4 avril 2025
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Ligue 1 Mobilis : l’USM Alger chute à El-Bayadh, la JS Saoura renverse l’O. Akbou

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L’USM Alger, battue en déplacement face au MC El-Bayadh (2-1), a raté l’occasion de rejoindre le CR Belouizdad à la deuxième place du classement, au moment où la JS Saoura a décroché une victoire renversante face à l’Olympique Akbou (2-1), lors de la suite de la 18e journée, devant se clôturer vendredi.

Dans un match disputé à huis clos, l’USMA s’est heurtée à une accrocheuse équipe du MCEB, qui a remporté une précieuse victoire, grâce à Sediri (32e) et Toumi (47e). L’unique réalisation des « Rouge et Noir » a été l’œuvre de la nouvelle recrue hivernale, l’attaquant burundais  Bonfils-Caleb Bimenyimana (71e).

Le MCEB, dont il s’agit de la première victoire contre l’USMA depuis son accession en Ligue 1 en 2022, confirme son redressement, depuis l’arrivée de l’entraîneur Lotfi Amrouche, et remonte au ventre mou du classement (8e place) avec 24 points.

L’USMA, qui concède sa troisième défaite de la saison, fait du surplace, ratant par là même l’occasion de rejoindre le CR Belouizdad à la deuxième place du tableau.

Au stade du 20-août 1955 de Béchar, la JS Saoura a activé le mode « second souffle », pour l’emporter au final face à l’O. Akbou (2-1). Menée au score à la pause, après avoir concédée l’ouverture du score signée Gherbi (24e), la JSS a raté un penalty par l’Ivoirien Bédi (38e).

En seconde période, les locaux ont renversé leur adversaire, en égalisant d’abord grâce à Akacem, sur penalty (59e), avant que le défenseur Zaâlani n’inscrive le but de la délivrance à la 80e minute.

A la faveur de cette victoire, la JSS, toujours invaincue à la maison, rejoint le CS Constantine et l’ES Sétif à la 6e place, avec 25 points chacun. L’Olympique Akbou, qui a essuyé son premier revers sous la conduite de l’entraîneur français Denis Lavagne, stagne à 12e position, en compagnie de l’USM Khenchela (20 pts), et ne compte désormais que trois points d’avance sur le premier relégable.

Dans les autres matchs de cette 18e journée, disputés mardi et mercredi, le CR Belouizdad s’est emparé de la deuxième place du classement, grâce à son succès à domicile face à l’US Biskra (2-0).

Au stade Nelson-Mandela de Baraki, sous le regard du sélectionneur national, Vladimir Petkovic, et celui de l’équipe A’, composée de joueurs locaux, Madjid Bougherra, le CRB a dû attendre la dernière demi-heure de jeu, pour faire la différence à dix, après l’expulsion du milieu camerounais Jacques Mbé (55e).

De son côté, l’USB continue de manger son pain noir, en alignant un douzième match sans victoire en championnat, et reste scotchée à la position de lanterne rouge avec 14 unités.

Dans la course au maintien, le NC Magra n’a pas fait mieux qu’un triste nul face à l’ESS (0-0). Un résultat qui n’arrange nullement les affaires du « Nedjm », qui se devait de réagir pour amorcer sa mission de sauvetage.

Sur une courbe ascendante depuis quelques journées, l’ASO Chlef, vainqueur sur le fil à domicile dans le derby face au MC Oran (1-0), s’est hissée provisoirement à la quatrième place, et revient à deux longueurs de la troisième place.

Au stade Mohamed Ben Saïd de Mostaganem, l’ES Mostaganem a renoué avec la victoire, en battant l’USM Khenchela (2-0), mettant fin à un triste bilan de dix matchs de rang sans victoire en championnat, mais stagne à la position de premier relégable. La formation khenchelie, dirigée sur le banc par l’entraîneur intérimaire Noureddine Maroc (après la démission de Chérif Hadjar, NDLR), concède un cinquième revers consécutif, toutes compétitions confondues.

L’épilogue de la 18e journée se jouera vendredi avec au programme les deux derniers matchs : JS Kabylie – Paradou AC (16h45), à huis clos, et l’affiche entre le leader le MC Alger et le CS Constantine (19h00).

