Le coordinateur national du Cnapeste, Messoud Boudiba victime de l'arbitraire.
Le juge d’instruction du tribunal de Hammam Dhalaa, dans la wilaya de M’sila, a placé, ce mercredi 26 février, Messaoud Boudiba, coordinateur national du Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste), sous contrôle judiciaire. Cette décision fait suite à son arrestation lors d’une manifestation devant la direction de l’éducation de M’sila, ont rapporté le média en ligne de langue arabe « Ultra Algérie ».
Celui-ci précise que la même mesure a touché également Boubaker Habet, secrétaire national chargé des conflits au sein du Cnapeste, lui aussi arrêté lors du même rassemblement de protestation.
Après leur audition, le juge d’instruction a ordonné leur libération, mais les a placés sous contrôle judiciaire, avec l’obligation de se présenter deux fois par semaine devant l’autorité judiciaire.
Ces arrestations s’inscrivent dans un contexte de tensions croissantes entre les syndicats de l’éducation et le gouvernement.
Depuis deux semaines, une coalition de quatre syndicats autonomes de l’éducation mène une grève cyclique, accompagnée de rassemblements devant les directions de l’éducation des wilayas.
Ces actions visent à protester contre la nouvelle loi portant statut particulier et le régime indemnitaire des personnels de l’éducation nationale, promulguée par le gouvernement et publiée au Journal officiel.
Le Cnapeste a dénoncé « toutes les politiques d’intimidation et de restrictions au travail syndical et à la lutte pacifique ».
Plusieurs coordinations de wilaya du Cnapeste ont condamné « les arrestations arbitraires dont sont victimes les enseignants alors qu’ils participent à des manifestations pacifiques pour revendiquer leurs droits légitimes ».
Les syndicats considèrent ces arrestations comme « une violation flagrante du droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique, qui sont des droits garantis par la Constitution ».
Ils ont réitéré leurs détermination à continuer leur lutte pour la dignité de l’enseignant.
Pour rappel, le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Saghir Saadaoui, a déclaré « illégale » la grève lancée par les cinq syndicats (Cnapeste, SNAPEST, CELA et MAJAL).
Le MEN a justifié cette position en affirmant que ces syndicats ne sont pas représentatifs, se fondant sur « une décision du ministère du Travail ».
Le ministre de tutelle a également souligné que ces organisations syndicales ont été officiellement informées de leur non-conformité à la nouvelle loi sur l’exercice syndical.
L’Algérie a exprimé sa vive « surprise et son étonnement » face aux récentes mesures restrictives imposées par la France concernant la circulation et l’entrée de ressortissants algériens détenteurs de documents de voyage spéciaux, qui les exemptent normalement de visa.
Le ministère algérien des Affaires étrangères a publié un communiqué mercredi, révélant que le ministre français des Affaires étrangères avait annoncé ces restrictions, affectant les Algériens titulaires de passeports diplomatiques ou de mission. L’Algérie souligne n’avoir reçu aucune notification préalable de ces mesures, contrairement à ce que prévoit l’accord bilatéral en vigueur.
Alger a qualifié ces actions de « nouveau maillon d’une longue chaîne de provocations », tout en affirmant que de telles mesures n’auront « aucun impact » sur le pays. Le gouvernement algérien a averti qu’il répondrait par des mesures « similaires, strictes et immédiates » à toute action portant atteinte à ses intérêts.
Le ministère des Affaires étrangères a également accusé la France de faire de l’Algérie le centre de « querelles politiques franco-françaises », orchestrées par l’extrême droite, et a mis en garde contre les conséquences « imprévues » de ces actions sur les relations bilatérales.
Mardi, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a confirmé l’imposition de « restrictions à la circulation et à l’entrée sur le territoire national » visant certaines personnalités algériennes. Il a précisé que ces mesures étaient « réversibles » et seraient levées une fois la coopération bilatérale rétablie.
M. Barrot n’a pas divulgué de détails sur le nombre de personnes affectées ni sur le calendrier de ces restrictions, mais a averti que la France était prête à prendre des mesures supplémentaires si la coopération n’était pas rétablie.
Œil pour œil, dent pour dent et tout le monde sera aveugle ! Telle est la séquence détestable que vivent ces deux pays et dont se repaissent les apprentis sorciers.
Tebboune et Macron, main dans la main : loin est ce temps.
L’atmosphère est lourde entre Paris et Alger. Le « couple » que les présidents Macron et Tebboune ont tenté de construire depuis 2020, censé instaurer une relation bilatérale durable et apaisée, est plus que jamais en péril.
Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse. Depuis quelques jours, le sort s’acharne sur les relations algéro-françaises. « A croire qu’il y a des parties que cette crise arrange particulièrement », suppute un journaliste français. La récente reconnaissance par la France de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental a agi comme un véritable séisme, ébranlant les fondations de cette relation que les défunts présidents Chirac et Bouteflika promettaient de hisser à un niveau d’excellence digne du traité d’amitié signé entre la France et l’Allemagne.
Un rapprochement prometteur, mais fragile
La visite d’Emmanuel Macron en Algérie en 2021 avait pourtant suscité l’espoir d’un nouveau départ. Les deux dirigeants avaient affiché leur volonté de tourner la page des contentieux historiques et de bâtir un partenariat fondé sur le respect mutuel et la coopération.
