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Le militant du PST, Lyès Touati, arrêté à Aokas

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Lyes Touati
Lyes Touat, militant du PST, arrêté à Aokas. Crédit photo : DR

Le harcèlement policier contre notre camarade Lyès Touati continue impunément ! annonce Mahmoud Rechidi, SG du Parti socialiste des travailleurs (PST, suspendu).

« Cet après midi encore vers 13h00, notre camarade Lyés Touati, militant politique et associatif très connu dans la region, et membre dirigeant du PST, a été de nouveau arrêté à Aokas (wilaya de Béjaia) et conduit au commissariat de cette localité.

Aucun motif justifiant cette interpellation n’a été communiqué à nos camarades qui se sont rapprochés du commissariat pour s’enquérir de la situation. Une vague promesse de sa libération imminente leur a été dite oralement.

Liberté pour notre camarade Lyès Touati ! Halte à l’arbitraire et la répression ! Liberté pour tous les détenuEs politiques et d’opinion ! », ajoute, dans son post publié sur les réseaux sociaux, le secrétaire général du PST, un parti suspendu par le régime.

Le militant est retenu au commissariat de la wilaya de Bejaia, a-t-on appris.

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CAN 2025 : Vladimir Petkovic dévoile sa liste des joueurs

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Petkovic

Le sélectionneur de l’équipe nationale de football, Vladimir Petkovic a dévoilé ce samedi la liste des 28 joueurs retenus pour la Coupe d’Afrique des nations CAN 2025 (21 décembre – 18 janvier 2026), à l’occasion d’une conférence de presse tenue à la salle des conférences Mohamed-Sellah du stade Nelson Mandela de Baraki (15h).

La liste des joueurs appelés à défendre les couleurs nationales lors du prochain rendez-vous continental, prévu du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, est enfin connue. Il faut dire que le coach national a fait durer le suspense pour dévoiler les noms de ses protégés qui s’envoleront ce vendredi, à bord d’un vol spécial, en direction de la capitale marocaine, Rabat, pour prendre leurs quartiers dans leur camp de base et ainsi entamer les derniers réglages avant leur entrée en lice prévue le mercredi 24 décembre face au Soudan

Boulbina et Berkane, la surprise !

Pour cette 35e édition de la CAN, Petkovic a joué la carte de la stabilité au niveau de son effectif, tout en réservant une petite surprise aux inconditionnels d’El Khedra. En effet, le technicien bosnien a convoqué les deux attaquants Adil Boulbina (Al-Duhaïl/ Qatar) et Redouane Berkane (Al Wakrah/Qatar) qui restent sur une très bonne prestation à la Coupe arabe de la FIFA avec l’équipe nationale A’, éliminée samedi en quart de finale par les Emirats arabe unis. Ces deux grands espoirs du football national vont ainsi faire leurs grands débuts avec l’équipe fanion.

Outre les deux nouveaux venus, le patron des Verts a retenu deux autres joueurs qui ont disputé la joute arabe, il s’agit des défenseurs Mohamed Amine Tougaï (ES Tunis/Tunisie) et Youcef Atal (Al-Sadd SC/Qatar).

Au registre des revenants, le gardien Anthony Mandrea fait son retour parmi les Verts. Le sociétaire du SM Caen (D3 France) profite du forfait pour blessure du portier du MC Alger, Alexis Guendouz.

Passer le cap du premier tour

Petkovic se veut optimiste. Concernant les objectifs du XI d’Algérie dans cette compétition, Petkovic a indiqué que « l’objectif principal est de passer le cap du premier tour » tout en rappelant que ses protégés « ont l’ambition d’aller le plus loin possible dans le tournoi ».

Interrogé sur la non convocation de Nabil Bentaleb et de Badredine Bouanani, le coach national a rétorqué en expliquant que l’absence du lyonnais (France) répond à un choix technique, « car d’autres joueurs donnent actuellement plus de garanties », tandis que celle du pensionnaire du VfB Stuttgart (Allemagne) est due à son manque de temps de jeu avec son club, en raison de la forte concurrence, mais «il doit se tenir prêt ».

