6 avril 2025
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Abdelaziz Khellaf, ancien chef de cabinet de Tebboune « refoulé de Paris »

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Abdelaziz Khellaf

Abdelaziz Khellaf, l’ancien directeur de cabinet du chef de l’Etat Abdelmadjid Tebboune a été empêché d’entrer sur le territoire français après son arrivée à Paris mardi dernier. 

C’est ce qu’a rapporté le site d’information algérien, Twala, en s’appuyant sur une source qu’il décrit comme fiable. Twala a indiqué qu’Abdelaziz Khellaf a passé une nuit à l’hôtel Ibis de l’aéroport d’Orly avant d’embarquer dans un vol en direction d’Alger.

La même source a expliqué que la police aux frontières française lui a demandé de présenter une attestation d’assurance voyage et un document prouvant son lieu de résidence en France, qu’il ne possédait pas.

Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a été enregistrée pour infirmer ou confirmer l’information.

Il n’est donc pas permis pour l’instant, de dire que l’empêchement d’un ancien haut fonctionnaire algérien d’entrer sur le territoire français est une mesure de rétorsion rentrant dans le cadre des tensions diplomatiques entre l’Algérie et la France. 

Qui est Abdelaziz Khellaf ?

Abdelaziz Khellaf n’occupe plus aucun poste officiel depuis octobre 2023, après qu’Abdelmadjid Tebboune l’a relevé de ses fonctions de conseiller et de ministre d’Etat, poste dans lequel il avait été nommé en mars 2023. Avant cela, il avait occupé le poste de directeur de cabinet de la présidence de la République depuis septembre 2021.

Khellaf est considéré comme l’une des figures les plus éminentes de l’administration de l’État algérien, puisqu’il a occupé plusieurs postes importants, notamment celui de directeur général de la Planification au ministère de l’Industrie et de l’Énergie (1970-1977), puis de secrétaire général du même ministère (1977-1980). Il a également occupé le poste de ministre du Commerce (1980-1986) puis de ministre des Finances (1986-1988).

En 1988, il est nommé ambassadeur d’Algérie en Tunisie pour un an, avant de revenir au gouvernement comme ministre d’Etat chargé des Affaires maghrébines (1989-1991), puis comme secrétaire général de la présidence de la République (1991-1992), et enfin comme ministre délégué chargé de la Coopération maghrébine (1992-1993).

La rédaction

Voix-Med Radio TV : rencontre avec Ali Aït Djoudi

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Voix Med

Le nouveau média en ligne Voix Med Radio TV a invité Ali Aït Djoudi, président de l’ONG Riposte Internationale.

A l’occasion de sa première édition, l’émission L’Opinion a donc invité Ali Aït Djoudi, qui a eu à expliquer l’origine de la naissance de cette ONG ainsi que ses combats pour le respect des droits humains en Afrique du Nord.

Ali Aït Djoudi s’est longuement expliqué sur les raisons qui les ont conduit ses compagnons et lui à créer cette organisation de défense des droits de l’homme à Paris. Riposte Internationale a d’ailleurs à son actif plusieurs rapports et ouvrages sur la situation politique en Algérie, comme celui consacré notamment au Hirak.

Cliquez sur le lien pour suivre l’émission

https://www.youtube.com/live/b_VbYhGotaY

Voix Med

Violences faites aux femmes : vers la mise en place de mécanismes de protection 

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Violence faite aux femmes

Le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition féminine a annoncé de nouvelles mesures pour renforcer la protection des femmes et lutter contre la violence. Cette initiative, qui s’inscrit dans une stratégie nationale plus large, vise à garantir un environnement sécurisé pour les femmes en leur offrant une assistance juridique, psychologique et sociale.

Lors d’une réunion de coordination, la ministre a insisté sur la nécessité de développer des mécanismes de protection efficaces et de les intégrer dans une stratégie globale. Cette dernière repose sur plusieurs axes prioritaires, dont l’amélioration des dispositifs de soutien et la sensibilisation de la société civile.

Parmi les mesures annoncées, on trouve la création d’un numéro vert pour signaler les violences, la mise en place d’une plateforme interactive pour la prise en charge des victimes, ainsi que l’élaboration d’un guide juridique destiné à mieux informer les femmes sur leurs droits.

