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France : le Sénat adopte le projet de budget de l’État pour 2026

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Le sénat français. Crédit photo : DR.

Le projet de budget de l’État pour 2026 a été adopté lundi 15 décembre par le Sénat, en première lecture, dans une version remaniée. Il sera désormais soumis aux parlementaires des deux chambres qui doivent se réunir vendredi 19 décembre en commission mixte paritaire pour tenter de trouver un accord.

Les sénateurs ont adopté par 187 voix contre 109 ce projet de loi de finances, remodelé à l’initiative de l’alliance droite-centristes qui domine la chambre haute. L’Assemblée nationale avait de son côté rejeté ce budget en première lecture ces dernières semaines.

Si la commission mixte paritaire (CMP) parvient à trouver un accord – encore très incertain – son texte sera mis au vote des deux chambres la semaine prochaine pour une adoption définitive. S’ils n’y parviennent pas, il faudra probablement poursuivre les débats budgétaires en janvier et voter d’ici là une loi spéciale pour permettre la continuité de l’État.

La semaine est décisive pour le chef du gouvernement, qui a promis une nouvelle méthode au début de l’automne pour faire adopter les budgets sans recourir au 49.3, malgré son absence de majorité à l’Assemblée nationale, et s’en tient pour l’instant à cette ligne.

Le pari est presque réussi sur le budget de la Sécurité sociale, adopté à l’Assemblée nationale la semaine dernière à une courte majorité. Un ultime vote des députés est prévu mardi 16 décembre sur ce texte.

Ramener le déficit public sous les 5% du PIB 

Mais l’attention du gouvernement est focalisée sur le projet de loi de finances et la CMP à venir. Ce conciliabule – composé de sept députés et sept sénateurs – réuni à l’Assemblée aura du travail pour atteindre l’objectif du gouvernement de ramener le déficit public sous les 5 % du PIB en 2026. Dans l’état actuel des discussions, la copie est à 5,3%, contre 5,4% en 2025, a annoncé le gouvernement devant les sénateurs.

Ce chiffrage tire notamment les conséquences du compromis trouvé sur le budget de la Sécurité sociale, qui ponctionne plusieurs milliards d’euros au budget de l’État. Mais également des votes du Sénat, qui s’est opposé à de nombreux prélèvements nouveaux, comme la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, qui devait rapporter quatre milliards d’euros.

« Il faut qu’on trouve une manière de se sortir de cette ornière (…) Je suis persuadé qu’on peut le faire, mais on va avoir besoin des efforts de tout le monde », a lancé le ministre de l’Économie Roland Lescure, jugeant « inacceptable » un déficit final à 5,3% et appelant le Sénat à « faire des concessions ».

La droite se dit prête au compromis, mais pas à n’importe quel prix. « Nous ne pourrons pas apporter nos voix à une CMP qui viendrait augmenter la pression fiscale », a lancé la sénatrice Les Républicains Christine Lavarde, fustigeant une copie gouvernementale initiale « ni responsable ni digne de confiance ». La position ferme de LR et de son patron Bruno Retailleau, voix prépondérante au Sénat, se heurte actuellement aux demandes des socialistes, en quête d’une concession sur la taxation des entreprises ou des hauts patrimoines.

Plusieurs responsables plaident pour le retour du 49.3 

En CMP, l’ancien socle commun sera majoritaire, ce qui pourrait présager, en théorie, d’un accord possible. Mais cela ne servira à rien si le texte de compromis n’est pas ensuite adopté la semaine prochaine au palais Bourbon.

Une équation quasiment insoluble, alors que les socialistes promettent au mieux de s’abstenir et que les écologistes devraient voter contre, selon leur cheffe Marine Tondelier.

De nombreux responsables plaident pour le retour du 49.3, comme l’ancienne Première ministre, Elisabeth Borne, et le président du Sénat, Gérard Larcher. Mais cela ne permettrait pas au Premier ministre de faire l’économie d’un accord avec le PS. « Si le gouvernement l’utilise sans compromis préalable, il s’expose à une censure immédiate », a prévenu le patron des socialistes, Olivier Faure.

RFI

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Sakina Cylia Lateb : « La Filo œuvre pour la sauvegarde des langues autochtones et endogènes »

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Sakina Cylia Lateb
Sakina Cylia Lateb à la 18e édition de la Filo.