À une question relative au premier adversaire des Fennecs, Petkovic a indiqué que le Soudan « est une équipe très compacte prête à faire beaucoup de sacrifices, jouant sur la vitesse et les contre-attaques ». 

Pour terminer, il convient de rappeler que les Verts évolueront dans le groupe E en compagnie du Burkina Faso, de la Guinée équatoriale et du Soudan. Comme indiqué précédemment, l’Algérie, qui jouera ses trois rencontres au Stade Moulay El Hassan, entamera son tournoi face aux Soudanais le mercredi 24 décembre (16h00), à Rabat.

Le Onze national jouera ensuite face au Burkina Faso, le dimanche 28 décembre (18h30), avant de boucler la phase de poules, quatre jours plus tard, en donnant la réplique à la Guinée équatoriale, le mercredi 31 décembre (17h00).

Liste des 28 joueurs convoqués :

Gardiens : Luca Zidane (FC Grenade/Espagne), Anthony Mandrea (SC Caen/France), Oussama Benbot (USM Alger).

Défenseurs : Ramy Bensebaïni (Borussia Dortmund/Allemagne), Rayan Aït-Nouri (Manchester City/Angleterre), Samir Chergui (FC Paris/France), Rafik Belghali (Hellas Vérone/Italie), Aïssa Mandi (Lille OSC/France), Jaouen Hadjam (BSC Young Boys/Suisse), Mehdi Dorval (SSC Bari/Italie), Zinédine Belaïd (JS Kabylie), Mohamed Amine Tougaï (ES Tunis/Tunisie), Youcef Atal (Al-Sadd SC/Qatar).

Milieux : Ismaël Bennacer (Dinamo Zagreb/Croatie), Ramiz Zerrouki (Twente FC/Pays-Bays), Hicham Boudaoui (OGC Nice/France), Adam Zorgane (Union Saint-Gilloise/Belgique), Ibrahim Maza (Bayer Leverkusen/Allemagne), Farés Chaïbi (Eintracht Francfort/Allemagne), Houssem Aouar (Al-Ittihad Djeddah/Arabie saoudite).

Attaquants : Ilan Kebbal (Paris FC/France), Mohamed Amine Amoura (VfL Wolfsburg/Allemagne), Riyad Mahrez (Al-Ahli SC/Arabie saoudite), Anis Hadj Moussa (Feyenoord/Pays-Bas), Baghdad Bounedjah (Al-Shamal SC/Qatar), Monsef Bakrar (Dinamo Zagreb/Croatie), Adil Boulbina (Al-Duhail SC/Qatar), Redouane Berkane (Al-Wakrah SC/Qatar).

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Lutte contre la corruption en Algérie : Mme Mesrati ne connaît ni le dictionnaire, ni le droit

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Mme Salima Mestrati
Mme Salima Mestrati, patronne de la haute autorité de lutte contre la corruption.

Mme Salima Mesrati est ce qu’on appelle un officier subalterne dans un système répressif. Elle a été nommée par César en 2022 à la présidence de la Haute autorité de la transparence, de la prévention et de la lutte contre la corruption. 

La haute fonction dans un organisme au titre aussi long que le bras nous balance à la figure trois mots comiques en cette situation, Transparence, prévention et lutte contre la corruption. La seule expression qui convienne à la réalité est « Haute atorité », une appellation tout à fait conforme à la dictature.

Commençons par le premier élément de mon titre, celui du dictionnaire. Manifestement madame Mesrati n’a pas lu une autre acception du mot corruption  donnée par le dictionnaire. 

A celle du domaine financier se rajoute celle de la corruption morale. Le dictionnaire nous dit que c’est ce qui propage des idées subversives (en fonction de celui qui les juge comme étant le cas). Elle est attribuée en même temps à celui qui est corrompu et à celui qui corrompt.

Salima Mesrati ne nous rend compte que des statistiques des poursuites contre la corruption financière. Non seulement elle ne comptabilise que ceux qui ont perdu les batailles dans les règlements de comptes des hommes au pouvoir et qui sont lâchés mais surtout, ses chiffres n’intègrent pas les esprits corrompus par les idées de liberté, de démocratie et d’humanisme. 

