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Adieu New York, je ne te reverrai plus !

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New York
New York. Image par igormattio de Pixabay

J’ai appris que je ne pourrai plus revoir New York, cette ville que j’avais visité en 1976 (77 ?) pour la première et dernière fois.

Je ne le pourrai plus car ce pays est devenu celui de George Orwell dans son roman au titre célèbre de 1984 ou alors je m’étais trompé de destination en croyant m’être rendu au pays de la première constitution républicaine dans l’histoire du monde.

Donald Trump a pour projet d’exiger de nouvelles conditions d’accès sur le territoire américain après une demande de visa en ligne. Je ne sais pas ce qu’il en sera car un recours est introduit  devant les juges mais il est très probable que la décision devienne définitivement applicable car nous connaissons le respect des décisions de justice et des lois par Donald Trump.

Rien d’inattendu pour un homme qui se lève chaque jour avec une crise de fièvre délirante. Dans ce spectacle routinier, c’est l’organisation de la coupe du monde de football aux États-Unis qui a justifié cet accès de démence dans ce jour de crise lors de son réveil. Ou alors la nuit car cet homme, au comportement d’un adolescent, semble passer ses nuits à poster ses élucubrations.

Revenons à mon statut de persona non grata. J’avais dit que c’était devenu le pays de George Orwell. Je rectifie par une remarque, jamais George Orwell n’aurait pu imaginer dans son roman ce que la police américaine des frontières exigera pour l’accès sur le territoire américain si le projet se réalise.

Voici les exigences qu’on me demanderait pour me rendre à New York, porte d’entrée principale de ce pays devenu fou. Commençons par le plus terrifiant pour un pays encore démocratique il y a quelques mois seulement. Je devrais présenter l’historique de mes publications ou des sites visités sur les réseaux numériques. On me demanderait  également tous mes numéros de téléphones utilisés durant les cinq années précédentes ainsi que les adresses électroniques utilisées pendant les dix dernières années (c’est délirant !). Et gare aux oublis ou fausses déclarations, la police américaine des frontières n’est pas très connue pour ses plaisanteries.

Mais ce n’est pas tout car ils demanderaient que je fournisse des informations sur les membres de ma famille. Pour exemples, leurs numéros de téléphone, leur date et lieu de naissance et adresse. En quelque sorte je dois dévoiler presque toute ma vie intime. Je devrais donc me présenter nu aux autorités douanières américaines. Ce n’est franchement pas dans mon projet de la dernière partie de ma vie que m’exhiber en public.

Je l’ai échappé belle, on ne me demanderait pas le nom et l’adresse de mes petites copines à Oran dans une lointaine époque.

Je suis loin d’être le seul mais mon dossier est lourd avec les tonnes de publications, en articles et en posts très sévères envers ce personnage fantasque. Lorsqu’on sait que Donald Trump n’accepte aucune critique, y compris dans la couleur de sa cravate, je dois préparer les frais de retour de mon refoulement immédiat. Et je serais heureux si cela se concluait par cette seule sanction.

Ce retour à ma vie de jeunesse à New York avec mon Algéroise, qui me rejoindra dans le statut de retraitée bientôt, je ne le ferai pas. Moi qui rêvais de boucler une vie active par ce retour, juste un dernier instant pour revivre ce voyage qui était à cette époque encore mythique pour bien d’autres jeunes étudiants. C’était encore la vie du DC 8 et des accompagnateurs des agences de voyage.

Je ne reverrai plus par le hublot cette grande dame qu’on appelle la statue de la Liberté (en descente à New York ou en atterrissage de Washington, je ne sais plus). 

Et de toute façon, elle n’y est plus.

Boumediene Sid Lakhdar

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Australie : à Bondi Beach, Ahmed Al-Ahmed, le courage d’un homme face à la terreur

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Attaque de Bondi Beach
Ahmed Al Ahmed a aidé à mettre un terme au massacre de juifs à Bondi Beach. Capture d'écran.