Cependant, les divergences profondes n’ont jamais totalement disparu. La question mémorielle, en particulier, reste un sujet sensible, et les déclarations parfois maladroites de part et d’autre n’ont pas arrangé les relations.
Des petites phrases assassines qui s’échangeaient comme dans un jeu de punchlines de part et d’autre de la Méditerranée ravivent des querelles qui iront crescendo.
Selon un article du journal Le Monde, le président Macron estimait, lors d’une rencontre à l’Elysée avec de jeunes Franco-Algériens, qu’après son indépendance en 1962, l’Algérie s’est construite sur « une rente mémorielle », entretenue par « le système politico- militaire ». La déclaration a mis le feu aux poudres du côté-ci de la Méditerranée. Un premier faux-pas qui malheureusement en suscitera d’autres.
Dans la presse algérienne, l’emballement est à son comble, à la mesure de la colère suscitée par la saillie macronienne parmi les hautes autorités du pays.
En signe de représailles, l’Algérie a décidé de rappeler son ambassadeur à Paris en consultation. Les avions militaires français de l’opération Barkhane au Mali ont été interdits de survoler l’espace aérien algérien. Depuis, les emportements deviennent le seul dialogue entre les deux autorités.
Les dagues sont tirées !
La réduction en 2021, de moitié des visas octroyés aux Algériens pour venir en France est venue s’ajouter à la liste de griefs qui vont aggraver un contentieux. Peu importe pour le régime algérien que cette mesure touche aussi la Tunisie et le Maroc. Alger s’est senti au centre dans le viseur de Paris. Même si les relations se sont cahin-caha rétablies, le feu brasillait sous la paille. Abdelmadjid Tebboune avait même annoncé une visite à Paris en automne 2024. Celle-ci devait aplanir bien des dossiers en suspens. Mais patatras, tout s’effondre fin juillet.
Le Sahara Occidental, pomme de discorde
Le 30 juillet 2024 survint un nouveau clash diplomatique. Après la lettre envoyée par Emmanuel Macron au roi Mohamed VI, lui annonçant le soutien français au plan d’autonomie marocain pour le territoire contesté du Sahara occidental, le chef de l’État algérien, Abdelmadjid Tebboune avait décidé le « retrait avec effet immédiat » de l’ambassadeur d’Algérie en France.
Le geste d’Emmanuel Macron a été perçu par Alger comme une trahison. Soutien historique du Front Polisario, l’Algérie y voit une remise en cause de ses intérêts stratégiques dans la région.
Cette prise de position française a eu un impact immédiat sur les relations bilatérales. Les échanges diplomatiques se sont refroidis, et les projets de coopération ont été mis en suspens. Depuis, bien des soubresauts médiatiques ont aggravé la crise. Un ministre, celui de l’Intérieur, rejoint par un orchestre crépusculaire de l’extrême droite ont fait de cette séquence une opportunité politique pour se positionner en vue de la présidentielle de 2027.
Ces derniers sont aidés par une engeance de jeunes pseudo-nationalistes qui croient défendre l’Algérie en semant leur fiel et leurs menaces sur les réseaux sociaux. Ces individus, appelés pompeusement « influenceurs », travaillent en réalité à contre-emploi contre les intérêts de l’Algérie mais aussi toutes les personnes de bonne volonté qui ont à cœur d’apaiser la tension.
Un avenir incertain
Si le divorce n’est pas encore consommé, les deux partenaires semblent désormais faire chambre à part. La confiance est rompue, et il faudra du temps et des efforts monumentaux pour la rétablir. Mais qui osera faire le premier pas pour amorcer la désescalade ? Si à Alger, personne ne peut oser moufter pour ramener le calme, à Paris, ce n’est pas mieux.
Les rares politiques ou intellectuels appelant à cesser la guerre des petites phrases contre l’Algérie pour passer à des questions plus sérieuses sont blacklistés par les médias, voire étouffés par le vacarme des va-t-en-guerre contre l’Algérie.
Visiblement, la perspective du reflux de la crise est loin d’advenir. A Alger comme à Paris, les motifs pour accentuer la brouille et nourrir le ressentiment ne manquent pas.
La récente décision de la France de restreindre l’octroi de visas aux hauts responsables du régime algérien a suscité une vive réaction en Algérie. Cette mesure, perçue comme un affront, a exacerbé une colère suscitée par les visites de Rachida Dati, ministre de la Culture, et de Gérard Larcher, président du Sénat, au Sahara occidental. Ces sorties ont ravivé les tensions, dans un contexte déjà marqué par une rhétorique algérienne centrée sur les crimes de la colonisation, un thème récurrent dans les médias et les discours officiels. Un signe que les autorités algériennes ne sont pas exemptes de critiques. Pas seulement.
Au-delà des déclarations revanchardes entendues ici ou là de la part de politiques français dont on connaît les positions, raisonnablement, l’Algérie ne peut dicter les choix diplomatiques de la France. En l’espèce, concernant la question sahraoui, n’a-t-elle pas agi de la même manière avec l’Espagne avant de se raviser et de parler maintenant de l’Espagne comme un pays ami ?