C’est vrai que les incarcérés corrompus par des idées politiques malsaines sont dans la liste du ministère de l’intérieur et de la justice, ils ne sont pas de la compétence de l’organisme qu’elle préside.

Les statistiques de la Haute autorité ont donc un trou béant de plusieurs centaines d’individus corrompus dans leur esprit.

Pour le second mot de son ignorance qui en découle, on peut être persuadé que Salima Mesrati n’a jamais entendu parler de Socrate qui est le personnage fictif à travers lequel s’expriment Platon et Xénophon. Le philosophe avait été condamné à mort pour avoir « corrompu » (c’est le mot repris dans la majorité des traductions) le cerveau des jeunes en introduisant des idées subversives, entre autres accusations.

Quant au droit, on nous présente Salima Mesrati comme « une experte du droit constitutionnel », ce qui est inlassablement repris dans les commentaires à son sujet (et peut-être même dans sa signature personnelle. À vérifier mais il est très probable que ce soit le cas comme des dizaines de douctours algériens autoproclamés).

Elle est constitutionaliste, enseignante à la faculté de droit, comme moi je suis Ulysse, roi du pays d’Ithaque dans la mythologie. Madame Mesrati a fait toutes ses études de droit en Algérie. Qui connait et a étudié le droit constitutionnel sait qu’il est profondément imbriqué avec l’histoire des idées politiques et constitue un socle de connaissance et de critique  de l’action publique.

Il ne faut pas se méprendre sur mon propos, une très grande partie des professeurs dans les universités algériennes ont une compétence des plus hautes. Mais imaginez-vous un seul instant un professeur de droit constitutionnel en Algérie se risquant à aller sur ce terrain glissant sans prendre de sérieux risques ? Les voyez-vous critiquer les passages les plus contraires au droit dans la constitution algérienne, ils sont nombreux ? Les voyez-vous s’engager dans l’analyse critique des actes institutionnels du régime policier et de leurs illégalités en vertu du texte suprême.

Il y a pourtant des exceptions, l’une d’entre elles est hors du droit constitutionnel mais peut être mise en correspondance avec mon analyse. Il s’agit d’un universitaire arrêté pour des propos controversés. L’historien Mohamed Lamine Belghit est poursuivi pour « atteinte à l’unité nationale » et « incitation à la haine raciale » après avoir assimilé, sur une chaîne de télévision émiratie, la dimension berbère du pays à un complot « colonial franco-sioniste ». 

La question n’est pas d’être d’accord ou non avec lui, que je le sois personnellement ou pas, il s’agit d’une parole libre d’un intellectuel, mais de rappeler qu’il entre dans la définition des esprits corrompus dans le dictionnaire du pouvoir algérien. 

Qu’importe d’ailleurs si l’historien sort du domaine de l’analyse des faits que doit faire l’historien pour en venir sur le terrain de l’opinion, il reste un citoyen libre. Monsieur Belghit est hors de la compétence de madame Mesrati. Décidément que lui reste-il dans son domaine de poursuite de la corruption ?

La présidente de la Haute Autorité a dû faire l’école buissonnière pendant ses cours de droit ou alors, elle est de ceux qui sont embrigadés par la doctrine officielle, ils sont une légion. Et d’ailleurs est-il possible de ne pas l’être lorsqu’un régime corrompu demande à ce qu’il soit poursuivi pour corruption par l’autorité qu’il nomme ? 

Ce serait comique, non ? Nous en avons l’habitude, c’est le cas par exemple des sénateurs qui sont nommés, notamment par Tebboune. Par la constitution ils ont la compétence de surveiller les actes du gouvernement. En quelque sorte le contrôlé qui contrôle ses contrôleurs. La présidente de la Haute autorité est la bonne personne pour se garder de franchir la frontière en essayant de comprendre l’incongruité.

Madame Mestrati, c’est cela un esprit corrompu. Je n’ai pourtant pas lu votre nom dans vos  statistiques.