Le ministère prévoit également de renforcer la formation des professionnels intervenant dans la protection des femmes et d’améliorer les structures d’accueil pour celles en situation de détresse. La sensibilisation est un autre volet clé de cette stratégie, avec l’organisation de journées d’étude sur la cohésion familiale et l’autonomisation politique des femmes.L

Mécanismes d’accompagnement des femmes

Dans ce cadre, les services centraux du ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition féminine ont été chargés de mettre en place plusieurs initiatives, notamment la création et le lancement d’un numéro vert pour signaler les cas de violence contre les femmes, la préparation d’une plateforme interactive pour la prise en charge globale des femmes victimes de violence, l’élaboration d’un guide juridique pour la protection et la promotion des droits des femmes, l’implication de divers ministères pour sensibiliser aux effets négatifs de la violence contre les femmes sur la famille et la société, l’organisation de sessions de formation pour les professionnels intervenant dans la protection des femmes, le renforcement des cellules d’écoute, d’accompagnement psychologique et d’orientation et l’amélioration des programmes de prise en charge dans les établissements spécialisés accueillant des femmes et des filles victimes de violence ou en situation de détresse.

Les mesures qui viennent d’être prises par le département de la ministre Soraia Mouloudji font suite aux décisions prises lors du dernier Conseil des ministres présidé par le président Abdelmadjid Tebboune 

Amnesty international s’implique

Amnesty International, par l’intermédiaire de sa branche en Algérie, a appelé à traduire la volonté politique exprimée par les autorités algériennes en matière de protection des femmes contre les violences en mesures concrètes et urgentes.

L’ONG a indiqué dans un communiqué qu’elle saluait la volonté exprimée par le président Abdelmadjid Tebboune de « renforcer la protection des femmes contre toutes les formes de violence et d’assurer leur sécurité, quel que soit leur rôle dans la société ».

Se référant à la récente déclaration du Conseil des ministres, elle a indiqué que la décision de charger le ministre de la Justice et le ministre de la Solidarité nationale de proposer des mécanismes juridiques supplémentaires constitue une étape positive qui mérite un suivi attentif.

Cette démarche, selon Amnesty International, s’inscrit dans la continuité des engagements pris par l’Algérie lors de son dernier Examen périodique universel (EPU) devant le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies.Lors de cet examen, l’Algérie s’était engagée à poursuivre la prévention et la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes et à renforcer le cadre juridique dans ce domaine.

Selon les résultats du collectif Féminicide Algérie pour l’année 2024, un total de 315 meurtres de femmes ont été enregistrés en Algérie durant la période allant de 2019 à 2024. Ces crimes se répartissent comme suit : 74 cas en 2019, 56 cas en 2020, 57 cas en 2021, 41 cas en 2022, 39 cas en 2023 et 48 cas en 2024.

Le groupe a déclaré que les statistiques indiquent que la majorité des auteurs sont des personnes connues des victimes. Le pourcentage de crimes commis par des partenaires ou des anciens partenaires était de 42,6 % (36,2 % étaient des conjoints et 6,4 % étaient des anciens conjoints).

Les membres de la famille représentaient également 27,7 % des auteurs : parents (8,5 %), enfants (8,3 %), frères (4,3 %), petits-enfants (2,1 %), cousins ​​(2,1 %) et beaux-parents (2,1 %). Les crimes restants (29,8 %) ont été commis par d’autres, notamment des voisins, des harceleurs ou des voleurs. 

En 2022, les statistiques policières ont révélé que 4 616 cas de violences contre les femmes ont été enregistrés, contre 6 930 cas en 2021.

Rabah Aït Abache

Simulacre de dialogue : le MEN persiste dans le mépris des revendications enseignantes

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Enseignants
Le statut particulier des enseignants suscite la colère de ces derniers.

Le dernier communiqué du ministère de l’Éducation nationale (MEN) publié jeudi dernier se veut un appel au dialogue avec les syndicats enseignants, mais il s’apparente en réalité à une tentative maladroite de masquer la répression et l’intransigeance du gouvernement. 

