Le 15 février 2025, j’ai eu le grand plaisir de visiter l’exposition Tifawine à la Hala Art Gallery, un événement incontournable pour les amateurs d’art. Cette exposition met en lumière l’artiste aurésien, Nouredine Tabrha, dont le travail fascinant conjugue avec brio l’authenticité de ses racines culturelles et la modernité de sa démarche artistique.
Ce fut une véritable joie de retrouver Nouredine Tabrha, un artiste que j’admire pour sa capacité à donner une nouvelle vie aux symboles et motifs de son patrimoine amazigh, tout en les réinterprétant avec un regard résolument contemporain.
Originaire de Tadjmout, dans la wilaya de Biskra, Tabrha, peintre et sculpteur autodidacte, nous offre ici une œuvre qui va bien au-delà de la simple exploration esthétique. Tifawine, qui signifie « lumières » en amazigh, incarne cette fusion parfaite entre tradition et innovation, où lumière, couleur et texture s’entrelacent pour offrir une vision éclatante de son héritage.
L’exposition, qui se tient jusqu’au 4 mars 2025, propose une immersion dans l’univers unique de l’artiste, où chaque œuvre invite à une réflexion sur l’identité, la mémoire et la transmission de la culture à travers l’art. Les sculptures et les peintures de Tabrha rappellent l’importance de la lumière – qu’elle soit symbolique ou physique – pour éclairer notre perception de l’histoire et de l’art. Le vernissage du 8 février fut l’occasion de découvrir cet univers riche et puissant, et j’ai eu le privilège d’échanger avec l’artiste sur sa démarche et son processus créatif.
Je tiens à inviter tous les amoureux de l’art à découvrir cette exposition, qui est bien plus qu’une simple présentation de peintures et de sculptures. Tifawine est une rencontre avec l’histoire, la culture et un artiste dont le travail mérite amplement d’être découvert et apprécié. C’est un hommage à la lumière, à la tradition et à la modernité, une véritable immersion dans l’univers vibrant de Nouredine Tabrha.
Djamal Guettala
Informations pratiques L’exposition Tifawine est ouverte jusqu’au 4 mars 2025 à la Hala Art Gallery, située au 3, rue de Brazza, Colonne Voirol, El Mouradia, Alger. Ne manquez pas cette occasion unique de découvrir ces merveilles artistiques et de plonger dans un univers où l’art nous éclaire de toute sa modernité.
La crise entre Alger et Paris continue de s’aggraver, marquée par des tensions croissantes. Dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, l’Algérie dénonce son rejet catégorique des ultimatums et des menaces émanant de la France.
En conséquence, elle promet d’appliquer une « réciprocité stricte et immédiate » face à toute restriction imposée sur les mobilités entre les deux nations.
Ce communiqué souligne que l’Algérie n’est pas à l’origine de l’escalade des tensions, attribuant cette responsabilité intégrale à la partie française. L’Algérie a jusqu’à présent agi avec calme et modération, cherchant seulement à défendre les droits de ses ressortissants vivant en France. Elle affirme que ses actions sont justifiées par le droit français, les conventions bilatérales ainsi que les normes internationales, en lien avec la protection consulaire de ses citoyens.
La même source met également en lumière les manquements de la France, notamment par l’usage abusif de décisions administratives pour éloigner des ressortissants algériens, les empêchant de faire valoir leurs droits selon la législation française. Pour l’Algérie, l’usage des OQTF relève d’un abus. Pourtant, elle a bien refusé d’accueillir des ressortissants algériens expulsés de France.
Pour autant, l’Algérie insiste sur sa volonté de respecter un cadre juridique clair et équitable qui régisse les mobilités, tout en avertissant qu’il n’y aura ni sélectivité ni détournement des engagements pris en commun.