Boumediene Sid Lakhdar

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Plus de 18 kg de cocaïne saisis à Oran

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Saisie de cocaïne à Oran
Saisie de cocaïne à Oran

Les services des Douanes d’Oran, agissant en étroite collaboration avec des éléments de l’Armée nationale populaire (ANP), ont mené une opération d’envergure qui s’est soldée par la saisie d’une quantité considérable de stupéfiants et l’arrestation de plusieurs individus.

​L’opération, qualifiée de « qualitative » par les autorités, a permis de confisquer plus de 18 kilogrammes de cocaïne et plus de 3 kilogrammes de kif traité. Cinq personnes, impliquées dans ce réseau de trafic, ont été appréhendées.

​Détails de la saisie

​Selon un communiqué détaillé des Douanes, les quantités exactes de drogues saisies sont de 18,074 kg de cocaïne et 3,380 kg de kif traité. Outre les stupéfiants et les cinq suspects arrêtés, les enquêteurs ont également mis la main sur des biens et des fonds liés à l’activité illicite.

​Le montant en espèces saisi s’élève à 2.228.000 de dinars algériens (DA). De plus, quatre véhicules et une motocyclette ont été confisqués, signalant l’ampleur et les moyens logistiques utilisés par les trafiquants.

​Les individus arrêtés ont été présentés devant le Procureur de la République près le tribunal de Fellaoucene pour répondre de leurs actes. Cette procédure marque le début de la phase judiciaire de l’affaire.

​Les Douanes algériennes soulignent que cette opération illustre le niveau élevé de coordination et la mobilisation permanente des différentes agences de l’État dans la lutte contre le trafic illicite de drogues. Cette action concertée vise à préserver la sécurité nationale et la santé publique.

Samia Naït Iqbal

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Loi de  finances 2026 : le texte signé par Abdelmadjid Tebboune 

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Abdelmadjid Tebboune a signé dimanche la Loi de finances pour l’année 2026,
Abdelmadjid Tebboune a signé dimanche la Loi de finances pour l’année 2026. Crédit photo : APS

Le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune a signé dimanche la Loi de finances pour l’année 2026, avant la tenue d’un Conseil des ministres, a annoncé la présidence de la République.

Le texte reconduit plusieurs mesures destinées à soutenir le pouvoir d’achat et à stabiliser les prix, notamment la prolongation jusqu’au 31 décembre 2026 des exonérations fiscales et douanières sur des produits de large consommation, dont l’huile brute de soja, le café, les légumes secs ainsi que les viandes blanches et rouges.

La Loi maintient également un taux réduit de 5 % des droits de douane sur l’importation de cheptels bovin et ovin destinés à l’abattage, ainsi que sur certaines viandes fraîches. Les exonérations fiscales sont prolongées pour plusieurs produits agricoles importés et locaux, dont le riz, les légumes secs, les fruits et légumes frais, les œufs et la volaille.

Les importations de café bénéficieront d’une exonération de TVA et de taxe intérieure de consommation, tandis que les têtes ovines importées pour l’Aïd El-Adha seront exonérées de droits et taxes sur la période allant d’avril 2025 à juin 2026.

Sur le plan social, le texte prévoit la prise en charge par le Trésor des intérêts des prêts bancaires liés à la réalisation de 300 000 logements en location-vente en 2026, dans le cadre d’un programme gouvernemental de deux millions de logements sur la période 2025-2030. Les délais d’acquisition des logements sociaux sont prolongés jusqu’à fin 2026.

La loi autorise par ailleurs l’exonération de droits et taxes pour l’importation de 10 000 bus destinés au transport collectif, afin de renouveler le parc national. Elle prévoit également une réduction des droits de douane sur les chauffe-eaux solaires, ramenés de 30 % à 15 %.

Les projections macroéconomiques tablent sur une croissance de 4,1 % en 2026, avec un PIB estimé à 41 878 milliards de dinars, porté principalement par les secteurs hors hydrocarbures, tandis que la contribution du secteur énergétique devrait rester quasi stable.