Au lendemain d’une vague de protestations massives, d’une grève largement suivie et réprimée, et de l’arrestation de plusieurs enseignants et syndicalistes, le ton condescendant du ministère illustre une fois de plus le caractère autoritaire du pouvoir.

Un dialogue de façade, un ultimatum déguisé

Le MEN affirme dans son communiqué « réaffirmer son engagement à maintenir un dialogue ouvert et constructif avec les partenaires sociaux », mais cette déclaration sonne creux face aux événements récents. La grève des syndicats autonomes, notamment le Cnapest et le CLA, a été violemment réprimée, les enseignants grévistes ont été intimidés et  arrêtés. Conduits aux commissariats, ils seront relâchés après plusieurs heures de garde-à-vue et leur soumission à un examen de situation.

Dns ce contexte, parler d’« ouverture au dialogue » relève de la pure hypocrisie.

Pire encore, au lieu de reconnaître la gravité de la situation et de répondre aux revendications légitimes des enseignants, le ministère adopte une posture paternaliste, félicitant les syndicats qui ont « assuré le bon déroulement des cours » et invitant ceux qui contestent la loi controversée à soumettre leurs propositions « avant la date limite » fixée au 20 du mois en cours.

 Loin d’un véritable appel au débat, ce communiqué ressemble davantage à un ultimatum imposé à des syndicats réprimés et criminalisés.

Un mépris flagrant des revendications syndicales

Les syndicats autonomes ne contestent pas seulement le contenu de la loi sur le statut particulier et le regime indemnitaire, mais dénoncent également un manque total de concertation en amont de son adoption. Au lieu d’intégrer les revendications des enseignants dans un cadre de négociation transparent, le gouvernement a imposé un texte rejeté en bloc par la profession. La réaction du MEN, en ignorant sciemment la contestation et en minimisant les conséquences de la répression, illustre une gouvernance autoritaire où la force prime sur l’écoute.

Le refus du ministère de reconnaître la grève et la vague de répression qui l’a accompagnée traduit une volonté de délégitimer les mouvements syndicaux opposés à la loi. Il ne s’agit pas ici d’un simple débat sur un texte de loi, mais d’une remise en cause plus large des libertés syndicales et du droit de grève dans le secteur de l’éducation.

Une fuite en avant du pouvoir

Comme le souligne l’universitaire et opposant politique Fodil Boumala dans un post publiésur sa page Facebook, « Face à la faillite de ses politiques sectorielles, à l’absence de débat public et à la suppression des libertés constitutionnelles, le pouvoir n’a d’autre solution que la répression ». Cette analyse reflète parfaitement la stratégie du gouvernement, qui, incapable de répondre aux revendications des enseignants, choisit la voie de l’intimidation et de la répression au lieu de la concertation.

Ce communiqué du MEN, loin d’apaiser les tensions, risque d’exacerber encore plus la colère des enseignants et des syndicats. En fermant la porte à une véritable négociation et en persistant dans le mépris des revendications, le gouvernement se dirige vers une confrontation prolongée qui pourrait gravement impacter le système éducatif.

Si le ministère veut réellement prouver sa volonté de dialogue, il devra commencer par cesser la répression et ouvrir de véritables négociations avec l’ensemble des syndicats. À défaut, ce simulacre de concertation ne sera perçu que comme une énième manœuvre pour imposer une loi rejetée par ceux qui font vivre l’école au quotidien.

Quatre syndicats vent debout

Quatre syndicats de l’éducation nationale, le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (CNAPESTE), le Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (SNAPEST), le Conseil des lycées d’Algérie (CLA) et l’Organisation des enseignants du moyen, ont émis des réserves concernant certains aspects contenus dans le nouveau statut particulier des fonctionnaires du secteur.

Au  lendemain de l’approbation en Conseil des ministres du statut particulier des fonctionnaires du secteur de l’éducation nationale, le ministre Mohamed Seghir Saâdaoui a réuni les représentants des syndicats du secteur auxquels il a exposé les grandes lignes du projet. Cependant, certains aspects de ce nouveau statut n’ont pas encore convaincu tous les partenaires sociaux. Ils ont exigé le brouillon de cette loi avant sa promulgation par le gouvernement.  Ce que le ministre de tutelle a refusé. 