APS

Baddari : l’Algérie sera une destination privilégiée pour les étudiants étrangers

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Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari a souligné, jeudi soir à Tlemcen, que le décret présidentiel, définissant les modalités d’inscription des étudiants étrangers fera de l’Algérie « une destination privilégiée pour les étudiants internationaux ».

Dans une déclaration à la presse, lors de sa visite à l’Institut africain de l’eau, des énergies renouvelables et des changements climatiques, situé au nouveau pôle universitaire de la commune de Mansoura, le ministre a souligné que « ce décret présidentiel, signé le 20 février courant, fera de l’Algérie « une destination privilégiée pour les étudiants internationaux, en particulier ceux issus des pays arabes et africains, ce qui témoigne de la qualité de l’enseignement supérieur algérien et de la capacité du peuple algérien à cohabiter avec des étudiants de diverses nationalités ».

« Ce décret apportera un grand bénéfice à l’enseignement supérieur et à l’université algérienne. Il contribuera à renforcer la visibilité des universités algériennes aux niveaux continental et international », a-t-il ajouté soulignant que cette initiative confère aussi à l’Algérie « une place stratégique dans le domaine de la formation universitaire » et renforcera l’enseignement supérieur dans le pays.

M. Bidari a également souligné que l’Université de Tlemcen figure parmi les établissements « pionniers » au niveau national en matière d’accueil des étudiants internationaux, avec plus de 500 étudiants issus de plus de 35 pays, principalement africains.

Il a ajouté que « l’Algérie est devenue un soft-power dans le domaine de l’enseignement et de la formation supérieure, formant une jeunesse instruite et cultivée provenant de divers pays africains ».

Grâce à cette influence, elle est aujourd’hui un leader dans le domaine éducatif africain et joue un rôle majeur sur la scène internationale en offrant à ces jeunes divers avantages en matière d’apprentissage, de recherche scientifique et d’entrepreneuriat ».

A noter que lors de sa visite d’inspection dans la wilaya, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a inauguré les nouveaux locaux du Laboratoire de fabrication (FAB LAB) et des startups au Centre de l’étudiant du nouveau pôle universitaire de l’Université « Aboubekr Belkaïd » de Tlemcen.

Il a également assisté à une présentation sur la stratégie de l’université en matière de coopération africaine à l’Institut africain de l’eau, des énergies renouvelables et des changements climatiques.

APS

Lina Soualem remporte le Prix Alice Guy 2025 pour « Bye bye Tibériade »

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Lina Soualem

La réalisatrice, scénariste et actrice franco-algérienne Lina Soualem a été distinguée par le Prix Alice-Guy 2025 pour son documentaire « Bye bye Tibériade ». Sorti en salle le 21 février 2024, ce film retrace l’exil et la mémoire de quatre générations de femmes palestiniennes, en s’appuyant sur l’histoire de sa mère, l’actrice Hiam Abbas.

Un prix qui met en lumière les réalisatrices

Fondé en 2018 par Véronique Le Bris, le Prix Alice Guy récompense chaque année un film réalisé par une femme et produit majoritairement en France. Son objectif : offrir une meilleure visibilité aux réalisatrices, encore sous-représentées dans le monde du cinéma.

Pour cette huitième édition, la délibération du jury a eu lieu le 25 février 2025 dans les locaux de la Scam. Le jury était composé de :

Jean-Pierre Améris, scénariste et réalisateur

Michaël Mélinard, journaliste et critique

Pauline Seigland, productrice

Kaouther Ben Hania, réalisatrice et lauréate du Prix Alice Guy 2024

Anna Mouglalis, actrice

Thomas Jolly, comédien et metteur en scène

Une émotion particulière pour la réalisatrice

Lina Soualem a accueilli cette distinction avec surprise et émotion : « J’ai découvert Alice Guy en même temps que le Prix qui porte son nom, lors de la sortie de mon premier film, Leur Algérie. C’est un honneur de le recevoir puisqu’il met en avant les femmes réalisatrices, dans un univers où leur place reste encore à défendre. »

Bye bye Tibériade, entre mémoire et transmission

Avec ce deuxième long-métrage, Lina Soualem confirme la singularité de son regard sur l’exil et l’héritage familial. Après Leur Algérie (2020), qui explorait les racines de son grand-père, elle plonge cette fois dans l’histoire de sa lignée maternelle, en tissant un récit à la fois intime et universel.