Les prix du pétrole ont augmenté lors des transactions asiatiques précoces ce mercredi, après avoir chuté la veille à leur plus bas niveau en deux mois, suite à des rapports indiquant une baisse des stocks de pétrole brut américain la semaine dernière.
Les contrats à terme pour le brut Brent ont augmenté de 27 cents, soit 0,4 %, pour atteindre 73,29 dollars le baril.
Les contrats à terme pour le brut West Texas Intermediate (WTI) américain ont augmenté de 25 cents, soit 0,4 %, pour atteindre 69,18 dollars le baril.
Des sources du marché ont déclaré, hier mardi, citant les données de l’American Petroleum Institute, que les stocks de pétrole brut avaient diminué de 640 000 barils pour la semaine se terminant le 21 février. Les données officielles sont prévues pour être publiées plus tard dans la journée.
Le MC Alger, vainqueur, dimanche soir face au Paradou AC 3-1 (mi-temps : 2-1), au stade olympique du 5-Juillet, a creusé l’écart en tête du championnat de Ligue 1 Mobilis de football, en clôture de la 17e journée.
Poussé par son large public, le MCA a entamé la partie tambour battant, chose qui a permis aux «Vert et Rouge» de trouver la faille dès la 10e minute sur une tête du défenseur Menezla.
La réaction de PAC a été timide. La défense mouloudéenne, bien regroupée au tour de son gardien N.2 Moussaoui, a bien veillé au grain.
Le MCA a accentué sa domination en faisant le break grâce à un autre défenseur : Halaïmia, qui a battu le portier adverse d’un tir puissant en pleine surface (37e).
Alors que les deux équipes s’apprêtaient à regagner les vestiaires, le PAC a réduit le score, contre le cours de jeu, profitant d’une boulette de Moussaoui, qui a glissé au moment de contrôler une balle remise par Ghezala, le milieu de terrain paciste, Kaassis, n’a eu qu’à pousser le ballon au fond des filets (44e).
Après la pause, le PAC est monté d’un cran pour espérer refaire son retard, mais c’est plutôt le MCA qui s’est montré le plus menaçant, en ratant plusieurs occasions, avant de se mettre définitivement à l’abri en ajoutant le troisième but par le rentrant Bayazid (90e+2).
A l’issue de ce succès, le Mouloudia compte désormais 34 points, et largue ses poursuivants directs : le CR Belouizdad et l’USM Alger, qui comptent 29 points chacun. De son côté, le PAC stagne à la 8e position avec 23 points.
Dans les autres résultats de cette 17e journée, le Chabab a concédé sa quatrième défaite de la saison, en déplacement face à l’ES Sétif (1-0), alors que l’USM Alger s’est imposée à la maison face au NC Magra (2-0), l’occasion du premier match du nouvel entraîneur brésilien des «Rouge et Noir», Marcos Paqueta.
Au stade de l’Unité maghrébine de Bejaïa, l’Olympique Akbou et la JS Kabylie se sont séparés sur un score vierge (0-0), dans un derby qui n’a pas tenu ses promesses.
A Constantine, le CSC a concédé un nul, au goût d’une défaite, à domicile face à l’ASO Chlef qui n’a rien lâché (2-2). Une contre-performance qui a privé le club constantinois de rejoindre le «Big Four», alors que les Chélifiens se hissent à la 6e place.
Dans le bas du tableau, les deux relégables : l’US Biskra et l’ES Mostaganem, ont échoué à se relancer dans la course au maintien. Si l’USB a été tenue en échec à la maison face au MC El-Bayadh (0-0), l’Espérance s’est inclinée en déplacement dans le derby face au MC Oran (1-0).
De son côté, l’USM Khenchela continue de manger son pain noir, en essuyant une sévère, et inattendue défaite, à domicile face la JS Saoura (1-3). Un quatrième revers, toutes compétitions confondues, non sans conséquences, puisque l’entraîneur khencheli, Chérif Hadjar, qui a annoncé sa démission à l’issue de la partie.
La 18e journée du championnat, débutera mardi, et s’étalera jusqu’au vendredi, avec notamment au menu l’affiche entre le MCA et le CSC.
Karim Tabbou, opposant politique soumis à l’obligation de pointer dans une caserne, a rendu publique une déclaration dans laquelle il expose l’arbitraire dont il est victime et interpelle le ministre de la Justice, Lotfi Boudjemaa, qui se pique de défendre le droit des Algériens.
J’ai accompli hier le lundi 24 février 2025 l’obligation de signature sur le registre de mon contrôle judiciaire au niveau de la caserne relevant de la sécurité intérieure.
Ce contrôle judiciaire, outre son caractère injuste et injustifié, sert de moyen de pression contre les militants pour tenter de les faire renoncer à leur combat.
Un chantage judiciaire qui apporte la preuve que la justice a cessé de servir le Droit, reléguée à un simple instrument de manipulations politiciennes.
Les propos cyniques du ministre de la Justice devant les députés, menaçant d’utiliser son épée qu’il a décrite comme étant tranchante contre les citoyens et les militants politiques achèvent d’apporter la preuve de cette instrumentalisation.