Ce statut, qui régit les conditions de travail, les salaires, les promotions et les droits des enseignants et autres employés, a suscité moult interrogations et même un mécontentement chez les quatre syndicats en question, qui ont qualifié certains de ces aspects de « contradictoires » par rapport aux instructions et engagements du président de la République.

Dans un communiqué rendu public, la coalition syndicale a relevé plusieurs réserves. Ainsi, ces syndicats dénoncent le non-respect des directives du président de la République, qui avait demandé l’élaboration d’un statut visant à valoriser et renforcer la place des enseignants dans le secteur de l’éducation.  

Cependant, s’en remettre à l’arbitrage du chef de l’Etat soulève un flagrant manque de discernement politique de la part de ces syndicalistes. Ces militants ignorent ou font mine d’ignorer que le contenu de la loi portant statut particulier et régime indemnitaire qu’ils ont bruyamment rejetté a été promulgué par le Conseil des ministres. Donc validé de facto par un  chef de l’État dont la répression et le deni des libertés publiques constitue l’ADN de sa gouvernance.

Cette confession est d’un responsable d’un syndicat autonome de l’éducation joint au téléphone qui avoue n’avoir jamais perçu chez les pouvoirs publics une réelle volonté de promouvoir un statut particulier des travailleurs de l’éducation conforme à leurs  aspirations.  

Samia Naït Iqbal

Le ministère de l’Education appelle les syndicats à présenter leurs propositions sur le statut particulier

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Education nationale

Le ministère de l’Education nationale a salué, jeudi dans un communiqué, « l’adhésion positive » des organisations syndicales qui ont soumis leurs propositions concernant le statut particulier et le système de compensation, appelant les organisations syndicales qui n’ont pas encore soumis leurs propositions à le faire dans les délais fixés.

« A une semaine de l’expiration des délais fixés aux organisations syndicales accréditées auprès du secteur, pour soumettre leurs observations et propositions sur le statut particulier et le système de compensation », le ministère « salue l’adhésion positive des organisations syndicales qui ont fait preuve de professionnalisme en assurant le bon déroulement de la scolarité des élèves et la protection des établissements scolaires », précise le ministère

Le ministère a souligné qu’il « a reçu les propositions de 13 organisations syndicales », appelant, dans ce cadre, les organisations syndicales qui n’ont pas soumis de propositions à les soumettre dans les délais impartis, tout en saluant « l’importance du rôle du partenaire social ».

Le ministère a également réaffirmé son « engagement à promouvoir un dialogue responsable, à ouvrir des canaux de communication avec les partenaires sociaux afin d’améliorer les conditions des travailleurs et à garantir le bon fonctionnement du secteur ».

Il a aussi souligné « sa responsabilité envers tous les corps du secteur, les corps spécifiques de l’Education nationale et les corps communs, et son engagement à protéger le droit des partenaires sociaux à exercer leur droit syndical en toute liberté dans le cadre des lois 23-02 relatives à l’exercice du droit syndical, et 23-08, et leurs textes d’application, notamment le décret exécutif n 23-361 ».

Dans ce contexte, « le ministère appelle les organisations syndicales à respecter les conditions de conformité et les exigences de représentativité fixées par la loi 23-02, et les invite à redoubler d’efforts pour construire un Etat de droit », conclut le communiqué.

A rappeler que plusieurs dirigeants syndicaux ont été arrêtés dans plusieurs wilayas, à la suite du mouvement de grève du début de la semaine avant d’être relâchés.

Avec APS

L’Algérie apporte une contribution volontaire d’un million de dollars au MAEP

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Tebboune

M. Abdelmadjid Tebboune a annoncé, vendredi au siège de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba (Ethiopie), que l’Algérie avait décidé d’apporter une contribution volontaire d’un million de dollars pour soutenir le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP).