La fusillade qui a endeuillé la plage de Bondi Beach, à Sydney, dimanche 14 décembre 2025, continue de susciter une vive émotion en Australie et bien au-delà. Alors que deux hommes armés ont ouvert le feu sur la foule réunie pour célébrer la fête juive de Hanouka, provoquant un lourd bilan humain, un acte de bravoure a marqué les esprits : celui d’Ahmed Al-Ahmed, 43 ans.

Commerçant, père de deux enfants et propriétaire d’un magasin de fruits dans la banlieue sud de Sydney, Ahmed Al-Ahmed se trouvait sur les lieux lorsque l’attaque a éclaté. Sans formation militaire ni expérience des armes à feu, il a pourtant fait preuve d’un sang-froid exceptionnel. Selon les images et témoignages recueillis par les autorités, il s’est approché de l’un des tireurs, l’a plaqué au sol et a réussi à le désarmer, au péril de sa vie.

Ce geste décisif a contribué à désorganiser l’attaque et, selon les enquêteurs, à limiter l’ampleur du carnage. Mais l’intervention d’Ahmed Al-Ahmed ne s’est pas faite sans conséquences. Peu après avoir neutralisé l’un des assaillants, il a été pris pour cible par le second tireur et touché par deux balles, au bras et à la main.

Pris en charge rapidement par les services de secours, il a été hospitalisé et opéré. Les médecins ont indiqué que son pronostic vital n’est pas engagé et que son état est stable. Une période de convalescence sera toutefois nécessaire avant un rétablissement complet.

En Australie, son geste a suscité une vague d’hommages. Le Premier ministre Anthony Albanese a salué publiquement « un acte de courage remarquable », soulignant le rôle joué par des civils dans une situation d’extrême violence. Sur les réseaux sociaux, Ahmed Al-Ahmed est largement décrit comme un héros, symbole d’un courage spontané face à la barbarie.

L’intéressé, selon ses proches, refuse pourtant cette qualification. Depuis son lit d’hôpital, il aurait expliqué avoir agi par instinct, convaincu qu’il ne pouvait rester immobile face au danger. Une réaction humaine, simple, mais qui a fait de lui l’une des figures marquantes de ce drame.

Dans un contexte international marqué par la multiplication des violences armées, l’acte d’Ahmed Al-Ahmed rappelle que, même au cœur de la terreur, des citoyens ordinaires peuvent opposer à la haine un courage silencieux et déterminant.

Djamal Guettala 

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Ameziane Hadj Ali, un chef kabyle qui a choisi Prague

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Ameziane Hadj Ali
Ameziane Hadj Ali, chef cuisinier, à la tête d'un restaurant à Prague. Crédit photo : DR

Il existe des destins qui racontent la force d’un peuple à travers le parcours d’un seul homme. Celui d’Ameziane Hadj Ali, du village Takoucht, Bouzeguène en fait partie. Il tient une prestigieuse table à Prague.

S’installer dans un pays lointain, sans repères communautaires, relève déjà du courage. Prague (République tchèque) — ville où bien peu de Kabyles ont posé leurs pas — est devenue pour lui un terrain d’épreuves, mais aussi de renaissance.

Pour s’intégrer, il a dû affronter trois obstacles majeurs : la langue, l’adaptation culturelle et l’absence d’une communauté sur laquelle s’appuyer. Beaucoup auraient renoncé. Lui a persévéré.

Des racines dans la cuisine

Depuis l’enfance, Ameziane aimait cuisiner. Aux côtés de sa mère, il observait les gestes, apprenait les odeurs, les textures, la patience. C’est là que s’est éveillée sa vocation.
Plus tard, un ami lui propose un poste dans une pizzeria du centre de Prague. Il accepte. Pendant deux ans, il se forme, grimpe les échelons, apprend la rigueur du métier, tout en poursuivant des études culinaires. 

L’exigence de la perfection

Avec une ténacité qui le distingue, il s’impose peu à peu dans l’univers exigeant de la gastronomie. Dans un pays aux codes nouveaux, il relève chaque obstacle avec travail, humilité et une obsession magnifique : la perfection.
Prague devient son espace de création, son laboratoire de saveurs.