La question se pose : contre qui cette épée sera-t-elle utilisée et sur qui sera-t-elle si tranchante ?
Contre des citoyens qui expriment leurs opinions sur les réseaux sociaux !
En tant que citoyen algérien, vivement préoccupé par la situation politique de mon pays et inquiet de l’avenir de ses enfants, je m’élève contre ces propos et regrette le caractère excessif et surtout accusateur du discours du ministre de la Justice.
Monsieur le ministre,
Vos propos sont allés au-delà de vos attributions légales. Ils confondent entre les plaidoiries d’un procureur lors des sessions criminelles et le discours d’un ministre devant une assemblée nationale censée, pourtant, être l’instance représentative du peuple !
Dans les pays démocratiques, lorsqu’un ministre est invité à répondre aux questions des députés – représentants du peuple –, il doit impérativement respecter la loi, se limiter à ses seules attributions légales et à faire preuve de retenue !
Votre discours ne fait que confirmer la justesse de notre combat en faveur d’un État de droit et d’une justice indépendante.
Il est plus qu’impératif que la justice se soustrait à cette conception erronée du droit et que cessent ces allures de potentat et cette paranoïa confondant le « moi » avec l’Etat et faisant de l’abus une preuve d’une prétendue fermeté et de l’élévation de la voix une attestation de courage !
La science juridique est si complexe et l’univers du droit si vaste qu’il a fallu des siècles aux penseurs pour théoriser les nobles valeurs humaines et les transformer en codes et lois capables d’assurer la justice et le bonheur de l’humanité !
La science juridique est loin d’être une simple conversation de comptoir. C’est un concentré de sciences : sociologie, histoire, philosophie, anthropologie, politique, etc.
𝗣𝗿𝗲𝗺𝗶è𝗿𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁, Monsieur le ministre doit savoir que fondamentalement la loi n’est pas une arme ; elle est l’expression de la volonté du peuple, l’outil essentiel qui permet d’organiser au mieux la vie publique et d’assure la protection des droits des citoyens. Elle ne peut en aucun cas être un instrument de répression utilisé pour faire taire les voix et restreindre les libertés.
𝗗𝗲𝘂𝘅𝗶è𝗺𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁, Monsieur le ministre doit comprendre que lorsqu’un pouvoir menace d’utiliser la « loi » comme une arme contre la libre expression politique des citoyens, il reconnaît implicitement son échec ainsi que son incapacité à trouver des solutions aux souffrances et aux préoccupations de ces derniers.
𝗧𝗿𝗼𝗶𝘀𝗶è𝗺𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁, Monsieur le ministre doit comprendre que le fait même de convoquer l’usage des lois, exclusivement dédiées, dans leur essence et leur esprit, à la justice, pour en faire un outil d’intimidation et de menace ne fera qu’altérer davantage la confiance des citoyens envers l’État et ses institutions.
Lorsqu’une loi devient une source de peur au lieu d’être un symbole de sécurité et d’équité, c’est que des tyrans sont aux commandes !
𝗤𝘂𝗮𝘁𝗿𝗶è𝗺𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁, Monsieur le ministre doit savoir que si la fonction de la loi est d’assurer la protection de la société et donc des citoyens contre les discours de haine, le chaos et la violence, cela n’autorise pas pour autant la remise en cause de l’expression libre des opinions et le droit à la critique.
La liberté d’expression est un droit constitutionnel garanti par les conventions et traités internationaux ratifiés par l’Algérie.
Confondre délibérément le discours politique critique de la gouvernance et du mode gestion de la cité avec un délit de diffamation, c’est faire preuve d’un manque d’éthique et du refus de la divergence des opinions.
𝗖𝗶𝗻𝗾𝘂𝗶è𝗺𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁, Monsieur le ministre doit faire un effort intellectuel pour être dans l’ère du temps et comprendre que les réseaux sociaux sont des plateformes d’expression. Plutôt que de lancer des accusations et des menaces contre leur utilisateurs, l’État aurait été mieux inspiré d’ y prêter une attention particulière, puisqu’ils servent de moyens d’alerte, mais également d’outils de transmission de l’information. Encore plus aujourd’hui avec la mort de la presse.
𝗦𝗶𝘅𝗶è𝗺𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁, nier l’existence de détenus d’opinion en Algérie, alors qu’ils sont des centaines de citoyens et de militants politiques arrêtés puis emprisonnés pour avoir exprimé leurs opinions critiques envers le pouvoir, à travers les réseaux sociaux, relève du mensonge d’État.
Monsieur le ministre, Dans votre discours devant l’Assemblée, vous avez sciemment confondu l’insulte et la diffamation avec la libre expression afin de tenter de tromper l’opinion publique, d’une part, et de vous accorder le droit de suspendre les libertés et d’interdire la parole, d’autre part.
Existe-t-il plus grande violation de la loi, un piétinement flagrant des droits du citoyen, lorsque celui qui est censé représenter la loi et veiller à son application foule au pied le fondamental du droit et proclame des sentences accusatrices contre des citoyens en se basant sur le contenu de leurs téléphones ?
N’est-ce pas une grave atteinte à leurs droits ?
N’est-ce pas là une atteinte caractérisée à la vie privée des personnes et une atteinte à leur honneur ?