« Partant de l’engagement de l’Algérie à soutenir le MAEP et à lui permettre de s’acquitter de ses missions, mon pays a décidé d’apporter une contribution volontaire d’un million de dollars pour soutenir le processus d’évaluation, en exécution des conclusions qui en découlent », a déclaré le président de la République dans une allocution prononcée lors de sa présidence des travaux du 34e sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement du MAEP, en sa qualité de président de ce Mécanisme.

Soulignant que « la réunion d’aujourd’hui constitue une étape essentielle pour promouvoir la gouvernance et poursuivre l’action afin de parvenir à des solutions durables aux défis auxquels est confronté le continent », le chef de l’Etat a réaffirmé « l’engagement de l’Algérie, en tant qu’Etat fondateur de ce Mécanisme, à activer son rôle face aux défis actuels, notamment en ce qui concerne la consécration de la souveraineté du droit, la lutte contre la corruption et la promotion de la justice sociale et des droits de l’Homme ».

Des défis, ajoute Tebboune, qui « nous dictent de travailler dans un esprit de solidarité et de responsabilité pour surmonter les difficultés financières qui limitent la capacité du MAEP à atteindre les nobles objectifs pour lesquels il a été créé ».

Avec APS

Sommet de l’UA : l’Algérie et le Maroc s’écharpent pour de postes clés

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Union africaine

Le 12 février 2025, un nouveau chapitre dans la confrontation diplomatique entre l’Algérie et le Maroc s’est ouvert avec la première manche d’une bataille qui oppose les deux pays au sein de l’Union africaine (UA). Ce sommet va montrer la capacité et les limites en matière d’influence de chacun des deux pays.

Abdelmadjid Tebboune, est arrivé, jeudi en début de soirée, à Addis-Abeba, capitale d’Ethiopie, pour prendre part aux travaux de la 38ème session ordinaire du sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine (UA). Le rendez-vous continental est d’importance.

L’Algérie, désireuse d’obtenir un siège au Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA, a vu ses ambitions contrariées par le Maroc, qui détient ce poste stratégique depuis trois ans. L’élection a été reportée après un intense lobbying de part et d’autre, aucun des deux rivaux n’ayant réussi à obtenir la majorité des deux tiers nécessaire pour remporter le poste réservé à l’Afrique du Nord. Le statu quo persiste, et cette première manche s’est donc soldée par un match nul.

Cet échec n’a toutefois pas mis fin à la guerre diplomatique entre les deux pays voisins. Un nouveau duel se profile, cette fois pour le poste de vice-président de la Commission de l’UA, un poste clé qui sera élu ce week-end à Addis-Abeba.

L’Algérie et le Maroc mènent une campagne diplomatique féroce pour faire élire leurs candidats respectifs : l’ambassadrice algérienne auprès de l’UA, Selma Haddadi, et la Marocaine Latifa Akharbach, actuelle présidente de la Haute autorité de la Communication audiovisuelle du Maroc. Les enjeux sont colossaux, car ce poste de vice-président implique des responsabilités cruciales, et sa possession permettrait à l’un des deux pays de renforcer son influence au sein de l’Union africaine.

Le stress est palpable dans les coulisses de cette nouvelle bataille diplomatique. Un membre de la délégation marocaine a confié que l’élection au CPS a montré que certains électeurs n’hésitent pas à changer de position, rendant l’issue de ce duel particulièrement incertaine.

Pour appuyer sa candidate, le chef de l’Etat algérien Abdelmadjid Tebboune a décidé de se rendre en personne au sommet des 15 et 16 février 2025. L’Algérie espère ainsi éviter toute marginalisation au sein de l’UA, un scénario redouté par les autorités algériennes car si elle échoue à avancer ses pions à ce sommet cela constituera un énième camouflet.

L’enjeu est non seulement symbolique, mais aussi stratégique : le Maroc et l’Algérie se livrent une véritable guerre d’influence pour s’assurer une place de choix dans les décisions politiques et économiques de l’Union africaine.

Ce bras de fer entre Rabat et Alger se déroule dans un contexte géopolitique plus large, marqué par des tensions internes et externes au sein de l’UA.

Demande de réparations

Le sommet d’Addis-Abeba aura aussi une autre question importante à l’ordre du jour : les réparations liées aux crimes de l’esclavage et du colonialisme.