Il garde un faible pour la langue de veau et les grillades façon steak house. Mais il reste profondément kabyle : il porte avec lui une mémoire culinaire qu’il n’a jamais reniée.

Le couscous au Parlement

Un jour, il prépare le couscous national pour des parlementaires américains invités par le Parlement tchèque.
La scène est symbolique : un plat identitaire servi dans un haut lieu institutionnel, qui raconte à la fois son parcours, son talent et sa fierté.

Une réussite exemplaire

De défi en défi, Ameziane s’est hissé parmi les chefs qui comptent.
Parce que dans tout ce qu’il entreprend, il met son cœur, son talent…
et cette touche de fierté kabyle qui ne l’a jamais quittée.

Et aujourd’hui, la cerise sur le gâteau… Aujourd’hui, Ameziane Hadj Ali franchit une nouvelle étape :
il se consacre à l’édition de son premier livre de recettes culinaires.

Un projet qui ne célèbre pas seulement sa réussite,
mais transmet une histoire, une identité, une mémoire.
Une manière de partager au monde ce que Prague lui a donné,
et ce que la Kabylie ne lui a jamais retiré.

Aziz Slimani

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Conseil des ministres : réponses sociales immédiates et réformes structurelles en suspens

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Conseil des ministres
Adopté en conseil des ministres, le projet de loi sur les partis va rendre la pratique politique impossible aux partis. Crédit photo : DR

La réunion du Conseil des ministres présidée, dimanche 14 décembre, par le chef de l’État a entériné plusieurs décisions à caractère social et économique.

Toutefois, au-delà des annonces, l’analyse des mesures adoptées montre une action gouvernementale principalement orientée vers des ajustements à court terme, plutôt que vers des réformes structurelles susceptibles de répondre durablement aux déséquilibres économiques et sociaux. Autrement dit, des mesures à courte vue, du colmatage de brèches. Sans vision macro-économique.

L’augmentation différenciée des pensions de retraite, avec un effort ciblé en direction des revenus les plus faibles, répond à une préoccupation sociale immédiate. Elle s’apparente toutefois davantage à une mesure de compensation face à la baisse du pouvoir d’achat qu’à une réforme structurelle du système de retraite.

L’objectif d’un rapprochement progressif des petites pensions avec le salaire national minimum garanti repose sur des revalorisations successives, sans indication précise quant à leur viabilité financière à moyen terme. En l’absence d’un débat public sur le financement du régime et sur les évolutions démographiques, cette politique demeure tributaire d’arbitrages ponctuels et des contraintes budgétaires.

La création de nouvelles wilayas déléguées s’inscrit dans un processus engagé depuis plusieurs années. Toutefois, l’expérience montre que l’élargissement du maillage administratif ne suffit pas, à lui seul, à améliorer la gouvernance locale.

Sans transfert effectif de compétences, de ressources financières et de capacités décisionnelles, le risque persiste de voir se maintenir les mêmes dysfonctionnements, à un niveau territorial différent. La décentralisation demeure ainsi principalement administrative, avec un impact limité sur les plans politique et économique.

La stratégie nationale de développement du commerce électronique traduit une reconnaissance croissante de l’importance de la numérisation des échanges. Du moins dans les discours et les papiers. Le discours officiel met en avant la sécurité, la transparence et la confiance, des principes largement partagés. Mais qu’en est-il réellement ?

Cependant, le faible niveau de bancarisation, la prédominance des transactions en espèces, les insuffisances logistiques et l’instabilité du cadre réglementaire continuent de freiner l’essor effectif du secteur. Le système bancaire algérien est l’un des plus archaïques de la région. En l’absence de réformes plus larges touchant aux systèmes de paiement, à la fiscalité et à la protection du consommateur, cette stratégie pourrait peiner à produire des résultats tangibles.

Les directives présidentielles relatives à l’interdiction des démolitions de logements illégaux durant la période hivernale traduisent une volonté de régulation face à certaines pratiques locales. Si cette orientation répond à des considérations juridiques et sociales, elle met également en lumière les limites des mécanismes institutionnels existants. Voire le cafouillage dans les décisions.