Lorsqu’un responsable, de surcroit occupant un poste régalien, déclare publiquement traquer des citoyens en se basant sur les données trouvées sur leurs téléphones personnels et non sur leurs publications, il viole la loi et porte gravement atteinte à la Constitution. (La Constitution interdit à quiconque de consulter les correspondances personnelles et protège la vie privée des citoyens.)
S’il est bien connu que sous les régimes de dictature, les constitutions et les lois ne servent que de couverture légale aux dirigeants pour palier leur illégitimité et leur inefficacité politiques, l’histoire nous apprend, en revanche, que les régimes fondés sur la répression et qui s’appuient sur des lois liberticides portent en eux-mêmes les germes de leur propre destruction !
Monsieur le Ministre doit méditer le sort de ses prédécesseurs et en tirer les leçons qui s’imposent.
Où sont aujourd’hui Tayeb Louh, Mohamed Cheurfi, Ahmed Ouyahia ?…
En guise de conclusion, je m’adresse personnellement au ministre de la Justice en lui lançant un défi !
Monsieur le Ministre, Vous avez bien insisté sur le fait que vous allez utiliser votre « épée tranchante », notamment dans les affaires de diffamation, d’insultes et d’atteintes à l’honneur des personnes.
Alors, je vous expose mon cas et je vous mets devant vos responsabilités.
Vous n’êtes pas sans ignorer que j’ai déposé une réclamation auprès du procureur général de la Cour de Blida concernant des faits graves dont je suis victime. En effet, lors d’un procès tenu au tribunal de Boufarik, le procureur de la République avait proféré des insultes, des accusations graves, gratuites et infondées contre ma personne lors d’une audience publique, en me qualifiant de « terroriste classé ».
Une accusation qu’il a répétée à deux reprises devant un panel de plus de quinze avocats et des citoyens venus assister à ce procès.
Ces propos ont porté atteinte non seulement à mon honneur personnel, mais ont aussi attenté à mon image, à ma famille, à mes enfants et à mon parcours de militant enraciné dans les valeurs démocratiques et de respect.
Je vous mets au défi d’agir, de prendre des sanctions, de faire respecter la loi et surtout de prendre toutes les dispositions légales pour me réhabiliter et réparer le grave préjudice qui m’a été causé.
Monsieur le Ministre, je vous invite à lire Bulwer-Lytton et à méditer ses paroles : « La loi doit être une épée brandie pour protéger les faibles, et non une épée menaçant les innocents ».
« La loi doit être une épée forgée par le peuple et non par le gouvernement », soutient Tom Paine, tandis que Spinoza décrète que : « Les lois qui bâillonnent les bouches et brisent les plumes se détruisent elles-mêmes ».
Monsieur le Ministre de la Justice, le jugement de l’histoire est imparable : elle ne pardonnera jamais à ceux qui utilisent le pouvoir de la loi pour réprimer les citoyens et les emprisonner.
Quelque fussent les obstacles et les difficultés, le peuple ne cessera jamais de chercher la liberté et la justice.
Rien, ni personne ne pourra arrêter sa quête de ses droits.
Gloire à nos martyrs Mon soutien total aux détenus d’opinion.
Des « mesures de restriction de circulation et d’accès en France pour certains dignitaires algériens ont été prises » par le gouvernement, a révélé mardi le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot sur BFMTV. Faut-il s’attendre à un retour du bâton d’Alger ?
« Ce sont des mesures qui sont réversibles et qui s’éteindront dès lors que la coopération à laquelle nous appelons reprendra », a ajouté le ministre français des Affaires étrangères qui affirmait être prêt à se déplacer à Alger pour discuter avec les autorités algériennes. Néanmoins cette déclaration « belliqueuse » arrive à la veille d’une réunion interministérielle sur le contrôle de l’immigration sur fond de crise diplomatique majeure avec Alger.
Aucun détail de ces mesures ni qui les « dignitaires » qui seraient touchés, n’a été avancé par le ministre français des Affaires étrangères.
Les couteaux son tirés à Paris, comme à Alger. Les relations se résument donc à des petites phrases assassines et à des déclarations comminatoires qui n’ont pour effet que de creuser le différend entre les deux pays.
Les tensions entre l’Algérie et la France ne cessent de s’aggraver de semaine en semaine. Lundi dernier, un nouveau point de friction est survenu, alors que le chef du gouvernement français a qualifié d’“inacceptable” le refus des autorités algériennes de reprendre un de leurs ressortissants, un homme responsable d’un meurtre et de plusieurs blessures à Mulhouse, dans l’Est de la France, samedi soir.
Selon François Bayrou, le suspect, un Algérien de 37 ans, avait été présenté dix fois aux autorités de son pays pour qu’elles acceptent de le renvoyer chez lui, mais chaque fois la réponse avait été négative. Cette situation a fait naître un sentiment de colère au sein du gouvernement français, d’autant plus que cet homme avait déjà un passé judiciaire lourd, ayant été condamné pour apologie du terrorisme après être arrivé illégalement en France en 2014. Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a annoncé qu’il était désormais nécessaire de préparer des décisions fermes pour faire comprendre à l’Algérie la détermination de la France.