Cette question a pris une ampleur considérable ces dernières années, notamment en raison de la pression de certains États africains qui réclament une reconnaissance des injustices historiques et des compensations financières de la part des anciennes puissances coloniales.

Toutefois, cette initiative suscite une vive opposition, notamment de la part des pays occidentaux, qui se montrent réticents à reconnaître la responsabilité de leurs ancêtres et à accepter des réparations.

Le président américain de l’époque, Donald Trump, avait clairement exprimé son opposition à cette idée en déclarant qu’il “ne voyait pas les réparations se produire”. Plusieurs dirigeants européens partagent également cet avis, ce qui complique la tâche des pays africains qui souhaitent faire avancer la cause des réparations.

Lors du sommet de l’UA à Addis-Abeba, les dirigeants africains doivent définir une « vision unifiée » de ce à quoi pourraient ressembler les réparations. Ce projet pourrait inclure des compensations financières, mais aussi des réformes politiques et des gestes symboliques, comme la reconnaissance des torts passés. Le Conseil économique, social et culturel de l’UA (ECOSOCC), qui conseille les États membres sur cette question, a déjà souligné l’importance de ce débat.

Sur X (anciennement Twitter), l’ECOSOCC a qualifié les réparations de « sujet brûlant » à Addis-Abeba, soulignant que la question ne se limite pas aux dommages du passé, mais concerne aussi les inégalités actuelles, telles que le racisme et les disparités économiques persistantes entre l’Afrique et les pays occidentaux riches.

Les discussions sur les réparations ne peuvent cependant se déconnecter de l’histoire de l’esclavage. Entre le XVe et le XIXe siècle, environ 12,5 millions d’Africains ont été enlevés, transportés de force et vendus comme esclaves, un héritage dont les conséquences résonnent encore aujourd’hui. Les tensions autour de cette question des réparations se superposent donc à celles des rivalités politiques entre l’Algérie et le Maroc, chacun cherchant à affirmer son influence au sein de l’Union africaine.

La lutte diplomatique entre ces deux pays ne se limite pas à des enjeux immédiats, mais s’inscrit dans une bataille de pouvoir à long terme au sein de l’UA. Le poste de vice-président de la Commission, qui sera élu ce weekend, pourrait être déterminant pour renforcer la position stratégique de l’un ou l’autre des deux pays dans les années à venir. Quant à la question des réparations, bien que son issue semble incertaine à court terme, elle pourrait faire naître de nouveaux rapports de force au sein de l’Union africaine, où les anciens colonisateurs se retrouvent de plus en plus confrontés à une Afrique unie dans ses demandes de justice et de réconciliation historique.

Ainsi, à travers ces affrontements diplomatiques, l’Algérie et le Maroc ne se contentent pas de lutter pour des postes et des influence. Ils s’inscrivent aussi dans un affrontement plus vaste, qui façonne l’avenir des relations internationales en Afrique et au-delà.

Rabah Aït Abache

Importer une voiture de France vers l’Algérie

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Nissan

Saviez-vous que près de 40 % des voitures importées en Algérie proviennent de France ? Ce chiffre étonnant démontre l’importance des échanges automobiles entre les deux pays. En effet, la demande d’importation de véhicules, notamment de voitures d’occasion, ne cesse de croître tant en France qu’en Algérie.

De nombreux Algériens et expatriés optent pour l’achat de voitures d’occasion en France en raison des prix avantageux et de la qualité des véhicules disponibles. Des études récentes indiquent que jusqu’à 65 % des acheteurs se tournent vers le marché de l’occasion, ce qui permet de réaliser des économies pouvant aller jusqu’à 30 % par rapport aux véhicules neufs.

Par ailleurs, le parc automobile français est réputé pour sa rigueur en termes de contrôle technique et de respect des normes environnementales. Cela offre une garantie de qualité pour les acheteurs algériens, qui bénéficient ainsi de véhicules en bon état et avec un historique fiable.