Nommé pour le César du meilleur film documentaire en 2025, Bye bye Tibériade s’impose comme une œuvre forte et poétique, où la mémoire personnelle rejoint l’histoire collective.

Une cérémonie sous le signe du cinéma et du souvenir

La remise officielle du Prix Alice Guy 2025 se tiendra au Max Linder Panorama, à Paris, entre fin mars et début avril. La soirée sera marquée par une projection du film en présence de la réalisatrice, de son équipe et des membres du jury. Elle s’inscrira également dans les célébrations des 130 ans du cinéma et rendra hommage à Alice Guy, pionnière du septième art.

En consacrant Bye bye Tibériade, le Prix Alice Guy met en lumière une cinéaste engagée, dont le travail interroge avec sensibilité les questions de mémoire et d’identité.

Guettala Djamal

Le Ramadan, voilà que revient la lune

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Prière
Image par Artadya Gumelar de Pixabay

Et voilà le ramadan qui réapparaît de nouveau, comme tous les ans. Et voilà que ses détracteurs, dont moi-même, reviennent à leurs claviers pour le fustiger. C’est tellement éternel que ces derniers continueront à le faire lorsque dans mille ans, le clavier d’ordinateur sera rangé au musée des technologies anciennes.

Et tous les ans nous, répétons la sempiternelle affirmation que nous ne sommes pas contre la notion de religion. Un laïc républicain défend la liberté de conscience aussi farfelue soit-elle. D’ailleurs que pourrait-elle être d’autre ? Il semble que l’illumination céleste rend sourd à tout rappel à ce sujet. C’est peine perdue que d’essayer d’expliquer et de convaincre devant le gigantesque mur de l’irrationnel.

Certes, l’irrationnel est consubstantiel à l’être humain, nous serions hors du champ de l’humanisme si nous essayons de le combattre. Ce qui est notre adversaire dangereux est la religion politique, celle qui abrutit, celle qui menace, détruit et assassine, celle qui contraint à ses usages par la terreur et l’embrigadement.

Interdire à une personne de s’adresser cinq fois par jour à l’invisible est un acte contraire à l’intelligence. Les être humains sont libres de leur choix. Est à peine risible, mais sans danger, celui qui croit que le messager de l’invisible marche sur l’eau, guérit les aveugles et reproduit les petits pains. Rien n’est dangereux dans la croyance d’un envoyé du ciel pour libérer son peuple en traversant des mers dont les eaux s’écartent à son passage. Rien n’interdit de penser qu’on se réincarne en animal si ce n’est qu’on n’a pas le choix sur lequel.

Trêve de plaisanterie, nous ne combattons pas les religions car l’humanité a autre chose à faire que d’essayer d’éliminer de si étranges croyances malgré les investissement colossaux de l’instruction scolaire pour bâtir un homme libre et conscient de la nécessité d’aller de l’avant pour le progrès bénéfique des peuples. 

Que la religion sorte de la constitution, qu’elle arrête d’embrigader les citoyens et de les terroriser, alors nous la laisserons en paix, nous défendrons ses adeptes et nous la respecterons.

Comment respecter une telle déviation des bases de la doctrine que la religion elle-même a décrétées. Le jeûne a été conçu pour la rédemption des âmes, la pénitence pour le pardon et le partage de la souffrance comme de la richesse en offrande aux autres.

Voilà que commence le festin, l’orgie et la démesure ostentatoire des soirées où des dépenses folles sont englouties dans une vaste course à la consommation. Chacun regardant son portefeuille avec pudeur par crainte de se sentir gêné, d’être accusé de mauvais musulman.

C’est le moment où les richesses inouïes s’étalent, sans pudeur d’avoir été souvent amassées avec des principes totalement contraires au message de la religion. Plus la population est engouffrée dans les ténèbres, plus ils s’enrichissent car elle est trop occupée à les combattre, elle prie et court aux dépenses sans fin.

La lune vient nous annoncer le début de l’immense hypocrisie d’un dogme crée pour aveugler un peuple et le mettre à genoux, dans le sens premier de l’expression.

Tous les ans, à cette même époque, je suis dévasté que mon pays entre dans les ténèbres avec une hystérie collective inexpliquée. 