Cet incident survient à un moment où une réunion interministérielle sur le contrôle de l’immigration était déjà prévue pour mercredi, une occasion désormais cruciale pour aborder les relations avec l’Algérie. Sophie Primas, porte-parole du gouvernement, a suggéré que des mesures de rétorsion seraient envisagées. Elle a souligné qu’il n’était pas nécessaire de maintenir des quotas de visas aussi élevés, et a évoqué la possibilité de restreindre les visas pour certaines personnalités influentes dans les relations franco-algériennes.
Le député David Amiel, du parti présidentiel, a également plaidé pour la révision de l’accord de 2007, qui permet aux dignitaires algériens de se rendre en France sans visa. Il a ajouté que l’objectif était de faire pression sur le régime algérien, en ciblant sa “nomenklatura”, sans nuire aux citoyens ordinaires. Pour autant, cette mesure aura-t-elle quelque influence sur les dirigeants algériens ? Peu sûr.
Les revendications du parti d’extrême droite, le Rassemblement national (RN), se sont aussi intensifiées, avec des appels à la suppression des visas pour les responsables algériens et à la révision de l’accord d’association entre l’Union européenne et l’Algérie. Le leader du RN, Jordan Bardella, a réclamé une posture plus ferme envers Alger, dénonçant une “humiliation” de la France. Le président Emmanuel Macron, quant à lui, est resté silencieux sur cette question pour l’instant.
Les relations entre les deux pays se sont détériorées depuis l’été 2024, particulièrement après l’annonce du soutien de la France au plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental, un territoire disputé.
Depuis, les tensions ont continué à s’intensifier, notamment avec l’arrestation en Algérie de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, et l’arrestation de plusieurs influenceurs algériens en France pour apologie de la violence. Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, a dénoncé la dureté du régime algérien, évoquant notamment le cas de Boualem Sansal, dont la vie est en danger selon lui. Il a ajouté que la France ne pouvait pas accepter d’être humiliée par un tel traitement.
Par ailleurs, les tensions se sont aussi cristallisées autour du traitement réservé aux influenceurs algériens. Youcef A., alias « Zazou Youssef », a été condamné en France à 18 mois de prison ferme pour avoir incité au terrorisme sur TikTok. Le même jour, Boualem Naman, un autre influenceur algérien connu sous le nom de “Doualemn”, a vu six mois de prison avec sursis requis à son encontre en raison de vidéos jugées incitatrices à la violence.
Enfin, un nouvel élément pourrait encore compliquer les relations entre Paris et Alger. Le déplacement du président du Sénat français, Gérard Larcher, au Sahara occidental, prévu ce mardi, risque de raviver les tensions, exacerbant une situation déjà tendue.
Bien que l’opposition entre les deux mots soit aussi ancienne que leur définition et leur usage, ils ont fleuri récemment dans le langage et les comptes rendus d’actualité d’une manière exponentielle et inattendue. Tout est analysé en réflexion double, par le réel et le ressenti.
La première apparition étrange de cet usage, aujourd’hui généralisé, est celui des bulletins météorologiques. Si les deux notions sont connues depuis le début de la science météorologique, il y a encore quelques années il ne serait pas venu à l’idée des commentateurs de prétendre qu’il y aurait deux températures en même temps. Il faut reconnaître qu’il est étrange qu’on vous dise qu’il fera 12 degrés mais qu’en ressenti ce sera 14 degrés au soleil, l’inverse par le vent est aussi vrai.
Puis il y a un second exemple, lui aussi tout à fait récent dans le langage, l’appréciation du niveau de violence dans la société qui diffère entre la prise en compte des statistiques officielles et le ressenti de la population.
Pourtant la définition du réel est un fait qui existe, qui est certain, effectif ou démontré. On dit que c’est un fait objectivement mesurable. Il est normalement indépendant de la perception humaine qui est du champ du subjectif.
La température est ainsi mesurable et, si nous excluons son caractère prévisionnel, il y a bien effectivité du résultat par la méthode scientifique dont la plus ancienne est notre bon vieux baromètre. Comment alors mesurer le ressenti qui est exclusivement subjectif ?
Et même si la science nous dit qu’elle est dotée d’outils pour l’évaluation du ressenti, comment expliquer que deux personnes en un même lieu, le froid est ressenti par l’un alors que la seconde dit suffoquer de chaleur. La science météorologique nous dit qu’elle a des outils mais comment un outil peut-il mesurer un ressenti ?
Quant aux chiffres de la violence dans la société, ils sont issus de statistiques, aussi bien des administrations officielles que des organismes de toutes natures. On pourrait bien dire qu’il s’agit là de données objectivement mesurables mais on n’a jamais vu une population s’empêcher de craindre la violence par le seul ressenti issu des informations. On n’a jamais vu effectivement une personne consulter les statistiques ou faire référence à des commentaires rassurants pour refouler son ressenti.
Et voilà le problème posé qui nous fait réfléchir ensemble aujourd’hui. Le réel est constaté, démontré, qu’il soit visible ou non. C’est donc du domaine de la science qu’il s’agit. Mais là commence la difficulté car mêmes les spécialistes des sciences dures (ainsi sont-ils appelés, la physique, les mathématiques ou la biologie par exemple) nous prouvent continuellement que les affirmations de la science fluctuent avec la progression des connaissances à travers le temps.