Samia Naït Iqbal

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Criminalisation de la colonisation française : le Parlement affine les derniers réglages

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Ibrahim Boughali, a présidé dimanche une réunion de travail consacrée aux ultimes préparatifs en vue de l’examen du projet de loi portant criminalisation de la colonisation française en Algérie
Ibrahim Boughali, a présidé dimanche une réunion de travail consacrée aux ultimes préparatifs en vue de l’examen du projet de loi portant criminalisation de la colonisation française en Algérie. Crédit photo : DR

Le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Ibrahim Boughali, a présidé dimanche une réunion de travail consacrée aux ultimes préparatifs en vue de l’examen du projet de loi portant criminalisation de la colonisation française en Algérie, un texte à forte portée symbolique et politique.

Selon les éléments communiqués à l’issue de la rencontre, les membres de la commission chargée de la rédaction du projet ont été informés de son inscription à l’ordre du jour des travaux parlementaires. Le débat en séance plénière est programmé pour le 21 décembre 2025.

Au cours de cette réunion, le président de l’APN a insisté sur la nécessité d’un suivi rigoureux du processus de discussion, appelant à garantir les conditions d’un débat « responsable et constructif », à la hauteur de la sensibilité du dossier et de sa place centrale dans la mémoire nationale. Il a souligné l’importance de traiter ce texte dans un cadre institutionnel maîtrisé, respectueux des exigences juridiques et des équilibres politiques.

La rencontre s’est tenue en présence du président de la commission de la défense nationale, compétente pour l’examen du projet de loi. Les échanges ont porté sur les aspects juridiques et organisationnels du texte, ainsi que sur les modalités pratiques de sa présentation et de sa discussion au sein de l’hémicycle.

L’inscription de ce projet de loi à l’agenda parlementaire intervient dans un contexte marqué par la persistance des débats mémoriels liés à la période coloniale, tant sur le plan national que dans les relations algéro-françaises.

La rédaction

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France : migrants soudanais et afghans sous OQTF, des vies suspendues

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OQTF

À Paris, Nazik A., 50 ans, parcourt régulièrement la place de la Nation, le téléphone en main, faisant défiler des images des massacres d’al-Fasher. Originaire de l’État soudanais d’Al-Jazirah, elle craint pour sa vie si elle devait retourner dans son pays. Depuis son arrivée en France en janvier 2019, sa demande d’asile a été rejetée, et elle a reçu une obligation de quitter le territoire français (OQTF) dès avril 2021.

Pourtant, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) reconnaît que sa région d’origine fait partie des zones soudanaises en proie à une « violence aveugle d’intensité exceptionnelle ». Malgré cela, Nazik reste sans statut légal, dépendante de la solidarité de sa communauté pour survivre, sans logement ni emploi stable.

La situation de Nazik n’est pas un cas isolé. Selon Eurostat, 1195 Soudanais ont été visés par une OQTF au cours des trois premiers trimestres de 2025. Sur cette même période, quinze renvois vers le Soudan ont été enregistrés, dont cinq dits « volontaires ». La Cimade alerte sur le fait que ces « retours volontaires » ne résultent pas toujours d’un consentement éclairé, mais peuvent résulter de pressions administratives exercées pour pousser les personnes à adhérer à un programme de retour.

L’association dénonce également le placement en centre de rétention administrative (CRA) ou l’assignation à résidence de personnes que l’on sait « inexécutables », comme de nombreux Afghans et Haïtiens. « Ces personnes sont maintenues dans la précarité », rappelle Mélanie Louis, responsable nationale des questions d’expulsion à La Cimade.

La France reste le pays européen qui prononce le plus d’OQTF, mais leur application reste limitée : en 2024, seulement 10 % des 130 000 décisions ont été exécutées. Toutefois, l’ouverture de « hubs de retours » à l’extérieur de l’Union européenne, validée par les Vingt-Sept le 8 décembre, pourrait changer la donne.

Face à cette situation, la Cimade demande qu’aucune mesure d’éloignement ne soit notifiée à des personnes « dans l’impossibilité de quitter la France et de se rendre dans leur pays de nationalité ou d’origine ».