La 18ᵉ édition de la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO) a confirmé son statut de rendez-vous continental majeur pour la littérature africaine. Actrice engagée du monde culturel, Sakina Cylia Lateb revient, pour Le Matin d’Algérie, sur les enseignements de cette édition, la fin des lectures folklorisantes de l’Afrique, le rôle des langues nationales, de la traduction et des dynamiques portées par les écrivains africains.

Le Matin d’Algérie : Quel bilan tirez-vous de cette 18ᵉ édition de la FILO ?

Sakina Cylia Lateb : La Foire Internationale du Livre de Ouagadougou, principal partenaire de l’UEA au Burkina Faso, est une foire continentale incontournable. Il s’agit de l’une des foires africaines et internationales les plus enrichissantes congnitivement et artistiquement parlant. Ce type d’événement littéraire construit des ponts culturels et sociaux entre le nord et le sud. Cette initiative gagnerait à être généralisée, dans d’autres pays africains.

Le Matin d’Algérie : Qu’est-ce qui distingue cette édition des précédentes sur le plan culturel et littéraire ?

Sakina Cylia Lateb : La 18e FILO a permis une rupture avec les anciennes considérations rétrogrades de l’Afrique. Le berceau de l’humanité n’est plus un simple objet folklorique, pour l’Occident. L’Afrique a sa place parmi le concert des Nations et cela a été prouvé lors de la FILO.

Le Matin d’Algérie : Vous avez affirmé que l’Afrique n’est plus le « patrimoine folklorique de l’Europe ». Que signifie cette déclaration dans le contexte actuel de la littérature africaine ?

Sakina Cylia Lateb : L’Afrique n’est plus déconsidérée et réduite au rang d’accessoire festif de l’Occident. Les intellectuels et scientifiques africains et européens sont au même pied d’égalité. Dorénavant, il existe une compétition saine et constructive entre-eux. Le manichéisme et la bipolarité d’antan qui faisaient de l’Occident un espace géographique de développement social et économique et de l’Afrique un simple continent folklorique n’existent plus.

Le Matin d’Algérie : Quelles initiatives ou temps forts de cette édition vous ont le plus marqué ?

Sakina Cylia Lateb : Les points forts de la FILO sont la diversité des débats, la richesse des sujets abordés, le renforcement de la formation, les nombreux prix décernés, la grande affluence des visiteurs, les nombreuses nationalités qui ont pris part à cette saison.

Le Matin d’Algérie : Comment la FILO contribue-t-elle à la promotion des langues nationales et à la diversité culturelle ?

Sakina Cylia Lateb : Parmi les missions de la FILO figure notamment la sauvegarde des langues autochtones et endogènes. Les écrivains africains ont été appelés à rédiger dans leurs langues natales et des prix ont été remis dans cette catégorie. Il s’agit d’une façon louable d’encourager ce travail de promotion de la langue africaine dans ses différentes variantes.

Le Matin d’Algérie : Les distinctions remises aux auteurs cette année reflètent-elles, selon vous, une véritable reconnaissance du talent africain ?

Sakina Cylia Lateb : De nombreuses distinctions ont été remises dans diverses disciplines livresques : roman, essai, nouvelle, livre scientifique, poésie, conte. Ces compétitions soutiennent l’écriture et participent à l’émulation positive entre les auteurs et les acteurs du livre.

Toutes les écrivaines et tous les auteurs sont prometteurs et apportent un plus au développement de l’Afrique, dans tous les domaines : culturel, politique, économique, social.

Le Matin d’Algérie : Quel rôle jouent la traduction et la diffusion internationale pour faire connaître la littérature africaine au-delà du continent ?

Sakina Cylia Lateb : La traduction est une façon intéressante d’exporter sa culture et de la rendre accessible aux amoureux de l’Afrique au sein de la diaspora et en Occident. Il s’agit aussi d’une brillante manière de faire connaître l’Afrique et d’attirer les visiteurs en promouvant le tourisme extérieur. Il est ainsi question de renfocer le moteur du développement continental et de maintenir la cohésion sociale.

Le Matin d’Algérie : La FILO favorise-t-elle, selon vous, un dialogue constructif entre auteurs africains et écrivains d’autres régions ?

Sakina Cylia Lateb : La FILO construit des ponts et des liaisons entre les pays africains et européens. Cet événement doit créer des émules.

Le Matin d’Algérie : Comment voyez-vous l’évolution de la littérature africaine face aux enjeux contemporains : mémoire, identité, société ?