Droite dans ses bottes, l’Algérie rejette les tentatives d’intimidation et souligne son intention d’appliquer des mesures de réciprocité. Le communiqué réaffirme aussi que toute remise en question de l’Accord de 1968, déjà affaibli, pourrait aggraver la situation et entraîner une réponse similaire de la part d’Alger concernant d’autres accords.
«Toute remise en cause de l’Accord de 1968, qui a été au demeurant vidé de toute sa substance, sera suivie de la part de l’Algérie d’une même remise en cause des autres accords et protocoles de même nature, sans préjudice d’autres mesures que ses intérêts nationaux lui dicteraient d’adopter», avertit le ministère des Affaires étrangères.
Dans la foulée, l’Algérie voit dans la crise qui ronge les relations entre les deux pays la main de l’extrême droite. Elle souligne que les actions de l’extrême droite française, considérées comme revanchardes et haineuses, nuisent à la relation entre les deux pays. Elle conclut que cette dynamique a fait de la relation algéro-française un instrument de manœuvres politiciennes inacceptables. Pourtant, à l’origine, c’est bien Abdelmadjid Tebboune qui a rappelé l’ambassadeur d’Algérie en France suite à la reconnaissance par la France de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. De fil en aiguille, les relais du pouvoir sont partis en guerre contre la France, la renvoyant à son passé de puissance coloniale.
Contrairement aux précédentes réponses d’Alger, ce communiqué a une tonalité défensive. Ses rédacteurs ont évité de surenchérir sur la question comme d’ailleurs sur la question sahraouie. L’Algérie prépare-t-elle l’opinion à un changement de braquet ? Rappelons que le régime algérien était également parti en guerre pendant plusieurs mois contre l’Espagne suite à la reconnaissance du plan sahraoui de Mohammed VI.
Dans un premier temps, Tebboune avait rappelé l’ambassadeur algérien à Madrid avant d’envoyer un autre quelques mois plus tard, allant même jusqu’à qualifier l’Espagne de pays ami. Pourtant, celui-ci n’a nullement sa position sur la question sahraoui.
Il faut rappeler enfin que les relations algéro-françaises connaissent des crises depuis les lendemains de l’intronisation d’Abdelmadjid Tebboune à la présidence. Faut-il rappeler qu’il est allé jusqu’à rappeler l’ambassadeur pour la simple diffusion de documentaires par des télévisions françaises.
« Le caractère récurrent de programmes diffusés par des chaînes de télévision publiques françaises, dont les derniers en date sur France 5 et la Chaîne Parlementaire, le 26 mai 2020, en apparence spontanés et sous le prétexte de la liberté d’expression, sont en fait des attaques contre le peuple Algérien et ses institutions, dont l’ANP et sa composante, la digne héritière de l’Armée de libération nationale (ALN) », pouvait-on lire dans le communiqué justifiant cette mesure. Donc, le régime entend non seulement dicter la diplomatie à la France mais aussi ses programmes de télévision !
Le match entre le leader MB Rouissat et son dauphin, l’USM Harrach, qui devait se jouer dans l’après-midi de ce jeudi à Ouargla, a été annulé par l’arbitre Youcef Gamouh avant son début en raison de graves incidents ayant fait des blessés parmi les dirigeants et les joueurs de l’équipe visiteuse.
Le directeur sportif de l’USM El Harrach, Mustapha Maza, a été aspergé d’une substance acide au niveau des yeux, nécessitant une prise en charge médicale immédiate. Les premières évaluations médicales indiquent des lésions oculaires dont la gravité reste à déterminer.
La 21ᵉ journée du championnat de Ligue 2 de football, prévue ce jeudi et vendredi, s’annonçait cruciale pour les prétendants à l’accession en Ligue 1. En effet, tous les regards étaient tournés vers le stade d’Ouargla, où le MB Rouissat (48 points) devait recevoir l’USM Harrach (43 points).
À huit journées de la fin du championnat, ce match entre le MB Rouissat et l’USM Harrach avait été classé sous haute tension car l’enjeu était capital pour l’obtention du seul billet d’accession en Ligue 1. En effet, une victoire des locaux leur offrirait une avance confortable de huit points, tandis qu’un succès des visiteurs réduirait l’écart à deux points, relançant ainsi la course à la montée.