Le recours à des instructions directes au plus haut niveau souligne la persistance d’une centralisation de la décision publique, au détriment de dispositifs durables de contrôle et de régulation au niveau local. Cela montre aussi l’absence de toute stratégie économique. En clair, on est dans la gouvernance à la petite semaine.

Les orientations visant à protéger les agriculteurs contre les pertes et les pratiques spéculatives s’attaquent à des difficultés récurrentes, sans en traiter les causes profondes. Les insuffisances en matière de stockage, de transformation et d’organisation des marchés continuent de peser sur le secteur.

La rédaction

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Maroc : au moins 37 morts lors de crues soudaines dans la ville côtière de Safi

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Inondations meurtrières au Maroc
Inondations meurtrières au Maroc. Crédit photo : DR

Trente-sept personnes sont mortes dimanche à Safi, sur la côte atlantique du Maroc, en raison de crues soudaines après des précipitations ayant entraîné des infiltrations dans plusieurs habitations et commerces, le plus lourd bilan pour des intempéries de ce type dans le pays depuis une décennie.

Au Maroc, des pluies torrentielles ont provoqué en fin d’après-midi, le 14 décembre 2025, des inondations meurtrières. Cela s’est passé dans la ville de Safi, sur la côte atlantique, à 250 kilomètres au sud de Casablanca.

Selon les autorités locales, 37 personnes sont mortes. C’est la pire catastrophe du genre au Maroc, depuis au moins 10 ans.

Le réveil a donc été douloureux pour cette ville de 300 000 habitants. Les images filmées quelques heures plus tôt témoignent de la violence du phénomène météo qu’a subi la cité portuaire. Des pluies orageuses se sont abattues sur Safi, provoquant rapidement, en seulement une heure, de brutales inondations, précisent les autorités locales. Sur des vidéos captées par les habitants, on voit des rues transformées en fleuve boueux, emportant tout sur son passage.

Outre les décès, des blessés aussi ont été recensés, dont 32 personnes transférées à l’hôpital, selon les autorités. « La plupart » d’entre elles ont été autorisées à sortir, « après avoir reçu les soins et traitements nécessaires ».

Une habitante jointe par RFI explique que l’oued, le cours d’eau qui traverse la ville, est sortie de son lit. C’est la médina, les vieux quartiers de Safi qui ont été les plus touchés.

Tard, dimanche soir, le niveau de l’eau avait déjà baissé, laissant derrière lui un paysage de dévastation, recouvert de boue et de voitures renversées. Les forces auxiliaires et la protection civile s’activaient à dégager des débris encore immergés.

Les recherches se poursuivent pour retrouver d’éventuels disparus, tandis que les autorités s’activent pour tenter d’apporter le soutien et l’aide nécessaire aux populations touchées.

Selon les habitants, le bilan pourrait encore s’alourdir.

Rfi

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Vitry-sur-Seine : Cherif Ahmed Chaouch expose « Enfants de Palestine tout en couleurs »

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Exposition d'Ahmed Chaouch à Vitry sur Seine

Une exposition pleine de vie et d’émotion s’annonce à Vitry-sur-Seine. Du 1er au 7 février 2026, la Maison de la Vie Associative accueillera les œuvres de Cherif Ahmed Chaouch dans le cadre de son projet « Enfants de Palestine Tout en Couleurs ». Chaque jour, de 14h à 18h, le public pourra découvrir des toiles où les couleurs et la sensibilité de l’artiste donnent voix aux enfants palestiniens.

Le vernissage est prévu le samedi 31 janvier à 15h30, offrant une première occasion d’échanger avec l’artiste et de plonger dans son univers créatif. Fait remarquable, Cherif Ahmed Chaouch reversera l’intégralité des recettes de la vente de ses œuvres pour soutenir les enfants de Gaza, un geste qui associe art et solidarité.

Cette exposition s’inscrit dans une démarche humaniste et engagée, où la peinture devient vecteur de témoignage et d’espoir. Les visiteurs sont invités à se laisser porter par les couleurs et l’émotion de chaque œuvre, tout en contribuant à une cause qui dépasse les frontières.