Les sciences humaines sont encore plus explicites dans leur subjectivité puisqu’elles font référence à l’humain, chacun ayant un ressenti ou une interprétation différente.
Alors comment faire ? La réponse est toujours et éternellement rappelée dans la majorité de mes chroniques, c’est le recours à l’esprit de discernement construit par l’école. Pour cela, la condition essentielle est l’objectif de l’institution de cultiver l’esprit critique et non la pensée unique et le dogmatisme. Si j’ai un seul message important à faire passer dans la multitude de mes contributions, c’est bien celui de l’indispensable maîtrise du discernement.
Une société ne pourra jamais se débarrasser de l’irrationnel car elle est constituée d’êtres sensibles. Alors elle doit continuellement se convaincre qu’elle doit en même temps soutenir la science du réel et permettre l’équilibre des relations humaines avec le ressenti.
Entre ces deux écueils l’être humain n’a aucun autre choix que celui de se conformer à des règles qui pourront lui permettre de trancher au mieux qu’il peut. Pour la science, la règle est établie depuis quelques siècles seulement, c’est la méthode expérimentale qui valide une vérité scientifique du moment lorsqu’elle aboutit toujours au même résultat dans des conditions identiques.
Pour les sciences humaines, domaine privilégié du ressenti, ce sont les pensées qui se sont avérées les meilleurs conseillères d’un apaisement de la société dans ses multiples oppositions.
De ces deux positions, la meilleure voie qu’il est possible de prendre pour une société est donc la conciliation entre le réel et le ressenti. Mais pour ma part je suis convaincu que l’observation réelle établie par la science est la seule qui a prise sur moi même avec la connaissance de son caractère évolutif. Je suis un profond adepte de la rationalité et rejette par conséquent l’adhésion à l’irrationalité.
Mais je ne suis pas la société à moi tout seul. Alors il faut convenir qu’à la question posée par le titre on doit répondre que le réel et le ressenti ne sont pas toujours opposés.
Sansal emprisonné dans une aile de l'hôpital d'Alger.
L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, incarcéré depuis mi-novembre en Algérie, n’a pas entamé de grève de la faim ni arrêté son traitement médical, comme l’a affirmé son avocat à Paris, a assuré le bâtonnier d’Alger Mohamed Baghdadi. « C’est tant mieux pour lui, parce que cela aurait été préjudiciable pour sa santé », a déclaré mardi Mohamed Baghdadi au journal El Watan.
Dans une volte-face surprenante, l’écrivain Boualem Sansal a annoncé, selon Me Mohamed Baghdadi, sa décision de se défendre seul, déconstituant tous ses avocats, y compris Me Zimeray, son avocat français.
Selon Me Baghdadi, l’écrivain a exprimé le souhait de se défendre seul dans une lettre adressée au juge d’instruction. Aucun membre de la famille de Boualem Sansal n’est au courant de ce changement. Encore moins son éditeur. La décision intervient dans un contexte de tensions et de désaccords quant à la stratégie de la défense des droits de Boualem Sansal devant les juges, en raison de l’absence de sa défense constituée par son éditeur, Gallimard.
Me Zimeray, l’avocat français de l’écrivain Sansal qui s’est exprimé en son nom, depuis son incarcération n’a jamais pu obtenir de visa pour se rendre en Algérie. Les autorités algériennes ayant refusé, curieusement, de lui en délivrer. D’autant plus que la présence de l’avocat est jugée nécessaire lors des procédures pénales en Algérie.
Cet avocat parisien a exprimé publiquement ses inquiétudes quant aux conditions de détention de son client et a dénoncé des pressions exercées sur lui pour changer d’avocat.
Me Zimeray a notamment affirmé que Boualem Sansal aurait été contraint de le déconstituer en raison de sa confession juive. Des accusations que le bâtonnier d’Alger réfute catégoriquement, soulignant que de nombreux avocats juifs exercent en Algérie sans rencontrer de difficultés.
Me Zimeray n’a pas encore réagi, pour l’heure, a la lettre de déconstitution le concernant adressée par Sansal aux autorités judiciaires algérienne.
La décision de Boualem Sansal de se défendre seul, si elle s’avère vrai, soulève de nombreuses interrogations quant à la suite de la procédure. En effet, la complexité de l’affaire et les enjeux juridiques importants rendent la tâche ardue pour un non-initié au droit.
Le bâtonnier d’Alger qui a rapporté l’information a même exprimé son étonnement face à cette décision, tout en assurant que Boualem Sansal bénéficie de tous ses droits à la défense. Il a également souligné l’importance de la transparence et de la rapidité de la procédure, afin d’éviter toute désinformation et de garantir un procès équitable. Un bémol quand même, en Algérie, il est connu que la justice est inféodé au régime.
Par ailleurs, l’état de santé de Boualem Sansal suscite des inquiétudes. Agé de 75 ans, il est atteint d’un cancer. Bien que le bâtonnier d’Alger ait affirmé que l’écrivain n’a pas entamé de grève de la faim et que son traitement médical se poursuit, la situation reste fragile.