La violence dans les stades algériens n’est malheureusement pas un phénomène nouveau, mais un problème endémique. Chaque saison, de nombreux incidents majeurs sont rapportés dans les différents stades, avec de nombreuses agressions physiques et des dégradations des infrastructures sportives.
Malgré une présence policière accrue dans les stades et l’installation de systèmes de surveillance, les autorités ont du mal à endiguer ce phénomène qui perdure depuis des années.
Abdullah Öcalan, le chef kurde, appelle à la dissolution du PKK
Dans une déclaration lue par des députés kurdes qui lui ont rendu visite jeudi 27 février dans sa prison au large d’Istanbul, le fondateur et chef historique du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan, a appelé à la dissolution du mouvement armé. Il a également appelé les hommes du PKK à déposer les armes.
Voilà une information historique pour le peuple kurde mais pour la Turquie aussi. Dans ce message très attendu, Abdullah Öcalan, 75 ans, indique répondre ainsi aux autorités turques et aux « autres partis » au terme d’un processus initié à l’automne par le principal allié du président Recep Tayyip Erdogan, le nationaliste Devlet Bahceli. « L’appel lancé par M. Devlet Bahceli, ainsi que la volonté exprimée par M. le Président, ainsi que les réponses positives des autres partis politiques à cet appel, ont créé un environnement dans lequel je lance un appel au dépôt des armes et j’assume la responsabilité historique de cet appel », indique le leader kurde.
« Comme le ferait toute organisation ou parti moderne dont l’existence n’a pas été abolie par la force, convoquez votre congrès et prenez votre décision: tous les groupes doivent déposer les armes et le PKK doit se dissoudre », conclut-il. Ce message, attendu depuis des semaines, a été lu en kurde puis en turc devant une foule compacte de journalistes réunis dans un hôtel du centre d’Istanbul, devant une large photo montrant le chef historique du PKK, les cheveux blanchis, une feuille blanche en main.
Dans une note dévoilée à l’issue de cette lecture par un autre député du DEM, Abdullah Öcalan souligne toutefois que son appel nécessite « la reconnaissance de la politique démocratique et une dimension juridique ». C’est un message pour les autorités turques. Tous les regards sont aussi tournés vers le PKK, rapporte notre correspondante en Turquie, Anne Andlauer. Ces derniers mois, les chefs militaires du groupe, installés dans le nord de l’Irak, se sont plusieurs fois dits prêts à obéir aux instructions d’Abdullah Öcalan tout en réclamant, en échange, de pouvoir communiquer directement avec lui. Les autorités turques n’ont rien promis publiquement à ce sujet.
Le président de la région autonome du Kurdistan d’Irak, Nechirvan Barzani, a salué jeudi l’appel du chef PKK. « Nous accueillons chaleureusement le message d’Öcalan (…) et nous appelons le PKK à s’y conformer et à le mettre en œuvre. Nous, dans la région du Kurdistan, soutenons pleinement le processus de paix », a-t-il dit.
Le chef des Forces démocratiques syriennes (FDS) Mazloum Abdi, dominées par les Kurdes, a, lui, salué « cette initiative de manière positive car il s’agit de paix ». En revanche, il a déclaré que les forces kurdes de Syrie n’étaient pas concernées par l’appel à déposer les armes. Selon lui, la demande du chef du PKK « le concerne lui et ne concerne pas nos forces ».
« Détermination » à tourner la page de la lutte armée
Le PKK est en lutte armée depuis des années contre le pouvoir en Turquie. Il est classé comme un groupe terroriste par Ankara et ses alliés occidentaux – États-Unis, Union européenne ou encore Royaume-Uni -. De son côté, le dirigeant et fondateur Abdullah Öcalan, arrêté en 1999 lors d’une opération digne d’un film hollywoodien menée par les forces de sécurité turques au Kenya après des années de cavale, purge une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle dans l’île-prison turque d’Imrali.