Maison de la Vie Associative – 36 Rue Audigeois, 94400 Vitry-sur-Seine. Entrée libre.

Djamal Guettala 

À-propos 

Chérif Ahmed-Chaouch, né à Tébessa en Algérie, est un artiste plasticien spécialisé dans la laque chinoise et japonaise. Formé aux arts graphiques et aux métiers de l’imprimerie en France, il explore également le dessin, la peinture sur soie, la gravure et la poterie. Ses œuvres mêlent traditions algériennes, calligraphies et symboles culturels à des thèmes contemporains. Grâce à un travail minutieux sur bois, pigments, laque et matériaux naturels, il crée des tableaux aux couleurs profondes et aux effets de transparence uniques.
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Violation des normes alimentaires : 3 responsables limogés à Bordj Bou Arréridj

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l’internat Nasri de Bordj Bou Arréridj
L’internat Nasri de Bordj Bou Arréridj. Crédit photo : DR

La direction des services universitaires de la wilaya de Bordj Bou Arréridj a pris des mesures administratives immédiates, décidant de mettre fin aux fonctions du directeur de l’internat Nasri, de la cheffe du service de restauration et du chef de l’équipe de cuisiniers, suite à un incident ayant compromis la sécurité et la qualité des repas servis aux étudiants.

Selon un communiqué de la direction publié samedi soir, ces décisions s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre stricte des instructions du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, visant à garantir des services universitaires conformes aux normes de qualité, en particulier en matière de restauration, tant sur le plan de la quantité que de la qualité des repas.

Les faits remontent à un dîner récent, lorsque la matière première prévue pour la préparation des plats, notamment les tranches de poulet, a été épuisée quelques minutes seulement avant la fermeture du restaurant universitaire. Devant ce manque inattendu et face à des étudiants encore présents dans la file d’attente, le personnel du service de restauration a décidé d’extraire deux poulets du réfrigérateur, puis de les cuire précipitamment.

Cette cuisson rapide a entraîné, selon la direction, un défaut de cuisson à cœur, bien que l’aspect extérieur des volailles donnât l’impression qu’elles étaient parfaitement cuites. Ce manquement constitue une violation manifeste des normes de sécurité alimentaire et met en danger la santé des étudiants.

Immédiatement informée de la situation, la direction des services universitaires a pris des mesures disciplinaires à l’encontre des responsables directs de cet incident. Parallèlement, un enquête administrative approfondie a été ouverte afin de clarifier les circonstances exactes, d’identifier les responsabilités individuelles et de prévenir tout incident similaire à l’avenir.

La direction a insisté sur le fait que la sécurité et la santé des étudiants restent une priorité absolue et qu’aucune tolérance ne sera accordée à tout manquement susceptible de compromettre ces principes. Elle a également rappelé que ces mesures font partie d’un effort continu visant à améliorer la qualité des services universitaires et à assurer des conditions de vie et d’hébergement sûres pour l’ensemble des étudiants.

L’incident à l’internat Nasri illustre la vigilance accrue des autorités universitaires quant à l’application stricte des normes alimentaires et souligne la détermination des responsables à protéger la santé des étudiants tout en renforçant la qualité des services proposés dans les établissements universitaires de la wilaya.

Mourad Benyahia 

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La mère de Christophe Gleizes sollicite la grâce présidentielle de Tebboune pour son fils 

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Tebboune
Dans une lettre transmise au chef de l’Etat Abdelmadjid Tebboune, la mère de Christophe Gleizes, Sylvie Godard, a demandé la grâce pour son fils, journaliste français, collaborateur régulier pour le groupe So Press, actuellement détenu dans le pays. 
« Après avoir été arrêté en mai 2024, placé sous contrôle judiciaire, puis condamné en juin 2025, à sept ans de prison ferme – une peine confirmée en appel le 3 décembre dernier -, le journaliste indépendant, collaborateur régulier de So Foot et Society (groupe So Press), reconnu pour son intégrité et son professionnalisme, doit pouvoir rentrer en France et retrouver ses proches. C’est le sens de la demande de grâce formulée par la mère de Christophe Gleizes “avec gravité et une profonde émotion” au président algérien Abdelmadjid Tebboune en date du 10 décembre 2025.