Pourtant, nous les respecterons si la croyance est silencieuse, ce que le rapport individuel avec le divin exige.

Nous les respecterons autant que notre amour de nos parents et grands-parents était si grand que nous acceptions la religion comme lien affectif avec eux.

Qu’elle serait si belle, la religion, si elle ne se convertissait pas à chaque fois en une créature monstrueuse et dévastatrice envers l’espèce humaine et les hommes libres.

Qu’elle revienne à la raison et nous l’accueillerons avec notre conscience de démocrates et d’humanistes.  La zlebia, cette magnifique invention pour moi, en serait encore plus divine.

Boumediene Sid Lakhdar

Boualem Sansal, Anouar Haddam et notre faillite morale

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Boualem Sansal. Crédit : Pierrick Abaca

« Il faut donc nous méfier de ceux qui cherchent à nous convaincre par d’autres voix que celle de la raison. » Primo Levi

Dans l’Algérie d’aujourd’hui, un immense écrivain est jeté dans un cul-de-basse-fosse pour avoir exercé sa liberté d’expression, tandis qu’un ancien chef du terrorisme islamiste est réhabilité et accueilli avec les honneurs après plus de deux décennies d’exil.

Ce seul fait dit tout de la faillite morale d’un régime qui, depuis des dizaines d’années, n’a cessé de pactiser avec les ennemis de la République et de l’universalisme.

Anouar Haddam, l’un des idéologues du Front islamique du salut (FIS), organisation dont la branche armée a ensanglanté l’Algérie dans les années 1990, est aujourd’hui réhabilité par le pouvoir.

Oui, un homme qui a justifié et encouragé les massacres de civils, l’égorgement des intellectuels, le viol des femmes au nom d’une idéologie totalitaire, est réintroduit dans le jeu politique, légitimé, blanchi.

Pendant ce temps, un écrivain usé par la maladie, lui, croupit en prison pour avoir osé penser librement, pour avoir eu l’audace d’écrire.

L’histoire algérienne récente est un immense champ de ruines où la lâcheté des uns a rencontré l’aveuglement des autres. Dès les années 2000, le régime a choisi son camp : celui des bourreaux contre les victimes.

Sous couvert de réconciliation nationale, il a offert l’amnistie à des tueurs, à des violeurs, à ceux qui ont décapité, éventré, massacré des familles entières. Amnistier, certes, fait partie des prérogatives d’un chef d’État.

Mais amnistier sans juger, sans condamner, sans même nommer les crimes, c’est absoudre l’horreur, c’est légitimer le meurtre, c’est consacrer le triomphe de la barbarie sur la justice.

En Algérie, il vaut mieux avoir été un bourreau plutôt qu’une victime. Car là-bas, seuls les morts se taisent. Les survivants, eux, n’ont même plus le droit de crier leur douleur et jouent aux morts à leur tour. Ils doivent assister, impuissants, à la réécriture cynique de l’Histoire.

On voudrait leur faire croire que la décennie noire n’a jamais existé, que les islamistes n’étaient finalement que des égarés, des frères perdus qu’il fallait simplement ramener à la raison. Pire, demain, on finira par leur dire que ces bourreaux n’étaient même pas des Algériens, que cette guerre ne concernait pas l’Algérie, que tout cela n’était qu’un malentendu.

Mais nous savons. Nous n’oublions pas. Et nous ne pardonnons pas. La décennie noire n’était pas une abstraction, elle fut un projet politique précis : celui d’anéantir l’Algérie républicaine, de détruire l’universalisme, d’imposer par le sang une théocratie.

Ceux qui ont commis ces crimes n’étaient pas des résistants ni des militants, mais des assassins, des tortionnaires, des ennemis de la liberté.

Aujourd’hui, le régime qui les réhabilite et qui emprisonne ceux qui écrivent n’a plus aucune légitimité morale. Il est le fossoyeur de la mémoire et de la justice. Il ne construit pas l’Algérie, il l’enterre. Mais l’histoire, elle, finira toujours par juger. Et elle ne sera pas clémente.

Kamel Bencheikh

Tifawine : un voyage entre authenticité et modernité avec Noureddine Tabrha

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L’exposition Tifawine à Alger
L’exposition Tifawine à Alger

Le 15 février 2025, j’ai eu le grand plaisir de visiter l’exposition Tifawine à la Hala Art Gallery, un événement incontournable pour les amateurs d’art. Cette exposition met en lumière l’artiste aurésien, Nouredine Tabrha, dont le travail fascinant conjugue avec brio l’authenticité de ses racines culturelles et la modernité de sa démarche artistique.