Abdullah Öcalan, 75 ans, avait exprimé lors de précédentes rencontres avec des députés prokurdes sa « détermination » à tourner la page de la lutte armée. « Si les conditions se présentent, j’ai le pouvoir théorique et pratique de transférer le conflit du terrain de la violence au terrain juridique et politique », avait-il assuré fin octobre à l’un de ses interlocuteurs.
Ses deux précédents appels à la trêve, au début des années 2000 puis en 2013, avaient fait long feu, cédant la place à des flambées de violence. « Des millions de personnes prient pour une solution », a affirmé mardi le vice-président du DEM, Tuncer Bakirhan.
« Respecter les droits culturels et démocratiques des Kurdes de Turquie » Dans un communiqué, le ministère allemand des Affaires étrangères a salué jeudi l’appel d’Abdullah Öcalan, le qualifiant de « chance historique ». « Mettre fin à la violence est une première étape importante, mais d’autres étapes sont nécessaires sur la voie d’une solution viable pour les habitants de la Turquie. Cela implique notamment de respecter et de garantir les droits culturels et démocratiques des Kurdes de Turquie », a ajouté le ministère dans un communiqué.
Cet appel est une « lueur d’espoir » pour la paix, a salué jeudi le secrétaire général de l’ONU, cité par son porte-parole. Antonio Guterres « salue cet important développement. Cela représente une lueur d’espoir qui pourrait mener à la résolution d’un conflit de longue durée », a déclaré Stéphane Dujarric à la presse.
Abdullah Öcalan, icône kurde par-delà les barreaux
Ennemi public numéro 1 et terroriste pour Ankara, héros de la résistance et figure incontestée de la cause kurde – cette minorité trans-étatique opprimée au Moyen-Orient – Abdullah Öcalan, continue à presque 76 ans et malgré son isolement sur l’île prison d’Imrali d’incarner les espoirs d’émancipation des Kurdes.
Issu d’une famille paysanne, originaire d’un village à la frontière syrienne, Öcalan s’engage à l’extrême gauche pendant ses études en sciences politiques à Ankara, ce qui lui vaut dès 1972 un 1er séjour en prison.
À 29 ans, il fonde le PKK, un parti marxiste-léniniste. Dans les années 80, fuyant la répression brutale qui suit le coup d’État militaire, il se réfugie en Syrie puis opte pour la lutte armée. Durant 4 décennies, l’insurrection coûtera la vie à plus de 40 000 personnes, civils et militaires confondus. En fuite et traqué en Europe, Öcalan est finalement capturé par les services secrets turcs à Nairobi au Kenya.
26 ans après son emprisonnement à vie, dépeint par la Turquie comme le cerveau d’une menace existentielle contre l’unité nationale, Abdullah Öcalan a renoncé au fil des ans à un État kurde indépendant pour prôner une autonomie politique au sein de la Turquie.
Le maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est de la Libye, était hier, 26 février, à l’Élysée. La présidence française n’a pas fait de commentaires sur cette visite. C’est le commandement général de l’Armée nationale libyenne qui l’a annoncée, évoquant une visite officielle.
Cette rencontre marque la fin d’une période de refroidissement entre Paris et Benghazi. Elle intervient juste après le retour du président français des États-Unis et sa rencontre avec Donald Trump.
Selon certaines sources, la présence russe en Libye a été au cœur des discussions, ainsi que les récents accords militaires entre l’Est libyen et la Biélorussie. Cette présence militaire russe s’est renforcée depuis les changements stratégiques opérés en Syrie en décembre dernier.
Le communiqué publié depuis Benghazi précise que les échanges ont porté sur « les pistes de coopération qui servent les intérêts communs ». Côté libyen, on rapporte que le président Emmanuel Macron a souligné le « rôle clé » du maréchal Haftar « dans le processus politique », saluant les efforts des forces armées pour maintenir la sécurité et la stabilité en Libye.