Sakina Cylia Lateb : Certains écrits peuvent faire évoluer les choses positivement d’où l’importance des textes engagés.

La littérature est à mon sens « un cinquième pouvoir » : formule protégée et labellisée. Elle fait bouger les choses et déconstruit les paradigmes. Les défis actuels sont le renforcement de la formation, l’autonomisation de la femme, l’encadrement de l’immigration, la généralisation et la démocratisation de la primo-édition.

Le Matin d’Algérie : Quels conseils donneriez-vous aux jeunes auteurs africains qui souhaitent s’imposer sur la scène littéraire et participer à ce type d’événements ?

Sakina Cylia Lateb : L’objectif de l’Union des Écrivaines Africaines est de rassembler et de fédérer toutes les forces vives intellectuelles et artistiques africaines, au sein du continent et dans la diaspora, afin de contribuer pleinement au rayonnement de la littérature africaine. Les discussions liées aux genres ne sont pas débattues, chez nous. Ce sont des sujets stériles et vains. Tous ceux qui peuvent apporter un plus à l’Afrique, par l’écriture, la pensée et l’engagement culturel, sont les bienvenus.

Entretien réalisé par Djamal Guettala 

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Tebboune gracie Mohamed Amine Belghit

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Mohamed Lamine Belghit
Belghit gracié par Tebboune.

Abdelmadjid Tebboune a signé, ce lundi, un décret présidentiel par lequel il a accordé une grâce totale portant sur le reliquat de la peine au détenu définitivement condamné, dénommé Mohamed Amine Belghit.

Cette grâce s’appuie sur la base de la Constitution, notamment de ses articles 91 (alinéas 7 et 8) et 182, et sur la base de l’avis consultatif émis par le Conseil supérieur de la magistrature, conformément aux dispositions de l’article 182 de la Constitution.

Certes, cet individu, accusé de révisionnisme, ne mérite pas la prison pour ses opinions, il y a lieu toutefois de penser que cette grâce présidentielle se veut une concession au clan arabo-islamiste qui gangrène les hautes strates du pouvoir. Rappelons tout de même que Mohamed Amine Belghit a remis en cause l’identité amazighe. Rien que ça ! En ces heures où l’unité nationale est convoquée à coups de reportages, de défilés avec drapeaux, avec cette grâce présidentielle, il y a comme un coup porté par Abdelmadjid Tebboune dans le dos de cette normalement composante de l’identité nationale.

Les 250 prisonniers d’opinion qui croupissent arbitrairement dans les différentes prisons algériennes pourront eux attendre longtemps ce fait du prince.

Sofiane Ayache

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Adieu New York, je ne te reverrai plus !

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New York
New York. Image par igormattio de Pixabay

J’ai appris que je ne pourrai plus revoir New York, cette ville que j’avais visité en 1976 (77 ?) pour la première et dernière fois.

Je ne le pourrai plus car ce pays est devenu celui de George Orwell dans son roman au titre célèbre de 1984 ou alors je m’étais trompé de destination en croyant m’être rendu au pays de la première constitution républicaine dans l’histoire du monde.

Donald Trump a pour projet d’exiger de nouvelles conditions d’accès sur le territoire américain après une demande de visa en ligne. Je ne sais pas ce qu’il en sera car un recours est introduit  devant les juges mais il est très probable que la décision devienne définitivement applicable car nous connaissons le respect des décisions de justice et des lois par Donald Trump.

Rien d’inattendu pour un homme qui se lève chaque jour avec une crise de fièvre délirante. Dans ce spectacle routinier, c’est l’organisation de la coupe du monde de football aux États-Unis qui a justifié cet accès de démence dans ce jour de crise lors de son réveil. Ou alors la nuit car cet homme, au comportement d’un adolescent, semble passer ses nuits à poster ses élucubrations.

Revenons à mon statut de persona non grata. J’avais dit que c’était devenu le pays de George Orwell. Je rectifie par une remarque, jamais George Orwell n’aurait pu imaginer dans son roman ce que la police américaine des frontières exigera pour l’accès sur le territoire américain si le projet se réalise.

Voici les exigences qu’on me demanderait pour me rendre à New York, porte d’entrée principale de ce pays devenu fou. Commençons par le plus terrifiant pour un pays encore démocratique il y a quelques mois seulement. Je devrais présenter l’historique de mes publications ou des sites visités sur les réseaux numériques. On me demanderait  également tous mes numéros de téléphones utilisés durant les cinq années précédentes ainsi que les adresses électroniques utilisées pendant les dix dernières années (c’est délirant !). Et gare aux oublis ou fausses déclarations, la police américaine des frontières n’est pas très connue pour ses plaisanteries.