Ce fut une véritable joie de retrouver Nouredine Tabrha, un artiste que j’admire pour sa capacité à donner une nouvelle vie aux symboles et motifs de son patrimoine amazigh, tout en les réinterprétant avec un regard résolument contemporain.

Originaire de Tadjmout, dans la wilaya de Biskra, Tabrha, peintre et sculpteur autodidacte, nous offre ici une œuvre qui va bien au-delà de la simple exploration esthétique. Tifawine, qui signifie « lumières » en amazigh, incarne cette fusion parfaite entre tradition et innovation, où lumière, couleur et texture s’entrelacent pour offrir une vision éclatante de son héritage.

L’exposition, qui se tient jusqu’au 4 mars 2025, propose une immersion dans l’univers unique de l’artiste, où chaque œuvre invite à une réflexion sur l’identité, la mémoire et la transmission de la culture à travers l’art. Les sculptures et les peintures de Tabrha rappellent l’importance de la lumière – qu’elle soit symbolique ou physique – pour éclairer notre perception de l’histoire et de l’art. Le vernissage du 8 février fut l’occasion de découvrir cet univers riche et puissant, et j’ai eu le privilège d’échanger avec l’artiste sur sa démarche et son processus créatif.

Je tiens à inviter tous les amoureux de l’art à découvrir cette exposition, qui est bien plus qu’une simple présentation de peintures et de sculptures. Tifawine est une rencontre avec l’histoire, la culture et un artiste dont le travail mérite amplement d’être découvert et apprécié. C’est un hommage à la lumière, à la tradition et à la modernité, une véritable immersion dans l’univers vibrant de Nouredine Tabrha.

Djamal Guettala

 Informations pratiques
L’exposition Tifawine est ouverte jusqu’au 4 mars 2025 à la Hala Art Gallery, située au 3, rue de Brazza, Colonne Voirol, El Mouradia, Alger. Ne manquez pas cette occasion unique de découvrir ces merveilles artistiques et de plonger dans un univers où l’art nous éclaire de toute sa modernité.

L’Algérie rejette la responsabilité de la crise sur la France

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Ministère des Affaires étrangères.

La crise entre Alger et Paris continue de s’aggraver, marquée par des tensions croissantes. Dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, l’Algérie dénonce son rejet catégorique des ultimatums et des menaces émanant de la France.

En conséquence, elle promet d’appliquer une « réciprocité stricte et immédiate » face à toute restriction imposée sur les mobilités entre les deux nations.

Ce communiqué souligne que l’Algérie n’est pas à l’origine de l’escalade des tensions, attribuant cette responsabilité intégrale à la partie française. L’Algérie a jusqu’à présent agi avec calme et modération, cherchant seulement à défendre les droits de ses ressortissants vivant en France. Elle affirme que ses actions sont justifiées par le droit français, les conventions bilatérales ainsi que les normes internationales, en lien avec la protection consulaire de ses citoyens.

La même source met également en lumière les manquements de la France, notamment par l’usage abusif de décisions administratives pour éloigner des ressortissants algériens, les empêchant de faire valoir leurs droits selon la législation française. Pour l’Algérie, l’usage des OQTF relève d’un abus. Pourtant, elle a bien refusé d’accueillir des ressortissants algériens expulsés de France.

Pour autant, l’Algérie insiste sur sa volonté de respecter un cadre juridique clair et équitable qui régisse les mobilités, tout en avertissant qu’il n’y aura ni sélectivité ni détournement des engagements pris en commun.

Droite dans ses bottes, l’Algérie rejette les tentatives d’intimidation et souligne son intention d’appliquer des mesures de réciprocité. Le communiqué réaffirme aussi que toute remise en question de l’Accord de 1968, déjà affaibli, pourrait aggraver la situation et entraîner une réponse similaire de la part d’Alger concernant d’autres accords.

«Toute remise en cause de l’Accord de 1968, qui a été au demeurant vidé de toute sa substance, sera suivie de la part de l’Algérie d’une même remise en cause des autres accords et protocoles de même nature, sans préjudice d’autres mesures que ses intérêts nationaux lui dicteraient d’adopter», avertit le ministère des Affaires étrangères.