Le pays s’apprête à désigner un gouvernement unifié pour sortir du chaos et ouvrir la voie aux élections générales tant attendues.
La France demande la libération d’un opposant nigérien
La question de l’opposant nigérien Mahmoud Sallah, arrêté dimanche 23 février par les forces de Haftar dans le sud libyen, a également été abordée.
Selon le média libyen Fawasel, qui cite une source militaire proche de Khalifa Haftar, la France aurait demandé sa libération et s’opposerait à son extradition vers la junte militaire au pouvoir au Niger.
Les discussions ont également porté sur des questions stratégiques, notamment la possibilité d’une présence française sur la base militaire de Louig, située à l’extrême sud de la Libye, à la frontière avec le Niger, une option souhaitée par Paris.
Le président américain, Donald Trump, a posé les prémices d’une guerre commerciale entre les États-Unis et l’Union européenne en annonçant l’application de droits de douane de 25 % sur les importations en provenance de l’UE.
Donald Trump a affirmé hier, lors d’une réunion à la Maison-Blanche, que l’Union européenne avait été créée pour « entuber les États-Unis ». Il a critiqué les barrières commerciales européennes, notamment la TVA, qu’il considère comme un obstacle aux exportations américaines. Le président américain estime le déficit commercial entre son pays et l’Europe à 300 milliards de dollars.
Déjà mi-février, lors de la conférence de Munich sur la sécurité, le vice-président américain JD Vance avait soutenu la même position que Trump, affirmant que les partenaires européens devaient « prendre au sérieux » les préoccupations américaines concernant les déséquilibres commerciaux et les questions de sécurité. Il a également insisté sur la nécessité pour l’Europe de partager davantage le fardeau financier de la défense commune.
La Commission européenne a déclaré qu’elle réagirait « fermement et immédiatement » contre toute barrière au commerce libre et équitable. Un porte-parole a souligné que l’Union européenne est le plus grand marché de libre-échange au monde et qu’elle a été une « aubaine » pour les États-Unis.
Selon les données de la Commission européenne, en 2024, les échanges commerciaux entre les États-Unis et l’Union européenne comptent parmi les plus importants au monde, s’élevant à environ 1 000 milliards d’euros, avec un excédent en faveur de l’UE.
Des droits de douane de 25 % pourraient affecter considérablement les flux commerciaux, notamment dans l’industrie automobile, l’aéronautique et l’agriculture.
Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a donné raison mercredi 26 février à la Fédération algérienne de football dans l’affaire qui l’opposait à son homologue marocaine et à la Confédération africaine de football concernant les maillots du club marocain du RS Berkane qui montraient le Sahara occidental comme faisant partie intégrante du Maroc. Pour autant, cela ne change rien sur le résultat final.
Ces maillots montraient le Sahara occidental comme faisant partie intégrante du Maroc, ce qui avait provoqué l’annulation de matches que le RS Berkane aurait dû jouer contre le club de l’USM Alger en avril 2024.
La Confédération africaine de football (CAF) avait donné raison à la Fédération royale marocaine (FRMF) et au RS Berkane et validé les maillots. Mais la Fédération algérienne (FAF) et l’USM Alger avaient porté l’affaire devant le TAS, qui siège à Lausanne (Suisse).
Ce dernier a donc donné raison à la FAF, estimant dans un communiquéque « l’image d’une carte territoriale du Maroc, intégrant le Sahara occidental, sur les maillots litigieux véhicule un message, une manifestation ou une propagande à caractère politique, étant donné que cette carte représente l’affirmation d’une souveraineté territoriale qui demeure à ce jour contestée et encore non résolue sur le plan international ».
Le Saharaoccidental, ancienne colonie espagnole, est contrôlé à environ 80% par le Maroc, mais revendiqué par les indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par l’Algérie. Son dossier est toujours pendant au sein des instances onusiennes.