Mais ce n’est pas tout car ils demanderaient que je fournisse des informations sur les membres de ma famille. Pour exemples, leurs numéros de téléphone, leur date et lieu de naissance et adresse. En quelque sorte je dois dévoiler presque toute ma vie intime. Je devrais donc me présenter nu aux autorités douanières américaines. Ce n’est franchement pas dans mon projet de la dernière partie de ma vie que m’exhiber en public.

Je l’ai échappé belle, on ne me demanderait pas le nom et l’adresse de mes petites copines à Oran dans une lointaine époque.

Je suis loin d’être le seul mais mon dossier est lourd avec les tonnes de publications, en articles et en posts très sévères envers ce personnage fantasque. Lorsqu’on sait que Donald Trump n’accepte aucune critique, y compris dans la couleur de sa cravate, je dois préparer les frais de retour de mon refoulement immédiat. Et je serais heureux si cela se concluait par cette seule sanction.

Ce retour à ma vie de jeunesse à New York avec mon Algéroise, qui me rejoindra dans le statut de retraitée bientôt, je ne le ferai pas. Moi qui rêvais de boucler une vie active par ce retour, juste un dernier instant pour revivre ce voyage qui était à cette époque encore mythique pour bien d’autres jeunes étudiants. C’était encore la vie du DC 8 et des accompagnateurs des agences de voyage.

Je ne reverrai plus par le hublot cette grande dame qu’on appelle la statue de la Liberté (en descente à New York ou en atterrissage de Washington, je ne sais plus). 

Et de toute façon, elle n’y est plus.

Boumediene Sid Lakhdar

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Australie : à Bondi Beach, Ahmed Al-Ahmed, le courage d’un homme face à la terreur

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Attaque de Bondi Beach
Ahmed Al Ahmed a aidé à mettre un terme au massacre de juifs à Bondi Beach. Capture d'écran.

La fusillade qui a endeuillé la plage de Bondi Beach, à Sydney, dimanche 14 décembre 2025, continue de susciter une vive émotion en Australie et bien au-delà. Alors que deux hommes armés ont ouvert le feu sur la foule réunie pour célébrer la fête juive de Hanouka, provoquant un lourd bilan humain, un acte de bravoure a marqué les esprits : celui d’Ahmed Al-Ahmed, 43 ans.

Commerçant, père de deux enfants et propriétaire d’un magasin de fruits dans la banlieue sud de Sydney, Ahmed Al-Ahmed se trouvait sur les lieux lorsque l’attaque a éclaté. Sans formation militaire ni expérience des armes à feu, il a pourtant fait preuve d’un sang-froid exceptionnel. Selon les images et témoignages recueillis par les autorités, il s’est approché de l’un des tireurs, l’a plaqué au sol et a réussi à le désarmer, au péril de sa vie.

Ce geste décisif a contribué à désorganiser l’attaque et, selon les enquêteurs, à limiter l’ampleur du carnage. Mais l’intervention d’Ahmed Al-Ahmed ne s’est pas faite sans conséquences. Peu après avoir neutralisé l’un des assaillants, il a été pris pour cible par le second tireur et touché par deux balles, au bras et à la main.

Pris en charge rapidement par les services de secours, il a été hospitalisé et opéré. Les médecins ont indiqué que son pronostic vital n’est pas engagé et que son état est stable. Une période de convalescence sera toutefois nécessaire avant un rétablissement complet.

En Australie, son geste a suscité une vague d’hommages. Le Premier ministre Anthony Albanese a salué publiquement « un acte de courage remarquable », soulignant le rôle joué par des civils dans une situation d’extrême violence. Sur les réseaux sociaux, Ahmed Al-Ahmed est largement décrit comme un héros, symbole d’un courage spontané face à la barbarie.

L’intéressé, selon ses proches, refuse pourtant cette qualification. Depuis son lit d’hôpital, il aurait expliqué avoir agi par instinct, convaincu qu’il ne pouvait rester immobile face au danger. Une réaction humaine, simple, mais qui a fait de lui l’une des figures marquantes de ce drame.