Le bâtonnier insiste sur le fait que Boualem Sansal bénéficie de tous ses droits à la défense. Il condamne toute forme de pression exercée sur le prévenu. Contrairement à certaines informations, Boualem Sansal n’a pas entamé de grève de la faim, affirme le bâtonnier d’Alger.
Il a même ajouté que son traitement médical se poursuit et donne des résultats positifs. A se demander si ce bâtonnier ne serait pas aussi médecin eu égard à ses assurances !!!
Le bâtonnier critique la désinformation véhiculée par certains médias, notamment français. Il souligne que Boualem Sansal reçoit régulièrement sa famille sans aucune entrave. Cependant, eu égard au secret qui entoure le dossier Sansal et aux pratiques de la justice algérienne, rien pour l’heure ne permet de corroborer ces déclarations avec certitudes.
Le président du Conseil de la nation, Salah Goudjil, a souligné, lundi à Alger, que ceux qui attaquent l’Algérie aujourd’hui en France sont « les descendants des colons qui ont pratiqué la politique de la terre brûlée entre le 19 mars et le 2 juillet 1962 », indique un communiqué du Conseil.
Animant une conférence à la Faculté de Droit de l’Université d’Alger 1, à l’occasion de la célébration du double anniversaire de la création de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et de la nationalisation des hydrocarbures, M. Goudjil a déclaré que « ceux qui attaquent l’Algérie aujourd’hui en France sont les descendants des colons qui ont pratiqué la politique de la terre brûlée entre le 19 mars et le 2 juillet 1962, et continuent dans la même voie aujourd’hui », ajoutant à ce propos, que « les promoteurs du néocolonialisme s’opposent au peuple français tout en prétendant le défendre ».
Il a évoqué à cette occasion, l’alliance du président français avec le makhzen marocain soulignant que la colonisation marocaine du Sahara occidental est « identique » à la colonisation française de l’Algérie, et que « l’Algérie distingue entre le peuple marocain et le Makhzen marocain, tout comme elle a distingué entre la colonisation française et le peuple français ».
Goudjil a noté que « la reconnaissance par la France de la position marocaine sur le Sahara occidental l’expose à une responsabilité historique en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, qui considère ce territoire comme occupé et devant être traité comme une question de décolonisation ».
Dans le même sillage, M. Goudjil a évoqué la brutalité sanguinaire des colons et leur duplicité, dont il a été témoin, rappelant que « les colons avaient armé des prisonniers européens de la 2ème Guerre mondiale pour tuer des Algériens lors des manifestations du 8 mai 1945, marquant le retour de la France à une politique d’extermination ».
Par ailleurs, le président du Conseil de la nation a fait savoir que « l’Algérie se porte bien aujourd’hui grâce au président de la République, Monsieur Abdelmadjid Tebboune, qui a tendu la main à tous, à l’image de la Déclaration du 1er Novembre, qui a unifié tous les Algériens pour le bien de l’Algérie ».
Il a souligné à ce propos, que « la justesse de cette comparaison est confirmée par le choix du 1er Novembre pour la consultation du peuple algérien par voie référendaire au sujet de la Constitution de 2020 ».
Goudjil a souligné également, que « le succès de la diplomatie algérienne au sommet de l’Union africaine confirme aux sceptiques que l’Algérie est l’Afrique et que l’Afrique est l’Algérie », rappelant la formation initiale du mouvement national dans les années 1920, lorsque ses pionniers avaient adopté le nom de l’Etoile Nord-Africaine.
Tout en rappelant en outre, les réalisations de l’Algérie, qui « se multiplient dans tous les domaines grâce à sa direction éclairée », M. Goudjil a appelé les jeunes à assumer leurs responsabilités envers l’histoire de leur pays et à être conscients de leur rôle dans le présent et l’avenir de l’Algérie.
A noter, que M. Goudjil a signé, à la fin de la conférence, le Livre d’Or de la Faculté où il a souligné que le président de la République a veillé avec une attention personnelle et sans précédent à « accorder l’attention nécessaire au dossier de la mémoire nationale, et qui s’est efforcé à renforcer le pays, ses institutions et son économie ».
« Il a également veillé à inclure dans la Constitution du 1er novembre 2020 des mesures permettant à l’Algérie de progresser sur la voie de la démocratie, de l’indépendance de la justice et de la diversification économique », a-t-il poursuivi.
Le président du Conseil de la nation n’a pas manqué de rappeler que « l’Algérie indépendante, au lendemain de son indépendance, n’avait aucun doute que l’indépendance politique, aussi importante soit-elle, resterait incomplète sans une indépendance économique qui la soutienne, renforce l’édifice national et consolide ses fondations », affirmant que « sur cette même voie, l’Algérie victorieuse continue d’avancer et de puiser dans sa détermination lorsqu’il s’agit de sa souveraineté et de la fierté de son peuple ».
« Une Algérie victorieuse qui déploie aujourd’hui les étendards de la dignité et fait entendre sa voix grâce à sa diplomatie et à sa politique étrangère solide sur les scènes continentale, régionale et internationale », a conclu M. Goudjil.
Etaient présents également à cette conférence le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, la ministre des Relations avec le Parlement, la famille révolutionnaire, des membres du Conseil de la nation et de l’Assemblée populaire nationale.
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