L’Algérie a rompu en 2021 ses relations diplomatiques avec Rabat, son grand rival régional, notamment à cause de ce dossier qui alimente des tensions régulières.
Le TAS a rappelé qu’en application des règlements de la CAF et des lois du jeu de l’International Football Association Board, « tout équipement – y compris les maillots des joueurs – ne doit véhiculer aucun contenu à caractère politique ». Il a donc jugé que « la décision de la CAF de maintenir l’approbation des maillots est ainsi annulée et l’appel de la FAF est admis ».
En avril 2024, la demi-finale aller de la coupe de la CAF entre le RS Berkane et l’USM d’Alger, avait été annulée au dernier moment à Alger, car les joueurs de l’USMA n’avaient pas voulu que les joueurs marocains portent le maillot incriminé. Le match retour à Berkane avait été également annulé, entraînant la qualification automatique des Marocains pour la finale. Le club de la capitale a finalement perdu sur tapis vert.
Le TAS a toutefois précisé mercredi que sa décision « n’a aucun effet sur les résultats de la Coupe de la Confédération de la CAF 2023/24 », remportée par le club égyptien de Zamalek qui avait battu le RS Berkane en finale.
Ces mesures de restriction, qui limitent la circulation et l’accès au territoire français, ont été dévoilées par le ministre français des Affaires étrangères, sans que le gouvernement algérien n’en ait été informé au préalable, contrairement aux engagements de l’accord bilatéral entre les deux pays.
L’Algérie a souligné que ces restrictions, qui ne concernent que deux cas spécifiques récents, sont perçues comme une provocation dans un contexte déjà tendu. Le premier incident a été qualifié d’ »incident malheureux » par les autorités françaises, suite à une demande d’explication algérienne. Le second cas, survenu récemment, fait l’objet d’une nouvelle demande d’explication. Ces événements viennent s’ajouter à une série de tensions qui, selon l’Algérie, visent à déstabiliser ses relations avec la France.
Dans son communiqué, le gouvernement algérien a exprimé sa consternation face à cette nouvelle mesure, qu’il considère comme faisant partie d’une série de provocations et de menaces politiques dirigées contre le pays. Le communiqué met en garde la France, en indiquant que toute action attentatoire aux intérêts de l’Algérie entraînera des réponses réciproques et immédiates.
Les tensions entre Paris et Alger s’inscrivent dans un climat politique intérieur français marqué par des débats sur la politique étrangère et les relations avec l’Algérie. Selon Alger, ce conflit est alimenté par des querelles politiques internes, notamment au sein de l’extrême droite, qui semble être à l’origine de ces attaques.
Cette dynamique, qui implique aussi certains membres du gouvernement français, pourrait avoir des conséquences lourdes sur la relation bilatérale, affectant non seulement la coopération diplomatique, mais aussi les aspects économiques et sociaux des deux pays.
Ce contexte de tensions met en lumière la fragilité de l’ensemble de l’architecture des relations entre la France et l’Algérie, deux nations liées par une histoire intime mais complexe. Plusieurs dossiers sensibles restent en suspens. L’Algérie, malgré ces pressions, affirme son refus de céder aux menaces et d’accepter des mesures unilatérales qui portent atteinte à sa souveraineté et à ses intérêts.
Le premier ministre François Bayrou a annoncé que les accords avec l'Algérie seront revus.
Le gouvernement français a débattu mercredi des moyens engagés sur le sujet du contrôle de l’immigration lors d’une réunion, sur fond de tensions avec l’Algérie. Après l’annonce de restriction sur les visas des « dignitaires » algériens, la France veut aller plus loin.