Dans un contexte international marqué par la multiplication des violences armées, l’acte d’Ahmed Al-Ahmed rappelle que, même au cœur de la terreur, des citoyens ordinaires peuvent opposer à la haine un courage silencieux et déterminant.

Djamal Guettala 

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Ameziane Hadj Ali, un chef kabyle qui a choisi Prague

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Ameziane Hadj Ali
Ameziane Hadj Ali, chef cuisinier, à la tête d'un restaurant à Prague. Crédit photo : DR

Il existe des destins qui racontent la force d’un peuple à travers le parcours d’un seul homme. Celui d’Ameziane Hadj Ali, du village Takoucht, Bouzeguène en fait partie. Il tient une prestigieuse table à Prague.

S’installer dans un pays lointain, sans repères communautaires, relève déjà du courage. Prague (République tchèque) — ville où bien peu de Kabyles ont posé leurs pas — est devenue pour lui un terrain d’épreuves, mais aussi de renaissance.

Pour s’intégrer, il a dû affronter trois obstacles majeurs : la langue, l’adaptation culturelle et l’absence d’une communauté sur laquelle s’appuyer. Beaucoup auraient renoncé. Lui a persévéré.

Des racines dans la cuisine

Depuis l’enfance, Ameziane aimait cuisiner. Aux côtés de sa mère, il observait les gestes, apprenait les odeurs, les textures, la patience. C’est là que s’est éveillée sa vocation.
Plus tard, un ami lui propose un poste dans une pizzeria du centre de Prague. Il accepte. Pendant deux ans, il se forme, grimpe les échelons, apprend la rigueur du métier, tout en poursuivant des études culinaires. 

L’exigence de la perfection

Avec une ténacité qui le distingue, il s’impose peu à peu dans l’univers exigeant de la gastronomie. Dans un pays aux codes nouveaux, il relève chaque obstacle avec travail, humilité et une obsession magnifique : la perfection.
Prague devient son espace de création, son laboratoire de saveurs.

Il garde un faible pour la langue de veau et les grillades façon steak house. Mais il reste profondément kabyle : il porte avec lui une mémoire culinaire qu’il n’a jamais reniée.

Le couscous au Parlement

Un jour, il prépare le couscous national pour des parlementaires américains invités par le Parlement tchèque.
La scène est symbolique : un plat identitaire servi dans un haut lieu institutionnel, qui raconte à la fois son parcours, son talent et sa fierté.

Une réussite exemplaire

De défi en défi, Ameziane s’est hissé parmi les chefs qui comptent.
Parce que dans tout ce qu’il entreprend, il met son cœur, son talent…
et cette touche de fierté kabyle qui ne l’a jamais quittée.

Et aujourd’hui, la cerise sur le gâteau… Aujourd’hui, Ameziane Hadj Ali franchit une nouvelle étape :
il se consacre à l’édition de son premier livre de recettes culinaires.

Un projet qui ne célèbre pas seulement sa réussite,
mais transmet une histoire, une identité, une mémoire.
Une manière de partager au monde ce que Prague lui a donné,
et ce que la Kabylie ne lui a jamais retiré.

Aziz Slimani

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Conseil des ministres : réponses sociales immédiates et réformes structurelles en suspens

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Conseil des ministres

La réunion du Conseil des ministres présidée, dimanche 14 décembre, par le chef de l’État a entériné plusieurs décisions à caractère social et économique.

Toutefois, au-delà des annonces, l’analyse des mesures adoptées montre une action gouvernementale principalement orientée vers des ajustements à court terme, plutôt que vers des réformes structurelles susceptibles de répondre durablement aux déséquilibres économiques et sociaux. Autrement dit, des mesures à courte vue, du colmatage de brèches. Sans vision macro-économique.

L’augmentation différenciée des pensions de retraite, avec un effort ciblé en direction des revenus les plus faibles, répond à une préoccupation sociale immédiate. Elle s’apparente toutefois davantage à une mesure de compensation face à la baisse du pouvoir d’achat qu’à une réforme structurelle du système de retraite.

L’objectif d’un rapprochement progressif des petites pensions avec le salaire national minimum garanti repose sur des revalorisations successives, sans indication précise quant à leur viabilité financière à moyen terme. En l’absence d’un débat public sur le financement du régime et sur les évolutions démographiques, cette politique demeure tributaire d’arbitrages ponctuels et des contraintes budgétaires.