Dans la foulée, l’Algérie voit dans la crise qui ronge les relations entre les deux pays la main de l’extrême droite. Elle souligne que les actions de l’extrême droite française, considérées comme revanchardes et haineuses, nuisent à la relation entre les deux pays. Elle conclut que cette dynamique a fait de la relation algéro-française un instrument de manœuvres politiciennes inacceptables. Pourtant, à l’origine, c’est bien Abdelmadjid Tebboune qui a rappelé l’ambassadeur d’Algérie en France suite à la reconnaissance par la France de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. De fil en aiguille, les relais du pouvoir sont partis en guerre contre la France, la renvoyant à son passé de puissance coloniale.

Contrairement aux précédentes réponses d’Alger, ce communiqué a une tonalité défensive. Ses rédacteurs ont évité de surenchérir sur la question comme d’ailleurs sur la question sahraouie. L’Algérie prépare-t-elle l’opinion à un changement de braquet ? Rappelons que le régime algérien était également parti en guerre pendant plusieurs mois contre l’Espagne suite à la reconnaissance du plan sahraoui de Mohammed VI.

Dans un premier temps, Tebboune avait rappelé l’ambassadeur algérien à Madrid avant d’envoyer un autre quelques mois plus tard, allant même jusqu’à qualifier l’Espagne de pays ami. Pourtant, celui-ci n’a nullement sa position sur la question sahraoui.

Il faut rappeler enfin que les relations algéro-françaises connaissent des crises depuis les lendemains de l’intronisation d’Abdelmadjid Tebboune à la présidence. Faut-il rappeler qu’il est allé jusqu’à rappeler l’ambassadeur pour la simple diffusion de documentaires par des télévisions françaises.

« Le caractère récurrent de programmes diffusés par des chaînes de télévision publiques françaises, dont les derniers en date sur France 5 et la Chaîne Parlementaire, le 26 mai 2020, en apparence spontanés et sous le prétexte de la liberté d’expression, sont en fait des attaques contre le peuple Algérien et ses institutions, dont l’ANP et sa composante, la digne héritière de l’Armée de libération nationale (ALN) », pouvait-on lire dans le communiqué justifiant cette mesure. Donc, le régime entend non seulement dicter la diplomatie à la France mais aussi ses programmes de télévision !

Sofiane Ayache

Ligue 2 Mobilis : le match entre MB Rouissat et l’USM Harrach annulé à cause des scènes de violence

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Violence dans les stades
La violence pourrit le football

Le match entre le leader MB Rouissat et son dauphin, l’USM Harrach, qui devait se jouer dans l’après-midi de ce jeudi à Ouargla, a été annulé par l’arbitre Youcef Gamouh avant son début en raison de graves incidents ayant fait des blessés parmi les dirigeants et les joueurs de l’équipe visiteuse.

Le directeur sportif de l’USM El Harrach, Mustapha Maza, a été aspergé d’une substance acide au niveau des yeux, nécessitant une prise en charge médicale immédiate. Les premières évaluations médicales indiquent des lésions oculaires dont la gravité reste à déterminer.

La 21ᵉ journée du championnat de Ligue 2 de football, prévue ce jeudi et vendredi, s’annonçait cruciale pour les prétendants à l’accession en Ligue 1. En effet, tous les regards étaient tournés vers le stade d’Ouargla, où le MB Rouissat (48 points) devait recevoir l’USM Harrach (43 points).

À huit journées de la fin du championnat, ce match entre le MB Rouissat et l’USM Harrach avait été classé sous haute tension car l’enjeu était capital pour l’obtention du seul billet d’accession en Ligue 1. En effet, une victoire des locaux leur offrirait une avance confortable de huit points, tandis qu’un succès des visiteurs réduirait l’écart à deux points, relançant ainsi la course à la montée.

La violence dans les stades algériens n’est malheureusement pas un phénomène nouveau, mais un problème endémique. Chaque saison, de nombreux incidents majeurs sont rapportés dans les différents stades, avec de nombreuses agressions physiques et des dégradations des infrastructures sportives.

Malgré une présence policière accrue dans les stades et l’installation de systèmes de surveillance, les autorités ont du mal à endiguer ce phénomène qui perdure depuis des années.