“La confirmation de la condamnation de mon fils à sept années de prison ferme a été, pour lui comme pour moi et sa famille, un choc immense. Cette sentence nous est incompréhensible au regard des faits et du parcours de journaliste sportif de Christophe, mû par le désir et la passion de raconter le football. Mon fils n’a cessé, à travers ses écrits, de faire preuve de respect et d’admiration pour le peuple algérien et son football. C’est pourquoi, avec gravité et émotion, j’ai sollicité la clémence à son égard auprès du président algérien, afin qu’il puisse retrouver sa liberté et sa famille. Sa grand-mère, ma propre maman, âgée de 102 ans, aimerait tant être certaine de pouvoir le revoir prochainement. Nous appelons le président Tebboune à faire un geste d’humanité.” 

Sylvie Godard,
Mère de Christophe Gleizes 
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Christophe Gleizes : ses avocats déposent un pourvoi en cassation

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Christophe Gleizes condamné en Algérie
Christophe Gleizes condamné en Algérie arbitrairement à 7 ans de prison

Les avocats du journaliste français, Christophe Gleizes, condamné à 7 ans de prison, ont introduit au greffe du tribunal de Tizi-Ouzou un pourvoi en cassation.

“En accord avec la famille et après en avoir discuté longuement avec Christophe Gleizes, mon confrère Amirouche Bakouri et moi-même avons inscrit un pourvoi en cassation au greffe de la prison de Tizi Ouzou en complément de la demande de grâce. Le recours en cassation lui permet de bénéficier de visites régulières de mon confrère algérien et Christophe peut également demander sa mise en liberté à la Cour suprême.

Dans le cadre du recours en grâce, sa demande de mise en liberté peut aussi être accompagnée d’une demande d’aménagement de sa peine. Il est aussi très important, psychologiquement, pour Christophe, de contester toute culpabilité car, comme il l’a dit à la Cour, il n’a fait que son métier et n’a, en aucune façon, enfreint la déontologie journalistique. Nous voulons mettre toutes les chances du côté de Christophe Gleizes dans la suite de son combat pour sa liberté. Nous sommes pleinement engagés aux côtés du comité de soutien coordonné par RSF”, écrit Me Emmanuel Daoud, avocat français de Christophe Gleizes

Journaliste français indépendant, collaborateur des magazines So Foot et Society, Christophe Gleizes s’est rendu en Algérie en mai 2024 pour effectuer un reportage sur les heures de gloire, dans les années 1980, de la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK).

Alors que ce passionné de football et de sport en général n’exerçait que son métier, il a été condamné, le 29 juin dernier, à sept ans de prison ferme pour “apologie du terrorisme” et “possession de publications dans un but de propagande nuisant à l’intérêt national”, rapporte RSF. Une peine réitérée en appel le 3 décembre dernier. 

Chronologie de l’affaire Christophe Gleizes : 