La création de nouvelles wilayas déléguées s’inscrit dans un processus engagé depuis plusieurs années. Toutefois, l’expérience montre que l’élargissement du maillage administratif ne suffit pas, à lui seul, à améliorer la gouvernance locale.

Sans transfert effectif de compétences, de ressources financières et de capacités décisionnelles, le risque persiste de voir se maintenir les mêmes dysfonctionnements, à un niveau territorial différent. La décentralisation demeure ainsi principalement administrative, avec un impact limité sur les plans politique et économique.

La stratégie nationale de développement du commerce électronique traduit une reconnaissance croissante de l’importance de la numérisation des échanges. Du moins dans les discours et les papiers. Le discours officiel met en avant la sécurité, la transparence et la confiance, des principes largement partagés. Mais qu’en est-il réellement ?

Cependant, le faible niveau de bancarisation, la prédominance des transactions en espèces, les insuffisances logistiques et l’instabilité du cadre réglementaire continuent de freiner l’essor effectif du secteur. Le système bancaire algérien est l’un des plus archaïques de la région. En l’absence de réformes plus larges touchant aux systèmes de paiement, à la fiscalité et à la protection du consommateur, cette stratégie pourrait peiner à produire des résultats tangibles.

Les directives présidentielles relatives à l’interdiction des démolitions de logements illégaux durant la période hivernale traduisent une volonté de régulation face à certaines pratiques locales. Si cette orientation répond à des considérations juridiques et sociales, elle met également en lumière les limites des mécanismes institutionnels existants. Voire le cafouillage dans les décisions.

Le recours à des instructions directes au plus haut niveau souligne la persistance d’une centralisation de la décision publique, au détriment de dispositifs durables de contrôle et de régulation au niveau local. Cela montre aussi l’absence de toute stratégie économique. En clair, on est dans la gouvernance à la petite semaine.

Les orientations visant à protéger les agriculteurs contre les pertes et les pratiques spéculatives s’attaquent à des difficultés récurrentes, sans en traiter les causes profondes. Les insuffisances en matière de stockage, de transformation et d’organisation des marchés continuent de peser sur le secteur.

La rédaction

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Maroc : au moins 37 morts lors de crues soudaines dans la ville côtière de Safi

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Inondations meurtrières au Maroc
Inondations meurtrières au Maroc. Crédit photo : DR

Trente-sept personnes sont mortes dimanche à Safi, sur la côte atlantique du Maroc, en raison de crues soudaines après des précipitations ayant entraîné des infiltrations dans plusieurs habitations et commerces, le plus lourd bilan pour des intempéries de ce type dans le pays depuis une décennie.

Au Maroc, des pluies torrentielles ont provoqué en fin d’après-midi, le 14 décembre 2025, des inondations meurtrières. Cela s’est passé dans la ville de Safi, sur la côte atlantique, à 250 kilomètres au sud de Casablanca.

Selon les autorités locales, 37 personnes sont mortes. C’est la pire catastrophe du genre au Maroc, depuis au moins 10 ans.

Le réveil a donc été douloureux pour cette ville de 300 000 habitants. Les images filmées quelques heures plus tôt témoignent de la violence du phénomène météo qu’a subi la cité portuaire. Des pluies orageuses se sont abattues sur Safi, provoquant rapidement, en seulement une heure, de brutales inondations, précisent les autorités locales. Sur des vidéos captées par les habitants, on voit des rues transformées en fleuve boueux, emportant tout sur son passage.

Outre les décès, des blessés aussi ont été recensés, dont 32 personnes transférées à l’hôpital, selon les autorités. « La plupart » d’entre elles ont été autorisées à sortir, « après avoir reçu les soins et traitements nécessaires ».

Une habitante jointe par RFI explique que l’oued, le cours d’eau qui traverse la ville, est sortie de son lit. C’est la médina, les vieux quartiers de Safi qui ont été les plus touchés.

Tard, dimanche soir, le niveau de l’eau avait déjà baissé, laissant derrière lui un paysage de dévastation, recouvert de boue et de voitures renversées. Les forces auxiliaires et la protection civile s’activaient à dégager des débris encore immergés.

Les recherches se poursuivent pour retrouver d’éventuels disparus, tandis que les autorités s’activent pour tenter d’apporter le soutien et l’aide nécessaire aux populations touchées.

Selon les habitants, le bilan pourrait encore s’alourdir.