Le processus d’importation d’une voiture depuis la France vers l’Algérie implique plusieurs étapes. Tout d’abord, l’acquisition du véhicule s’effectue généralement via des concessions ou des sites spécialisés dans les voitures d’occasion. Selon les statistiques, environ 70 % des transactions concernent des véhicules d’occasion, ce qui s’explique par la recherche d’un bon rapport qualité-prix.

Une fois le véhicule sélectionné, il est nécessaire d’obtenir un certificat de conformité ainsi que tous les documents administratifs requis pour faciliter le passage en douane. En moyenne, les frais de transport maritime et les taxes d’importation peuvent représenter entre 10 % et 15 % du coût d’achat du véhicule.

Des plateformes telles que DirectFerries offrent des services de traversier qui relient la France à l’Algérie, facilitant ainsi le transport des véhicules. D’après des données récentes, le temps moyen de transit est d’environ 2 à 4 semaines, ce qui permet aux importateurs de planifier leurs opérations avec précision.

La vérification de l’historique du véhicule

Lorsqu’il s’agit d’acheter une voiture d’occasion, une étape primordiale consiste à vérifier l’historique du véhicule. Décoder le numéro VIN est une méthode efficace pour obtenir des informations détaillées sur le passé du véhicule, notamment le nombre de propriétaires, les éventuels accidents et le kilométrage réel.

Des études montrent que près de 55 % des problèmes rencontrés par les acheteurs de véhicules d’occasion auraient pu être évités grâce à une vérification approfondie du numéro VIN. Ce procédé permet non seulement de garantir la fiabilité du véhicule, mais également de sécuriser l’investissement sur le long terme.

Avantages et défis liés à l’importation

Importer une voiture depuis la France vers l’Algérie offre de nombreux avantages. Les importateurs bénéficient notamment de véhicules de haute qualité et d’une large gamme de choix. En France, le marché de l’occasion est particulièrement dynamique, avec plus de 1,5 million de voitures vendues chaque année.

Toutefois, le processus d’importation comporte également certains défis. Parmi ceux-ci, la gestion des démarches administratives et le respect des réglementations douanières figurent en bonne place. Selon des chiffres récents, environ 35 % des importateurs rencontrent des difficultés liées à la paperasserie et aux délais de traitement.

Un autre défi réside dans l’optimisation des coûts logistiques. Les frais de transport maritime, les taxes d’importation et les frais de mise en conformité peuvent s’avérer élevés. Les experts recommandent une planification rigoureuse et le recours à des professionnels spécialisés dans l’importation de véhicules pour minimiser ces coûts.

Pour ceux qui souhaitent importer une voiture de France vers l’Algérie, il est recommandé de suivre plusieurs étapes clés. Tout d’abord, il est conseillé de comparer les offres sur différents sites et de vérifier la fiabilité du vendeur. Des plateformes reconnues offrent des garanties supplémentaires, ce qui renforce la confiance des acheteurs.

Un autre conseil consiste à prêter attention à l’état général du véhicule et à demander un historique complet. La vérification du numéro VIN doit faire partie intégrante de cette démarche. En effet, cette pratique permet de détecter d’éventuelles anomalies, cozmme un kilométrage incohérent ou des antécédents d’accidents.

Les importateurs doivent également se tenir informés des évolutions réglementaires en matière de douane et de fiscalité. Des organismes tels que EuroCOC fournissent régulièrement des mises à jour qui peuvent aider à anticiper les changements et à adapter les procédures d’importation en conséquence.

Impact économique et perspectives d’avenir

L’importation de véhicules d’occasion entre la France et l’Algérie joue un rôle majeur dans le dynamisme économique des deux pays. En France, ce secteur contribue à la réduction des stocks de voitures d’occasion, tandis qu’en Algérie, il permet de répondre à une demande croissante en mobilité.

Selon des études récentes, le marché de l’automobile en Algérie connaît une croissance annuelle de 5 à 7 %, stimulée en partie par l’importation de voitures d’occasion de qualité. Cette tendance devrait se maintenir grâce à l’amélioration des infrastructures portuaires et à la simplification des démarches administratives.

L’avenir de l’importation de voitures entre la France et l’Algérie semble prometteur. Les experts prévoient une augmentation des échanges commerciaux et une diversification des modèles importés. La mise en place de partenariats stratégiques entre les acteurs des deux pays contribuera à renforcer la compétitivité du secteur.