Rabah Aït Abache

Abdullah Öcalan appelle les combattants du PKK à déposer les armes

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Abdullah Öcalan, le chef kurde, appelle à la dissolution du PKK
Abdullah Öcalan, le chef kurde, appelle à la dissolution du PKK

Dans une déclaration lue par des députés kurdes qui lui ont rendu visite jeudi 27 février dans sa prison au large d’Istanbul, le fondateur et chef historique du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan, a appelé à la dissolution du mouvement armé. Il a également appelé les hommes du PKK à déposer les armes. 

Voilà une information historique pour le peuple kurde mais pour la Turquie aussi. Dans ce message très attendu, Abdullah Öcalan, 75 ans, indique répondre ainsi aux autorités turques et aux « autres partis » au terme d’un processus initié à l’automne par le principal allié du président Recep Tayyip Erdogan, le nationaliste Devlet Bahceli. « L’appel lancé par M. Devlet Bahceli, ainsi que la volonté exprimée par M. le Président, ainsi que les réponses positives des autres partis politiques à cet appel, ont créé un environnement dans lequel je lance un appel au dépôt des armes et j’assume la responsabilité historique de cet appel », indique le leader kurde.

« Comme le ferait toute organisation ou parti moderne dont l’existence n’a pas été abolie par la force, convoquez votre congrès et prenez votre décision: tous les groupes doivent déposer les armes et le PKK doit se dissoudre », conclut-il. Ce message, attendu depuis des semaines, a été lu en kurde puis en turc devant une foule compacte de journalistes réunis dans un hôtel du centre d’Istanbul, devant une large photo montrant le chef historique du PKK, les cheveux blanchis, une feuille blanche en main.

Dans une note dévoilée à l’issue de cette lecture par un autre député du DEM, Abdullah Öcalan souligne toutefois que son appel nécessite « la reconnaissance de la politique démocratique et une dimension juridique ». C’est un message pour les autorités turques. Tous les regards sont aussi tournés vers le PKK, rapporte notre correspondante en Turquie, Anne Andlauer. Ces derniers mois, les chefs militaires du groupe, installés dans le nord de l’Irak, se sont plusieurs fois dits prêts à obéir aux instructions d’Abdullah Öcalan tout en réclamant, en échange, de pouvoir communiquer directement avec lui. Les autorités turques n’ont rien promis publiquement à ce sujet.

Le président de la région autonome du Kurdistan d’Irak, Nechirvan Barzani, a salué jeudi l’appel du chef PKK. « Nous accueillons chaleureusement le message d’Öcalan (…) et nous appelons le PKK à s’y conformer et à le mettre en œuvre. Nous, dans la région du Kurdistan, soutenons pleinement le processus de paix », a-t-il dit.

Le chef des Forces démocratiques syriennes (FDS) Mazloum Abdi, dominées par les Kurdes, a, lui, salué « cette initiative de manière positive car il s’agit de paix ». En revanche, il a déclaré que les forces kurdes de Syrie n’étaient pas concernées par l’appel à déposer les armes. Selon lui, la demande du chef du PKK « le concerne lui et ne concerne pas nos forces ».

« Détermination » à tourner la page de la lutte armée

Le PKK est en lutte armée depuis des années contre le pouvoir en Turquie. Il est classé comme un groupe terroriste par Ankara et ses alliés occidentaux – États-Unis, Union européenne ou encore Royaume-Uni -. De son côté, le dirigeant et fondateur Abdullah Öcalan, arrêté en 1999 lors d’une opération digne d’un film hollywoodien menée par les forces de sécurité turques au Kenya après des années de cavale, purge une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle dans l’île-prison turque d’Imrali.

Abdullah Öcalan, 75 ans, avait exprimé lors de précédentes rencontres avec des députés prokurdes sa « détermination » à tourner la page de la lutte armée. « Si les conditions se présentent, j’ai le pouvoir théorique et pratique de transférer le conflit du terrain de la violence au terrain juridique et politique », avait-il assuré fin octobre à l’un de ses interlocuteurs.

Ses deux précédents appels à la trêve, au début des années 2000 puis en 2013, avaient fait long feu, cédant la place à des flambées de violence. « Des millions de personnes prient pour une solution », a affirmé mardi le vice-président du DEM, Tuncer Bakirhan.