Le Premier ministre, François Bayrou, a réuni une partie de son gouvernement lors d’un comité interministériel de contrôle de l’immigration (Cici), mercredi 26 février.Les accords régissant les flux entre la France et l’Algérie « ne sont pas respectés », accuse François Bayrou. « Ces accords donnent des avantages considérables aux ressortissants algériens », affirme le Premier ministre, qui explique que « la France va demander au gouvernement algérien que soit réexaminée la totalité des accords ». Suivez notre direct.
La force frontière « généralisée à l’ensemble de l’Hexagone ». L’objectif est de luttercontre l’immigration illégale, a annoncé François Bayrou. Le chef du gouvernement a par ailleurs estimé que « laquestion de l’asile est aujourd’hui assez largement dévoyée, utilisée, comme un moyen de franchir les frontières », estimant qu’une « réflexion [est] à conduire sur ce que l’asile doit représenter ».
Un comité interministériel réactivé par décret. Créé en 2005, le Cici a été réactivé par le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, « dans le contexte d’une immigration importante » et « pour répondre aux attentes des Français en faveur d’une plus grande maîtrise des flux migratoires », par un décret du 22 janvier.
Le ministère des Affaires étrangères a également accusé la France de faire de l’Algérie le centre de « querelles politiques franco-françaises », orchestrées par l’extrême droite, et a mis en garde contre les conséquences « imprévues » de ces actions sur les relations bilatérales.
Quelque 140 000 OQTF pour 20 000 retours l’an passé. Ces chiffres sur les obligations de quitter le territoire français ont été communiqués sur franceinfo par Didier Leschi, le directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration. « On a une augmentation du nombre de retours, mais qui ne sont pas à la hauteur. »
Le bureau du Conseil de la nation a publié aujourd’hui, mercredi 26 février 2025, une déclaration suite à la visite de Gérard Larcher à Laâyoune hier.
« Dans un glissement continu et une dérive d’une extrême gravité, reflétant la montée de l’extrême droite française et sa domination sur la scène et la décision politique françaises, le président du Sénat français a effectué une visite à la ville de Laâyoune, dans la République arabe sahraouie démocratique occupée…
Un acte inacceptable et non surprenant, qui méprise la légitimité internationale et s’oppose fermement aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies – dont son pays est l’un des membres permanents – censés défendre les droits de l’homme et le droit des peuples colonisés à l’autodétermination, plutôt que de tenter de les saper, de les effacer, de les annuler et de les nier…
« Dans une dérive d’une extrême gravité, reflétant la montée de l’extrême droite française et sa domination sur la scène politique, le président du Sénat français a effectué une visite dans la ville de Laâyoune occupée », a dénoncé l’institution algérienne.
Selon le Conseil de la nation, il s’agit d’un « acte inacceptable qui méprise la légitimité internationale et s’oppose aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies ». Il s’étonne au passage d’une telle décision de la part de la France, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, « censé défendre le droit des peuples colonisés à l’autodétermination plutôt que de tenter de les annuler et de les nier ».
Le bureau du Conseil de la nation, tout en condamnant et en dénonçant vigoureusement cette visite, ses justifications et ses objectifs, et en la rejetant catégoriquement, la considère comme un défi flagrant, un parti pris scandaleux, voire une harmonisation avec les politiques coloniales et les thèses makhzéniennes hostiles à la légitimité internationale et aux chartes des Nations unies…
Par conséquent, tout en tenant le côté français responsable des conséquences de cette visite irresponsable, provocatrice et ostentatoire, le bureau du Conseil de la Nation, sous la présidence de M. Salah Goudjil, président du Conseil de la Nation, annonce la suspension immédiate de ses relations avec le Sénat de la République française, y compris le protocole de coopération parlementaire signé entre les deux chambres le 8 septembre 2015… »
Les relations entre Alger et Paris n’ont cessé de se détériorer depuis un changement de cap du président Emmanuel Macron fin juillet, quand il a affiché son soutien à un plan d’autonomie « sous souveraineté marocaine » pour le territoire disputé du Sahara occidental. Alger a immédiatement rappelé son ambassadeur à Paris et menacé d’autres représailles.
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