Pour les professionnels, il s’agit d’une opportunité de développer de nouveaux services, comme la vérification de l’historique des véhicules ou le conseil en logistique. Les innovations technologiques, notamment dans le domaine du décodage des numéros VIN, continueront à améliorer la transparence et la fiabilité des transactions.

Le commerce automobile entre la France et l’Algérie représente un secteur en pleine expansion. La popularité des voitures d’occasion et les économies réalisées en font un choix privilégié pour de nombreux acheteurs. La vérification du numéro VIN reste une étape incontournable pour garantir la qualité et la fiabilité des véhicules importés.

Avec plus de 70 % des transactions réalisées sur le marché de l’occasion, il est indispensable de suivre une procédure rigoureuse pour sécuriser chaque achat. La coopération entre les autorités françaises et algériennes, ainsi que l’évolution des services logistiques, renforcent la crédibilité de ce secteur.

Ce guide se veut une ressource pour tous ceux qui souhaitent s’engager dans le commerce automobile entre la France et l’Algérie. Des chiffres encourageants et des procédures bien établies ouvrent la voie à de nouvelles opportunités pour les professionnels et les particuliers désireux d’investir dans ce marché dynamique.

Kamel Daoud poursuivi en justice en France pour « Houris »

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Houris

L’écrivain Kamel Daoud a été assigné en justice, jeudi 13 février, en France pour non-respect de la vie privée par Saâda Arbane, une femme Algérienne qui l’accuse d’avoir volé son histoire pour la placer au cœur d’ «Houris» (Gallimard), prix Goncourt 2024.

Déjà visé par une plainte de Saâda Arbane en Algérie, l’écrivain Kamel Daoud s’était défendu en indiquant que cette histoire était «publique» mais aussi que son roman «ne raconte pas la vie» de cette femme rescapée en 1999 d’une tentative d’égorgement perpétrée par des jihadistes.

Avec RFI

Les rebelles de l’Azawad ont-ils abattu un hélicoptère de l’armée ?

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Combattants du FLA

Que s’est-il passé lundi 10 février à Tessalit, dans le nord du Mali, entre l’armée malienne et les rebelles du Front de libération de l’Azawad (FLA) ? Les rebelles affirment avoir abattu un hélicoptère de l’armée régulière. Les Forces armées maliennes, elles, ne confirment pas.

Un hélicoptère de l’armée malienne s’apprêtait lundi à atterrir sur la piste de l’aéroport d’Amachach, près de la localité de Tessalit. Un drone des rebelles maliens du Front de libération de l’Azawad (FLA) était alors bien dans la zone aéroportuaire, le reconnaît l’état-major des armées dans un communiqué.

L’engin a été intercepté et n’a pas commis de dégâts, poursuit le document officiel. L’hélicoptère, une fois ravitaillé, a pu décoller pour rejoindre sa base affirme également l’armée.

Côté rébellion, il n’y a aucun doute : le drone a abattu l’hélicoptère lors de son atterrissage à Tessalit. Et s’il n’y a pas de photo de l’incident, même après, c’est parce que les auteurs de la frappe téléguidée étaient loin du théâtre des opérations.

D’après les informations de RFI, le drone a bel et bien atteint l’hélicoptère. Très légers dégâts ou appareil abattu ? Impossible pour le moment de le savoir via des sources indépendantes. Après l’intervention du drone des rebelles, les mercenaires russes qui contrôlent l’aéroport d’Amachach ont reçu un renfort, grâce à leurs troupes situées plus au sud de Tessalit.

Par ailleurs, 16 personnes ont été tuées mercredi 12 février dans un village du cercle de Macina, région de Ségou, dans le centre du pays. Cette attaque n’a pas été revendiquée pour le moment, mais les sources locales l’attribuent unanimement à la Katiba Macina du Jnim, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, lié à al-Qaïda.

La Katiba Macina impose sa loi dans de nombreux villages de cette partie du territoire malien. Les localités qui refusent de se soumettre en paient régulièrement le prix.

Avec RFI

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