« Respecter les droits culturels et démocratiques des Kurdes de Turquie »
Dans un communiqué, le ministère allemand des Affaires étrangères a salué jeudi l’appel d’Abdullah Öcalan, le qualifiant de « chance historique ». « Mettre fin à la violence est une première étape importante, mais d’autres étapes sont nécessaires sur la voie d’une solution viable pour les habitants de la Turquie. Cela implique notamment de respecter et de garantir les droits culturels et démocratiques des Kurdes de Turquie », a ajouté le ministère dans un communiqué.

Cet appel est une « lueur d’espoir » pour la paix, a salué jeudi le secrétaire général de l’ONU, cité par son porte-parole. Antonio Guterres « salue cet important développement. Cela représente une lueur d’espoir qui pourrait mener à la résolution d’un conflit de longue durée », a déclaré Stéphane Dujarric à la presse.

Abdullah Öcalan, icône kurde par-delà les barreaux

Ennemi public numéro 1 et terroriste pour Ankara, héros de la résistance et figure incontestée de la cause kurde – cette minorité trans-étatique opprimée au Moyen-Orient – Abdullah Öcalan, continue à presque 76 ans et malgré son isolement sur l’île prison d’Imrali d’incarner les espoirs d’émancipation des Kurdes.

Issu d’une famille paysanne, originaire d’un village à la frontière syrienne, Öcalan s’engage à l’extrême gauche pendant ses études en sciences politiques à Ankara, ce qui lui vaut dès 1972 un 1er séjour en prison.

À 29 ans, il fonde le PKK, un parti marxiste-léniniste. Dans les années 80, fuyant la répression brutale qui suit le coup d’État militaire, il se réfugie en Syrie puis opte pour la lutte armée. Durant 4 décennies, l’insurrection coûtera la vie à plus de 40 000 personnes, civils et militaires confondus. En fuite et traqué en Europe, Öcalan est finalement capturé par les services secrets turcs à Nairobi au Kenya.

26 ans après son emprisonnement à vie, dépeint par la Turquie comme le cerveau d’une menace existentielle contre l’unité nationale, Abdullah Öcalan a renoncé au fil des ans à un État kurde indépendant pour prôner une autonomie politique au sein de la Turquie.

Avec RFI

Libye : le maréchal Khalifa Haftar reçu Emmanuel Macron

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Macron et Haftar
Macron reçoit Khalifa Haftar à l'Elysée

Le maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est de la Libye, était hier, 26 février, à l’Élysée. La présidence française n’a pas fait de commentaires sur cette visite. C’est le commandement général de l’Armée nationale libyenne qui l’a annoncée, évoquant une visite officielle.  

Cette rencontre marque la fin d’une période de refroidissement entre Paris et Benghazi. Elle intervient juste après le retour du président français des États-Unis et sa rencontre avec Donald Trump.  

Selon certaines sources, la présence russe en Libye a été au cœur des discussions, ainsi que les récents accords militaires entre l’Est libyen et la Biélorussie. Cette présence militaire russe s’est renforcée depuis les changements stratégiques opérés en Syrie en décembre dernier.  

Le communiqué publié depuis Benghazi précise que les échanges ont porté sur « les pistes de coopération qui servent les intérêts communs ». Côté libyen, on rapporte que le président Emmanuel Macron a souligné le « rôle clé » du maréchal Haftar « dans le processus politique », saluant les efforts des forces armées pour maintenir la sécurité et la stabilité en Libye.

Le pays s’apprête à désigner un gouvernement unifié pour sortir du chaos et ouvrir la voie aux élections générales tant attendues.  

La France demande la libération d’un opposant nigérien  

La question de l’opposant nigérien Mahmoud Sallah, arrêté dimanche 23 février par les forces de Haftar dans le sud libyen, a également été abordée.  

Selon le média libyen Fawasel, qui cite une source militaire proche de Khalifa Haftar, la France aurait demandé sa libération et s’opposerait à son extradition vers la junte militaire au pouvoir au Niger.  

Les discussions ont également porté sur des questions stratégiques, notamment la possibilité d’une présence française sur la base militaire de Louig, située à l’extrême sud de la Libye, à la frontière avec le Niger, une option souhaitée par Paris.

RFI

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