Djamal Guettala 

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À Tunis, 4e samedi de mobilisation contre les restrictions des libertés

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Manifestation en Tunisie
La classe politique et la société civile mobilisées contre l'arbitraire de Kaïs Saïed. Crédit Photos : Yassine Gaidi

Des centaines de Tunisiens ont de nouveau défilé aujourd’hui dans les rues de la capitale, marquant pour la quatrième fois consécutive ce mois‑ci une mobilisation citoyenne contre ce que les manifestants dénoncent comme un recul des libertés publiques et une dérive autoritaire du pouvoir en place. 

Organisée à l’appel de partis politiques d’opposition, d’associations civiles et d’organisations citoyennes, la marche s’est élancée en milieu d’après‑midi depuis l’avenue des États‑Unis jusqu’à la place de l’Indépendance. Sous le slogan « Les chaînes se briseront », emprunté à un vers de l’hymne national, les participants ont scandé des appels à la liberté d’expression, à la fin des arrestations politiques et à la restauration des droits fondamentaux. 

Une opposition unie face au pouvoir

Cette mobilisation s’inscrit dans un mouvement d’ampleur croissante qui dure depuis plusieurs semaines, réunissant des forces politiques et sociales jusqu’ici fragmentées autour d’une même revendication : la fin de ce qu’ils qualifient de « règne solitaire » du président Kaïs Saied et la restauration d’un espace démocratique pluraliste. Selon des dépêches internationales, des activistes et figures de l’opposition de différents horizons ont convergé vers ce rassemblement, marquant un tournant dans l’unité de la contestation. 

Les manifestants ont notamment brandi les portraits de politiciens, journalistes et activistes emprisonnés, transformant la marche en un symbole de solidarité et de résistance face à une répression jugée sans précédent. 

Des condamnations politiques au cœur des griefs

Au centre de cette dissidence figure la récente condamnation à 12 ans de prison d’Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre, jugée dans une affaire dite de « complot contre la sûreté de l’État » ; elle est en détention depuis 2023. D’autres personnalités, parmi lesquelles Ayachi Hammami, Ahmed Néjib Chebbi et Chaïma Issa, ont également été incarcérées ou condamnées ces dernières semaines, selon des reportages locaux. Pas seulement, les procès de militants politiques, d’avocats se multiplie.

Pour les protestataires, ces lourdes peines et procédures judiciaires traduisent une instrumentalisation de la justice à des fins politiques, visant à étouffer toute opposition critique. 

Un contexte politique répressif

Depuis 2021, le président Kaïs Saied a concentré tous les pouvoirs entre ses mains, gouvernant essentiellement par décret et s’attirant les critiques tant internes qu’internationales pour la restriction des libertés démocratiques et l’affaiblissement des institutions indépendantes. Cette mesure autoritaire a suscité l’inquiétude de nombreuses organisations de défense des droits humains face à ce qu’elles considèrent comme un étouffement progressif de l’espace civique tunisien. 

Face aux mobilisations grandissantes, les autorités ont jusqu’ici répondu par des mesures judiciaires et policières visant à dissuader les opposants, mais sans parvenir à endiguer totalement le mouvement de contestation, désormais hebdomadaire dans les rues de Tunis. Le président tunisien se retrouve de fait de plus en plus isolé de la société civile et de la classe politique qu’il passe son temps à critiquer et à condamner.

Mourad Benyahia 

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L’Allemagne accuse la Russie de cyberattaques et d’ingérence électorale

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Hacker

L’Allemagne a formellement imputé à la Russie une attaque informatique visant son système de contrôle du trafic aérien ainsi qu’une campagne de désinformation lors des dernières élections législatives. L’ambassadeur russe à Berlin a été convoqué pour répondre à ces accusations, marquant une nouvelle étape dans la montée des tensions entre les deux pays.

Selon les autorités allemandes, ces actions s’inscrivent dans une stratégie de « guerre hybride » menée par Moscou en Europe depuis l’invasion de l’Ukraine en février 2022. Ce type de guerre combine moyens non conventionnels, sabotage, cyberattaques, espionnage et campagnes de manipulation de l’opinion publique, avec pour objectif de fragiliser les démocraties et semer le doute au sein des sociétés.