28 mai 2024 : arrestation de Christophe Gleizes à Tizi Ouzou (Algérie) alors qu’il couvrait un reportage sur le club JS Kabylie (JSK). Il est placé sous contrôle judiciaire. 
29 juin 2025 : condamnation du journaliste français spécialiste de football Christophe Gleizes à sept années de prison ferme avec mandat de dépôt pour “apologie du terrorisme” et “possession de publications dans un but de propagande nuisant à l’intérêt national”. 
30 juin 2025 : lancement d’une pétition par RSF pour appeler à la libération de Christophe Gleizes. Elle recueille à ce jour plus de 25 000 signatures.
16 juillet 2025 : une centaine de personnalités publiques soutiennent l’appel à la libération du journaliste Christophe Gleizes, injustement condamné à sept ans de prison en Algérie.
24 juillet 2025 : lors du passage du Tour de France, une banderole géante appelant à la libération de Christophe Gleizes est déployée. L’objectif : transformer l’un des événements sportifs les plus médiatisés de l’année en tribune pour la liberté de la presse. 
Août 2025: manifestations multiples au festival d’Avignon, au festival international de journalisme du Monde à Couthures sur Garonne ou encore au festival Rock-en-Seine.
29 août 2025 : une première bâche géante en soutien au journaliste Christophe Gleizes déployée sur le fronton de la mairie d’Agen, sa ville de naissance.
29 septembre 2025 : pour appeler, à l’occasion du troisième mois de détention du journaliste sportif Christophe Gleizes en Algérie, à sa libération, 16 écoles de journalisme françaises se mobilisent conjointement. RSF salue cette initiative et renouvelle également son appel à la libération du professionnel de l’information, spécialiste de football. 
20 novembre 2025 : neuf clubs de football de Ligue 1 mobilisés pour la libération de Christophe Gleizes détenu en Algérie.
29 novembre 2025 : près de 30 personnalités unissent leurs voix pour appeler à la libération du journaliste français enfermé en Algérie.
3 décembre 2025 : procès en appel de Christophe Gleizes à la cour d’appel de Tizi Ouzou qui a confirmé la peine à 7 ans de prison du journaliste.
10 décembre 2025 : demande de grâce de la mère de Christophe adressée au président de la république d’Algérie.
11 décembre 2025 : pourvoi en cassation déposé par ses avocats français et algérien au nom de Christophe Gleizes. 

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Transport maritime France–Algérie : l’incident de Sète révèle une crise persistante

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Ferry de la compagnie GNV bloqué à Sète à destination d'Alger
Un ferry de la compagnie GNV a été bloqué pendant 10 heures au port de Sète avant de partir pour Alger.

L’immobilisation d’un navire de la compagnie italienne GNV au port de Sète, ayant laissé plusieurs centaines de passagers algériens bloqués durant de longues heures, remet une nouvelle fois en lumière les fragilités du transport maritime reliant la France à l’Algérie.

L’annulation temporaire de la traversée est intervenue sans annonce préalable, plongeant les voyageurs dans une incertitude totale. Familles avec enfants, personnes âgées et passagers venus de différentes régions de France, mais aussi de Belgique et du Royaume-Uni, se sont retrouvés sans information claire ni accompagnement adapté.

Les 650 passagers du ferry Fantastic, appartenant à la compagnie italienne Grandi Navi Veloci (GNV) ont dû attendre plus de dix heures devant le port de Sète pour enfin monter à bord du bateau de la compagnie GNV, samedi 13 décembre, à 17 h, avant de partir peu avant 22 h vers l’Algérie.

Cette situation met en évidence une gestion défaillante de la communication de crise. Ni la compagnie maritime ni les autorités portuaires n’ont fourni d’explications officielles sur les raisons exactes ayant conduit à l’immobilisation du navire, alors que les passagers attendaient depuis l’aube un départ vers l’Algérie.

L’arrivée de nouveaux opérateurs sur les lignes France–Algérie, à l’image de GNV depuis l’été 2025, avait pourtant été présentée comme une réponse aux insuffisances structurelles du secteur. Mais dans les faits, les voyageurs continuent de subir retards, annulations de dernière minute et changements d’horaires sans prise en charge adéquate.

Le flou entourant la mesure judiciaire ayant empêché le départ du navire alimente également un sentiment de défiance. Pour de nombreux passagers, ce silence renforce l’impression d’un manque de considération, d’autant plus que les déplacements vers l’Algérie revêtent souvent un caractère familial ou humanitaire.

Au-delà de cet épisode, c’est la question des droits des passagers qui se pose avec acuité. Information en temps réel, hébergement d’urgence, restauration et éventuelles indemnisations demeurent des points faibles du transport maritime entre les deux rives, appliqués de manière inégale selon les compagnies et les ports.

À l’approche des périodes de forte affluence, l’incident survenu à Sète agit comme un signal d’alarme. Sans amélioration tangible de la fiabilité des traversées, de la transparence et du respect des voyageurs, le transport maritime France–Algérie continuera de susciter incompréhension et exaspération au sein de la diaspora algérienne.

Mourad Benyahia

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