Rfi

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Vitry-sur-Seine : Cherif Ahmed Chaouch expose « Enfants de Palestine tout en couleurs »

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Exposition d'Ahmed Chaouch à Vitry sur Seine

Une exposition pleine de vie et d’émotion s’annonce à Vitry-sur-Seine. Du 1er au 7 février 2026, la Maison de la Vie Associative accueillera les œuvres de Cherif Ahmed Chaouch dans le cadre de son projet « Enfants de Palestine Tout en Couleurs ». Chaque jour, de 14h à 18h, le public pourra découvrir des toiles où les couleurs et la sensibilité de l’artiste donnent voix aux enfants palestiniens.

Le vernissage est prévu le samedi 31 janvier à 15h30, offrant une première occasion d’échanger avec l’artiste et de plonger dans son univers créatif. Fait remarquable, Cherif Ahmed Chaouch reversera l’intégralité des recettes de la vente de ses œuvres pour soutenir les enfants de Gaza, un geste qui associe art et solidarité.

Cette exposition s’inscrit dans une démarche humaniste et engagée, où la peinture devient vecteur de témoignage et d’espoir. Les visiteurs sont invités à se laisser porter par les couleurs et l’émotion de chaque œuvre, tout en contribuant à une cause qui dépasse les frontières.

Maison de la Vie Associative – 36 Rue Audigeois, 94400 Vitry-sur-Seine. Entrée libre.

Djamal Guettala 

À-propos 

Chérif Ahmed-Chaouch, né à Tébessa en Algérie, est un artiste plasticien spécialisé dans la laque chinoise et japonaise. Formé aux arts graphiques et aux métiers de l’imprimerie en France, il explore également le dessin, la peinture sur soie, la gravure et la poterie. Ses œuvres mêlent traditions algériennes, calligraphies et symboles culturels à des thèmes contemporains. Grâce à un travail minutieux sur bois, pigments, laque et matériaux naturels, il crée des tableaux aux couleurs profondes et aux effets de transparence uniques.
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Violation des normes alimentaires : 3 responsables limogés à Bordj Bou Arréridj

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l’internat Nasri de Bordj Bou Arréridj
L’internat Nasri de Bordj Bou Arréridj. Crédit photo : DR

La direction des services universitaires de la wilaya de Bordj Bou Arréridj a pris des mesures administratives immédiates, décidant de mettre fin aux fonctions du directeur de l’internat Nasri, de la cheffe du service de restauration et du chef de l’équipe de cuisiniers, suite à un incident ayant compromis la sécurité et la qualité des repas servis aux étudiants.

Selon un communiqué de la direction publié samedi soir, ces décisions s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre stricte des instructions du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, visant à garantir des services universitaires conformes aux normes de qualité, en particulier en matière de restauration, tant sur le plan de la quantité que de la qualité des repas.

Les faits remontent à un dîner récent, lorsque la matière première prévue pour la préparation des plats, notamment les tranches de poulet, a été épuisée quelques minutes seulement avant la fermeture du restaurant universitaire. Devant ce manque inattendu et face à des étudiants encore présents dans la file d’attente, le personnel du service de restauration a décidé d’extraire deux poulets du réfrigérateur, puis de les cuire précipitamment.

Cette cuisson rapide a entraîné, selon la direction, un défaut de cuisson à cœur, bien que l’aspect extérieur des volailles donnât l’impression qu’elles étaient parfaitement cuites. Ce manquement constitue une violation manifeste des normes de sécurité alimentaire et met en danger la santé des étudiants.

Immédiatement informée de la situation, la direction des services universitaires a pris des mesures disciplinaires à l’encontre des responsables directs de cet incident. Parallèlement, un enquête administrative approfondie a été ouverte afin de clarifier les circonstances exactes, d’identifier les responsabilités individuelles et de prévenir tout incident similaire à l’avenir.

La direction a insisté sur le fait que la sécurité et la santé des étudiants restent une priorité absolue et qu’aucune tolérance ne sera accordée à tout manquement susceptible de compromettre ces principes. Elle a également rappelé que ces mesures font partie d’un effort continu visant à améliorer la qualité des services universitaires et à assurer des conditions de vie et d’hébergement sûres pour l’ensemble des étudiants.

L’incident à l’internat Nasri illustre la vigilance accrue des autorités universitaires quant à l’application stricte des normes alimentaires et souligne la détermination des responsables à protéger la santé des étudiants tout en renforçant la qualité des services proposés dans les établissements universitaires de la wilaya.

Mourad Benyahia 

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