Le cyberincident visant le système de contrôle aérien, survenu en août 2024, aurait été orchestré par le groupe de hackers APT28, également connu sous le nom de Fancy Bear, réputé pour opérer sous les ordres du renseignement militaire russe (GRU). Cette attaque soulève des inquiétudes sur la sécurité des infrastructures critiques, notamment celles assurant le contrôle et la régulation du trafic aérien civil.

Parallèlement, la campagne de désinformation, baptisée Storm‑1516, aurait cherché à influencer les dernières élections fédérales allemandes. Elle a utilisé des contenus truqués, des deepfakes et des sites pseudo‑journalistiques pour manipuler l’opinion publique et semer la confusion autour des candidats et des partis politiques.

Berlin assure détenir des preuves « absolument solides » de l’implication directe de Moscou dans ces deux affaires, mais refuse d’en détailler le contenu pour protéger le travail de ses services de renseignement. De son côté, Moscou rejette catégoriquement ces accusations, qualifiant les allégations d’« infondées » et de « absurdes ».

Face à cette situation, l’Allemagne prévoit une série de mesures de rétorsion, en coordination avec ses partenaires européens. Ces mesures pourraient inclure des sanctions ciblées contre des acteurs impliqués, un renforcement de la surveillance des diplomates russes et une vigilance accrue sur les activités numériques susceptibles d’influencer l’opinion publique.

Cette affaire illustre l’intensification des tensions entre Berlin et Moscou et souligne la vulnérabilité des démocraties face aux stratégies hybrides, mêlant cyberattaques et manipulation de l’information. Depuis 2022, les pays européens multiplient les alertes et renforcent leurs dispositifs de cybersécurité pour contrer les tentatives d’ingérence et protéger leurs institutions.

Mourad Benyahia 

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L’Iran saisit un pétrolier étranger pour contrebande de carburant

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Un pétrolier saisit par l'Iran.
Un pétrolier saisit par l'Iran.

Les autorités iraniennes ont annoncé, ce samedi, la saisie d’un pétrolier étranger dans le golfe d’Oman et la rétention de son équipage, accusé de trafic de carburant. Ce précédent constitue l’une des plus importantes affaires de contrebande maritime récemment rendues publiques par Téhéran.

Le navire a été intercepté près de la ville côtière de Jask, transportant environ six millions de litres de carburant de contrebande, selon les autorités. Les inspections ont révélé l’absence de documents officiels de navigation ou de preuve concernant la cargaison.

Dix-huit membres d’équipage ont été arrêtés, dont le capitaine. Selon les médias iraniens, ils sont originaires de l’Inde, du Sri Lanka et du Bangladesh. Le procureur général de la province d’Hormozgan, Mojtaba Ghahramani, a expliqué que le navire avait ignoré les ordres de stoppage et tenté de fuir. Le système radar du pétrolier était éteint pendant la navigation, un signal sérieux d’activité illégale.

Cette saisie s’inscrit dans le cadre d’une campagne plus large de lutte contre la contrebande de carburant, alimentée par les différences de prix entre le marché local, subventionné, et ceux des pays voisins. Le trafic de carburant, terrestre et maritime, reste particulièrement actif vers les États du Golfe.

Les autorités iraniennes affirment que ces mesures visent à protéger les ressources nationales et à démanteler les réseaux organisés de contrebande. La zone maritime autour du golfe d’Oman et du détroit d’Hormuz demeure ainsi sensible et surveillée pour prévenir de nouvelles infractions.

Ce type d’opérations intervient dans un contexte où les tensions régionales et les enjeux énergétiques sont étroitement liés. Le détroit d’Hormuz, passage stratégique pour près de 20 % du pétrole mondial, est régulièrement le théâtre d’incidents maritimes, et la contrebande y ajoute une dimension sécuritaire et économique supplémentaire.

Pour Téhéran, la lutte contre le trafic de carburant est à la fois un enjeu économique et politique : protéger la population des fluctuations du marché et défendre les ressources nationales face aux réseaux illégaux. Cette saisie illustre la détermination iranienne à contrôler ses côtes stratégiques et à surveiller strictement la navigation dans les eaux territoriales.

Mourad Benyahia avec agences de presse iraniennes

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