationale, accomplit ses missions dans le strict respect de la Constitution et des lois de la République algérienne, et agit conformément à sa politique et à ses principes immuables, fondés sur le bon voisinage, le respect de la souveraineté des Etats, et la non-ingérence dans leurs affaires internes, privilégiant le dialogue et les négociations. L’Algérie qui plaide sans cesse, via les fora internationaux et régionales pour l’établissement de la paix et la sécurité à travers le monde et dans la région du Sahel particulièrement, et appelle en permanence à l’application du droit international, n’avait jamais ménagé d’effort, et continue d’œuvrer diplomatiquement pour rétablir la stabilité dans le Sahel, prônant les solutions pacifiques dans la résolution des crises et des conflits, loin de la logique des armes.

L’Algérie, faisant partie indissociable du Sahel, dont le destin et les intérêts convergent inévitablement, ne peut, invraisemblablement, être la cause de son instabilité. Bien au contraire, notre pays œuvre inlassablement à contribuer au développement économique et social des populations locales, prônant les valeurs de solidarité et honorant les relations historiques et humaines privilégiées qui l’attachent aux peuples de la région du Sahel.

D’autre part, l’Algérie n’acceptera aucune surenchère sur sa lutte contre le terrorisme, étant la première à en subir les affres, et la pionnière dans son éradication. Elle avait déclaré une guerre sans merci au terrorisme à un moment où le doute, l’hésitation et la complicité régnaient dans les sphères politiques et médiatiques et aussi dans les forums régionaux et internationaux.

Ces campagnes médiatiques méprisables, alimentées par des rumeurs et des fake-news ne pourront aucunement atteindre leurs desseins abjects, et ne réussiront jamais à perturber le rôle pivot de notre pays dans la région, en tant qu’acteur efficace dans la promotion de la paix et la stabilité. »

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Le général Abbas Ibrahim installé à la tête de la DCSA

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Le général Abbas Ibrahim installé par Saïd Chanegriha à la tête de la DCSA
Le général Abbas Ibrahim installé par Saïd Chanegriha à la tête de la DCSA. Crédit photo : MDN

Le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) et vice-ministre de la Défense, Saïd Chanegriha, a procédé ce samedi à l’installation officielle du général Abbas Ibrahim en qualité de Directeur central de la Sécurité de l’Armée (DCSA), selon une communication officielle de l’institution militaire.

Le général Abbas Ibrahim succède au colonel Mahrez Djeribi, qui assurait l’intérim à la tête de cette structure stratégique depuis le 11 mars 2023. 

Cette installation met ainsi fin à une période transitoire prolongée au sein de l’un des organes les plus sensibles de l’appareil sécuritaire et de renseignement militaire.

La DCSA, pilier du renseignement interne de l’ANP, a connu ces dernières années une instabilité marquée à sa direction, avec des changements rapprochés dans un contexte régional et sécuritaire complexe. Le dernier directeur officiellement installé avant cette période était le général Abdelaziz Nouiouet Chouiter, en poste entre septembre 2022 et mars 2023. Il sera remplacé,  à cette date, à  titre intérimaire par le colonel Mahrez Djeribi.

La désignation du général Abbas Ibrahim intervient dans une phase de recomposition plus large des structures de commandement et de sécurité au sein de l’ANP, sous l’autorité directe du chef d’état-major, Saïd Chanegriha (80 ans). Si les communiqués officiels restent traditionnellement discrets sur les missions opérationnelles de la DCSA, cette installation formelle traduit la volonté du haut commandement de renforcer son contrôle sur les principaux leviers au sommet des services de sécurité de l’Armée.

Des informations non confirmées de sources officielles évoquent la désignation d’un directeur adjoint à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Il s’agirait du général Mounir Zahi  nommé numéro deux du général-major Hassan Ait Ourabi, qui dirige la sécurité intérieure et le contre-espionnage depuis mai 2025. 

Il convient toutefois de noter que ces changements interviennent dans un contexte politique national particulièrement sensible, marqué par une chape de plomb sur les libertés et la société civiles et par un environnement géopolitique régional et international en ébullition.

La rédaction

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